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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 268
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 05 Décembre 2003
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Egalement dans ce numéro
TIC
79 % de la population française couverte par l'ADSL
Le haut débit français se traîne
Un système qui utilise accès satellite pour distribuer l'Internet dans les foyers
Intel veut transformer les PC en points d'accès Wi-Fi
Free donne le coup d'envoi de la télévision via le téléphone en France
La télévision numérique désormais disponible via l'Internet haut débit
Avenir
Un scalpel moléculaire
Matière
Applications de la pile à combustible: le Japon prend les devants
Terre
Changement climatique: "Les glaciers sont le symptôme d'un malaise mondial"
Vivant
L'Institut Pasteur lève le voile sur l'énigme des "rescapés du sida"
L'OMS dévoile son plan d'urgence de lutte contre le sida
Cancer du côlon : la coloscopie virtuelle plus efficace
Tabac : deux fois plus de risque de cancer du poumon chez les femmes
De l'espoir pour prévenir le cancer du sein
Vers une détection moléculaire du cancer
L'aspirine pourrait réduire les risques de cancer de l'estomac
Un Français sur six souffre de douleurs chroniques
Une technique suisse d'autopsie virtuelle présentée aux Etats-Unis
Le "riz d'or" pourrait révolutionner la nutrition dans les pays en développement
Recherche
Budget 2004 de la Recherche et des nouvelles technologies : Synthèse du rapport du Sénateur Trégouët
Edito
Internet : Des progrès indéniables... mais les autres vont encore plus vite que nous !



Il est intéressant de comparer la dernière étude conjointe de l'ART et du Crédoc sur la diffusion des TIC dans la société française et le nouveau classement mondial de l'IUT relatif à l'accès aux TIC, car ces deux études sont complémentaires et riche d'enseignements. L'enquête de l'ART porte sur l'ensemble du domaine des technologies de l'information : la téléphonie fixe et mobile, le micro-ordinateur, l'accès à Internet, et les nouveaux usages associés à Internet à haut débit et aux services mobiles. Pour la première fois, le champ de l'enquête a été étendu aux jeunes de 12 à 17 ans (voir étude http://www.art-telecom.fr/communiques/

communiques/bandeau.htm).

Après avoir connu une croissance très élevée à la fin des années 90, l'équipement des personnes en téléphone mobile ralentit sa progression et le téléphone fixe perd des abonnés. Les jeunes sont très équipés en téléphone mobile (90 % entre 18 et 29 ans). Ils sont très attirés par les nouveaux services : la quasi totalité (92%) des adolescents disposant d'un téléphone mobile a déjà envoyé des SMS. L'accès à Internet via un téléphone mobile n'a pas encore trouvé un large public mais ce mode accès séduit les plus jeunes (11 % des adolescents utilisent ce service). Près d'un adulte sur deux dispose désormais d'un ordinateur à son domicile. L'équipement des logements poursuit sa progression sur un rythme élevé, 8 % des foyers possédant déjà plusieurs ordinateurs. Les jeunes sont encore plus concernés : 69 % des 12-17 ans disposent d'un ordinateur à la maison. De plus, l'école contribue fortement à intégrer l'informatique dans l'environnement quotidien des plus jeunes : 78 % des 12-17 ans utilisent un micro-ordinateur sur leur lieu d'études. Au total, 93 % d'entre eux peuvent être considérés comme "familiarisés" avec l'ordinateur, c'est-à-dire qu'ils en disposent à domicile ou l'utilisent au collège ou au lycée. L'ordinateur personnel sert également à travailler à domicile : 61 % des personnes utilisant un micro-ordinateur chez elles ramènent du travail à la maison. Enfin, 42 % des actifs utilisent un ordinateur sur leur lieu de travail. Il est intéressant de souligner que le taux d'utilisation d'Internet en milieu scolaire est aussi élevé en France qu'aux Etats-Unis. Les rapports du département américain de l'éducation recensent en effet 44 % d'écoliers utilisant un ordinateur et 77 % utilisant Internet dans le cadre scolaire (78 % en France). Par ailleurs, aux USA comme en France, l'accès aux NTI reste fortement lié au niveau de revenus des familles, 31 % seulement des étudiants américains, issus de familles qui perçoivent moins de 20.000 dollars par an, disposent d'un ordinateur à leur domicile, contre 77 % dans les familles américaines les plus aisées. Les personnes les plus âgées ressentent moins le besoin de recourir aux technologies de l'information : à partir de 60 ans, moins de la moitié des personnes disposent d'un téléphone mobile, et moins d'un quart à partir de 70 ans ; 14 % des retraités seulement disposent d'un ordinateur à leur domicile, et, parmi eux, la moitié seulement l'utilise effectivement. Le rapport souligne que malgré ce taux de diffusion de la micro-informatique, le taux d'usage reste, lui, bien inférieur : près d'une personne sur cinq disposant chez elle d'un ordinateur ne s'en sert pas elle-même. Malgré ce différentiel, 40 % des personnes disent se servir d'un ordinateur à la maison pour la gestion du budget et des comptes et 61 % des personnes disposant d'un micro-ordinateur domestique indiquent ramener du travail à la maison ! De quoi alimenter le débat sur le développement du télétravail. S'agissant du développement de l'Internet, parmi les 31 % de la population qui ont accès à Internet à domicile, 43 % déclarent disposer d'une connexion à haut débit. Cet essor du haut débit soutient de nouveaux usages : 41 % des internautes ont déjà visionné des clips vidéo, 30% ont déjà utilisé des réseaux peer-to-peer pour télécharger de la musique, des films ou des logiciels (soit environ 8 millions de personnes en France), 35 % utilisent des services de messagerie instantanée, 19 % jouent en réseau et 25 % ont déjà effectué des achats en ligne. Là encore, la séparation entre vie professionnelle et vie personnelle s'estompe de plus en plus: 41 % des individus qui disposent d'une connexion à Internet sur leur lieu de travail y utilisent Internet à des fins personnelles. Mais en dépit de cette diffusion des NTI, ce rapport souligne que le fossé numérique demeure "considérable". Plus de la moitié de la population française ne s'est ainsi "jamais connectée à l'Internet". Comme le souligne le rapport, les inégalités d'accès aux nouvelles technologies sont "patentes". Par exemple, le taux d'équipement Internet est de 60 % chez les diplômés du supérieur, contre 9 % chez les non-diplômés. Même constat si l'on prend comme critère la catégorie socio-professionnelle ou le niveau de revenus : 66 % des cadres supérieurs disposent d'un accès Internet, contre 21 % des ouvriers et 19 % des femmes au foyer. 67 % des ménages les plus aisés ont accès à Internet, contre 14 % pour les foyers les plus modestes. Le principal frein à la généralisation du Net reste donc bien le coût d'accès. Ce retard numérique français vient hélas d'être confirmé par la dernière étude de l'IUT qui révèle que la France n'arrive qu'en 23ème position dans le classement mondial relatif à l'accessibilité des nouvelles technologies de l'information. Entre 1998, date du dernier classement mondial, et 2002, l'Hexagone a perdu six places. A la lumière de ces études, on voit donc bien que notre pays est doublement handicapé par un retard et une fracture numériques persistants. Cette fracture numérique est double, générationnelle d'abord et socio-professionnelle ensuite. Ces études confortent la volonté du gouvernement de favoriser l'accès de tous nos concitoyens à l'Internet. Dans cette perspective, le gouvernement a mis en oeuvre depuis le 30 octobre dernier une nouvelle phase de son plan RESO 2007 qui vise à permettre d'ici 4 ans la connexion de 4 foyers sur 10 à l'Internet haut débit. Cette nouvelle étape, intitulée "L'Internet pour tous" vise notamment à inciter les foyers modestes et ruraux à se lancer sans complexe à la découverte de l'informatique familiale et des ressources de l'Internet. L'Etat va ainsi consacrer un effort particulier en faveur de l'accès à la formation afin que, comme le souhaite le Premier ministre, "il soit aussi facile de savoir où accéder et se former gratuitement à Internet que de savoir où l'on peut emprunter un livre." L'Etat va également annoncer dans les semaines qui viennent des mesures permettant d'agir sur ce désir d'accès à la société de l'information, ses outils et ses usages. Il s'agit de convaincre les 35 % de nos concitoyens qui ne sont pas intéressés du tout, soit qu'ils ignorent les usages intéressants pour eux, dans leur vie quotidienne, soit qu'ils considèrent l'équipement comme trop coûteux par rapport à leurs besoins. Un dispositif d'aide à l'équipement et une labellisation des produits devraient favoriser leur découverte des utilisations de proximité des TIC dans leur vie de tous les jours. Les pouvoirs publics vont également accélérer le déploiement de la technologie Wi-Fi qui permet un accès sans fil à l'Internet haut débit. Mais cet effort exceptionnel de l'Etat pour atteindre son objectif doit être relayé par les collectivités locales, qui ont à présent les moyens juridiques d'intervenir plus facilement dans le domaine des réseaux de télécommunication, par le milieu associatif et bien sûr par le monde de l'entreprise. Désormais dotés de larges compétences et d'un droit à l'expérimentation, dans le cadre des nouvelles lois de décentralisation, il est capital que les départements et les régions poursuivent et amplifient leurs initiatives et leurs efforts pour permettre à tous non seulement d'accéder aux NTI mais d'apprendre à les maîtriser et à les utiliser dans leur vie quotidienne, personnelle et professionnelle. Compte tenu de l'évolution démographique (les plus de 60 ans seront dans une génération plus nombreux que les moins de 20 ans en France), il est notamment essentiel que les personnes âgées apprennent à utiliser ces nouvelles technologies. Il est également capital de prévoir des dispositifs fiscaux et sociaux particuliers pour que les familles les plus modestes et les jeunes en voie d'exclusion scolaire et de marginalisation sociale puissent se former à ces nouveaux outils et y trouver des voies de réinsertion socio-professionnelles et de nouvelles sources d'accès au savoir et à la culture.

