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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 526
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 17 Septembre 2009
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Egalement dans ce numéro
TIC
La télé multiposte sur ADSL
Fibre optique jusqu'à l'abonné : l'Europe accélère mais part loin derrière l'Asie
La bibliothèque numérique européenne Europeana vise les 10 millions de documents
Connecter des neurones humains à un robot pour comprendre le cerveau
Matière
La première éolienne flottante fêtée en Norvège
Des Américains bâtiront la plus grande centrale solaire en Chine
Terre
Le niveau des océans pourrait monter de plus d'un mètre d'ici 2100
Le méthane océanique participe de façon non-négligeable au réchauffement climatique
La ville d'Agde expérimente le recyclage des eaux usées pour arroser les espaces verts
Vivant
Cancer de la peau : un traitement prometteur
Cancer du côlon : l'aspirine préviendrait les rechutes
De nouvelles nanoparticules pour la thérapie génique anti-cancéreuse
Protéines et sucres s'allient contre le VIH
Diabète de type 1 : le succès durable de la greffe de cellules pancréatiques est confirmé
Le brocoli est bon pour le coeur
Une protéine permettant la régénération du rein
Deux nouveaux gènes de prédisposition à la maladie d'Alzheimer
Premiers pas dans la thérapie génique de la myopathie de Duchenne
Edito
les nouvelles technologies au service de la santé



Selon une étude américaine de la John Hopkins University School of Medecine réalisée à grande échelle dans une cinquantaine d'hôpitaux de l'État du Texas, les patients des hôpitaux classés dans le trio de tête de l'usage de nouvelles technologies ont vingt cinq pour cent de chances de survie en plus "Lorsque les informations relatives à la santé sont réunies et stockées sur des ordinateurs et non sur du papier, les patients se révèlent être mieux soignés et les performances des hôpitaux sont multipliées," explique le responsable de l'étude et directeur du Welch Center for Prevention, Epidemiology and Clinical Research. "Si nous considérons ces résultats à l'échelle de tous les services de santé des Etats-Unis, cela signifierait que les comptes-rendus et notes numérisés pourraient potentiellement sauver cent mille vies par an," déclare Powe.

Les hôpitaux qui utilisent un programme de prescription informatisé montrent une baisse de près de 10 % des risques de mourir de crise cardiaque et de plus de moitié de mourir des suites d'une opération de pontage des artères coronaires. Pour ce qui est des choix de traitement, il a été révélé que ceux qui sont guidés par des données cliniques informatisées, diminuent d'un cinquième les probabilités de complications.

L'édition 2008 du "Survey of Health Care Consumers" récemment publiée révèle qu'en matière de santé, les Américains sont très sensibles à l'innovation et que les patients sons très demandeurs vis-à-vis de la numérisation de données médicales. Google est d'ailleurs allé dans ce sens en développant un système de dossier médical informatisé permettant au patient d'intervenir directement sur son propre dossier.

Aux Etats-Unis, la Healyh it Now Coalition travaille d'ailleurs sur la mise en place d'un système de santé interopérable. Celui-ci, qui intégrerait le dossier médical personnalisé à son arsenal d'options, souhaite réunir l'ensemble des technologies de santé afin de réduire les coûts, les erreurs de médication et les pertes de résultats d'examens.

En France, la Caisse des Dépots vient de sortir un rapport très intéressant intitulé « Technologies de l'autonomie » http://e-alsace.net/documents/fck/file/documents_pdf/EtudesCDC.pdf. Cette étude rappelle que la population française âgée de 75 ans et plus sera multipliée par 2,5 entre 2000 et 2040 pour atteindre 10 millions de personnes. En supposant une stabilité de la durée de vie moyenne en dépendance, 1200000 personnes seraient dépendantes en 2040.

Face à cette évolution démographique, l'étude souligne, en s'appuyant sur de nombreuses expérimentations et projets en cours dans les principaux pays développés, que les collectivités locales seront de plus en plus sollicitées pour faciliter, voire mettre en oeuvre, des solutions technologiques de e-santé, notamment en faveur du soutien à domicile des personnes en perte d'autonomie. Mais l'étude souligne que la généralisation de la télésanté et de la télémédecine dépasse de loin la dimension technologique et suppose une profonde réorganisation de notre système de santé, la mise en oeuvre de nouveaux modèles économiques à inventer et, bien entendu, l'acceptation sociale des personnes concernées.

Il reste que les initiatives en matière d'e-santé se multiplient dans notre pays et viennent de trouver un nouveau cadre légal avec l'adoption récente de la loi « Hôpitaux, santé, pateints et territoire ».

La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, vient d'inaugurer le site Internet Information Santé, jusque-là disponible en test à usage interne. Ce service en ligne a pour ambition de désengorger les appels vers le 15, numéro réservé aux urgences, en associant un centre d'appels, pour délivrer renseignements pratiques et avis médicaux.

Ce dernier fournit un annuaire des professionnels et des établissements de santé de la région Aquitaine (Dordogne, Gironde, Landes, Pyrénées-Atlantiques, Lot-et-Garonne), indique les pharmacies et les médecins de garde, donne des informations administratives et permet au patient internaute de localiser, sur une carte interactive, les services d'urgence les plus proches de chez lui. Les pouvoirs publics souhaitent étendre ce dispositif à toutes les régions et ont annoncé que ce projet sera doté de 10 millions d'euros sur deux ans.

Autre secteur en plein essor, les services d'assistance électroniques ou e-santé. Déjà commercialisés ou encore en expérimentation, ils s'adressent surtout aux personnes atteintes de maladies chroniques ou en perte d'autonomie. Accessible depuis plus de deux ans sur abonnement, le système e-rappel permet d'avertir un individu dont la mémoire flanche que c'est le moment de prendre son traitement ou de se rendre chez le médecin. Les messages, programmés par l'entourage aux dates et horaires souhaités, sont reçus au choix par SMS, courriel ou téléphone. Testé en milieu hospitalier, cet outil tout simple s'est montré efficace pour améliorer l'observance thérapeutique et le taux de présence aux consultations.

