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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 308
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 27 Octobre 2004
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Egalement dans ce numéro
TIC
Les parlementaires définissent le cadre du dossier médical électronique
Londres opte pour le vote électronique
Matière
Flamanville, site d'implantation du réacteur nucléaire EPR
Espace
Einstein avait raison
Première fusée brésilienne dans l'espace
La Nasa va tester en orbite un engin robotisé clé pour l'exploration spatiale
Terre
Le courant du Pacifique El Nino étend ses effets jusqu'en Europe
L'humanité dilapide ses ressources naturelles, selon le WWF
Vivant
Des cellules-souche de la rétine se régénèrent après avoir été transplantées
Un virus récrit l'histoire de la vie
Génome humain : moins de gènes que prévu
Le génome du Tetraodon, poisson "cousin" de l'homme, décodé
Un simple défaut génétique lié à un ensemble de troubles graves du métabolisme
Première greffe aux Etats-Unis d'un rein trouvé par internet
La pollution automobile accroît les risques de crise cardiaque
Un lien entre le risque de schizophrénie et l'âge du père
Stress et agressivité : le cercle infernal
Edito
Appel à tous ceux qui innovent



Me voici donc de l'autre côté du miroir. Je viens de créer une S.A.S. (Société par Actions Simplifiée) dont le siège est à Paris. Au travers de ce cabinet-conseil en stratégie, je me mets, dès ce jour, à la disposition de tous les grands élus de France (Maires, Présidents de Conseils Généraux, de Conseils Régionaux et de structures intercommunales) pour les aider à imaginer et mettre en oeuvre les infrastructures et les usages publics les plus pertinents dans le domaine des Nouvelles Technologies.

Des lois essentielles dans les domaines des télécommunications et de l'Internet viennent d'être votées dans ces six derniers mois par le Parlement français. Ces textes, s'ils sont utilisés avec efficacité et bon sens par les collectivités, devraient permettre à la France de rattraper, enfin, son retard, si criant, dans ce domaine majeur pour l'avenir de notre Pays.

Ayant activement participé, comme Sénateur, au vote de ces lois et ayant conscience que ces textes complexes représentent une évolution politique et culturelle majeure, j'ai pensé qu'il était bien que l'un d'entre nous abandonne volontairement sa mission de législateur pour se mettre, du côté opérationnel, à la disposition de ceux qui vont devoir mettre en oeuvre ces textes. C'est, comme je vous l'ai déjà dit, ma façon à moi d'imaginer le SAV : le Service Après Vote.

Pour mettre en évidence auprès des élus que tous les Français doivent disposer, quel que soit leur lieu de résidence, d'un accès haut débit aux meilleures conditions technologiques et financières, j'ai la volonté de promouvoir auprès de tous les responsables des collectivités françaises tous les usages publics innovants apportés par les Nouvelles Technologies. Toutes les politiques publiques (aménagement de la ville, aménagement rural, transports publics, éducation, formation, santé, sécurité, social, économie, tourisme, logement, e-démocratie, etc...) seront fondamentalement changées, dans ces dix prochaines années, par une intrusion de plus en plus forte de cette société en réseau et des nouvelles technologies qui la portent dans tous les secteurs de l'action publique.

Pour convaincre tous les grands élus qui sont avant tout de grands pragmatiques, de la pertinence de ma démarche, je voudrais leur proposer, sur des territoires réduits (un quartier, un canton) de très nombreuses expérimentations d'usages publics de ces nouvelles technologies.

Or, par les multiples rencontres que j'ai eues jusqu'à ce jour, en qualité de rapporteur de la recherche et l'innovation françaises mais aussi des très nombreux messages reçus des dizaines de milliers de personnes qui, chaque semaine, lisent @RT Flash, je sais qu'il y a en France de très nombreux chercheurs, ingénieurs et chefs d'entreprises qui ont imaginé et mis au point des logiciels, des produits, des process et autres innovations qui pourraient améliorer la vie de nos concitoyens et le fonctionnement global de la cité, si les collectivités acceptaient d'expérimenter et mettre en oeuvre ces applications nouvelles des TIC.

C'est à eux que je m'adresse plus spécifiquement aujourd'hui. Si, avec sérieux et méthode, vous avez développé des produits, logiciels ou process innovants qui pourraient, avec réalisme et efficacité, faire évoluer la « vie publique » dans notre Pays, je vous demande de me faire parvenir par un e-mail (tregouet@chello.fr) un rapide descriptif (20 lignes maximum) de votre innovation, en joignant en document attaché toute documentation qui me permettrait de mieux comprendre votre proposition.

Je me ferai non seulement un devoir mais surtout un plaisir de transmettre aux responsables de collectivités les coordonnées de toutes les entreprises qui auront fait les propositions les plus pertinentes, les plus chargées de bon sens et de réalisme économique pour développer des usages publics nouveaux.

C'est en agissant ainsi que je voudrais être efficace et aider, en incitant, partout, les collectivités à expérimenter et déployer des usages publics nouveaux liés aux Nouvelles Technologies, à faire avancer notre Pays vers son avenir. Si nos Démocraties savent se sortir de la désespérance apportée par le 11 septembre 2001 et regarder avec objectivité les réels progrès que peuvent apporter à l'Humanité mais aussi à la Planète « Terre » les Nouvelles Technologies, je suis convaincu que, tous ensemble, dans notre vie publique comme dans notre vie privée, nous pourrons trouver de nouvelles raisons d'espérer.

C'est bien pour faire éclore cette espérance que je voudrais inciter tous les responsables des collectivités françaises, dont les moyens globaux sont fort importants, à s'impliquer avec force dans cette voie de l'avenir.

René TRÉGOUËT

Sénateur Honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat

Président de « René Trégouët et Associés » s.a.s.

P. S. : Les premiers pas de notre jeune entreprise semblent être très prometteurs. Aussi, pour répondre aux nombreuses attentes des collectivités, « RTA » (René Trégouët et Associés) recherche :

- plusieurs seniors consultants spécialisés en TIC et Internet et ayant déjà une forte expérience d'interventions auprès des collectivités (l'un d'entre eux pourrait devenir notre futur Directeur Général)

- des ergonomes, psychologues, anthropologues, etc... spécialistes des usages des nouvelles technologies.

