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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 611
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 18 Août 2011
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Egalement dans ce numéro
TIC
Le Web a 20 ans et pèse déjà très lourd dans l'économie
Quand les réseaux sociaux servent de refuge aux logiciels malveillants
Le télé-suivi à domicile maintenant disponible sur les terminaux grand public
Espace
Les vendanges sous l’œil du ciel
Vivant
Surveillance santé : un patch cutané bourré d'électronique
Identification de nouveaux facteurs de prédisposition génétique à la sclérose en plaques
L'ADN du sang maternel pour déterminer le sexe du fœtus
USA : le dépistage du cancer au scanner plus efficace que la radiographie
Le sixième sens des vampires enfin dévoilé
Le bonheur réduirait le risque de maladies cardio-vasculaires
Recherche
Révolutionner le rapport entre l’homme et la machine
Une voiture-avion vient de recevoir l’autorisation de circuler sur les routes américaines
Edito
RT Flash en vacances



Prenant quelques jours de vacances, nous ne publions pas d'Edito au cours du mois d'août. Néanmoins, certains membres de notre équipe consultant des articles pouvant intéresser nos lecteurs, nous assurons de façon restreinte une continuité dans leur publication. En attendant de vous retrouver toujours plus nombreux sur notre site à partir de septembre, bonne lecture à tous.

René TRÉGOUËT

Sénateur Honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


TIC
Information et Communication
Le Web a 20 ans et pèse déjà très lourd dans l'économie
Mercredi, 17/08/2011 - 01:00

La "Toile" fête ses vingt ans. La filière Internet représente près de 3 % du PIB mondial. Un poids qui devrait s'accroître, au regard des évolutions attendues, comme le développement des objets connectés.

Le Web "grand public" a vingt ans. Le 6 août 1991, le scientifique londonien Tim Berners-Lee ouvrait la première page Web, dans laquelle il expliquait son invention : basé sur le système d'interconnexion informatique Internet, le World Wide Web, par la suite surnommé Web, devait d'abord permettre l'échange d'informations entre les membres de l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire, à laquelle appartenait Berners-Lee. Ce dernier a ensuite étendu ce système de partage d'informations au monde entier et à tout type de sujet, et ce gratuitement.

Vingt ans plus tard, la percée et l'apport du Web sont phénoménaux. Le nombre de sites Web s'élève aujourd'hui à quelque 463 millions dans le monde, selon l'enquête qui vient d'être réalisée par le site spécialisé Netcraft. Il y a dix ans, ils étaient 30 millions "seulement", ce qui représentait déjà une explosion par rapport aux 26 sites que comptait le monde en 1992. Et le nombre d'internautes dépasse désormais les 2 milliards à l'échelle mondiale, selon l'Union internationale des télécommunications, soit près de 30 % de la population de la planète. Sites de commerce électronique, d'informations, agences Web, publicité en ligne... Le Web a rapidement essaimé dans l'univers du business. Vingt ans après sa création, la filière Web pèse 1.672 milliards de dollars, soit près de 3 % du produit intérieur brut (PIB) mondial, selon le cabinet McKinsey. En France, le Web a permis la création de 700.000 emplois, au cours des quinze dernières années, soit le quart des emplois créés dans l'Hegaxone sur cette période.

Nul doute que le poids du Web dans l'économie va s'accroître encore, au regard de ses évolutions attendues. Après le Web 1.0 statique des années 1990, qui permettait essentiellement de consulter des informations et d'effectuer des achats sur Internet, le Web 2.0 apparu début 2000 avec les blogs, l'encyclopédie en ligne Wikipedia et les réseaux sociaux comme Facebook, a transformé la Toile en un espace collaboratif, social. Que sera le Web 3.0 ? Pour certains, il s'agira d'un "Internet des objets". Voitures, compteurs d'eau, etc. communiqueront entre eux sans intervention humaine, grâce, entre autres, à une carte SIM. Pour le moment dominé par les GPS et par les liseuses électroniques comme le Kindle d'Amazon, ce marché de la connectivité a représenté 3,1 milliards d'euros dans le monde en 2010, et devrait quasiment doubler en quatre ans, selon l'Idate.

  • Cyber-Criminalité

Reid Hoffman, président et fondateur de LinkedIn, voit, lui, le Web 3.0 comme « l'ère des données ». Il cite en exemple LinkedIn Skills, une nouvelle application permettant aux recruteurs à la recherche de compétences spécifiques de trouver sur le réseau social toutes les personnes et les sociétés dotées de cette compétence. Cette analyse pointue d'énormes quantités de données, c'est la technologie du "Big data", un marché qui s'élève déjà à 1 milliard de dollars, et qui devrait croître de 50 % par an, pendant les cinq prochaines années, selon la SSII Ysance. Revers de la médaille, l'exploitation de ces données pose le problème de la protection de la vie privée. Tout comme l'essor des sites de e-commerce a favorisé le développement de la cybercriminalité. Mais la lutte contre ces deux dommages collatéraux de ce fantastiques boom constituent elle aussi un très gros...marché.

