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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 332
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 13 Avril 2005
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Egalement dans ce numéro
TIC
Un mobile à reconnaissance de forme en 2008
Un robot humanoïde qui obéit à la voix et au téléphone portable
Les technologies de la parole arrivent à maturité
Une nouvelle génération de puces RFID
Le câble à très grande vitesse arrivera en 2008
Orange lance la technologie EDGE
Oxance électrise le CPL à 85 Mbit/s
Cegetel lance l'ADSL 2+, la téléphonie par internet, puis la TV
Matière
Disque dur : Hitachi va franchir le mur du Téraoctet grâce à l'enregistrement perpendiculaire
Samsung et Toshiba révolutionnent l'autonomie des PC portables
Espace
Un robot européen sur Mars en 2011
Des galaxies très anciennes
Vivant
Cancer : quel rôle joue l'environnement ?
Cholestérol : y-a-t-il un âge pour traiter ?
Paludisme : deux percées importantes
Un brevet sur la transmission directe d'images au cerveau
Une neuropuce pour commander un ordinateur par la pensée !
Le resvératrol au secours des neurones
Homme
La carte d'identité électronique sera payante et obligatoire
Marchés publics : la solution sécurisée de la Poste
Peer to Peer : la CNIL autorise la surveillance automatique
Recherche
L'ENST inaugure un pôle de recherche avancée en communications
Edito
La télémédecine et la télésanté vont transformer notre société



Plusieurs interventions entendues lors de la quatrième édition de Biovision, forum mondial des Sciences de la Vie qui vient de se tenir à Lyon, mettent en évidence que la télémédecine est en train de bouleverser notre société. A Témiscamingue, région isolée au nord du Québec, la télémédecine n'est plus réservée aux spécialistes traitant des cas exceptionnels. Elle permet à des médecins de famille de soigner les petits bobos ! Dans une salle du Centre de santé de Winneway, dans l'est du Témiscamingue, les patients se succèdent pour des téléconsultations. De La salle de transmission, la caméra envoie l'image à quelque 150 km de là, à Ville-Marie, où le Dr Paul-Émile Barbeau la reçoit, en temps réel. Afin d'examiner un abcès découvert par un dentiste, le Dr Barbeau demande à l'infirmière d'introduire dans la gorge d'un patient une petite caméra mince comme un crayon. Reliée par un fil à la station d'examen mobile, elle permet au médecin de tout voir, comme s'il y était. Grâce à ce système de télémédecine, les malades à non plus besoin d'effectuer les trois heures de route aller-retour pour se rendre aux urgences de Ville-Marie.

Plus de 170 patients de Winneway ont ainsi participé depuis un an à une innovation en Amérique du Nord : des soins de première ligne donnés à distance. Dans cette télémédecine nouveau genre, le médecin, qui se trouve à des kilomètres du patient, ne transmet pas ses consignes à un autre médecin. Il utilise les «mains» d'une infirmière et les «yeux» d'appareils de pointe : otoscope (oreilles), ophtalmoscope (yeux), stéthoscope (coeur), électrocardiogramme (fonction cardiaque), spiromètre (poumons). Un mini-analyseur permet d'obtenir une formule sanguine complète et le taux de glycémie.

L'originalité de cette télémédecine québécoise réside dans son utilisation pour la médecine générale ordinaire. Grâce à cette téléconsultation, le Centre de santé est en mesure de mieux soigner 14 000 personnes réparties sur un immense territoire de 19 000 km2.

Plus près de nous, une autre expérience très innovante de télémédecine vient de débuter à Lyon (voir @RTFlash 325 du 25-02-05). En effet, l'entreprise TMT Télémédecine Web Medical Center vient d'ouvrir le premier véritable centre d'assistance au diagnostic à distance qui permettra aux généralistes d'obtenir l'avis précis de médecins spécialistes, via un réseau privé et hautement sécurisé. Déjà en phase pilote à la Clinique de la Sauvegarde de Lyon, le système permet un gain de temps considérable dans le cycle des consultations, en réduisant le nombre d'allers-retours entre le médecin généraliste et le spécialiste.

Le système de TMT Télémédecine Web Médical permet aux médecins généralistes de réaliser des examens à partir d'appareils de mesure communicants et de transmettre les résultats, ainsi qu'un premier diagnostic, à des médecins spécialistes qui très rapidement, peuvent valider ou réorienter l'avis du généraliste. Les appareils, regroupés dans une mallette - véritable centre médical mobile, permettent les analyses suivantes : analyse de sang, rythme cardiaque, tension artérielle, taux de glucose, troubles pulmonaires, saturation du sang en oxygène, mesure du pouls ou du poids.

Le système permet ainsi de soulager le SAMU qui ne sera joint qu'en cas de véritable urgence. Pour le patient, l'intérêt est de ne plus avoir à prendre de rendez-vous chez un médecin spécialiste, s'évitant ainsi des procédures parfois longues et compliquées. Le déploiement de cette solution ouvre des perspectives jusqu'ici inconnues dans l'optimisation du cycle de soins pour le milieu médical, dans la réduction du nombre de visites pour les patients, dans la réduction du coût global des soins, et dans le confort des malades, car la durée de l'"alerte psychologique" sera réduite au minimum.

Chez nos voisins italiens, Alcatel a annoncé début mars qu'il allait fournir au centre de services médicaux « Montedomini et San Silvestro » une solution innovante de communications permettant la télé-assistance médicale et le monitoring de patients âgés ou de personnes handicapées de l'agglomération de Florence en Italie.

Depuis 1992, les opérateurs du centre de services assistent en moyenne 400 personnes par an en les contactant régulièrement par téléphone. La nouvelle solution permettra une meilleure interaction entre les patients et les opérateurs grâce à la vidéo téléphonie sur le réseau ADSL. Les familles et les spécialistes équipés d'un PC multimédia pourront également se joindre aux communications. Cette solution aura pour résultats une meilleure assistance, ainsi qu'une réduction des coûts d'intervention à domicile et d'hospitalisation. Jusqu'à 2500 patients pourront ainsi être pris en charge.

Cette solution comprend l'installation chez le patient d'un boîtier de réception (set top box). Connecté à un récepteur TV et à une webcam, le boîtier permet l'établissement de communications par vidéo téléphonie par le patient. Ce boîtier sera raccordé aux appareillages médicaux de monitoring des paramètres vitaux - rythme cardiaque, respiration, température corporelle. Des capteurs seront utilisés pour détecter des conditions inhabituelles ou critiques de l'environnement domestique. Le boîtier collectera ainsi différents signaux qui seront transmis par ADSL au centre d'appels où les opérateurs pourront assister les patients.