Merci

S.V.P. : Envoyer vos réponses exclusivement par Internet à l'adresse : tregouet@chello.fr


TIC
Information et Communication
Les parlementaires définissent le cadre du dossier médical électronique
Jeudi, 28/10/2004 - 00:00

Fournir toutes les garanties de protection aux patients, tout en réglant les problèmes de conciliation Chaque assuré aura-t-il son dossier médical numérisé sur une clé USB ? C'est l'une des propositions formulées par l'OPESCT. Il préconise également d'ériger en délit toute communication de ce dossier aux assureurs ou aux employeurs.L'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPESCT) a rendu son rapport aux députés et aux sénateurs sur «les télécommunications à haut débit au service du système de santé». Il formule notamment des propositions pour faciliter et accélérer la mise en place du dossier médical partagé (DMP). Tout en essayant de replacer le patient au coeur du dispositif.Selon ses conclusions, «un titre spécifique aux données informatisées de santé devrait être créé au sein de la loi informatique et liberté». L'objectif serait de avec les règles de déontologie que doivent suivre les médecins.L'Office souligne en particulier la nécessité «d'ôter tout caractère marchand au dossier médical».Si ce dossier«est bien la propriété du patient, ce dernier ne peut en aucun cas en disposer à des fins marchandes», affirment les rapporteurs. Selon eux, il faut éviter qu'une personne ne revende les éléments contenus dans son dossier à des laboratoires, «qui pourraient ainsi soustraire du domaine public des éléments précieux pour la recherche».Utiliser le numéro Insee comme «identifiant unique» De même, ils proposent que la communication du dossier médical du patient à un employeur ou un assureur, même si le titulaire du dossier a donné son accord, soit «érigée en délit». Et ce pour dissuader ces acteurs de faire pression sur un futur souscripteur d'une assurance ou un futur salarié. Par ailleurs, l'OPESCT rappelle qu'un «identifiant national unique pour la consultation du dossier médical est une nécessité impérieuse». Ses rapporteurs préconisent d'utiliser le numéro Insee de chaque personne, «doublé toutefois d'une clé propre au patient afin que nul ne puisse accéder à son dossier sans son accord, sauf bien évidemment urgence médicale». Les informations contenues dans le DMP pourraient être stockées sur la carte Vitale. Mais les parlementaires envisagent également un couplage avec une clé USB pour les patients dont les dossiers sont les plus volumineux, en cas de de maladies lourdes ou chroniques. «La sécurité de ces dispositifs pourrait être assurée par le recours à identifiant biométrique, par exemple, l'empreinte digitale, qui présente l'avantage de pouvoir être utilisé même si le patient est inconscient», concluent les rapporteurs.

AN : http://www.assemblee-nationale.fr/

Londres opte pour le vote électronique
Jeudi, 28/10/2004 - 00:00

Après avoir instauré des péages autour de la City, le bouillonnant maire de Londres, Ken Livingston, s'est trouvé un nouveau cheval de bataille : imposer le vote électronique pour les prochaines élections locales de l'agglomération londonienne prévues pour mai 2008. Un appel d'offres sera lancé le 17 janvier 2005. L'idée n'est pas seulement de recourir à des machines à voter électroniques ou à une solution de vote en ligne, mais d'ouvrir la porte à toutes les possibilités d'expression du suffrage à distance. Dans un document publié mi-octobre le Greater London Authority, évoque ainsi le recours à des solutions de vote électronique multi-canaux. Celles-ci intégreraient, le vote en ligne (par Internet), le vote par SMS, le vote par téléphone fixe ou mobile ou même un vote qui pourrait passer par de la télévision numérique interactive. Le coût du projet n'est pas encore fixé, mais les autorités cherchent déjà à réaliser des économies d'échelle en couplant les scrutins locaux de 2008 et les élections européennes de 2009. Pour les électeurs qui souhaiteraient néanmoins se déplacer dans les bureaux de vote, l'utilisation des traditionnels bulletins « papier » restera d'actualité. Au Royaume-Uni, le vote en ligne a déjà fait l'objet de plusieurs expérimentations pour des élections locales, notamment à Sheffield et Liverpool en 2002 et 2003. Les électeurs étaient alors appelés à s'exprimer en envoyant des messages SMS depuis de leurs téléphones mobiles ou en utilisant des bornes de vote électronique installées un peu partout dans leurs localités.

OINet:http://www.01net.com/article/254555.html




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Matière
Matière et Energie
Flamanville, site d'implantation du réacteur nucléaire EPR
Jeudi, 28/10/2004 - 00:00

