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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 418
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 15 Février 2007
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Egalement dans ce numéro
TIC
Le gouvernement veut accélérer le passage vers le très haut débit optique
Baisse d'impôts en échange de télétravail
Les premiers appareils à écran flexible arrivent
DoCoMo teste son réseau 4G et atteint 5 Gbits/s sans fil
Avenir
Un robot pour une pharmacie idéale
Un robot pour prendre votre commande au restaurant
Matière
Le gouvernement britannique valide deux nouveaux projets éoliens offshore pour l'estuaire de la Tamise
Chine : produire de l'électricité avec de la paille
Des batteries à combustibles d'ici trois ans dans les voitures
Maîtrise de nouveaux matériaux thermoélectriques
Terre
Climat : Total va expérimenter un piège à CO2 sous terre
L'oxycombustion : un procédé prometteur pour réduire les émissions industrielles de CO2
La France pourrait compter 200.000 voitures équipées pour le bioéthanol en 2008
Vivant
Des souris clonées à partir de cellules souches adultes retirées de la peau
Parkinson : une nouvelle voie thérapeutique pour la recherche
Alzheimer : la solitude multiplie le risque par deux
Diabète : la découverte de gènes-clés ouvre de nouvelles voies thérapeutiques
Edito
Les miroirs à retournement temporel pourraient révolutionner l'informatique, les télécommunications et l'imagerie médicale



Nous avions été parmi les premiers, il y a trois ans, à vous parler de cette technologie que nous jugions très prometteuse (Voir nos lettres 277 et 317).

Aujourd'hui, les miroirs à retournement temporel commencent à sortir des laboratoires et devraient permettre une véritable révolution dans des domaines aussi variés que l'informatique, la domotique, les télécoms ou la médecine (Voir Dossier de présentation devant l'Académie des Sciences) .

ReverSys, tel est le nom de la technologie acoustique développée par Sensitive Object, une petite entreprise d'une quinzaine de personnes créée en 2003. Rappelons que cette technologie française très prometteuse des miroirs à retournement temporel a été mise au point au début des années 90 par l'équipe du professeur Mathias Fink, directeur du laboratoire Ondes et acoustiques, à l'ESPCI (École supérieure de physique et de chimie industrielle) à Paris.

Le principe de ces miroirs à retournement temporel consiste à faire rebrousser chemin à une onde, qu'elle soit acoustique ou électromagnétique. Lorsqu'elle entre en contact avec le « miroir », en fait un réseau de capteurs piézo-électriques couplé à des mémoires, ces mêmes capteurs l'enregistrent au format numérique.

Ainsi, le moindre impact digital sur la surface de n'importe quel objet possède une signature acoustique propre au point d'impact. D'où l'idée des fondateurs de Sensitive Object d'associer cette signature à une action et de créer un tableau de commande virtuel. Un capteur piézo-électrique disposé sur le mur d'une pièce ou encore à la surface d'un objet permettra alors de détecter des ondes sonores émises et d'analyser leur signature acoustique. Pour ce faire, il suffit d'y associer une unité de calcul et un puissant algorithme. Si la signature acoustique est reconnue, l'action prévue est exécutée.

Le premier domaine où cette technologie pourrait trouver une multitude d'applications est la domotique. En effet avec les MRT, il devient possible et très facile d'utiliser le mur de notre salon pour fermer la porte d'entrée, allumer la lumière, régler le chauffage ou mettre en marche notre téléviseur.

Dans le prolongement des travaux de Fink, Ros Kiri Ing a en effet eu l'idée d'appliquer ce concept au secteur domotique. Il a mis au point un procédé d'imagerie acoustique qui intercepte les ondes sonores propagées par des bruits à la surface d'un objet et mémorise la signature de chaque son dans une banque informatique de signaux. Un logiciel, lié à un capteur, permet de paramétrer des actions associées à des zones tactiles et de piloter des applications informatiques, des dispositifs électriques. En quelques secondes, on peut créer un bouton virtuel sur l'objet de son choix et le transformer en clavier intelligent, en télécommande virtuelle. Ces boutons invisibles peuvent se reconfigurer selon les besoins.

Grâce à ReverSys, il est à présent possible de transformer n'importe quelle surface solide en télécommande. Un exemple : avec un digicode virtuel, plus besoin de câble ! Ce produit innovant recèle d'immenses potentialités qui pourraient révolutionner le secteur de la domotique, de la télésurveillance et de la téléassistance.

L'information est retournée et réémise à l'envers par les capteurs (faisant office de haut-parleurs). Reflet parfait de l'onde reçue, elle reviendra au point d'émission originel en suivant le même parcours. Cette phase d'initialisation permet au « miroir » de mémoriser ce trajet. Il pourra ensuite envoyer les informations de son cru au point d'émission.

Mais le laboratoire de Mathias Fink travaille également sur une autre technologie qui pourrait bouleverser les télécommunications : appliquer le renversement temporel aux ondes électromagnétiques, pour des moyens de télécommunication du futur. "L'objectif est de mettre au point une sorte de fibre optique virtuelle, de point à point", indique Mathias Fink. Les télécommunications classiques sont rendues plus difficiles dans nos milieux urbains très denses, composés d'immeubles. Mais cet environnement chaotique représente un avantage pour le renversement temporel : l'écho allongé qu'ils induisent enrichit le signal porteur, dans lequel on peut insérer, par modulation, des messages qui peuvent reconverger vers de petites antennes de quelques centimètres.

L'équipe de Mathias Fink a ainsi réalisé une antenne électromagnétique à retournement temporel dans la bande WiFi qui peut, en exploitant la réverbération, focaliser des messages sur des zones de quelques décimètres !

