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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 584
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 10 Février 2011
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Egalement dans ce numéro
TIC
La téléprésence immersive entre à l'université
Un accord-cadre sur la numérisation et l'exploitation de 500 000 livres épuisés
Quand les appareils nomades encouragent à la lecture
Les opérateurs mobiles se fédèrent pour lancer un nouveau moyen de paiement
Avenir
La robotique, prochain moteur de la croissance économique ?
Les nanoparticules, lubrifiants du futur…
Un robot aide un étudiant malade à assister aux cours à distance !
Matière
Un nouveau matériau pour faire le plein d' hydrogène
EDF signe son plus grand projet solaire
Deux nouveaux matériaux pour des batteries plus performantes
Espace
Une galaxie datant de l’aube des temps !
Un système solaire complet découvert par Kepler
Terre
Les eaux de l'Arctique atteignent une température sans précédent
La 1ère ferme de culture aéroponique au Moyen Orient
Vivant
Santé : les capteurs alertent sur les changements imprévus d'habitudes
Nouvelle avancée dans la lutte contre les tumeurs cérébrales
Cancer du sein : l’environnement professionnel en accusation
Reconstitution de tissu hépatique à partir de cellules de foie
Un ECG en 30 secondes pour un diagnostic plus rapide
Edito
La France mise sur l'éolien marin



Nicolas Sarkozy, en visite aux chantiers de construction navale STX de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) a annoncé le 25 janvier un appel d'offres géant, portant sur l'installation de 600 éoliennes au large des côtes françaises.

Ce parc représente une puissance installée de 3000 mégawatts (MW), soit la capacité de près de deux réacteurs nucléaires EPR et une production électrique annuelle moyenne qui devrait représenter plus de 2 %  de la consommation totale d'électricité prévue en 2020. Cet appel d'offres représente un investissement de 10 milliards d'euros pour les industriels candidats, soit un coût de construction d'environ 3,5 millions d'euros par mégawatt. Il sera ouvert au deuxième trimestre de 2011.

Avec le Grenelle de l'environnement, le gouvernement s'est fixé pour objectif de porter à 23 % la consommation d’énergie renouvelable d’ici à 2020. "Cet objectif ne sera pas atteint sans l’exploitation des ressources des océans", estime le ministère de l'Écologie. La France a donc prévu d'installer 25 000 MW d'ici 2020 – 6 000 MW pour l'offshore et 19 000 MW pour l'éolien terrestre.

 Selon la Direction générale de l'énergie et du climat, le coût moyen de l'électricité éolienne s'élève à 3,5 millions par mégawatt en mer, alors que celui de l'éolien terrestre est de l'ordre de 1,5 million d'euros. Mais ce coût est compensé par les conditions climatiques : un vent plus fort et plus régulier et les performances techniques des éoliennes offshore (dont la pointe des pales arrive presque en bas du mât), beaucoup plus élevées.

Pour mieux comprendre les enjeux économiques et énergétiques de l'éolien marin, il faut savoir qu'une éolienne marine de 5 MW de puissance va produire, en moyenne, 50 % d'électricité en plus que son homologue terrestre, soit environ 18 millions de kWh par an, ce qui représente la consommation électrique moyenne  de plus de 6 000 foyers (hors chauffage) ou encore la consommation électrique annuelle de 10 000 petites voitures électriques roulant 10 000 km par an.

Les candidats retenus pour cette première tranche de l'appel d'offres seront sélectionnés en 2012, a ajouté Nicolas Sarkozy. Cinq zones de développement ont d'ores et déjà été définies, situées sur la façade Atlantique et la Manche, entre Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) et Le Tréport (Seine-Maritime). «Notre objectif est de faire émerger une filière nationale performante pour construire ces moyens de production et également se projeter à l'export», a déclaré le chef de l'Etat, précisant que ce premier appel d'offres a été reporté pour que «les industriels du secteur se structurent».

Le président de la République pose ainsi la première pierre d'un chantier très ambitieux. Contrairement à des pays voisins comme le Royaume-Uni ou le Danemark, la France ne possède à ce jour aucun parc éolien offshore, alors qu'elle dispose d'une immense façade maritime de 3500 kilomètres.

Pour le cabinet de consulting Capgemini, qui a publié récemment une étude sur le potentiel du tissu industriel français en matière d'éolien pour le Syndicat des énergies renouvelables (SER) et l'Ademe, la construction de parcs offshore dopera le projet de la France de se doter d'une filière nationale de l'éolien. «Les industriels français ont les capacités de conception et de construction de l'ensemble des composants d'une éolienne», conclut cette évaluation. Autrement dit, les entreprises françaises, fortes de leurs compétences dans certains secteurs comme la métallurgie, la mécanique, l'aérodynamique, le BTP ou l'électronique, présentent tous les atouts nécessaires pour constituer une filière compétitive, tant au niveau national qu'international.

Cette analyse est partagée par PricewaterhouseCoopers. Dans un un rapport publié en décembre dernier, le cabinet de consulting soulignait les «atouts de la France» pour rattraper son retard, à condition toutefois de «lancer rapidement l'appel d'offres». 

 L'Europe a installé 308 éoliennes en mer en 2010, soit 51 % de plus que l'année précédente. Au total, 883 mégawatts (MW) de nouvelles capacités de production d'électricité à partir d'éoliennes en mer ont été installées en 2010, dans neuf fermes éoliennes réparties dans cinq pays. Cela a représenté un investissement de 2,6 milliards d'euros,

Fin 2010, on comptait 1136 éoliennes en mer d'une capacité de production totale de 2964 MW en Europe. Le seul Royaume-Uni vise la construction de 3500 éoliennes offshore au cours des 12 prochaines années...

Fin 2010, le groupe énergétique suédois Vattenfall a annoncé la construction prochaine d'un parc éolien au large des côtes allemandes en mer du Nord, en association avec Stadtwerke München (SWM), dont le coût a été évalué à un milliard d'euros. Le parc "DanTysk" sera situé à environ 70 km à l'ouest de l'île de Sylt, dans le nord de l'Allemagne, où la profondeur d'eau atteint les 30 mètres.

L'Allemand Siemens devrait fournir pour l'occasion son tout dernier modèle de turbine éolienne d'une puissance de 3,6 MW. Siemens précise que son nouveau modèle est équipé de pales d'une longueur de 58,5 mètres, le rotor couvrant une surface de 11 300 m², soit l’équivalent de deux terrains de football. D'une capacité éolienne totale de 288 mégawatts (MW), et d'une production électrique annuelle d'environ 1320 GWh, le parc éolien offshore doté de 80 turbines générera suffisamment d'énergie renouvelable pour couvrir les besoins de 500.000 ménages.