Electricité de France a choisi Flamanville (Manche) comme site d'implantation du réacteur nucléaire EPR. La réalisation du projet devrait s'échelonner sur cinq ans à compter de 2007.La décision a été annoncée jeudi en fin de matinée par EDF. Le président du conseil général de la Manche Jean-François Le Grand n'a pas caché sa satisfaction, évoquant une "bouffée d'oxygène" pour la situation économique du Cotentin. En revanche, le réseau "Sortir du nucléaire" a parlé d'une "République radioactive de la Manche" et dénoncé un "véritable coup de force anti-démocratique". Le président d'Electricité de France Pierre Gadonneix a "consulté le conseil d'administration du groupe à propos de la décision d'EDF d'implanter un réacteur tête de série EPR à Flamanville", a précisé la direction dans un communiqué diffusé en fin de matinée. "La Commission nationale de débat public sera saisie dans les prochains jours, conformément aux obligations légales".Cette décision intervient à l'issue d'une "large consultation des élus et des acteurs économiques des régions Basse-Normandie, Haute-Normandie et Rhône-Alpes", souligne Electricité de France.La sélection de Flamanville, "parmi les 20 sites de production nucléaire d'EDF, s'est imposée au regard de critères techniques spécifiques : les réserves foncières disponibles, les capacités de transport d'électricité pour évacuer l'électricité produite, les contraintes environnementales, les conditions d'accueil du chantier et de l'ouvrage", selon le groupe.En outre, ajoute-t-il, l'accueil du réacteur EPR à Flamanville fait l'objet d'un "fort consensus" des élus et des acteurs économiques locaux, notamment en raison des "retombées économiques localement attendues". Réacteur européen à eau pressurisée, l'EPR est le fruit d'une collaboration franco-allemande. Selon EDF, cette technologie avancée offre de "nouvelles évolutions, sur le plan de la sécurité, de l'environnement et des performances économiques"."Le lancement de l'EPR contribue à garantir l'indépendance énergétique de l'Europe dans les prochaines décennies", a estimé Pierre Gadonneix. "Ce choix d'investissement traduit la volonté d'EDF de maintenir sa place de premier producteur mondial d'électricité d'origine nucléaire".Jean-François Le Grand, président du conseil général de la Manche a jugé "important" que cette décision ait été prise, essentiellement "pour deux raisons". D'abord, "parce que ça a été un travail très consensuel et collectif où chacun a amené ses connaissances et son talent, ses sensibilités parce que nous avions besoin d'un investissement de cette nature dans le Cotentin" ; ensuite, "par rapport à l'investissement lui-même. La situation économique du Cotentin est comparable à quelqu'un qui est en état d'insuffisance respiratoire. L'EPR est une bouffée d'oxygène mais ça n'est pas le traitement", a-t-il dit. D'après "Sortir du nucléaire", de "lourdes inconnues subsistent concernant la sûreté du réacteur EPR". "Contrairement à ce qui est annoncé, même l'Autorité de sûreté française a pointé le système de récupération du coeur en cas de fusion", affirme le réseau ; Le réacteur EPR devrait fournir une électricité 10% moins chère que celle fournie par les réacteurs actuels et 20 % moins chère que celle des cycles combinés aux gaz les plus performants tout en réduisant de 15 % le volume des déchets nucléaires, selon Areva.

AP : http://fr.news.yahoo.com/041021/5/43x68.html

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Espace
Espace et Cosmologie
Einstein avait raison
Jeudi, 28/10/2004 - 00:00

Une équipe de scientifiques internationaux de l'Agence spatiale américaine (Nasa) et des chercheurs universitaires sont parvenus à effectuer les premières vérifications directes de la théorie de la relativité générale d'Albert Einstein. Selon la théorie de la relativité générale énoncée par Albert Einstein en 1916, de gros objets, comme la Terre, tournant sur eux-mêmes dans l'espace entraînent avec eux l'espace-temps un peu comme une boule de bowling tournant autour de son axe dans de la mélasse, a expliqué Erricos Pavlis du centre conjoint d'études de la Nasa (the Goddard Space Center) et de l'Université du Maryland, et l'un des deux scientifiques ayant réalisé les mesures. Si la Terre entraîne dans sa rotation l'espace-temps, cela devrait modifier l'orbite des satellites évoluant près d'elle, a-t-il ajouté. Partant de cette hypothèse, Erricos Pavlis et son confrère Ignazio Ciufolini de l'université de Lecce en Italie, ont réussi à mesurer cet effet appelé « entraînement des repères » ou effet de Lense-Thirring. Pour parvenir à ce résultat, ils ont précisément mesuré les déviations de l'orbite de deux satellites LAGEOS I et LAGEOS II à l'aide de rayon laser émis de stations terrestres. Ces satellites sont des objets passifs recouverts de rétro-réflecteurs de manière à réfléchir les pulsions lumineuses. "Nous avons découvert que les axes des orbites des deux satellites ont été modifiés de deux mètres par an dans la direction de la rotation terrestre", a précisé Erricos Pavlis. "Nos mesures correspondent à 99% (à plus ou moins 5%) de ce qui est prédit par les calculs réalisés selon la théorie générale de la relativité ", a-t-il affirmé. L'équipe de chercheurs a analysé les données obtenues par les mesures aux rayons laser sur une période de dix ans (1993-2003) en recourant à une méthode mise au point par Ignazio Ciufolini en 1993. Les mesures ont exigé l'utilisation d'un modèle extrêmement précis du champ gravitationnel de la Terre appelé "EIGEN-GRACE02S" mis au point récemment. Ces résultats, Ces résultats sont d'autant plus remarquables qu'ils ont été obtenus avec des moyens très modestes par rapport au lourd projet Gravity Probe de la NASA. La sonde Gravity Probe-B, mise en orbite le 20 avril dernier, devrait également vérifier encore plus précisément (1% de marge d'erreur) d'ici à plusieurs mois la théorie d'Einstein, le physicien américain d'origine allemande. Gravity, mise au point par l'université de Stanford (Californie, ouest) et construite par le groupe aéronautique Lockheed Martin, transporte quatre gyroscopes sophistiqués, chacun de la taille d'une balle de ping-pong, qui fourniront un système de référence espace-temps presque parfait. La mission de 600 millions de dollars, dont le projet remonte à 45 ans, doit durer environ seize mois. Pour tester la théorie de la relativité générale, GP-B a commencé à surveiller tout mouvement infime de l'axe d'orientation des gyroscopes grâce à un télescope orienté vers un point de référence, l'étoile IM Pegasi.