Mais la société e-medicis, qui le commercialise, vise déjà plus loin. «Plusieurs projets sont en cours pour y associer des programmes d'éducation thérapeutique, sous forme de vidéos, d'images ou de textes, ainsi qu'un système de messagerie entre le malade et son médecin», précise Natasha Avila, fondatrice et directrice d'e-medicis.

À terme, selon elle, ces services concerneront surtout les maladies où l'observance thérapeutique est un enjeu critique comme le sida, le cancer, le diabète.

Autre exemple d'innovation remarquable au service des malades : un dispositif de télémédecine nommé «Diabeo», destiné aux diabétiques de type 1 (insulinodépendants), développé sous l'égide de l'Alfediam (Association de langue française pour l'étude du diabète et des maladies métaboliques).

Le logiciel, inséré dans un téléphone portable de type PDA, calcule les doses d'insuline à injecter à la place du patient et fait office de carnet de surveillance électronique.

Toutes les données - dont la glycémie - sont envoyées au diabétologue par GSM, permettant un suivi médical à distance.

Lors d'essais préliminaires menés par son concepteur, le Dr Guillaume Charpentier (chef du service de diabétologie du Centre hospitalier sud-francilien, Corbeil-Essonnes) sur plusieurs dizaines de diabétiques, le système a été bien adopté par les patients, et il a permis d'améliorer le contrôle de leur glycémie. Les résultats de la phase finale d'expérimentation, conduite pendant six mois dans dix-huit services hospitaliers français, sont attendus dans les semaines à venir.

Cette numérisation de l'ensemble des informations médicales, tant à l'hôpital que chez le médecin ou dans les laboratoires, et la généralisation du télédiagnostic et de la télésurveillance médicale vont entraîner d'ici 10 ans une mutation de notre système de santé dont nous n'avons pas encore pris toute la mesure et qui va avoir des conséquences majeures non seulement sur le plan médical mais également sur le plan social, économique et culturel. Il convient cependant que l'Etat veille à ce que chacun, quels que soient sa situation socioprofessionnelle et son lieu de résidence, puisse avoir accès à cette médecine du futur qui sera massivement axée sur la prévention et les soins personnalisés.

René Trégouët

Sénateur honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


TIC
Information et Communication
La télé multiposte sur ADSL
Vendredi, 18/09/2009 - 00:00

SFR planche sur un service de télévision multiposte sur ADSL. Un bêta test a été lancé récemment auprès de plusieurs centaines d'abonnés. L'opérateur ne communique pas sur le sujet mais, selon nos sources, le lancement devrait intervenir d'ici à la fin de l'année. Orange et Free proposent déjà un tel service à leurs abonnés ADSL. Auprès de SFR, seuls les abonnés à la fibre optique en bénéficient (option Multi-TV).

Le mutiposte, c'est la possibilité de recevoir simultanément plusieurs flux vidéo, que ce soit des chaînes de télévision ou de la vidéo à la demande. Première application : enregistrer un programme en en regardant un autre sur le même poste de télévision. Ce service sera gratuit. Toujours selon nos sources, SFR devrait proposer un service « multiroom ». Il s'agit là encore de recevoir plusieurs programmes en même temps mais cette fois-ci sur des téléviseurs distincts. De quoi satisfaire toute la famille.

Dans ce cas, l'opérateur fournira un second décodeur TV, qu'il faudra brancher sur l'un des ports Ethernet de la neufbox. Cette option sera payante. Aucune information concernant le tarif n'a filtré, mais il pourrait s'approcher du prix pratiqué sur la fibre optique, soit cinq euros par mois. Free et Orange facturent leur propre service multiroom respectivement cinq et sept euros.

Cependant, tous les abonnés à la télé de SFR n'auront pas accès au multiposte. Tout dépendra du débit disponible sur leur ligne ADSL. En moyenne, le minimum requis pour recevoir deux chaînes en définition standard est de 5 Mbit/s (un flux vidéo SD Mpeg-4 requiert 2,5 Mbit/s). Mais en HD, le seuil minimum passe à 12 Mbit/s.

Ces valeurs sont indicatives. Les abonnés de SFR pourront vérifier avec certitude leur éligibilité au service multiposte lorsqu'ils lanceront la fonction pour la première fois depuis leur décodeur TV. Un test sera réalisé en temps réel et un message les informera du résultat positif ou négatif. Ceux qui reçoivent aujourd'hui la HD sans souci sont quasi assurés de bénéficier du multiposte (au moins en définition standard). Aucun changement de décodeur ne sera nécessaire pour en profiter. SFR procèdera prochainement à une mise à jour du firmware de ses décodeurs TV, avant d'activer la fonction le moment venu.

OI Net

Fibre optique jusqu'à l'abonné : l'Europe accélère mais part loin derrière l'Asie
Vendredi, 18/09/2009 - 00:00

Le marché européen prend de la vitesse en matière de raccordement à très haut débit en fibre optique des particuliers. Bien que loin derrière les marchés asiatique et nord américain, le marché de l'Europe de l'Ouest semble en pleine accélération, selon l'institut IDATE. A la fin 2008, l'Europe pesait à peine 5 % du marché mondial FTTH (raccordement jusqu'à l'abonné en optique) et FFTB (desserte de l'immeuble en optique) avec seulement 1,5 million d'abonnés.

La croissance est cependant importante puisque fin 2007, il n'y avait alors qu'1 million d'abonnés, soit une croissance de 60 % en un an. Le marché européen est caractérisé par de fortes disparités car 6 pays totalisent à eux seuls 81 % de la base d'abonnés de la zone : Suède, Italie, Norvège, France, Danemark et Pays-Bas. Pour l'Europe de l'Est, c'est la Russie qui fait figure de marché en fort développement avec 630 000 abonnés FTTB et 6,3 millions de foyers raccordables à fin 2008.