L'enjeu de l'éolien marin est écologique mais aussi économique. En 2010, la filière éolienne dans son ensemble emploie plus de 170 000 personnes en Europe (en comptant les emplois indirects), dont seulement 20 000 environ dans l'offshore. Une situation qui devrait évoluer rapidement. A l'horizon 2025, le nombre d’emplois générés par le secteur éolien offshore devrait dépasser celui du secteur éolien terrestre, pour atteindre 215 000 emplois. La filière française emploie environ 1000 personnes, et on estime que ce chiffre pourrait passer à 60.000 en 2020.

Le rapport de PricewaterhouseCoopers souligne à cet égard que  "Dans l'offshore, les géants de l'énergie français sont présents. A l'image d'Areva et d'Alstom qui ne fabriquent des turbines que pour l'offshore". En misant sur l'éolien marin, la France, grâce à son savoir-faire industriel,  est en mesure de concurrencer les géants allemands, comme Siemens, ou américains, comme General Electrics. Elle peut  développer une  filière techno-industrielle complète à haute valeur ajoutée impliquant de nombreux acteurs, comme Bouygues et Vinci dans le génie civil ou Nexans dans les câbles.

On comprend mieux les enjeux économiques et industriels de l'éolien marin quand on sait que 60 000 Mw de puissance éolienne marine pourraient être installées en Europe d'ici à 2020, soit 20 fois la puissance offshore installée début 2011 ! 

En novembre 2009, le Centre d’Analyse Stratégique du Premier Ministre a publié un rapport très détaillé "Le Pari de l'éolien" sur l'impact économique du développement d'une filière éolienne en France. Ce rapport montre que le développement de l’éolien sur les objectifs 2020 fixés par le Grenelle (25 000 MW dont 6 000 MW en mer) aurait un surcoût généré par le tarif de rachat essentiellement imputable à l'éolien en mer. La CSPE serait en 2020 de 862 millions d’euros (dont 803 millions pour l’éolien maritime), soit en moyenne 5,4 Euros par an et par foyer.

Cette étude part de l’hypothèse que le prix de marché de l’électricité n'augmente que de 3 % par an d'ici 2020. Comme le démontre le rapport du CAS, l'impact de l'éolien serait positif avant 2020 en cas de scénario plus probable de hausse des tarifs de l'électricité. Cette étude rigoureuse montre que l'impact d'un développement massif de l'éolien terrestre et marin sur la facture d'électricité du consommateur serait faible, voire nulle dans l'hypothèse probable d'une augmentation continue du prix des énergies fossiles.  

La France possède le deuxième potentiel éolien d'Europe (après le Royaume-Uni), estimé à 66 TWh sur terre et 90 TWH en mer, soit au total 156 TWH, soit environ 30 % de la consommation nette de la France prévue en 2020 et un quart de la production totale d'électricité prévue à cette échéance.

En matière de réduction de nos émissions de CO2, en 2020, un parc de 25 000 MW (produisant 43 TWh par an) devrait permettre d’éviter l’émission par le secteur énergétique de 16 millions de tonnes de CO2 par an, soit 640 tonnes de CO2 par MW éolien installé, ou encore 300 000 tonnes par TWh éolien produit. Cette réduction de 16 millions de tonnes de CO2 (dont 9 millions de tonnes pour l'éolien offshore) grâce à l’éolien représente 20 % de l’effort de réduction de nos émissions de CO2 à accomplir (77 millions de tonnes de CO2 par an en 2020), ce qui est loin d'être une contribution marginale.

En misant sur l'éolien marin, la France vient de faire à long terme un pari audacieux mais visionnaire. Notre pays se tourne résolument vers l'avenir en préparant l'après pétrole et en se donnant les moyens de devenir une référence mondiale dans la maîtrise de cette énergie propre et inépuisable qui, d'ici une génération, tiendra une place irremplaçable dans le bouquet énergétique planétaire.

René  TRÉGOUËT

Sénateur Honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


TIC
Information et Communication
La téléprésence immersive entre à l'université
Jeudi, 10/02/2011 - 11:13

L’université européenne de Bretagne (UEB) est un des premiers établissements d’enseignement supérieur à utiliser en production la téléprésence immersive, et ce depuis septembre 2010, entre ses trois sites de Brest, Lorient et Rennes. Cette acquisition de trois salles de 18 places chacune, d’une valeur de 1,4 million d’euros (sur trois ans, services télécoms et maintenance compris), fait partie d’un programme de 62 millions d’euros à investir dans des bâtiments neufs, des services, contenus et équipements numériques d’ici 2014, suite à l’initiative étatique intitulée Opérations campus. 

C'est la dispersion géographique des sites universitaires bretons qui a justifié le recours à cette technologie. Grâce à ses grands écrans plats et un son en haute définition, les participants de ces réunions virtuelles à distance ont l’impression d’être dans la même pièce. L’université bretonne disposait déjà d’une cinquantaine de salles de  visioconférence plus classiques, dont certaines sont déjà connectées avec les nouvelles salles de téléprésence immersive. 

Depuis leur mise en service, les salles servent à trois usages distincts : les réunions de direction liées à la gouvernance de l’université, les réunions de travail entre chercheurs, et enfin l’enseignement, dans un cadre particulier de tutorats d’étudiants en master ou en doctorat. « En novembre 2010, nous avons organisé six séances dans le cadre des doctoriales, notre programme pour les doctorants qui ont travaillé ensemble sur l’usage d’un site web en 3D. Trois séances d’une heure et demi chacune par jour se sont déroulées sur deux jours », a expliqué Patrice Roturier, vice-président de l’UEB en charge de la politique numérique. 

Pour l'instant, les salles, en phase de démarrage, ne sont utilisées en moyenne que trois heures par jour, même si leurs plages horaires d'ouverture sont très étendues (de 7 heures à 22 heures, du lundi au vendredi, et le samedi matin). Ces trois premières salles, financées par le conseil régional et les communautés d’agglomération de Brest, Lorient et Rennes, seront complétées par quatre autres salles de même niveau et par vingt autres de moindre envergure. Avec ces équipements, l'université européenne de Bretagne pense notamment développer des enseignements de masse à distance (cours en téléamphis), complétés par l'usage d'outils informatiques de travail collaboratif ou de classe virtuelle. Le programme d’investissement en équipement numérique doit s’achever en 2014.  