La solution comprend également le centre de vidéo téléphonie de Genesys, filiale d'Alcatel, qui associe les fonctions classiques d'un centre d'appels à la gestion des communications par vidéo téléphonie. En cas d'urgence, les patients pourront appeler le centre d'appels et fournir les informations utiles à l'évaluation de leur état - une possibilité qui n'existait pas auparavant. "Ce système innovant solution offre d'énormes avantages pour les personnes âgées ou invalides en leur facilitant la vie de tous les jours tout en préservant des liens sociaux qui évitent leur isolement", déclare Fabio Focardi, directeur du centre de services médicaux Montedomini et San Silvestro. "Les patients se sentiront plus à l'aise et en plus grande sécurité car ils recevront l'aide dont ils ont besoin sans sortir de chez eux."

Alcatel vient également de présenter l'AGPS, ou GPA Assisté qui devrait être disponible d'ici quelques mois en France. Avec l'AGPS équipements et téléphones de différents constructeurs seront inter opérables. L'idée est simple : intégrer une puce AGPS au sein d'un téléphone GPRS ou UMTS, de manière à faire baisser sensiblement les coûts d'équipement et donc favoriser l'essor de la navigation pour le grand public. » Le GPS assisté combine le meilleur de deux techniques complémentaires de localisation, celle des réseaux mobiles (Cell ID, EOTD...) et le GPS américain (qui repose sur les signaux émis par un ensemble de satellites).

L'AGPS devrait enfin permettre à la géolocalisation de devenir un véritable marché de masse alors que, jusqu'à présent, les services de géolocalisation sont peu répandus, soit du fait de technologies peu adaptées (les réseaux mobiles), soit du fait des coûts (achats de terminaux dédiés ou de PDA intégrant une puce GPS). L'AGPS devrait rapidement devenir l'auxiliaire indispensable des services d'assistance et d'urgence médicales et devrait également permettre une télésurveillance médicale très efficace à partir du mobile, ou même de vêtements communicants, des personnes à risques.

La chirurgie est également en train de connaître une extraordinaire révolution grâce à la chirurgie assistée par ordinateur, à l'arrivée des robots chirurgicaux, et surtout à l'essor de la téléchirurgie. Dans une remarquable conférence donnée à l'occasion des 10 ans de l'IRCAD, le Professeur Marescaux, pionnier de la télémédecine (il a réalisé le 7 septembre 2001 la première téléintervention chirurgicale entre la France et les USA) se dit persuadé que la généralisation de l'Internet à très haut débit va permettre un développement rapide de la téléchirurgie et de la chirurgie collaborative qui permet à plusieurs praticiens de joindre à distance leurs compétences dans une intervention chirurgicale.

La télésanté, qui englobe la télémédecine, la télé-assistance et la téléchirurgie, va se développer d'autant plus rapidement qu'elle bénéficie à la fois des progrès intervenus dans les technologies d'information et des avancées des sciences de la vie. Par exemple, en matière de diagnostic, la salive est en train de devenir un nouveau moyen rapide et fiable de détection de nombreuses affections.

Des chercheurs américains sont en train de mettre au point un dispositif simplifié d'analyse biologique à partir de la salive pas plus grand qu'une carte de crédit, et permettant de donner des résultats en moins d'une heure. Demain, une simple analyse de salive permettra en quelques instants de diagnostiquer une multitude de maladies d'origine virale bactérienne ou génétique.

La firme japonaise Toray Industries vient pour sa part de mettre au point une puce électronique permettant la détection de différentes maladies (dont des cancers) par analyse d'une goutte de sang, en 30 minutes. La puce de Toray a la taille d'une demi-carte de crédit. Posée dessus, la goutte de sang se déverse dans des sortes de canaux lorsqu'on applique un courant électrique, permettant ainsi en bout de course d'isoler les protéines, a expliqué un chercheur de Toray, Masahi Higasa. Grâce à l'analyse de ces protéines, il est possible de détecter en une demi-heure plusieurs dizaines de maladie, dont, assure Toray, des cancers à un stade précoce.

Avec ces nouveaux outils extrêmement puissants et miniaturisés qui vont permettre de diagnostiquer très rapidement un nombre croissant de maladies, la médecine et la santé vont voir leur organisation et leur fonctionnement bouleversés. Jusqu'à présent c'est le malade qui devait aller voir le médecin et se rendre à l'hôpital pour y pratiquer des analyses et recevoir des soins appropriés. Mais avec le développement rapide de ces nouvelles technologies médicales, télésurveillance, téléconsultation, téléchirurgie, télédiagnostic, ce sont les compétences et les capacités d'intervention médicales qui vont aller vers les malades et les personnes âgées, ce qui devrait améliorer considérablement leur qualité de vie et permettre une médecine personnalisée à la fois plus efficace, plus confortable par le malade et moins coûteuse pour la collectivité.

Le Professeur Marescaux, pionnier de la télémédecine souligne souvent dans ses conférences que la connaissance médicale est multipliée par 2 tous les 7 ans et que, sur un milliard de personnes qui disposent d'un accès à l'internet, la moitié va sur le Web essentiellement pour rechercher des informations médicales, ce qui fait de la médecine et de la santé le premier objet de recherche et d'intérêt, et de très loin, sur le Net.

D'ici 10 ans, avec l'arrivée des réseaux à très haut débit et des systèmes des microsystèmes de surveillance, d'analyse et de diagnostic à distance qui pourront être intégrés dans tout notre environnement (maison, mobile, vêtement), la télémédecine et la télésanté vont devenir les moteurs d'une véritable révolution socioculturelle en modifiant radicalement les perspectives liées à l'allongement de la durée de vie et en donnant à nos anciens une qualité de vie que nous pouvons à peine à imaginer aujourd'hui. Mais nous devons faire en sorte que cette rupture technologique, sociale et culturelle soit aussi l'occasion de ré-humaniser la médecine et la vieillesse pour que cette révolution prenne alors tout son sens.

René Trégouët

Sénateur honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


TIC
Information et Communication
Un mobile à reconnaissance de forme en 2008
Jeudi, 14/04/2005 - 00:00

Olympus a développé une technique de reconnaissance de formes pouvant être intégrée à un téléphone mobile afin de recueillir des informations sur un objet à partir d'une simple prise de vue de cet objet. Initialement destiné aux techniciens de maintenance (pour obtenir des notices techniques sur un appareil) ou aux gestionnaires de collections de musées, le système permet de confronter l'image à une banque de données pour acquérir les informations pertinentes. Avec la possibilité de relier les données d'Internet au monde réel, les applications pour le grand public sont presque illimitées. Selon Olympus, des téléphones équipés de cette technologie pourraient apparaître d'ici à trois ans.

Olympus

Un robot humanoïde qui obéit à la voix et au téléphone portable
Jeudi, 14/04/2005 - 00:00

Le fabricant de robots japonais ZMP a présenté à Tokyo un robot de type humanoïde doté d'une fonction de reconnaissance vocale et commandable à partir d'un téléphone portable. Développé avec le fabricant de montres Seiko Clock, le robot, appelé "Nuvo" et mesurant 39 centimètres de haut, pourrait être disponible au Japon à la fin du mois d'avril. Nuvo, peint à la laque traditionnelle japonaise, est destiné à des tâches ménagères et sera vendu 588.000 yens (4.221 euros).