La Tribune

Quand les réseaux sociaux servent de refuge aux logiciels malveillants
Mardi, 16/08/2011 - 01:00

Les réseaux sociaux constituent des supports extrêmement intéressants pour les spammeurs. Ainsi, même si leur rayon d’action est moindre, ils permettent une efficacité supérieure aux méthodes usuelles.

Les réseaux sociaux constituent des outils de spam extrêmement efficaces. C’est ce que tendrait à prouver une étude menée par Commtouch, et portant sur les nouveaux modes d’action des spammeurs. De fait, Il semblerait que ces derniers soient en train de modifier leurs méthodes. Alors que leurs actions se concentraient auparavant sur le piratage de boites mails, ils ont étendu leur champ d’action. Ils touchent désormais la plupart des réseaux sociaux, et notamment Facebook. L’avantage est évident, les utilisateurs ne se méfiant pratiquement pas du contenu provenant de leur cercle d’amis.

  • Pirater un compte via un lien corrompu

En pratique, tout d’abord, le pirate crée une sorte de fausse page Facebook. Pour attirer les utilisateurs, il privilégie un thème en vogue (les liens vers les vidéos de la mort de ben Laden se sont multipliés au moment de l’annonce de celle-ci). L’utilisateur qui accède à la page est alors invité à cliquer sur un lien censé le rediriger vers le contenu recherché. L’objectif du spammeur est dès lors rempli : d’une part, l’utilisateur est redirigé vers une annonce commerciale (il est ainsi « spammé »), mais, plus grave, le logiciel malveillant obtient par-là même la capacité d’utiliser le compte en question, ce qu’il fait en postant des liens vers la page infectée. L’expansion du logiciel malveillant à la liste d’amis est ainsi favorisée.

  • Une méthode efficace mais difficile à mettre en place

Mais la méthode a ses limites. Tout d’abord, et contrairement au spam dit « classique », la cible reste assez réduite. En effet, le cercle d’amis est souvent relativement restreint, ce qui diminue l’impact. D’autre part, la plupart des réseaux sociaux - Facebook en tête – ont mis en place des méthodes de détection de ces logiciels. Ainsi, lorsqu’un compte poste un trop grand nombre de publications en un laps de temps trop court, un système de blocage se met en place. Au final, le nombre total de spams présents sur Internet diminue, mais cela traduit plus un changement de mode d’action qu’une réelle diminution de ceux-ci.

L'Atelier

Le télé-suivi à domicile maintenant disponible sur les terminaux grand public
Samedi, 13/08/2011 - 01:00

Le Guide Intel-GE Care Innovations propose une solution de télémédecine sur des centaines de terminaux équipés de Windows 7.Le Guide Intel-GE Care Innovations qui fournit la nouvelle génération de télé-suivi à domicile pour une grande diversité de patients, tels que les personnes âgées ainsi que les personnes avec des maladies chroniques ou des affections de longue durée est maintenant accessible sur des centaines de terminaux compatibles Windows 7. Ce système complet de coordination de soins virtuels est proposé par Intel-GE Care Innovations(TM), la nouvelle co-entreprise entre GE et Intel, lancée cette année et fournissant des solutions pour les patients leur permettant de vivre en meilleure autonomie dans leur environnement quotidien.

Le Guide Care Innovations permet aux professionnels de santé d'exploiter des informations et de gérer plus efficacement le suivi de leurs patients à domicile tout en les accompagnant pour une meilleure implication personnelle afin de renforcer l'efficacité de leur traitement, en dehors des murs de l'hopital. Cette plate-forme peut être utilisée pour de la visioconférence entre un professionnel de santé et un patient, ou encore pour transmettre des paramètres physiologiques afin de gérer des maladies telles que le diabète, les maladies pulmonaires obstructives chroniques (MPOC) et l'insuffisance cardiaque chronique. Les terminaux fonctionnant avec le logiciel Guide peuvent être connectés à des tensiomètres, des glucomètres et des oxymètres de pouls, ainsi que des balances ; ces équipements disposant d'une compatibilité de connexion.

Avec cette nouvelle offre, Care Innovations mène la télémédecine à un niveau supérieur qui vise à l'amélioration du bien-être et de la vie des patients grâce à une nouvelle relation interactive avec le professionnel de santé. Le Guide enregistre des paramètres physiologiques, propose des sessions interactives pour le suivi des évolutions de la santé des patients, offre des possibilités de visioconférence ainsi que du contenu multimédia éducatif, disponible sur des centaines de terminaux grand public. Cela permet aux organisations de santé d'avoir le choix dans le mode de suivi proposé à leurs patients.