01netPro

Un accord-cadre sur la numérisation et l'exploitation de 500 000 livres épuisés
Dimanche, 06/02/2011 - 21:19

L'accord a été dévoilé le 01-02-2011 : d’ici 2015, 500 000 ouvrages épuisés du 20eme siècle, mais toujours couverts par des droits, seront numérisés par la BNF. Ils pourront ensuite être proposés à la vente sous forme de livres électroniques. Le ministère de la Culture répond ainsi à l’accord signé en novembre entre Google et Hachette Livre. Cet accord sans précédent par son ampleur associe le ministère de la Culture, la Bibliothèque nationale de France (BNF), le Syndicat national de l'édition et la Société des gens de lettres.

Le financement de ce projet  s'effectuera grâce aux fonds alloués (750 millions d'euros) dans le cadre du grand emprunt. Les ouvrages épuisés numérisés seront conservés par la BNF. Une version électronique, de quelques pages seulement et accessible librement par les internautes, sera par ailleurs mise en ligne sur sa bibliothèque numérique Gallica.

Mais pour se procurer le livre électronique dans son intégralité, l'internaute sera redirigé vers des sites marchands. Une manière donc pour les éditeurs, et les auteurs, de donner une seconde vie à leurs ouvrages épuisés.

Les e-books « seront exploités dans le cadre d'une gestion collective assurant aux éditeurs et aux auteurs, représentés à parité, une rémunération équitable dans le strict respect des droits moraux et patrimoniaux » précise le ministère de la Culture qui souligne que "Le livre numérique est aujourd’hui la « nouvelle frontière » de l’édition et sera demain un horizon partagé et un outil culturel diffusé."

Ministère de la Culture : http://www.culture.gouv.fr/mcc/Espace-Presse/Discours/Discours-de-Frederic-Mitte...

 

Quand les appareils nomades encouragent à la lecture
Dimanche, 06/02/2011 - 19:45

L’engouement du grand public pour les ordiphones et autres tablettes tactiles amène de plus en plus de personnes à la lecture, constate iModerate Research dans une étude. Selon les chiffres du rapport, les deux tiers des utilisateurs d’appareils électroniques dits “multifonctions” (iPhone, iPad, Blackberry, appareils fonctionnant sous Android, etc.) sont devenus de plus grands lecteurs au fil du temps. Et ce qui est intéressant, c’est que près de la moitié (46 %) se sont mis à lire davantage d’ouvrages papier. “Les chances sont grandes pour que la vente de livres électroniques augmente cette année, car les consommateurs sont de plus en plus enclins à adopter cet usage”, souligne Laurie Brock, responsable de l’enquête. 

Et de préciser : “Du moment qu’ils ont leur appareil avec eux 24h/24 et sept jours sur sept, ils vont nécessairement y lire divers contenus, en particulier si le prix des e-books demeure raisonnable”. Dans le détail, 80 % des personnes interrogées qui reconnaissent acheter des livres numériques affirment que les appareils nomades se prêtent bien à la lecture. Et que c’est ce qui les pousse à acquérir des ouvrages sur ces supports. Autre chose : plus de 60 % d’entre elles indiquent que l’un des avantages majeurs est la facilité de recherche et d’achat.

Par ailleurs, les occasions principales pour s’adonner à la lecture sur ces appareils sont les périodes de déplacement, d’attente, ou de décontraction (loisirs). Autrement dit, la lecture numérique correspond aussi à des usages spécifiques. A noter : l’étude a été menée auprès de 300 utilisateurs d’appareils “multifonctions” ayant lu un ouvrage numérique au cours des six derniers mois.

Atelier : http://www.atelier.net/articles/appareils-nomades-encouragent-lecture

 

Les opérateurs mobiles se fédèrent pour lancer un nouveau moyen de paiement
Dimanche, 06/02/2011 - 19:18

Les opérateurs mobiles français veulent leur part du gâteau e-commerce et m-commerce. Près d'un an après avoir lancé une solution commune de micro-paiement mobile, ils veulent désormais s'imposer parmi les grands acteurs du paiement en ligne. Orange, SFR et Bouygues Télécom ont créé pour cela une société avec Atos, spécialiste des solutions monétiques. Baptisée "Buyster", elle appartient à parts égales à ses quatre fondateurs.

Cette co-entreprise a développé un service en ligne de paiement, sur le Web fixe et mobile. Lors de son inscription au service, le consommateur devra associer son numéro de téléphone portable à son numéro de carte bancaire. Au moment d'acheter en ligne, il devra entrer son numéro de téléphone avec un mot de passe pour recevoir par SMS un code valable une seule fois. Depuis un mobile, l'opération est simplifiée puisque l'opérateur connaît le numéro. Ce service n'est d'ailleurs pas limité aux clients directs des trois opérateurs et sera aussi ouvert à ceux des MVNO.

Les quatre partenaires travaillent depuis le printemps 2010 à ce projet, qui s'appelait à l'origine MNOPay. En mars, Orange, SFR et Bouygues Télécom avaient lancé une autre solution baptisée "MPME", limitée au micro-paiement.

Les actionnaires de Buyster veulent imposer leur solution dans les plates-formes de solutions de paiement. Ils comptent aussi convaincre les e-commerçants. Pour l'instant, Darty, Rue Du Commerce, Aquarelle et Brandalley ont déjà accepté. Reste à convaincre les près de 82 000 autres marchands en ligne, à commencer par ceux qui utilisent déjà les solutions monétiques d'Atos. Buyster devrait être disponible autour de l'été 2011, après avoir obtenu l'agrément de la Banque de France pour devenir établissement de paiement.

Journal du Net : http://www.journaldunet.com/ebusiness/commerce/buyster-paiement-mobile.shtml?f

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Avenir
Nanotechnologies et Robotique
La robotique, prochain moteur de la croissance économique ?
Jeudi, 10/02/2011 - 18:37

C'est à Lyon que se tiendra le premier salon européen de la robotique du 23 au 25 mars 2011. Les chiffres du marché de la robotique donnent le tournis. Le nombre de robots déjà vendus dans le monde atteint les 8,7 millions, qu'ils soient ménagers ou à vocation de divertissement. Le produit des ventes de ces robots représente plus de seize milliards de dollars, en cumul sur les huit précédentes années. Si l'on en croit les projections fournies par l'International Federation of Robotic, le parc de robots devrait doubler d'ici à 2013. "On s'achemine vers des taux de croissance à trois chiffres", prévoit Bruno Bonnell, président du Syrobo. À l'horizon 2020, le marché mondial pourrait atteindre 100 milliards de dollars annuels. À titre d'exemple, 100.000 aspirateurs-robots ont été vendus en France en 2010, contre seulement 1000 en 2006.