Reuters

Les technologies de la parole arrivent à maturité
Jeudi, 14/04/2005 - 00:00

Promises à un avenir en or dans les années 1990, les technologies de la parole affichent en 2005 un bilan mitigé. Certes, elles s'introduisent chaque jour de plus en plus dans le quotidien à travers les téléphones portables, les PDA, les serveurs vocaux interactifs... Mais le bilan est loin d'atteindre les espérances des analystes de marché. Les technologies de la parole regroupent deux secteurs distincts : la synthèse vocale et la reconnaissance vocale, chacun ayant connu un développement propre. La synthèse vocale, au contraire de la reconnaissance vocale, cherche à reproduire une voix humaine à partir d'une combinaison de mots. Contrairement à une liste de sons pré-enregistrés, la synthèse vocale peut adapter son discours en fonction de divers paramètres, l'exemple type étant le serveur vocal.

Les technologies ont évolué, positionnant la synthèse vocale sur des marchés connexes. En enrichissant leurs bases de sons, les éditeurs de synthèse vocale réussissent ces dernières années à reproduire fidèlement la voix humaine. "Les éditeurs de solutions de synthèse vocales ont atteint la deuxième génération de produits. Nous sommes ainsi passés du stade de robot à celui de speaker", note Antoine Kauffeisen, directeur marketing et communication de l'éditeur Acapella.

Grâce à ces nouvelles fonctionnalités, la synthèse vocale conquiert des parts de marché dans l'automobile, sur les systèmes de GPS mais aussi dans le multimédia et la domotique. Et face à des environnements de plus en plus riches en fonctionnalités, la synthèse vocale se propose de simplifier la navigation. "Chez Darty, leurs différents services utilisateurs regroupaient près de 300 numéros d'appels distincts. La notion de portail vocal pousse alors à une logique de synthèse et de reconnaissance vocale. Cela évite que l'utilisateur ne se perde et de son coté, l'entreprise libère de la ressource humaine en automatisant un service", souligne Anne Lacouberie.

Cette maturité de l'offre se constate également sur le marché de la reconnaissance vocale. "Il y a 5 ans, la phase d'apprentissage du logiciel durait une heure pour un taux d'acceptation de 90% par la suite. Avec les dernières versions des logiciels, cette étape ne prend plus que 5 minutes.", ajoute Françoise Mohymont. Avec la réduction du délai d'apprentissage, les éditeurs ont aussi travaillé sur leur base de modèles acoustiques, optimisant les langues disponibles et les accents mais aussi le traitement d'erreurs. "A l'issue de la phase d'apprentissage, le taux de performance se situe entre 85 et 90 % pour une personne normale. Au bout d'une semaine, il s'élève à 99 % dans la plupart des cas", explique Françoise Mohymont.

Poussés par les standards ouverts tels VoiceXML 2.0, les systèmes de reconnaissance vocale ont gommé certains défauts de jeunesse, comme la sensibilité aux bruits ambiants ou les problèmes d'accents. Reste qu'il n'est pas encore possible d'appliquer ce système à tout, notamment aux réunions d'entreprise où le contexte multi-utilisateurs nécessite une rigueur particulière pour éviter de mélanger les conversations et les intervenants. Pourtant à terme, la reconnaissance vocale espère gagner l'entreprise et le grand public. Les éditeurs travaillent déjà à réduire le temps d'apprentissage pour le rapprocher du zéro délai.

JDNet

Une nouvelle génération de puces RFID
Jeudi, 14/04/2005 - 00:00

Il y a quelques jours, les sociétés Intermec(Etats-Unis), MetroGroup (Allemagne) et Royal Philps electronic(Pays-Bas) ont annoncé le fruit de leur association : une puce RFID (Radio Frequency IDentification) compatible avec le nouveau standard semi-universel UHF/G2. De son côté, la société américaine Impini a dévoilé un lecteur/encodeur RFID conforme avec ce même standard ; selon Gartner, nombre de produits similaires vont bientôt inonder le marché. Jeff Wood, un des analystes de Gartner, précise : "Le marché s'oriente vers une véritable unification des standards. La technologie G2, par exemple, représente un véritable saut en performance par rapport aux standards concurrents, tout proposant les même fonctionnalités". Non contents d'offrir des possibilités accrues, les systèmes 'compatibles-G2' incluront aussi des fonctions de cryptage, de protection par mot de passe qui augmenteront le niveau de sécurité des données stockées dans les RFID et leurs bases de données. Avantage supplémentaire, le standard G2 sera valable dans le monde entier, ce qui simplifiera les transferts de données sécurisées d'un continent à l'autre. Selon Gartner, nombre de compagnies qui utilisent les RFID feront prochainement la transition vers ce nouveau standard. Les différences techniques entre l'actuel standard G1 et son successeur sont cependant substantielles, et pourraient décourager certains fabricants de matériel informatique de faire le saut. On attend néanmoins les premières apparitions de matériel compatible avec le G2 dès le troisième trimestre de cette année.

GNT

Le câble à très grande vitesse arrivera en 2008
Jeudi, 14/04/2005 - 00:00

Grâce aux technologies DSL actuelles, les opérateurs téléphoniques ont la possibilité d'offrir des débits Internet similaires à leurs concurrents câbles. Mais la situation risque de rapidement évoluer. CableLabs, un consortium d'industriels pour la normalisation des technologies du câble, vient de finaliser la troisième version de ses spécifications d'interface pour les services de transmission de données par câble (DOCSIS pour Data Over Cable Service Interface Specification). Le nouveau DOCSIS 3, dont la première version remonte à 1998, devrait accroître les capacités de bande passante des câblo-opérateurs, en autorisant des vitesses de 4 à 16 fois supérieures à celles d'aujourd'hui, soit de l'ordre des 200 Mbits/s en descente.

Elle réduirait l'asymétrie entre les voies descendantes et ascendantes, ramenant leur rapport à 1/2. Avec de tels débits, certains spécialistes s'attendent à une révolution dans les habitudes des internautes ; un film en haute définition pourra être téléchargé en 5 minutes, au lieu de 22 aujourd'hui. Ce très haut débit permettrait également la généralisation de la vidéoconférence, de la visiophonie et de la télésurveillance médicale à domicile. Les premiers modems câbles grand public de ce type sont attendus pour 2008.

USAT

Orange lance la technologie EDGE
Jeudi, 14/04/2005 - 00:00

Orange, filiale de France Telecom, vient de lancer son réseau EDGE dans le but d'offrir un service haut débit sur téléphone mobile le plus rapidement possible au plus grand nombre. La technologie EDGE, souvent désignée comme "la 3G du pauvre", offre un débit compris entre la classique norme GSM et la toute nouvelle norme 3G UMTS. Ce sont les entreprises qui seront les premières à bénéficier de cette technologie à partir du 18 avril. La commercialisation du nouveau service EDGE devrait débuter pour le grand public durant l'été 2005. Le débit offert moyen sera de 120 kbit/s contre 250 kbit/s pour la 3G et 40 kbit/s pour le GPRS. La technologie EDGE est suffisante pour le transfert de données mais pour la visiophonie il faudra s'équiper avec la véritable 3G, si la zone de couverture le permet. L'intérêt de EDGE est de proposer un service de téléphonie "Haut Débit Mobile" sur le territoire non encore couvert par la 3G. Ainsi, avec la complémentarité des réseaux Wi-Fi, EDGE et 3G, Orange annonce couvrir 85 % de la population et 90 % des entreprises dès ce mois d'avril 2005.

