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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 241
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 30 Avril 2003
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Egalement dans ce numéro
TIC
Alliance au sommet contre le spam
Une société lyonnaise, Wiziway, invente le lien instantané papier/internet
Les PC 64 bits annoncés pour 2004, les logiciels pour plus tard
Des ordinateurs attentifs à la disponibilité de leurs utilisateurs
Avenir
CERN : Atlas va-t-il percer les secrets de la matière ?
Matière
Ouverture en Islande de la première station-service pour véhicules à hydrogène
10 pays s'associent pour mettre au point le réacteur nucléaire du futur
Vivant
AVC : enfin une prévention effective !
Une étude américaine confirme le lien entre obésité et cancers
Cancer du sein: la mammographie réduit bien la mortalité
Quelque 1,2 million de Français sont suivis pour troubles mentaux
La pharmacopée chinoise efficace contre le paludisme
Le paludisme reste un fléau mondial qui tue un million de personnes par an
SRAS: l'Institut Pasteur met un test de détection à disposition de sept hôpitaux français
SRAS : Le taux de mortalité réel serait deux fois plus important que celui officiellement annoncé
Hypertension artérielle : le mode de vie est un facteur essentiel
Succès de la thérapie génique chez des souris diabétiques
Homme
Europe : le déclin démographique
Edito
Comment combler le retard numérique de la France ?



Une série d'études viennent de révéler que la France était toujours confrontée à une fracture numérique importante. Selon une étude réalisée par l'agence média OMD et l'institut Ipsos, les exclus du Net représenteraient encore 36 % de la population française de plus de 15 ans (16 millions de personnes). Il s'agit d'une France plutôt âgée (sur-représentation des plus de 50 ans), rurale et ouvrière. OMD et Ipsos ont focalisé leur recherche sur la consommation des médias sur cette tranche de la population. Cette catégorie reste nettement à l'écart du phénomène Internet. 18,6 % seulement de ces Français ont eu un accès Internet au cours des douze derniers mois, contre 41,1 % en moyenne sur la population. Près d'un tiers de la population française consomme ainsi deux fois moins d'Internet que la moyenne nationale. La fameuse fracture numérique n'est donc pas résorbée. Ces écarts soulignent l'importance et la nécessité du plan "Reso 2007", présenté récemment par le gouvernement, et qui vise l'objectif des 10 millions de foyers (40 % des ménages) raccordés à l'Internet haut dédit en 2007. Un plan qui devra proposer des accès dans les lieux publics mais aussi favoriser des tarifs Internet plus abordables, aussi bien sur la connexion que sur le matériel informatique nécessaire. La télévision reste le média le plus consommé par cette catégorie de la population qui reste exclue du Net, et dans des proportions nettement supérieures à la moyenne. Au lieu de 210 minutes par jour, cette catégorie défavorisée regarde le petit écran en moyenne 277 minutes sur une journée. Cette sur-consommation provoque une utilisation également différente de la moyenne française. La télévision est sur-valorisée pour son rôle informatif (22 %, contre 15 % en moyenne). "Les émissions politiques sont davantage regardée par cette tranche de population", souligne l'étude. Ces 36% d'exclus du Net sont à comparer au 40 % de la population, soit 20 millions d'internautes que compte la France, au 42 % des foyers français équipés d'un ordinateur, le taux le plus bas d'Europe, selon le dernier baromètre Médiamétrie d'avril. Une autre étude GfK/SVM sur l'équipement informatique confirme cette fracture numérique et révèle "qu'un Français sur deux n'a jamais vu Internet". Autre constatation inquiétante de cette étude, ceux qui disposent d'un ordinateur ne sont pas forcément motivés par l'accès au Réseau puisque, sur les 10 millions de foyers équipés d'un ordinateur en avril 2003, un peu moins de 7 millions (27 % des foyers) sont connectés au Net. Enfin rappelons que 6,5 % seulement des foyers français (1,5 millions) ont aujourd'hui accès à l'Internet haut débit, un pourcentage trois fois inférieur à celui des foyers américains, deux fois inférieur à celui des foyers danois et scandinaves et tout juste égal à celui de l'Espagne ! On voit donc qu'il existe une double fracture numérique très préoccupante. Il y a, d'une part, une fracture interne persistante entre les 40 % de Français qui ont complètement intégré l'Internet dans leur vie personnelle et professionnelle et plus du tiers des Français qui reste largement exclus de ce nouvel outil d'information et de communication. Mais ces études mettent en évidence que cette fracture se caractérise par un retard numérique important entre la France et ses principaux voisins européens, tant en terme d'équipements informatiques dans les foyers qu'en terme de connexions haut débit et de foyers utilisant l'Internet. Quelles sont les vraies raisons de cet écart numérique persistant et alarmant entre la France et ses voisins, qui ne peut s'expliquer par une différence de niveau économique ou technologique ? Les causes réelles de ce retard sont à la fois sociales, culturelles et éducatives et tiennent largement à une approche trop technocratique, trop technologique et trop abstraite des nouvelles technologies de l'information dans notre pays. Si beaucoup de nos concitoyens doutent encore de l'intérêt d'utiliser un ordinateur chez eux ou de le brancher sur le Net (un tiers des ordinateurs domestiques ne sont pas connectés au Web !) c'est parce qu'ils ne perçoivent encore pas les avantages immédiats, concrets et pratiques qu'ils peuvent retirer d'une utilisation banalisée de l'informatique en terme d'usage. En outre, l'utilisation généralisée de l'informatique, longtemps freinée il est vrai par une complexité dissuasive d'emploi des machines, reste encore trop souvent associée, dans l'esprit de beaucoup de nos concitoyens, à l'image de l'ingénieur ou du scientifique qui possède un haut niveau de compétence technique. Il est donc nécessaire de s'attaquer avec vigueur aux deux freins psycho-culturels qui ralentissent considérablement la généralisation de l'informatique et de l'internet ; le premier peut se résumer par le "je ne saurai jamais m'en servir" et le second s'exprime par le "je n'en vois pas l'utilité". S'agissant du premier obstacle, les constructeurs, l'éducation et les pouvoirs publics doivent faire comprendre à nos concitoyens qu'ils n'ont pas besoin de posséder une grande connaissance technique pour utiliser chez eux, dans leurs besoins quotidiens, un ordinateur. Il suffit de savoir utiliser quelques fonctions simples sur un ordinateur, mais très utiles dans notre vie quotidienne, pour que celui-ci devienne un objet à la fois banal et irremplaçable, totalement intégré et désacralisé, au même titre que la télévision ou la radio. Sur les machines actuelles ces quelques fonctions peuvent être largement utilisées de manière automatique ce qui permet à l'utilisateur d'être rapidement "opérationnel" et de percevoir tout de suite l'intérêt que représente l'utilisation de l'informatique et de l'Internet dans sa vie de tous les jours. Bien entendu, rien n'empêchera cet utilisateur, en fonction des ses besoins personnels, d'utiliser une part de plus en plus importante des fonctions et potentialités de sa machine. L'autre obstacle, corrélé au premier, concerne la perception de l'intérêt réel que présente, non la machine elle-même, mais ce qu'elle permet d'obtenir ou de faire de manière simple et rapide. A cet égard, le réel succès de la déclaration d'impôt sur le Net, constaté début 2003, est révélateur et montre bien que ce sont les applications concrètes et utiles qui suscitent l'utilisation de l'ordinateur et du Net dans les foyers alors que la présence ou la disponibilité d'un ordinateur et d'une connexion au Web ne vont pas forcement entraîner leur utilisation par certaines catégories de la population. Même s'il est évidemment indispensable que l'Etat et les collectivités locales poursuivent leurs efforts concertés pour permettre à tous un accès "physique", à un coût socialement acceptable, aux NTI, l'ordinateur, comme l'Internet, ne doivent plus seulement être considérés et présentés sous leur aspect matériel et technique mais par rapport aux nombreux services très utiles qu'ils peuvent rendre dans les domaines administratifs, sociaux, médicaux, culturels et éducatifs, notamment auprès des catégories les plus fragiles de notre population, personnes âgées, malades ou handicapées, demandeurs d'emploi, ou jeunes en situation d'échec scolaire. Dans cette perspective, il est essentiel, comme le souhaite le gouvernement de Mr Raffarin, que l'ensemble de nos administrations accomplisse rapidement leur mutation vers les services en ligne. Cela suppose non seulement que tous les formulaires, démarches et procédures soient disponibles en ligne mais aussi que chaque citoyen puisse joindre chaque agent de l'administration et obtenir de lui une réponse rapide par courrier électronique. Cela est déjà le cas pour certains services publics pour la plus grande satisfaction des usagers mais aussi des fonctionnaires dont le travail gagne en richesse, en initiative et en autonomie. C'est par ce renversement de perspective, qui mettra en avant les services, et les gains en terme de qualité de vie, et reléguera la dimension technologique à l'arrière-plan, que nous pourrons convaincre l'ensemble de la population d'utiliser de manière quotidienne et banalisée ces outils qui rempliront alors pleinement leur triple fonction : ouvrir une nouvelle dimension à l'épanouissement personnel, faire franchir à la sphère administrative et sociale un véritable bon de productivité qui accélérera la modernisation de l'Etat et des services publics tant attendu par nos concitoyens et, enfin, amener la compétitivité globale de notre pays au meilleur niveau dans la nouvelle compétition immatérielle et cognitive planétaire. Il est quand même dommage que le Pays qui a inventé le Minitel avec ses 16 millions d'utilisateurs prenne un tel retard dans l'acquisition des usages d'Internet, pourtant bien plus nombreux et diversifiés et surtout moins chers que ceux de notre vieux service national de télématique...

