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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 169
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 16 Novembre 2001
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Egalement dans ce numéro
TIC
La Convention sur la cybercriminalité est adoptée
Sites web gouvernementaux : les Français à la traîne
Les anglophones perdent la majorité absolue sur le Web
La vision assistée par ordinateur au service des malvoyants
Le robot "Asimo" de Honda est embauché comme réceptionniste
Les robots-cantonniers arrivent !
La visioconférence prend du relief
Alliance au sommet dans le multimédia entre Sony AOL Time Warner et Nokia
Avenir
Le tissu le plus fin du monde
Matière
Comment marier optique et silicium
San Francisco mise sur les énergies renouvelables
Vivant
Cancer du sein génétique : L'ablation préventive annule le risque
Boire du lait diminuerait les risques de cancer colorectal
L'activité physique pourrait réduire de moitié les risques de cancer de l'intestin
Nouveau traitement expérimental pour le cancer
Les optimistes seraient moins exposés aux maladies cardiaques
Aspirine et warfarine également efficaces contre les attaques cérébrales
Une équipe de chercheurs marseillais met au point une molécule capable d'attaquer le VIH
Prion : une étape clé est identifiée
Rôle clé du cholestérol dans le cerveau
Une cartographie olfactive précise de la souris
Les "caméras à molécules" observent les protéines en plein travail
Quatre Nobel français au secours de la recherche sur les cellules souches
Edito
Que faire pour que l'UMTS soit une réussite ?



De manière incontestable, le gouvernement français, en prenant la décision de ramener de 4,95 milliards d'euros à 619 millions la contribution que chaque opérateur UMTS devra verser à l'Etat, a fait un pas dans le bon sens. Mais celui-ci sera insuffisant si, très rapidement, des initiatives de même nature ne sont pas prises par les autres gouvernements européens, plus particulièrement par la Grande-Bretagne et l'Allemagne, mais aussi si les principaux acteurs concernés par l'UMTS ne répondent pas clairement à certaines questions. Comme je le disais déjà, il y a quelques semaines, il faut que les principales sociétés (Nokia, Ericsson, Alcatel, etc...), qui investissent beaucoup pour développer et mettre au point ces nouvelles technologies, jouent, enfin, une totale transparence, fassent savoir la réalité des caractéristiques techniques et financières de l'UMTS, et publient un calendrier crédible de mise à disposition de ces nouvelles technologies de communication mobiles et ce, avec des qualités et des coûts acceptables par le grand public. Cette transparence est nécessaire pour que tous les autres acteurs, opérateurs, banques, mais aussi pouvoirs publics qui, les uns et les autres, jouent gros dans cette partie puissent arrêter des plans enfin crédibles. De leur côté, les opérateurs qui avaient conçu leurs plans d'origine, alors que notre monde flottait dans une bulle spéculative, doivent présenter de nouveaux plans d'affaires plus crédibles. Il n'est plus possible d'envisager que Monsieur Toutlemonde soit prêt à dépenser, chaque mois, quelque 75 Euros pour utiliser cette petite merveille technologique que devrait devenir l'UMTS ! Enfin les gouvernements européens, et plus spécifiquement, le gouvernement français doivent tout entreprendre pour que les habitants de notre continent accèdent enfin en grand nombre et à des prix tolérables à la planète Internet. Cette acquisition des usages d'Internet grâce à des moyens conventionnels (PC fixe avec modem ou câble ou ADSL) est une phase obligatoire et irremplaçable pour décider demain l'usager d'Internet à utiliser l'UMTS. Penser que l'usager pourrait passer directement du GSM (qui n'est qu'un téléphone fixe auquel on a su donner de la liberté) à l'UMTS sans passer par la phase d'apprentissage et d'acquisition des usages d'Internet sur un poste fixe serait une erreur. Par ailleurs, comme la France a su le faire dans les années 80 pour le Minitel, l'Europe doit favoriser la création de contenus à haute valeur ajoutée et économiquement viables. Prenons bien conscience que hormis quelques « happy fews » prêts à acquérir toute nouvelle innovation, les futurs utilisateurs d'UMTS ne s'approprieront cette nouvelle technologie qu'à partir du moment où les contenus les informeront plus efficacement, leur simplifieront la vie et, mieux encore, leur feront gagner du temps sinon de l'argent. Or, il faut bien remarquer que les contenus dont se servent actuellement les grands constructeurs mondiaux, pour essayer de valoriser la technologie UMTS, sont particulièrement pauvres sinon primaires. Il est nécessaire que cela change. Pour revenir sur le modèle économique, il faut bien prendre conscience, surtout en des temps à nouveau difficiles, que le consommateur n'a pas un porte-feuille extensible, et que grosso modo, il ne dépensera pas plus demain qu'il ne dépense volontiers aujourd'hui, pour accéder au téléphone et à Internet. Nous sentons bien qu'au-delà d'une dépense mensuelle de 45 Euros par ménage (une moitié pour le téléphone et l'autre moitié pour Internet), il devient très difficile de convaincre les usagers de franchir massivement le pas. De plus, avec ces 45 Euros, Monsieur Toutlemonde ne pourrait pas accéder à des contenus de qualité, donc payants. Comme, par ailleurs, le modèle économique (gratuité ou quasi gratuité du terminal) qui a prévalu et fait la réussite du GSM, ne pourra être dupliqué pour l'UMTS, en raison du coût élevé des terminaux, mais aussi de tous les équipements techniques de déploiement, il est nécessaire que les opérateurs de télécommunication, en partenariat avec les Pouvoirs Publics, mais aussi avec d'autres acteurs économiques imaginent, mettent en place et utilisent d'autres voies pour trouver la profitabilité. Je suis convaincu que le modèle économique de l'UMTS ne pourra pas fonctionner si le consommateur est le seul payeur et prenne à sa charge l'ensemble de la chaîne de valeur. C'est pourquoi, et je l'ai déjà développé à plusieurs reprises dans ces colonnes ( voir mes éditoriaux des lettres n° 63, 80 et 151 http://www.tregouet.org/lettre/index.html) , à mon avis, la killer-application, donc le succès de la téléphonie dite de 3ème génération, passe par un mariage étroit entre deux mondes qui ont déjà révolutionné le 20ème siècle : Je veux parler du téléphone et de l'automobile. Cette automobile du futur qui offrira de plus en plus de liberté aux citadins en se déplaçant d'elle-même de façon totalement automatique dans nos cités sera le principal objet de reconquête du temps du 21ème siècle. Le temps perdu, hier, dans des embouteillages stériles, sera reconquis pour exercer, dans notre automobile, qui se transformera en forteresse de communication, des activités d'accès à l'information, à la connaissance, qui seront alors particulièrement précieuses. Comme, par ailleurs, l'avenir de la nouvelle économie repose sur un modèle nouveau de commerce à la fois profitable, convivial et efficace, il peut être tout à fait envisagé que les acteurs de ce nouveau commerce utiliseront ces forteresses de communication que seront devenues nos automobiles branchées pour déployer cette économie nouvelle. Laissons notre imagination en liberté un instant... Vous êtes Monsieur Xavier LEFEBVRE, et vous êtes dans votre automobile connectée au réseau UMTS. Dans cette belle après-midi printanière, vous disposez d'un peu de temps libre, et vous décidez de vous acheter une paire de chaussures. Vous vous tournez vers votre terminal UMTS qui trône en belle place dans votre habitacle. Après quelques procédures orales de reconnaissance, vous demandez, à haute voix, à votre système de vous trouver une paire de chaussures de ville, sans lacets, pour une somme qui ne doit pas excéder 90 Euros. Votre système UMTS fait appel à un agent intelligent qui a beaucoup de succès, et qui a été adopté par de nombreux utilisateurs de ce nouveau moyen de télécommunication. Cet agent virtuel, qui est votre confident, connaît toutes vos habitudes, vos mensurations, vos attentes. Très vite, après avoir localisé, par satellite, et grâce à sa base de données, 7 magasins de chaussures, qui se trouvent dans un rayon de 2 kilomètres, votre agent virtuel leur demande de vous faire une proposition en leur communiquant vos goûts et vos mensurations. Quelques courts instants après, les propositions chiffrées commencent à arriver. Elles sont accompagnées d'animations, utilisant des images de haute définition, qui vous permettent de voir, à votre pied, l'effet visuel que donnerait chaque paire de chaussures, mais aussi de mesurer le confort, la solidité, etc...

