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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 410
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 14 Décembre 2006
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Egalement dans ce numéro
TIC
Microsoft lance sa bibliothèque numérique en ligne
Microsoft teste un nouveau système de téléphonie par internet
Wikia lance un nouveau modèle économique de site internet
La RFID au service de la collecte du verre
Marks & Spencer va généraliser les puces RFID dans ses magasins
Sony veut transmettre du son à travers le corps humain
Un nouveau routeur optique capable de transmettre des données 1000 fois plus rapides
L'UWB est approuvé en Europe
Avenir
L'armure des soldats du XXIe siècle sera nanotechnologique
Matière
Couplage optimal de l'éolien et de l'hydraulique
Espace
De l'eau coulerait sur Mars
Une base permanente sur la Lune en 2020
Terre
L'Europe connaît l'automne le plus doux depuis des centaines d'années
Des cyclones dévastateurs à New York en 2050 ?
Climat : la France lance ses projets domestiques
Vivant
Les probiotiques, nouveau traitement des douleurs intestinales ?
Un nouveau traitement des maladies artérielles découvert au CHU de Rouen
Le programme REACH approuvé mais amputé
Plus de 125 000 hospitalisations pourraient être évitées en France
Un virus qui combat le cancer
Les exercices intenses aussi efficaces que l'endurance
L'IRM pourrait déceler les signes précurseurs d'une schizophrénie
Edito
La révolution numérique devient planétaire



Le dernier rapport de l'UIT (Union internationale des télécommunications), intitulé "Internet Report 2006 : Digital.Life") éclaire d'une manière saisissante la mutation numérique planétaire à laquelle nous assistons. Ce rapport souligne que deux milliards de personnes dans le monde ont à présent un téléphone portable et révèle que les technologies numériques personnelles se développent à une vitesse croissante, bouleversant les structures économiques, sociales et culturelles. L'étude observe que le rythme de croissance de l'utilisation des appareils connectés aux réseaux numériques mondiaux dépasse celui de tout autre moyen de communication dans l'histoire.

"Aujourd'hui, environ une personne sur trois sur la planète possède un téléphone portable", a déclaré Lara Srivastava, l'un des auteurs du rapport, à la presse. Celui-ci souligne qu'une personne sur deux dans le monde sera un utilisateur de téléphone portable dans les deux prochaines années.

Cette tendance ne transforme pas seulement l'économie et le commerce, elle commence aussi à avoir un profond impact sur tous les aspects de la vie personnelle des gens qui utilisent ces nouveaux outils, souligne le rapport. La communication et les loisirs numériques, via le Net, sont devenus les premiers médias utilisés pour les loisirs des moins de 55 ans, devançant la télévision, la radio, les quotidiens, les magazines et le cinéma, selon les données collectées par l'UIT.

L'UIT souligne également que les lignes de téléphone fixes ont mis 125 ans pour dépasser le milliard d'unités, en 2001, et que la radio, la télévision et l'ordinateur ont mis presque 50 ans à se généraliser dans nos foyers alors qu'il n'a fallu que 21 ans au téléphone portable et qu'il faudra moins de 20 ans à l'Internet pour atteindre le même niveau. Depuis, les connexions fixes ont évolué à un taux beaucoup plus lent pour atteindre 1,2 milliard d'utilisateurs, tandis que le téléphone portable a poursuivi son expansion rapide.

"Il est remarquable de constater que le second milliard a été atteint en seulement trois ans, et si la tendance se poursuit, nous aurons trois milliards d'utilisateurs, une personne sur deux, d'ici à fin 2008", relève l'autre coauteur du rapport, Tim Kelly, chef de l'unité politique et stratégique de l'UIT. L'organisation estime que l'internet et les marchés des technologies de la communication pèsent près de 3 130 millions de dollars, ce qui est plus que le PIB de la France (2150 milliards de dollars) et représente 7 % du produit mondial brut.

Le rapport souligne qu'en dépit de l'éclatement de la "bulle boursière spéculative" en 2000, le taux de croissance des TIC depuis 10 ans a été sans précédent. Les réseaux à large bande touchent à présent près de 300 millions d'utilisateurs -un terrien sur 20-, dont 61 millions sont reliés à des réseaux mobiles.

Le rapport appelle à la prudence en ce qui concerne l'entrée dans les "modes de vie numériques". Pour Lara Srivastava, les individus sont de plus en plus pris dans le flux de connaissances et d'informations généré par les réseaux électroniques mondiaux et il existe un risque réel de perte de contrôle par les citoyens de cet océan d'informations. Lara Srivastava souligne aussi à quel point la montée en puissance des nouveaux modes d'expression et de communication numériques, "chats", blogs, forums, est en train de brouiller les frontières entre la vie publique et privée, temps de travail et temps personnel, monde réel et monde virtuel, comme le montre l'incroyable succès du "Monde 2", un univers virtuel si attractif que certains y passent plus de 80 heures par semaine !

Il ne fait aucun doute que cette mutation numérique mondiale va continuer à s'accélérer et va conduire, d'ici 10 ans, à l'émergence d'un monde radicalement nouveau, multidimensionnel, polycentrique et profondément déstabilisant, sur le plan psychologique, culturel et social, pour tous ceux qui n'auront pas pu ou pas voulu s'y préparer. Le grand défi de cette prochaine décennie va donc être de donner un sens social, culturel, cognitif et éthique à cette prodigieuse révolution technologique afin de l'humaniser et de la mettre au service du plus grand nombre. Si nous ne parvenons pas à relever ce défi de civilisation, nous risquons d'avoir à faire face à des fragmentations et des replis communautaires et culturels de plus en plus dangereux et un accroissement des inégalités sociales et cognitives qui ne pourront qu'alimenter la violence et l'instabilité du monde.

René Trégouët

Sénateur honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


TIC
Information et Communication
Microsoft lance sa bibliothèque numérique en ligne
Vendredi, 15/12/2006 - 00:00

Microsoft vient de dévoiler un projet de bibliothèque numérique en ligne, Live Search Books, qui concurrencera le projet controversé de Google pour numériser les livres mondiaux. Le groupe lancera à l'essai aux Etats-Unis un service comprenant des dizaines de milliers de livres tombés dans le domaine public et libres de droits, dont des ouvrages venant de la British Library ainsi que de grandes universités à Toronto et en Californie. "Avec cet essai, nous voulons rendre la lecture aussi naturelle que possible", a indiqué le directeur du service Cliff Guren sur le blog du groupe. "Ce lancement est une étape importante pour faire évoluer la recherche en intégrant des contenus jusqu'ici indisponibles", a-t-il expliqué. Le groupe a notamment passé des accords de numérisation avec la New York Public Library et l'American Museum of Veterinary Medicine. En août dernier, Gogle avait redémarré son projet de bibliothèque numérique Google Book Search, datant de 2004, avec l'ambition de rendre tous les ouvrages disponibles sur Internet.