Enfin, mais la liste des applications potentielles est loin d'être exhaustive, les miroirs à retournement temporel ouvrent également de remarquables perspectives en matière médicale. L'équipe de Fink a déjà réalisé un prototype de lithotripteur capable de détruire les calculs rénaux avec une grande précision. Dans ce système, c'est en effet l'écho du calcul rénal qui est retourné temporellement et amplifié pour détruire le calcul, et ceci quelle que soit la nature des tissus présents sur le parcours.

Une autre application médicale prometteuse porte sur la thérapie du cerveau. Un miroir à retournement temporel utilisant 300 transducteurs a été testé en 2004 sur une vingtaine de brebis in vivo à l'Institut Montsouris. Ce système unique au monde a permis de nécroser les tissus du cerveau à distance à travers le crâne avec une précision millimétrique. Enfin, dans un mode diagnostique, la réalisation d'un miroir à retournement temporel permettant de faire 5000 images par seconde du corps humain. On a ainsi accès à un type d'images très nouvelles qui remplacera de façon très quantitative et très précise la palpation médicale.

Enfin, en 2006, Sensitive Objet a commercialisé un "clavier virtuel" pendant plusieurs mois chez des dentistes. L'exercice de la médecine dentaire, notamment de la chirurgie dentaire, comporte des risques d'infection. Ce clavier virtuel permet de protéger patient et personnel de toute contamination et il a fait l'unanimité chez les praticiens qui l'ont testé.

Ces miroirs à retournement temporel pourraient donc bien constituer une véritable innovation de rupture et être à l'origine d'un saut technologique majeur dans de nombreux domaines scientifiques et industriels.

Cette découverte française tout à fait remarquable nous confirme également qu'il faut veiller à soutenir notre recherche fondamentale sur le long terme, comme savent le faire les Japonais ou les Américains, car c'est souvent à partir de travaux très théoriques, et sans retombées immédiates, -comme le montre par exemple la spintronique en électronique et en informatique- qu'émergent plus tard des innovations technologiques majeures.

René Trégouët

Sénateur honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


TIC
Information et Communication
Le gouvernement veut accélérer le passage vers le très haut débit optique
Vendredi, 16/02/2007 - 00:00

Lors du Forum du très haut débit qui se tenait à Saint-Étienne les 7 et 8 février, François Loos a rappelé l'objectif que le Gouvernement s'est fixé de quatre millions d'abonnés au très haut débit en 2012. Pour y parvenir, le ministre délégué à l'Industrie entend développer, à moindre coût, les réseaux à fibre optique, favoriser l'utilisation de solutions innovantes de câblage et précâbler les logements neufs dans le cadre du label "logements multimédia".

Par ailleurs, le projet mené par le Conseil Général de la Loire permettra de relier 114 zones d'activité et 36 répartiteurs France Télécom en fibre optique. L'objectif est de permettre à 20.000 entreprises du département d'accéder à ce qui se fait de mieux en matière de télécommunications. « La Loire est ainsi exemplaire du succès de la France depuis 2002 en matière de haut débit » a annoncé le ministre pour qui le « dynamisme du marché du haut débit est très favorable pour la France ».

« Il y a aujourd'hui plus de 11,8 millions d'abonnés à l'Internet à haut débit, le seuil des 10 millions d'abonnés ayant été franchi au premier semestre 2006 avec un an et demi d'avance sur l'objectif fixé en 2002, date à laquelle, il n'y avait que 600 000 abonnés au haut débit ». « On comptait 3,5 millions de lignes dégroupées au troisième trimestre 2006. La croissance du parc d'accès dégroupés concerne maintenant essentiellement le dégroupage total, qui permet au client de ne plus payer d'abonnement téléphonique à France Télécom. Avec plus d'un million et demi d'accès, le dégroupage total représente aujourd'hui 45 % du parc de lignes dégroupées, contre 7 % début 2005, » a précisé François Loos.

« Cette tendance de fond est en grande partie tirée par les « box » qui, rappelons-le, ont été inventées en France et les offres « multiple play » (accès Internet, téléphonie illimitée et TV sur ADSL) proposées par les opérateurs. »

"54 % des foyers sont désormais équipés d'un ordinateur ; un internaute sur deux a déjà réalisé des achats en ligne. Le chiffre d'affaires du commerce électronique approche désormais les 15 milliards d'euros par an.

Il était de 700 millions d'euros en 2000 et de 1,7 milliard d'euros en 2002" a t-il ajouté. « Les trois quarts des internautes français se connectent à Internet au moins une fois par jour, et près de 20 % d'entre eux ont un blog ; 70 % des certificats de non-gage ont été délivrés en ligne par le service « telec@artes grise » ; 5,7 millions de déclarations d'impôt ont été effectuées par Internet en 2006 (contre 3,7 en 2005), représentant 17 % des contribuables ; enfin, un nouveau site administration24h24.gouv.fr permet désormais aux internautes français d'effectuer 600 démarches administratives en ligne (Consultation des remboursements d'assurance maladie, demande d'extrait d'acte de naissance, etc.) et il continuera à s'enrichir au cours de l'année 2007. »

« Grâce aux efforts importants consentis depuis quatre ans, la France figure désormais dans le Top 5 des pays européens les plus avancés en matière d'administration électronique. ». Pour accompagner la montée des débits nécessaires aux usages des entreprises et des foyers, consommateurs de vidéo, de multimédia ou de jeux en ligne, « les opérateurs doivent investir dans de nouvelles infrastructures en déployant des réseaux en fibre optique. »

Et les annonces se sont récemment multipliées : l'opérateur historique a lancé en janvier 2006 une expérimentation de fibre optique à l'abonné sur 6 arrondissements de Paris et 6 communes des Hauts de Seine. Il a raccordé 500 clients et entre dans une phase de généralisation sur les 10 plus grandes agglomérations françaises en 2007 avec une cible fin 2008 de 200 000 abonnés sur une couverture de 1M de foyers.