René TRÉGOUËT

Sénateur du Rhône


TIC
Information et Communication
Alliance au sommet contre le spam
Jeudi, 01/05/2003 - 00:00

Trois des premiers fournisseurs d'accès internet américains AOL, Microsoft et Yahoo ont l'intention de s'associer dans la lutte contre le "spam", les messages publicitaires non désirés. Dans un communiqué commun, les trois géants américains expliquent qu'ils proposeront aux autres sociétés de développer de nouvelles normes techniques pour bloquer ces e-mails fortement critiqués par les internautes. Les trois sociétés précisent qu'elles espèrent "réduire de manière significative la capacité des spammeurs à utiliser les services de Microsoft, d'AOL et de Yahoo pour envoyer leurs courriers électroniques". Elles entendent également travailler avec les autorités légales pour sévir contre les expéditeurs de spams qui passent outre les filtres. "AOL, Microsoft et Yahoo! vont poursuivre activement leur collaboration avec la justice pour améliorer les efforts destinés à confondre les "spammers", ont-elles insisté dans le communiqué. Le fléau des "spam", notamment parce qu'il risque de mettre des mineurs en contact avec des contenus pornographiques sur le PC familial, a déjà donné lieu à des poursuites judiciaires aux Etats-Unis. Dans la course perpétuelle qui oppose ceux qui envoient massivement des mails et ceux qui essaient de les arrêter, il semble que les premiers soient toujours en avance d'une tête. Le spamming, cette méthode marketing d'envoi massif de courriers électroniques à caractère commercial, n'en finit plus d'encombrer les boîtes aux lettres. La société de logiciels anti-spams Brightmail vient de publier ses estimations pour 2003 qui font état de 45 % d'emails non désirés, soit 16 % de plus qu'en janvier 2002. Quant à AOL, grand fournisseur d'accès à Internet, il évalue à deux milliards par jour ce type de messages, envoyés à ses 35 millions d'utilisateurs. L'architecture du réseau Internet et l'ingéniosité des spammeurs rend difficile toute lutte efficace. Quels que soient les filtres basés sur l'intitulé de l'expéditeur, le contenu ou le sujet du message, les spammeurs trouvent toujours des parades de plus en plus sophistiquées. Une solution consisterait à réglementer fortement l'envoi des emails commerciaux mais dans ce cas, nombre d'entreprises craignent qu'une intervention plus importante du législateur ne porte préjudice aux affaires.

NYT : http://www.nytimes.com/2003/04/22/technology/22SPAM.html

Reuters : http://fr.news.yahoo.com/030428/85/364jg.html

Une société lyonnaise, Wiziway, invente le lien instantané papier/internet
Jeudi, 01/05/2003 - 00:00

La société lyonnaise Wiziway a mis au point un logiciel informatique qui permet de se connecter automatiquement à internet en cliquant avec une souris spéciale sur un pictogramme imprimé sur du papier, a-t-on appris mardi 29 avril auprès du PDG Thierry Lamouline. La souris, baptisée "cliqueur", reconnaît instantanément le pictogramme ou "tag", un carré de trois millimètres de côté, et connecte l'ordinateur au site internet qui lui est associé. Un tag identifié à un produit permet à l'utilisateur de se retrouver en un clic sur la page internet correspondant au produit et de pouvoir, par exemple, vérifier sa disponibilité en vue d'une commande", a précisé M. Lamouline. Il dit également être "en discussion avec les éditeurs d'informations juridiques et financières qui nécessitent des mises à jour rapides ainsi qu'avec les diffuseurs de contenus d'enseignement à distance". Wiziway lance maintenant le logiciel "Wiziway Office" assorti d'un cliqueur, qui permet l'installation d'un système capable de "tager" les documents word. La société lyonnaise, créée en 1999, espère ainsi équiper les utilisateurs de fichiers importants comme les avocats ou les secrétariats d'entreprises. Le cliqueur, breveté et fabriqué par Wiziway, peut être relié à tous les PC équipés du système d'exploitation Windows 98 et au delà et le tag offre 70 millions de milliards de combinaisons possibles. "Wiziway est un outil de productivité", selon Thierry Lamouline qui a décroché de nombreux marchés auprès de diffuseurs de catalogues professionnels qui ont équipé leurs clients d'un cliqueur.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/030429/1/36952.html