Tribune

Microsoft teste un nouveau système de téléphonie par internet
Vendredi, 15/12/2006 - 00:00

Microsoft a commencé à tester le 12 novembre un nouveau serveur permettant aux entreprises de passer des appels téléphoniques via le Net à partir de la suite logicielle Office. Microsoft Office Communications Server 2007, qui devrait sortir au deuxième trimestre 2007, permettra à la firme de Redmond d'entrer sur le marché des télécommunications vocales professionnelles, alors que de nombreux groupes optent pour la technologie VoIP (Voice over Internet Protocol) pour réduire leurs factures. Quelque 2.500 sociétés pourront tester cette nouvelle technologie avant son lancement officiel, a précisé le géant du logiciel.

Ce serveur permettra de téléphoner instantanément à partir des applications Office. Ainsi un salarié pourra, dans la messagerie Outlook, joindre l'un de ses collègues ou organiser une conférence téléphonique. Sur le marché des appels professionnels, Microsoft est notamment en concurrence avec Cisco Systems et IBM, qui cherchent à tirer profit de l'engouement croissant pour la téléphonie par le Net. D'ici dix ans, toutes les communications professionnelles passeront par l'Internet, ce qui implique que des centaines de millions de personnes changeront leur manière de communiquer, a affirmé Steve Balmer, le directeur général de Microsoft.

MS

Wikia lance un nouveau modèle économique de site internet
Vendredi, 15/12/2006 - 00:00

Jimmy Wales, le fondateur de l'encyclopédie libre en ligne Wikipedia, a annoncé que sa société Wikia Inc. était prête à fournir gratuitement aux webmasters tous les outils informatiques dont ils ont besoin pour créer des sites internet communautaires. Wikia, le pendant commercial du site à but non-lucratif Wikipedia, veut même aller plus loin en fournissant aux clients -blogueurs ou autres opérateurs répondant aux critères- la totalité des revenus publicitaires issus des sites qu'ils ont créés.

Né il y a deux ans, Wikia a pour objectif de tirer profit du succès de l'encyclopédie en ligne Wikipedia à laquelle chaque internaute peut contribuer. Utilisant le même logiciel, Mediawiki, Wikia héberge des sites communautaires de publication, connus sous le nom de wikis, sur des sujets allant de Star Wars à l'iPod en passant par la psychologie. "C'est du logiciel libre et du contenu libre," a déclaré Wales au cours d'un entretien téléphonique. "Nous fournirons un hébergement gratuit et le webmaster pourra jouir des revenus publicitaires de son site."

Cette démarche pourrait venir perturber le modèle économique des sites Web qui fournissent des services gratuits à leurs utilisateurs mais exigent en retour une part des revenus publicitaires. Wikia abandonne les outils et les bénéfices à ses utilisateurs. En contrepartie, il réclame que les sites sponsorisés mettent un lien hypertexte vers Wikia.com, lui-même financé par la publicité.

Wikia appelle ce service d'hébergement gratuit "OpenServing". Il fonctionne avec une version simplifiée du logiciel MediaWiki développé par ArmchairGM.com, un site de passionnés de sport récemment acheté par Wikia. Wales parie sur la baisse du coût des ordinateurs et des réseaux pour soutenir ses offres de services gratuits. "Cela devient de plus en plus pratique et réalisable", a-t-il déclaré. "Nous n'avons pas toutes les réponses à ce modèle économique, mais nous sommes certains, comme nous l'avons toujours été, que la sagesse de notre communauté prévaudra", a-t-il déclaré.

La semaine dernière, le site de commerce en ligne Amazon.com est devenu le premier investisseur à entrer dans le capital de Wikia. Mais les termes financiers de l'accord entre les deux entreprises n'ont été divulgués. L'objectif de Wikia est de devenir un bureau central de logiciels libres. La société espère héberger à court terme des centaines de logiciels libres, à l'image d'Armchair, a annoncé Wales. Il pourrait s'agir de logiciels d'édition et de publication libres très populaires comme WordPress et Drupal. Les utilisateurs auraient un seul mot de passe pour accéder à tous ces sites. "Le véritable concept est de se diversifier, pour héberger beaucoup de logiciels libres différents", a expliqué Wales. Jusqu'à présent, trente mille internautes ont posté plus de 400.000 articles sur des sites hébergés par Wikia.

Reuters

La RFID au service de la collecte du verre
Vendredi, 15/12/2006 - 00:00

Orange Business Services expérimente les puces RFID sur 200 points de collecte associées à un système de supervision à distance. Une expérimentation est en cours sur la communauté de communes de Voiron (Isère) comprenant environ 200 points de collecte du verre. Chaque conteneur est muni d'une puce RFID active couplée à un capteur de niveau. Dès que le conteneur est plein, la puce envoie un message via GSM à un système de supervision à distance des différents sites de collecte. Cette information permet d'optimiser les tournées de ramassage, grâce à une possibilité de dialogue à distance entre conteneurs et camions.

Ce projet s'inscrit dans une double logique chez Orange (filiale de France Telecom) : le développement durable à travers le tri sélectif des déchets, et les services aux collectivités territoriales. Le système permet également de détecter des mouvements anormaux des conteneurs (tentative de vol, par exemple). Lancée depuis l'été 2006, l'opération devrait être déployée auprès de 200 PAV (points d'apport volontaire) de la communauté de communes.

SL

Marks & Spencer va généraliser les puces RFID dans ses magasins
Vendredi, 15/12/2006 - 00:00

Après avoir effectué des tests concluants dans 42 de ses magasins au Royaume-Uni, la chaîne britannique Marks & Spencer (M&S) va adopter plus largement la technologie RFID d'étiquettes à radiofréquences. M&S a été l'un des premiers groupes de la grande distribution de son pays à tester la technologie RFID. D'ici au printemps 2007, l'enseigne va équiper 80 magasins supplémentaires pour améliorer la gestion des stocks de vêtements (confection masculine et féminine), et bénéficier ainsi d'un suivi précis, en temps réel, des achats.