La recherche française, publique comme privée, peut, si elle s'organise, jouer un rôle important sur ce marché. "Nous disposons en France de véritables atouts, poursuit Bruno Bonnell, avec des centres de recherche reconnus, des ingénieurs formés aux technologies de l'information et de la communication (TIC), un tissu de start-up innovantes et un soutien public à l'innovation, comme Oséo."


Si robot a longtemps rimé avec gadget, fantasme ou savant fou, le marché de la robotique devrait rapidement dépasser le stade du jouet auquel il est trop souvent associé. Nous arrivons à un moment où la technologie est compréhensible et peut être montrée. Le président du Syrobo explique : "Le Bi-Bop avait ses limites, mais le portable d'aujourd'hui n'existerait pas si la téléphonie mobile n'était pas passée par l'étape Bi-Bop. Nous en sommes au stade du Bi-Bop. Nous allons assister à un boom internet multiplié par 10."


Le marché de la robotique devra répondre aux besoins d'un monde urbanisé avec ses problématiques de gestion de flux d'énergie, de transports, de déchets... Autant de problèmes qui ne peuvent plus être gérés par des activités humaines. Un autre axe qui pourrait profiter de ces progrès est le vieillissement de la population. Le gain de productivité, le développement durable et la qualité de la vie font partie des objectifs possibles de la robotique.

Le Point

Syrobo

Les nanoparticules, lubrifiants du futur…
Mardi, 08/02/2011 - 09:12

Moins nocifs pour l’environnement en raison de leur structure fermée, les fullerènes inorganiques de bisulfures de molybdène (IF-MoS2) présentent des propriétés réductrices de frottement et anti-usure tout à fait exceptionnelles et nettement supérieures à celles des molécules utilisées classiquement. Leur intégration dans des lubrifiants automobiles pourrait permettre de réduire les pertes énergétiques liées au frottement dans les moteurs, de réduire la consommation de carburant et donc les émissions polluantes. La formulation de ces nouveaux « nanolubrifiants » nécessite cependant une parfaite maîtrise du mode d’action de ces objets dans le contact tribologique.

Afin de pouvoir visualiser le comportement de ces nano-structures sous sollicitation à l’échelle nanométrique, le Laboratoire de Tribologie et de Dynamique des Systèmes (UMR 5513 CNRS/ Ecole Centrale de Lyon/ENI Saint-Etienne) s’est récemment doté d’un tout nouveau porte échantillon muni d’une pointe AFM (Atomic Force Microscopy) permettant de réaliser des expériences de frottement à l’intérieur d’un Microscope Electronique en Transmission (MET).

Ce nouveau système a ainsi permis aux chercheurs d’observer en temps réel le comportement d’une nanoparticule isolée dans un contact dynamique, fournissant ainsi de précieuses informations sur le mécanisme de lubrification des fullerènes de MoS2. Suivant les conditions de sollicitation et les caractéristiques intrinsèques de la particule : taille, cristallinité, morphologie, il a été montré que les particules pouvaient adopter des comportements très différents allant du glissement au roulement, en passant par une exfoliation de leurs feuillets externes (figure 1). La figure 2 montre une particule de MoS2 déformée plastiquement après compression à l’aide du dispositif d’indentation sous MET du CLYM (Centre LYonnais des Microscopies).

information hospitaliere : http://www.informationhospitaliere.com/actualite-19164-nanoparticules-lubrifiant...

Un robot aide un étudiant malade à assister aux cours à distance !
Dimanche, 06/02/2011 - 21:11

Un robot aide un étudiant malade à assister aux cours à distance !

Lyndon Bati, un lycéen texan incapable d'aller en cours à cause d'une grave maladie rénale, bénéficie depuis peu d'une aide insolite pour rester en contact avec l'école. C'est en effet Vgo, un robot de téléprésence commandé par ordinateur, qui permet à cet étudiant cloué sur son lit d'être tout de même "présent" en cours grâce à cet étonnant petit robot mobile.

Fabriqué depuis juin 2010 par une filiale de Nashua, près de Boston, et vendu 5 000 dollars, celui-ci est équipé de caméras et micros, d'un écran vidéo, se déplace sur deux roues et dispose de six heures d'autonomie. Il est commandé à distance, via le reseau Wi Fi depuis un ordinateur et ses capteurs lui permettent de repérer des obstacles et de les éviter. De tels robots devraient se multiplier dans les années à venir pour permettre d'assurer une téléprésence aux personnes à mobilité réduite.

Pour Lyndon Bati ce robot a véritablement changé sa vie. " A cause de ma maladie, je n'avais plus aucune vie amicale ou sociale et je restais enfermé chez moi. Mais depuis que j'ai Vgo, je revis et je peux à nouveau échanger avec mes camarades et avec mon lycée ; toutes les écoles devraient avoir ce type de robot pour aider les enfants malades comme moi", a déclaré à la presse Lyndon.

Article rédigé par Mark Furness pour @RTFlash

Vgo : http://www.vgocom.com/vgo-news

Singularity hub : http://singularityhub.com/2011/02/02/texas-student-attends-school-as-a-robot-a-s...

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Matière
Matière et Energie
Un nouveau matériau pour faire le plein d' hydrogène
Mardi, 08/02/2011 - 09:20

La société Cella Energy, spin-out du laboratoire britannique Rutherford Appleton, affirme disposer d’un matériau qui stocke et libère l’hydrogène à basse pression et à température ambiante. Le matériau, fabriqué par des méthodes d’électrospinning et d’électropulvérisation, se présente sous la forme de microfibres de 2 à 50 nm de diamètre. Les atomes d’hydrogène sont piégés dans les pores du polymère.

Ce-dernier serait capable de stocker, à poids égal, autant d’hydrogène que les containers très haute pression. Cella Energy peut également produire son matériau sous la forme d’une poudre composée de microbilles qui encapsulent l’hydrogène, et qui peuvent être versées directement dans le réservoir d’une voiture. Un plein permettrait de parcourir entre 500 et 600 kilomètres, selon Cella Energy.

industrie.com : http://www.industrie.com/it/energie/stocker-l-hydrogene-a-bas-cout.10901

EDF signe son plus grand projet solaire
Dimanche, 06/02/2011 - 20:46

Aujourd'hui, ce sont des rizières étalées sur plus de 700 hectares. Demain, sur cette surface équivalant à un peu moins de mille terrains de football située à Beaucaire dans le département du Gard, EDF Énergies nouvelles (EDF EN) implantera ce qui sera, à l'horizon 2013, la plus grande centrale photovoltaïque de France. Loin, très loin, devant les projets menés par Voltalia à la Barben dans les Bouches-du-Rhône, ou GDF Suez à Curbans (Alpes-de-Haute-Provence).