René TRÉGOUËT

Sénateur du Rhône


TIC
Information et Communication
79 % de la population française couverte par l'ADSL
Samedi, 06/12/2003 - 00:00

Le haut débit poursuit sa progression sur le territoire français. A la suite au plan "haut débit pour tous" présenté par Thierry Breton en juin dernier, France Telecom a rendu public un premier rapport d'étape sur le déploiement de l'accès broadband. Selon ce rapport, 79 % de la population française devrait être couverte par l'ADSL d'ici la fin de l'année, contre 74 % en juin dernier. Autre façon de mesurer la vitesse de ce déploiement : le nombre de communes bénéficiant de l'ADSL. Selon France Télécom, près de 4 500 nouvelles communes auront été reliées à l'ADSL au cours du second semestre 2003. "A fin décembre, indique Jean-Philippe Vanot, directeur executif de la division réseaux et opérateurs de France Télécom, sur les 36 000 communes que compte la France, environ 15 000 d'entre elles disposeront de l'ADSL de façon totale ou partielle." Côté réseaux télécoms, un autre indicateur permet également de suivre le rythme d'installation du haut débit : le nombre de noeuds de raccordements d'abonnés (NRA). De juin à la fin de l'année, le nombre de répartiteurs ouverts à l'ADSL devrait passer de 2 400 à 3 400. Pour les 21 % de la population qui ne seront pas encore couverts par l'ADSL début janvier, les directions régionales de France Télécom et les collectivités territoriales ont arrêté un calendrier d'ouverture des nouvelles zones de desserte à l'horizon 2005. Ce calendrier a été déterminé "par priorité" en fonction des besoins exprimés par les collectivités pour les DSLAM de plus de 1 000 lignes. Autre paramètre pris en compte : les répartiteurs de moins de 1 000 lignes "offrant un fort potentiel" de clients ADSL.

Le haut débit français se traîne
Samedi, 06/12/2003 - 00:00

Alors que les FAI et opérateurs français glosent sur le haut débit, la France paraît de plus en plus à la traîne de ses grands voisins en matière de performance. En Allemagne, Deutsche Telekom vient ainsi d'annoncer un service ADSL offrant un débit de 3 Mbit/s en réception et 384 Kbit/s en émission pour la modique somme de 120 ? par mois. En France, France Télécom et Wanadoo facture un prix équivalent pour une offre DSL 1 Mbit/s - 256 Kbit/s avec une adresse IP fixe. Au Japon le terme haut débit a encore une autre dimension. Ainsi Yahoo BB compte plus de 3 millions d'abonnés à ses services DSL à des débits compris entre 8 et 12 Mbit/s. Et la firme espère proposer des services allant jusqu'à 26 Mbit/s en 2004. Quant à son concurrent, Acca Networks, il promet pour janvier 2004 des débits pouvant atteindre 50 Mbit/s. En Corée du Sud, des débits de 10 Mbit/s ne sont pas rare et le pays a lancé un plan pour généraliser l'accès à 100 Mbit/s sur réseau Ethernet. Les très haut débit ne sont toutefois pas l'apanage des pays asiatiques. A Stockholm et dans sa banlieue un FAI propose ainsi un débit de 50 Mbit/s pour moins de 50 ?. Dans tous ces pays, un même constat revient. L'Etat a largement encouragé le développement d'infrastructures à hauts débits. De plus des opérateurs alternatifs ont pris un risque financier en investissant dans de nouvelles technologies et infrastructures pour bâtir une offre commerciale différente de celle de l'opérateur historique en place.

Un système qui utilise accès satellite pour distribuer l'Internet dans les foyers
Samedi, 06/12/2003 - 00:00

En utilisant un accès satellite déjà existant sur le toit d'un immeuble, un nouveau système développe par 3 entreprises, dont Infineon, repartit des données Internet sur le réseau téléphonique de l'immeuble : le satellite permet ainsi de recevoir les programmes télévisuels mais également de surfer sur Internet en utilisant au passage les lignes téléphoniques. Afin de développer cette offre, Infineon a travaille avec les sociétés ViaSat et Zyxel. Les données Internet transitent d'abord par le système de réception satellite large-bande bidirectionnel 'Link Star' de l'entreprise ViaSat puis sont traitées par le système 'Constellation' d'Infineon. Ce, système transforme les données au format VDSL puis les repartit sur les installations téléphoniques. Enfin, dans chaque appartement, l'ordinateur de l'utilisateur final est relie a l'installation téléphonique par intermédiaire d'un modem Zyxel. Un avantage du système est de s'appuyer sur les connexions satellites et les installations téléphoniques déjà existantes pour délivrer un accès Internet. La proximité géographique (dans le même bâtiment) du système 'Constellation' qui transforme les données au format VDSL et du modem de réception dans un appartement représente l'avantage principal sur lequel s'appuie la technologie du système. En effet, les débits des transmissions DSL sur lignes téléphoniques sont d'autant plus hauts que les distances a parcourir sont faibles. Ainsi le format VDSL a haut débit, défini pour des liaisons de quelques centaines de mètres, est ici utilise pour une liaison a intérieur même d'un immeuble. En comparaison, la technologie ADSL permet de transférer des données a plus faible débit mais la distance entre le point émission et l'abonne peut être plus élevée (typiquement quelques kilomètres). Compare a celui d'une liaison ISDN, d'une connexion avec un modem 56 kbit/s ou encore d'une liaison ADSL, le débit maximal possible de ce système est bien supérieur: le débit descendant de transmission VDSL peut théoriquement atteindre les 52 Mbit/s (STS-1) alors que le flux montant varie entre 1.4 et 2.3 Mbit/s.

Be Allemagne : http://www.bulletins-electroniques.com

Intel veut transformer les PC en points d'accès Wi-Fi
Samedi, 06/12/2003 - 00:00

Intel, numéro un mondial des microprocesseurs, a annoncé le lancement au premier semestre 2004 d'un composant électronique qui permettra de créer un point d'accès internet sans fil à la norme Wi-Fi (wireless fidelity) avec un simple PC. Le président d'Intel, Paul Otellini, a précisé au cours d'une réunion avec des analystes que le groupe américain allait intégrer la fonction point d'accès Wi-Fi à son prochain chipset, le composant qui permet au microprocesseur de dialoguer avec les autres composants électroniques de l'ordinateur. Baptisé provisoirement Grantsdale, ce nouveau chipset pourrait rendre beaucoup plus simple la mise en place de points d'accès Wi-Fi à internet, ou "hotspots", mais pourrait également affaiblir des entreprises comme Cisco et Netgear, qui vendent entre 75 et 750 dollars les routeurs sans fil aujourd'hui indispensables pour créer et gérer les "hotspots". Reliés à une connexion haut débit ou à un réseau d'entreprise, les points d'accès à internet à la norme Wi-Fi permettent de surfer sans fil à grande vitesse dans un rayon maximum de 45 mètres depuis un PC, un ordinateur portable ou un assistant personnel équipé d'une carte Wi-Fi. Quand Grantsdale sera commercialisé, normalement au premier semestre 2004, les possesseurs d'ordinateurs équipés d'un processeur Pentium 4 pourront créer et administrer un "hotspot" avec leur PC. Le chipset n'intégrera pas l'antenne radio nécessaire à l'envoi et à la réception des données, et l'installation d'une carte Wi-Fi restera donc nécessaire. Mais Intel a déclaré qu'il prévoyait à l'avenir d'intégrer cette antenne dans ses microprocesseurs. Le projet Grantsdale fait partie de la stratégie engagée par Intel pour promouvoir le Wi-Fi, la technologie la plus populaire en matière de réseaux sans fil. Les puces Centrino d'Intel destinées aux ordinateurs portables, qui combinent un microprocesseur basse consommation et une puce Wi-Fi, ont rapporté deux milliards de dollars à Intel un an après leur lancement, et ont permis à l'entreprise de devenir le premier fournisseur de puces Wi-Fi, a déclaré Paul Otellini. Les ventes de points d'accès Wi-Fi autonomes pourraient baisser si les possesseurs de PC équipés de processeurs Intel se servent de leurs machines pour mettre en place des "hotspots", estime Ken Furer, analyste spécialiste des semiconducteurs et du Wi-Fi chez IDC. Il ajoute que la stratégie d'Intel pourrait également contrecarrer la tendance actuelle selon laquelle les points d'accès Wi-Fi doivent être gérés par des appareils autonomes de plus en en plus évolués baptisés "gateways", qui combinent un modem câble ou ADSL et un routeur sans fil. Grantsdale "représente une menace pour les points d'accès autonomes", déclare Ken Furer, qui estime toutefois que les points d'accès autonomes devraient rester plus répandus que les "hotspots" gérés par des PC. En permettant le partage d'une connexion internet sans avoir à acheter d'appareil supplémentaire, Grantsdale pourrait simplifier la création de réseaux sans fil et permettre aux possesseurs de PC d'économiser de l'argent, estime Nathan Brookwood, analyste pour la société d'études Insight 64. Mais une telle solution nécessite de laisser l'ordinateur allumé 24h/24h pour que le réseau Wi-Fi soit accessible en permanence, ce qui alourdit la facture d'électricité, ajoute-t-il. "Ça en séduira certains", déclare-t-il. "Mais je pense que les points d'accès externes vendus par des firmes comme Linksys ou Netgear pourraient se révéler bien plus efficaces pour résoudre ce problème."