TS

Oxance électrise le CPL à 85 Mbit/s
Jeudi, 14/04/2005 - 00:00

La société française dévoile le successeur des PL100 et PLA200 à 14 Mbit/s (5,4 Mbit/s en pratique). Le PLT300 d'Oxance, spécialiste du CPL (courant porteur en ligne), est capable de véhiculer des données sur le réseau électrique basse tension à 85 Mbit/s théoriques. Ce modem CPL intègre, en avance de phase, la nouvelle puce d'Intellon, INT5500CS, qui fait de cette technologie une concurrente sérieuse du WLAN.

Même si, pour Stéphane Sechet, directeur commercial d'Oxance, « le CPL et le Wi-Fi ne sont pas vraiment concurrents, car nos intégrateurs sont aussi des intégrateurs Wi-Fi ». le protocole utilisé par le fabricant (PLRP) est une adaptation propriétaire du standard de CPL domestique, HomePlug, pour pouvoir répondre au marché de l'entreprise. Selon Oxance, la portée, limitée à 200 m avec le standard domestique, est au moins triplée et il est possible de réaliser un LAN de 225 connexions (au lieu de seize avec HomePlug). Il faudra néanmoins utiliser des répéteurs PLT320 entre chaque grappe de quinze adaptateurs.

Mais ces modèles se distinguent surtout par leurs fonctions de sécurité (chiffrement triple DES 56 bits, client RPV AES 128 bits, filtrage des adresses Mac), d'administration à distance (par serveur Web embarqué via un navigateur ou par SNMP), et de qualité de service (partage de la bande passante, gestion de la priorité des paquets et des VLAN).

DI

Cegetel lance l'ADSL 2+, la téléphonie par internet, puis la TV
Jeudi, 14/04/2005 - 00:00

Le groupe de téléphonie fixe Cegetel, détenu par SFR et la SNCF, lance une offre ADSL 2+ à grande vitesse et un service de téléphonie par internet, qui sera complété à l'automne par la télévision par ADSL. Cegetel, qui revendique 310.000 clients ADSL grand public fin mars, rejoint ainsi le club des fournisseurs d'accès proposant le "dual play" (internet et téléphonie) ou le "triple play" (internet, téléphonie et télévision), démocratisés par Free, et générateurs de revenus importants grâce à des bouquets de chaînes payantes. L'opérateur proposera le 18 avril prochain un forfait ADSL 2+ d'un débit allant jusqu'à 20 Mbits par seconde, contre 512 Kbits par seconde pour une offre ADSL de base, pour 14,90 euros par mois, ainsi qu'un service de téléphonie illimitée vers les numéros fixes nationaux pour 10 euros par mois.

Au moment du lancement, l'offre ADL 2+ sera disponible en Ile-de-France et dans treize grandes villes, l'objectif de Cegetel étant de couvrir 40 % de la population française fin 2005. Le service fonctionne avec la C-Box, le nouveau modem de Cegetel annoncé mardi, qui pourra être connecté à l'automne à un décodeur compatible avec la télévision numérique terrestre (TNT) ainsi qu'avec la télévision haute définition (TVHD) à la norme Mpeg 4. Cegetel discute actuellement d'un rapprochement avec Neuf Telecom (groupe Louis Dreyfus) qui pourrait donner naissance au numéro deux français de la téléphonie pour entreprises et au numéro trois du marché ADSL résidentiel, derrière Wanadoo et Free.

Reuters

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Matière
Matière et Energie
Disque dur : Hitachi va franchir le mur du Téraoctet grâce à l'enregistrement perpendiculaire
Jeudi, 14/04/2005 - 00:00

Hitachi Global Storage a présenté des disques durs contenant 230 gigabits de données par pouce carré, qui pourraient porter la capacité des iPods Minis à 20 GB. La compagnie devrait commercialiser ces nouveaux disques durs en 2007. Cette percée dans la densité de données représente le dernier raffinement dans la technologie dite "d'enregistrement perpendiculaire". De nos jours, les disques durs stockent les données de manière longitudinale : les têtes d'écriture et de lectures parcourent des surfaces planes. L'enregistrement perpendiculaire permet d'aligner les données verticalement, permettant ainsi de stocker davantage d'information dans un espace donné. Autrement dit, nous passons d'un stockage en deux dimensions (X,Y) à un stockage en trois dimensions (X,Y,Z). "Nous sommes en train de modifier la technologie des disques durs de façon significative", dit Bill Healy, vice président d'Hitachi en charge de la stratégie produit et du marketing. "Nous pratiquons le stockage longitudinal sur les disques durs depuis les années 50." Hitachi compte commercialiser des disques durs utilisant cette technique dès la fin de cette année, mais ils présenteront des caractéristiques de densité comprises entre 130 et 150 Gb par pouce carré, et serviront en quelque sorte de transition : la technologie longitudinale ne devrait guère permettre de dépasser 120 Gb par pouce carré.

Les capacités des disques n'ont cessé de progresser, avec des densités doublant tous les ans depuis une dizaine d'années. On atteint toutefois les limites de la technologie actuelle, à cause de « l'effet superparamagnétique » : lorsqu'elles sont trop denses, les particules magnétisées qui contiennent les bits d'information interagissent entre elles, à cause des variations de température. Les données risquent donc d'être perdues au cours du temps, du fait de changements de polarité intempestifs. Avec la technologie à enregistrement perpendiculaire, les particules sont placées à angle droit par rapport au substrat du disque. Ce qui offre plusieurs avantages : une densité intrinsèquement plus élevée et un effet superparamagnétique réduit. En outre, une sous-couche magnétique placée sous les particules amplifie le champ magnétique lors de l'écriture, assurant une meilleure stabilité.

Le véritable envol commercial de ces disques durs "perpendiculaires" devrait se produire en 2007, nous dit Healy. Cette technologie permettra à Hitachi de proposer un mini-disque dur de 20 GB, d'un diamètre d'un pouce (25,4 mm), et un disque dur de 3,5 pouces (9 cm) d'une capacité d'un térabyte (mille gigabytes) destiné aux ordinateurs personnels et au enregistreurs vidéo digitaux. Actuellement, les mini-disques durs plafonnent à 6 GB, tandis que les serveurs locaux offrant un térabyte emportent plusieurs disques durs. Rappelons que si les disques durs voient leur capacité exprimée en gigabits par pouce carré, leur capacité totale est, elle, exprimée en gigabytes (1 gigabyte égale 8 gigabits). Selon Hitachi, d'ici cinq à sept ans, les avancées technologiques du mode perpendiculaire permettront d'atteindre des capacités de 60 GB pour les disques durs d'un pouce. Hitachi conduit d'ailleurs actuellement des tests auprès de quelques centaines d'employés, de clients triés sur le volet et de consultants extérieurs, afin d'engranger plus d'expérience sur cette nouvelle technologie. "Nous avons lancé un programme d'expérimentation pour évaluer les performances de nos disques durs." dit Healy. "Nous progressons chaque jour dans nos recherches en terme de qualité et de fiabilité." L'enregistrement perpendiculaire tire en partie ses origines des travaux d'un scientifique danois du 19ème siècle, Valdemar Poulsen, qui le premier parvint à enregistrer des sons de cette manière.