Finalement, un des magasins vous propose une promotion exceptionnelle qui vous permettrait d'acheter pour 75 Euros une paire de chaussures de marque, dont le prix catalogue est de 115 Euros. Vous êtes séduit par cette proposition. Immédiatement vous demandez à votre agent virtuel de prendre une option d'achat, valable pendant une demi-heure, et vous demandez, toujours oralement, à votre véhicule de vous conduire, sans délai, à ce magasin de chaussures. Ainsi, grâce à ce nouvel outil de communication particulièrement bien adapté à une publicité comparative de qualité, et à une démarche marketing personnalisée, vous venez de faire un choix pertinent, et qui répond à votre attente. D'autre part, sans cet appel, ce commerçant n'aurait pas vendu cette paire de chaussures qui va faire augmenter de 75 Euros son Chiffre d'Affaires. Ne trouvez-vous pas normal que dans cet acte de commerce, généré grâce à l'UMTS, une partie des coûts de télécommunications soit prise en charge par Monsieur LEFEBVRE, mais que l'autre partie soit payée directement par le commerçant qui a ainsi pu conclure une affaire qui, sans ce nouveau moyen, n'aurait pas été menée à bien ? C'est bien là que se trouve la killer application de l'UMTS. Les coûts engendrés par ces nouvelles technologies et les contenus qu'elles mettent en oeuvre doivent être partagés entre l'utilisateur et le bénéficiaire commercial. C'est, à mon avis, la seule démarche qui permettra de trouver, enfin, une solution à cette lancinante problématique qui secoue, non seulement les acteurs des télécommunications, mais aussi l'ensemble du monde de la nouvelle économie depuis de nombreux mois. Il était nécessaire que le Gouvernement français rende enfin accessible, pour les opérateurs, l'accès à UMTS. Mais cette décision n'est pas suffisante. Il faut tout entreprendre pour que le plus grand nombre s'approprie les usages d'UMTS et ait les moyens financiers d'y accéder. Le plus grand des échecs serait de constater, dans quelques années, que seules les classes les plus aisées de notre Société et les entreprises utiliseraient ce téléphone de 3ème Génération. Il ne serait pas tolérable qu'il y ait un téléphone des riches (UMTS) et un téléphone des pauvres (le GSM et le GPRS) dans notre Pays.

René TRÉGOUËT

Sénateur du Rhône


TIC
Information et Communication
La Convention sur la cybercriminalité est adoptée
Samedi, 17/11/2001 - 00:00

Les 43 Etats membres du Conseil de l'Europe ont officiellement adopté à Strasbourg la convention sur la cybercriminalité, qui deviendra le premier document international contraignant dans le domaine d'internet. Le texte sera ouvert à la signature des Etats membres le 23 novembre à Budapest et entrera en vigueur après que cinq Etats, dont au moins trois du Conseil de l'Europe, l'auront ratifié. Les Etats-Unis, le Japon et le Canada, qui ne sont pas membres du Conseil de l'Europe mais bénéficient du statut d'observateur auprès de l'organisation, sont invités à ratifier cette convention à la rédaction de laquelle ils ont été associés. Ce traité, qui a suscité pas moins de vingt-sept versions en quatre années d'élaboration, vise à renforcer la coopération internationale dans la lutte contre la cybercriminalité par l'adoption d'une législation commune. Il enjoint les Etats de poursuivre pénalement un certain nombre d'infractions relatives à l'usage des réseaux, telles que les accès illégaux, la falsification de données, la diffusion de virus ou les atteintes à la propriété intellectuelle, mais également aux contenus lorsqu'il s'agit de pornographie enfantine. Il fixe également aux fournisseurs d'accès des règles pour la conservation et le stockage des données afin de permettre un contrôle éventuel, par les autorités compétentes, des opérations et des messages informatiques susceptibles de constituer des délits. La rédaction de cette convention a suscité les critiques de certains fournisseurs d'accès internet qui demandaient notamment un assouplissement de la disposition selon laquelle ils peuvent être tenus de conserver pendant 90 jours les données susceptibles de servir à une enquête judiciaire.