Wiziway : http://www.wiziway.com/fr.concept.htm

Les PC 64 bits annoncés pour 2004, les logiciels pour plus tard
Jeudi, 01/05/2003 - 00:00

La nouvelle génération de PC, tournant avec des processeurs 64 bits, a beau être annoncée pour le courant de l'année prochaine, il n'est pas évident que les consommateurs trouvent un intérêt immédiat à acheter ces puissantes machines. Chercheurs, informaticiens et entreprises les utilisent depuis longtemps, qui pour simuler une explosion nucléaire, gérer d'immenses magasins ou s'y retrouver dans la gestion d'un fichier clients. Advanced Micro Devices, qui a présenté mardi son nouveau processeur 64 bits pour serveurs baptisé Opteron, doit dévoiler en septembre une puce aux mêmes caractéristiques mais dédiée aux ordinateurs personnels. Exception faite des passionnés d'informatique, l'utilisateur lambda ne devrait pas voir, dans un premier temps, l'intérêt à se débarrasser de son "vieux" PC. En tout état de cause pas avant que les éditeurs de logiciels mettent sur le marché plus de programmes tournant sous 64 bits. Pour l'instant, les logiciels les plus populaires, notamment Windows et Word de Microsoft, ne peuvent pas bénéficier des avantages d'une puce 64 bits. Equipé d'un tel processeur, un ordinateur sera capable de faire tourner un logiciel destiné aux PC actuels mais il ne le fera pas beaucoup plus vite. Les avantages de ces machines superpuissantes sont bien plus nombreux pour les entreprises, qui ont besoin de très grandes quantités de mémoire informatique pour gérer toutes leurs données. Cela explique que les fabricants soient actuellement beaucoup plus enclins à vendre des ordinateurs 64 bits aux sociétés qu'aux particuliers. Cela dit, entre autres merveilles du 64 bits sur ordinateur personnel, les fondeurs citent des jeux vidéos encore plus perfectionnés et promet que monter une vidéo sur ordinateur deviendra un jeu d'enfant. Ce sont d'ailleurs ces possibilités que retiennent les programmeurs d'Epic Games, éditeur de jeux vidéo américain, qui prévoit de lancer dans les deux ans un titre tournant à 64 bits au graphisme beaucoup plus poussé "Dans deux ans, nous proposerons un jeu où l'on verra clairement les avantages du 64 bits pour le consommateur", explique le créateur d'Epic Games, Tim Sweeney. "Entre-temps, le 64 bits devrait être adopté par des développeurs, des gens comme nous et des utilisateurs très pointus, juste parce que ça marche bien", ajoute-t-il. Le fait qu'Intel ne se soit pas encore lancé dans la bataille est un signe supplémentaire. Le fondeur, qui vend huit processeurs sur dix équipant les PC actuels, en est resté à l'étape 64 bits pour serveurs. Une faille dans laquelle s'est engouffré AMD, qui espère disputer sa suprématie au numéro un mondial grâce à son Athlon 64. Il lui restera à trouver le moyen de convaincre l'utilisateur de base qu'il lui faut absolument un ordinateur pour lequel il n'existe que très peu de logiciels.

Reuters : http://fr.news.yahoo.com/030424/85/35vbj.html

Des ordinateurs attentifs à la disponibilité de leurs utilisateurs
Jeudi, 01/05/2003 - 00:00

L'Université de Quenns, au Canada, a présenté au début du mois d'avril plusieurs dispositifs élaborés par son laboratoire Human Media Lab (HML). Globalement, le concept présenté consiste à tenir compte de l'attention des êtres humains, à évaluer leur disponibilité, afin d'adapter le comportement de la machine à leur égard. « Aujourd'hui, on bombarde les gens en permanence avec des messages provenant de multiples appareils, sans tenir compte de leur volonté ou de leur capacité à y répondre », déplore Roel Vertegaal, directeur du HML, ajoutant que nous avons désormais besoin d'ordinateurs qui « sentent quand nous sommes occupés » , ou au contraire qui « savent que nous pouvons être interrompus », comme c'est le cas dans les interactions d'humain à humain. Ces travaux, menés en partenariat avec IBM et Microsoft, utilisent notamment un capteur de contact visuel, qui permet de déterminer si un utilisateur est présent, et surtout s'il prête attention à un appareil donné. Cette technologie est utilisée dans plusieurs dispositifs encore expérimentaux : une paire d'yeux robotisés déterminant l'attention visuelle de l'utilisateur d'un ordinateur, un téléphone mobile détectant que son propriétaire est en cours de conversation ou que son attention est concentrée sur autre chose et qu'il ne peut donc être dérangé par un appel entrant, une lampe contrôlable à l'oeil et à la voix (la commande vocale « allumer » ne fonctionnant que si l'utilisateur regarde effectivement la lampe), ou encore un téléviseur s'éteignant automatiquement quand personne ne le regarde. « Nous voulons faire évoluer les ordinateurs, qui sont aujourd'hui de simples outils, en appareils "socialisant", capables de reconnaître les comportements non verbaux que nous utilisons dans les échanges humains de la vie quotidienne et de s'y adapter », conclut Roel Vertegaal.