Free a annoncé, en septembre 2006, un investissement de 1Mds? d'ici 2012 pour le raccordement à la fibre optique de 600 000 abonnés puis a racheté l'opérateur parisien CiteFibre ; l'offre de fibre optique de Free sera disponible avant le 30 juin 2007.

Numéricâble-Noos vient de lancer une offre à 100Mbits auprès de 450 000 foyers déjà couverts par son réseau de fibre optique. L'objectif de l'opérateur est ainsi de couvrir 2,5M de foyer raccordables en fibre optique d'ici fin 2007. Neuf-Cegetel qui a racheté l'opérateur palois Médiafibre à Pau puis remporté la première délégation de service public pour développer un réseau de fibre optique résidentiel FTTH (Fiber to the home) sur 13 communes de la région parisienne représentant 500 000 habitants. Enfin, Club Internet va réaliser des expériences pilotes sur la fibre optique courant 2007.

Pour le ministre, « le bon fonctionnement du marché de l'Internet haut débit pourrait servir de tremplin à l'émergence d'un marché du très haut débit ; la France, et plus largement l'Europe, n'a pas pris de retard en terme de déploiement de réseaux très haut débit ; du côté de la demande, l'augmentation des débits semble inéluctable, avec les applications multimédia et la progression des consommations simultanées dans les foyers ; le déploiement du très haut débit sur le territoire nécessite des investissements considérables, sans commune mesure avec le haut débit actuel ; l'Idate estime l'investissement nécessaire en France à 10 milliards d'euros pour couvrir les 40 % de la population des zones urbaines et à près de 30 milliards d'euros pour couvrir également les 60 % restants. »

Son objectif est d'atteindre 4 millions d'abonnés raccordés au très haut débit en 2012 et pour ce faire, le ministre a engagé les actions suivantes : Rendre possibles des offres de location des fourreaux ; Faciliter l'accès au génie civil existant (gaz, électricité, télécoms, réseaux d'assainissement) ; Permettre une approche locale (différenciant les zones), lors de l'analyse des marchés relatifs au très haut débit ; Mutualiser le câblage interne des immeubles entre opérateurs ; Pré-câbler les logements neufs en fibre optique dans le cadre du label « logement multimédia » ; Evaluer l'intérêt de réutiliser les câblages aériens électriques ou téléphoniques préexistants ; Promouvoir le très haut débit pour les entreprises dans le cadre du label « zones d'activité très haut débit » ; Soutenir l'action des collectivités territoriales en défendant un recours aux fonds structurels pour le financement des infrastructures très haut débit.

Ministère de l'Industrie

Baisse d'impôts en échange de télétravail
Vendredi, 16/02/2007 - 00:00

Le télétravail, ou le travail à distance hors des locaux de l'entreprise, est en plein essor au Japon. Le gouvernement japonais souhaite encourager cet élan en réduisant les impôts des entreprises fournissant les infrastructures permettant le télétravail. Tout en travaillant chez soi et évitant les migrations pendulaires (aller-retours quotidiens entre le domicile et véritable phénomène social au Japon), le télétravailleur peut voir et élever ses enfants, s'occuper des personnes âgées de son foyer et jouir d'une meilleure vie de famille.

En dehors de l'harmonisation du travail avec la vie de famille avancée par le gouvernement, l'augmentation des télétravailleurs serait une solution au manque japonais d'infrastructures destinées aux enfants en bas âge (crèches) ou encore au vieillissement de la population. De plus, cela réduirait le trafic routier, et les trains bondés seraient un peu désengorgés. En 2002, 6,1 % de la population active japonaise était constituée de télétravailleurs.

En 2005, ce pourcentage est passé à 10,4 %, portant ainsi le nombre total à 6,74 millions. Le premier ministre japonais Shinzo ABE a exprimé son envie de doubler ce nombre d'ici 2010. Pour être éligible à cette défiscalisation partielle, il faut que les entreprises introduisent une solution avec client léger, c'est-à-dire un système où le serveur s'occupe des traitements et des données ne laissant aux télétravailleurs et leur ordinateur client qu'une simple application de type navigateur Web ou bien bureau à distance à exécuter.

Pour aider les entreprises peu enthousiastes à la mise en place d'un système qui leur coûterait plusieurs dizaines de millions de yens selon des estimations, les impôts sur les biens immobilisés des entreprises mettant en place le serveur d'applications seront réduits d'un tiers pendant une période de 5 ans. L'offre gouvernementale n'est valable que pour deux ans à compter de 2007, mais sera étendue après 2009 si beaucoup de compagnies introduisent le système.

BE Japon

Les premiers appareils à écran flexible arrivent
Vendredi, 16/02/2007 - 00:00

L'un des tout premiers engins portables avec écran flexible devrait bientôt arriver sur le marché italien, nous rapporte la BBC. Selon nos confrères anglais, le gadget est annoncé comme une machine multifonction : PDA, livre électronique et lecteur de musique. Baptisé « Readius », l'engin a pour principale particularité son écran LED flexible intégré. Il suffira de l'enrouler ou de le dérouler en fonction de ses besoins. Cet écran mesure 12,7 cm de diagonale (5 pouces).

L'affichage n'aura en revanche pas droit à la couleur. L'écran flexible est monochrome, en noir et blanc, mais son fort contraste le rend aussi lisible qu'une feuille de papier imprimée, assure Polymer Vision, la marque qui fabrique l'engin. Autre limitation, cet écran ne sera capable d'afficher que 16 nuances de gris...

Le Readius possède 4 Go de mémoire de stockage, certainement flash, et un port mini-USB. Il devrait fonctionner 10 jours sur batterie. Également capable de communiquer sans fil sur les réseaux 3G et WiFi, on ne pourra cependant pas effectuer d'appel téléphonique avec. Ce n'est pas un téléphone, mais cela n'empêche pas Telecom Italia de signer un accord exclusif pour vendre l'engin sur le marché italien.