Sites web gouvernementaux : les Français à la traîne
Samedi, 17/11/2001 - 00:00

La France est à la traîne pour l'utilisation des sites web gouvernementaux, selon un sondage de l'institut Taylor Nelson Sofres réalisé dans 27 pays: avec 18% de Français (et 55% des internautes) qui utilisent les services en ligne de ces sites, l'hexagone se situe en dessous de la moyenne mondiale. Les Français se placent au 11e rang des 27 pays interrogés, entre les Norvégiens, premiers avec 53% d'internautes à avoir consulté un site gouvernemental au cours de douze mois précédant l'enquête, et les Turcs, derniers avec 3 %. Les Français sont plus méfiants que les autres lorsqu'il s'agit de fournir des informations personnelles: 84% d'entre eux pensent qu'il est risqué ou très risqué de laisser son numéro de carte de crédit, de compte bancaire ou sa rémunération sur les sites gouvernementaux. Dans l'ensemble des 27 pays, la proportion est moindre puisque 64% des personnes interrogées expriment de l'inquiétude. Les comportements des utilisateurs français de sites gouvernementaux diffèrent peu de ceux des autres pays: 14% y recherchent des informations (20% dans l'ensemble des 27 pays étudiés), 6% y téléchargent des formulaires administratifs (contre 9, 4% y fournissent des informations personnelles (7 et 2% laissent leurs coordonnées bancaires ou paient avec une carte de crédit . Pour ce sondage, on a interrogé 29.077 personnes constituant des échantillons représentatifs de la population de chacun des 27 pays. En France, 1.000 personnes de 18 ans et plus ont été questionnées en face-à-face les 27 et 28 juin derniers.

AP : http://fr.news.yahoo.com/011108/5/28lg3.html

Les anglophones perdent la majorité absolue sur le Web
Samedi, 17/11/2001 - 00:00

Le rapport « Etat de l'Internet en 2001 » publié par le United States Internet Council fait la synthèse des nombreuses études récentes, afin d'en dégager les grandes tendances. Premier constat : le nombre d'internautes dans le monde a dépassé les 500 millions, soit 100 millions de plus que l'année dernière. L'Amérique du Nord, l'Europe et l'Asie-Pacifique sont les trois régions les plus connectées. Et par rapport à l'an 2000, les différences s'estompent : il n'y a environ plus que 20 millions d'internautes de différence entre les USA et l'Europe, contre 60 millions auparavant. L'Asie-Pacifique effectue une progression encore plus spectaculaire : elle a doublé son nombre d'internautes, pour atteindre 144 millions de personnes. L'étude annonce par ailleurs une montée de pays comme la Chine (22,5 millions de connectés), l'Inde (7 millions) et la Corée du Sud.Conséquence directe : les anglophones, s'ils restent le groupe le plus important, ne détiennent plus la majorité absolue. Leur nombre est passé de 51,3 % à 45 % en 2001. Le japonais arrive en deuxième position, avec 9,8 % des internautes, suivi du chinois, avec 8,4 %. Les internautes francophones représentent 3,4 % de la population en ligne.Selon les rédacteurs de l'étude, l'arrivée prochaine des noms de domaines accentués et acceptant les langues orientales devrait d'ailleurs accélérer ce mouvement. Enfin, il n'y a qu'aux Etats-Unis et au Canada que les hommes se font détrôner également, puisque, dans ces pays, les internautes sont majoritairement des femmes, à 52 % pour les USA, et à 51 % pour son voisin du grand Nord.

United States Internet Council du 12-11-01 : http://www.usic.org/

La vision assistée par ordinateur au service des malvoyants
Samedi, 17/11/2001 - 00:00

Un chercheur de l'Université de Cornell aux Etats Unis est en train de développer un système de simulation informatique de ce que perçoivent les personnes souffrant dune acuité visuelle réduite. James Ferwerda, psychologue expérimental et informaticien à la fois, modélise ainsi sur ordinateur à partir de ces simulations, des images du monde réel capables d'être comprises par ces personnes. Ce travail sera financé par la National Science Fundation Information Technology Research Program à hauteur de 450000 $ pendant trois ans. A la fin de ce projet, Ferwerda espère créer un appareil tenant dans la main qui aidera les personnes malvoyantes à se déplacer et à lire de manière indépendante. Les causes les plus courantes qui affectent la vision sont le glaucome, la cataracte, la dégénérescence maculaire, la rétinopathie diabétique et la rétinite pigmentaire, sans compter la baisse d'acuité associée à l'âge. Plus de 10 millions de personnes aux Etats Unis ont une vision basse. Chaque pathologie de la vision a ses caractéristiques et chaque individu possède une appréciation personnelle de la vision du monde qui l'entoure. C'est pourquoi Ferwerda, plutôt que de traiter des images par l'optique, travaillera sur des modèles d'appréhension de la vision assistée par ordinateur. Des psychologues expérimentaux ont déjà modélisé toute une série d'étapes intervenant dans les défauts de la vision, comme l'absorption de la lumière par les différents photorécepteurs rétiniens, le codage visuel à travers la rétine ainsi que différentes étapes d'intégration cérébrale. Ainsi le chercheur espère-t-il réaliser des modèles informatiques pour chaque défaut de la vision afin de pouvoir compenser ces lacunes. Des techniques de magnificence de l'image et de vision délocalisée pourront être associées à ces programmes afin de contourner les problèmes de clarté ou de perte de sensibilité rencontrés lors des cataractes par exemple. Ces approches et ces expérimentations pourront éventuellement aboutir, selon le chercheur, à l'élaboration de paires de lunettes correctrices, mais cette technologie n'est pas encore assez avancée selon lui. On peut plus raisonnablement penser à des appareils se fixant sur la tête comme ces jeux de réalités virtuelles qui existent déjà. Cependant, l'idée de Ferwerda est de développer un appareil de poche discret qu'on pourra utiliser quand bon nous semblera, une sorte de «lorgnette high-tech», comme il dit. Le chercheur souligne que la même technologie pourrait permettre d'obtenir des représentations graphiques sur ordinateur afin de donner accès aux malvoyants à la technologie de l'internet.