«Nous appliquons les tags à différents types de vêtements ayant une problématique de tailles multiples, avec des statures différentes, tels que des costumes pour homme et des jupes ou pantalons pour femmes. Ils comptent parmi les articles les plus complexes à gérer», a indiqué une porte-parole du groupe.

Dans chacune des 122 boutiques concernées, les puces à radiofréquences seront intégrées dans les étiquettes de prix, qui accompagnent les articles - et non pas incorporées ou cousues dans les vêtements. Un choix qui permet à M&S de scanner, à l'aide de scanners mobiles, les étiquettes lors du passage en caisse.

Une opération répétée au niveau des portiques installés dans les entrepôts ainsi que sur les plates-formes de livraison des magasins, ce qui permet de décharger et scanner très vite les portants de vêtements.

L'enseigne envisage également d'étendre l'usage des RFID à d'autres catégories de vêtements à l'automne prochain, a ajouté la porte-parole. Elle espère atteindre une précision de 100 % dans la gestion des stocks, en assurant un réapprovisionnement parfait des magasins selon la demande.

ZDNet

Sony veut transmettre du son à travers le corps humain
Vendredi, 15/12/2006 - 00:00

Un lecteur musical qui transmet des signaux à travers le corps humain, sans fil, Bluetooth ou toute autre technologie de transmission conventionnelle ? Sony pourrait rendre cela possible. Le géant japonais a inventé un système permettant d'utiliser le corps humain comme vecteur de transmission de signaux radio jusqu'à des écouteurs qui les reconvertissent en sons. Pour cela, le système utiliserait le corps comme un condensateur fonctionnant avec une charge électrostatique fournie par des textiles conducteurs.

EET

Un nouveau routeur optique capable de transmettre des données 1000 fois plus rapides
Vendredi, 15/12/2006 - 00:00

Les chercheurs de l'Université de Tokyo ont développé un circuit numérique optique qui permettra aux routeurs de transmettre des volumes de données à une vitesse estimée 1000 fois plus grande que celle des routeurs actuels. En effet, les limitations de transferts de données des routeurs actuels utilisant des circuits électroniques viennent de la conversion de signaux numériques en signaux analogiques avant traitement. Le nouveau prototype du routeur optique développé permet le traitement d'un signal optique sans conversion.

L'équipe de recherche, dirigée par le professeur Yoshiaki Nakano, est connue pour avoir réussi à transmettre des données à un débit de 320 Gbits par seconde (soit 32 fois plus que les routeurs classiques à 10 Gbits). Un routeur muni du nouveau circuit issu de leurs recherches actuelles sur les diodes laser et les circuits optiques intégrés aura une capacité de traitement maximale de 1 nanoseconde contre 1 microseconde pour un routeur électronique. Les applications à venir dans le domaine des communications optiques et des réseaux très haut débits sont donc nombreuses.

BE

L'UWB est approuvé en Europe
Vendredi, 15/12/2006 - 00:00

La technologie UWB (Ultra Wide Band) a obtenu l'approbation du comité européen en charge de la régulation des fréquences radio, le RSC (Radio Spectrum Committee). Prélude à l'introduction de déclinaisons commerciales de l'UWB, cette ratification doit encore être transformée en loi au niveau de la Commission européenne, ce qui ne devrait prendre que quelques semaines. Les éventuelles restrictions apportées par le RSC n'ont pas été dévoilées.

« Des produits harmonisés profiteraient bien sûr au consommateur, toutefois nous pensons que les régulations aux Etats-Unis et en Europe présentent suffisamment de points communs pour que les fabricants souhaitent produire des équipements qui pourront être utilisés dans des régions différentes », explique Mona Lund, chargée de presse pour la Commission européenne, confirmant l'existence de divergences entre les restrictions techniques américaines et européennes.

Validé en 2002 aux Etats-Unis, l'UWB n'est pas encore officiellement lancé sur le marché, même si différents fabricants ont déjà annoncé leurs premiers produits compatibles avec cette nouvelle norme de transmission sans fil. Celle-ci promet des débits théoriques de 480 Mbps, équivalents à ceux de la norme USB 2.0, sur une dizaine de mètres avec une très faible consommation électrique. Particulièrement séduisante sur le papier, cette technologie suscite toutefois un certain nombre d'interrogations relatives aux interférences qu'elle est susceptible de provoquer au niveau des réseaux GSM ou GPS. Le Bluetooth, dont la prochaine révision entrainera une augmentation significative des débits, utilisera également l'UWB.

Clubic

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Avenir
Nanotechnologies et Robotique
L'armure des soldats du XXIe siècle sera nanotechnologique
Vendredi, 15/12/2006 - 00:00

Les nanotechnologies pourraient autant transformer l'art de la guerre que l'invention de la poudre à canon. L'armée américaine en est persuadée et entend doter ses hommes de l'uniforme du XXIe siècle.

A Cambridge, aux Etats-Unis, 160 personnes y travaillent dans un lieu, l'"Institute for Soldier Nanotechnologies", créé il y a trois ans par des équipes du Massachusetts Institute of Technology et auquel participent des partenaires industriels tels Dupont, Partners Healthcare et Raytheon. Le centre a reçu un contrat du département de la défense de 50 millions de dollars pour cinq ans. " Nos chercheurs veulent transformer l'uniforme de coton et les lourds gilets pare-balles en un assemblage de systèmes intégrés composés de nanoparticules qui se trouveront dans l'uniforme, les casques, les gants et protégeront les soldats", explique Franklin Hadley, porte-parole de l'ISN.

L'un des projets les plus avancés est celui de l'armure dynamique, qui permettra aux matériaux souples de devenir instantanément rigides. Une autre équipe a développé des structures moléculaires capables de s'ouvrir et de se fermer quand elles reçoivent une impulsion électrique. Des millions de ces molécules, associées entre elles, pourraient se transformer en muscles supplémentaires pour donner aux soldats "plus de force pour porter ou sauter".

M. Hadley souligne que des progrès spectaculaires ont été réalisés pour mettre au point des senseurs capables de détecter et déclencher une réponse immédiate à des attaques chimiques et biologiques. Une équipe cherche également à développer des tissus comprenant des antiviraux. Des nanoparticules s'assemblent pour produire des substances détruisant les toxiques. D'autres les repèrent dans l'atmosphère et deviennent fluorescentes.