OINet : http://www.01net.com/article/206467.html

Université de Quenns : http://www.hml.queensu.ca/

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Avenir
Nanotechnologies et Robotique
CERN : Atlas va-t-il percer les secrets de la matière ?
Jeudi, 01/05/2003 - 00:00

Des bobines d'aimant longues de 25 mètres, larges de cinq, qui pèsent plusieurs tonnes, des structures coulées en Hollande, usinées en Allemagne, apportées par convoi exceptionnel à travers le Jura, sont assemblées ici, dans un hall immense. Chaque étape fait l'objet de contrôles rigoureux. Chaque manipulation de soins attentifs. Le meilleur de l'industrie européenne, et parfois mondiale, est mobilisé pour construire un outil unique au monde, destiné à percer des secrets de la matière. Trente cinq pays participent, financièrement, industriellement, scientifiquement, à la seule expérience Atlas. Dans quelques mois, les bobines de l'aimant d'Atlas rejoindront l'énorme cavité creusée sur le circuit de l'accélérateur du CERN. A partir de 2007, le grand collisionneur de hadrons (Large Hadron Collider) pourra entrer en service. Les physiciens sont parvenus en plusieurs décennies à identifier des constituants des atomes, au delà des électrons, des protons, des neutrons. Ils ont établi le scénario qui depuis le big-bang, en quelques milliardièmes de seconde, a produit des particules élémentaires. Ils ont établi que l'antimatière a disparu de l'Univers, laissant la matière en excédent donner à ce dernier sa forme. Mais ils se posent encore d'autres questions : les forces de la nature sont-elles issues d'une force unique ? Pourquoi les particules ont-elles une masse ? Pour percer ces secrets, la méthode reste la même depuis soixante dix ans : lancer des particules les unes contre les autres à très grande vitesse, observer leur collision en notant ce qui s'en échappe, suivant quelle trajectoire. Pour accélérer les particules, le Centre européen de recherches nucléaires dispose d'un anneau souterrain de 27 kilomètres, s'étendant sous la frontière franco-suisse. Les faisceaux de protons seront préparés dans un laboratoire. Ils seront guidés dans le vide de l'anneau. Ils y seront accélérés grâce à des aimants supraconducteurs, c'est à dire où le courant électrique est transporté sans résistance, grâce à une température de 4 degrés Kelvin, moins 300 degrés centrigrades, proche du zéro absolu. En plusieurs points de l'accélérateur, les faisceaux de protons allant en sens inverse seront dirigés de manière à produire des collisions. Les collisions se produisent dans des détecteurs conçus chacun pour observer un certain type de particules. Le détecteur Alice permettra de détecter les collisions engendrant une énergie aussi élevée que lors de la première fraction de seconde de l'Univers. Le détecteur Atlas servira à déterminer la masse des quarks dans les neutrons et les protons, et des leptons dans les électrons. Le détecteur Atlas est imposant. Il mesurera 25 m de haut, 46 m de long, pèsera 7000 tonnes. L'électricité y circulera dans des câbles en niobium-titanium, refroidis grâce à un circuit d'hélium liquide. Les collisions de protons se produiront au nombre de 800 millions par seconde. Des collisions surgiront des particules, qui seront suivies par différents éléments du détecteur. Les capteurs centraux d'Atlas sont équipés de 10 milliards de transistors. Ils permettent de mesurer l'impulsion de chaque particule, puis d'identifier les muons, des particules très lourdes. Des quantités d'informations énormes vont être produites. Un détecteur en produira autant pour chaque expérience que le réseau européen des télécommunications. Et pour traiter les informations intéressantes, les physiciens du CERN feront appel à des grilles de calcul faisant coopérer des ordinateurs de la Terre entière.

Progrés :

http://www.leprogres.fr/Lundi/infosdujour/rhone/149824.html

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Matière
Matière et Energie
Ouverture en Islande de la première station-service pour véhicules à hydrogène
Jeudi, 01/05/2003 - 00:00

Une station-service distribuant de l'hydrogène, la première de ce type dans le monde, a ouvert jeudi à Reykjavik, en Islande. "Cela montrera au reste du monde que l'hydrogène est une possibilité réelle, commerciale, qui débouchera sur un environnement plus propre", a commenté le ministre islandais de l'Industrie Valgerdir Sverrisdottir. L'Islande a été choisie pour ce projet en partie financé par l'Union européenne en raison de sa position de pointe en matière d'énergies renouvelables: 90 % de son électricité est d'origine géothermique et hydraulique (barrages). L'hydrogène est produit par électrolyse, processus qui consiste à utiliser l'électricité pour séparer les molécules d'oxygène et d'hydrogène présents dans l'eau. Les deux molécules se recombinent lors de la combustion et un véhicule à hydrogène ne rejette que de la vapeur d'eau. La station-service est destinée à des véhicules expérimentaux. Trois autobus à hydrogène seront mis à l'essai à Reykjavik pour une durée de deux ans, à partir du mois d'août prochain.

AP : http://fr.news.yahoo.com/030424/5/35w57.html

10 pays s'associent pour mettre au point le réacteur nucléaire du futur
Jeudi, 01/05/2003 - 00:00

Alors que le gouvernement a lancé un débat national sur l'évolution de la politique énergétique de la France, les acteurs du nucléaire préparent leur avenir. A l'initiative du département de l'énergie (DoE) américain, dix pays - Argentine, Brésil, Canada, France, Japon, Corée du Sud, Afrique du Sud, Suisse, Royaume-Uni et Etats-Unis - se sont associés pour étudier les systèmes nucléaires de quatrième génération susceptibles d'être déployés en 2030. Ce Forum international génération IV a, au terme de deux années d'étude, sélectionné différents concepts innovants parmi la centaine proposés par les pays membres. En octobre 2002, un plan de développement des six systèmes jugés les plus prometteurs a été défini. Même si les coûts seront partagés et la R & D intégrée, "les enjeux sont à terme industriels", note Jacques Bouchard, directeur de l'énergie nucléaire au Commissariat à l'énergie atomique, qui présentait mercredi 23 avril les projets du CEA en ce domaine. Il espère voir signer les accords de coopération d'ici au 1er janvier 2004. D'ici 2030, l'ensemble des partenaires devraient investir 6 milliards d'euros à ces études (hors construction de démonstrateurs), qui seront financées essentiellement sur fonds publics. Car les pays membres du Forum sont persuadés que le nucléaire sera une énergie incontournable au XXIe siècle. Jacques Bouchard évoque le "casse-tête énergétique" dû à la croissance de la demande (2 % par an d'ici 2020), notamment dans les pays en développement. L'énergie fossile restera prédominante (85 % environ), ce qui devrait compliquer la maîtrise des émissions des gaz à effet de serre. L'énergie nucléaire pourrait donc espérer un rééquilibrage en sa faveur, à condition de proposer des systèmes de production d'électricité "durables, économiques, sûrs et fiables, résistants face aux risques de prolifération nucléaire et d'agression", des objectifs fixés par le forum dans la définition des réacteurs du futur. Est-ce à dire que les générations précédentes n'y souscrivent pas ? La première, mise en service avant les années 1970, avait le plus souvent pour mission de faciliter la production de plutonium à destination militaire. La deuxième, née dans les années 1970 et qui constitue la majorité du parc mondial actuel, avait plus pour fonction de réduire la dépendance énergétique vis-à-vis des pays pétroliers. En France, elle s'est accompagnée d'une politique intensive de retraitement. La troisième génération, décidée après les accidents de Three Mile Island (1979) et surtout de Tchernobyl (1986), doit accroître la sûreté en s'appuyant sur des systèmes passifs. Le projet franco-allemand EPR, que ses promoteurs, Framatome ANP en tête, ne désespèrent pas de voir aboutir, est né de ce souci. Mais s'il est qualifié d'"avancé", il ne résout pas les questions posées par la gestion des déchets. Les réacteurs de quatrième génération devront y répondre de façon plus satisfaisante. Les six systèmes sélectionnés comprennent deux réacteurs à haute température dont le fluide caloporteur est un gaz, deux réacteurs refroidis par du métal liquide (sodium et alliages de plomb), un réacteur à eau supercritique et un réacteur à sels fondus. Quatre systèmes sur six sont à neutrons rapides et cinq font appel au cycle dit "fermé", qui permet un recyclage de tous les actinides engendrés par la fission atomique et suppose un système parallèle de retraitement. Mais il faudra continuer à stocker les produits de fission, déchets ultimes, qui représentent 5 % de la masse des combustibles usés. Le CEA a décidé de se consacrer prioritairement aux systèmes à caloporteur gaz à très haute température (VHTR) et à neutrons rapides avec recyclage des actinides (GFR). L'hélium est prometteur. Les technologies y faisant appel dès les années 1970 et 1980 n'avaient pas tenu leurs promesses, faute de turbines perfectionnées. Mais l'évolution de celles-ci offre des perspectives. Patrice Bernard, directeur du développement et de l'innovation nucléaires du CEA, évoque des rendements de 50 %, contre 30 % pour les réacteurs de deuxième génération. Le couplage avec des centrales de production d'hydrogène pourrait même offrir un rendement global de 60 % - à condition de convaincre l'autorité de sûreté nucléaire que l'on peut coupler une usine de production de gaz à une centrale nucléaire... Outre ces procédés de cogénération, des systèmes de dessalement de l'eau de mer associés aux réacteurs à haute température (1 000 °C, contre 300 °C actuellement) sont envisagés.