NS : http://www.newscientist.com/news/news.jsp?id=ns99996552

Première fusée brésilienne dans l'espace
Jeudi, 28/10/2004 - 00:00

Le Brésil a lancé avec succès samedi une fusée de sondage VSB-30 depuis sa base spatiale d'Alcantara (Maranhao) développée par le Centre technologique de l'Aéronautique (CTA) en collaboration avec l'Agence Spatiale Allemande (DLR-Moraba), a indiqué dimanche le CTA.La fusée, lancée samedi vers 13H30 locales (16H30 GMT), est un véhicule de sondage de deux étages et a deux moteurs: un propulseur S-30 et un booster S-31. Elle peut atteindre un apogé de 250 km, a une capacité de 400 kilos et peut faire un vol de jusqu'à six minutes en microgravité. La Mission "Cujana" comme elle a été baptisée, a été considérée un succès car la fusée a atteint son apogée en 10,5 minutes et est restée quatre autres minutes en microgravité, ont rapporté à la presse des techniciens du CTA situé à Sao José dos Campos (à 120 km de Sao Paulo). Le lancement a servi pour qualifier le modèle qui est actuellement proposé à l'Agence Spatiale Européenne (ESA) pour remplacer la fusée anglaise Skylark 7 comme véhicule de sondage de son programme d'expériences en microgravité. Selon le CTA, la charge utile a été calibrée pour avoir le même poids et le même centre de gravité que celui de la plateforme Texus, utilisée par l'ESA. Le succès de la mission Cujana permettra que les négociations en cours avec l'ESA se poursuivent. Le Brésil souhaite fournir un lot initial de 15 fusées. Les deux premiers vols opérationnels devront avoir lieu en novembre 2005 et mai 2006, tous deux pour des expériences européennes. Le prototype de la fusée VSB-30 a pratiquement été entièrement fabriqué par l'industrie privée brésilienne. Le CTA a seulement réalisé l'intégration des systèmes de fabrication du combustible solide, à Sao José dos Campos. Samedi, les habitants d'Alcantara ont pu suivre le vol de la fusée depuis les plages de la région, qui a provoqué une large traînée de fumée blanche. Le centre de lancement d'Alcantara, situé sur la côte de l'Etat du Maranhao, a été achevé en 1989. Il est idéalement situé, à la latitude 2°21 au sud de l'équateur, ce qui lui permet de mettre au mieux à profit la rotation de la terre et de réduire les coûts en combustible. Mais il ne peut lancer que des satellites pesant jusqu'à 500 kilos. Le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, avait affirmé après l'accident de 2003 que le programme spatial nucléaire ne serait pas abandonné. Le Brésil avait échoué dans ses deux tentatives précédentes de lancement de VLS en 1997 et 1999. Le Brésil et la Chine ont par ailleurs signé en juillet 1988 un protocole de coopération spatiale. En décembre 2003, le Brésil a signé un nouvel accord avec la Chine prévoyant la construction de deux satellites d'observation de la terre plus modernes que les CBERS-1 et CBERS-2 déjà lancés depuis la Chine, avec une meilleure résolution (de 5 mètres). Le premier est prévu pour 2008.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/041024/202/442av.html

La Nasa va tester en orbite un engin robotisé clé pour l'exploration spatiale
Jeudi, 28/10/2004 - 00:00

La Nasa va lancer dans les jours à venir un engin expérimental pour tester de nouvelles technologies de robotique dans l'espace sur lesquelles parie l'administration Bush pour réaliser à moindre coût son ambitieux programme d'exploration spatiale. C'est la première fois que les Etats-Unis vont mettre en orbite un véhicule qui va de façon entièrement autonome réaliser un rendez-vous orbital, a indiqué l'agence spatiale américaine (NASA). Initialement prévu mardi, le lancement a été retardé de quelques jours en raison de prévisions météorologiques défavorables. La prochaine fenêtre de lancement s'ouvrira le 4 novembre, a précisé le porte-parole en soulignant qu'il existait une petite possibilité dès jeudi 28 octobre en raison d'une amélioration attendue du temps. DART doit être lancé d'une fusée Pegasus à trois étages à environ 13.300 mètres d'altitude au-dessus de l'océan Pacifique où elle aura été transportée par un avion tri-réacteur Stargazer L-1011 au terme d'un vol de 58 minutes. DART (demonstrator to test future automomous rendez-vous technologies), est conçu pour tester les technologies nécessaires de rendez-vous entre vaisseaux spatiaux ou effectuer des manoeuvres de proximité, a expliqué la NASA. "Il s'agit d'une étape clé pour tester et développer ces technologies pour le programme spatial américain et pour réaliser sa vision d'exploration de l'espace", ajoute la Nasa. Le président George W. Bush avait annoncé en janvier l'objectif d'un retour sur la Lune d'ici 2020, et à plus long terme d'une mission habitée sur Mars, proposant de financer ce projet par une élimination progressive des programmes existants et le recours à la robotisation, nettement moins onéreuse. "Nous devons pouvoir transporter des cargaisons jusqu'à la station spatiale, sur la Lune et Mars dans des engins entièrement robotisés", a insisté lundi Jim Snoddy, le responsable de la mission DART. Sans aller aussi loin, les technologies que va tester le prototype DART, devraient aussi permettre de réparer des satellites et d'approvisionner des astronautes en mission dans l'espace à des coûts beaucoup plus faibles. L'utilité d'engins entièrement robotisés dans l'exploration spatiale est devenue encore plus criante avec le gel des vols des navettes spatiales américaines depuis l'accident de Columbia en février 2003 qui force la Nasa à dépendre d'engins robotisés russes pour approvisionner la station orbitale internationale. Depuis le premier rendez-vous orbital de deux capsules Gemini en 1965, le programme spatial américain a toujours utilisé des astronautes pour effectuer des arrimages de vaisseaux dans l'espace, réparer des satellites ou approvisionner l'ancienne station orbitale russe Mir et jusqu'au début 2002 l'actuelle station spatiale internationale. Bien que le programme DART n'aura aucune application dans la mission de la Nasa pour réparer le télescope vieillissant Hubble en 2007, l'agence spatiale compte tirer profit des tests que va conduire l'engin robot notamment sur le guidage, le maintien des positions et les manoeuvres dans l'espace. DART --1,82 mètre de long sur O,92 mètre de diamètre et un poids de 363 kg --, sera amenée par Pegasus sur une orbite polaire de 750 Km d'altitude où il pourra établir de façon entièrement autonome un rendez-vous avec un satellite militaire évoluant à 760 Km au-dessus de la Terre durant une mission devant durer au total 24 heures.