Le Guide a été créé à partir de recherches menées pendant plus de 10 ans avec des patients, des équipes médicales et des professionnels de santé qui ont testé l'outil et sa facilité d'utilisation pour leur usage personnel. Par exemple, le Guide affiche une interface bleue et blanche, facile à lire pour les personnes qui ont une capacité visuelle diminuée. La solution possède également une alarme sonore afin de rappeler aux patients ayant une audition réduite de prendre leurs médicaments ou d'enregistrer leurs paramètres physiologiques.

Caducée

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Espace
Espace et Cosmologie
Les vendanges sous l’œil du ciel
Lundi, 15/08/2011 - 01:00

A quelques semaines des premières vendanges dans le Bordelais, les viticulteurs scrutent le ciel et la terre. Depuis quelques années, certains d'entre eux surveillent aussi leur courrier avec la même attention. Entre le 15 juillet et le 15 août, selon la climatologie de l'année, ils reçoivent un CD d'images satellitaires infrarouges de leur propriété, prises à 800 kilomètres d'altitude, quinze à vingt jours avant la véraison, le stade où la baie change de couleur. "Ces informations sont très surprenantes", dit Patrick Bongard, directeur des 14 châteaux girondins du groupe Castel, un des premiers groupes viticoles français, basé à Blanquefort (Gironde).

Depuis trois ans, Géo-informationservices (GIS), une filiale du groupe Astrium Services, propose, en partenariat avec l'Institut coopératif du vin (ICV) – une coopérative de services, conseils techniques et distribution de produits œnologiques –, cette prestation baptisée "Œnoview".

L'idée de départ est simple : donner aux propriétaires une carte de leur vignoble sur laquelle ils peuvent voir de manière détaillée – avec une résolution de 2 mètres – l'état de végétation de leur vigne. "C'est un outil d'aide à la décision et un gain de temps, explique Jacques Rousseau, responsable des services viticoles au groupe ICV. C'est intéressant pour un chef d'exploitation, de plus en plus sollicité à l'extérieur, d'avoir une vision d'ensemble instantanée de son vignoble, qui lui permettra de le connaître à un instant T, comme s'il avait parcouru ses rangs un par un."

Cette cartographie satellitaire permet de déterminer avec précision l'hétérogénéité de maturité du raisin sur une même parcelle: plus la couleur tend vers le vert, plus la surface végétale est vigoureuse et importante; plus elle vire au rouge et au bleu, moins la végétation est développée. De cette observation, le chef d'exploitation peut tirer des conclusions, à commencer par les dates optimales de vendanges."Pour plusieurs de nos châteaux, nous pensions que toutes les parcelles étaient homogènes. En fait, ce n'est pas le cas, indique Patrick Bongard, utilisateur d'Œnoview depuis 2009. Nous avons alors décidé de ne pas vendanger certaines zones en même temps que les autres, pour ne prendre que le raisin le plus mûr possible." Au final, pour chaque château, la meilleure sélection des baies a permis de mettre 20 % de la production en premier vin, le plus élevé en qualité et le plus cher d'une propriété.

Il en va de même chez Fieuzal, grand cru classé de Pessac-Léognan, premier vignoble girondin à avoir testé ce système. "Cela m'aide à mieux sélectionner mes raisins et, notamment, sur une même parcelle, à récolter des lots différents à des moments différents, explique Stephen Carrier, son directeur. Je peux également mieux définir la texture de mes vins." Le nouveau cuvier construit cette année comprend même des cuves en fonction de ces lots et non plus en fonction des parcelles, comme c'est généralement le cas.

Ces cartes permettent aussi d'établir ou de conforter des hypothèses sur d'éventuels problèmes agronomiques: vignes vieillissantes, sol pauvre, utilisation trop importante de produits phytosanitaires, zones à fortes contraintes hydriques… Sur les conseils d'ICV, l'exploitant peut être incité à modifier ses pratiques culturales. "Toutes les propriétés ont vu leurs vinifications évoluer, assure Patrick Bongard. Le principe est basé sur la maturité des tanins : toutes les cuves issues des parcelles ou morceaux de parcelles apparaissant en jaune ou en rouge sur la carte sont vinifiées en privilégiant le tanin, alors que les cuves issues des parcelles vert clair à vert foncé sont vinifiées en privilégiant le fruit, car sinon, la structure tannique manquerait d'élégance." Dans ces mêmes vignobles, les intrants de produits phytosanitaires ont également été réduits de 20 %.

Ces cartes seront aussi des informations pour les générations futures. "Cela permet de laisser une trace. Avant, sous prétexte de secret, les propriétaires se croyaient les gardiens du temple et on se disait, seulement de manière orale, si telle parcelle était bonne ou non", confie Stephen Carrier, qui a souffert de ce manque d'informations à son arrivée, en 2007, à Fieuzal.