Le Monde : http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3244--318115-,00.html

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
AVC : enfin une prévention effective !
Jeudi, 01/05/2003 - 00:00

Pour la première fois, un médicament se voit reconnaître la propriété de réduire la fréquence des accidents cardio-vasculaires et des accidents vasculaires cérébraux (AVC) chez les hypertendus. Et la capacité de sauver des vies en protégeant le cerveau. Conséquence directe de la publication l'an passé de l'étude LIFE (Losartan Intervention for Endpoint), cette évolution fait du losartan le seul antihypertenseur officiellement indiqué pour « la réduction de la morbidité et de la mortalité cardio-vasculaire chez les patients hypertendus avec hypertrophie ventriculaire gauche.» En d'autres termes une insuffisance cardiaque. C'est un acquis majeur. Car les AVC sont la 3ème cause de mortalité dans le monde et représentent 10% des causes de décès dans les pays industrialisés. En France il s'en produit chaque année 150 000, soit davantage que d'infarctus du myocarde. Leur fréquence augmente considérablement à partir de 65 ans, mais ils surviennent parfois dès la quarantaine. Et à chaque fois, c'est un véritable drame. Entre 20 % et 25 % des patients meurent dans le mois qui suit et 25 % à 50 % des survivants resteront plus ou moins dépendants d'autrui pour leurs activités quotidiennes. Le fait de disposer maintenant d'un traitement réellement préventif est donc essentiel. Le problème toutefois, c'est que la plupart du temps cette hypertension artérielle ne se traduit par aucun symptôme. C'est grave dans la mesure où l'hypertrophie ventriculaire aggrave le risque induit par l'hypertension, multipliant par six la probabilité de mort subite. Devant tout essoufflement dont la cause ne paraît pas évidente, consultez donc votre médecin. Et en cas d'hypertension, respectez scrupuleusement le traitement qu'il vous prescrira.

The Lancet : http://www.thelancet.com

Une étude américaine confirme le lien entre obésité et cancers
Jeudi, 01/05/2003 - 00:00

Une étude américaine menée sur 900.000 personnes pendant 16 ans a permis de confirmer de précédents résultats liant le surpoids ou l'obésité à la mortalité par différents cancers, dans une proportion de 20 % pour les femmes, et 14 % pour les hommes, selon les résultats publiés jeudi."Sur la base de l'association observée dans cette étude, nous estimons que la tendance au surpoids et à l'obésité aux Etats-Unis pourrait être responsable de 14 % des morts par cancers chez les hommes et 20 % chez les femmes", écrivent les auteurs de l'étude, publiée dans la revue New England Journal of Medicine. Ses auteurs, de l'American Cancer Society à Atlanta (Géorgie) estiment que "90.000 morts dus au cancer pourraient être évités chaque année aux Etats-Unis si les hommes et femmes conservaient un poids normal". Les travaux sont fondés sur le suivi médical de 404.576 hommes et 495.477 femmes qui n'avaient pas de cancer au début de l'étude en 1982. Les médecins ont mis en rapport l'indice de masse corporelle et le nombre de cancers constatés, tout en ajustant leurs statistiques pour tenir compte d'autres facteurs de risque, comme le tabagisme. Sur les quelque 900.000 personnes suivies, 57.145 sont mortes d'un cancer. Chez les personnes obèses du groupe de départ, le taux de mortalité par cancer est supérieur de 52 % à la moyenne chez les hommes, et de 62 % chez les femmes. Tant chez les hommes que chez les femmes, le surpoids et l'obésité sont des facteurs favorisant les cancers de l'oesophage, du colon et du rectum, du foie, de la vésicule biliaire, du pancréas, du rein, ainsi que du lymphome non hodgkinien et du myélome multiple. Chez les hommes, le surpoids ou l'obésité ont favorisé les cancers de l'estomac et de la prostate. Chez les femmes, le même constat a été fait pour les cancers du sein, de l'utérus et du col.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/030424/202/35w28.html

Cancer du sein: la mammographie réduit bien la mortalité
Jeudi, 01/05/2003 - 00:00