Cornell University 7 novembre 2001. :

http://www.news.cornell.edu/releases/Nov01/lovision.ws.html

Le robot "Asimo" de Honda est embauché comme réceptionniste
Samedi, 17/11/2001 - 00:00

Honda a apporté quelques améliorations à son robot humanoïde appelé "Asimo" afin qu'il puisse monter des escaliers et répondre aux questions d'un homme, voire travailler comme réceptionniste - mais sans le sourire. De ses 1,20 mètre de haut, Asimo, 52 kilos et 15 ans de développement dans les bureaux d'étude du troisième constructeur automobile japonais, tout de blanc et gris vêtu, a fait la démonstration de ses capacités le 12 novembre. Il s'est présenté à la conférence de presse en demandant "que voulez-vous?" à la cantonade et en levant une main et en bougeant les doigts. Dévoilé l'année dernière, le robot peut à présent être initialisé ou mis en marche en quatre minutes, au lieu de 40 minutes. Il s'est même trouvé un travail. Parmi la quarantaine de candidat à l'embauche, Honda Motor Corp a choisi trois sociétés qui proposeront un contrat à durée indéterminée à Asimo, dont le nom signifie peu ou prou "des jambes aussi". Ainsi IBM Japon l'emploiera en tant que réceptionniste sur la base d'un contrat de 20 millions de yens par an (166.200 dollars). Si le robot n'est toujours pas disponible à la vente, de nombreuses entreprises de divertissement se sont portées candidates pour louer ses services à 2 millions de yens par jour (16.620 dollars) pour des conférences ou des visites guidées, ajoute Honda.

Reuters :

http://fr.news.yahoo.com/011112/85/28yqn.html

Les robots-cantonniers arrivent !
Samedi, 17/11/2001 - 00:00

Demain, des robots autonomes répareront les routes à la place des ouvriers, et éviteront ainsi de nombreux accidents mortels. Science-fiction ? Pas du tout si l'on en croit le très sérieux Centre de recherche pour les technologies avancées de la construction de l'Université de Californie. Leur premier prototype, le TMR est capable de reboucher trous et fissures dans la chaussée et d'assurer ainsi l'entretien courant des routes. TMRR est en fait tiré par un véhicule. Le chauffeur positionne le robot au dessus du trou grâce à un guidage très précis par laser, et TMRR peut alors effectuer seul les travaux, sous le contrôle télécommandé d'un technicien qui dispose d'une liaison vidéo. Selon les chercheurs de l'Université de Californie, le robot effectue en une heure le même travail qu'un ouvrier en une journée. Seul problème qui n'était pas prévu par les concepteurs de ce robot : le gain de productivité est tel que l'intendance et l'approvisionnement en matériaux n'arrivent plus à suivre !

Brève rédigée par @RT Flash

Wired : http://www.wired.com/news/technology/0,1282,48196,00.html

Le Robot Routier Mobile : http://www.ahmct.ucdavis.edu/cracks/tmrr.htm

La visioconférence prend du relief
Samedi, 17/11/2001 - 00:00

Si la téléportation physique fait encore partie de la science-fiction au même titre que la machine à voyager dans le temps, la téléportation virtuelle n'est plus une pure vue de l'esprit. Teleportec, une entreprise américaine texane, propose une technologie de transfert comparable à de l'holographie animée. Sur le principe de la visioconférence, un intervenant peut, de New York, tenir une conférence à une audience qui se trouve à Dallas, par exemple. Une image holographique en relief représente en temps réel l'intervenant face à l'audience qu'il peut entendre et voir, permettant ainsi la même interactivité que dans lors d'une visioconférence, le cadre du moniteur en moins et le respect des dimensions en plus. Car l'intervenant est reproduit à son échelle grâce à une caméra spécialement adaptée qui capture le sujet avant de retransmettre ses mouvements à l'autre bout du réseau. Numérisés, compressés et chiffrés, images et sons sont transmis sur un réseau virtuel privé (VPN) à haut débit vers une sorte de terminal qui projette les images sur des panneaux de verre générant ainsi l'illusion du relief. Selon Philip Barnett, vice-président et cofondateur de Teleportec, le fait d'avoir à faire à un personnage dont la taille, les mouvements et la voix parfaitement synchronisée avec les lèvres, donnent l'illusion au cerveau que l'intervenant se trouve réellement dans la pièce. La qualité de l'intervention s'en trouvant alors revalorisée par rapport à la traditionnelle visioconférence. 'équipement coûte environ 5 000 dollars mensuels en location ou 200 à 300 dollars l'heure de retransmission sur une simple ligne haut débit type ADSL. Un investissement raisonnable quand on sait que, selon la National business travel association, un voyage d'affaires coûte près de 1 500 dollars par jour et par personne.

Vunet :

http://www.vnunet.fr/actu/article.htm?numero=8765&date=2001-11-12

Alliance au sommet dans le multimédia entre Sony AOL Time Warner et Nokia
Samedi, 17/11/2001 - 00:00

Face à Microsoft qui a imposé Internet Explorer dans 80 % des ordinateurs et qui rêve de faire de sa XBox la plate-forme multimedia universelle d'accès au Net, le géant de l'électronique grand public Sony a dévoilé un pacte avec AOL Time Warner et Nokia Corp. pour permettre de surmonter les obstacles qui ralentissent l'adhésion du grand public aux services et médias utilisant des communications à haut débit. AOL Time Warner et Sony uniront leurs efforts pour développer des technologies de passerelles (gateway) permettant à divers appareils de communiquer entre eux ainsi qu'un navigateur internet compatible avec les produits de Sony, a déclaré le patron du géant japonais, Kunitake Ando, au salon technologique COMDEX de Las Vegas. L'accord de Sony avec Nokia, premier fabricant de téléphones mobiles, vise à développer des logiciels et des plates-formes de service pour permettre aux téléphones portables et à d'autres appareils électroniques de s'interconnecter et d'échanger facilement des données. Les deux sociétés travailleront aussi à la définition de normes ouvertes pour définir l'interopérabilité entre appareils mobiles, a ajouté Ando. Sony et Ericsson ont récemment monté une coentreprise pour fabriquer et distribuer des téléphones cellulaires, en concurrence frontale avec Nokia, mais Ando a ajouté que Sony travaillerait avec le fabricant finlandais car les deux sociétés avaient reconnu l'importance de l'interopérabilité entre l'ensemble des appareils. Steve Case, président d'AOL Time Warner a déclaré que le problème actuel du marché était la difficulté pour les consommateurs de tracer une ligne entre leurs différents appareils et les services qui les intéressent. "L'intérêt de ce rapprochement est d'essayer d'aligner nos technologies, nos stratégies d'investissement et de développement de plates-formes - surtout dans le haut-débit et les réseaux à domicile - car nous admettons tous pouvoir aller beaucoup plus loin ensemble que séparément", a déclaré le président du géant de l'internet et des médias.