Depuis la commercialisation d'Œnoview, 6000 hectares de vignobles sont photographiés chaque année pour le compte d'une cinquantaine de clients, essentiellement dans le sud de la France. Il leur en coûte 70 euros par hectare: une "goutte d'eau" dans l'exploitation d'un vignoble, le retour sur investissement étant très rapide. Un réseau de conseil sur l'utilisation du système vient d'être installé dans le Bordelais, via six centres œnologiques. Des tests sont aussi en cours ou en projet en Grèce, au Maroc et au Japon.

Satellites et cartographies ne font pourtant pas tout. "On ne veut pas faire croire qu'il est possible de gérer sa vigne à partir d'un ordinateur ou même d'un outil comme celui-ci, admet Jacques Rousseau. L'expertise humaine reste indispensable."

Le Monde

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Surveillance santé : un patch cutané bourré d'électronique
Jeudi, 18/08/2011 - 01:10

Surveiller le rythme cardiaque, la respiration ou l'activité cérébrale sera peut-être bientôt aussi simple que de se faire un tattoo... C'est en tout cas ce que laisse espérer la mise au point d'un patch électronique ultra-fin par des chercheurs de l'université de l'Illinois, aux Etats-Unis.

  • Un tatouage électronique de quelques microns d'épaisseur !

Le Professeur John Rogers et ses collègues de l'université de l'Illinois ont mis au point un dispositif électronique permettant une application sur la peau de la même manière que les tatouages temporaires, ou tattoos. Ces travaux ont fait l'objet d'une publication dans la revue Science le 12 août.

Ce dispositif, également appelé "épiderme électronique" comporte :

- Des composants électroniques -circuits, capteurs, diodes, transistors, condensateurs, photodétecteurs...- ont été conçus pour pouvoir se déformer en fonction de l'élasticité de la peau : ils ont été fabriqués en matériaux semi-conducteurs et ont la forme de "serpentins filamenteux", ce qui leur permet d'endurer les déformations de la peau (rides, bosses, torsions, étirements, etc.).

- Un support élastique, qui consiste en une très fine couche de plastique soluble dans l'eau (élastomère).

Pour l'appliquer, il suffit de le mettre sur la peau et de le frotter avec un peu d'eau, comme pour un tattoo. D'ailleurs les chercheurs ont également dissimulé le dispositif dans un véritable tattoo.

  • Un potentiel d'applications médicales multiples

L'utilisation de tels patchs permettrait de faciliter grandement l'utilisation d'appareils de surveillance médicaux, qui aujourd'hui nécessitent l'utilisation d'électrodes avec des coussinets encombrants, des courroies et des gels adhésifs irritants.

Demain, si un tel patch est industrialisé, les électrocardiogrammes, les électromyogrammes et les électroencéphalogrammess seront donc beaucoup plus faciles à réaliser. Les chercheurs l'ont par exemple testé sur la poitrine d'un patient et ont constaté que les mesures électriques obtenues étaient de la même qualité que celles obtenues avec un électrocardiogramme traditionnel.

  • D'autres applications envisagées

Cette peau électronique pourrait également servir de détecteur de maladies (surveillance des processus biologiques), mais aussi de vecteur médical : stimulation des contractions musculaires, modulation de la voix (patch électronique contenant un mini-micro et placé sur la gorge) pour les personnes qui ont des difficultés à parler (atteintes du larynx, par exemple en cas de Sclérose Latérale Amyotrophique), bandages électroniques (soins des brûlures, des plaies), interactions avec les échanges biologiques, etc.

Les applications non médicales sont également envisageables, comme la transmission ultra-discrète d'informations militaires, voire la commande d'un jeu sur console ou ordinateur... Pour cela, des antennes, voire des mini-cellules solaires, pourront être incluses dans le patch.

En conclusion, John Rogers estime que "ce dispositif brouille les frontières entre la biologie et l'électronique". Avant d'être utilisé, il devra cependant être testé dans différentes circonstances, par exemple chez des personnes ayant la peau sèche ou qui transpirent beaucoup.

L'homme augmenté de demain, qui aura probablement accès à la médecine régénérative, la thérapie génique ou encore aux prothèses bioniques et à l'aide des robots santé, sera-t-il bourré d'interfaces électroniques ?

Doctissimo

Identification de nouveaux facteurs de prédisposition génétique à la sclérose en plaques
Jeudi, 18/08/2011 - 01:00

Une équipe internationale composée notamment de plusieurs équipes hospitalières et de recherche françaises vient d’identifier 29 nouveaux variants génétiques associés à la sclérose en plaques, apportant des informations clés sur la physiopathologie de cette maladie neurologique très invalidante. La majeure partie des gènes identifiés est impliquée dans le système immunitaire, et révèlent les voies biologiques qui sous tendent le développement de la sclérose en plaques.

Les résultats de ces travaux, coordonnés par les Universités de Cambridge et d'Oxford, et financés par le Wellcome Trust, viennent d’être publiés dans la revue Nature. C'est la plus grande étude génétique de la sclérose en plaques jamais réalisée à ce jour grâce à la contribution de près de 250 chercheurs, membres de l'International Multiple Sclerosis Genetics Consortium et du Wellcome Trust Case Control Consortium.