L'uniforme du futur de l'armée américaine pourra également soigner automatiquement les hémorragies, les fractures, éviter les infections. Dans des expériences faites sur des animaux, des chercheurs de l'Institut ont trouvé un moyen d'arrêter les saignements, même importants, en quelques secondes : un liquide composé de fragments de protéines (peptides) est appliqué sur la blessure ouverte. Ces nanoparticules se combinent, forment une barrière et jugulent l'hémorragie. Les protéines peuvent alors être utilisées par l'organisme pour réparer les tissus endommagés. "Ces équipements pourront aussi être utilisés par les équipes de secours, de première urgence, de pompiers", souligne M. Hadley.

LM

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Matière
Matière et Energie
Couplage optimal de l'éolien et de l'hydraulique
Vendredi, 15/12/2006 - 00:00

Un couplage optimal de l'hydraulique à l'éolien pourrait permettre de diminuer de 90 % le recours aux sources d'énergie traditionnelles généralement nécessaires pour compenser les irrégularités de production de l'éolien. C'est en tout cas l'analyse que propose l'ingénieur Leif-Erik Langhans à la Ruhr-Universitat de Bochum, travail qui vient de lui valoir le prix pour la "contribution du Génie Civil aux techniques environnementales". L'étude constate l'irrégularité de la production d'électricité par les éoliennes.

En effet, lorsque les éoliennes produisent peu, les fournisseurs sont contraints, pour subvenir à la demande, de recourir aux sources d'énergie traditionnelles, fortement émettrices de gaz à effet de serre. Inversement, quand le vent souffle fort, il arrive que trop d'électricité soit produite, situation également difficile à gérer. Pour palier ce défaut de l'éolien, les centrales hydrauliques à pompe se révèlent particulièrement adaptées : en cas de surproduction électrique par les éoliennes, le surplus peut être utilisé pour pomper l'eau du bassin inférieur jusqu'au bassin supérieur ; si l'offre électrique devient inférieure à la demande, l'énergie potentielle ainsi stockée est libérée en relâchant l'eau du bassin supérieur à travers une turbine et convertie en électricité.

Be Allemagne

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Espace
Espace et Cosmologie
De l'eau coulerait sur Mars
Vendredi, 15/12/2006 - 00:00

Alors que les scientifiques s'interrogent depuis des années sur l'existence de vie sur Mars, de nouvelles observations accréditent la thèse d'une présence d'eau liquide aujourd'hui sur la planète. Selon un article de la revue Science publié mercredi 6 décembre, des photographies envoyées par une sonde de la NASA montrent l'apparition, ces dernières années, de deux petites ravines claires. "Ces observations fournissent la preuve la plus solide à ce jour que de l'eau continue de couler de manière occasionnelle sur la surface de Mars", a expliqué Michael Mayer, responsable des recherches. "Nous avions la preuve d'une présence ancienne de l'eau. Mais aujourd'hui nous parlons d'eau liquide, présente en ce moment sur Mars", a ajouté un autre chercheur Kenneth Edgett.

La sonde Mars Global Surveyor a envoyé depuis 1997 plus de 240 000 photographies de la surface de Mars. Depuis 2000, les scientifiques avaient déjà remarqué la présence de dizaines de milliers de ravins d'écoulement, mais c'est la première fois qu'ils révèlent la présence de nouveaux matériaux, qui semblent avoir été charriés par les eaux. La comparaison de clichés pris à plusieurs années d'intervalle révèle, en effet, des changements dans la paroi de deux cratères. Les dépôts de couleur claire, présents à l'intérieur de ces deux ravines, n'apparaissaient pas sur les photos prises en 1999.

Selon les scientifiques, ces dépôts auraient bien été charriés par de l'eau : leur morphologie, qui les voit se détourner de petits obstacles et souvent se ramifier en bas de la pente, prouve l'existence d'un élément fluidifiant. Resterait alors à déterminer l'origine de cette eau liquide, qui pourrait provenir de couches souterraines ou de barrages de glace qui auraient cédé. Comme les plus anciennes, ces ravines s'étendent chacune sur quelques centaines de mètres et représentent l'équivalent du contenu de "cinq à dix piscines", a précisé M. Edgett. La présence d'eau sous forme liquide est l'élément indispensable pour entretenir l'espoir de découvrir un jour des traces de vie, passée ou présente.

LM

Une base permanente sur la Lune en 2020
Vendredi, 15/12/2006 - 00:00

La NASA prévoit d'installer d'ici 2020 une base permanente sur l'un des pôles de la Lune, en prélude à des missions vers Mars. La dernière mission américaine sur la Lune, lors du programme Apollo, remonte à 1972. Depuis, les priorités de l'agence spatiale américaine ont été la construction puis l'exploitation des navettes spatiales, qui seront retirées du service en 2010. Le président Bush a annoncé en 2004 son intention de renvoyer des astronautes sur la Lune à l'horizon 2015-2020, afin de préparer l'exploration de Mars.

Pour le Conseil national de la recherche, qui dépend de l'Académie américaine des sciences, "la Lune est inestimable pour les scientifiques spécialisés dans l'étude des planètes". L'exploration lunaire, selon ces scientifiques, fera progresser la connaissance de la Terre et du système solaire. La NASA, dont le projet établi après consultations d'un millier d'experts de 14 pays vient d'être dévoilé, prévoit donc l'installation d'une base sur l'un des pôles lunaires.

Il s'agira vraisemblablement du pôle sud, qui bénéficie d'un ensoleillement presque constant permettant la production d'électricité à l'aide de panneaux solaires. Les astronautes pourront également tirer parti des ressources minières de la Lune, fabriquer de l'hydrogène et de l'oxygène servant notamment de carburant.

Les responsables de la NASA n'ont fourni aucune précision concernant le coût d'une base permanente, se contentant d'indiquer que le budget global de l'agence spatiale serait respecté. Deux nouveaux engins spatiaux seront utilisés : le véhicule de transport des astronautes Orion -dont la forme rappelle les capsules Apollo- et un "alunisseur", lointain successeur des modules lunaires LEM.

Scott Horowitz, responsable du programme d'exploration de la NASA, compare le nouvel alunisseur à une camionnette. "Vous pouvez mettre tout ce que vous voulez à l'arrière. Vous pouvez aller partout avec. Vous emmenez du fret, des équipages, de façon robotisée ou avec des humains à bord", explique-t-il.

D'après le calendrier prévisionnel de la NASA, les premiers essais devraient avoir lieu en 2009. Le premier vol habité du vaisseau Orion, sans alunissage, est prévu en 2014, six ans avant une première mission lunaire en 2020, avec quatre astronautes. Les équipages effectueront dans un premier temps plusieurs courts séjours d'environ une semaine. A partir de 2024, les astronautes devraient séjourner de manière permanente, effectuant par roulement des missions d'une durée de six mois.