La pratique régulière de mammographies permettrait de réduire de 28 % le risque de mort chez les femmes atteintes de cancer du sein, selon les résultats d'une nouvelle étude internationale. Cette étude, publiée cette semaine dans la revue "The Lancet", est la plus large jamais réalisée dans ce domaine. Ce sont les données les plus récentes dans le débat qui agite la communauté scientifique depuis des années, certains restant sceptiques quant aux bénéfices apportés par cet examen aujourd'hui de routine. Aux Etats-Unis, le nombre de morts dues au cancer du sein a diminué de 30 % environ depuis 1990. Toutefois, certains experts ne savent pas ce qui peut être attribué au dépistage précoce de la maladie et ce qui revient à l'amélioration des traitements ou à d'autres facteurs. Un point que, selon eux, cette étude ne semble pas éclaircir. "Bien que le bénéfice sanitaire de la mammographie soit largement reconnue par la plus grande partie de communauté scientifique et médicale, certains en doutent encore. Cette étude devrait faire taire les dissensions", a déclaré le premier auteur, Stephen Duffy, professeur d'épidémiologie de l'Institut Wolson de médecine préventive de Londres. "C'est une étude importante, qui montre à large échelle que le nombre de morts diminue nettement, ce qui est très bien", a estimé de son côté le Dr Peter Greenwald, qui dirige la prévention du cancer du sein à l'Institut national américain du cancer. "Mais je ne crois pas que cette étude permette de faire la part entre les deux. Je crois que le bénéfice attribué à la seule mammographie est surévalué." La nouvelle étude menée par une équipe de scientifiques suédois, britanniques, taïwanais et américains, a porté sur 210.000 femmes âgées de 20 à 69 ans. Les chercheurs ont comparé les morts par cancer du sein diagnostiquées pendant 20 ans avant que la mammographie soit introduite à celles observées après l'introduction de l'examen routinier en 1977. Parmi les femmes ayant bénéficié d'une mammographie régulière, le risque de mourir d'un cancer du sein, a été réduit de 44 % après l'introduction de la mammographie. Toutefois, même quand les femmes refusaient l'examen, le nombre de morts a diminué de 16 %, ce qui prête à penser que la survie peut être attribuée à d'autres facteurs, notamment aux meilleurs traitements.

Lancet :

http://www.thelancet.com/journal/vol361/iss9367/full/llan.361.9367.talking_point...

Quelque 1,2 million de Français sont suivis pour troubles mentaux
Jeudi, 01/05/2003 - 00:00

Quelque 1,2 million de Français, soit 2,1 % des personnes interrogées, sont suivis régulièrement pour "troubles psychiques ou mentaux", selon une étude publiée en avril par la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (DREES) du ministère des Affaires sociales. Cette population vient s'ajouter aux 47.000 personnes vivant en institution psychiatrique en France. Réalisée en 1999, cette enquête dresse un tableau des conditions de vie de cette population, qui déclare souvent aussi des déficiences physiques et subit plus fréquemment un isolement professionnel et affectif. Alors que les hommes sont majoritaires en institution psychiatrique (56 %), ce sont les femmes, surtout entre 40 et 50 ans, qui sont les plus nombreuses à vivre à domicile et à consulter régulièrement pour troubles psychiques ou mentaux (62 %). De même, les employés et les professions intermédiaires sont plus fréquemment traités que les cadres, artisans, commerçants ou chefs d'entreprises. L'étude note par ailleurs une tendance à se tourner de plus en plus fréquemment vers des spécialistes -psychiatres, psychologues ou autre spécialiste non médecins- (78 %), plutôt que vers des généralistes. La part du suivi spécialisé est particulièrement fort chez les enfants, les adolescents et les jeunes adultes. La DRESS montre en tout cas que les tabous restent importants dans ce domaine. Quatre personnes interrogées sur dix affirment ne pas pouvoir préciser la nature de leurs troubles. Ceux de l'humeur (dépression, etc...) sont les plus facilement avoués, par 46 % des personnes concernées, devant les déficiences intellectuelles (15 %) et les troubles du comportement (5 %). Les personnes régulièrement suivies pour troubles mentaux déclarent par ailleurs plus fréquemment que les autres des déficiences physiques. Les troubles du langage ou de la parole sont ainsi sept fois plus fréquents. Beaucoup souffrent également de problèmes de mobilité, de difficultés à lire ou à écrire. Les troubles mentaux semblent en tout cas être un facteur majeur d'inactivité professionnelle. Seuls 40 % des personnes suiviesrégulièrement exercent une activité. Le taux de chômage atteint 45% chez les hommes. De même, leurs loisirs sont plus limités, les départs en vacances moins fréquents et la moitié seulement déclarent vivre en couple, contre 7 sur 10 dans la population non suivie pour troubles mentaux.

AP : http://fr.news.yahoo.com/030424/5/35w49.html

La pharmacopée chinoise efficace contre le paludisme
Jeudi, 01/05/2003 - 00:00

Pas ou peu utilisé, un médicament dérivé d'une banale plante venue de Chine constitue probablement le meilleur espoir actuel de lutte contre le paludisme, une maladie qui tue un enfant africain toutes les trente secondes.Alors que les chercheurs s'échinent à décrypter le génome du parasite responsable de cette maladie et celui du moustique qui le transporte ou à mettre au point des médicaments, ce remède, l'artémisinine, extrait du végétal Artemisia annua, a fait se preuves depuis une bonne quarantaine d'années. "En combinaison avec un autre anti-paludéen, deux prises d'artémisinine pendant trois jours suffisent à détruire les parasites présents dans le sang, ce qui soulage les malades et réduit la possible transmission du parasite", souligne le Dr Bernard Pécoul, un des responsables de Médecins Sans Frontières (MSF). Lors de la journée mondiale de lutte contre le paludisme, vendredi, MSF a décidé de populariser l'emploi de ce médicament, recommandé depuis exactement un an par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Le "palu" continue de progresser, son parasite se moque des médicaments et le moustique qui le transporte est devenu indifférent aux insecticides. L'artémisinine reste gravement sous-utilisée. Selon MSF, la seule expérience menée à bien, dans la province sud-africaine du Kwazulu Natal, a permis de réduire le nombre de cas de 78% et celui des décès de 87%. Ce médicament reste cher: 2,4 euros par traitement contre 10 centimes pour la chloroquine, un anti-paludéen tellement utilisé depuis une cinquantaine d'années que le parasite s'y est amplement habitué. Faute de ressources suffisantes, les pays africains sont réduits à continuer d'utiliser ces traitements devenus défaillants. Et ce d'autant que les deux laboratoires (Novartis et Sanofi) qui sont en mesure de fabriquer le médicament traînent les pieds, selon MSF. L'artémisinine ne fait pas l'objet de beaucoup de publicité et, jusqu'à sa reconnaissance officielle par l'OMS, son histoire faisait plutôt penser à une poudre de perlimpinpin qu'à un médicament sérieux. "La plante qui sert à le fabriquer est prise en infusion depuis plus de 2.000 ans en Chine, et pendant la révolution culturelle, c'est le président Mao Tsé Toung qui a demandé à ses chercheurs de l'étudier de plus près", raconte le Dr Bernard Pécoul. Par la suite, l'usage de l''artémisinine s'est ensuite étendu aux autres pays asiatiques. Le paludisme menace deux milliards de personnes, en frappe entre 300 et 500 millions et tue chaque année de 1,5 à 2,7 millions de malades, neuf fois sur dix en Afrique. "Mais aucun médicament innovant n'est attendu avant dix ans et l'artémisinine est la dernière cartouche dont nous disposons", estime le Dr Pécoul.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/030424/202/35wdl.html