Le Readius pourrait ainsi se transformer en lecteur de journaux, de livres, de cartes géographiques en plein mouvement, tout en récupérant des informations sur les réseaux sans fil. On pourra aussi l'utiliser pour lire tout type de fichier audio, dont les podcasts, à télécharger sur la Toile. Polymer Vision affirme déjà travailler sur une seconde version de l'engin, avec un écran couleur cette fois. Un écran qui pourrait aussi afficher des images en mouvement. Pas plus de détails sur le prix ou la date précise de sortie de ce premier engin, qui sera présenté au prochain salon 3GSM de Barcelone.

BBC

DoCoMo teste son réseau 4G et atteint 5 Gbits/s sans fil
Vendredi, 16/02/2007 - 00:00

L'opérateur téléphonique mobile japonais NTT DoCoMo affirme avoir atteint une bande passante record dans le cadre de sa recherche sur les réseaux sans fil 4G pour les téléphones. La prouesse est encore bien limitée, car le record n'a pas été atteint dans des conditions naturelles. DoCoMo explique exactement avoir atteint un pic de 5 Gbits/s (625 Mo/s) en transfert sur une bande de fréquence de 100 MHz, avec un engin de réception en déplacement à 10 Km/h.

En décembre 2005, la firme japonaise avait atteint 2,5 Gbits/s en laboratoire, toujours avec la même technologie. Les derniers tests, effectués en décembre 2006, ont permis de doubler le score de l'année précédente. L'idée est de paralléliser au maximum les transmissions sans fil, grâce à la technologie MiMo poussée dans ses retranchements. Ici, DoCoMo place 12 antennes en parallèle, qui vont se partager le signal à transmettre. La technologie est alors capable de transmettre 50 bits/s sur chaque bande de fréquence de 1 Hz utilisée, soit 5 Gbits/s sur un spectre de 100 MHz. DoCoMo présentera sa trouvaille lors du prochain congrès mondial 3GSM de Barcelone.

DoCoMo

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Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Un robot pour une pharmacie idéale
Vendredi, 16/02/2007 - 00:00

Pharmacien dans le Nord, Luc Tredez vient de doter son officine d'un robot qui s'autoalimente et distribue les médicaments. Une première dans la région, et peut-être au-delà. Pour Luc Tredez, pharmacien aux Cinq Bonniers, à Faches-Thumesnil (Nord), la pharmacie idéale est celle qui permet à l'officinal d'être le plus disponible auprès de son client. «Surtout favoriser le contact humain : ne plus quitter le client au comptoir pour aller chercher un médicament, mais pouvoir commenter une fiche conseil, parler.»

Pour y parvenir, il vient de faire installer un robot, fabriqué par la société belge Méditech, «qui supprime l'intervention humaine depuis l'arrivée des médicaments jusqu'à leur distribution».

Les caisses de médicaments sont déliées, basculées sur un tapis roulant dont l'avance est déclenchée par des cellules photoélectriques. Chaque boîte est isolée, identifiée, puis aspirée par les ventouses du bras multipolaire Optimat qui en connaît la géométrie. Le médicament est ensuite scanné puis posé sur un tapis de distribution qui le range sur l'étagère.

Un robot à tout faire. Du comptoir, chaque produit est appelé par l'ordinateur qui déclenche le robot. Les boîtes parviennent alors par une goulotte. «L'intérêt de ce robot est surtout la combinaison des opérations qu'il effectue, précise Luc Tredez. En plus des manipulations de rangement et de distribution, il fait le rapprochement avec les commandes, gère les médicaments périmés ou les produits qui ne sont pas sortis depuis cinq mois et assure le contrôle permanent de la gestion des stocks.»

Le robot est visible depuis le point de vente, ce qui a provoqué «quelques affluences records, des curieux étant venus de loin», s'amuse Luc Tredez. Mais pour lui, l'essentiel reste bien le contact avec le client.

Qutipharm

Un robot pour prendre votre commande au restaurant
Vendredi, 16/02/2007 - 00:00

Le docteur Hiroshi Okuno de l'université de Kyoto et le Honda Research Institute Japan, co. (de la filiale Honda motors Co.) ont développé un robot capable de comprendre la prise de parole simultanée de trois personnes. Le robot a été fait pour prendre des commandes au restaurant mais c'est une première étape vers un robot pouvant communiquer dans une situation réaliste de tous les jours (bruits, prise de parole simultanée...). Pendant des tests, le robot a su prendre les commandes de trois personnes parlant en même temps, puis après deux secondes de calculs, leur répéter les commandes en leur annonçant le prix des plats.

Le robot est équipé d'un "microphone array" à 8 capteurs qui lui permettent de distinguer les directions des différents dialogues grâce au déphasage entre les différents signaux perçus par chaque capteur, un peu à la manière dont le font nos oreilles. Chaque mot provenant d'une source sonore est ensuite déchiffré afin d'extraire une signification aux paroles de chaque source.

En théorie, le robot est sensé pouvoir distinguer jusqu'à huit sources. Ce projet est une amélioration des recherches déjà faites par Hiroshi OKUNO sur la détection de sources sonores multiples. Ce dernier a en effet déjà écrit plusieurs publications sur les robots munis de "huit oreilles" comme par exemple un robot capable, tout en se déplaçant, de connaître la position de trois sources sonores se déplaçant également, ou bien, autre exemple, l'analyse des facteurs influant sur la reconnaissance de trois sources simultanées.