La Grande-Bretagne a bien l'intention de participer activement à cette nouvelle aventure lunaire. Le bureau de la science au sein du DTI (Department of Trade and Industry) et le ministre de l'Innovation Malcom Wicks, ont rencontré le patron de la NASA, Michael Griffin. Ensemble, ils ont évoqué la possibilité d'une participation du Royaume-Uni au nouveau programme d'exploration lunaire et d'autres domaines de collaboration. Rappelons que ce sont des scientifiques britanniques qui ont imaginé les outils de mesure embarqués par la mission Stereo.

Une stratégie globale d'exploration est en plein développement au sein des différentes agences spatiales mondiales. Elle devrait permettre de coordonner les efforts des Etats pour retourner sur la lune et explorer le système solaire grâce à des robots de plus en plus performants. Tout cela en guise de préparation avant un vol habité pour la planète rouge, Mars.

NASA

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Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
L'Europe connaît l'automne le plus doux depuis des centaines d'années
Vendredi, 15/12/2006 - 00:00

L'Europe a battu ces dernières semaines des records de chaleur et a connu l'automne le plus doux depuis des dizaines voire des centaines d'années, qui met en péril le début de saison des sports d'hiver dans les Alpes et relance le débat sur le réchauffement climatique. Aux Pays-Bas, l'Institut royal météorologique a indiqué que l'automne 2006 était le plus chaud que le pays ait connu depuis trois siècles, avec une température moyenne de 13,5 degrés Celsius.

L'institut reprend l'hypothèse du réchauffement de la planète, mais signale aussi l'influence du vent du sud qui a soufflé plus que d'ordinaire sur le pays après un été déjà particulièrement chaud. Dans le centre de la Grande- Bretagne, de telles températures automnales n'avaient jamais été constatées, depuis 1659, début de l'enregistrement des données météorologiques, soit le registre le plus ancien en Europe. La température moyenne estimée pour cette année est de 12,6 degrés Celsius, le précédent record, avec 11,8 degrés, datant de 1730 et 1731. En Autriche également, l'automne 2006 est le plus chaud jamais enregistré avec des températures de 1,5 à 2,5 degrés supérieures à la moyenne.

En Allemagne, les températures automnales enregistrées cette année sont les plus élevées depuis 1901, avec une moyenne de 12 degrés entre septembre et novembre, soit 3 à 4 degrés de plus que la moyenne des relevés depuis le début du XXème siècle. En France, c'est à 1950 qu'il faut remonter pour trouver un automne aussi chaud, selon Patrick Galois, prévisionniste à Météo-France. "Il s'agit d'une des illustrations du changement climatique", estime-t-il, soulignant que ces indices "se multiplient" ces dernières années.

La douceur qui s'étend sur toute l'Europe s'explique par la présence d'un anticyclone sur l'Europe centrale ou de l'Est et par des vents soufflant du sud ou de l'ouest, souligne-t-il. "Il faut aller en Sibérie ou en Laponie pour trouver des températures négatives", remarque M. Galois. Ainsi, à Moscou, il fait entre 2 et 5 degrés, ce qui est "tout à fait inhabituel" à une période où, généralement, le thermomètre est largement tombé en-dessous de zéro. Météo France prévoit une poursuite de la douceur, "mais avec des températures plus raisonnables, de l'ordre de 10 degrés dans les prochains jours et avec des chutes de neige sur la moyenne montagne". Il y aura "peut-être" de la neige à Noël, dit le météorologiste, alors que le début de saison des sports d'hiver semble compromis dans les Alpes.

Ainsi, en Suisse, où l'automne est le plus chaud depuis 1864, et où il faut monter à plus de 2.500 mètres d'altitude pour trouver des températures négatives, plusieurs stations de sports d'hiver ont dû reporter leur date d'ouverture faute de neige. Idem dans les Alpes autrichiennes, où il n'y a pas de neige en dessous de 2.000 mètres d'altitude, alors qu'à Vienne les rosiers sont en fleurs. En Allemagne, la chaleur retarde l'entrée en hibernation des chauves-souris, et les oiseaux migrateurs n'envisagent pas leur départ vers le sud.

AFP

Des cyclones dévastateurs à New York en 2050 ?
Vendredi, 15/12/2006 - 00:00

Cynthia Rosenzweig et Vivien Gornitz, deux scientifiques du Goddard Institute for Space Studies (L'Institut Goddard des Etudes Spatiales) (GISS) à la NASA et de l'Université Columbia à New York, travaillent sur les impacts des changements climatiques dans les zones urbaines. Gornitz travaille avec d'autres scientifiques en liaison avec le Département de la Protection de l'Environnement de la ville de New York depuis 2004 ; ils utilisent des simulations informatiques pour prédire les situations climatiques et l'augmentation du niveau des océans. Ces simulations ont récemment permis de donner une idée plus précise de l'augmentation du niveau de la mer autour de New York d'ici 2050.

Pendant la plupart du vingtième siècle, le niveau des mers autour du globe a augmenté progressivement de 1,7 à 1,8 mm par an, mais a atteint presque 3mm par an pour la dernière décennie. En grande partie, cette augmentation est due au réchauffement des océans et à la fonte des glaciers ; ces derniers se sont réduits de manière dramatique depuis le début du vingtième siècle. Le rapport du Intergovernmental Panel on Climate Change (Panel Intergouvernemental sur les Changements Climatiques) en 2001 a trouvé qu'un réchauffement compris entre 1,4° et 5,8°C pourrait entraîner une augmentation du niveau de la mer de 0,09 à 0,88 mètres d'ici 2100.

Une étude menée par des scientifiques de l'Université Columbia pour le U.S Global Change Research Program en 2001 a considéré plusieurs implications des changements climatiques dans la zone urbaine de New York, dont l'augmentation du niveau de la mer. Les chercheurs prévoient une augmentation de 30 à 95 cm dans le centre ville de New York, et de 24 à 108 cm dans l'agglomération d'ici 2080.

« Si on atteignait ces niveaux, beaucoup des quartiers à basse altitude seraient débordés par des inondations dues aux cyclones et l'arrêt total des transports en commun serait beaucoup plus fréquent. » dit Gornitz.