Le paludisme reste un fléau mondial qui tue un million de personnes par an
Jeudi, 01/05/2003 - 00:00

Le paludisme "tue un enfant africain toutes les 30 secondes", les enfants d'Afrique représentant l'essentiel du million de personnes mourant chaque année de cette maladie dans le monde, a souligné l'Organisation mondiale de la santé (OMS) le 26 avril, journée africaine contre le paludisme. L'OMS, dont le siège est à Genève, indique également que le paludisme est la principale cause de mortalité des enfants âgés de moins de cinq ans sur ce continent. Sur au moins 300 millions de cas graves de paludisme par an dans le monde, il y a un million de décès, dont environ 90% pour la seule Afrique, déplore l'organisation. "Le paludisme provoque plus de problèmes de santé et de décès en Afrique qu'aucune autre maladie et touche particulièrement les enfants et les femmes enceintes", a, de son côté, déclaré la ministre britannique du Développement international Clare Short, dans une bande vidéo diffusée vendredi à Londres à l'ouverture d'une conférence des Nations unies également à l'occasion de la journée africaine contre le paludisme. "Le pire est que beaucoup de cela peut être évité et nous pourrions faire infiniment mieux", a-t-elle ajouté, appelant à une action plus "énergique" dans la lutte contre le paludisme. Considéré comme une maladie de la pauvreté, le paludisme, maladie parasitaire transmise par un moustique femelle, l'anophèle, est dans le même temps cause de pauvreté, la croissance économique annuelle étant plus faible dans les pays très touchés que dans ceux qui sont épargnés. "D'après des estimations, le paludisme coûte à l'Afrique plus de 12 milliards de dollars par an en PIB (produit intérieur brut) perdu, alors qu'il pourrait être endigué avec une partie de cette somme", selon l'OMS qui, avec le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), a rédigé, pour la première fois depuis une décennie, un rapport complet sur le paludisme en Afrique. Mais l'un des plus grands défis auxquels l'Afrique est confrontée dans la lutte contre cette maladie est sa résistance aux médicaments antipaludéens, notamment au moins onéreux et au plus utilisé d'entre eux, la chloroquine. "Les objectifs du G8 (les huit pays les plus industrialisés) et des chefs d'Etat africains visant à réduire de moitié la mortalité due au paludisme d'ici à l'an 2010 demeureront un rêve irréalisable, à moins que les donateurs ne décident clairement de financer un traitement efficace", selon l'organisation humanitaire Médecins sans frontières (MSF). L'OMS rappelle, de son côté, qu'il existe des moyens efficaces et peu onéreux de soigner, prévenir et contrôler cette maladie, comme des moustiquaires imprégnées d'insecticide dont l'usage est encouragé dans le cadre du partenariat mondial dans la lutte contre le paludisme lancé en 1998. Mais actuellement, moins de 3 % des enfants dans cette région utilisent ces moustiquaires, selon le Dr Jane Crawlay, consultante de l'OMS sur le paludisme. Près de 20 pays africains ont d'ailleurs réduit ou supprimé les taxes et droits de douane sur ces moustiquaires afin de les rendre plus abordables. Une moustiquaire, qui peut durer trois ans, coûte entre quatre et six dollars, alors que dans de nombreux pays africains, les habitants n'ont qu'un dollar par jour pour vivre, a relevé Alan Court, responsable de l'Unicef (Fonds des Nations unies pour l'enfance), à Londres. A l'heure actuelle, environ 20% de la population mondiale, pour la plupart dans les pays les plus pauvres, sont exposés au risque de paludisme.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/030425/202/35ya0.html

SRAS: l'Institut Pasteur met un test de détection à disposition de sept hôpitaux français
Jeudi, 01/05/2003 - 00:00

L'Institut Pasteur vient de mettre son test de détection du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) à la disposition de sept hôpitaux français, qui pourront ainsi "procéder plus directement à l'analyse des prélèvements" effectués sur les personnes classées comme "cas possibles" de pneumopathie atypique. Les laboratoires des hôpitaux de Caen, Limoges, Lyon, Marseille, Poitiers, Strasbourg et Toulouse, désignés par la Direction générale de la Santé, disposeront désormais du "protocole pour la détection du coronavirus" mis au point par l'Institut Pasteur, selon un communiqué diffusé vendredi par l'Institut qui a déjà analysé plus de 300 prélèvements pour la recherche de coronavirus. Ce même test sera également mis à disposition des 22 établissements étrangers du réseau international des Instituts Pasteurs et instituts associés, présents sur les cinq continents. Il s'agit d'un test de détection dérivé de celui mis au point par l'équipe de l'Institut Bernhard Nocht à Hambourg, en Allemagne. L'Institut précise par ailleurs que plusieurs sociétés lui ont proposé des collaborations pour le développement de tests de diagnostic. Ces propositions sont actuellement en cours d'examen. Cinq cas probables de SRAS ont été décelés en France, et un seul patient reste hospitalisé à Tourcoing, selon un bilan établi vendredi par l'Institut national de veille sanitaire. Onze cas font toujours l'objet d'analyses, et 366 ont pu être écartés. Dans le monde, la maladie a provoqué la mort de plus de 280 personnes, principalement en Asie.