L'Asie-Pacifique est toujours en tête du marché FTTH/B. La croissance s'accélère en nombre d'abonnés grâce à la Chine. La zone Asie-Pacifique domine le marché FTTH/B et reste le principal contributeur avec 5 millions de nouveaux abonnés en une année. L'Asie - et plus particulièrement le Japon et la Corée du Sud - concentrent le nombre le plus important d'abonnés FTTH/B dans le monde avec près des quatre cinquièmes de l'ensemble des abonnés FTTH/B dans le monde à fin 2008. Le nombre d'abonnés FTTH/B en Asie-Pacifique est passé de 18 millions (décembre 2007) à 23 millions (décembre 2008).

R1T

La bibliothèque numérique européenne Europeana vise les 10 millions de documents
Vendredi, 18/09/2009 - 00:00

Moins d'un an après son ouverture au public, la bibliothèque en ligne européenne Europeana propose 4,6 millions d'ouvrages numérisés. La Commission européenne vise désormais les 10 millions de documents d'ici à 2010, même si elle doit encore faire face à problèmes de droits d'auteur. La bibliothèque en ligne européenne Europeana donne accès à 4,6 millions d'ouvrages numérisés, soit deux fois plus qu'à son lancement en 2008. Les internautes peuvent ainsi visualiser des livres, photographies, et autres séquences de films dont la plupart sont des oeuvres du domaine public, autrement dit qui ne sont plus protégés par le droit d'auteur.

Si la Commission européenne vise désormais les 10 millions de documents numérisés d'ici à 2010, elle vient également de lancer un débat public notamment sur la question des irrégularités du droit d'auteur au sein de la communauté européenne. Elle cite par exemple le cas d'un agrégateur français qui a été contraint de retirer des photographies d'Europeana car il n'avait le droit de diffuser ces oeuvres qu'en France. Le débat sur l'avenir d'Europeana et la numérisation des livres, qui va se poursuivre jusqu'au 15 novembre prochain, doit entre autres apporter des réponses sur l'accessibilité des ouvrages, la coopération en matière de droits d'auteur, le financement de la bibliothèque en ligne, etc.

Aboutissement d'une collaboration entre les 27 pays membres de l'Union, Europeana est la première bibliothèque numérique européenne. Elle a pour objectif de rendre accessible à tous les internautes les documents numérisés par les instituts, les musées et les bibliothèques européennes : biographies, littérature, arts, etc.

R1T

Connecter des neurones humains à un robot pour comprendre le cerveau
Vendredi, 18/09/2009 - 00:00

Un robot contrôlé par des cellules de cerveau humain ? C'est ce qu'envisagent les chercheurs Kevin Warwick et Ben Whalley de l'université de Reading au Royaume-Uni, d'après un article du NewScientist. Leurs premières expérimentations, effectuées l'année dernière à partir de neurones de rats, ont démontré que ces derniers peuvent exercer une activité électrique capable de guider les déplacements d'un simple appareil sur roues. Les chercheurs britanniques prévoient de renouveler l'expérience avec des cellules humaines. L'équipe pense qu'en observant les réactions d'une culture de neurones en pleine stimulation, on devrait améliorer notre compréhension de certaines pathologies neurologiques.

Lors des travaux menés sur les cellules de rats, 300 000 neurones avaient été installés dans un pot contenant une mixture à base de nutriments et d'antibiotiques, et reliés au capteur de distance à ultrasons d'un petit robot. Les cellules communiquaient entre elles une fois cultivées pour que des connexions s'établissent afin de former un tissu semblable à celui trouvé chez une créature vivante. Une certaine zone du tissu de neurones répondait aux impulsions émises par le capteur lorsqu'il détectait un mur, et permettait ainsi au robot de se détourner.

Le deuxième volet d'expérimentations, celui exploitant des neurones humains, vise le traitement de pathologies neurologiques comme l'épilepsie ou la maladie d'Alzheimer. Certaines décharges provoquées par une manifestation à l'unisson des neurones peuvent être similaires à celles rencontrées lors de crises d'épilepsie. Si ce comportement peut être altéré chimiquement ou physiquement, il est alors possible de créer une thérapie pour contrôler ces phénomènes.

Atelier-20090911]

^ Haut
Matière
Matière et Energie
La première éolienne flottante fêtée en Norvège
Vendredi, 18/09/2009 - 00:00

La première éolienne flottante de grande envergure a été inaugurée début septembre en mer du Nord au large de la Norvège, un concept qui permet d'éliminer les nuisances traditionnellement associées à cette forme d'énergie, a annoncé la compagnie pétrolière norvégienne StatoilHydro. Il s'agit d'une éolienne de type offshore statique, c'est-à-dire qu'elle repose sur un support fixé aux fonds marins à quelques dizaines de mètres sous la surface de l'eau. Il en existait déjà, mais Hywind est le premier projet d'éolienne flottante, utilisable dans des mers de 120 à 700 mètres de profondeur. En pratique, l'éolienne flottante, avec ses pales de 40 mètres, culmine à 100 mètres au-dessus de l'eau. Sa partie immergée consiste en un tube, également de 100 mètres de long, dans lequel ont été placés des ballasts (eau et rochers) pour stabiliser l'installation. Hywind ne démarrera sa production que dans quelques semaines, a précisé le groupe norvégien.

"Cela a de gros avantages : ça ne se voit pas forcément de la côte, ça peut être implanté dans des endroits qui ne sont pas utilisés par d'autres, tels les pêcheurs ou les oiseaux, et c'est complètement écologique", a expliqué la responsable de l'énergie éolienne chez StatoilHydro. "Cela ouvre de grandes possibilités commerciales.

On peut par exemple utiliser de telles éoliennes dans des pays dont les eaux côtières sont très profondes ou dont la capacité éolienne à terre est saturée", a ajouté la responsable. Le projet Hywind comprend une turbine éolienne de 2,3 MW installée sur un flotteur classique couramment utilisé par les plates-formes pétrolières de production offshore. La turbine a été fabriquée au Danemark par la filiale "Wind Energy" de Siemens. Les sociétés françaises telles que Technip et Nexans ont construit respectivement le flotteur et les câbles d'alimentation reliant la terre. 50 % de la capacité éolienne mondiale installée pourrait être off shore en 2030.