La France, représentée par le Réseau Français d’Etude Génétique de la Sclérose en Plaques (REFGENSEP) coordonné par Bertrand Fontaine (Centre de recherche de l’Institut du cerveau et de la moelle, Unité mixte Inserm/CNRS/ Université Pierre et Marie Curie 975-7225, Paris) et le Centre National de Génotypage (CNG) dirigé par Mark Lathrop, a participé activement à cette recherche. Dix chercheurs et cliniciens français sont signataires de l’article scientifique venant d’être publié. Depuis 1999, le réseau REFGENSEP recrute des patients volontaires pour la recherche génétique au sein de 33 centres répartis en France.

Les résultats publiés récompensent le travail conjoint des neurologues et des scientifiques, associé à l’engagement des patients et des associations qui les représentent. L’équipe dirigée par Bertrand Fontaine travaille activement depuis de nombreuses années sur l’identification des gènes de prédisposition à la sclérose en plaques et a participé à la coordination de cette vaste étude. « Après plus de 30 ans de recherche, seul un effort commun et international pouvait nous laisser espérer identifier les gènes majeurs impliqués dans la sclérose en plaques. C’est le résultat de cet effort commun dont nous publions les résultats aujourd’hui. La stratégie que nous avons utilisée peut être appliquée à d’autres maladies et devrait permettre d’accélérer la compréhension des maladies multi-factorielles » explique Bertrand Fontaine.

La sclérose en plaques est l'une des maladies neurologiques la plus répandue chez les adultes jeunes, affectant près de 2,5 millions de personnes dans le monde. Elle résulte de la destruction de l’enveloppe protectrice des fibres nerveuses, la gaine de myéline, puis des fibres elles-mêmes dans le cerveau et la moelle épinière. Ce processus entraîne, à long terme, une perturbation du passage de l’information véhiculée par l’influx nerveux. Les symptômes qui apparaissent alors, tels que des troubles de la vue, de la marche, du toucher, de la concentration, et des troubles sphinctériens, affectent la vie quotidienne des patients. Dans l’étude publiée dans Nature, les chercheurs ont analysé l'ADN de 9772 personnes atteintes de sclérose en plaques issues de 15 pays et de 17 376 contrôles sains. Les résultats confirment 23 variants déjà connus et en identifient 29 autres comme facteurs de prédisposition génétique à la maladie. Cinq autres sont fortement suspectés et devront faire l’objet d’études réplicatives pour être confirmés.

Un grand nombre de gènes identifiés par ces travaux jouent un rôle essentiel dans le fonctionnement du système immunitaire, en particulier dans la fonction des cellules T (un type de globules blancs responsable de la réponse de défense contre des pathogènes, mais aussi impliqués dans l'auto-immunité) ainsi que dans l'activation des interleukines (médiateurs des cellules immunitaires). Fait intéressant, un tiers des gènes identifiés dans cette recherche ont déjà été impliqués dans d'autres maladies auto-immunes (telles que la maladie de Crohn et le diabète de type 1), indiquant un processus immunitaire commun à ces pathologies. Des recherches antérieures avaient suggéré un risque accru de sclérose en plaques chez les personnes déficientes en vitamine D. Parmi les gènes identifiés aujourd’hui, deux sont impliqués dans le métabolisme de cette vitamine, fournissant des pistes supplémentaires sur un lien possible entre les facteurs de risque génétiques et environnementaux. Ces travaux devraient ouvrir de nouvelles pistes de compréhension de la maladie et de recherche de nouveaux traitements.

INSERM

L'ADN du sang maternel pour déterminer le sexe du fœtus
Mardi, 16/08/2011 - 07:36

Des tests utilisant des cellules foetales prélevées dans le sang maternel après sept semaines de grossesse sont efficaces et sans risque pour déterminer le sexe du foetus et certains risques d'anomalies génétiques, selon une analyse de plusieurs études publiée récemment. En revanche des tests effectués sur l'urine de la mère ne paraissent pas fiables pour établir le sexe de l'enfant, concluent également les auteurs de ces travaux parus aux États-Unis, dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) daté du 10 août.

L'analyse des cellules foetales dans le sang de femmes enceintes peut offrir une bonne alternative à l'amniocentèse, qui permet d'effectuer une analyse cytogénétique ou du chromosome du foetus, mais est plus risquée.

L'amniocentèse est actuellement la procédure médicale de choix pour déterminer des anomalies génétiques et le sexe du foetus, mais présente en effet un faible risque de provoquer une fausse-couche. Quant à l'échographie, elle peut également déterminer le sexe de l'enfant dès les onze semaines de grossesse, mais cette méthode n'est pas jugée fiable.