NASA : http://www.nasa.gov/mission_pages/dart/spacecraft/

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Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
Le courant du Pacifique El Nino étend ses effets jusqu'en Europe
Jeudi, 28/10/2004 - 00:00

El Nino, le grand courant du Pacifique Sud, et les phénomènes climatiques qu'il engendre dans cette partie du monde influencent également le climat en Europe, selon les travaux de chercheurs de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ), qui ont notamment étudié les hivers très froids des années 1940 à 1942.Lors de leur marche vers Moscou, en 1941, les troupes allemandes avaient été surprises par une arrivée précoce et violente de l'hiver. Ce dernier a d'ailleurs été très rude dans une majeure part de l'Europe puisqu'il a été le plus froid de tout le siècle dernier. En même temps, le Pacifique tropical connaissait une série de phénomènes liés à El Nino particulièrement marqués.Selon l'étude du chercheur suisse Stefan Brönnimann, de l'EPFZ, on peut aujourd'hui montrer que les hivers européens extrêmement froids et un puissant El Nino ne sont pas de simples coïncidences mais bien des phénomènes physiquement et climatiquement corrélés.Les années 1940 à 1942 ont été en Europe particulières à divers égards. On a en effet noté, en même temps que des hivers froids en Europe, des étés particulièrement chauds en Alaska et de basses températures dans le Pacifique Nord. Les oscillations de température dans la stratosphère (environ 16 à 50km d'altitude) ont également été fortes : haute températures sur l'Arctique, faible vortex (tourbillon) sur l'Arctique, augmentation de la couche d'ozone sur l'Arctique et l'Europe.Selon les climatologues de l'EPFZ, il est possible d'expliquer ces événements par des modifications de l'écoulement des vents d'ouest aux latitudes moyennes. Un El Nino puissant influence fortement la dépression des Aléoutiennes dans le Pacifique Nord. Une réaction en chaîne se déclenche alors qui amène une faible dépression sur l'Islande et l'Atlantique Nord et un faible vortex polaire dans la stratosphère. En même temps se renforce dans la stratosphère le transport d'un air riche en ozone des Tropiques en direction de l'Arctique.Selon l'étude de l'EPFZ, les oscillations des conditions météo-climatiques au début des années 40 montrent que le déroulement de El Nino à l'ouest de l'Amérique du Sud peuvent avoir des conséquences à très large échelle jusqu'en Europe. Ces oscillations peuvent revenir en tout temps, avec des effets tout aussi marqués qu'ils l'ont été au cours des années du guerre, notent encore les climatologues.

AP : http://fr.news.yahoo.com/041020/5/43vxt.html

L'humanité dilapide ses ressources naturelles, selon le WWF
Jeudi, 28/10/2004 - 00:00

La population mondiale consomme environ 20 % de ressources naturelles de trop par rapport à ce que la planète peut produire, a averti jeudi le Fonds mondial pour la nature (WWF), dans son "Rapport Planète Vivante". "Nous dépensons notre capital nature plus vite qu'il ne peut se régénérer", a déploré le directeur général de l'organisation écologiste, Claude Martin. "Nous accumulons une dette écologique que nous ne serons pas en mesure d'honorer à moins que les gouvernements ne rétablissent l'équilibre entre notre consommation de ressources naturelles et la capacité de la Terre à les renouveler". Pour évaluer l'impact des activités humaines sur les ressources agricoles, marines et énergétiques, le WWF définit une "empreinte écologique" qui mesure la pression exercée par l'espèce humaine. Selon ce calcul, l'empreinte de chaque être humain est équivalente à une superficie de 2,2 hectares, alors que la Terre ne peut offrir que 1,8 hectare. Cette empreinte s'est élargie de 250 % depuis 1961, selon le WWF. "Cela signifie que nous dévorons le capital biologique de notre seule planète", a déclaré M. Martin à la presse. Le WWF s'inquiète particulièrement de la croissance continue de la consommation de combustibles polluants (pétrole, gaz et charbon), qui a progressé de 700 % entre 1961 and 2000. L'empreinte la plus large est laissée par les habitants des Emirats arabes unis, avec près de 10 hectares, du fait de la forte consommation énergétique de ce pays (70 % du total de l'empreinte). Les Etats-Unis et le Koweït suivent avec plus de neuf hectares, devant l'Australie (7,7 ha), la Suède et la Finlande (7 ha), l'Estonie et le Canada. Les deux pays nordiques ont une consommation énergétique relativement faible (environ 15 % de leur empreinte), mais leur industrie du bois coûte cher aux ressources forestières, selon le WWF. La France est 12ème, avec une empreinte de près de 6 ha. Les 1,3 milliard de Chinois ont une empreinte qui mesure 1,5 ha, soit moins que la limite mondiale, le contrôle des naissances ayant restreint l'impact de la croissance industrielle du géant asiatique, qui se retrouve en milieu de classement. La hausse des prix du pétrole pourrait avoir un impact positif en rendant plus rentables les autres sources d'énergie, a souligné l'un des auteurs du rapport, Jonathan Loh. Les chocs pétroliers des années 1970 ont réduit la consommation énergétique et les niveaux de pollution atmosphérique de façon temporaire, selon le rapport. Mais la hausse des prix pétroliers a eu également pour effet d'accroître la production de charbon, une énergie plus polluante que le pétrole. La démographie, la consommation et les systèmes de production utilisés pour transformer les ressources naturelles en énergie ou en produits finis déterminent la taille de l'empreinte écologique des habitants. Des moyens de production alternatifs pourraient donc permettre de rétablir l'équilibre entre la consommation et les ressources. "La technologie aura un impact énorme pour déterminer si la Terre peut subvenir durablement aux besoins de la population mondiale", a souligné M. Loh.

CDNC : http://www.commondreams.org/news2004/1021-10.htm

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Des cellules-souche de la rétine se régénèrent après avoir été transplantées
Jeudi, 28/10/2004 - 00:00

Des cellules-souche humaines transplantées dans la rétine de souris et de poussins se sont régénérées ce qui pourrait ouvrir la voie à des traitements des maladies dégénératives de l'oeil, selon une étude publiée aux Etats-Unis. "Nous avons transplanté des cellules-souche humaines très tôt dans le développement des animaux quand tous les éléments nutritifs et les signaux nécessaires pour les différencier étaient encore présents", a expliqué Brenda Coles, chercheuse travaillant avec le professeur Derek van der Kooy de l'Université de Toronto (Canada) dans une recherche dont les résultats ont paru dans les annales de l'Académie nationale américaine des sciences. "Quand les yeux des souris et des poussins ont achevé leur développement les cellules-souche humaines avaient survécu et formé des cellules qui dans la rétine réfléchissent la lumière et les images", a-t-elle ajouté. Les résultats de ces recherches devraient avoir des applications pour les futurs traitements des dégénérescences de l'oeil telles que la rétinite pigmentaire et la dégénérescence maculaire mais "cela sera long", a estimé cette scientifique. Désormais cette équipe de chercheurs cherche à savoir si des cellules de la rétine de souris saines continuent de se régénérer normalement quand elles sont transplantées dans les cellules jouant le rôle de photorécepteur chez des souris souffrant de maladie génératives de l'oeil.