NYT :

http://www.nytimes.com/cnet/CNET_0-1006-200-7852542.html?searchpv=cnet

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Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Le tissu le plus fin du monde
Samedi, 17/11/2001 - 00:00

Le Lansmere 210 est présenté par la société sud-coréenne Cheil(groupe Samsung) comme le plus fin du monde. Qu'on en juge : cette entreprise a mis au point une technique permettant de produire 150 mètres de fil avec seulement 1 gramme de laine. Il aura fallu à Cheil Industries pas moins de 15 ans pour mettre au point le processus très complexe qui comporte une centaine d'étapes pour la production de ce tissu. Ce tissu est produit à partir de fibres de laines de qualité 1 PP de 13,4 microns de diamètre. Sans donner beaucoup de détails, l'entreprise explique que l'une des difficultés réside dans le processus de filage, à savoir la production des fibres en fil de laine. Il s'agit de maintenir constantes la vitesse de la machine de filage, la température et l'humidité ambiante pour éviter la cassure du fil. La technique de tissage elle-même nécessite un traitement particulier pour la manipulation des fils ainsi obtenus. Enfin, la dernière étape du processus -l'amélioration de l'aspect au toucher et du brillant du tissu- ne fait intervenir aucun apprêt artificiel.

Industries&Techniques :

http://www.industries-techniques.com/site/quotidien/page.cfm?

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Matière
Matière et Energie
Comment marier optique et silicium
Samedi, 17/11/2001 - 00:00

Cela ressemble, vu de loin, à un fil d'or délicatement incrusté dans une puce de silicium. Mais les apparences sont trompeuses : il ne s'agit pas d'un fil d'or, mais de 80 micro-miroirs alignés, chacun constitué de silicium doré. Et, aboutissant à ces quatre vingt réflecteurs, de minuscules traces larges de quelques dizaines de micromètres. Qui commandent un champ électrostatique responsable du mouvement mécanique de chaque miroir. Ainsi, sur un segment de 2 cm se trouve rassemblé de quoi orienter toutes les longueurs d'onde que transportent une fibre optique fonctionnant en DWDM. C'est sur ce composant révolutionnaire que s'appuie la toute jeune société américaine Network Photonics, dont le siège se trouve à Boulder, la capitale du Colorado. " Nous associons ce réseau unidimensionnel de réflecteurs à un prisme à base d'un verre spécial à haute réfringence, qui nous permet de réaliser un routeur optique DWDM dans l'espace de quelques centimètres cube. Avantages : consommation - moins d'une dizaine de watts -, vitesse - chaque miroir bouge en un dix millième de seconde -, performance - l'atténuation de traversée ne dépasse pas 4,5 dB -, et prix - presque dix fois moins cher que les produits équivalents de nos concurrents !", affirme Steve Georgis, président de Network Photonics. La jeune start-up n'en est qu'au stade de la pré-production, mais affirme déjà avoir noué plusieurs contrats prometteurs avec des équipementiers majeurs. Premier de ses commutateurs optiques à voir le jour au début de l'année prochaine, une version capable de traiter 160 longueurs d'ondes. " Nos produits sont conçus pour prendre place à la périphérie des grandes dorsales optiques, au coeur des points de présence, d'où partent les grandes artères métropolitaines. Notre technique est fiable, nous avons tout mis en oeuvre pour qu'elle soit la plus robuste possible : contrôle des vibrations, de la température, etc. ", continue Steve Georgis. Et, en souriant : " L'idée est d'aligner le système une seule fois, lors de son installation, et de ne plus y revenir avant vingt ans ! " Le fondeur nouveau-né n'entend pas s'arrêter là. Il envisage déjà d'ajouter d'autres fonctionnalités à ses futurs commutateurs. Notamment une fonction de changement de fréquence, permettant de transférer la modulation d'une longueur d'onde vers une autre. " Une option encore peu utile, mais qui va le devenir rapidement au fur et à mesure que le nombre de longueurs d'ondes transportées par fibre augmentera ", explique Steve Georgis. Deux solutions à cette problématique : l'utilisation d'un changeur mixte optique/électronique, ou d'optique non linéaire. " Deux voies également séduisantes. "

Silicon.fr : http://www.silicon.fr/bin/bladerunner?

San Francisco mise sur les énergies renouvelables
Samedi, 17/11/2001 - 00:00

73% des électeurs de San Francisco ont approuve des mesures pour faire de cette ville le plus grand producteur d'énergie solaire et éolienne des Etats-Unis, grâce au financement des projets concernant tous les immeubles appartenant a la ville et au comte. La ville pourrait ainsi installer un nombre de panneaux solaires aussi important que celui mis en place chaque année dans le reste des Etats-Unis. D'ici un an, dix a vingt mégawatts d'électricité pourraient être produits pour répondre aux besoins d'environ 750 foyers. Cette utilisation renforcée d'une énergie alternative devrait donner un coup de pouce considérable a la recherche et au développement et entraîner une réduction du coût de ces technologies. Si certains autres projets sont votés, la ville pourrait disposer du réseau de la compagnie privée Pacific Gas and Electric pour véhiculer l'énergie produite sur place. L'affaire est suivie de près par les villes voisines comme San Jose et Davis, également durement touchées par la crise énergétique de ces dernières années.