«Le recours à l'analyse du sang maternel pour déterminer sans danger et avec une très grande fiabilité le sexe du foetus, réduirait le nombre des pertes du foetus résultant de l'amniocentèse et devrait être bien accueilli par les femmes enceintes portant des foetus présentant un risque d'anomalies génétiques liées au sexe», écrivent les chercheurs, dont Stephanie Devaney, des Instituts Nationaux américains de la santé (NIH), principale auteur de cette communication.

Dans certains pays comme les Pays-Bas, la Grande-Bretagne, la France et l'Espagne, ce test est déjà utilisé cliniquement de manière routinière malgré l'absence d'une évaluation officielle de ses performances.

Cyberpresse

USA : le dépistage du cancer au scanner plus efficace que la radiographie
Dimanche, 14/08/2011 - 01:00

Le dépistage au scanner du cancer du poumon permet de réduire de 20 % les décès chez les fumeurs et ex-fumeurs par rapport à un dépistage par radiographie, selon une étude menée aux Etats-Unis dont les résultats ont été publiés dans le New England Journal of Medicine.Cette expérience clinique nationale lancée en 2002 a été menée auprès de 53.454 hommes et femmes, âgés de 55 à 74 ans, qui étaient à l'époque des fumeurs ou d'anciens fumeurs ayant consommé au moins trente paquets de cigarettes par an. L'objectif était de comparer la différence de taux de mortalité entre les personnes passant plusieurs fois par an un scanner et celles soumises à une radiographie. Les résultats confirment qu'un dépistage au scanner peut entraîner la réduction du nombre de décès provoqués par le cancer du poumon qui tue plus de 150.000 Américains par an, souligne le Docteur Denise Aberle, de l'Université de Californie et l'un des principaux co-auteurs de l'étude.

Cette étude fournit une analyse approfondie de données initialement publiées en novembre 2010 et démontre, avec plus de force encore, l'importante réduction de la mortalité entraînée par un dépistage au scanner. Cette recherche va également nous fournir une feuille de route pour élaborer une politique de santé publique sur le dépistage du cancer du poumon dans les années à venir, ajoute ce médecin. Les participants n'avaient aucun symptôme ou antécédent de cancer du poumon, précisent les auteurs de l'étude. Une partie d'entre eux a été choisie au hasard pour subir trois dépistages annuels du cancer du poumon avec un scanner et l'autre moitié avec une radiographie traditionnelle.

Romandie

Le sixième sens des vampires enfin dévoilé
Samedi, 13/08/2011 - 01:10

Du nouveau chez les vampires ! Ces petites chauves-souris sont les seuls vertébrés avec certains serpents à détecter les infrarouges. Des chercheurs américains ont découvert le secret de ce sixième sens, différent de celui des reptiles, et qui pourrait aider au développement de nouvelles molécules antidouleur.

La nuit, dans une forêt tropicale d’Amérique du Sud. Une ombre passe sans bruit et vient se poser sur le cou offert d’une jument endormie. La morsure est rapide et précise. En un éclair, les canines tranchantes du vampire ont incisé la peau juste là où affleurait une veine et le sang coule à flots dans la bouche du minuscule chiroptère.

Parmi les chauves-souris (ou chiroptères), certaines espèces en effet se nourrissent exclusivement du sang qu’elles siphonnent chaque nuit à d’autres mammifères. C’est le cas de Desmodus rotundus, le vampire commun. Pour arriver à ses fins, l’animal doit repérer avec précision la zone la plus propice à sa cruelle collecte. Pour cela, les biologistes ont montré qu’il repérait la chaleur du sang coulant dans les veines affleurant sous la peau. Mais ils ne comprenaient pas jusqu’ici le fonctionnement du détecteur de chaleur.

Parmi les vertébrés, seuls certains serpents, les boas, les pythons et les crotales ont également développé cette capacité à détecter finement les infrarouges. Mais les chauves-souris font dans la nouveauté : leurs détecteurs n’utilisent pas le même mécanisme. Tout se passe au niveau des petites fosses que le vampire a autour de son nez. C’est là la zone spécialisée dans cette détection. Alors les chercheurs de l'université de Californie sont allés observer en détail, à l’échelle de la cellule, les neurones innervant l’organe. Ils se sont intéressés au gène Trpv1, qui code pour la synthèse d’une protéine particulière : c’est un petit canal qui traverse la membrane de la cellule. Selon la température, il est fermé ou s’ouvre pour laisser passer des ions qui vont déclencher à leur tour un signal nerveux.

Ce gène (et donc cette protéine) est présent chez tous les vertébrés, y compris l’Homme. Son seuil d’activation est aux alentours de 43°C, au-delà de quoi l’animal ressent une sensation de brûlure. L’équipe de David Julius avait l’intuition que la clé résidait dans ce détecteur. Alors les biologistes ont étudié les neurones de la chauve-souris et y ont découvert une curieuse spécialisation.