Avec 261 megawatts-crête (MWc), cette centrale géante, perdue dans la plaine gardoise du Rhône, fournira suffisamment d'électricité pour alimenter 160.000 foyers. Et puisque dans l'industrie solaire, l'investissement consenti pour chaque MWc produit se situe entre 2,5 et 3 millions d'euros, c'est une somme allant de 652 à 783 millions d'euros que va débourser EDF EN pour développer un projet industriel sans précédent dans l'Hexagone.

Les centrales photovoltaïques implantées sur des terres agricoles ne manquent jamais de faire réagir les agriculteurs qui craignent de voir des terres cultivables englouties sous des champs de panneaux solaires. Mais ici, EDF EN a consenti à un effort inédit pour convaincre les politiques locaux, le maire de Beaucaire Jacques Bourbousson (Parti radical) étant lui-même agriculteur. «Pour moi, il y avait deux préalables à la venue d'EDF : que l'entreprise aide à l'installation des jeunes agriculteurs, et qu'elle crée des emplois sur place.»

EDF EN s'exécutera donc puisqu'il promet d'abonder chaque année, durant les 25 ans de vie de sa centrale, 2 millions d'euros à un fonds, géré par la chambre départementale d'agriculture, destiné au soutien des professionnels en difficulté ; l'entreprise louera les terres concernées entre 2000 et 3000 euros l'hectare chaque année. Enfin, EDF EN estime que 400 emplois seront créés localement : 300 de façon provisoire pour l'implantation des panneaux, et une soixantaine de façon pérenne avec l'installation à Beaucaire d'un centre de maintenance régional pour centrales solaires de l'entreprise.

Autre particularité, EDF EN l'assure en tout cas, la présence de centaines de milliers de panneaux solaires, n'enlèvera aucun caractère agricole à la terre qui pourra être utilisée pour des fourrages ou des pâturages. «Ces terres sont aujourd'hui dévolues au riz, mais il y a trente ans, des moutons se trouvaient là, se souvient Jacques Bourbousson. Je veux croire que ce dossier permettra de relancer une activité qu'on a délaissée à l'époque parce qu'elle n'était plus rentable.»

Une enquête publique concernant la centrale sera ouverte au printemps. Si aucun recours n'est déposé devant les tribunaux administratifs, la plus grande centrale photovoltaïque de France pourrait délivrer ses premiers watts à la fin de l'année 2013.

Figaro : http://www.lefigaro.fr/societes/2011/01/27/04015-20110127ARTFIG00721-edf-en-sign...

 

Deux nouveaux matériaux pour des batteries plus performantes
Dimanche, 06/02/2011 - 19:54

Deux compagnies japonaises, Mitsubishi Material et Toray Dowcorning, ont développé deux nouveaux matériaux destinés à la fabrication d'anodes de batteries lithium-ion. Ils permettent tous deux d'améliorer considérablement la capacité de décharge des batteries.

Améliorer la capacité des batteries représente un enjeu important pour l'industrie automobile, puisque c'est elle qui détermine l'autonomie des véhicules électriques. Cette amélioration passe par celle des trois parties qui composent une batterie : l'anode, la cathode et l'électrolyte.

Les anodes des batteries lithium-ion (ces batteries présentent actuellement la meilleure densité énergétique) sont constituées pour la plupart de graphite. Cependant, le potentiel de ce dernier par rapport au lithium est relativement bas. De plus, la capacité théorique du graphite est peu élevée (370 mAh/g).

Les matériaux les plus prometteurs pour le développement des anodes sont les alliages métalliques, tels que le lithium-silicium (Li-Si - capacité théorique de 4.000 mAh/g) et le lithium-étain (Li-Sn - 990 mAh/g). Leur inconvénient est qu'ils sont sujets à de très fortes variations de volume lors des cycles de charge et de décharge, entraînant la dégradation de l'électrode. Une deuxième solution se trouve dans le développement d'anodes en oxyde mélangé à du graphite. Leur capacité théorique (entre 500 et 1000 mAh/g) est inférieure à celle des alliages métalliques, mais leur variation de volume est plus limitée.

Le matériau développé par Mitsubishi Material relève de la première solution. La compagnie a en effet développé un nouvel alliage à base d'étain. La variation de volume est limitée grâce à une structure aérée et une taille des particules qui ne dépasse pas les 2 micro-m. L'anode est fabriquée par l'incorporation dans du graphite habituellement utilisé d'un alliage à base d'étain (40 %), auquel a été ajoutée, comme adjuvant conducteur, de la fibre de carbone (5 %) qui favorise le transport des électrons. La capacité de décharge (500 mAh/g) de l'électrode a ainsi été améliorée de 1,5 fois par rapport à une anode en graphite.

Le matériau développé par Toray Dowcorning relève de la seconde solution. L'anode, en oxyde d'étain-carbone (SiO-C), est fabriquée par frittage de macromolécules contenant de l'étain. Sa capacité de décharge est comprise entre 500 et 800 mAh/g. Elle diminue de 15 % après 140 cycles. La variation de volume est limitée à 20 %. Ces anodes très performantes devraient être sur le marché vers 2015.

Bulletin électronique : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/65707.htm

 

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Espace
Espace et Cosmologie
Une galaxie datant de l’aube des temps !
Mardi, 08/02/2011 - 09:55

Des astrophysiciens ont découvert, grâce au télescope spatial Hubble, une galaxie observée telle qu'elle était 500 millions d'années seulement après le big-bang. C’est la revue scientifique Nature qui a publié un article sur cette avancée majeure dans la connaissance de notre univers.

Ce nouveau record de détection d'une galaxie mène les astrophysiciens 13,2 milliards d'années en arrière (et les éloigne d'autant d'années-lumière de la Terre), à l'époque où l'Univers avait 4 % de son âge actuel. Il s'agit donc véritablement de la toute première enfance des galaxies. A l'époque où l'Univers rodait son moteur à fabriquer des étoiles.