Enerzine

Des Américains bâtiront la plus grande centrale solaire en Chine
Vendredi, 18/09/2009 - 00:00

Le fabricant américain de panneaux solaires First Solar a signé un accord pour construire la plus grande centrale de production d'électricité solaire au monde, en Chine. A terme, elle produira deux gigawatts. Le groupe construira un site d'une capacité de deux gigawatts à Ordos, en Mongolie-Intérieure (nord de la Chine), d'après les termes d'un accord signé à son siège à Tempe (Arizona, sud-ouest des Etats-Unis) avec des représentants des autorités chinoises.

Le montage financier et le coût de ce projet, qui doit être achevé en quatre phases étalées sur une décennie, et fournir trois millions de ménages en électricité, n'ont pas été dévoilés. Le directeur général de First Solar, Mike Ahearn, a affirmé dans un communiqué que ce projet constituait "un progrès encourageant vers le déploiement à grande échelle de l'énergie solaire dans le monde pour contribuer à atténuer les conséquences du changement climatique". Le président du Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale chinoise, Wu Bangguo, était présent à cette signature et devrait rencontrer des élus du Congrès américain et des responsables de l'administration de Barack Obama pour discuter d'économie, de commerce international et d'énergie.

La Chine s'est fixé pour objectif de produire 10 % de son énergie à partir de ressources renouvelables d'ici à 2010, et 15 % d'ici à 2020. Dans ce cadre, Pékin souhaite passer, dans l'énergie solaire, d'une capacité de 90 MW actuellement à deux gigawatts en 2011, et entre 10 et 20 gigawatts d'ici à 2020, selon un document joint à l'accord. La première phase de construction à Ordos, à partir de juin 2010, concerne un site de 30 MW dit d'"essai". Les phases suivantes verront l'édification de sites de 100 et 870 MW qui doivent être achevés d'ici à 2014, et la quatrième phase doit permettre la mise en service d'une centrale d'un gigawatt d'ici à 2019.

RTFB

^ Haut
Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
Le niveau des océans pourrait monter de plus d'un mètre d'ici 2100
Vendredi, 18/09/2009 - 00:00

La fonte des glaces en Arctique pourrait entraîner une hausse des océans de plus d'un mètre d'ici 2100. Un quart de la population sera alors menacé par des inondations, a averti le WWF dans une étude publiée récemment. "Le réchauffement de l'Arctique est bien plus qu'un simple problème local, c'est un problème global" rappelle Martin Sommerkorn, un responsable du WWF. Si aucune mesure n'est prise pour ralentir le réchauffement de l'Arctique qui est deux fois plus rapide que celui de la Terre dans son ensemble, la hausse du niveau des océans pourrait atteindre 1,20 mètre en 2100, indique l'étude publiée à Genève dans le cadre de la troisième conférence mondiale sur le climat.

Les inondations des régions côtières entraînées par cette hausse, "affecteront plus d'un quart de la population mondiale" avertit le WWF qui constate déjà les effets du changement climatique en Scandinavie ou en Amérique du Nord où les conditions météorologiques sont de plus en plus sèches. A l'inverse, en Méditerranée, les hivers sont de plus en plus humides, explique Martin Sommerkorn.

"Si nous laissons l'Arctique trop se réchauffer, il est peu probable que nous soyons en mesure d'en contrôler les conséquences" poursuit le WWF. Le réchauffement de l'Arctique pourrait en effet engendrer un réchauffement global plus intense puisque les sols gelés de la région renferment deux fois plus de gaz à effet de serre que l'atmosphère. Leur fonte pourrait donc libérer des taux importants de dioxyde de carbone ou de méthane.

"Nous ne pouvons briser cette spirale infernale des dangereuses rétroactions du système climatique qu'en réduisant fortement les émissions de gaz à effet de serre et en réussissant à maintenir le réchauffement global en dessous de 2°C" estime Patrick Hofstetter, le responsable de la politique climatique du WWF. Et d'ajouter que pour ce faire, les pays industrialisés devront réduire d'au moins 40 % leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020.

WWF

Le méthane océanique participe de façon non-négligeable au réchauffement climatique
Vendredi, 18/09/2009 - 00:00

Le réchauffement de la température des courants marins en Arctique au cours des 30 dernières années, a déclenché la libération de méthane, puissant gaz à effet de serre, habituellement stocké sous forme d'hydrates de méthane dans les sédiments océaniques profonds. Les scientifiques du NOCS (National Oceanography Centre Southampton, Centre national d'océanographie de Southampton), en collaboration avec des chercheurs des Universités de Birmingham, du Royal Holloway London et de l'IFM-Geomar en Allemagne, ont révélé que de véritables panaches de bulles de méthane s'échappent d'environs 250 "cheminées" situées entre 150 et 400 mètres de profondeur sur le plancher océanique, au niveau de la marge continentale à l'ouest du Spitzberg occidental. Le relargage dans l'atmosphère de ces bulles de méthane serait "considérable", et contribuerait au changement climatique. Cette découverte ne fait que confirmer les différentes prédictions faites lors d'études précédentes.

Les données ont été recueillies par le James Clark Ross, navire royal de recherche, lors d'une mission dirigée par le Natural Environment Research Council (NERC, conseil de recherche pour l'environnement), dans le cadre de l'Année Polaire Internationale(API - en anglais, International Polar Year, IPY). Les bulles de méthane ont été détectées à l'aide d'un sonar et des échantillons d'eau de mer ont été prélevés à différentes profondeurs. Les résultats indiquent que le réchauffement de 1°C du courant marin circulant à l'ouest de Spitzberg au cours des trente dernières années a entraîné la libération de méthane par décomposition de l'hydrate de méthane contenu dans les sédiments sous les fonds marins.

Selon le professeur Tim Minshull, directeur de la Faculté des sciences de la terre et de l'océan à l'Université de Southampton, le but de cette étude était "de déterminer quelle quantité de méthane serait libérée par les couches sédimentaires du plancher océanique si toutefois la température des océans venait à augmenter dans les prochaines années". Les chercheurs ayant pris part à cette étude ne s'attendaient donc pas à "découvrir des éléments indiquant que le processus de relargage du méthane avait déjà commencé."