Atelier découpage-collage… de gènes

Dans les cellules nerveuses de la moelle épinière, tout est normal. Le gène est bien exprimé et la température d’alerte est bien supérieure à 40°C. Mais dans les neurones spécifiques de son étrange organe sensoriel, le même gène est exprimé différemment par un phénomène appelé « épissage ». Certaines parties du code, les exons, sont gardées et collées entre elles pour former, après traduction, une nouvelle protéine, plus courte que l’originale.

Au niveau physiologique, cette expression spécifique aux chauves-souris implique une architecture différente du canal ionique qui voit sa sensibilité à la température augmenter. Au lieu des 43°C nécessaires à son activation, c’est à partir de 30°C qu’il va générer un signal nerveux. Une température bien suffisante pour que le vampire détecte les zones les plus chaudes de ses proies et morde avec précision dans une veine.

En plus de l’intérêt zoologique de la découverte, David Julius explique aussi que cette compréhension du mécanisme de détection de la chaleur pourrait avoir des retombées en pharmacologie. Ce serait une voie de recherche pour de nouveaux traitements des processus inflammatoires, basés sur l’inaction de certains des canaux ioniques impliqués dans la douleur.

Futura-Sciences

Le bonheur réduirait le risque de maladies cardio-vasculaires
Vendredi, 12/08/2011 - 01:00

Après avoir mené une enquête auprès d'environ 8 000 fonctionnaires britanniques (appartenant au groupe d'étude Whitehall et dont l'âge moyen est de 49 ans), des chercheurs affirment que le fait d'être satisfait de son sort a des conséquences bénéfiques pour le coeur et les vaisseaux sanguins qui le nourrissent. Les résultats de ce travail sont publiés en ligne par l'European Heart Journal.

En pratique, les fonctionnaires ont répondu à un questionnaire portant sur sept aspects spécifiques de leur vie quotidienne : les relations amoureuses, les loisirs, le niveau de vie, la profession, la famille, la vie sexuelle et l'identité. L'étude leur a demandé d'évaluer leur degré de satisfaction dans chacun de ces domaines sur une échelle allant de 1 ("très mécontent") à 7 ("très satisfait"). Les notes attribuées à chaque rubrique ont également été combinées pour fournir un score moyen de satisfaction concernant la vie dans son ensemble. Les dossiers médicaux des participants ont ensuite été passés en revue pour compiler les décès liés aux maladies coronariennes, les crises cardiaques non mortelles et les angines de poitrine, sur une période de six ans environ.

Selon les chercheurs, les niveaux élevés de satisfaction concernant l'existence entraînent une réduction de 13 % du risque de maladie coronarienne par rapport aux niveaux bas. Chez les hommes et les femmes, quatre domaines semblent particulièrement en relation avec le risque cardio-vasculaire : la profession, la famille, la vie sexuelle et l'identité (mais pas les relations amoureuses, les loisirs ou le niveau de vie). Ces conclusions n'étonnent pas le professeur Nicolas Danchin, cardiologue à l'hôpital européen Georges-Pompidou (Paris) et membre de la Société européenne de cardiologie. "On sait depuis longtemps que la dépression et l'anxiété constituent de réels facteurs de risque pour les maladies cardio-vasculaires et que le stress aigu provoque des infarctus du myocarde", rappelle le spécialiste. "Différentes études épidémiologiques l'ont prouvé." En revanche, la découverte des effets vertueux d'un état psychologique "positif" est plus récente et mérite d'être approfondie.

Le Point

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Recherche
Recherche & Innovation, Technologies, Transports
Révolutionner le rapport entre l’homme et la machine
Mercredi, 17/08/2011 - 01:10

Depuis une dizaine d’années, les recherches en interaction homme machine (IHM) explosent. De l’écran tactile multi-points à l’aide aux personnes handicapées et aux supports à l’interprétation des grands volumes de données, ces recherches visent à révolutionner le rapport entre l’homme et la machine. L’Inria a investi le domaine avec 5 équipes qui font aujourd’hui de l’institut l’un des grands centres de recherche sur l’interaction Homme-Machine.

« Jusqu’au milieu des années 1990, l’informatique était pilotée par des ingénieurs et des matheux pour qui un programme réussi est un programme fiable qui ne bug pas. » explique Jean-Daniel Fekete, président de l’association francophone d’interaction homme machine (AFIHM) et responsable de l’équipe Aviz. « La relève a été prise par les industriels qui vendent les logiciels : ils ont réalisé qu’un produit facile d'utilisation se vend beaucoup mieux qu’un produit plus sophistiqué qui demande un effort de formation conséquent et une vraie prise en main.»