ZDNet :

http://news.zdnet.co.uk/communications/wireless/0,39020348,39118044

Free donne le coup d'envoi de la télévision via le téléphone en France
Samedi, 06/12/2003 - 00:00

L'opérateur de télécoms Free donnera le coup d'envoi lundi de la télévision via la ligne téléphonique, en France, permettant d'accéder à une vingtaine de chaînes pour le prix d'un abonnement à l'internet haut débit par ADSL. Free devance France Télécom, qui lancera son offre à la mi-décembre à Lyon et au printemps 2004 à Paris, et l'opérateur LDCom qui a prévu de proposer des chaînes de télévision via la ligne téléphonique début 2004. Technologie connue pour véhiculer l'internet haut débit sur la ligne téléphonique, l'ADSL va désormais servir à la transmission du signal de télévision. L'ADSL permettra donc d'utiliser simultanément la ligne pour converser, surfer sur le web et regarder la télévision. Pour le prix d'un abonnement (29,99 euros par mois) comprenant l'internet haut débit et une ligne téléphonique, l'opérateur offrira gratuitement à ses abonnés l'accès à une vingtaine de chaînes de télévision sur leur téléviseur. Parmi les chaînes accessibles gratuitement, figurent Euronews, L'Equipe TV, RTL9, MTV France, CNBC, AB1, Bloomberg, RFO Sat, Arte, France Télévisions... mais aucune du groupe TF1 ou Canal +. Devant l'impossibilité de trouver un accord avec le groupe TF1, Free envisagerait de saisir le Conseil de la concurrence pour abus de position dominante. D'autres chaînes seront proposées moyennant paiement, le prix allant de 0,49 euro pour Paris Première à 12,99 euros par mois pour un bouquet de six chaînes de cinéma. "Nous continuons sur notre idée qui est d'enrichir nos services sans changer le prix. L'abonnement à 29,99 euros par mois nous permet de vivre", affirme Michael Boukobza, directeur général adjoint. Pour son offre de télévision, Free a signé des accords de diffusion non exclusive basés sur la distribution gratuite des chaînes. "Nous souhaitons apporter un plus à nos clients et nous offrons parallèlement un vecteur de diffusion à des chaînes pour qui le coût de transport est souvent lourd", explique M. Boukobza. L'offre de l'opérateur est accessible, selon lui, à 30 millions de personnes, celles se situant dans les zones dégroupées, c'est-à-dire où il a déployé ses équipements dans les centraux de France Télécom. Il s'agit essentiellement des grandes agglomérations. Dans un premier temps, elle concernera 100.000 abonnés chez Free. Pour l'accès aux chaînes de télévision, l'abonné n'aura qu'à connecter le câble péritel qui lui a été fourni d'un côté à son boîtier (la Freebox) et de l'autre à sa télévision. Free, qui se donne le rôle du trouble-fête dans le monde des télécoms, va être rapidement confronté à l'offensive de France Télécom, allié au bouquet de chaînes TPS (détenu à 66% par TF1 et 34% par M6). A l'inverse de Free, l'opérateur historique prévoit de facturer un accès vidéo (accès ADSL vidéo et équipement relié au téléviseur) et le client devra choisir l'un des forfaits que commercialisera TPS. France Télécom indique qu'il est ouvert à des partenariats avec d'autres diffuseurs.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/031127/1/3ioe9.html

La télévision numérique désormais disponible via l'Internet haut débit
Samedi, 06/12/2003 - 00:00

La télévision numérique est disponible depuis lundi par l'intermédiaire d'une simple ligne téléphonique à haut débit (ADSL), pour les internautes abonnés aux services du fournisseur d'accès Free. En plus de leur ordinateur, connecté à l'Internet à haut débit, les abonnés peuvent désormais brancher leur téléviseur ou leur magnétoscope pour regarder en même temps la télévision en qualité numérique. Petit plus non négligeable, le modem mis à disposition des utilisateurs permet aussi de téléphoner gratuitement vers un poste fixe en France. Accessible dans une vingtaine de grandes villes (dont Paris, Lyon, Marseille ou Lille), ce nouveau mode de diffusion de la télévision risque de concurrencer le câble, qui peut lui aussi transporter télévision et Internet à haut débit. Pour les abonnés, qui paient déjà leur accès à l'Internet à haut débit, la réception d'une vingtaine de chaînes de télévision (France-Télévisions, Arte, Euronews, MTV...) n'entraînera aucun surcoût. Celle de 80 autres (Paris Première, Festival...) sera facturée en bouquet ou à l'unité, à la demande de l'utilisateur, précise la société. Mais pour l'heure, TF1, Canal-Plus et M6 ne sont pas disponibles sur ce service, qui concurrence directement des projets similaires préparés par ces chaînes. Chez Free, on assure que les négociations se poursuivent avec ces trois chaînes pour les intégrer, y compris parmi les chaînes payantes. TF1 détient le bouquet satellite TPS avec M6. Selon le directeur général adjoint de Free Michaël Boukobza, 100.000 utilisateurs disposent déjà du modem "Freebox" équipé d'une prise péritel. Le fournisseur d'accès estime que 30 millions de personnes peuvent accéder à ses services dès ce lundi. Les chaînes de télévision proposées par l'opérateur de télécoms Free emprunteront la ligne téléphonique, qui est en mesure de transporter un flux croissant de données grâce à la technologie ADSL. L'ADSL permet de transporter de la télévision ou de la vidéo sous forme numérique en utilisant un raccordement téléphonique grâce à la mise en place d'équipement dans les centraux téléphoniques et d'un décodeur chez l'utilisateur. La télévision réclame un taux de transfert de plus de 3 mégabits par seconde, Free ayant alloué 3,5 mbits pour cette utilisation en plus d'un accès internet pour lequel l'opérateur réserve 2 mégabits. La régie de diffusion de la chaîne de télévision transmet son signal au centre de diffusion de Free qui l'encode en le comprimant selon la norme MPEG-2. Ces données sont transportées sur le réseau de Free jusqu'aux centraux téléphoniques puis au décodeur qui les traite et les envoie au poste de télévision via un câble péritel. Ce dispositif permet de regarder la télévision tout en étant en mesure de surfer sur internet ou de converser par téléphone, l'encodage des données vidéo étant différent de celui des données internet. En revanche, avec la télévision via ADSL, il est impossible de regarder une chaîne et d'en enregistrer une autre. L'étape suivante pourrait être le développement de la télévision et de la vidéo à la demande, c'est-à-dire sans contrainte horaire, mais cela nécessite des infrastructures encore plus puissantes. La norme MPEG-4, offrant une compression supérieure, permettra ainsi prochainement de transporter un film avec un débit nécessaire de 1,5 Mbit, contre 3,5 à 4,5 Mbits nécessaires avec la norme MPEG-2.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/031127/1/3iorg.html

AP : http://fr.news.yahoo.com/031201/5/3ix67.html

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Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Un scalpel moléculaire
Samedi, 06/12/2003 - 00:00

Des chercheurs du "Center for Interdisciplinary Nanostructure Science and Technology" (CINSaT) de université de Cassel sont parvenus a synthétiser un "scalpel moléculaire". Il s'agit d'une molécule protéique dont les dimensions, ne dépassant pas quelques nanomètres, permettent des interventions au niveau cellulaire. Pour fabriquer cet outil, les scientifiques ont utilise trois composants structuraux moléculaires naturels, qu'ils ont assembles a l'aide de technologies génétiques. Une extrémité de la construction sert a diriger l'instrument a intérieur de la cellule ; la partie centrale rend la molécule visible lors des manipulations ; la deuxième extrémité est pourvue d'un instrument tranchant. Ce dernier permet d'effectuer des incisions dans les filaments d'actine, qui constituent le "squelette et les muscles" de la cellule. Le squelette d'actine possède en effet de multiples et diverses fonctions au sein de la cellule, tant au niveau des mouvements et de l'agencement des organites qui la composent que du maintien de sa forme. Dépourvue d'actine, une cellule n'est pas viable. La plupart des hypothèses sur le rôle du squelette cellulaire se basent sur des travaux expérimentaux, au cours desquels l'emploi de poisons naturels a permis de perturber l'ensemble de l'actine cellulaire. La méthode présente cependant inconvénient majeur d'inhiber simultanément toutes les activités de l'actine, rendant ainsi particulièrement difficile l'identification individuelle de ses différentes fonctions C'est ici que le scalpel développe par les universitaires révèle toute étendue de ses capacités. Il permet de découper en fragments non fonctionnels les seuls filaments d'actine entourant un organite de digestion, tout en laissant intact le reste du squelette cellulaire. Cette expérimentation pilote réussie encourage les chercheurs a envisager d'autres sites moléculaires d'utilisation du scalpel. Ils voient dans la nouvelle méthode un large champ d'application et espèrent notamment que l'outil contribuera a élucider les fonctions encore mal connues du squelette cellulaire. Les travaux ont fait l'objet d'une publication en octobre dans la revue spécialisée "Current Biology".