PNAS : http://www.pnas.org/papbyrecent.shtml

Un virus récrit l'histoire de la vie
Jeudi, 28/10/2004 - 00:00

Mimivirus n'était, jusqu'à présent, rien d'autre qu'une bizarrerie de la nature : un virus gigantesque, plus imposant que certaines bactéries. Depuis que des chercheurs français en ont séquencé le génome, comme annoncé vendredi 15 octobre dans la revue Science, il suscite un vif émoi dans la communauté scientifique. Selon l'expression d'une biologiste canadienne, Mimivirus serait même "un chaînon manquant dont on ignorait qu'il manquait". Stupéfiante par sa taille très inhabituelle, la bestiole l'est plus encore par son patrimoine génétique, dont la complexité surprend des biologistes. Au point de relancer le débat sur la caractérisation - vivants ou non - des virus. Et d'envisager la création d'un quatrième domaine pour décrire le monde du vivant.Depuis les années 1970 et les travaux du microbiologiste américain Carl Woese, les êtres vivants sont classés en trois grandes catégories : les eucaryotes (dont les hommes, les animaux, les plantes, etc.), les bactéries et les archæa (une catégorie de micro-organismes). Cette grande classification pourrait devoir être réécrite : Mimivirus pourrait, en effet, être le représentant d'une quatrième branche de l'arbre de la vie. Découvert en 1992 dans le système de ventilation de l'hôpital de Bradford (Royaume-Uni), le virus géant a résisté plus de dix ans à la curiosité et aux investigations des scientifiques. Transmis à une équipe de chercheurs français spécialisée dans l'étude de ces micro-organismes "fastidieux", Mimivirus a, là encore, tardé à révéler sa véritable identité. C'est, en définitive, l'observation au microscope électronique qui a permis, en 2003, de mettre au jour la nature virale de cette entité. Le matériel génétique de Mimivirus réserve d'autres surprises. "Les premières estimations de la taille du génome de Mimivirus donnaient 800 000 paires de bases, c'est-à-dire presque trois fois celle des plus gros génomes de virus connus, dit Jean-Michel Claverie, directeur du laboratoire Information génomique et structurale (CNRS), coordinateur du séquençage de Mimivirus. Cette estimation a été revue à la hausse, à environ 1,2 million de paires de bases." Et ce, alors que la majorité des virus à ADN sont pourvus d'un génome de quelques dizaines de milliers de paires de bases seulement. Outre sa longueur inhabituelle, le génome de Mimivirus se révèle être, selon les termes de M. Claverie, "extraordinairement complexe". Doté de plus de 1 200 gènes, il est aussi élaboré que ceux de certaines bactéries. Surtout, outre la quantité de matériel génétique, la présence de certaines séquences remet en question la définition même de la notion de virus."On trouve dans le génome de Mimivirus une dizaine de gènes environ qui ont trait à la synthèse de protéines", dit M. Claverie. En l'état de leurs travaux, les chercheurs pensent cependant que Mimivirus n'est pas capable, sans le concours de la cellule hôte, de synthétiser seul ses protéines. Il concourt cependant à cette synthèse de manière très étonnante pour un virus puisqu'il est capable de la "moduler", selon l'expression de M. Claverie. Ultime surprise : les chercheurs ont identifié, dans le génome de Mimivirus, sept gènes communs à tous les organismes vivants actuels appartenant aux trois grands domaines de la vie. "En analysant ces sept gènes, nous avons montré que Mimivirus ne provient pas des eucaryotes, des bactéries ou des archæ, résume M. Raoult. Nous pensons, mais cela demeure à confirmer, que Mimivirus est le représentant d'un quatrième domaine de la vie, celui des gros virus à ADN." Au contraire, une part des biologistes considère les entités virales comme des biomolécules issues de génomes bactériens ou cellulaires et non comme des organismes vivants à part entière. La découverte et le séquençage de Mimivirus devraient relancer et faire avancer ce débat, qui tient à la définition même de la vie.

Le Monde : http://www.lemonde.fr/

Génome humain : moins de gènes que prévu
Jeudi, 28/10/2004 - 00:00

Le 26 juin 2000, l'annonce solennelle de la fin du décryptage du génome humain (ensemble des gènes) avait été proclamée dans plusieurs grandes capitales du monde. En février 2001, la carte du génome humain avait été publiée durant la même semaine par les revues Science et Nature. Trois ans et demi plus tard, la revue Nature annonce aujourd'hui que «le séquençage du génome humain est presque terminé». Sur la première carte publiée en 2001 figuraient encore 150 000 portions des séquences non identifiées, soit 10% du génome. Aujourd'hui ce pourcentage est ramené à moins de 1% avec 341 portions non résolues, soit 400 fois moins qu'il y a trois ans.En réalité, le consortium international de séquençage du génome humain (IHGSC) n'a pas fini le décryptage. Près de 99% de notre code génétique a été séquencé. Dans la partie du génome que l'on sait aujourd'hui séquencer (la partie dite euchromatique) et qui représente près de 80% de la totalité, il reste encore 341 «trous» et le nombre d'erreurs a été réduit. Ces résultats vont au-delà des objectifs fixés par le projet initial. Mais il existe une partie du génome que les techniques actuelles de séquençage basées sur le découpage aléatoire de séquences («shotgun») ne parviennent pas à investir. Cette partie dite hétérochromatique est en effet composée de séquences répétées d'ADN non codant, autrement dit de l'ADN qui ne constitue pas des gènes. Elle est à l'heure actuelle encore totalement inconnue. La plus grande inconnue réside dans les centromères (constriction du chromosome) où est concentrée l'essentiel de l'hétérochromatine. Les centromères abritent des séries de séquences nucléotidiques courtes mais qui se répètent en chaîne, parfois sur plusieurs millions de bases, rendant impossible l'établissement d'une carte précise. Cette nouvelle étape du décryptage du génome humain a permis de revoir une nouvelle fois à la baisse le nombre de gènes chez l'homme. La fourchette admise aujourd'hui est comprise entre 20 000 et 25 000 gènes, soit près de deux fois moins qu'en 2001. L'homme n'a guère plus de gènes que le petit nématode des sols C. elegans (19 500 gènes) et moins que la plante naine Arabidopsis (27 000 gènes).