BE

La ville d'Agde expérimente le recyclage des eaux usées pour arroser les espaces verts
Vendredi, 18/09/2009 - 00:00

Depuis le mois de juillet, la ville d'Agde expérimente le recyclage des eaux usées afin de les réutiliser pour arroser les espaces verts. La station d'épuration de la ville a donc dû être équipée d'une nouvelle plate-forme de recyclage. Le 6 juillet dernier, une plate-forme d'essai a été installée sur la station d'épuration de la commune. Conçue et gérée par la Lyonnaise des Eaux, cette plate-forme utilise la technique de l'ultrafiltration par membranes qui permet la circulation de l'eau sous pression mais retient les bactéries et particules. L'eau épurée est alors chlorée puis stockée. Ce système permet de produire en moyenne 20 mètres cubes d'eau par jour et un suivi scientifique permet de contrôler le résiduel de chlore, la qualité de l'eau recyclée, les effets de l'arrosage sur une pelouse test et le fonctionnement du système de traitement.

L'objectif de cette expérimentation est de prouver la viabilité d'une telle filière en matière de qualité et de quantité d'eau produite. De nombreuses communes aimeraient développer le recyclage des eaux usées et attendent pour ce faire, l'assouplissement de la législation actuelle qui impose une limite de 50 à 100 mètres entre les systèmes d'aspersion d'eau réutilisée et les habitations et voies de circulation.

MS

^ Haut
Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Cancer de la peau : un traitement prometteur
Vendredi, 18/09/2009 - 00:00

Un traitement expérimental développé par la firme américaine Genentech et obtenu grâce à des modifications génétiques d'une substance végétale a permis de réduire notablement des tumeurs cancéreuses avancées de la peau, selon les résultats d'un essai clinique. Ce médicament, le GDC-0449, pris par voie orale, bloque la protéine dite "hedgehog" ("hérisson", ndlr), qui joue un rôle important dans la croissance des cellules cancéreuses, selon cette étude parue dans la version en ligne du New England Journal of Medicine, une prestigieuse revue médicale américaine.

Ce traitement, mis au point par Genentech, filiale du groupe pharmaceutique suisse Roche, a été obtenu grâce à des modifications génétiques de la cyclopamine, une substance extraite de la plante Veratrum californicum. Un essai clinique financé par Genentech a montré une réduction de la tumeur ou une amélioration des symptômes chez 18 des 33 patients atteints d'un cancer de la peau ayant suivi le traitement, tandis que 11 ont connu une stabilisation de leur état pendant des périodes prolongées. Seuls quatre malades ont vu la croissance de leur tumeur se poursuivre.

Le traitement a également été efficace pour un patient souffrant du type le plus commun de cancer du cerveau, le médulloblastome, qui a vu sa tumeur diminuer de façon importante. Aucun effet secondaire sérieux n'a été observé, affirment les médecins ayant mené cette étude, qui jugent ces résultats "importants" car il n'existe aucune thérapie efficace contre le cancer de la peau le plus fréquent, l'épithélioma basocellulaire, avec un million de nouveaux cas diagnostiqués chaque année aux Etats-Unis. "Il n'y avait jusqu'alors aucun traitement pouvant efficacement ralentir la croissance de la tumeur chez ces patients atteints d'un cancer avancé de la peau", relève un des coauteurs de l'étude, le Dr Daniel Von Hoff, médecin chef du Scottsdale Clinical Research Institute (Arizona, sud-ouest). "Grâce à l'utilisation d'un agent anticancéreux spécifique et ciblé pour un type donné de cancer, cette étude offre un énorme potentiel pour combattre le médulloblastome et d'autres cancers", ajoute ce chercheur.

AFP

Cancer du côlon : l'aspirine préviendrait les rechutes
Vendredi, 18/09/2009 - 00:00

Selon une étude américaine, l'aspirine aurait la propriété de réduire de 29 % le risque de rechute du cancer du côlon. Cette découverte ne remet en aucun cas en cause les traitements actuels de ce cancer mais elle pourrait demain déboucher sur de nouvelles recommandations. l'origine de ces conclusions, l'étude américaine a débuté dans les années 1980. Date à partir de laquelle les chercheurs ont suivi 1 279 patients atteints d'un cancer colorectal. Parmi eux, la moitié prenait de l'aspirine en complément des autres traitements d'usage. L'autre moitié n'ajoutant pas l'aspirine à leur ordonnance.

Résultat : dans le groupe où les patients prenaient de l'aspirine, 193 décès (35 %) dont 81 (15 %) dus directement à une rechute ont été recensés sur les 539 individus. Dans l'autre groupe, 287 décès ont été dénombré (39 %) dont 141 (19 %) spécifiquement dus au cancer colorectal sur les 730 patients.

En prenant en compte les autres facteurs de risque (histoire familiale, comportement tabagique...), l'aspirine réduirait de 29 % les risques de rechute. Par ailleurs, les chercheurs ont réussi à montrer que tous les types de cancer n'étaient pas tous sensibles à cet effet préventif de l'aspirine. Les meilleurs résultats auraient été observés sur la plus fréquente des tumeurs, celle qui surexprime l'enzyme Cox-2 (la produit en grande quantité).

Doctissimo

De nouvelles nanoparticules pour la thérapie génique anti-cancéreuse
Vendredi, 18/09/2009 - 00:00

Une équipe de chercheurs de l'école de médecine de l'université Jikei, dont le laboratoire est situé dans la préfecture de Chiba près de Tokyo, est parvenue à produire des nanoparticules magnétiques pouvant servir de vecteurs efficaces pour la thérapie génique.

Une technique de thérapie génique contre le cancer repose sur l'utilisation d'ARN interférents (ARNi). Il s'agit de petits fragments d'ARN qui sont capables, en se liant à un fragment d'ARN messager complémentaire, de le dégrader et de diminuer sa traduction en protéine.