Avec l'augmentation du niveau de la mer, la menace des «houles cycloniques » sur la ville de New York est encore plus importante. Une « houle cyclonique » est l'augmentation importante du niveau de la mer pendant un cyclone. Les cyclones sont classés de 1 à 5 sur l'échelle de Saffir-Simpson, avec un indice de 5 pour le plus fort et destructeur. Cette échelle est utilisée pour estimer les dégâts résidentiels probables ainsi que les inondations attendues sur la côte suite à l'arrivée d'un cyclone. La vitesse du vent est le facteur déterminant dans l'évaluation de l'indice, de même les « houles cycloniques » sont fortement liées à l'inclinaison du plateau continental et à la forme de la côte littorale.

Une nouvelle étude de Rosenzweig et Gornitz, datant de 2005 et de 2006, utilise le « GISS Atmosphere-Ocean Model », le modèle climatique global pour l'Intergovernmental Panel on Climate Change et projette une augmentation du niveau de la mer de 38 à 48 cm à New York en 2050. Dans l'hypothèse la plus pessimiste, une augmentation de 46 cm liée à une houle d'un cyclone de niveau 3 donnerait des inondations considérables dans une grande partie de la ville. Les zones qui risquent de se retrouver sous l'eau sont, entre autres, les Rockaways, Coney Island, la plupart du Brooklyn Sud et Queens, une partie de Long Island City, Astoria, Flushing Meadows-Corona Park, Queens, le bas Manhattan, et Eastern State Island de Great Kills Harbor Nord jusqu'au pont de Verrazano. Gornitz a présenté ses résultats à la réunion annuelle de la Société Géologique Américaine à Philadelphie, dans la semaine du 23 octobre 2006.

Pour mieux comprendre les implications des houles cycloniques, le « US Army Corps of Engineers » (Les Ingénieurs de l'Armée Américaine) a utilisé le modèle informatique SLOSH ( Sea, Lake and Overland Surges from Hurricanes - Houles Cycloniques au-dessus de la Mer, des Lacs et de la Terre) du NOAA pour calculer la magnitude des houles pour des cyclones du niveau 1 à 4. SLOSH est un programme informatique utilisé par le Centre National des Cyclones pour estimer la hauteur des houles cycloniques en référence à des situations historiques, hypothétiques ou prévues. Le programme utilise des informations telles la pression, la taille, la vitesse et la direction des vents cycloniques.

D'après une autre étude datant de 1995, un cyclone de niveau 3 pourrait, dans la pire hypothèse, créer une houle de 7,6 mètres à l'aéroport JFK, de 6,4 mètres à l'entrée du tunnel Lincoln, de 7,3 mètres au Battery et de 4,8 mètres à l'aéroport La Guardia. Ces chiffres ne prennent en compte ni les effets possibles des marées, ni la hauteur supplémentaire qui pourrait être rajoutée par les vagues. Certaines études suggèrent que la puissance des cyclones pourrait augmenter partout dans le monde à cause du réchauffement des océans. Cependant, le niveau de l'augmentation de leur fréquence reste très incertain.

La ville de New York a déjà été frappée par des cyclones. Le plus fort d'entre eux a atteint le niveau 4 sur l'échelle quand il est passé dans les Caraïbes ; il est arrivé au-dessus de la terre à Jamaica Bay, le 13 septembre 1821, avec une houle de 4 mètres. Il a causé des inondations très répandues dans le bas Manhattan. Le « Long Island Express » ou le « Grand Cyclone de 1938 », un cyclone du niveau 3 a traversé le centre de Long Island et a fait rage sur le sud de la Nouvelle Angleterre le 21 septembre 1938 ; il a tué près de 700 personnes. Le cyclone était précédé par un mur d'eau de 7,6 à 10,7 mètres de hauteur, qui a balayé les dunes de protection et des immeubles sur son passage.

NP

GISS

Climat : la France lance ses projets domestiques
Vendredi, 15/12/2006 - 00:00

Le système international mis en place aujourd'hui pour lutter contre le changement climatique fixe, via le protocole de Kyoto, un plafond aux émissions de gaz à effet de serre (GES) des pays industrialisés, et permet les échanges de permis d'émissions entre ces pays. Il comporte de plus un volet « projets », qui autorise les pays à rapatrier et à utiliser pour leur conformité des crédits générés par des projets réduisant les émissions à l'étranger.

Chaque pays est ensuite libre des moyens qu'il désire mettre en oeuvre sur son territoire pour réduire ses émissions : plusieurs pays non européens ont ainsi mis en place un système de « projets domestiques », qui reprend la logique des projets définis par le protocole de Kyoto, mais sur le territoire national. Deux pays ayant ratifié le protocole de Kyoto, le Canada et la Nouvelle-Zélande, se sont notamment engagés dans cette voie.

En France, le système européen d'échange de quotas de CO2 qui s'applique aux installations les plus émettrices de l'industrie et de la production d'énergie, couvre moins de 30 % des émissions nationales : les 70 % restantes ne sont soumises à aucune incitation via le prix du carbone, et ce alors que les émissions qui progressent le plus en France font partie de ces émissions non couvertes. L'élargissement du système des quotas se heurterait rapidement à des limites techniques (émissions diffuses, sources mobiles) et de coût (nombre d'installations).

Un système de projets domestiques aurait en revanche l'avantage de toucher les secteurs les plus sensibles et les plus diffus en matière d'émissions en leur envoyant un signal prix sur le carbone. Il permettrait d'aller plus avant vers une « décarbonation » de notre économie, tout en réduisant le coût global de la réduction des émissions. Si ce système est rattaché au marché européen de quotas, il permettrait d'en accroître la liquidité par l'apport de nouveaux actifs.

Avec l'aide de nombreux acteurs, de la sphère publique comme de la sphère privée, réunis en groupes de travail sectoriels, la Mission climat de la Caisse des dépôts et consignations a procédé à une évaluation du gisement des réductions d'émissions qui pourraient théoriquement avoir lieu sur notre territoire si un système de projets domestiques était mis en place. Une fourchette de 10 à 15 millions de tonnes de CO2 réduites a été retenue, réparties en quatre secteurs.

Dans le transport terrestre, secteur ou les émissions augmentent le plus vite, le gisement de réductions d'émissions apparaît notamment dans le transport de marchandises (intermodalité), dans l'action sur le transport urbain de voyageurs, notamment les flottes de bus, et pour des projets utilisant des technologies innovantes.