NYT 08/11/01 :

http://www.nytimes.com/2001/11/08/national/08SOLA.html

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Cancer du sein génétique : L'ablation préventive annule le risque
Samedi, 17/11/2001 - 00:00

Les femmes qui présentent une mutation génétique spécifique du cancer du sein et des cancers du sein familiaux ont un risque considérablement accru de développer la maladie. Chez elles, une ablation chirurgicale préventive des deux seins annule pratiquement ce risque, qui est alors proche de zéro, selon une étude de la clinique Mayo publiée mercredi dans le journal du National Cancer Institute. Ce travail s'intéresse à un échantillon de femmes porteuses d'une anomalie génétique sur l'un des gènes BRCA1 ou BRCA2, et dont plusieurs membres de la famille ont été victimes de cancer du sein. Selon les chercheurs, ces patientes présentent un risque de 55 à 85 pour cent de développer un cancer du sein, contre 10 pour cent en moyenne dans la population générale. Pour ces femmes, l'ablation des deux seins est une intervention justifiée, a soutient le Dr Lynn Hartmann, de la clinique Mayo, premier auteur de l'étude. L'expérience de l'équipe du Dr Hartmann a pris en compte les résultats de 214 femmes à fort risque, qui avaient opté pour l'ablation chirurgicale des deux seins; 26 d'entre elles présentaient les deux facteurs de risque (génétique et familial). Selon les résultats, 13 ans environ après l'intervention, aucune de ces 26 femmes n'a développé de cancer du sein, ce qui équivaut à une réduction du risque de 89,5 pour cent à 100 pour cent. Lynn Hartmann précise que l'étude a été conduite parce que même l'ablation du sein la mieux réalisée n'enlève pas toutes les cellules cancéreuses. Le système lymphatique relié au sein ne se trouve pas dans une zone bien définie], relève-t-elle dans le journal du NCI. Selon la chercheuse, la majorité des femmes qui ont opté pour une double ablation des seins ont bénéficié d'une reconstruction mammaire. Pour Debbie Saslow, chef de l'unité de soins pour les cancers gynécologiques et du sein à l'American Cancer Society (ACS), l'étude représente une grande avancée pour les femmes à risque très élévé. A ses yeux, les associations n'iront pas jusqu'à recommander cette intervention mutilante, mais c'est une option. «Cette étude va aider les femmes à choisir», a-t-elle noté. Le Dr Deborah Armstrong, spécialiste du cancer du sein à l'université Johns Hopkins à Baltimore, a pour sa part jugé que cette indication ne pouvait s'appliquer qu'à un nombre très limité de femmes. Selon elle, seuls 5 à 10 pour cent des cancers du sein surviennent chez des femmes présentant des risques importants, et la moitié seulement possèdent une des mutations génétiques. Une grande partie d'entre elles choisissent de prendre du Tamoxifene en préventif, un médicament qui réduit chez elles le risque de cancer du sein de 50 pour cent.

Cyberpresse :

[http://www.cyberpresse.ca/reseau/sciences/0111/sci_101110033375.html

Boire du lait diminuerait les risques de cancer colorectal
Samedi, 17/11/2001 - 00:00

Le lait pourrait avoir un effet protecteur contre le cancer le cancer colorectal selon une étude finlandaise qui a suivi 10000 personnes pendant 15 ans. Le Docteur Ritva Jarvinen, de l'université de Kuopio en Finlande, souligne cependant qu'il est encore prématuré de recommander la consommation de lait pour prévenir le cancer colorectal chez les patients à risques. Les chercheurs finlandais pense que le lactose, le type de sucre contenu dans les produits laitiers, pourrait exercer un effet protecteur en favorisant la prolifération de "bonnes" bactéries susceptibles d'empêcher l'apparition de ce cancer. En revanche aucun lien n'a été trouve entre la vitamine D et calcium, présents en abondance dans les produits laitiers, et le risque de cancer colorectal. Selon cette étude publiée dans le journal européen de nutrition clinique, les individus qui ont consommé régulièrement du lait entier avaient 54 % de risques en moins de développer un cancer colorectal. Autre enseignement de cette étude qui reste à confirmer, la consommation régulière de fromage et de beurre augmenterait légèrement le risque de cancer colorectal, sans qu'on sache exactement pourquoi. Il convient cependant de rester prudent sur ce dernier point car les auteurs de cette étude soulignent que cette augmentation des risques peut provenir de l'hygiène globale de vie associée à la consommation régulière du beurre et du fromage sans forcement de ces produits soient directement responsables dans l'apparition accrue de ces cancers.

Brève rédigée par @RT Flash

Reuters : http://dailynews.yahoo.com/h/nm/20011109/hl/milk_1.html

L'activité physique pourrait réduire de moitié les risques de cancer de l'intestin
Samedi, 17/11/2001 - 00:00

Selon des chercheurs écossais, la pratique d'un exercice physique régulier est susceptible de réduire les risques de cancer de l'intestin. Ce cancer est l'un des principaux tueurs en Grande Bretagne, avec environ 17.000 décès par an. Les scientifiques avaient déjà montré que la consommation régulière de fruits et de légumes frais avait un effet protecteur contre ce cancer. La méta-analyse des chercheurs écossais a passé au crible les résultats de plus de 50 études sur le cancer de l'intestin. Cette étude a montré que les personnes qui pratiquaient un exercice régulier divisaient par deux leurs risques de développer ce type de cancer. " Il est inutile de courir un marathon chaque semaine, une activité physique modérée mais régulière, telle que la marche, le bricolage ou le jardinage suffit à diminuer de moitié les risques de développer ce type de cancer ", précise le Professeur Gordon McVie, de l'université d'Aberdeen. Cette scientifique souligne que les résultats de cette étude sont passionnants parce qu'ils offrent un moyen facile, et à la portée de tous, de réduire considérablement les risques de développer ce cancer redoutable qui tue plus de 300 personnes chaque semaine en Grande Bretagne. Il reste maintenant aux chercheurs à comprendre pourquoi la simple pratique d'une activité physique régulière exerce un tel effetprotecteur,indépendamment des autres facteurs de risques. Il est cependant probable que la modification du niveau de production des hormones et de la vitesse à laquelle lanourriture transite dans les intestins soient fortement impliquées dans cet effet protecteur. " Une bonne promenade d'une demi-heure, cinq fois par semaine suffit pour bénéficier de cette protection et s'avère en outre excellente pour le coeur ", souligne le Professeur Gordon McVie qui souligne que l'adoption 'une bonne l'hygiène de vie par ses concitoyens doit désormais être un objectif prioritaire en matière de santé publique.

Brève rédigée par @RT Flash

BBC :

http://news.bbc.co.uk/hi/english/health/newsid_1643000/1643008.stm

Nouveau traitement expérimental pour le cancer
Samedi, 17/11/2001 - 00:00

GenVec, une entreprise de Gaithersburg (Maryland), qui développe des traitements issus du génie génétique, vient d'annoncer un résultat très positif obtenu lors d'un traitement consistant a injecter dans les tumeurs un virus recombiné porteur de gènes capables d'activer la formation du TNF (facteur de necrose tumorale), en association avec une radiothérapie. Ces essais réalisés sur sept patients atteints de cancers différents, se sont révélés particulièrement efficaces - y compris contre un cancer du pancréas, en général très résistant aux traitements - puisque les tumeurs ont régressé ou ont disparu totalement.