BBC: http://news.bbc.co.uk/2/hi/science/nature/3760766.stm

Le génome du Tetraodon, poisson "cousin" de l'homme, décodé
Jeudi, 28/10/2004 - 00:00

Le génome du poisson Tetraodon nigroviridis (poisson-ballon) a été décodé, "révélant la structure du génome de l'ancêtre commun à l'homme et aux poissons", rapporte une étude réalisée par une équipe internationale et publiée dans la revue britannique Nature .L'analyse des 21 chromosomes - plus petit génome connu de vertébré - du Tetraodon fournit des enseignements importants sur notre propre évolution, car si notre propre génome est huit fois plus grand que celui de ce poisson, les gènes des deux espèces "partagent de grandes similarités de séquences", a souligné le CNRS dans un communiqué. Ce séquençage, réalisé par un consortium international coordonné par le groupe Jean Weissenbach (CNRS-Genoscope), couvre 90% du génome du Tetraodon. C'est la première fois, pour un poisson, que "la plupart des gènes identifiés (...) ont été localisés" sur les chromosomes, a ajouté le CNRS. Les auteurs de l'étude, par ailleurs, ont trouvé des gènes "que l'on pensait absents chez le poisson" et identifié "900 gènes non encore identifiés chez l'homme", en comparant les deux génomes. Le séquençage, ont encore précisé les scientifiques, a permis également pour la première fois de comparer l'organisation chromosomique des génomes de mammifères et de poissons, "deux lignées dont le dernier ancêtre commun vivait à l'ère Paléozoïque, il y a environ 450 millions d'années". Leurs recherches ont enfin permis de reconstituer la structure du génome de l'ancêtre de ce type de poissons, aujourd'hui disparu. Selon les chercheurs, il disposait de 12 chromosomes et ressemblait beaucoup à celui du Tetraodon moderne, "ce qui est surprenant compte tenu des centaines de millions d'années écoulées entre les deux espèces", estime Jean Weissenbach. "En revanche, ajoute-t-il dans un communiqué, pendant la même période, le génome de la lignée qui mène à l'espèce humaine a subi des remaniements considérables". En bref, l'analyse du génome du Tetraodon a permis de "révéler une partie de l'histoire évolutive de l'espèce humaine depuis notre dernier ancêtre commun avec les poissons", a-t-il dit. Ce séquençage, selon un commentaire publié par John Mulley et Peter Holland dans Nature, est "important car la comparaison de ce génome avec ceux d'autres animaux fournit une masse d'informations sur l'évolution d'un génome" et parce qu'il permet de "déduire l'organisation génomique d'espèces disparues". Une douzaine d'espèces animales seulement ont eu leur ADN séquencé jusqu'à présent. Parmi les universités ayant collaboré avec le Genoscope figurent notamment le Broad Institute du Massachusetts Institute of Technology (MIT) et l'Université Harvard.

Génoscope : http://www.genoscope.cns.fr/externe/English/Actualites/Presse/201004_1.html

Un simple défaut génétique lié à un ensemble de troubles graves du métabolisme
Jeudi, 28/10/2004 - 00:00

Une simple modification génétique de la mitochondrie, la centrale d'énergie des cellules, d'une personne peut contribuer à un ensemble de maladies graves comme l'hypertension artérielle, un taux de cholestérol élevé et d'autres troubles du métabolisme, selon une étude publiée jeudi aux Etats-Unis.La mutation observée affecte les gènes de la mitochondrie qui sont transmis de la mère aux enfants, précisent ces chercheurs dans la revue Science datée du 22 octobre. L'équipe dirigée par Richard Lifton, de l'Institut médical Howard Hughes en est arrivé à cette conclusion en conduisant des recherches sur 142 membres de quatre générations d'une même famille en commençant par une femme qui souffrait d'une insuffisance de magnésium dans le sang. Plusieurs membres de sa famille avait le même problème. Cette étude a montré une claire corrélation entre une mutation rare des gènes de la mitochondrie chez ces 142 personnes et un ensemble de maladies du métabolisme. Cependant la présence de cette mutation génétique n'a pas entraîné chez ces 142 membres de la famille l'ensemble des symptômes --hypertension artérielle, taux élevé de cholestérol et des triglycérides, résistance à l'insuline et obésité-- qui paraissent y être liés, indiquant que d'autres facteurs doivent jouer un rôle. Les fonctions mitochondriales déclinent avec l'âge chez les personnes normales ce qui pourrait ainsi expliquer la fréquence de ces troubles du métabolisme dans une grande partie de la population, soulignent ces chercheurs. Mais "cette découverte accroît la possibilité que tous les troubles et maladies du métabolisme résultent de l'altération des fonctions mitochondriales", a estimé le Dr. Richard Lifton, également professeur de génétique à l'Université de Yale. "Des études épidémiologiques conduites ces vingt dernières années ont montré que l'hypertension artérielle, un taux élevé de cholestérol et de triglycérides, insuffisance de magnésium, le diabète et l'obésité tendent à se grouper mais de façon complexe", a-t-il aussi observé. "Tous ceux ayant l'un de ces troubles ne souffre pas forcément des autres", a poursuivi Richard Lifton. "Le processus d'héritage génétique est complexe et on ne sait pas comment sa fonctionne", a-t-il avoué. Cette dernière recherche pourrait indiquer que la fonction mitochondriales est le lien entre toutes ces maladies, a ajouté ce chercheur, soulignant que le prochain objectif est de découvrir comment une mutation des gènes de la mitochondrie provoque tous ces troubles du métabolisme.