NS

Samsung et Toshiba révolutionnent l'autonomie des PC portables
Jeudi, 14/04/2005 - 00:00

La loi de Moore peut-elle s'appliquer aux batteries ? Face aux nouveaux besoins énergétiques des PC portables, de plus en plus multimédia et de plus en plus communicants, Samsung propose une batterie avec 7 h d'autonomie tandis que Toshiba mise sur une recharge ultra rapide d'une minute ! Encore discret dans l'univers du PC portable, Samsung vient en effet de présenter le Q30, un ordinateur léger (1.09 kg) et compact ( 287,7 x 197,5 x 18,3 mm), architecturé autour du processeur Intel Pentium-M cadencé à 1,1 Ghz à faible consommation (Ultra Low Voltage). Le Q30 affiche une autonomie accrue jusqu'à 7h avec la batterie longue durée 6 cellules 53,2W). Explorant une autre piste, Toshiba a par contre dévoilé une nouvelle batterie portable Lithium-Ion, baptisée "Super Charge Battery" capable de se recharger en moins d'une minute, à au moins 80 % de sa capacité maximale. Cette batterie s'appuie sur des nano-particules et devrait être commercialisée en 2006.

Neteconomie

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Espace
Espace et Cosmologie
Un robot européen sur Mars en 2011
Jeudi, 14/04/2005 - 00:00

Objectif Mars ! Voilà la priorité de la communauté spatiale européenne, réunie cette semaine au Royaume-Uni à l'initiative de l'Agence spatiale européenne (ESA). Les chercheurs ont "fortement recommandé" qu'un robot soit envoyé sur la planète rouge à l'horizon 2011. Après la mission orbitale, encore en cours, de Mars Express, première aventure martienne pour le vieux continent, "il s'agit désormais de mettre l'accent sur la mobilité à la surface de Mars, en ayant par ailleurs un engin susceptible de forer en profondeur", a résumé à Londres le professeur Jean-Pierre Swings, l'un des conseillers du programme Aurora d'exploration spatiale de l'Europe, actuellement en phase préparatoire. La prochaine mission martienne de l'ESA devra "conduire une étude détaillée de l'environnement martien et rechercher des traces de vie passée ou présente", a-t-il ajouté. Des instruments permettront d'étudier les séismes et autres "tremblements de mars", provoqués par les volcans. Le rover européen serait lancé depuis Kourou par un engin russe Soyouz, en juin 2011. Après deux ans de voyage dans l'espace, l'explorateur européen effectuerait son "amarsissage" grâce à une sonde probablement équipée d'airbags et de rétrofusées. Le projet sera soumis à un conseil des ministres de l'ESA en décembre prochain. L'étape suivante, menée en coopération avec la NASA, consistera à mettre sur pied une mission de retour d'échantillons en 2016.

TF1

Des galaxies très anciennes
Jeudi, 14/04/2005 - 00:00

Des astronomes britanniques et américains affirment avoir capté la lumière d'étoiles figurant parmi les premières à s'être allumées dans l'univers. Andrew Bunker (Université d'Exeter) et ses collègues ont observé des galaxies très anciennes, peut-être les plus anciennes observées jusqu'à présent. Leur lumière aurait mis 13 milliards d'années pour nous parvenir, alors que l'âge estimé de l'univers est de 14 milliards d'années. Cela signifie que les télescopes mobilisés pour la circonstance -Hubble, Spitzer, Keck- observent ces galaxies telles qu'elles étaient quand l'univers avait moins d'un milliard d'années. Grâce aux images infrarouges prises par l'observatoire spatial Spitzer, les chercheurs ont pu évaluer la masse de ces galaxies et curieusement elles sont plutôt costaudes. Alors que l'univers n'avait que 5 % de son âge, ces galaxies avaient déjà 300 millions d'années au compteur, selon les calculs des chercheurs, qui présentaient leurs travaux devant le congrès de la Royal Astronomical Society, cette semaine à Birmingham.Ce n'est pas la première fois que l'on découvre des galaxies déjà massives dans un univers jeune. Début mars une autre équipe présentait un amas de galaxie déjà ancien dans un univers de moins de 5 milliards d'années (lire ci-contre). Cela signifierait que l'âge sombre de l'univers, avant l'apparition des premières étoiles, s'est achevé plus tôt qu'on ne pensait, moins d'un demi-milliard d'années après le Big Bang, suggèrent Bunker et ses collègues.

NS

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Cancer : quel rôle joue l'environnement ?
Jeudi, 14/04/2005 - 00:00

Existe-t-il un lien entre le cancer et notre environnement, pris au sens large ? A la demande de l'Agence française de sécurité sanitaire environnementale, l'Inserm a planché sur la question et rendu ses premières conclusions. D'abord, un constat : malgré les efforts importants de recherche, le nombre de cas (l'incidence) de cancer et le nombre de décès qu'il provoque (la mortalité) "n'ont pas baissé au même rythme que pour d'autres pathologies", pointent les experts réunis par l'Inserm. Entre 1980 et 2000, la France est passée de 170.000 nouveaux cas de cancers annuels à près de 280.000, soit une hausse de 63 %.

Quant au taux de décès par cancer, il est plus élevé en France pour les hommes que dans les autres pays européens : +50 % par rapport à la Suède et +20 % par rapport au Royaume-Uni. Explication : il y a davantage de cancers du poumon, des voies aérodigestives supérieures et du foie en France, qui sont des cancers plus "mortels" que d'autres. "La France apparaît dans une position plutôt favorable pour les cancers féminins", selon le rapport mais les femmes étant plus nombreuses à fumer, elles succombent davantage au cancer du poumon.

Près d'un nouveau cas de cancer sur deux s'explique par des raisons démographiques : "Les Français sont de plus en plus nombreux et vivent de plus en plus longtemps", déclare à tf1.fr l'un des rapporteurs, Guy Launoy, épidémiologiste à l'Inserm. "L'augmentation de l'incidence peut s'expliquer également par l'amélioration du dépistage et du diagnostic, poursuit-il. C'est ce qui se passe pour les cancers du sein et de la prostate dont l'incidence augmente alors que la mortalité reste stable."