Une aubaine pour les chercheurs en interaction depuis longtemps convaincus... mais qui ne parvenaient pas à se faire entendre. « L’IHM s’intéresse au système couplé homme+machine dans son ensemble. Il s’agit d’accroître les capacités physiques, cognitives et de communication de l’utilisateur dans sa vie quotidienne en rendant transparents les modes d’interaction. Cela suppose de faire des systèmes plus adaptés aux capacités physiques, cognitives et sociales dont disposent les humains. »

  • Des psychologues et des sociologues aux côtés des chercheurs

On ne sera donc pas étonné d’apprendre que ces chercheurs travaillent de manière très étroite avec des psychologues et des sociologues :

  • Les psychologues étudient les caractéristiques et les limites de nos systèmes perceptifs (vision, ouïe, toucher, sensation musculaire) ou cognitifs (charge mentale, tâches parallèles, etc.) ou bien du contrôle de nos mouvements.
  • Les sociologues analysent la dynamique des communications, des réseaux sociaux et comment ils modifient le fonctionnement de l’entreprise et des organisations, mais aussi quelles sont les conditions qui font qu’une communauté humaine fonctionne ou non, dans le monde physique tout comme sur Wikipédia, Twitter, ou dans les communautés de logiciel libre.

Ces études permettent par exemple d’étendre le pointage, de façon naturelle pour l’utilisateur, à des mondes de très grande taille : sélectionner une étoile dans une galaxie ou une séquence d’ADN donnée dans un génome.

  • Accroître les capacités physiques, cognitives et de communication de l’utilisateur dans sa vie quotidienne en rendant transparents les modes d’interaction

Un autre aspect bien visible de ces recherches concerne les interactions avec les robots destinés à aider l’homme dans des tâches difficiles ou bien les personnes âgées ou handicapées, voire à remplacer un membre défaillant."Il s’agit en quelque sorte d’assimiler le membre robot à un exosquelette qui étend les capacités de l’homme."

Mais le travail sur les interactions vise également à augmenter nos capacités cognitives au-delà de ce que peuvent apporter aujourd’hui les capacités de calcul extraordinaires des ordinateurs. Ces modes d’interaction peuvent, par exemple, nous aider à comprendre les phénomènes abstraits et très complexes qui supposent d’interpréter d’énormes quantités de données. « Mon équipe s’appuie sur la capacité naturelle de l’œil à capturer instantanément des configurations complexes. Nous traduisons donc les très grands volumes de données abstraites en représentations graphiques accessibles à l’entendement. Nous améliorons ainsi notre connexion au monde virtuel. 

  • L’Inria acteur majeur dans la recherche sur l'interaction homme-machine

Aujourd’hui, cinq équipes l’Inria couvrent la majorité des sujets traités dans le domaine de l'IHM. La plus ancienne, In-Situ créée en 2001, est très connue pour ses travaux sur le pointage, Aviz pour la visualisation interactive, Mint pour l’interaction basée sur les sensations tactiles, Iparla pour les interfaces 3D et le travail d’Anatole Lecuyer (Bunraku) pour les interfaces cerveau machine. « En 10 ans, l’Inria est devenu un grand centre de recherche dans le domaine, identifié au niveau mondial. » La raison de ce succès ? « Des projets rassemblant des chercheurs de qualifications différentes — ce qui permet la fertilisation croisée —, une ouverture sur l’international et l’organisation de la communauté francophone qui a rendu beaucoup plus visibles nos travaux dans ce domaine. »

INRIA

Une voiture-avion vient de recevoir l’autorisation de circuler sur les routes américaines
Vendredi, 12/08/2011 - 01:10

Un véhicule capable de se faufiler dans le trafic routier comme d’accomplir de longues distances par les airs.... Le rêve pourrait bientôt devenir réalité. Un prototype mis au point par la société Terrafugia aux Etats-Unis, vient de recevoir l’autorisation de circuler sur les routes américaines.

La voiture volante, dont le prix est estimé à 200 000 dollars, possède quatre roues et des ailes rétractables. L'Administration fédérale de l’aviation américaine lui avait accordé le droit de voler l’année dernière. Mais elle devait encore obtenir l’autorisation de rouler… ce que l’Organe de sécurité du trafic américain vient de faire en lui accordant des dérogations qui permettront au véhicule de prendre la route malgré des spécificité techniques peu réglementaires.

Les autorités de contrôle ont notamment décidé de tolérer les pneus de l’appareil, conçus pour résister au choc de l’atterrissage et à la très haute vitesse. Elles ont également validé les vitres en plastique qui sont moins lourdes que du verre, mais normalement pas autorisées… « Nous accordons ces exceptions car nous considérons que cette invention présente un intérêt public et qu’elle respecte les principes fondamentaux de la sécurité routière », souligne l’Organe de sécurité du trafic dans son rapport.

Baptisée « Transition », la voiture volante de la société Terrafugia est la première au monde à obtenir le droit de circuler sur terre comme dans le ciel. L’appareil devrait être disponible à la vente dès la fin 2011. Les acquéreurs devront toutefois disposer d’une licence de vol.

20 minutes

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