Dans le secteur agricole et forestier, des réductions importantes d'émissions pourraient être obtenues grâce à des projets concernant notamment l'utilisation des biocombustibles, la gestion des déjections animales, la diminution de la fertilisation azotée, et le stockage du carbone dans la biomasse. A plus long terme, le potentiel de séquestration de carbone par la forêt et les changements de mise en valeur des sols agricoles mérite d'être exploré.

Dans le secteur du bâtiment, le gisement de réductions d'émissions semble important, notamment à travers les projets d'amélioration de la gestion des bâtiments tertiaires, d'évolution des systèmes de froid commercial, et de substitution de chaudières fossiles.

Les émissions hors quotas de l'industrie (gaz non-CO2, petites installations) pourraient être fortement réduites, principalement dans le secteur des déchets (gestion des décharges et des eaux usées). Deux autres pistes intéressantes de réduction semblent être les émissions des procédés de l'industrie chimique et les fuites liées au transport de gaz naturel. Ce gisement est théorique : seule la mise en place d'un dispositif effectif permettra de connaître le montant qui peut effectivement être réduit.

Techniquement, la mise en place d'un système de projets domestiques en France peut se faire de différentes manières suivant l'actif carbone qui sera délivré en échange des réductions d'émissions permises par les projets.

Quatre options sont envisageables, qui s'appuient sur quatre types d'actifs :

? La cession par l'Etat d'une partie de ses permis Kyoto, réalisable dès 2006

? L'utilisation de quotas européens

? La délivrance de crédits Kyoto achetés par l'Etat sur le marché international

? La mise en place d'accords réciproques avec des partenaires européens pour rentrer dans le cadre des projets Kyoto.

Le choix effectué devra prendre en compte la facilité de mise en oeuvre et la liquidité de l'actif choisi sur les marchés européens et internationaux. Certaines des options peuvent être mises en oeuvre dans le cadre institutionnel actuel, d'autres nécessitent des négociations.

D'autre part, pour que ces projets puissent apporter un bénéfice écologique et économique réel à la collectivité, et aider la France à atteindre son objectif de réduction des émissions, ils doivent être additionnels aux politiques et mesures déjà prévues par la France dans le cadre du Plan Climat.

CDD

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Les probiotiques, nouveau traitement des douleurs intestinales ?
Vendredi, 15/12/2006 - 00:00

Les bifidobactéries, lactobacilles ou levures sont des micro-organismes bénéfiques pour la santé qui composent la flore intestinale ; ils sont plus connus sous le terme de "probiotiques". Lorsqu'ils sont utilisés en tant que suppléments nutritionnels, leur effet protecteur contre certaines bactéries pathogènes de l'intestin est reconnu.

Mais des chercheurs de l'Inserm et du Centre Hospitalier Régional Universitaire de Lille viennent de montrer pour la première fois que l'administration orale de Lactobacillus acidophilus NCFM induisait également une forte action anti-douleur au niveau intestinal, similaire à celle de la morphine.

Dépourvu d'effets indésirables, ce type de probiotiques pourrait être particulièrement indiqué dans les troubles fonctionnels intestinauxqui touchent près de 20 % des Français. On peut également l'envisager en co-administration avec la morphine pour soulager les pathologies du type cancer du côlon, en réduire les doses et donc les effets indésirables.

Pierre Desreumaux et ses collègues viennent en effet de découvrir que l'administration quotidienne orale de Lactobacillus acidophilus NCFM, chez la souris et le rat, permettait de diminuer le seuil de la douleur au niveau du côlon. Le bénéfice observé s'est avéré équivalent à celui de la morphine, antalgique majeur administré par voie sous-cutanée à la dose de 1 mg/kg.

Associée à la morphine, la prise de ce probiotique a permis d'en augmenter son efficacité de 65 %. Lactobacillus acidophilus NCFM induit en effet sur les parois externes du côlon l'expression de deux familles de récepteurs jouant un rôle clé dans la régulation de la douleur.

L'effet anti-douleur, dépendant de la dose de probiotiques administrée, survient quant à lui au bout d'une dizaine de jours de traitement et se maintient tant que le probiotique est ingéré. L'administration de Lactobacillus acidophilus NCFM chez des patients atteints de troubles fonctionnels intestinaux, encore appelés syndrome de l'intestin irritable ou colopathie fonctionnelle, est en cours d'essai chez l'homme depuis quelques mois aux USA.

Inserm

NM

Un nouveau traitement des maladies artérielles découvert au CHU de Rouen
Vendredi, 15/12/2006 - 00:00

Un nouveau traitement des maladies artérielles, première cause de mortalité en France, vient d'être découvert au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Rouen (Seine-Maritime), annonce l'hôpital dans un communiqué. L'établissement rappelle que les maladies cardiovasculaires constituent à l'heure actuelle la première cause de mortalité en France. La plupart de ces maladies ont une origine commune, constituée par des lésions subies par la paroi des artères en réponse aux "facteurs de risque" tels que le tabac, l'obésité, le diabète, ou encore l'hypertension.

Au sein de l'artère, les cellules les plus touchées sont celles situées immédiatement au contact du sang, appelées "cellules endothéliales". Ces cellules sont connues pour jouer un rôle central dans de nombreuses fonctions, en particulier de protection de la paroi artérielle. D'où l'importance de rechercher de nouveaux médicaments capables de les protéger.

Or, une équipe du Laboratoire de pharmacologie cardiovasculaire de la Faculté de médecine-pharmacie et du CHU de Rouen vient de découvrir, sous la direction du Dr Vincent Richard, une nouvelle approche médicamenteuse visant à protéger la paroi artérielle, basée sur le blocage d'une protéine, la tyrosine phosphatase 1B. Sa présence n'avait jamais été décrite auparavant dans les artères.

Ce travail, mené en particulier par une doctorante, Magali Vercauteren, est publié dans la revue américaine "Circulation", reconnue dans la recherche en cardiologie. Il a été financé par le Conseil régional de Haute-Normandie et réalisé en partie grâce à une collaboration avec un laboratoire pharmaceutique suisse. Cette découverte fait l'objet du dépôt d'un brevet international.

Circulation

Le programme REACH approuvé mais amputé
Vendredi, 15/12/2006 - 00:00

La future réglementation européenne des produits chimiques (REACH) a du plomb dans l'aile. Pays membres et députés européens se sont accordés sur un texte au rabais. Plusieurs substances toxiques sont en effet épargnées par le projet de listes noires. C'est le cas notamment des perturbateurs endocriniens qui, comme leur nom l'indique, modifie le fonctionnement du système endocrinien. « C'est tragique pour notre santé à tous et celle de notre planète », a réagi Serge Orru, directeur général de l'Organisation mondiale de protection de l'Environnement (WWF).