Les experts se sont donc intéressés aux autres cas de cancers, ceux dont le nombre de cas et de décès augmente parallèlement. Il s'agit des lymphomes malins non hodgkiniens, des mésothéliomes de la plèvre ainsi que des cancers du poumon, du foie, du cerveau (système nerveux central), du pancréas. Discerner l'influence respective des comportements (sédentarité, alcool, tabac, exposition au soleil...) et des facteurs environnementaux (exposition professionnelle, pollution...) sur la fréquence des cancers n'est pas toujours aisé. Cependant vu, par exemple, le rôle établi du tabac, "on espère réduire de 80 à 90 % les nouveaux cas de cancer du poumon, avec l'arrêt du tabagisme", relève Jacques Benichou, biostatisticien.

L'expertise collective de l'Inserm évalue ainsi les "critères (épidémiologiques, toxicologiques, génétiques) nécessaires pour étudier le rôle des facteurs environnementaux dans la survenue d'un cancer, et mesurer le risque attribuable à chacun d'eux". Comme l'indique Guy Launoy, cet "état des connaissances" ne constitue que le point de départ d'études plus poussées qu'il faudra mener sur chacun de ces cancers suspectés d'être liés à des facteurs environnementaux.

Inserm

Cholestérol : y-a-t-il un âge pour traiter ?
Jeudi, 14/04/2005 - 00:00

En 2050 dans les pays industrialisés, un habitant sur trois aura plus de 60 ans. Gare aux artères bouchées par l'excès de cholestérol ! Comme le tartre dans les canalisations, il a une fâcheuse tendance à se déposer là où il ne faut pas. D'où l'importance de le dépister, dès l'adolescence parfois, de manière à le traiter tôt. Il est ainsi possible d'éviter la formation de plaques de graisses qu'il sera ensuite presque impossible de faire partir. Après une première étape indispensable, un bon régime, les armes de choix sont les statines. Elles s'attaquent à la production de cholestérol par le foie. Quand celles-ci sont insuffisantes, ce qui est le cas chez la moitié des patients dits " à risque cardiovasculaire ", les médecins ont depuis peu à leur disposition une deuxième arme, l'ezetimibe, qui bloque l'absorption du cholestérol par l'intestin.

Certains spécialistes posent la question de l'âge maximal auquel il convient de traiter l'excès de cholestérol. Tous les travaux menés sur les statines prouvent que le traitement est bénéfique, quel que soit l'âge. Une étude publiée en 2002 a ainsi montré que les accidents cardiovasculaires étaient réduits de 25 % chez les malades traités ! Même après 75 ans.

DS

Paludisme : deux percées importantes
Jeudi, 14/04/2005 - 00:00

Une équipe australienne affirme mieux comprendre le fonctionnement du parasite, et un groupe international affirme être parvenu à créer un traitement complet avec deux cachets à prendre par jour, pendant trois jours, pour moins de 1 $. Des travaux réalisés à l'institut de recherche médicale Walter et Eliza Hall ont mené à la découverte de la façon dont le parasite plasmodium falciparum parvient à se camoufler pour éviter d'être identifié par le système immunitaire humain. Les scientifiques savent depuis 1996 que le parasite échappe au système immunitaire en déposant une protéine à la surface des globules rouges infectés, ce qui le rend indétectable. L'équipe australienne a découvert que le parasite utilisait 60 systèmes de dissimulation lors d'une sorte de cache-cache fatal pour l'humain. Dès que le système immunitaire parvient à identifier une protéine et commence à développer des anticorps, le virus développe une nouvelle forme de protéine.

La fondation à but non lucratif DNDI s'est associée au laboratoire pharmaceutique européen Sanofi-Aventis pour fabriquer un médicament qui pourrait rapidement sauver des millions de vies. La DNDI a mis au point une combinaison des deux molécules aujourd'hui recommandées par l'OMS pour traiter le paludisme : l'artésunate et l'amodiaquine. Ce « deux en un » facilite le traitement puisqu'un adulte n'aura que deux cachets à prendre contre huit actuellement. Autre innovation : la version pédiatrique peut être diluée dans l'eau. Sanofi-Aventis se charge de développer le produit, et aucun brevet ne protègera cette nouvelle formule, vendue à prix coûtant. Le paludisme, maladie parasitaire, est dû à des hématozoaires inoculés dans le sang par une piqûre de moustique. Elle est un fléau planétaire qui tue chaque année 1,5 à 2,7 millions de personnes, dont un million d'enfants de moins de 5 ans.

RC

Un brevet sur la transmission directe d'images au cerveau
Jeudi, 14/04/2005 - 00:00

Sony, le fabricant de la PlayStation, a déposé un brevet pour une technologie permettant de transmettre directement des informations sensorielles au cerveau. Aboutissement de cinq années de recherche, cette technologie, qui fait l'objet d'un brevet américain, pourrait être un jour utilisée pour la création de jeux vidéo dans lesquelles il serait possible de sentir ou de goûter, mais aussi pour aider les sourds et les aveugles. Ce brevet développe une technique permettant d'envoyer des pulsations ultrasoniques à des zones spécifiques du cerveau pour induire des "expériences sensorielles", comme les odeurs, les sons et les images. "Aucune chirurgie invasive n'est nécessaire pour aider une personne, un aveugle par exemple, à voir et /ou à retenir des images ou entendre des sons", est-il spécifié dans le brevet. La technique de Sony pourrait représenter un progrès dans les méthodes non chirurgicales comme la stimulation magnétique transcrânienne. Niels Birbaumer, spécialiste en neurologie à l'Université de Tübingen, en Allemagne, a déclaré à la revue avoir étudié le brevet de Sony et "l'estimer plausible". Aucune expérience n'a encore été menée, a néanmoins déclaré une porte-parole de Sony Electronics.

NS




Une neuropuce pour commander un ordinateur par la pensée !
Jeudi, 14/04/2005 - 00:00

Un américain paralysé est devenu la première personne à pouvoir utiliser une neuropuce capable de décoder certaines de ses pensées pour les transformer en signaux électriques. Agé de 25 ans, Matthew Nagle vit en fauteuil roulant après une attaque au couteau en 2001. Après une intervention chirurgicale à l'hôpital Sinai du Massachusetts, il peut maintenant télécommander les objets de son environnement par seule pensée. La neuropuce traduit ses pensées en signaux électriques exploitables par un ordinateur qui lui-même peut mettre en marche sa TV en marche, changer de programme ou régler le son.

Il y a des années que les scientifiques travaillent à trouver de nouvelles solutions pour permettre aux personnes paralysées de commander des dispositifs par leur pensée et différentes études avaient déjà montré que les singes pouvaient commander un ordinateur par l'intermédiaire d'électrodes implantées dans leur cerveau. « C'est une expérience tout à fait remarquable » souligne Richard Apps, neurophysiologiste à l'Université de Bristol.

Le dispositif expérimenté sur Nagle s'appelle BrainGate et se compose de 100 électrodes aussi fines que des cheveux implantées à une profondeur d'un millimètre dans le cortex. Les électrodes analysent les signaux électriques correspondant aux pensées du cerveau et les transmettent à un ordinateur qui les traduit en action sur différents dispositifs domotiques tels que la commande des lumières, de la TV ou du téléphone.