BE Japon

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Matière
Matière et Energie
Le gouvernement britannique valide deux nouveaux projets éoliens offshore pour l'estuaire de la Tamise
Vendredi, 16/02/2007 - 00:00

Le gouvernement britannique a donné son accord à la construction de deux parcs éoliens offshore de haute capacité dans l'estuaire de la Tamise. Il s'agira au total d'une capacité de près de 1300 MW d'ici quelques années, assez pour approvisionner en électricité près d'un million de foyers britanniques (un tiers des foyers londoniens). De plus, cela entraînera un abattement de plus de 2 millions de tonnes des émissions de CO2. Ainsi, David Miliband, Ministre de l'environnement, de l'alimentation et des affaires rurales, et Alistair Darling, Ministre du commerce et de l'industrie, ont donné leur feu vert aux projets London Array d'une capacité de 1000 MW et Thanet de 300 MW. Ces deux projets s'inscrivent dans le programme britannique de démonstration de l'éolien offshore, en deux étapes :

- Etape 1 : plusieurs projets de faible capacité (entre 60 et 108 MW) sont développés ; il s'agit d'une phase d'apprentissage pour les entreprises du secteur énergétique. Cette phase est entamée depuis plusieurs années.

- Etape 2 : des parcs de forte capacité sont implantés dans trois régions principales (l'estuaire de la Tamise, le Greater Wash sur la côte Est de l'Angleterre et le nord du Pays de Galles) avec un potentiel cumulé de 5 a 7 GW. Cette phase va débuter en 2007, notamment à travers la mise en place des projets London Array et Thanet.

Il faut noter qu'actuellement la puissance éolienne installée sur le territoire britannique s'élève à 1660 MW en onshore et seulement 304 MW en offshore...

BE

Chine : produire de l'électricité avec de la paille
Vendredi, 16/02/2007 - 00:00

La Chine a construit 34 centrales produisant de l'électricité à partir de la paille issue de l'exploitation de la terre. Construites dans les zones rurales de Chine, 3 sont entrées en service fin 2006. Quand elles seront toutes opérationnelles, ces centrales pourront fournir 1,2 million de kilowattheures (kWh) d'une énergie plutôt propre avec des répercussions positives sur l'environnement et les revenus des agriculteurs.

La combustion de 2 tonnes de paille entraîne la même production d'énergie que 1 tonne de charbon pour des émissions de gaz beaucoup moins nocives (notamment plus pauvres en soufre qui provoque les pluies acides). Le recyclage de la paille générée par l'agriculture permet en outre d'éviter sa combustion en plein air par les agriculteurs après la moisson. La revente de la paille permettra également d'apporter un revenu supplémentaire aux agriculteurs qui gagneront 200 yuans par tonne de paille vendue à la centrale.

La première d'entre elles, construite à Suqian (province orientale du Jiangsu) et mise en service le 20 décembre 2006, a une capacité de 240.000 kw et peut produire 156 millions de kWh par an, dont 132 pour le réseau énergétique national, pour une consommation de 170.000 à 180.000 tonnes de paille représentant une économie de pratiquement 100.000 tonnes de charbon.

BE Chine

Des batteries à combustibles d'ici trois ans dans les voitures
Vendredi, 16/02/2007 - 00:00

Les batteries à combustible, à base de méthanol ou d'hydrogène, non polluantes, pourront bientôt être utilisées pour faire rouler les voitures (2010), alimenter le foyer en électricité (2015) et faire fonctionner les téléphones portables (2008), selon des chercheurs japonais. Honda, qui a déjà conçu plusieurs prototypes, imagine une commercialisation en 2009/2010 et une diffusion à grande échelle à compter de 2020. D'ici là, il reste encore de nombreux progrès à faire pour réduire les coûts des matériaux, simplifier le design pour faciliter la maintenance, assurer une plus grande fiabilité et garantir une plus longue durabilité de l'ensemble.

Expansion

Maîtrise de nouveaux matériaux thermoélectriques
Vendredi, 16/02/2007 - 00:00

Le CEA-Drecam, en lien avec l'Université de Liverpool et l'Institut Hahn Meitner de Berlin, a mis en évidence la présence de structures nanométriques dans les cobaltates de sodium, des composés de la même famille que les cobaltates de lithium utilisés dans les batteries d'appareils portables. La compréhension de la formation de ces structures ouvre la voie à la production de nouveaux matériaux à fort pouvoir thermoélectrique, c'est-à-dire capables de transformer une énergie thermique en courant électrique et réciproquement.

Les fortes performances thermoélectriques de ces matériaux, observées en particulier pour une proportion d'ions sodium voisine de 0,8, et leurs possibilités de stockage de charges électriques, déjà utilisées depuis dix ans dans certains types de batteries alcalines, laissent envisager des applications importantes. Celles actuellement à l'étude portent par exemple sur l'utilisation d'un courant électrique pour refroidir des circuits électroniques, ou sur la conversion en énergie électrique de chaleurs perdues comme les gaz d'échappement.

CEA

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Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
Climat : Total va expérimenter un piège à CO2 sous terre
Vendredi, 16/02/2007 - 00:00

Le groupe pétrolier Total va lancer un site expérimental de captage et stockage de CO2, une technologie prometteuse pour la lutte contre le changement climatique mais encore incertaine. Le projet consiste à extraire le dioxyde de carbone des fumées émises par une chaudière de l'usine de Lacq (sud-ouest de la France) pour le réinjecter à 4.500 mètres sous terre dans un ancien gisement de gaz naturel situé à Rousse, près de Pau. Enterrer le CO2, principal gaz à effet de serre, permet d'éviter qu'il ne se répande dans l'atmosphère en contribuant au réchauffement de la planète.

Il s'agit de "la première chaîne intégrée de captage de CO2 par oxycombustion associée à un stockage dans un ancien gisement terrestre", selon Christophe de Margerie, directeur général exploration-production de Total. Pour le pétrolier, ce procédé qui consiste à remettre le CO2 dans un gisement vidé de son gaz naturel, "c'est un retour à l'envoyeur", commente Jean-Michel Gires, directeur du développement durable et de l'environnement.