Il peuvent notamment être utilisés pour inhiber l'expression de gènes liés à la croissance des tumeurs. Cette technique nécessite cependant l'usage d'un vecteur permettant de transporter de façon fiable les ARNi dans les cellules cancéreuses. Certains vecteurs prennent la forme de nanocristaux magnétiques recouverts d'une couche de lipides ou de polymères, guidées vers leur cible par des aimants. Cependant, entre autres difficultés à surmonter, il est pour le moment difficile de les synthétiser.

Les chercheurs ont élaboré une nouvelle nanoparticule, qu'ils ont baptisée LipoMag, constituée d'un nanocristal magnétique enrobé d'acide oléique, et recouvert d'une couche lipidique cationique.

Ils l'ont utilisé pour transporter un ARNi capable d'inhiber la croissance des vaisseaux tumoraux. Ils ont d'abord effectué des tests sur 13 lignées cellulaires : pour 9 d'entre elles, LipoMag s'est montré plus efficace pour inhiber le gène-cible que les formulations actuellement sur le marché. Les nanoparticules ont ensuite été injectées à des souris atteintes de tumeurs gastriques, et ont permis de diminuer la croissance de ces tumeurs sans provoquer d'effets secondaires.

Pour rappel, le cancer est la première cause de mortalité au Japon. Les résultats des chercheurs représentent un développement intéressant dans la lutte contre cette maladie, en particulier s'ils peuvent confirmer l'efficacité de leurs nanoparticules chez l'homme.

BE

Protéines et sucres s'allient contre le VIH
Vendredi, 18/09/2009 - 00:00

Des chercheurs de cinq organismes (CEA/CNRS/Institut Pasteur/Université Joseph Fourier/ Université Paris-Sud 11) ont collaboré pour développer une nouvelle molécule appelée CD4-HS capable de bloquer l'entrée du VIH dans les cellules. Contrairement aux traitements actuellement disponibles, qui visent à bloquer la réplication du virus, cette alliance tout à fait originale entre un sucre et un peptide représente une nouvelle stratégie thérapeutique prometteuse visant à agir bien avant l'entrée du virus dans la cellule.

Depuis plusieurs années, les chercheurs de l'Institut de Biologie Structurale (IBS) abordent les étapes d'interactions entre le VIH et les cellules hôtes sous un angle différent, en caractérisant l'interaction entre la gp120 du VIH et un troisième partenaire : les héparanes sulfates (HS). Ces molécules, sont des polysaccharides (des sucres) linéaires polysulfatés extrêmement complexes. Abondamment présents à la surface des cellules, ils ont la propriété remarquable d'interagir avec de très nombreuses protéines, dont ils régulent les activités biologiques. Les virus (dont le VIH), qui détournent volontiers les machineries cellulaires à leur profit, utilisent ces propriétés des HS pour se fixer à la surface des cellules.

S'appuyant sur des études précédentes ayant montré que les HS pourraient être utilisés pour bloquer le domaine de reconnaissance des corécepteurs et inhiber l'entrée du virus dans les cellules, ces chercheurs ont conçu une nouvelle molécule : CD4-HS. En se liant à gp120 par le biais de CD4, ce composé exposerait le domaine de liaison aux corécepteurs, le rendant ainsi accessible pour être alors reconnu et bloqué par HS.

Une version entièrement synthétique et miniaturisée de ce composé a pu être produite et son mécanisme d'action déterminé dans le cadre d'une collaboration entre des spécialistes de la synthèse des protéines (Institut Pasteur), des glycochimistes (ICMMO) et les biologistes de l'IBS. Appelée mCD4-HS12 (pour miniCD4 lié à 12 unités sucres d'HS), cette molécule bloque de façon simultanée le site de liaison à CD4 et le site de liaison aux corécepteurs, une caractéristique tout à fait unique.

Enfin, des tests d'activité anti-virale, réalisés par SPI-Bio ont permis de déterminer que mCD4-HS12 inhibait très efficacement différents isolats du VIH. Cette molécule dont la synthèse et le mécanisme d'action sont publiés dans la revue Nature Chemical Biology a de nombreux avantages : ciblage de deux domaines conservés et essentiels de gp120, attaque précoce du virus, inhibition de l'entrée virale quel que soit le corécepteur utilisé (CXCR4 ou CCR5). Des travaux ont été engagés pour simplifier la structure et la synthèse de cette molécule. Prochaine étape : la réalisation de tests in vivo.

CNRS

Diabète de type 1 : le succès durable de la greffe de cellules pancréatiques est confirmé
Vendredi, 18/09/2009 - 00:00

Le diabète est considéré par l'Organisation Mondiale de la Santé comme l'épidémie du 21ème siècle. Cette maladie est due au déséquilibre entre la sécrétion d'insuline, l'hormone responsable de l'utilisation et du stockage du sucre, et les besoins de l'organisme. Le taux de sucre dans le sang (glycémie) s'élève alors et entraîne des complications, en particulier vasculaires (infarctus, artérite, accident vasculaire cérébral, atteinte de la rétine et des reins).

Dans le diabète de type 1 (ou insulinodépendant) qui frappe souvent des enfants ou de jeunes adultes, c'est la sécrétion d'insuline qui est déficiente. La cause exacte de cette pathologie reste mal connue mais, une fois déclaré, le diabète de type 1 aboutit à la destruction des cellules responsables de la sécrétion d'insuline, les cellules beta du pancréas ou îlots de Langerhans. Les patients deviennent alors dépendants leur vie durant de l'insuline. Malgré une hygiène de vie très stricte et plusieurs injections quotidiennes d'insuline, certains d'entre eux ne parviennent pas à équilibrer leur diabète de façon satisfaisante, ce qui justifie l'étude de nouvelles approches thérapeutiques.