Le Professeur Donoghue, qui dirige ces recherches, espère que ces implants de neuropuces vont permettre aux personnes paralysées de retrouver une certaine autonomie en pouvant télécommander par la pensée un nombre croissant de dispositifs informatiques et domotiques.

BBC

Le resvératrol au secours des neurones
Jeudi, 14/04/2005 - 00:00

L'équipe Avenir de l'Inserm coordonnée par Christian Néri vient de montrer que l'activation de certaines enzymes, -déjà connues pour leurs effets protecteurs vis-à-vis du stress cellulaire et impliquées dans la longévité- protège la cellule neuronale de la toxicité induite par la huntingtine, la protéine de la maladie de Huntington. Ces résultats ont été possibles grâce à l'approche originale utilisée par les chercheurs, fondée sur l'étude de deux modèles animaux complémentaires : le ver Caenorhabditis elegans sur lequel des tests in vivo ont été effectués, et la souris dont une catégorie de neurones situés dans le cerveau ont été analysés in vitro. Ce travail est publié dans la revue Nature Genetics.

Le nématode C. elegans a été utilisé comme modèle transgénique car il facilite le suivi in vivo -notamment au plan génétique- des effets neuronaux induits par les substances à tester. Les chercheurs de l'Inserm se sont intéressés au potentiel neuroprotecteur de certaines enzymes, les sirtuines, qui régulent l'activité de protéines cibles en enlevant des groupements acetyls (un arrangement particulier de quelques atomes d'oxygène, de carbone, et d'hydrogène) de certains acides aminés (les composants des protéines). Par ce mécanisme, les sirtuines augmentent les défenses contre le stress cellulaire. Les chercheurs montrent en particulier que l'activation de ces enzymes via le resvératrol -une molécule chimique présente dans le raisin-, conduit à une moindre toxicité dans les cellules neuronales qui expriment une forme mutée de la huntingtine.

Les résultats obtenus par Christian Néri et son équipe montrent que l'effet neuroprotecteur chez le ver C. elegans passe par une cascade de réactions qui débute par l'activation des sirtuines par le resvératrol, entraînant celle des facteurs de transcription de type FOXO. Ces derniers interviennent pour leur part, en bout de chaîne, sur l'expression d'un large ensemble de gènes particulièrement impliqués dans la résistance au stress et la longévité.

Le resvératrol, composé à l'origine de ces réactions en chaîne, fait partie de la famille des polyphenols. Cette molécule était connue pour son fort pouvoir antioxydant, évoqué comme l'un des ingrédients responsable du 'French paradox'. La stimulation des sirtuines est un autre aspect des propriétés de cette molécule. Le pouvoir antioxydant du resveratrol est-il en partie la conséquence de l'activation des sirtuines ? D'autres investigations sont nécessaires sur ce point.

L'importance des sirtuines et des facteurs de transcription FOXO fait actuellement l'objet de nombreuses études, en lien avec leur rôle dans la résistance générale de la cellule au stress, et dans la longévité. Le travail publié ce jour par les chercheurs de l'Inserm suggère pour la première fois que la stimulation de la résistance des neurones au stress par l'intermédiaire des sirtuines, pourrait conduire à des traitements pour les maladies neurodégénératives comme la maladie de Huntington.

Inserm}}

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Homme
Anthropologie et Sciences de l'Homme
La carte d'identité électronique sera payante et obligatoire
Jeudi, 14/04/2005 - 00:00

Le ministre de l'Intérieur annonce une carte nationale d'identité "obligatoire" et "payante" à l'occasion de la sécurisation électronique des documents d'identité d'ici "cinq ans". Le projet INES (Identité nationale électronique sécurisée), à partir de 2006 pour les passeports et 2007 pour les cartes d'identité, a obtenu l'aval du Premier ministre lundi lors d'un comité interministériel consacré à ce dossier. Jean-Pierre Raffarin "vient de donner son feu vert" au projet, qui prévoit une puce électronique avec des éléments biométriques, indique Dominique de Villepin dans une interview à France Soir. Le gouvernement, précise-t-il, prévoit "la généralisation du dispositif en 2008 au permis de conduire et à la carte de séjour des étrangers". La sécurisation par biométrie est aussi prévue à partir de 2006 pour la carte Vitale délivrée à chaque assuré social. "Il y aura deux identifiants biométriques : le premier ce sont les empreintes digitales, le second la photo numérisée", dit-il. "Et on n'a pas exclu, dans le futur, la possibilité de rajouter un troisième identifiant si cela devenait nécessaire, qui pourrait être l'iris de l'oeil."

La biométrie, fait valoir Dominique de Villepin, est "un enjeu majeur pour la sécurité de notre territoire et celle de nos compatriotes". Mais, ajoute-t-il, "pour que ce système soit vraiment efficace en termes de sécurité, la carte d'identité devrait devenir obligatoire au terme d'un délai rapide, de l'ordre de cinq ans". Le ministre indique qu'avec le système INES, le coût des nouveaux documents "sera de 205 millions d'euros par an, soit 25 millions d'euros en plus, compensés par les économies dues à une baisse des fraudes". "Le prix du passeport sera probablement un peu majoré. Et pour la carte d'identité, elle sera payante. C'est le prix de la sécurité."

Reuters

Dominique de Villepin veut sécuriser le cyberespace
Jeudi, 14/04/2005 - 00:00

Dominique de Villepin a présenté le 13 avril un arsenal de mesures contre la cybercriminalité, qui comprend notamment la création d'un centre national de signalement, la multiplication des "cyberpatrouilles", la création d'un "certificat citoyen" pour les fournisseurs d'accès et une défense accrue des mineurs sur internet. Le ministre de l'Intérieur a retenu l'essentiel des propositions faites par Thierry Breton, à qui il avait confié ce "chantier" de réflexion alors qu'il était P-DG de France Télécom.

Il a insisté sur le fait que la cybercriminalité était en progression, notamment en ce qui concerne la pédopornographie, les infractions ayant fait un bond de 24 % entre 2003 et 2004. Le ministre de l'Economie a aussi mis l'accent sur la nécessité de défendre l'espace de l'"e-commerce", qui représente aujourd'hui, avec un chiffre d'affaires de six milliards d'euros, 3 % du commerce de détail. Dominique de Villepin a souligné pour sa part que deux tiers des Français utilisent un téléphone mobile et que près de 24 millions utilisent régulièrement internet. Il a annoncé que les effectifs de l'Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication (OCLCTIC) doubleraient d'ici à 2008, avec une participation plus importante de la gendarmerie. Les "cyberpatrouilleurs", qui sont aujourd'hui au nombre de 300, passeront à 600 au terme de la loi d'orientation et de programmation pour la sécurité intérieure 2003-2007, a ajouté le ministre de l'Intérieur. Policiers et gendarmes seront formés pour devenir des "référents" pour leurs collègues et leur apporter conseils et soutien technique dans la lutte contre la criminalité sur internet.