BBC :http://news.bbc.co.uk/2/hi/health/3762664.stm

Première greffe aux Etats-Unis d'un rein trouvé par internet
Jeudi, 28/10/2004 - 00:00

Un Américain de 58 ans a subi mercredi la première greffe de rein effectuée aux Etats-Unis avec un organe trouvé sur un site Web privé spécialisé dans le don d'organes. Bob Hickey, originaire du Colorado, a reçu un des reins de Robert Smitty, 32 ans, du Tennessee, après une opération de quatre heures à l'hôpital presbytérien Saint-Luc de Denver. Les médecins avaient tout d'abord refusé d'effectuer l'opération quand ils ont appris que l'organe avait été trouvé par les services d'un site web privé, appelé MatchingDonors.com. Ils ont ensuite accepté après que les médias eurent été alertés et que Hickey leur eut expliqué que Smitty effectuait ce don d'organe par charité, sans contrepartie financière. La liste d'attente officielle de l'organisme chargé des dons d'organes, United Network of Organ Sharing, compte 80.000 personnes. De plus en plus de malades en attente d'un organe utilisent les services privés dont des sites web. La société gérante du site MatchingDonors.com souligne qu'elle fonctionne sans but lucratif et réinvestit la totalité de ses honoraires dans ses services. Le site, opérationnel depuis janvier, compte une dizaine de personnes en attente d'un organe.

Reuters : http://fr.news.yahoo.com/041021/85/43x8j.html

La pollution automobile accroît les risques de crise cardiaque
Jeudi, 28/10/2004 - 00:00

Les personnes prédisposées à des crises cardiaques triplent les risques d'infarctus quand elles sont dans le trafic automobile, qu'elles se trouvent dans une voiture, un bus, sur une moto ou un vélo, selon une étude réalisée en Allemagne et publiée mercredi dans la revue médicale américaine, The New England Journal of Medicine (NEJM).Les chercheurs ont interrogé un groupe de 691 personnes, en majorité des hommes ayant survécu à une attaque cardiaque, dont 70% étaient âgés d'au-moins 55 ans, et vivant dans les environs d'Augsburg, une ville au sud-ouest de l'Allemagne avec 260.000 habitants. Elles ont été questionnées sur leurs activités pendant les quatre jours ayant précédé leur infarctus. L'étude a également éliminé les effets de l'exercice vigoureux pour ceux qui faisait du vélo aussi bien que le stress matinal auquel on lie des attaques cardiaques. Les sujets étaient surtout en déplacement dans Augsburg mais aussi pour d'autres dans des villages et sur des routes de campagne. L'analyse des réponses a montré que les personnes du groupe avaient trois fois plus de chances d'avoir une crise cardiaque dans l'heure suivant leur présence dans le trafic automobile que durant leurs activité loin du trafic, ont indiqué ces chercheurs. "Le plus surprenant c'est l'effet immédiat du trafic --moins d'une heure-- et son ampleur", a souligné le Dr. Annette Peters, qui dirigeait l'équipe de chercheurs. Nombre de recherches ont établi depuis longtemps le lien entre les maladies respiratoires et la pollution atmosphérique. Mais depuis ces dernières années des études ont révélé que des particules microscopiques de substances polluantes en suspension dans l'air affectent aussi le coeur et les vaisseaux sanguins. L'étude allemande, financée en partie par l'Agence américaine pour la protection de l'environnement (EPA), met en lumière le risque immédiat d'attaque cardiaque provoquée par la pollution. Cela pourrait s'expliquer selon ces chercheurs par un réflexe du système cardio-vasculaire au contact de micro-contaminants en suspension dans l'air pouvant perturber le rythme cardiaque.

NEJM : http://content.nejm.org/cgi/content/short/351/17/1721

Un lien entre le risque de schizophrénie et l'âge du père
Jeudi, 28/10/2004 - 00:00

Les enfants dont les pères sont les plus âgés ont un risque plus élevé de développer une schizophrénie, selon une étude publiée dans le British Medical Journal. Cette étude a impliqué plus de 700.000 personnes nées en Suède entre 1973 et 1980. L'analyse était basée sur les dossiers médicaux de personnes admises à l'hôpital entre 1989 et 2001 avec un diagnostic de schizophrénie ou d'autre psychose non affective. Les auteurs ont mis en évidence une association forte entre l'augmentation de l'âge paternel au moment de la conception et le risque de schizophrénie pour l'enfant qui restait significatif après ajustement pour d'autres facteurs confondants. Pour chaque augmentation de 10 ans de l'âge paternel, le risque relatif de schizophrénie était de 1,47 (IC 95 % = 1,23-1,76). Cette association était significative seulement chez ceux qui n'avaient pas d'antécédents familiaux de schizophrénie. Globalement, 15,5 % des cas de schizophrénie dans ce groupe pourraient avoir été liés à des patients dont le père était âgé de plus de 30 ans à la conception, expliquent les auteurs.

BJM : http://bmj.bmjjournals.com/

Stress et agressivité : le cercle infernal
Jeudi, 28/10/2004 - 00:00

Pourquoi est-il si difficile de stopper un cycle de violence ? Un élément de réponse se trouve peut-être dans le fonctionnement même de notre système nerveux. C'est ce que pensent le Dr Menno Kruk du Leiden/Amsterdam Center for Drug Research, aux Pays-Bas, et ses collègues hongrois de l'Institute of Experimental Medicine de Budapest. L'expérience qu'ils ont menée ensemble a consisté à stimuler électriquement, chez des rats, la zone de l'hypothalamus liée à l'agressivité. Car l'hypothalamus est la partie du cerveau qui orchestre les relations entre système nerveux et système hormonal. Résultat, le rongeur a produit presque instantanément l'hormone de stress, la corticostérone. Or précisent les auteurs, cette dernière "n'est habituellement libérée que lorsque le rongeur se trouve face à une situation très stressante, comme en présence d'un autre rat par exemple". Un phénomène d'autant plus intéressant que l'inverse a également été observé. "L'injection de corticostérone a entraîné chez l'animal un comportement clairement agressif". A terme conclut le Dr Kruk, "cette découverte" -si elle est confirmée sur l'homme n.d.l.r.- pourrait ouvrir la voie à un meilleur traitement de la violence pathologique".

BN : http://www.apa.org/journals/bne/1004ab.html#18

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