BE Allemagne : http://www.adit.fr

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Matière
Matière et Energie
Applications de la pile à combustible: le Japon prend les devants
Samedi, 06/12/2003 - 00:00

Il y a une décennie, les recherches sur la pile à combustible faisaient parler d'un secteur "prometteur" au Japon. Cette année, des sociétés japonaises ont annoncé la naissance du premier prototype mondial de pile à combustible pour ordinateur portable et de la plus petite pile à combustible au méthanol, utilisable dans les téléphones cellulaires. Inventée en 1839 par un Britannique, William Grove, la pile à combustible produit de l'électricité par la réaction de la molécule d'hydrogène (H2) avec celle de l'oxygène de l'air (O2) et son seul rejet est de la vapeur d'eau (H2O). Si les géants japonais de l'automobile Toyota et Honda font déjà rouler des voitures à pile à combustible depuis décembre 2002 et furent, là aussi, les premiers, cette dernière application est encore loin de pouvoir faire partie du quotidien pour des raisons de coût, d'encombrement et de difficulté de transport de l'hydrogène. Les petits appareils lancés par Toshiba ou NEC pourront eux, affirment ces sociétés, être commercialisés dès l'année prochaine ou en 2005. Les Japonais pourraient donc être les premiers à commercialiser cette technologie. Selon un spécialiste français, le Japon a entre un et trois ans d'avance sur les Etats-Unis dans les piles à combustibles pour ordinateurs portables et téléphones cellulaires, et de quatre à cinq ans par rapport à l'Europe. "Lorsque les premiers ordinateurs portables alimentés au méthanol sortiront au Japon, entre six mois et un an après on trouvera les mêmes produits en Europe, produits de provenance japonaise bien sûr", a-t-il ajouté. L'avantage de la micro pile à combustible est la très grande autonomie qu'elle offre par rapport aux piles classiques. Le prototype destiné aux ordinateurs portables lancé en première mondiale en mars par Toshiba mesure 275 millimètres de long sur 75 de large et pèse 900 grammes dont 72 pour sa cartouche de 50 centimètres cubes ! Depuis, Toshiba a développé la plus petite pile à combustible du monde destinée aux téléphones cellulaires et assistants numériques personnels. Suffisamment compacte pour entrer dans un sac à main ou la poche d'un jean, elle contient une cartouche de 25 centimètres cubes de méthanol fortement concentré. Son autonomie est de 20 heures, environ six fois plus que celle d'une pile au lithium. NEC a dévoilé de son côté en juin un prototype d'assistant numérique équipé d'une pile à combustible qu'il compte commercialiser l'année prochaine et, d'ici fin 2005, une version pouvant fonctionner pendant 40 heures consécutives. En ce qui concerne les applications de petite taille, nombre de sociétés américaines se sont lancées dans la course, dont Duracell et Motorola. "Il y a un marché potentiel énorme pour les applications portables. Mon sentiment est que cette technologie est en pleine accélération si l'on en juge par l'énergie qui lui est consacrée", conclut un responsable américain. Appareils photographiques numériques, chaises roulantes, équipements médicaux: les débouchés ne manquent pas. Quant à la pile à combustible, porteuse d'espoir contre les conséquences climatiques des émissions de gaz à effet de serre dues à l'automobile et à la production d'énergie, elle a encore bien des défis à relever. Aux difficultés techniques s'ajoutent des questions sur ses réels bénéfices pour l'environnement car l'hydrogène est en majorité produit actuellement à partir de gaz naturel avec émission de CO2, ce qui contribue au réchauffement du climat. "Notre but ultime est la production d'hydrogène à partir de l'eau en utilisant des énergies renouvelables", a déclaré à l'AFP le professeur Ken Ichiro Ota spécialiste du domaine à l'Université nationale de Yokohama, près de Tokyo.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/031128/202/3ishi.html

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Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
Changement climatique: "Les glaciers sont le symptôme d'un malaise mondial"
Samedi, 06/12/2003 - 00:00

Même en Patagonie, face à l'Antarctique, les glaciers fondent, symptôme incontestable d'un réchauffement de l'atmosphère terrestre. En Afrique, le Kilimandjaro a déjà perdu 80% de son manteau neigeux. Une étude publiée le mois dernier dans la revue américaine "Science" affirme que la fonte des glaciers de Patagonie a été deux fois plus rapide durant la période 1995-2000. Trois chercheurs ont examiné des mesures effectuées de 1975 à 2000 concernant 63 glaciers de la région. Ils ont estimé que ceux-ci perdaient 42 kilomètres cubes de glace chaque année, soit suffisamment pour provoquer une hausse du niveau de la mer de 0,11 millimètre. Le phénomène est un signe du réchauffement climatique en cours et affecte les glaciers dans le monde entier. Ses effets -hausse du niveau des océans et disparition de réserves d'eau douce- pourraient provoquer à terme une catastrophe économique et écologique si le processus n'est pas inversé, avertissent les experts. Le facteur principal expliquant la fonte des glaciers de Patagonie est la hausse des températures, souligne Eric Rignot, de la NASA, coauteur de l'étude avec Andrés Rivera, de l'université du Chili et Gino Casassa du Centre des études scientifiques (Chili). Les trois chercheurs estiment que la fonte des calottes de Patagonie représente 9% de la hausse annuelle du niveau de la mer liée aux glaciers de montagne. Situés près de la pointe méridionale de l'Amérique du Sud, les glaciers de Patagonie s'étendent sur 17.200 kilomètres carrés. Certaines zones reçoivent jusqu'à 30 mètres de neige par an. Eric Rignot estime que l'étude aidera à comprendre comment d'immenses champs de glace comme le Groenland et l'Antarctique pourraient réagir à une aggravation du réchauffement du climat. Beaucoup de scientifiques pensent que la hausse des températures observée dans le monde depuis le milieu des années 70 est causée pour l'essentiel par les gaz à effet de serre produits par l'activité humaine. "Les glaciers sont le symptôme d'un malaise mondial", souligne Raymond Bradley, directeur du Centre de recherche du système climatique à l'université du Massachusetts. "Ce qui se passe (en Patagonie) se produit dans d'autres contrées comme le Pérou, la Bolivie et la Colombie: tous les glaciers de haute montagne sont en train de fondre." En Amérique du Nord, des changements similaires ont été observés sur des glaciers dans les Etats de Washington, du Montana, ainsi qu'au Canada. Le célèbre Kilimandjaro au Kenya a perdu près de 80% de son blanc manteau, souligne le Pr. Bradley, tandis que les glaciers de Nouvelle-Guinée et la banquise arctique sont en train de disparaître. Dans les Alpes, les glaciers reculent aussi. "C'est le résultat du même phénomène: le réchauffement planétaire", souligne le scientifique. Lorsque les glaciers fondent, ils peuvent former des lacs de montagne qui peuvent grossir et provoquer des inondations, relève le Pr. Rivera. Toutefois, leur recul menace également les ressources en eau potable dont dépendent de nombreuses populations. Le Pr. Rignot cite en exemple la quasi disparition du glacier Chacaltaya près de La Paz. La capitale bolivienne est aujourd'hui à la recherche de nouvelles sources d'eau douce, souligne-t-il. Le Pérou et l'Equateur sont confrontés à des défis similaires. Si les émissions de gaz à effet de serre sont réduites, le processus pourrait s'inverser mais il faudra du temps, prévient le Andrés Rivera. Après plusieurs décennies de températures plus froides, les glaciers patagoniens pourraient commencer à regagner du terrain, précise-t-il.