WP 07/11/01 . :

http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/articles/A51732-2001Nov6.html

Les optimistes seraient moins exposés aux maladies cardiaques
Samedi, 17/11/2001 - 00:00

Les gens qui prennent la vie du bon côté pourraient inconsciemment faire échec aux maladies cardiaques, semble établir un rapport américain. Selon une étude portant sur près de 600 personnes ayant des antécédents familiaux, celles ayant une personnalité optimiste ont deux fois moins de risques d'avoir une maladie cardiaque. "Il est possible que les gens ayant une attitude positive produisent moins d'hormones de stress, ce qui les protège mieux contre la maladie" a expliqué Diane Becker, directeur du Johns Hopkins University Center for Health Promotion, qui a dirigé l'étude. L'équipe de Becker a suivi 586 adultes âgés de 30 à 59 ans n'ayant aucun symptôme de maladie cardiaque, mais dont les frères ou les soeurs avaient souffert du coeur dans leur jeune âge. Ils ont tous subi des tests psychologiques et des examens réguliers avec analyse des teneurs en sucre et en cholestérol. Pendant la période de l'étude, qui a duré jusqu'à 12 ans pour certains sujets, 70 personnes, soit 11,9 % de l'échantillon, ont souffert de problèmes cardiaques à des degrés divers. Or, les chercheurs ont déterminé que deux fois plus de pessimistes que d'optimistes avaient été atteints. Amener un peu de distraction dans la vie des gens pourraient agir comme un médicament pour prévenir les maladies cardiaques, a ajouté Becker.

Reuters : http://fr.news.yahoo.com/011113/85/292h2.html

Aspirine et warfarine également efficaces contre les attaques cérébrales
Samedi, 17/11/2001 - 00:00

L'aspirine et la warfarine, un anticoagulant, sont également efficaces pour prévenir les attaques cérébrales, selon une étude publiée dans la revue américaine The New England Journal of Medicine. "Un traitement (par l'une de ces substances) est largement supérieur à l'absence de traitement, et les traitements par aspirine ou par warfarine sont sûrs", a estimé le Dr J.P. Mohr, directeur du service des accidents vasculaires cérébraux de Columbia University à New York, qui a dirigé l'étude. Les deux substances ralentissent la coagulation, souvent responsable de la formation de caillots qui bloquent les vaisseaux irriguant le cerveau. L'aspirine agit sur les plaquettes, le composant cellulaire responsable du déclenchement du processus de coagulation du sang. La warfarine agit pour sa part sur les protéines du sang qui participent au processus de coagulation. Cette étude comparative des effets de la warfarine et de l'aspirine a été menée durant sept années, sur 2.206 patients. Elle permet de démontrer pour la première fois sur une telle échelle l'égale efficacité de ces deux substances, selon ses auteurs. L'attaque cérébrale est la troisième cause de mortalité aux Etats-Unis avec environ 600.000 accidents vasculaires cérébraux et 160.000 morts par an.

New England Journal of Medicine NEJM :

http://content.nejm.org/cgi/content/short/345/20/1444

Une équipe de chercheurs marseillais met au point une molécule capable d'attaquer le VIH
Samedi, 17/11/2001 - 00:00

Une équipe de chercheurs marseillais a mis au point une molécule capable de s'attaquer à la protéine TAT (transactivation) générée par le virus du Sida. Le docteur Erwann Loret, chargé de recherche au CNRS, directeur de l'institut de biologie structurale et microbiologie de Marseille, a révélé dans le journal La Provence, le 15 novembre, la modélisation et la fabrication de la molécule baptisée TDS (Triphène Diméthyle Succinimide). ''Cette molécule est capable de se fixer sur la protéine TAT produite par les cellules infectées par le VIH, explique le docteur Loret. Cette protéine TAT a notamment pour effet d'empêcher la réponse immunitaire des macrophages et des lymphocytes T chargés de détruire les cellules infectées par le virus du Sida. En inhibant la protéine TAT, on permettra à la réponse immunitaire de se faire''. ''La différence avec la tri-thérapie, a ajouté le chercheur, c'est que cette dernière bloque la duplication du virus mais ne détruit pas les cellules infectées. Si on arrête le traitement, le virus redevient aussi destructeur qu'au début. Notre objectif est de se débarrasser des cellules infectées par le VIH non éliminées par la tri-thérapie''. Selon Erwann Loret, il faut désormais ''améliorer l'efficacité de la molécule TDS'' avant d'envisager des essais pré-cliniques et cliniques. ''Une éventuelle commercialisation peut prendre cinq, sept ou dix ans. Il y a différentes étapes à franchir et nous n'en sommes qu'au début, a ajouté le chercheur. L'équipe scientifique marseillaise vient de se voir décerner un prix par le laboratoire pharmaceutique américain GlaxoSmithKline. Il s'agit d'une bourse de 75.000 dollars (547.000FF/83.000 euros) que le professeur Robert Gallo, co-découvreur du virus du Sida, a décerné en personne au docteur Loret le 17 novembre, à Marseille. Selon le professeur Gallo cette découverte est ''d'une importance capitale''. Depuis plusieurs années, la recherche s'intéresse à une des trois protéines de régulation du VIH, appelée TAT (pour "transactivation"). "Cette protéine présente la particularité de changer de structure, ce qui lui permet de traverser les membranes des cellules, explique le Dr Loret. C'est elle que l'on retrouve dans le sang des patients. Elle empêche le fonctionnement normal des agents dont le rôle est d'éliminer les cellules anormales, c'est-à-dire cancéreuses ou infectées." En clair, ces agents mis hors services, il s'agit de macrophages et lymphocytes T cytotoxiques, jouent le rôle fondamental d'"éboueur" de l'organisme. Dès lors, comment contrer cette protéine TAT ? C'est sur cette question que travaillent depuis quelques années de nombreux chercheurs dans le monde. L'équipe marseillaise a trouvé une réponse. "D'emblée, nous nous sommes demandé comment bloquer la transformation de la protéine afin de l'empêcher de se fixer sur sa cible". "A partir de là, il nous fallait cibler le 'point sensible' de TAT sur lequel une molécule de notre invention irait se fixer, afin de bloquer la transformation de la protéine. Du coup, son action est bloquée et les cellules éboueuses peuvent se battre contre les cellules infectées". Ils ont imaginé la molécule sur ordinateur ("drug design" ou création médicamenteuse assistée par ordinateur). Cela a marqué une première victoire pour l'équipe marseillaise. Mais le plus difficile restait à faire: convaincre la communauté scientifique de l'intérêt de cette recherche. Etape délicate mais indispensable pour passer à la production en laboratoire. Ce travail a été finalement entrepris à Nantes, en collaboration avec le chimiste Jacques Lebreton, en un temps record. "Six mois après, j'ai reçu les premières molécules-test, raconte Erwann Loret. Et ça collait !" "Concrètement, cela signifie que nous disposons potentiellement d'un médicament curatif contre le Sida", résume le biologiste.