L'objectif de la thérapie cellulaire est de restaurer une fonction biologique déficiente, ici la sécrétion d'insuline. La technique utilisée par les chercheurs de l'Inserm et les équipes médicales du CHU de Lille, consiste à transplanter chez le patient diabétique de nouvelles cellules pancréatiques saines. Les îlots de Langerhans sont préparés au laboratoire à partir du pancréas d'un donneur, puis administrés au patient par une perfusion dans la veine du foie, où ils vont s'implanter pour sécréter l'insuline et réguler la glycémie.

Forts des résultats décrits en greffe d'organe, l'équipe lilloise s'est attachée à optimiser la fonction initiale du greffon, c'est à dire des îlots. Les chercheurs ont donc optimisé chacune des étapes de la greffe, et en particulier la sélection des donneurs, la qualité du prélèvement et de la conservation du pancréas, l'isolement des îlots, et les modalités de la greffe. Afin d'augmenter le nombre de cellules administrées, les patients ont reçu deux ou trois injections d'îlots, sur une période de 3 mois en moyenne.

Cette étude débutée en 2003 a porté sur 14 patients (7 femmes et 7 hommes) atteints de formes sévères du diabète de type 1 et n'ayant plus aucune sécrétion résiduelle d'insuline. Agés en moyenne de 42 ans et le plus souvent diabétiques depuis plus de 25 ans, ces patients ne parvenaient pus à atteindre un équilibre glycémique satisfaisant malgré un traitement insulinique intensif par multi-injections quotidiennes ou a l'aide d'une pompe externe.

Apres 3 à 6 ans de suivi, 11 patients (79 %) gardent des îlots fonctionnels et un équilibre glycémique satisfaisant. Pour 8 d'entre eux (57 %) ce résultat est possible sans aucune injection d'insuline. Les 3 patients qui ont secondairement perdu leur greffon sont revenus à leur situation antérieure, après arrêt du traitement anti-rejet.

De tels résultats, observés au long cours chez la majorité des patients, n'avaient encore jamais été rapportés. Cette étude a également montré pour la première fois le rôle crucial de la fonction initiale des îlots sur leur survie à distance. En effet, tous les patients qui présentaient un équilibre glycémique optimal un mois après la greffe gardent aujourd'hui des îlots fonctionnels. Ces patients ont pourtant bénéficié d'un traitement anti-rejet classique. « Nos travaux montrent que la thérapie cellulaire du diabète est efficace et que la fonction initiale des cellules greffées est l'un des éléments clés de son succès durable. Pour l'instant, cette nouvelle approche thérapeutique reste cependant réservée aux formes de diabète les plus instables pour lesquelles le pronostic vital est engagé» précise François Pattou.

Inserm

Le brocoli est bon pour le coeur
Vendredi, 18/09/2009 - 00:00

Il a longtemps été dit que le brocoli était bon pour le coeur. Des chercheurs britanniques pensent avoir trouvé pourquoi. Des scientifiques de l'Imperial College de Londres ont apporté la preuve qu'un composé chimique présent dans le brocoli ainsi que dans d'autres légumes verts pouvait aider à renforcer les mécanismes de défense naturelle qui permettent de prévenir la formation de caillots dans les artères, phénomène souvent responsable d'infarctus du myocarde.

Leurs travaux, financés par une association caritative, la British Heart Foundation, effectués sur des souris, ont montré que le sulforaphane, un composé naturel du brocoli également contenu dans d'autres sortes de choux, activait une protéine présente dans les artères. 'Nous connaissons les bienfaits évidents des légumes pour la santé, mais les mécanismes moléculaires expliquant ces bienfaits sont étonnamment restés inconnus pendant des années', explique Paul Evans, de l'Institut national cardiaque et pulmonaire de l'Imperial College. 'Cette étude apporte une explication possible.

Les chercheurs savaient déjà que les artères ne s'obstruaient pas uniformément, et que les parties coudées et les ramifications des vaisseaux sanguins où le flux de sang est inégal ou plus lent sont des zones privilégiant la formation de plaques lipidiques responsables des accidents cardiaques. Selon Paul Evans, les recherches de son équipe ont permis de montrer que, dans les parties les plus vulnérables, une protéine, la NRF2, qui joue habituellement un rôle protecteur, est inactive.

'Ce que notre étude a démontré, c'est que le sulforaphane peut protéger ces régions en activant la NRF2.' Les expériences ont été menées avec du sulforaphane, non avec des brocolis. Les chercheurs estiment que la prochaine étape consistera à tester les effets du composé chimique tel qu'il existe dans les légumes. Si sa forme naturelle prouvait son efficacité, ajoute Paul Evans, il y aurait matière à prescrire le sulforaphane sous forme de pilules.

Yahoo

Une protéine permettant la régénération du rein
Vendredi, 18/09/2009 - 00:00

Une équipe du Réseau espagnol de recherche rénale (REDinREN) a pu établir pourquoi un rein est capable de croître de façon considérable pour compenser la perte d'un autre rein, en raison d'une maladie, d'un accident ou d'un don d'organe. L'équipe du Dr Ortiz de la Fondation Jiménez Diaz de Madrid a pu constater, sur des souris, que 2 à 4 heures après l'ablation d'un des deux reins, un récepteur présent à la surface des cellules du rein restant et la protéine Tweak associée à ce récepteur se multiplient.

Les tests pratiqués sur des souris génétiquement modifiées, dépourvues de la protéine Tweak, indiquent une quasi-absence du phénomène de croissance du rein restant après ablation de l'autre. Si on injecte à ces animaux la protéine manquante, la croissance rénale redevient normale. REDinREN s'est donc associé à des entreprises américaines produisant de la Tweak pour réaliser des essais sur des patients humains.

Dans le cas d'une ablation, le rein restant aurait une croissance facilitée. Dans le cas de dommages infligés à un rein, la régénération de celui-ci serait facilitée. Si Tweak favorise la prolifération des cellules rénales, elle accélère aussi le développement des cellules tumorales. Le développement d'anticorps va s'avérer nécessaire en vue de la mise au point d'un traitement, voire de la création de reins in vitro à partir de cellules souches.