AP : http://news.yahoo.com/031127/5/3ioew.html

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L'Institut Pasteur lève le voile sur l'énigme des "rescapés du sida"
Samedi, 06/12/2003 - 00:00

L'énigme des "rescapés du sida", des personnes qui malgré des expositions répétées au virus demeurent séronégatives, vient d'être résolue par des chercheurs de l'Institut Pasteur de Paris qui ont démontré le rôle de certaines cellules du système immunitaire, appelées "cellules tueuses" (natural killers - NK).Selon les chercheurs français et vietnamiens qui ont participé à ce travail - publié dans le numéro de décembre du Journal of Immunology - c'est la première fois que ces cellules sont associées à ce phénomène. De 5 à 15 % des populations dites à risque - partenaires réguliers de sujets séropositifs, prostituées et toxicomanes par voie intra-veineuse - ne montrent aucun signe apparent d'infection par le virus du sida. Et ce, malgré plusieurs années d'exposition. Cette bienheureuse anomalie a été observée pour la première fois il y a maintenant près de vingt ans parmi des prostituées de Nairobi (Kenya) qui - en dépit parfois de dizaines de rapports sexuels quotidiens non protégés - sont demeurées séronégatives. Pour les besoins de leurs recherches, les scientifiques de l'équipe de Gianfranco Pancino et de Daniel Scott-Algara, de l'unité de biologie des rétrovirus dirigée par Françoise Barré-Sinoussi, ont sélectionné au Vietnam trente-sept toxicomanes "exposés non-infectés" alors qu'ils ont eu un comportement à haut risque pendant plus de 10 ans. Dans ce groupe, ils ont mis en évidence une activité accrue des cellules tueuses. Selon les biologistes, ces cellules pourraient sécréter des molécules qui bloquent l'infection et sont aussi capables de détruire des cellules déjà infectées. "Ces cellules NK font partie de la première ligne de défense contre les microbes : l'immunité innée, c'est-à-dire immédiate et non spécifique par opposition à l'immunité spécifique, dite adaptative, qui n'atteint son efficacité pleine qu'au bout de quelques jours après l'exposition à un agent pathogène", expliquent les chercheurs. Depuis cette observation, les chercheurs s'efforcent de comprendre les mécanismes de cette résistance et de trouver de nouveaux marqueurs de cette protection. "L'identification de molécules directement impliquées dans les défenses innées contre le virus du sida est susceptible d'ouvrir à terme de nouvelles et inattendues stratégies thérapeutiques", relèvent les pastoriens. Ainsi, l'activation de certaines réponses innées pourrait contribuer à la protection contre le virus du sida et donc, à l'éventuelle mise au point d'un vaccin.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/031127/202/3imex.html

L'OMS dévoile son plan d'urgence de lutte contre le sida
Samedi, 06/12/2003 - 00:00

A l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a dévoilé lundi 1er décembre un vaste plan d'urgence de 5,5 milliards de dollars destiné à ouvrir l'accès aux traitements antirétroviraux à trois millions de patients et à enrayer la progression d'une maladie qui fait 8.000 victimes par jour. Cette journée d'action et de sensibilisation devait en outre mobiliser plusieurs millions de personnes à travers le monde dans le cadre de défilés ou de manifestations en tous genres. Selon l'OMS, six millions de malades vivant dans les pays en voie de développement ont besoin des traitements antirétroviraux dont l'efficacité a été largement démontrée dans les pays occidentaux. Seuls 300.000 d'entre eux y ont accès aujourd'hui. Le programme d'urgence lancé lundi vise à amener ce chiffre à trois millions de personnes à l'horizon 2005. "Le sida est devenu la première maladie de destruction massive", a lancé Jack Chow, directeur-général adjoint de l'OMS, à l'occasion d'un discours prononcé à Nairobi pour le lancement de ce plan. "Cette seule année, trois millions de personnes ont succombé au sida. Ce sont des gens dont les vies auraient pu être sauvées à l'aide des traitements antirétroviraux", a-t-il souligné. L'objectif est non seulement de garantir à terme un accès aux traitements pour l'ensemble des malades, mais aussi de faire en sorte que les victimes les plus isolées se fassent connaître des autorités sanitaires, sans craindre l'exclusion sociale qui reste souvent le lot des malades. Dans le cadre de son plan, l'organisation a en outre annoncé l'approbation de trois trithérapies différentes, qui représentent chacune un investissement de 300 dollars par an et par patient. "L'OMS manque clairement d'ambition en ne cherchant pas à recommander des traitements aux prix les plus abordables, mais en continuant à se baser sur les coûts des traitements proposés par les plus grands laboratoires", déplore Médecin sans frontières (MSF) dans un communiqué. Plusieurs fabricants de médicaments génériques, notamment indiens, comme Cipla ou Ranbaxy, offrent désormais des trithérapies à 140 dollars par an et par patient. A Paris, Jacques Chirac a assuré que la France tiendrait ses engagements en faveur du financement du Fonds mondial contre le sida, tout en souhaitant que l'ensemble des contributions internationales "soient assumées". Le financement français de 150 millions d'euros "nous mettra tout à fait au premier rang des contributeurs et nous le ferons", déclaré le chef de l'Etat, entouré notamment des professeurs Michel Kazatchkine, directeur de l'Agence nationale de recherche sur le sida (ANRS), et Willy Rozenbaum, qui dirige la Commission nationale sur le sida. Selon les estimations publiées la semaine dernière par Onusida, le bilan et la progression de la pandémie ont atteint en 2003 un niveau sans précédent qui pourrait croître davantage encore, notamment en raison de l'ampleur que prend la maladie en Afrique, en Europe orientale et en Asie. L'Afrique subsaharienne demeure la région la plus touchée, avec 3,2 millions de nouvelles contaminations et 2,3 millions de décès en 2003. "Nous risquons pour le moment de perdre le combat contre le sida", a déploré le secrétaire américain à la Santé, Tommy Thompson, en visite en Zambie. "Nous devons redoubler d'efforts. Cette guerre fait plus de victimes qu'aucune autre et nous perdons trois millions de personnes chaque année", a-t-il souligné. Plus préoccupant pour l'avenir, l'épidémie qui affecte mondialement 40 millions de personnes, selon l'OMS, à atteint une vitesse de progression sans précédent dans la région Asie-Pacifique et des pays tels que l'Inde ou la Chine s'exposent à des catastrophes majeures faute d'initiatives urgentes. Longtemps décriées pour leur attentisme, les autorités chinoises se sont décidées à passer à l'action. Le chef du gouvernement Wen Jiabao a rendu visite lundi à des malades du sida hospitalisés dans la capitale, annonce l'agence Chine nouvelle, soulignant le caractère inédit de la démarche. Outre la campagne de publicité pour les préservatifs, Pékin a promis de mettre gratuitement à disposition des malades les fameux traitements antirétroviraux. Selon les chiffres officiels, la Chine ne compterait que 840.000 séropositifs et 80.000 cas déclarés. Des évaluations officieuses font en revanche état d'un million à un million et demi de personnes infectées, chiffre qui pourrait atteindre les 10 millions à l'horizon 2010.

OMS :

http://www.who.int/mediacentre/releases/2003/pr89/en/

Cancer du côlon : la coloscopie virtuelle plus efficace
Samedi, 06/12/2003 - 00:00

Une nouvelle technique médicale qui permet aux médecins de découvrir des tumeurs du côlon grâce à des images de synthèse se révèle plus efficace et moins invasive que la coloscopie traditionnelle, qui consiste à introduire un tube flexible dans l'intestin par l'orifice anal. Cette nouvelle technique a été présentée lundi à l'occasion du Congrès annuel de la société radiologique d'Amérique du Nord. Les chercheurs espèrent que les bénéfices qu'ils tireront de cette "coloscopie virtuelle", qui nécessite un scanner CT pour les images en trois dimensions, permette à plus de personnes d'être dépistées. La Société américaine du cancer recommande aux adultes à partir de 50 ans de bénéficier d'un coloscopie tous les dix. Or, selon elle, moins de la moitié d'entre eux en bénéficient. "La coloscopie virtuelle est un outil plus précis, plus sensible que la coloscopie standard, et si nos méthodes sont utilisées, elles permettront d'élargir le dépistage à un nombre plus élevé de personnes, notamment à celles qui échappent au dépistage", a noté le premier auteur de l'étude, le Dr Perry Pickhardt. "Plus de monde dépisté signifie une meilleure prévention des cancers et des morts évitées." Le cancer du côlon tue 60.000 personnes chaque année aux Etats-Unis, ce qui en fait le deuxième cancer le plus mortel dans ce pays. La détection des tumeurs précancéreuses (polypes) et leur ablation chirurgicale permet de prévenir l'apparition de métastases et d'éviter des morts. Pour mener à bien leurs recherches, les médecins ont étudié 1.233 adultes qui présentaient un risque de tumeur du côlon. La coloscopie virtuelle a mis en évidence des polypes de 10 millimètres de diamètre au moins dans 93,8% des cas, et de 8mm dans 93,9% des cas. De son côté, la coloscopie standard a retrouvé les polypes de 10mm dans 87,5% des cas, et de 8mm dans 91,5%. De plus, la coloscopie virtuelle a donné peu de faux positifs (la découverte de fausses tumeurs, NDLR). Selon les résultats, 622 patients présentaient des polypes, dont deux étaient déjà cancéreux, mais la coloscopie conventionnelle n'en a trouvé qu'un seul.