Le ministre de l'Intérieur a aussi annoncé la mise en place d'un centre national de signalement, "afin d'éviter qu'une même information consultée par une multitude d'internautes génère une démultiplication des plaintes ou signalements". "Ce pôle national de signalement sera composé à parité de policiers et de gendarmes spécialistes et placé auprès de l'OCLCTIC", a-t-il indiqué. Dominique de Villepin a souhaité "cibler les efforts" sur la protection des mineurs. "A cette fin, je proposerai prochainement dans un esprit de prévention le projet de loi anti-violences, dont plusieurs mesures viendront compléter le code pénal", a-t-il expliqué. Des moyens particuliers d'investigation seront autorisés pour constater "en temps réel" les infractions. Les officiers ou agents de police judiciaire habilités "pourront participer sous un nom d'emprunt aux échanges électroniques, sans être pénalement responsables de ces actes", a-t-il précisé.

Le ministre de l'Intérieur proposera aussi la création d'une infraction spécifique "relative aux propositions sexuelles adressées à des mineurs par internet ou par SMS". "Il sera ainsi possible de sanctionner les personnes qui font des propositions sexuelles à des mineurs ou à des personnes se faisant passer pour des mineurs". Dominique de Villepin a mis l'accent sur l'importance que revêt à ses yeux la coopération européenne dans la lutte contre la cybercriminalité. Il a annoncé la constitution d'un groupe de travail chargé d'élaborer des propositions concernant des procédures simplifiées de coopération qui pourraient être soumises à un prochain conseil affaires intérieures et générales à Bruxelles.

Reuters

Marchés publics : la solution sécurisée de la Poste
Jeudi, 14/04/2005 - 00:00

Depuis le 1er janvier 2005, en vertu de l'article 56 du nouveau code des marchés publics portant sur la dématérialisation des procédures, les acheteurs publics tels que les collectivités locales et organismes publics sont tenus de donner la possibilité aux entreprises soumissionnaires de répondre à leurs appels d'offres par voie électronique. La Poste propose ainsi à ces entreprises un service de messagerie électronique sécurisée baptisé PosteCS Acheteurs Publics.

Cette solution permet aux entreprises d'envoyer et de recevoir tous les documents (textes, images, vidéos...) nécessaires dans le cadre de ce type de transactions, tout en assurant leur confidentialité, leur traçabilité ainsi que l'authenticité de leur date d'expédition grâce au Cachet Electronique. Elle s'appuie à cet effet sur le protocole SSL (Secure Socket Layer) qui assure un chiffrement des données en 128 bits. Si le code des marchés publics n'impose pas expressément un tel niveau de sécurité, il semble nécessaire pour garantir aux entreprises le bon cheminement de documents parfois très confidentiels.

La réponse à l'appel d'offres envoyée par l'entreprise soumissionnaire est dans un premier temps stockée sur un serveur sécurisé de La Poste, qui se charge d'en avertir l'acheteur public. Celui-ci peut alors consulter la proposition commerciale via un accès par mot de passe. L'émetteur recevra quant à lui un accusé de réception de son dossier, précisant si les pièces jointes envoyées ont été effectivement consultées. Les documents pourront également être automatiquement détruits à la date de péremption préalablement choisie.

Reuters

Peer to Peer : la CNIL autorise la surveillance automatique
Jeudi, 14/04/2005 - 00:00

C'est une première en France : la Commission nationale informatique et liberté (CNIL) vient d'autoriser la mise en place de systèmes de surveillance automatique des téléchargements sur les réseaux peer-to-peer. Elle a ainsi répondu à la requête du Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs (SELL), rendue possible par la loi "Informatique et Libertés" adoptée en août 2004.

Cette loi, qui fut à l'époque fortement contestée, permet aux entreprises et associations, en plus des autorités publiques ou des instances judiciaires, de recourir à des traitements automatisés de surveillance de l'activité d'échange de fichiers sur internet. Simplement, pour avoir accès à ces traitements, il faut obtenir l'aval de la CNIL. Seul le SELL l'a pour l'instant obtenu.

L'industrie de la musique, à qui cette surveillance pourrait être utile, n'a pas lancé de demande. Souci d'image ? Le jeu vidéo est conscient du risque, et souligne que ces radars seront mis en place dans avec une volonté pédagogique, et non pas répressive. "A partir de début mai, les internautes repérés comme gros téléchargeurs, ceux qui font commerce de logiciels piratés, recevront des messages d'avertissement émanant du SELL, qui préviendra également leur fournisseur d'accès", a indiqué Jean-Claude Larue, président du syndicat.

Un appel d'offre va être lancé auprès de deux sociétés françaises aux premiers rangs des technologies de surveillance des réseaux en Europe, "Advestigo" et "CoPeerRight". Une fois mis en place, le contrôle se fera sous la surveillance d'agents de la CNIL qui seuls conserveront les données. D'après une récente étude de la société américaine Macrovision, 21 % des utilisateurs de jeux vidéo auraient avoué utiliser et jouer sur des jeux piratés. Dans ces 21 % de personnes, 43 % téléchargeraient illégalement plus de 15 jeux par an. Côté piratage, 74 % proviendraient de l'Internet, 21 % seraient des copies réalisées entres amis.

TF1

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Recherche
Recherche & Innovation, Technologies, Transports
L'ENST inaugure un pôle de recherche avancée en communications
Jeudi, 14/04/2005 - 00:00

Sur l'initiative de l'Ecole Nationale Supérieure des Télécommunications de Bretagne (ENST), un nouveau pôle de recherche avancée en communications a été inauguré le vendredi 8 avril au coeur du Village des technologies de Brest. Baptisé PRACom, le pôle vise à poursuivre et renforcer les efforts de recherche initiés par l'ENST Bretagne dans le domaine des communications et du codage de l'information et, plus spécifiquement, des turbo codes. Créé avec le soutien de l'Etat, des collectivités territoriales, telles que la Communauté Urbaine de Brest, le Conseil Général du Finistère et le Conseil Régional de Bretagne, et de fonds européens, PRACom regroupe les équipes du département Electronique et du département Signal & Communications de l'ENST Bretagne.

L'objectif de ce nouveau pôle consiste à contribuer au développement des futurs services multimédias et, notamment, de travailler sur la 3ème et 4ème générations de téléphonie mobile, la boucle locale, les objets communicants, les communications radio à l'intérieur des bâtiments ou encore la diffusion terrestre et satellitaire des services Internet et de la télévision numérique.

A ce jour, PRACom bénéficie du soutien de la Fondation Louis Leprince-Ringuet. Les huit entreprises de la Fondation, à savoir Alcatel, Bouygues Telecom, Cegetel, France Telecom, Motorola, Price Waterhouse Coopers Consulting, Siemens, Telecom Development, comptent d'ores et déjà parmi les membres associés. Les sociétés Thales Communications, Mitsubishi (Rennes), Electrobit et Turbo Concept auraient, par ailleurs, témoigner d'un certain intérêt dans le projet.

PRAcom

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