AP : http://fr.news.yahoo.com/030426/5/35zot.html

SRAS : Le taux de mortalité réel serait deux fois plus important que celui officiellement annoncé
Jeudi, 01/05/2003 - 00:00

Le taux de mortalité du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) atteint 10 % soit près du double du taux de "5 à 6 %" évoqué vendredi par l'OMS, a affirmé samedi le professeur britannique Roy Anderson, de l'Imperial College de Londres, qui a mené sa propre étude. "Si on regarde précisément les chiffres de l'OMS (Organisation mondiale de la santé) sur le taux de mortalité (...), il s'élève, malheureusement à 10 %", a déclaré à la BBC radio ce professeur reconnu dans le domaine des maladies infectieuses. Il a notamment fondé son étude sur 1.400 cas de porteurs de la maladie à Hong Kong où 121 personnes sont mortes depuis le début de l'épidémie. Interrogé au cours de la même émission, un porte-parole de l'OMS, Dick Thompson, n'a pas confirmé ces chiffres, mais a reconnu qu'ils étaient plausibles. "Nous n'avons pas vu le rapport (du professeur Anderson) donc nous ne pouvons le commenter, nous pouvons toutefois dire qu'il (le professeur Anderson) est un professionnel du plus haut niveau et que tout chiffre qu'il annonce est vraisemblablement aussi proche que possible de la réalité", a-t-il reconnu. David Heymann, directeur du département des maladies transmissibles à l'OMS, a indiqué vendredi que le taux de mortalité du virus était passé de 4% des cas avérés à "5 à 6 %". Le professeur Anderson estime également que "nous avons un long chemin à parcourir pour apprendre comment combattre cliniquement cette maladie". Toutefois, il a souligné que certaines des "sombres et funestes prévisions" sur la propagation de la maladie étaient exagérées. Selon lui, il ne s'agit pas d'une maladie hautement transmissible et elle a été contenue dans la plupart des pays développés. "Mes inquiétudes portent sur les pays à forte densité de population, tels la Chine et l'Indonésie, où le système épidémiologique est d'une certaine façon limité" et sur les pays du tiers-monde où le suivi médical est restreint, a-t-il affirmé. L'épidémie de SRAS a fait plus de 290 morts et près de 5.000 cas à travers le monde, principalement en Chine, à Hong Kong et à Toronto (Canada).

Brève rédigée par @RT Flash

BBC : http://news.bbc.co.uk/1/hi/health/2977035.stm

Hypertension artérielle : le mode de vie est un facteur essentiel
Jeudi, 01/05/2003 - 00:00

Une large étude publiée dans le JAMA montre clairement qu'il est possible de mieux contrôler la pression artérielle en adoptant un style de vie plus sain et en favorisant un régime alimentaire équilibré. Ces mesures se traduisent par une réduction significative de la pression artérielle et donc du risque cardiovasculaire. L'objet de cette étude était d'évaluer l'intérêt d'une modification des comportements afin de réduire l'incidence de l'hypertension dans la population. Au total, 810 adultes sont entrés dans cet essai américain. Tous présentaient une pression artérielle « sub-optimale » (120-159 mm Hg / 80-95 mm Hg) mais ne prenaient pas de traitement antihypertenseur. Les approches étaient basées sur un contrôle du poids, la promotion de l'activité physique, la réduction de la consommation d'alcool ainsi que l'adoption d'un régime alimentaire plus sain en favorisant la consommation de fruits, légumes et produits laitiers. Sur le plan de la pression artérielle, la réduction de la pression artérielle systolique variait de 3,7 à 4,3 mm Hg. Alors que la prévalence de l'hypertension était de 38 % en début d'essai, elle était de 12 % à 17 % après six mois d'intervention. On a donc la preuve qu'un simple changement de mode de vie (suppression du tabac, diminution de l'alcool, alimentation moins salée et plus riche en fruits et légumes et exercice physique), permettrait de diminuer de moitié le nombre d'hypertendus et, consécutivement, de réduire sensiblement les accidents cardio-vasculaires, cela sans médicaments et donc sans alourdir les dépenses de santé et le déficit de la sécurité sociale !

Brève rédigée par @RT Flash

JAMA : http://jama.ama-assn.org/cgi/content/abstract/289/16/2083

Succès de la thérapie génique chez des souris diabétiques
Jeudi, 01/05/2003 - 00:00

Le diabète de type I concerne 5 à 10 % des 17 millions de personnes diabétiques aux Etats-Unis. Il se caractérise par une destruction auto-immune des cellules Bêta productrices d'insuline, que l'on retrouve en temps normal regroupées en îlots dans le pancréas. Et c'est justement des îlots de ce genre que des chercheurs américains et japonais ont réussi à recréer en un endroit complètement différent : le foie. Pour cela, Lawrence Chan, du Baylor College of Medicine, et ses collègues ont mis au point une thérapie génique utilisant le gène Neurod, qui régule la production d'insuline et la formation des îlots, associé au gène "betacellulin", qui stimule la croissance des cellules Bêta. Ils ont commencé par insérer ces deux gènes dans un adénovirus avant d'introduire la construction dans des souris rendues diabétiques. Au bout de 7 à 10 jours, le taux de sucre sanguin des souris est revenu à la normale et s'est maintenu pendant les quatre mois qu'a duré l'expérience. Afin de comprendre ce qui s'était passé au niveau cellulaire, les chercheurs ont examiné les foies des rongeurs et ont eu la surprise d'y découvrir non seulement des cellules Bêta actives, mais aussi des îlots entiers. L'équipe va maintenant tenter de reproduire ces résultats chez d'autres animaux et surtout in vitro. En effet, on ne sait pas exactement quelles cellules ont été transformées lors de la thérapie génique (cellules souches ou matures). Prélever des cellules Bêta ou des îlots, les manipuler en laboratoire et les réintroduire dans l'organisme, constituerait sans doute une voie plus sûre vers un éventuel traitement alternatif aux injections d'insuline ou à la transplantation.

HC : http://www.chron.com/cs/CDA/ssistory.mpl/health/1875974

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Homme
Anthropologie et Sciences de l'Homme
Europe : le déclin démographique
Jeudi, 01/05/2003 - 00:00

La population européenne des pays de l'Union atteint un tel degré de vieillissement que son déclin démographique est en marche. Cette tendance serait due en partie au fait que les femmes attendent plus longtemps avant leur premier enfant. En 2000 en effet, selon l'équipe de Wolfgang Lutz de l'Académie autrichienne des sciences à Vienne l'inertie démographique, en d'autres termes la structure de la pyramide des âges dans une population, est devenue négative. Concrètement, cela se traduit par une réduction du nombre de mères potentielles dans les générations futures. Selon Wolfgang Lutz, il s'agit d'un phénomène sans précédent ! « Il ne s'est jamais produit d'inertie démographique négative à grande échelle dans l'histoire de l'humanité jusqu'à présent. Aller à son encontre reviendrait à nager à contre-courant d'un phénomène inexorable de compression et de vieillissement de la population ». Autre facteur bien connu de ce vieillissement, le faible taux de la fécondité. En Europe il est de 1,5 enfants par femme, alors que pour assurer le simple renouvellement des générations il devrait se situer à 2,1. Lutz et son équipe ont estimé que si ce taux persistait jusqu'en 2020, on pourrait s'attendre à une diminution de la population d'environ 88 millions de personnes à l'horizon 2100. De sombres perspectives pour nos systèmes de retraites, de sécurité sociale et pour la croissance économique...

Destination Santé : http://fr.news.yahoo.com/030423/185/35trx.html

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