JNCI :

http://jncicancerspectrum.oupjournals.org/news/headlines.dtl?date=2003-12-3#h1

Tabac : deux fois plus de risque de cancer du poumon chez les femmes
Samedi, 06/12/2003 - 00:00

Le tabagisme des femmes se traduit par deux fois plus de cas de cancer du poumon que chez les hommes, selon une étude présentée lundi à Chicago (nord), dont les auteurs notent aussi une progression du risque liée à la quantité de tabac fumé et à l'âge du fumeur.Cette étude menée pendant dix ans en utilisant une méthode d'imagerie assistée par ordinateur appelée tomodensitométrie a montré que "les femmes ont deux fois plus de risque d'être touchées par un cancer du poumon, quelle que soit la quantité fumée, leur âge ou la texture des nodules dans leurs poumons", a expliqué le Dr Claudia Henschke, du Cornell Medical Center à New York. Le médecin, qui présentait ces travaux lors du congrès annuel de l'Association de radiologie d'Amérique du Nord, a reconnu qu'"il n'y a pas encore de consensus permettant d'expliquer ce risque accru" pour les femmes. L'étude portait sur 2.968 hommes et femmes de 40 ans et plus, chez lesquels un total de 77 cancers du poumons ont été diagnostiqués. "Nous avons également établi que plus vous fumez, plus vous vieillissez, et plus grands sont vos risques d'être atteint d'un cancer du poumon", a ajouté le Dr. Henschke, qui a dirigé l'étude. Le cancer du poumon est la première cause de décès par cancer tant chez les hommes que chez les femmes aux Etats-Unis, selon la société américaine contre le Cancer qui estime à 171.900 le nombre de nouveaux cas en 2003, et 157.200 morts des suites de la maladie durant la même année. La tomodensitométrie révèle, au sein de coupes tomographiques, les différences de densité des tissus, permettant de dépister certains cancers.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/031201/202/3ixnl.html

De l'espoir pour prévenir le cancer du sein
Samedi, 06/12/2003 - 00:00

En bloquant l'action d'une hormone féminine, un médicament pourrait prévenir le cancer du sein chez les femmes à risque. Depuis 1997, on administre du raloxifène pour prévenir l'ostéoporose. Or, chez les femmes qui prennent ce médicament, on diagnostique 75% moins de cancers du sein. Un médicament semblable est déjà utilisé pour prévenir le cancer du sein : le tamoxifène. Mais le hic, c'est qu'il double le risque de cancer de l'endomètre, la paroi de l'utérus. Le raloxifène, lui, ne semble pas avoir cet effet sur l'endomètre. Mais les résultats sont encore trop préliminaires pour qu'on l'utilise dans la prévention du cancer du sein. Une vaste étude internationale vise donc à comparer l'efficacité du tamoxifène et du raloxifène sur l'incidence du cancer du sein, du cancer de l'endomètre, de l'ostéoporose et des maladies cardiovasculaires. Les résultats sont attendus en 2006. Ces deux médicaments sont des inhibiteurs sélectifs de l'oestrogène. Ils bloquent cette hormone dans certains tissus seulement.Un médicament idéal bloquerait l'action de l'oestrogène là où il favorise la prolifération des cellules, mais pas aux endroits où il est nécessaire à l'organisme.On considère à risque les femmes qui ont une prédisposition génétique au cancer du sein, celles qui ont des lésions précancéreuses ou encore, celles dont un membre de la famille a souffert du cancer du sein. Cette maladie frappe une femme sur neuf en Amérique du Nord.

Radio Canada :

http://radio-canada.ca/nouvelles/Santeeducation/nouvelles/200311/27/001-cancer-s...

Vers une détection moléculaire du cancer
Samedi, 06/12/2003 - 00:00

Le développement d'un nouvel outil biochimique permettant de détecter des quantités infimes d'une protéine d'intérêt pourrait révolutionner le diagnostic et la surveillance du cancer. La méthode PCR (Polymerase Chain Reaction), qui amplifie l'ADN afin de pouvoir l'analyser, a révolutionné la médecine, la biotechnologie et l'expertise médico-légale, mais nous n'avions rien d'équivalent pour les protéines », explique le Dr Chad Mirkin, directeur de l'institut de nanotechnologie de la Northwestern University (Evanston, Illinois), qui a dirigé ces travaux. « Maintenant, c'est chose faite. Cette technologie changera la façon dont nous effectuons le diagnostic et le traitement du cancer. » Ce nouvel outil devrait aussi améliorer considérablement le domaine de la protéomique, l'étude de la structure et de la fonction des protéines. Pour développer leur nouvelle méthode de détection des protéines, les chercheurs ont pris pour première cible le PSA (antigène prostatique spécifique) en raison de son importance dans la détection du cancer de la prostate, et de son importance potentielle dans la détection du cancer du sein. La détection ultrasensible du PSA pourrait permettre, par exemple, après traitement chirurgical d'un cancer de la prostate, de détecter très tôt une récidive du cancer, afin d'administrer des traitements adjuvants curateurs. Par ailleurs, le PSA est trouvé dans le sang à de très faibles concentrations chez les patientes affectées du cancer du sein, il pourrait ainsi constituer un marqueur du cancer du sein si l'on est pourvu d'une méthode de détection ultrasensible. Puisque les protéines ne peuvent pas être amplifiées, les chercheurs ont utilisé, pour étiqueter ces protéines, des fragments d'ADN spécifiquement développés pour marquer la protéine dite « d'intérêt ». Ces ADN codes-barres peuvent être amplifiés par PCR, puis sont détectés par les méthodes conventionnelles. Cette méthode permet de détecter des protéines à la concentration de seulement 20 molécules dans 10 µl d'une solution. Cette méthode, ont constaté les chercheurs, est ainsi un million de fois plus sensible que les méthodes conventionnelles pour détecter les protéines. « On obtient la sensibilité équivalente à celle de la PCR, mais pour les protéines », résume le Dr Mirkin. Les chercheurs ont développé leur méthode pour la détection du PSA, mais cette approche peut maintenant être appliquée à n'importe quelle cible protéique, à partir du moment où on lui connaît des anticorps. Un code-barres différent peut être préparé pour chaque protéine d'intérêt. Cette technologie pourrait être disponible dans le commerce dans deux ans.

Institut de nanotechnologie :

http://www.nanotechnology.northwestern.edu/press/Science%20Now%20092603.pdf

L'aspirine pourrait réduire les risques de cancer de l'estomac
Samedi, 06/12/2003 - 00:00

La consommation d'aspirine sur une longue période pourrait réduire les risques de cancer de l'estomac, selon une étude réalisée par des chercheurs d'une université de Hong Kong publiée mercredi.L'étude réalisée d'après des données concernant 2.831 patients souffrant d'un cancer de l'estomac par une équipe de la University of Hong Kong a trouvé que la prise prolongée d'aspirine ou d'anti-inflammatoires sans stéroïdes pouvait réduire le risque de cancer gastrique de 22%. Selon l'un des chercheurs, le Dr Benjamin Wong, il est trop tôt pour dire si l'aspirine peut être utilisée dans le traitement du cancer et non seulement à titre préventif. Il a ajouté qu'on en était seulement "au premier pas" pour prouver que l'aspirine pouvait réduire les risques de cancer et que des essais notamment cliniques étaient nécessaires. L'étude hongkongaise a été publiée dans le Journal of the National Cancer Institute. Le cancer de l'estomac est le quatrième cancer le plus répandu dans le monde.

Journal of the National Cancer Institute :