La phase d'études d'ingénierie est lancée, les injections de CO2 commenceront en novembre 2008 pour atteindre jusqu'à 150.000 tonnes en deux ans. "On va regarder pendant deux ans comment ça se passe. Il faut démontrer que tout cela tient la route", indique M. Gires. Le groupe, qui se prépare à répondre à d'éventuelles inquiétudes de la population locale, assure que la structure géologique du gisement de Rousse présente "de solides garanties de pérennité". Certains écologistes craignent que des bulles de gaz ne remontent à la surface par des fissures.

Différentes expérimentations de captage et stockage du CO2 sont menées dans le monde. En Mer du Nord, le groupe pétrolier norvégien Statoil injecte du CO2 dans un aquifère salin à 1.000 m de profondeur sous le plancher océanique. En Pologne, le projet européen Recopol vise à stocker du CO2 dans une veine de charbon. Au Danemark, le projet Castor, piloté par l'Institut français du pétrole (IFP) est un autre "piège à CO2". D'importants progrès apparaissent nécessaires pour rendre la filière économiquement attractive.

Ces technologies sont encore trop chères : entre 60 et 100 euros la tonne de CO2 évitée, pour le projet de Total. A titre de comparaison, sur le marché européen du carbone, où se négocient des quotas d'émissions, le cours de la tonne de CO2 s'est effondré et tourne actuellement autour de 1,50 euro contre environ 26 euros il y a un an. Une situation due au laxisme des premiers plans d'allocations de quotas aux Etats membres, selon les associations environnementalistes.

Total estime qu'il faudra attendre 2020 pour passer au stade des réalisations industrielles et commerciales. Le jeu en vaut cependant la chandelle : pour alimenter leur croissance, des pays comme la Chine et l'Inde vont avoir recours massivement aux énergies fossiles, notamment le charbon, et risquent de devenir de très gros émetteurs de gaz à effet de serre.

L'économiste britannique, Nicholas Stern, a récemment plaidé à Sciences Po en faveur du développement rapide du captage et du stockage du carbone, soulignant qu'il serait impossible d'empêcher ces pays d'utiliser le charbon. La Chine et l'Inde ne sont pas concernées par les restrictions du protocole de Kyoto sur les émissions de gaz à effet de serre, dont la première période d'application vient à échéance en 2012, car ils sont considérés comme des pays en développement.

Yahoo

L'oxycombustion : un procédé prometteur pour réduire les émissions industrielles de CO2
Vendredi, 16/02/2007 - 00:00

Dans le cadre de recherches sur le procédé d'oxycombustion, des scientifiques de l'institut de l'université de Stuttgart (IVD) travaillent actuellement sur une installation intégrant des procédés innovants de combustion et de dépoussiérage des fumées. Cet institut dispose pour cela de l'unique structure expérimentale européenne d'oxycombustion qui soit couplée à un système d'épuration des fumées, autrement dit de séparation du dioxyde de carbone. Parmi les nombreux procédés de séparation du CO2 qui font l'objet de recherches, le procédé "Oxyfuel" (ou oxycombustion) fait partie de ceux qui présentent le plus de chances de succès. Le principe : utiliser de l'oxygène pur à la place de l'air pour brûler le combustible.

Cette méthode permet d'accroître nettement la concentration de CO2 dans les fumées rejettées (jusqu'à 95 %) et ainsi faciliter considérablement son piégeage, en vue de sa liquéfaction puis de son stockage à long terme dans des couches géologiques profondes. (Voir à ce sujet l'article précédent sur les pièges à CO2).

Pour permettre le fonctionnement de l'appareil (d'une puissance thermique de 0,5MW) dans des conditions d'oxycombustion, un système de circulation des fumées dépoussiérées a été installé. Par ailleurs, l'institut dispose désormais d'une infrastructure complexe pour l'approvisionnement de différentes "chambres" d'essai en oxygène, dioxyde de carbone et azote. Dans le cadre de ces activités de recherche, les scientifiques de Stuttgart caractérisent les propriétés d'allumage et de combustion de différents combustibles.

A la suite de quoi, ils étudient la formation des émissions polluantes et leurs comportements dans différentes conditions atmosphériques et de circulation. Ils peuvent ainsi en déduire les façons d'éviter la formation des polluants et établir des recommandations pour l'optimisation des brûleurs et pour l'analyse de la qualité des cendres et des poussières volatiles.

Les résultats de ces recherches favorisent aussi le développement de modèles capables de simuler avec précision les procédés de combustion et de les optimiser. Ces recherches sont menées dans le cadre de nombreux projets nationaux et internationaux, en particulier le projet européen ENCAP (Enhanced Capture of CO2) qui regroupe 33 partenaires scientifiques et industriels. Il faudra probablement attendre jusqu'à 2015-2020 pour voir apparaître les premières applications industrielles du procédé d'oxycombustion avec système de piégeage du CO2 intégré.

BE Japon

La France pourrait compter 200.000 voitures équipées pour le bioéthanol en 2008
Vendredi, 16/02/2007 - 00:00

La France comptera à la fin 2008 200.000 voitures flexfuel, fonctionnant à la fois à l'essence et au bioéthanol, a affirmé à Lisbonne le champion automobile Alain Prost, qui préside un groupe de travail mis en place par le gouvernement français sur le développement de ce carburant. "Fin 2007 il y aura entre 20.000 et 40.000 voitures équipées et 500 stations-service" proposant du bioéthanol E85 (85 % d'éthanol d'origine agricole et 15 % d'essence) et ces chiffres "passeront fin 2008 à 200.000 et 1.800" respectivement, a-t-il indiqué.