Le saut en arrière dans le temps et l'espace opéré par Hubble est important. Le record précédent remontait à 600 millions d'années après le big-bang, et concernait là aussi une galaxie détectée par le télescope spatial, mais surtout dont la distance avait été mesurée avec précision par le Very Large Telescope de l'Observatoire européen austral (ESO) l'an dernier.

C'est la nouvelle caméra à grand champ de Hubble, installée lors de la dernière visite des astronautes, avec la navette spatiale Atlantis en mai 2009, qui a permis cette prouesse technique. Même si cette nouvelle caméra est 30 fois plus sensible que l'ancienne, la détection a été faite aux limites extrêmes de ses capacités dans l'infrarouge.

La galaxie se situe également aux limites des télescopes terrestres les plus puissants, il sera donc difficile de confirmer la distance par des observations spectroscopiques. La détection provient d'une analyse très fouillée du «champ ultralointain» réalisé dans l'infrarouge vers la fin de l'été en 2009 et 2010.

Cette galaxie se présente comme un objet assez compact, formé d’étoiles très jeunes, qui devraient donc émettre surtout en lumière bleue. Pourtant, elle n’est observable qu’à l’extrémité du spectre infrarouge, auquel la caméra de Hubble est sensible. Comme elle n’est pas détectée aux longueurs d’ondes plus courtes, les astrophysiciens interprètent ce décalage vers le rouge de la lumière des étoiles comme l’effet de l’expansion de l’Univers, et donc une mesure de distance de la galaxie.

500 millions d’années après le Big Bang, il n’y aurait eu qu’une galaxie, alors que 150 millions d’années plus tard, une dizaine d’autres auraient fait leur apparition. Les chercheurs affirment même que ce compte a doublé 100 millions d’années après.

Nature : http://www.nature.com/news/2011/110126/full/news.2011.47.html

 

Un système solaire complet découvert par Kepler
Dimanche, 06/02/2011 - 21:01

C’est une découverte de premier ordre dans le domaine de l’astronomie et elle vient de faire la couverture du prestigieux journal scientifique Nature : la sonde spatiale Kepler a révélé l'existence d'un système stellaire doté d'une étoile comparable à notre Soleil, appelée Kepler-11, autour de laquelle orbitent six exoplanètes. Cette étoile se situe à 2 000 années-lumière de la Terre dans la constellation du Cygne.

Conçue par la NASA, Kepler a été lancée en 2009 dans le but de détecter des exoplanètes. Cet outil très performant est capable d’évaluer la taille des planètes en se focalisant sur les variations périodiques de luminosités couplées à la distance de cette planète avec son étoile.

Kepler-11 serait composé de cinq planètes possédant une masse allant de 2,3 à 13,5 fois celle de la Terre. Les orbites de ces planètes s'échelonnent de 10 à 47 jours. Ces cinq planètes sont les plus petites exoplanètes jamais observées. La sixième planète est plus éloignée et possède une masse équivalant à 300 fois celle de la Terre et une période de 118 jours.

Cette découverte majeure porte à 1 235 le nombre de « candidats-planètes » identifiées par Kepler à ce jour. Parmi elles, 68 sont à peu près de la taille de la Terre, 288 sont un peu plus grosses, 662 sont de la taille de Neptune, 165 sont de la taille de Jupiter et 19 sont plus grosses que Jupiter.

Ces résultats sont fondés sur des observations effectuées de mai à septembre 2009 sur plus de 156 000 étoiles couvrant environ 1 / 400 de la voûte céleste.

Cette découverte est très importante dans le domaine des exoplanètes car peu d'étoiles possèdent un système composé de plus d'une planète. Kepler va continuer à collecter des données sur Kepler-11 mais il est peu probable qu’une forme de vie extraterrestre puisse être détectée compte tenu des températures élevées qui règnent sur ces planètes.

Article rédigé par Mark Furness pour @RTFlash

Nature : http://www.nature.com/nature/journal/v470/n7332/full/nature09760.html

Science Dailly : http://www.sciencedaily.com/releases/2011/02/110202133321.htm

 

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Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
Les eaux de l'Arctique atteignent une température sans précédent
Mardi, 08/02/2011 - 09:45

Une étude publiée dans la revue Science révèle que l'eau nord-atlantique coulant dans l’océan Arctique par le détroit de Fram, situé entre le Groenland et l’archipel norvégien de Svalbard, n'a jamais été aussi chaude qu'elle ne l'est actuellement, au cours des 2.000 dernières années.

Bien sûr, les scientifiques ne disposaient pas de relevés de températures pour réaliser leurs travaux, les premiers ayant été effectués il y a 150 ans. Ils ont alors eu recours à des foraminifères, des protozoaires dont sont composées certaines roches sédimentaires, régulièrement utilisés en géologie. Les chercheurs ont recueilli ces sédiments au large des côtes ouest du Svalbard, là où l'eau de l'Atlantique rejoint celle de l'océan Arctique.

C'est grâce à l'étude de ces roches que Robert Spielhagen, chercheur de l’Académie des Sciences, des Humanités et de la Littérature de Mainz en Allemagne, a pu déterminer les températures de l'eau des deux derniers millénaires. Et il affirme que "la température (du détroit de Fram) est sans précédent au cours des 2000 dernières années".

Les températures de l’eau en été seraient en effet passées d’une moyenne de 3,4°C entre l’an 0 et 1890, à une moyenne de 5,2°C entre 1890 et 2007. Une preuve pour les chercheurs que l'activité humaine est à l’origine d'un changement climatique se traduisant par des températures plus élevées que lors des précédentes périodes de réchauffement. "Nous avons découvert que les températures modernes du Détroit de Fram étaient bien au-delà des limites naturelles", souligne Thomas Marchitto, de l’Université du Colorado.

Les auteurs de l'étude estiment que cette hausse des températures est "probablement liée à l’amplification Arctique du réchauffement climatique", celui-ci étant certainement "un élément clé dans la transition vers un futur océan Arctique dépourvu de glace".

Science du 28-01-2011 : http://www.sciencemag.org/content/331/6016/450.abstract

 

La 1ère ferme de culture aéroponique au Moyen Orient
Mardi, 08/02/2011 - 09:35

La société AeroFarm a conçu et installé un nouveau type d'unité de culture hydroponique dans la ville de Jeddah (Arabie Saoudite) qui utilise un matériau en tissu recyclable, en lieu et place du sol pour faire pousser des plantes. Le système nourrit les plantes grâce à une circulation d'air pourvue d'un fort taux d'humidité contenant tous les éléments nutritifs nécessaires à leur croissance. A cela, s'ajoute un éclairage LED à très basse consommation d'énergie.