http://jncicancerspectrum.oupjournals.org/jnci/current.shtml

Un Français sur six souffre de douleurs chroniques
Samedi, 06/12/2003 - 00:00

Un Français sur six et jusqu'à 19% des Européens souffrent de douleurs chroniques, souvent quasi-permanentes et pouvant persister cinq à sept ans en moyenne, voire pendant plus de vingt ans, selon une étude européenne rendue publique mardi à Paris.La douleur est ressentie de manière quasi-permanente pour 4,6 millions de Français, et un tiers des Européens victimes de douleurs chroniques. Souffrir en permanence d'une douleur même considérée comme moyenne, "c'est extrêmement invalidant, parfaitement minant, destructeur", cela peut devenir l'enfer", a expliqué devant la presse Francine Hirszowski, qui travaille dans un centre anti-douleur et une unité de soins palliatifs en région parisienne. Source d'isolement au sein de l'entourage parfois lassé par une "plainte monolithique permanente", la douleur peut aussi entraîner la perte de l'emploi (15% des patients en France, un sur cinq en Europe), ou la dépression (18% des patients en France, un sur cinq en Europe). Miné par la souffrance, un patient sur six mentionne même "la mort comme délivrance", selon l'étude effectuée dans 16 pays entre novembre 2002 et juillet 2003. Sur quelque 46.000 adultes contactés à domicile par téléphone, plus de 4.800 déclarant souffrir de douleurs chroniques (d'une intensité qu'ils ont estimée au moins égale à 5 sur une échelle allant de O à 10), soit environ 300 par pays, ont fait l'objet d'un questionnaire détaillé. A la différence de la douleur aiguë qui sert à prévenir d'un danger et dont il convient de rechercher la cause, la douleur est considérée comme chronique quand elle se prolonge pendant au moins trois, voire six mois, a précisé le Dr Hirszowski. Les victimes ont déclaré en souffrir pendant en moyenne 5,7 ans en France et 7 ans en Europe. Mais la souffrance se prolonge durant plus de vingt ans pour un patient européen sur cinq (18 % des Français). Les maux de dos sont les plus cités, ainsi que fréquemment céphalées et migraines (par 15 % des patients français mais 7 % des Européens). Les femmes sont plus nombreuses que les hommes parmi les victimes de douleurs chroniques. Le cancer n'est mentionné comme cause de douleur que par 3 % des personnes interrogées à domicile lors de l'enquête, qui oublie ainsi les patients hospitalisés. Pourtant, 70% des cancers seraient douloureux. "Le cancer n'a pas le monopole des douleurs intenses", a précisé le Dr Jacques Meynadier, vice-président du comité d'organisation des Etats généraux de la Douleur, citant aussi rhumatismes et syndromes d'origine neurologique. Invalidante, gênant souvent sommeil et activités physiques, la douleur est pourtant considérée comme faisant partie de la "condition de malade" par près de sept patients sur dix en Europe qui ont déclaré en souffrir, lors de l'enquête menée notamment par la Fédération européenne de la société internationale de la douleur avec le soutien des laboratoires pharmaceutiques Mundipharma. En France, où un deuxième plan de lutte contre la douleur a été lancé fin 2001, un tiers des patients victimes de douleurs chroniques ne sont pas traités: un sur cinq n'a jamais pris de médicaments sur ordonnance et un sur quatre a arrêté le traitement prescrit. Quatre patients sur cinq ont parlé de leur douleur à leur médecin. Seulement 2 % des malades ont consulté un spécialiste de la douleur. Les médicaments prescrits sont des opioïdes forts, comme la morphine, dans 4 % des cas en France (5 % en Europe). Ce taux atteint 24 % en Autriche et dépasse aussi 10 % en Irlande, au Royaume Uni, au Danemark ainsi qu'en Israël, alors qu'il apparaît nul en Italie.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/031202/202/3iztd.html

Une technique suisse d'autopsie virtuelle présentée aux Etats-Unis
Samedi, 06/12/2003 - 00:00

Des chercheurs suisses ont mis au point une technique d'autopsie virtuelle en utilisant des méthodes de radiologie jusqu'à présent réservées à la recherche médicale, donnant de nouvelles possibilités à la médecine légale, selon des travaux présentés mercredi aux Etats-Unis.Cette méthode non effractive qui combine les techniques d'imagerie à résonance magnétique (IRM) et de tomographie à rayons-X assistée par ordinateur a déjà été utilisée à une centaine de reprises en Suisse, a expliqué un chercheur de l'Institut de médecine légale de l'Université de Berne lors d'un congrès de radiologie organisé à Chicago (nord). La technique appelée Virtopsy "ne détruit pas les preuves qui pourraient être endommagées pendant une autopsie classique" et "peut être utilisée au sein de cultures ou dans des situations où l'autopsie n'est pas tolérée par la religion ou des membres de la famille" de la victime, a expliqué le Dr Michael Thali, qui dirige le projet. La tomographie fournit des informations détaillées sur les traumatismes subis par la victime et l'IRM se concentre sur des zones du corps sélectionnées par le médecin légiste pour obtenir d'avantage d'informations sur certains tissus musculaires ou organes. La spectroscopie par résonance magnétique est utilisée pour établir l'heure de la mort en étudiant les métabolites du cerveau aux premiers stades de la décomposition post-mortem, a encore expliqué le chercheur. Dans les cas où une arme a été utilisée, l'imagerie en trois dimensions permet d'acquérir les particularités du corps examiné puis de les comparer à la modélisation des effets de plusieurs types d'armes déjà stockés dans l'ordinateur. "Nous disposons désormais d'informations en 3D, non subjectives, qui peuvent aisément être produites devant un tribunal sans avoir recours à des images horribles qui peuvent choquer les gens", a poursuivi le Dr Thali en convenant qu'il faudra "peut-être encore 10 à 15 ans avant que cette méthode soit acceptée".

AFP : http://fr.news.yahoo.com/031203/202/3j24h.html

Le "riz d'or" pourrait révolutionner la nutrition dans les pays en développement
Samedi, 06/12/2003 - 00:00

Derrière deux épaisses portes blindées, un chercheur indien met au point dans un laboratoire philippin un "riz d'or", dopé en nutriments et protéines, qui pourrait sauver l'humanité, selon lui, mais qui est qualifié de "Frankenstein transgénique" par ses détracteurs.Le débat sur les organismes génétiquement modifiés (OGM) "n'a pas de sens", lance le biotechnologiste Swapan Datta. Le "riz d'or" sur lequel il travaille depuis des années, qui est en effet d'une couleur légèrement jaune, "n'a jusqu'à présent provoqué aucun effet secondaire", assure-t-il depuis son laboratoire de l'Institut international de recherche sur le riz (IRRI). L'Asie et l'Afrique, qui consomment la moitié de la production du riz de la planète, pourraient de toute façon "vouloir accepter certains risques que les pays développés ne sont pas prêts à prendre", ajoute Ronald Cantrell, le directeur général américain de l'IRRI. "Beaucoup de gens dépensent encore jusqu'à 40% de leurs revenus pour acheter du riz, pas pour des légumes, pas pour de la viande, pas pour l'éducation, pas pour les voyages, pas pour le médecin", lance l'économiste de l'IRRI, David Dawe. Le "riz d'or" est né après dix ans d'efforts faits par l'IRRI, le secteur privé et des institutions scientifiques nationales. D'un point de vue scientifique, c'est un petit miracle de la biotechnologie, explique l'IRRI. La substance bêta-carotène, que le corps transforme en vitamine A, est présente dans l'enveloppe du riz mais pas dans la graine quenousconsommons. L'Institut a "fait migrer" le gène responsable du bêta-carotène dans la graine. Les scientifiques ont également clôné le gène du soja pour l'innoculer au riz afin d'en augmenterle taux de fer. Ces mesures, et d'autres plus techniques, ont créé un "super-riz" dopé en vitamines et minéraux essentiels pour la santé des êtres humains, assureM.Datta, qui précise que le produit sera disponible en Asie dans trois ou quatre ans, une fois que les gouvernements auront adopté les règlements nécessaires sur la biosécurité. Il pourrait alors avoir un "impact immense" sur la nutrition de la population asiatique, qui mange du riz au moins deux fois par jour, ajoute-t-il. L'amélioration de cette graine cultivée depuis plus de 6.000 ans pourrait ainsi pallier la baisse des aides alimentaires mondiales provoquées par les coûts de la reconstruction en Irak et en Afghanistan, assure l'Institut. "Nous avons de nouveaux outils moléculaires qui vont nous permettre de manipuler des germes qui autoriseront des changements significatifs dans la qualité des protéines, dans la structure des glucides, dans leur type... toutes sortes de changements", exhulte M. Cantrell. "Nous sommes sur le point de réaliser des transformations dont nous ne pouvions jusqu'à présent que rêver".

AFP : http://fr.news.yahoo.com/031130/202/3ivj6.html

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Recherche
Recherche & Innovation, Technologies, Transports
Budget 2004 de la Recherche et des nouvelles technologies : Synthèse du rapport du Sénateur Trégouët
Samedi, 06/12/2003 - 00:00