MS

Deux nouveaux gènes de prédisposition à la maladie d'Alzheimer
Vendredi, 18/09/2009 - 00:00

Des chercheurs français et européens viennent d'identifier deux nouveaux gènes de prédisposition à la maladie d'Alzheimer. Les résultats de leur étude, qui a analysé pour la première fois le génome entier de plus de 20 000 individus, constituent les premiers pas de la recherche prévue par le Plan Alzheimer 2008-2012 lancé par l'Etat.

Une importante étude scientifique sur la maladie d'Alzheimer a révélé deux nouveaux facteurs de prédispositions génétiques : un gène responsable du codage de protéines (gène de la clusterine, CLU) et un gène qui participe au système immunitaire (le récepteur composant 1 de complément 3b/4b, CR1). Cette étude a été menée dans le cadre du volet recherche du Plan Alzheimer 2008-2012 lancé en février de l'année dernière par le Président de la République. Le volet recherche est coordonné par la Fondation Nationale de Coopération Scientifique et le plan en inclut deux autres, la santé et la solidarité, pour lutter contre la maladie au niveau national.

Pour la première fois, le génome de plus de 20 000 individus, dont 6 000 atteints de la maladie d'Alzheimer, a été analysé. L'étude a été menée par des chercheurs français de l'INSERM (Institut Nationale de la Santé et de la Recherche Médicale) à l'Unité Mixte de Recherche (UMR) 744 « Santé publique et épidémiologie moléculaire des maladies liées au vieillissement » en collaboration avec d'autres groupes de scientifiques : l'Institut de génomique du CNG (Centre National de Génotypage, rattaché à l'organisme de Recherche Technologique CEA) qui fournit des outils de recherche, la Fondation Jean Dausset-CEPH qui constitue et conserve des échantillons d'ADN, et un consortium européen regroupant 25 équipes. Les analyses ont abouti à des « résultats extrêmement rapides, en à peine 16 mois » depuis le début de la recherche en 2008, déclare Philippe Amouyel, Directeur de l'UMR 744.

Cette étude a été réalisée en deux étapes, la première à l'Institut Pasteur de Lille. Pour vérifier les résultats obtenus, ce centre a ensuite distribué des échantillons d'ADN dans d'autres pays européens : Belgique, Finlande, Italie et Espagne. Les chercheurs ont comparé un nombre suffisamment important de personnes malades et non atteintes pour confirmer que 11 régions du génome humain (les plus pertinentes) sont susceptibles de jouer un rôle dans la maladie.

Les deux gènes nouvellement identifiés, de la CLU et le CR1, s'ajoutent à un premier déjà mis en cause dans l'apparition de l'Alzheimer (l'allèle E4 du gène qui code l'apolipoprotéine E -APOE). Ces trois facteurs génétiques, non liés à des antécédents familiaux, empêcheraient d'éliminer les protéines responsables de la dégénérescence cérébrale. En s'agglomérant entre elles dans le cerveau, celles-ci empêchent les cellules nerveuses de communiquer entre elles et provoquent des lésions de neurones. A partir de ces résultats, les chercheurs vont à présent étudier comment agissent les gènes qui viennent d'être découverts.

LJI

Premiers pas dans la thérapie génique de la myopathie de Duchenne
Vendredi, 18/09/2009 - 00:00

La dystrophie musculaire de Duchenne (DMD) est une maladie génétique sévère liée au chromosome X touchant 1 garçon sur 3 500. Cette affection entraînait autrefois rapidement le décès en raison des troubles respiratoires et cardiaques. Des progrès dans la prise en charge ont permis d'améliorer le pronostic mais il n'existe toujours pas de traitement réellement efficace.

Cette pathologie est due à l'absence d'une protéine du cytosquelette située sous le sarcolemme, la dystrophine, conduisant à une dégénérescence progressive des fibres musculaires. Cette protéine joue en effet un rôle dans la fixation du cytosquelette au sarcolemme. Les anomalies génétiques responsables sont variées. Il peut s'agir d'une délétion (65 %), d'une duplication (10 %), d'une mutation ponctuelle (10 %) ou de réarrangements perturbant le cadre de lecture ouvert.

Une forme moins sévère de la maladie, la dystrophie musculaire de Becker (DMB), se caractérise par la présence d'une dystrophine tronquée semi-fonctionnelle ou d'une dystrophine en quantité réduite. Plus de 50 % des patients avec une myopathie de Duchenne ont, à la biopsie musculaire, des fibres musculaires revertantes marquées à la dystrophine, témoignant de la production de dystrophine par un processus différent reproduisant un cadre ouvert de lecture. Il est donc envisageable, chez les patients atteints, de produire de la dystrophine en modifiant l'épissage.

Cette piste thérapeutique a conduit des auteurs britanniques à utiliser une technique particulière, le saut d'exon. Celle-ci consiste à intervenir durant la phase intermédiaire entre le gène et la protéine, au moment de l'épissage. Elle permet de rétablir la production d'une protéine tronquée mais fonctionnelle en masquant l'exon défectueux au cours de la transcription. Des études effectuées chez la souris mutante ont montré que l'on pouvait obtenir 10 à 70 % de fibres exprimant la dystrophine avec cette technique.

Les auteurs ont donc injecté chez 7 patients une dose d'oligonucléotide « morpholino splice-switching » (AVI-4658) dans l'extensor digitorum brevis. Les patients ont aussi eu une injection de sérum salé dans le muscle controlatéral qui a servi de muscle témoin.

Ce muscle peu fonctionnel a été choisi pour que la biopsie musculaire de contrôle ait le moins de conséquence possible. Il n'a pas été noté d'effets indésirables. La biopsie a été réalisée 3 à 4 semaines après l'injection. Dans la zone proche de l'injection, 44-79 % des myofibrilles étaient le siège d'une augmentation de l'expression de la dystrophine. Une autre étude ayant utilisé une technique similaire avec des transgènes injectés dans le tibialis anterior, avait eu des résultats similaires. Les auteurs, encouragés par ces résultats, ont débuté une nouvelle étude plus ambitieuse avec injection intraveineuse répétée de AVI-4658.

JIM

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