Les constructeurs comme Renault et PSA sont "très intéressés" par son développement et "le monde agricole est prêt", a-t-il ajouté, soulignant également la "volonté politique" de la France en la matière. Selon M. Prost, le bioéthanol est aujourd'hui la seule alternative à l'essence pour les voitures. "Il n'y aura pas d'autres technologies de remplacement avant 20 ans", l'utilisation de l'électricité, de l'hydrogène ou des piles à combustible, posant "des problèmes d'investissement, de sécurité, de stockage ou d'environnement très complexes", a-t-il estimé.

Le bioéthanol est "issu d'une technologie très simple et son utilisation nécessite de très petites modifications" des moteurs, a-t-il fait valoir, vantant également la possibilité pour le consommateur de l'utiliser en alternance avec l'essence sur une même voiture. L'ancien champion se trouvait à Lisbonneà l'invitation de l'Association nationale des producteurs de maïs et de sorgo à l'occasion de son cinquième congrès.

FI

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Des souris clonées à partir de cellules souches adultes retirées de la peau
Vendredi, 16/02/2007 - 00:00

Des chercheurs américains ont cloné avec succès des souris en utilisant pour la première fois des cellules souches adultes extraites de la peau du rongeur, selon une étude publiée aux USA. Cette nouvelle source de cellules souches pourrait améliorer les chances d'accroître le taux de réussite de cette procédure très difficile. Jusqu'à présent, quand des scientifiques clonaient des souris, ils utilisaient des cellules souches provenant de l'enveloppe de l'embryon, ou de tissus conjonctifs voire même de cellules souches embryonnaires.

Mais ces clonages n'ont connu un taux de succès que de 1 à 2 %, selon les auteurs de cette recherche parue dans les Annales de l'Académie américaine des sciences (PNAS). Pour cette nouvelle expérimentation, ces chercheurs de l'université Rockefeller et de l'institut médical Howard Hughes à Chevy Chase (Maryland, est), ont utilisé des cellules souches prélevées sur le follicule pileux situé sous l'épiderme. Ces cellules souches sont facilement accessibles et puisqu'elles ont la capacité de se renouveler et de se différencier entre différents types de cellules, ces chercheurs pensent qu'elles pourraient représenter un meilleur potentiel pour des clonages.

Le clonage consiste à remplacer le noyau d'un ovocyte non fertilisé par le noyau de la cellule de l'animal que l'on veut cloner. Le taux de succès de clonage avec ces cellules souches femelles provenant du follicule a été de l'ordre de 1,6 %, similaire à celui des expérimentations faites précédemment avec des cellules souches de différentes origines. Mais avec des cellules souches du follicule de souris mâle, le clonage a réussi dans 5,4 % des cas, affirment ces chercheurs.

PNAS

Parkinson : une nouvelle voie thérapeutique pour la recherche
Vendredi, 16/02/2007 - 00:00

Des composés similaires à ceux trouvés dans la marijuana ou le haschisch, mais naturellement présents dans le cerveau, pourraient représenter une nouvelle voie de traitement des troubles moteurs de la maladie de Parkinson, selon une étude sur des souris. Des chercheurs de l'université de Standford (Etats-Unis) ont obtenu une amélioration significative des mouvements sur les rongeurs malades grâce à l'administration combinée de deux produits, dont l'un stimule ces substances naturelles du cerveau, selon la revue scientifique britannique Nature.

Il s'agit d'une molécule utilisée pour le traitement de la maladie (le quinpirole qui mime l'action de la dopamine) associée à un produit expérimental (le URB597, développé par la firme californienne Kadmus Pharmaceuticals), qui ralentit la dégradation, par des enzymes, des cannabinoïdes naturels présents dans l'organisme, et dope ainsi le niveau de ces cannabinoïdes dans le cerveau.

La marijuana contient des cannabinoïdes, dont il existe des équivalents naturels dans le cerveau ("endocannabinoïdes"). L'administration des deux produits à des souris atteintes d'une forme de maladie de Parkinson a donné des résultats saisissants : les rongeurs, complètement bloqués dans leurs mouvements, ont retrouvé une motricité normale au bout de 15 minutes.

Ces résultats ne signifient pas que fumer un joint soit thérapeutique, avertissent les chercheurs dont la manipulation du produit est très différente et plus ciblée que lorsqu'il est inhalé. Mais "cette étude indique qu'il existe un potentiel pour un nouveau traitement de la maladie de Parkinson", commente le Dr Robert Malenka, auteur de l'étude avec Anatol Kreitzer. On est cependant "encore loin des essais sur l'humain", admet-il.

Tremblements des membres au repos, rigidité musculaire, rareté et lenteur des mouvements marquent la maladie, décrite en 1817 par le médecin britannique James Parkinson - et qui touche 1 % à 2 % de la population de plus de 65 ans et dont la fréquence augmente avec le vieillissement de la population. Dans cette maladie, la dopamine, substance chimique dont se servent les neurones pour communiquer, vient à manquer.

Nature

Alzheimer : la solitude multiplie le risque par deux
Vendredi, 16/02/2007 - 00:00

Pour prévenir la maladie d'Alzheimer, on connaissait déjà l'intérêt de l'activité intellectuelle et de l'exercice physique et l'impact de la prévention des atteintes vasculaires cérébrales pour réduire le risque. Cette fois, des chercheurs américains mettent en avant une autre voie de prévention, en publiant dans la revue Archives of General Psychiatry les résultats d'une enquête suggérant que la lutte contre la solitude des personnes âgées pourrait être une arme contre cette maladie, en plus de leur offrir une fin de vie sans doute plus heureuse.