Le système français de recherche présente, par rapport aux exemples étrangers, des singularités rappelées, depuis plusieurs années par votre rapporteur : importance des financements publics et faiblesse relative, en contrepartie, des dépenses des entreprises, importance du rôle du CNRS et des grandes écoles, bonne maîtrise des technologies aéronautiques, spatiales et nucléaires... Dans l'ensemble, le modèle français, s'il possède donc des points forts, parmi lesquels celui d'assurer une couverture de l'ensemble des disciplines scientifiques traditionnelles, souffre aussi de sérieuses déficiences, outre l'insuffisante implication des entreprises ci-dessus évoquée, à savoir : le morcellement, la rigidité et le cloisonnement des structures de notre recherche ; la place encore trop modeste qu'occupent en son sein les universités, la valorisation qui laisse à désirer, de ses travaux ; ses orientations stratégiques, enfin, qui demandent à être mieux définies et évaluées. D'un point de vue financier, l'effort de recherche français depuis dix ans tend à diminuer à l'inverse de ce qui se produit dans les principaux pays de l'OCDE. Ceci n'est pas compensé par une amélioration de l'efficacité des dépenses mesurée en terme de parts de brevets et de publications. Le gouvernement, pour 2004, a choisi une croissance modérée mais appréciable, dans le contexte actuel, du budget de la recherche s'accompagnant de mesures nouvelles qui, sans remettre en cause la répartition des activités entre les différents organismes, sont ciblées, pour la plupart, sur les entreprises et les jeunes chercheurs. Les comparaisons internationales montrent que l'essentiel du rattrapage nécessaire pour combler notre retard et atteindre les objectifs européens fixés au sommet de Barcelone doit être effectuée par nos entreprises, comme les y invite le présent projet de loi de finances. Sur les dernières années nous pouvons constater une érosion globale de l'effort français de recherche. Avec 2,18% du PIB, la DIRD continue d'être inférieure à ce qu'elle est chez la plupart de nos concurrents et se situe en-dessous de la moyenne de l'OCDE (2,24 %). . En outre, la situation relative de la France s'est dégradée ces dix dernières années, sauf en ce qui concerne le nombre de chercheurs et notre infériorité vis-à-vis de l'Allemagne, qui s'est réduite en ce qui concerne le ratio DIRD/PIB. Les entreprises françaises finançaient en 2000 (étranger non compris), 52,5 % de la DIRD, pourcentage très inférieur à celui constaté au Japon (72,4 %), aux Etats-Unis (68,2 %) ou en Allemagne (66,1 %). Corrélativement, la part des administrations dans le financement des dépenses totales de recherche est naturellement plus importante dans notre pays comme le montre le tableau qui précède, ainsi que celui qui suit, s'agissant de pourcentages de PIB. Sans être déshonorants, les résultats de la recherche française ne sont pas particulièrement brillants et n'évoluent pas dans un sens très favorable. En 2002, selon l'office européen des brevets, le portefeuille de la France (6.853) ne représentait que 30 % de celui de l'Allemagne (21.039), soit environ 6% des brevets déposés en Europe. Dans la perspective de la réalisation des objectifs du sommet de Barcelone (3 % du PIB en 2010 dont 2 % par les entreprises) l'effort des entreprises doit prioritairement être accru (il n'est que de 1,37 % du PIB alors que le niveau de 1 % fixé pour les dépenses publiques est presque atteint). Il faut non seulement dépenser plus mais surtout dépenser mieux, à l'exemple de la Grande-Bretagne s'agissant de publications scientifiques. Le projet de loi de finances pour 2004, y compris son volet fiscal, accorde la priorité qu'elles méritent aux incitations aux dépenses de recherche des entreprises (notamment par le statut de la jeune entreprise innovante et les mesures relatives au crédit d'impôt recherche). L'encouragement au développement des fondations par la loi du 1er août 2003 paraît être, par ailleurs, un bon moyen d'inciter des fonds privés à s'investir dans la recherche. Au total, les ressources publiques disponibles pour le soutien à la R & D en 2004 seront supérieures à 9.500 millions d'euros. Dans ces conditions, que l'augmentation du total des moyens budgétaires consacrés à la recherche civile est la suivante :

-* BCRD (à périmètre constant) + 2,2 %

-* Nouveaux fonds + 1,7 %

-* Total des moyens + 3,9 %

Selon les pourcentages de progression des dépenses, en 2002 et 2003, l'ordre des priorités apparaît le suivant :

-* une baisse (de 2,9 %) des crédits (24 % du total des dépenses) des crédits pour les sciences du vivant, pourtant prioritaires, et pour les transports (- 8,7 %) ;

-* une accentuation très nette de l'effort en faveur des STIC (+ 15,5 %) de l'énergie et de l'environnement (+ 13,8 % et + 9,7 %), et, dans une moindre mesure (+ 9,9 %) pour les sciences fondamentales (mathématiques, physique, chimie) ;

-* la poursuite de la progression des dépenses en faveur des pays en voie de développement (+ 12,4 %) ;

-* un rattrapage au bénéfice des sciences humaines (+ 10,5 % en 2003, - 1,6 % en 2002) ;

-* une certaine reprise des dépenses spatiales et de défense (- 2,2 % et - 31 millions d'euros en 2002, + 0,8 % et + 11 millions d'euros en 2003).

Comme votre rapporteur le souligne chaque année, cinq très grands organismes accaparent près de 80 % des ressources considérées. A eux-seuls, le CNRS et le CNES consomment plus de la moitié des crédits du ministère.

Par ailleurs, les comparaisons annuelles devraient être effectuées par rapport aux crédits réellement consommés en 2003, exercice durant lequel :

-* 100 millions d'euros (en CP) et 108 millions d'euros (en AP) ont été annulés

-* et 103,5 millions d'euros de CP reportés.

Par rapport aux services votés de 2003, la dotation inscrite en loi de finances initiale pour 2004, progresse donc non pas de 1,8 % mais de 4,3 %. Ce budget 204 prévoit également des mesures en faveur des jeunes chercheurs. L'allocation de recherche doit être revalorisée de 4 % au 1er octobre 2004 et 200 nouveaux post-doctorants devraient être accueillis dans les organismes publics l'an prochain. Les sciences du vivant continuent d'être choyées par le ministère (30 % de son budget), mais un effort important est également consenti en faveur de l'espace (19 %). La France a pris, en effet, l'engagement, au sommet européen du 27 mai dernier, de porter sa contribution annuelle à l'Agence spatiale européenne de 640 millions d'euros en 2003 à 685 millions d'euros par an, à partir de 2004, jusqu'en 2009. Il faut par ailleurs souligner que beaucoup de mesures budgétaires ou fiscales importantes pour la recherche, dont votre rapporteur se réjouit, ne figurent pas dans ce budget, par exemple en ce qui concerne :

-* les jeunes entreprises innovantes (JEI) : allègement des charges sociales patronales (25 millions d'euros sur les crédits de l'industrie), avantages fiscaux (5 millions d'euros) ;

-* la réforme du crédit d'impôt recherche (+ 175 millions d'euros en 2005) ;

-* la création d'un nouveau fonds des priorités de recherche, doté de 150 millions d'euros provenant de recettes de privatisation et affecté au soutien aux fondations de recherche.

-* des avantages consentis aux nouvelles sociétés unipersonnelles d'investissement à risque (article 64).

On peut espérer de ces dispositions, un accroissement des dépenses de recherche des entreprises privées.

Au niveau européen, un accord est intervenu le 26 mai 2003 concernant GALILEOSAT (constellation de satellites de positionnement) et, le lendemain, le conseil des ministres européens de l'espace réuni à Paris, a adopté quatre résolutions relatives :

-* à la restructuration du secteur des lanceurs Ariane (retour en vol d'Ariane 5, accès garanti à l'espace...) dont plus de la moitié est financée par la France ;

-* à la préparation des lanceurs du futur à l'horizon 2010, qui inclut l'installation, à Kourou, d'un pas de tir de la fusée Soyouz ;

-* au déblocage d'une participation au programme de la station spatiale internationale (ISS) ;

-* enfin, au développement des relations entre l'agence spatiale européenne (ASE) et l'Union européenne (UE).

On rappellera que les programmes scientifiques de l'agence présentent, pour les pays membres, un caractère obligatoire. Il comprennent des projets d'exploration de plusieurs planètes : Mars (avec la mission de l'orbiteur Mars Express lancé en juin 2003), Vénus, Mercure ; l'étude in situ d'une comète (sonde Rosetta dont le lancement est prévu en 2004) ; et des missions d'astronomie. La France participe également à des programmes d'observations de la terre, de météorologie, de télécommunications (série Artes : Advanced research in telecommunications system...). Bien que la recherche communautaire ne représente que 5,4 % environ du financement public de la recherche civile européenne, le montant des subventions européennes qui revient par an en France (environ 400 millions d'euros) est sensiblement du même ordre de grandeur que les crédits incitatifs nationaux des ministères chargés de la recherche et de l'industrie. La part de contributions que la France serait susceptible de recevoir, selon le résultat des premiers appels d'offre du 6e PCRD, serait de 15,34 %, ce qui nous mettrait en seconde position derrière l'Allemagne. En puissance de calcul cumulée, la France se situera en 5ème position mondiale, derrière les USA, le Japon, l'Allemagne et l'Angleterre. En Europe, l'Allemagne dispose du triple, l'Angleterre du double. Dans le domaine des sciences du vivant, la France ne s'est pas encore dotée, en bioinformatique, d'infrastructures comparables à celles existant, non seulement aux Etats-Unis et au Japon, mais également en Europe (Royaume-Uni, Allemagne, Suisse). Ces pays consacrent à la bioinformatique environ 30 % de leur budget de recherche en sciences génomiques. En 2003, pour combler les besoins, le ministère chargé de la recherche a lancé un appel à propositions intitulé « Informatique, mathématiques, Physique en biologie moléculaire », afin d'appréhender les phénomènes du vivant dans leur complexité au niveau moléculaire ou cellulaire. Notre pays doit poursuivre ses efforts à cet égard s'il veut rester compétitif.

L'Europe et la France doivent combler leur retard sur les Etats-Unis et le Japon en matière d'effort de recherche. Mais ce rattrapage :

-* doit s'effectuer en optimisant l'efficacité des dépenses publiques ;

-* incombe, en France, surtout aux entreprises privées.

Le présent budget de la recherche ne peut pas être considéré isolément.

Il s'inscrit dans un ensemble de mesures (notamment fiscales) tendant, d'une part, comme cela est particulièrement nécessaire, à inciter nos entreprises à s'impliquer davantage dans les activités de recherche, et s'efforçant, d'autre part, de rationaliser les aides qui leur sont accordées. Il fait de la synergie entre recherches publiques et privées l'une de ses priorités et privilégie, par ailleurs, à juste titre, les actions en faveur des jeunes chercheurs et des thématiques prioritaires (sciences de la vie, technologies de l'information, etc...).

Rapport du 29-11-2003 :

http://www.senat.fr/rap/103-073-326/103-073-326.htlm

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