Le Bureau européen des Unions de consommateurs (BEUC) déplore pour sa part « la pression intense des gouvernements nationaux » sur les négociateurs du texte. Et il constate que « certaines substances cancérigènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction seront (donc) toujours présentes dans les produits que nous utilisons tous les jours ». L'adoption de ce projet de réglementation est prévue en séance plénière au Parlement européen, le 13 décembre.

DS

Plus de 125 000 hospitalisations pourraient être évitées en France
Vendredi, 15/12/2006 - 00:00

Chaque année en France, entre 315 000 et 404 000 hospitalisations sont dues à des "événements indésirables liés aux soins". Comme le souligne le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), pratiquement une sur deux serait évitable. « Entre 125 000 et 205 000 (de ces) séjours hospitaliers pourraient être évités », expliquent en effet les auteurs de l'étude Eneis. Et ces derniers de citer quelques exemples, comme le cas de ce patient de 73 ans hospitalisé pour une perforation colique survenue lors d'une coloscopie. Ou celui de cet enfant de 10 ans, dont la fracture du radius s'est déplacée sous plâtre.

Des événements indésirables donc, mais pas seulement. Les auteurs ont également pris en compte les ré-hospitalisations dues à des erreurs médicales. Et cela, à partir d'un travail conduit auprès de 4 900 patients admis dans 292 unités de soins de 71 établissements. Au total donc, 4 % des admissions hospitalières seraient causées par un « événement indésirable lié aux soins ».

Comme le soulignent les auteurs, « des efforts importants ont été réalisés pour sécuriser certaines activités ou certains soins. Les prochains doivent être ciblés sur les risques les plus fréquents, les plus graves et évitables : ceux qui sont liés aux médicaments, aux techniques chirurgicales et aux infections associées à des actes invasifs ».

BEH n°49

Un virus qui combat le cancer
Vendredi, 15/12/2006 - 00:00

Des chercheurs de l'Université de Calgary ont découvert un virus qui combat le cancer, le VSV. Ce dernier peut enrayer la forme la plus maligne de cancer du cerveau chez les souris. L'équipe a également découvert que le virus peut être administré de façon intraveineuse et cibler les cellules tumorales envahissantes. L'équipe de recherche a d'abord modifié le virus en altérant un de ses gènes afin de le rendre moins dangereux pour les cellules normales tout en maintenant sa capacité d'enrayer les cellules cancéreuses. Ensuite, elle s'est penchée sur une nouvelle façon de l'administrer (en intraveineuse et non directement dans la tumeur) et a été en mesure de cibler la tumeur principale ainsi que les cellules tumorales qui s'étaient propagées. Cette recherche a été dirigée par le Dr Peter Forsyth, professeur d'oncologie, de neurosciences, de biochimie et de biologie moléculaire à l'Université de Calgary.

BE

Les exercices intenses aussi efficaces que l'endurance
Vendredi, 15/12/2006 - 00:00

Contrairement aux idées reçues, pour se remettre en forme, les exercices intenses de courte durée seraient aussi efficaces qu'un entraînement plus long. C'est ce que révèlent les travaux d'une équipe de chercheurs canadiens de l'Université McMaster en Ontario. En effet, leur étude démontre que dix heures et demie d'exercices de longue haleine n'ont pas eu d'effets bénéfiques supérieurs à deux heures et demie d'entraînement intensif, à intervalle. Dans le cadre de cette étude, 16 jeunes hommes d'une vingtaine d'années ont été divisés, au hasard, en deux groupes égaux.

Tous les participants ont effectué six séances d'entraînement au cours d'une période de 14 jours. Le premier groupe a fait du vélo stationnaire à plein régime pendant 30 secondes de quatre à six reprises, suivies d'une pause de quatre minutes. Les participants de l'autre groupe ont pédalé à un rythme moins soutenu pendant 90 à 120 minutes consécutives. A l'aide de tests chronométrés, les auteurs ont pu constater que les sujets ont amélioré leur performance physique de façon similaire. L'analyse des muscles des jambes a aussi révélé que les deux types d'exercices ont permis d'accroître la capacité des tissus à utiliser l'oxygène. Selon les chercheurs, l'entraînement intensif à intervalle pourrait être une option pour les personnes qui disent manquer de temps pour l'activité physique. Il est approprié pour tout individu actif, peu importe sa forme physique. Par contre, il n'est pas recommandé aux personnes souffrant de troubles cardiaques.

BE Canada

L'IRM pourrait déceler les signes précurseurs d'une schizophrénie
Vendredi, 15/12/2006 - 00:00

Une équipe universitaire britannique a découvert qu'une imagerie par résonance magnétique (IRM) du cerveau permettait de déceler des changements dans la matière grise, précurseurs des symptômes de la schizophrénie, a-t-elle indiqué. "Les changements dans la matière grise peuvent être utilisés comme test prédictif de la schizophrénie chez les personnes présentant un risque accru en raison d'une prédisposition familiale", expliquent les auteurs de cette étude réalisée à l'Université d'Edimbourg (Ecosse), dans un résumé publié sur un site de publications médicales. L'IRM interviendrait "en combinaison avec des tests de détection cliniques et cognitifs", poursuivent-ils, précisant néanmoins que, compte tenu de l'échantillon réduit de personnes sur lesquelles ont porté leurs recherches, une confirmation de ces observations sera nécessaire.

Sur son site internet, la chaîne de télévision britannique BBC explique que l'équipe universitaire a suivi pendant dix ans deux cents jeunes présentant un risque élevé en raison de l'existence de cas de shizophrénie dans leur famille. Les chercheurs ont examiné les IRM de 65 d'entre eux, effectuées environ tous les 18 mois, à la recherche de changements dans la matière grise, tissu cérébral où se trouvent principalement les neurones.

Huit d'entre eux ont développé une schizophrénie et tous ont présenté des changements dans leur matière grise avant même les premiers symptômes, ont expliqué les chercheurs. Ces changements, caractérisés par une réduction de la matière grise, sont intervenus dans une partie du lobe temporal inférieur, liée à l'angoisse. Les patients présentent souvent des signes d'angoisse avant la psychose elle-même. "Il n'y a pas de traitement préventif de la maladie mais un test de détection efficace pourrait aider les chercheurs à évaluer les possibilités de prévention dans l'avenir", a déclaré le Dr Dominic Job, directeur de cette étude, à la BBC.

BBC

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