Ce genre de ferme permettrait de développer des produits frais locaux toute l'année en intérieur dans des régions où le climat demeure extrêmement difficile comme dans les zones désertiques. Les exploitations consomment moins de 10 % de l'eau utilisée dans une agriculture conventionnelle. En effet, le système de diffusion d'eau sous forme de vapeur favorise et minimise par ailleurs le besoin d'être relié à une source d'eau externe. Les unités hydroponiques d'AeroFarm se caractérisent aussi par la possibilité d'être empilées verticalement et donc d'être en capacité de cultiver de grandes surfaces.

Avec un exode croissant des populations mondiales vers les villes, ces systèmes agricoles pourraient fournir localement de la nourriture pour des personnes habitant les centres urbains, sans pour autant avoir recours aux transports. Faciles à entretenir, dotées d'un coût d'exploitation relativement faible et capables de fournir des rendements prévisibles tout au long de l'année, ces nouvelles générations de fermes agricoles deviendraient assez vites rentables.

"Notre objectif est de pouvoir cultiver en intérieur sans avoir recours aux serres ou encore au soleil, et de fournir l'eau en recueillant l'humidité de l'air. Il s'agit là d'une première étape", a souligné Luc Sestito, président du Groupe DeLeon, qui a commandé l'une de ces fermes à Jeddah. "Nous voulons ensuite utiliser l'énergie solaire et éolienne pour rendre nos fermes totalement autonomes en énergie. La ferme de Jeddah est la première ferme de culture aéroponique au Moyen-Orient. Destinée à être un phare pour l'agriculture durable dans cette région du monde."

Enerzine : http://www.enerzine.com/604/11300+la-1ere-ferme-de-culture-aeroponique-au-moyen-...

 

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Santé : les capteurs alertent sur les changements imprévus d'habitudes
Jeudi, 10/02/2011 - 10:57

Parks Associates rappelle aujourd'hui dans une étude que les applications liées à l'autonomisation des personnes âgées sera l'un des grands secteurs de croissance du marché de la e-santé. La preuve avec le projet sur lequel travaille une équipe de l'institut IESE du Fraunhofer, ProAssist4Life. Celui-ci, qui consiste en un réseau de capteurs disséminés dans une habitation, détecte tout élément inhabituel dans le comportement d'un individu et alerte automatiquement des professionnels de la santé.

"Le dispositif intègre ce que font les personnes au quotidien. Les données sont envoyées vers une base de données qui, si un comportement anormal est détecté, alerte une cellule d’urgence". Techniquement, ProAssist4Life collecte les informations via des capteurs installés dans la maison, qui sont ensuite envoyées à un logiciel par ondes radio. Ce dernier identifie ainsi des situations anormales en les comparant à un comportement normal quotidien, évalué lors d'une période de test. Si c’est le cas, le problème est alors signalé à une plate-forme téléphonique qui contacte immédiatement la personne ou émet un signal sur un écran tactile installé dans la maison.

Sans réponse de sa part soit par téléphone soit via l’écran tactile, l’information suspecte est alors envoyée aux secours et à un contact référent. La solution fonctionne sans caméra ni microphone. Mais utilise uniquement des capteurs dans chaque pièce pour transmettre les comportements envoyés au logiciel. Aucune connexion à Internet ni aucun ordinateur installé dans la maison n’est du coup nécessaire. Enfin, la personne n’a pas besoin de porter ni capteur, bracelet ou système d’urgence. Le premier prototype sera dévoilé au salon CeBit en mars 2011 à Hanovre.

Atelier

 

Nouvelle avancée dans la lutte contre les tumeurs cérébrales
Jeudi, 10/02/2011 - 10:38

Le glioblastome multiforme (GBM), également connu sous le nom d'astrocytome de grade 4, est la tumeur primitive du cerveau la plus fréquente et la plus agressive. Elle représente 52 % des tumeurs primitives et 20 % de toutes les tumeurs intracrâniennes. Cependant, le glioblastome reste une maladie rare présente dans 2 ou 3 cas pour 100.000 personnes en Europe et en Amérique du Nord.

Des chercheurs de l'Institut d'Oncologie de l'hôpital Vall d'Hebron (VHIO) à Barcelone ont récemment découvert une stratégie de lutte contre le glioblastome. Selon les résultats présentés le 14 décembre 2010 dans la revue Cancer Cell, la revue de recherche sur le cancer la plus importante au monde, il s'agit d'un médicament qui attaque les cellules souches de la tumeur et freine ainsi la progression de la maladie.

La stratégie a été testée avec succès sur des souris auxquelles on avait implanté des tumeurs humaines. Actuellement, une phase de test a commencé sur des personnes dans le cadre d'un test clinique réalisé conjointement par les hôpitaux Vall d'Hebron à Barcelone et Johns Hopkins à Baltimore, aux Etats-Unis.

Joan Seoane, chercheur du VHIO et directeur de ce travail, ne veut cependant pas donner d'espoirs prématurés : "Nous sommes toujours en phase de recherche et pas encore en mesure de proposer un traitement pour les patients". Cependant, si les tests cliniques donnent les résultats attendus par les chercheurs, ceux-ci espèrent pouvoir améliorer le traitement des tumeurs cérébrales. Joan Seoane précise que leur objectif "est de réussir à empêcher la progression de la tumeur, de manière que les patients puissent vivre avec elle, même si nous n'arrivons pas à l'éliminer."

Les auteurs de cette recherche financée par le conseil européen de recherche et l'association espagnole de lutte contre le cancer, ont pu constater qu'une grande variété de cellules compose la tumeur. Dans le cas du glioblastome, les cellules responsables du début de la maladie, des récidives, des métastases et de la résistance aux traitements, sont les cellules souches tumorales qui représentent moins de 1 % du total des cellules de la tumeur. "Ce sont celles-ci que nous devons attaquer pour améliorer les thérapies" déclare Joan Seoane.

Les chercheurs ont découvert que les cellules souches des glioblastomes possèdent quelques protéines hyperactives qui permettent de les identifier et donc de les attaquer. Elles présentent notamment une activité excessive de l'hormone TGF-ß et de toutes autres protéines qui favorisent la production de TGF-ß. Le résultat clé de cette recherche est donc qu'en inhibant l'activité de TGF-ß avec un médicament, les cellules souches du glioblastome cessent d'agir comme des cellules souches, ce qui freine la progression de la tumeur.