Le travail de l'équipe de l'université Rush de Chicago a été mené en examinant pendant quatre années 823 personnes de 80 ans en moyenne, volontaires pour participer à une grande étude sur le vieillissement, ne présentant au départ aucun trouble neurologique et acceptant de faire don de leur cerveau après leur décès pour qu'il soit examiné. Pendant les quatre années de l'enquête, sur les 823 personnes sélectionnées au départ, 76 ont développé une démence de type Alzheimer et 90 décès de toutes causes ont été observés.

En analysant le risque de souffrir d'une démence en fonction du sentiment de solitude, les auteurs de l'étude ont pu mettre en évidence le fait que les personnes âgées souffrant le plus de solitude (avec un score de 3,2 lors du premier test au début de l'enquête) avaient deux fois plus de risque de plonger dans la maladie d'Alzheimer que celles se plaignant le moins d'être seules (score de 1,3).

La solitude est-elle la cause ou la conséquence de la maladie d'Alzheimer ? Pour répondre, les chercheurs se sont penchés sur les résultats de l'examen du cerveau pour les 90 personnes âgées décédées au cours des quatre ans qu'a duré la surveillance. Les résultats de ces autopsies prouvent que le cerveau des personnes décédées et se plaignant particulièrement de solitude ne présentait aucune des lésions typiques de la maladie d'Alzheimer (plaques amyloïdes, neurofibrilles...).

C'est bien le sentiment de solitude qui conduirait à la démence et non l'inverse. « Le sentiment de solitude est associé à un déclin des fonctions intellectuelles et au développement d'une démence, selon des mécanismes physiopathologiques propres différents de ceux de la maladie d'Alzheimer », concluent les auteurs. Désormais le sentiment de solitude doit donc être considéré comme un facteur de risque propre, ce qui devrait inciter à une expression plus forte des différentes formes de solidarité avec les personnes âgées.

AGP

Diabète : la découverte de gènes-clés ouvre de nouvelles voies thérapeutiques
Vendredi, 16/02/2007 - 00:00

Les plus importants gènes prédisposant au risque de développer la forme la plus répandue du diabète, dont l'augmentation dans le monde est favorisée par l'épidémie d'obésité, viennent d'être identifiés par une équipe internationale.

Ces découvertes, publiées par la revue Nature, ouvrent de nouvelles perspectives thérapeutiques et de prévention avec la mise au point d'un test. "La dissection du génome des diabétiques permet d'élucider environ 70 % de la prédisposition à faire un diabète de type 2 (DT2)", la forme la plus répandue du diabète, souligne le Professeur Philippe Froguel, co-auteur.

Ce travail résulte d'une collaboration franco-anglo-canadienne entre les équipes dirigées par Philippe Froguel (CNRS - Institut Pasteur - Imperial College de Londres) et Rob Sladek (Université McGill, Montréal). Certains des gènes identifiés, particulièrement le transporteur de zinc, indispensable à la sécrétion de l'insuline par le pancréas, constituent une cible thérapeutique idéale pour combattre la maladie, selon les chercheurs.

Plus de 200 millions de personnes sont diabétiques dans le monde et ce nombre devrait presque doubler d'ici à 2030, avec l'épidémie d'obésité qui touche actuellement 1,1 milliard de personnes dont 150 millions d'enfants. Mais la prédisposition héréditaire joue également un grand rôle lorsqu'on grossit.

"Dans un à deux ans, on sera capable d'utiliser un test génétique qui permettra de dire son risque à un adolescent un peu en surpoids, qui a un père ou une mère diabétique", indique le Professeur Froguel. Cela pourra le motiver pour adapter son alimentation, faire du sport et, en perdant du poids, réduire son risque de diabète, cause de maladies cardiaques, rénales, de cécité, d'impuissance et d'amputations, explique-t-il.

L'arrivée de techniques d'analyse rapides, avec les puces à ADN, a permis la première exploration totale de la prédisposition génétique au diabète, souligne le CNRS.

La puce à ADN est une petite pièce de métal (ou de plastique) de quelques centimètres carrés sur laquelle sont gravés un demi-million de variants (mutations) génétiques qui différencient un individu d'un autre, par exemple la couleur des yeux. En y déposant un peu d'ADN extrait du sang, on peut étudier tout le génome d'une personne. "Ces découvertes vont également permettre de mieux comprendre pourquoi certains cancers (pancréas...) sont plus fréquents chez les obèses diabétiques", ajoute le Pr Froguel.

Les chercheurs ont analysé l'ADN de près de 700 diabétiques français ayant des cas dans leur famille et d'un nombre équivalent de non diabétiques. Ils ont ensuite confirmé leurs résultats sur plus de 5.500 autres diabétiques. Au moins quatre gènes influent fortement sur ce risque (dont SLC30A8 pour le zinc). Avec les résultats encore attendus, on devrait avoir une quinzaine de gènes déterminants pour les populations européennes, estime Froguel.

L'intérêt de ces travaux est à la fois prédictif, préventif et thérapeutique. A un moment où le nombre de diabétiques flambe du fait du nombre croissant d'obésités précoces et sévères, il est important de pouvoir établir le profil des jeunes adultes les plus à risque, pour mettre en place des stratégies préventives personnalisées. Par ailleurs, certains des gènes découverts, et particulièrement le transporteur de Zinc ZnT8, pourraient constituer des cibles thérapeutiques idéales pour combattre le DT2.

Ce projet "a coûté 2 millions d'euros", principalement payés par le Canada, car l'équipe du CNRS "n'a pas pu trouver les moyens de le mener en France", regrette le Professeur Froguel : "Une société grenobloise, Mellitech (thérapeutique), est obligée de négocier au Canada pour un travail en grande partie français". Plus d'un Américain sur trois nés en 2000 aura un diabète, note l'éditorial de Nature qui salue cette percée dans la connaissance d'une maladie aussi fréquente.

CNRS

BBC

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