Bulletin Electronique

 

Cancer du sein : l’environnement professionnel en accusation
Mercredi, 09/02/2011 - 22:30

Première cause de mortalité par cancer chez les femmes, le cancer  du sein représente 18,5 % des décès par cancer. Malgré une baisse du taux de mortalité, l’incidence du cancer du sein n’a cessé d’augmenter, passant de 56,8 à 101 cas pour 100 000 entre 1980 et 2005.

De multiples facteurs de risque sont aujourd’hui identifiés : antécédents familiaux, grossesse tardive, ou encore traitements hormonaux substitutifs (THS) de la ménopause. "Pourtant, ces facteurs n’expliquent qu’une minorité de cas. Dès lors, nous nous sommes intéressés à l’environnement professionnel", explique Pascal Guénel, directeur de recherche Inserm (Unité Inserm 1018) et principal investigateur de l’étude CECILE.

L’objectif de cette étude : comprendre l’impact de l’environnement professionnel dans la survenue du cancer du sein. Pour y parvenir, les chercheurs de l’Inserm ont recueilli des informations sur près de 1 200 femmes ayant eu un cancer du sein entre 2005 et 2007 et 1 300 femmes en bonne santé. Un questionnaire très précis a permis de retracer le parcours professionnel détaillé de chacune d’elles.

"L’étude CECILE a permis de confirmer que les femmes ayant un niveau d’éducation élevé présentent un risque accru de développer un cancer du sein", observe Pascal Guénel. Ici, ce n’est pas la profession elle-même qui est en cause, mais plutôt le parcours de ces femmes, notamment une première grossesse tardive souvent liée aux études supérieures.

En revanche, certaines professions elles-mêmes augmentent le risque de développer un cancer du sein. C’est le cas par exemple de travailleuses ayant exercé dans le textile ou la fabrication de plastiques. "Ici, nous étudions l’incidence de l’exposition à certains composés tels que les solvants organiques, les PCB (polychlorobiphényles), ou encore les pesticides (DDT)" précise le chercheur. Un dosage des composés présents dans le sang des participantes ainsi que le détail de leur carrière ont ainsi permis de reconstituer l’historique des expositions professionnelles. En outre, des analyses permettent de tenir compte de cette chronologie des expositions et de cibler les périodes supposées vulnérables au cours de la vie d’une femme, par exemple avant la première grossesse.

"Nos travaux ont aussi mis en évidence un lien possible entre cancer du sein et travail de nuit", confie Pascal Guénel, d’après des analyses dont les résultats définitifs seront publiés prochainement. Près de 15 % des femmes de l’étude CECILE ont été concernées par le travail de nuit. Les plus exposées ayant exercé dans les secteurs de la santé, de la restauration et des transports. Il semblerait que la modification de l’horloge biologique ait une incidence sur les mécanismes hormonaux. De tels résultats pourraient avoir des conséquences en matière de santé publique.

INSERM

 

Reconstitution de tissu hépatique à partir de cellules de foie
Mercredi, 09/02/2011 - 22:19

A l'heure où la médecine régénérative prend de plus en plus d'ampleur, des chercheurs de la Clinique universitaire de Hambourg-Eppendorf (UKE, Hambourg) ont réussi, pour la première fois, à obtenir du tissu hépatique à partir d'une culture de cellules humaines du même type. Leurs résultats seront publiés dans l'édition de février du "Liver Transplantation".

Le groupe de recherche de Jörg-Matthias Pollok de la Clinique et Polyclinique de chirurgie hépato-biliaire et transplantatoire de l'UKE a cultivé des cellules hépatiques humaines dans une matrice autodégradable, faite d'un matériau semblable au fil de suture chirurgicale résorbable. Au sein de cette culture cellulaire tridimensionnelle, les hépatocytes ont alors formé des amas tissulaires qui ressemblent et se comportent comme du tissu hépatique normal.

De nombreuses recherches portent actuellement sur la transplantation de cellules hépatiques. Jusqu'ici, il s'agissait de transplanter des cellules hépatiques issues de tissu. Cependant, l'isolement cellulaire et le stockage à l'état congelé altéraient les cellules, entraînant des résultats de transplantation médiocres. La formation de tissu hépatique avant la transplantation pourrait résoudre certains des problèmes rencontrés jusqu'alors et améliorer le taux de réussite des transplantations de cellules hépatiques, par rapport aux transplantations de suspension cellulaire.

Cette technique pourrait ouvrir de nouvelles perspectives thérapeutiques. Les patients atteints de maladies métaboliques hépatiques ou d'insuffisance hépatique pourraient ainsi recourir à une transplantation de tissu hépatique plutôt qu'à une transplantation de foie.

Bulletin électronique

 

Un ECG en 30 secondes pour un diagnostic plus rapide
Mercredi, 09/02/2011 - 22:10

Des chercheurs de l'Université technique de Brunswick (Basse-Saxe) ont inventé un nouvel électrocardiographe sans fil pour mesurer l'activité cardiaque de façon plus simple et plus rapide. Après plusieurs années de recherche et développement, les premiers essais cliniques sont terminés et les premiers appareils devraient apparaître sur le marché d'ici un an.

Semblable à un coussin, il suffit que le médecin le presse légèrement sur la poitrine du patient pour obtenir un électrocardiogramme (ECG) dans un délai de 30 secondes sur l'écran associé. Les deux instruments ne sont reliés par aucun câble et le "coussin" ne nécessite pas de contact avec la peau pour fonctionner. L'obtention d'un ECG à l'aide d'un électrocardiographe classique requérant entre cinq et dix minutes, cette nouvelle technique pourrait sauver des vies en cas d'urgence.

Tout comme les appareils conventionnels, le nouveau dispositif affiche le potentiel électrique du muscle cardiaque. Cependant, ce dernier fonctionne plutôt comme un condensateur et détecte en fait le champ électromagnétique des courants électriques cardiaques. Sous la housse protectrice se trouvent 29 électrodes. Lorsque la charge électrique de la peau change, celle des électrodes est aussi modifiée. A travers les vêtements, le signal enregistré est faible et il est donc amplifié avant de pouvoir être exploité. Un autre avantage du nouveau dispositif est qu'il permet d'obtenir des graphiques de couleur et en trois dimensions. D'autre part, l'appareil est multicanal et d'autres variables pourraient ainsi être mesurées.

Les essais cliniques chez des patients atteints d'un infarctus, ont montré que l'enregistrement du nouvel appareil était tout à fait comparable à celui d'un électrocardiographe classique." Les tests cliniques ont aussi mené à des améliorations techniques et ergonomiques.

Bulletin électronique

 

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