La Provence :

http://www.laprovence-presse.fr/editorial/articleEssentiel.php?ID=176

Prion : une étape clé est identifiée
Samedi, 17/11/2001 - 00:00

La protéine du prion (PrP) entre dans les cellules grâce à un récepteur membranaire, la laminine, identifié par une équipe franco-allemande de chercheurs. Jean-Michel Peyrin, Stéphane Haik et Corinne Lasmézas du service de Neurovirologie du CEA publient leur travaux dans le Embo Journal du 1er novembre 2001. La laminine est connue comme protéine de cohésion et de communication des cellules entre elles. Les scientifiques ont montré que ce récepteur se lie à la PrP et lui permet ainsi d'entrer dans les cellules. Les zones précises d'arrimages ont été identifiées et on sait maintenant que d'autres molécules participent à cette fixation. Connaître les maladies à prion est devenu une priorité depuis l'épidémie dites « de la vache folle ». Avec ce type de travaux, les scientifiques sont à la recherche de médicaments capables de bloquer le cycle de la protéine pathogène. La maladie de KURU, le syndrome de Gerstmann-Straussler-Scheinker, l'insomnie fatale familiale et la maladie de Creutzfeldt-Jakob sont autant de maladies humaines où les neurones meurent à cause d'une prolifération de PrP anormale. La maladie de la vache folle (encéphalopathie spongiforme bovine) est transmissible à l'homme mais le mode de propagation reste assez flou pour les chercheurs. Dix cas d'ESB dans les troupeaux français ont été confirmés par les autorités depuis le début du mois de novembre.

Sciences&Avenir :

http://permanent.sciencesetavenir.com/sci_20011108.OBS0310.html

Rôle clé du cholestérol dans le cerveau
Samedi, 17/11/2001 - 00:00

Le cholestérol, présent dans le cerveau, joue un rôle-clé dans la formation des points de contact entre les neurones, eux-mêmes indispensables au développement cérébral, selon une étude franco-allemande publiée le 10 novembre dans la revue américaine Science. L'étude du Centre médical Max-Delbrueck de Berlin et du Centre de Neurochimie de Strasbourg éclaire les spécialistes sur les facteurs de développement de ces points de contact, ou synapses. Elle ouvre de nouvelles pistes de recherche pour mettre au point des traitements permettant la réparation de ces liaisons à la suite d'un accident ou du déclenchement de la maladie d'Alzheimer. L'étude conclut à un lien fort entre le métabolisme du cholestérol cérébral et le développement des synapses reliant les neurones, clé des capacités d'apprentissage et de mémoire. Le fonctionnement cérébral dépend en effet de l'échange de signaux électriques entre les neurones, qui passent par ces synapses. La formation de ces synapses est une phase décisive du développement du cerveau et de ses capacités d'apprentissage et de mémoire. Selon l'étude, les neurones produisent suffisamment de cholestérol pour leur survie et leur développement, mais pas assez pour la formation des synapses. Ils dépendent donc de sources extérieures pour le cholestérol manquant. Cependant, souligne le Dr Frank Pfrieger qui a dirigé l'étude, "le cerveau ne peut pas aller s'approvisionner en cholestérol dans le sang, car les lipoprotéines qui transportent le cholestérol sont trop grosses pour franchir la barrière sang-cerveau". En conséquence, "le cerveau dépend de sa propre production de cholestérol" ajoute-t-il. Cette production est assurée par les cellules gliales, qui entourent les neurones et participent au contrôle de leur environnement chimique et électrique.

Science : http://sciencenow.sciencemag.org/

BBC :

http://news.bbc.co.uk/hi/english/health/newsid_1645000/1645372.stm

Une cartographie olfactive précise de la souris
Samedi, 17/11/2001 - 00:00

Des chercheurs du Howard Hughes Medical Institute à Boston dans le Massachusetts (EU), ont réussi à décrire précisément chez la souris, grâce au suivi d'un traceur transneuronal, les régions du cortex cérébral impliquées dans la réception de l'information olfactive perçue par un type de récepteur. Les chercheurs se sont aperçus que la cartographie olfactive ainsi établie résultait d'une combinatoire d'informations reçue par les récepteurs et que surtout elle était identique pour chaque individu. Alors que quelque cinq millions de moto neurones olfactifs transmettent l'information reçue par les récepteurs olfactifs en réponse à une odeur, ceux ci ne comptent pas plus d'un millier de types différents. Il apparaît donc que différentes odeurs (c'est à dire une combinaison de molécules chimiques) sont perçue par des récepteurs communs et que ceux-ci traduisent la composition d'une senteur en un code informatif spécifique transmis par l'ensemble des récepteurs. Afin de déterminer ce qui se passe dans le cortex olfactif cérébral lorsqu'un des récepteurs est activé, les chercheurs ont généré des souris exprimant un traceur olfactif, nommé Barley Lectin (BL) , co-réagissant avec un seul type de récepteur olfactif . Comme témoin contrôle, des souris exprimant ce traceur dans tous les neurones sensoriels olfactifs ont été utilisées. Les résultats de suivi de ce traceur ont montré que les connections neuronales s'étendaient à tout le bulbe olfactif et qu'elles étaient plus ciblées à des régions précises du cortex olfactif. De manière surprenante, en comparant les cartes olfactives générées par le traceur chez différentes souris, le marquage a été similaire pour chacune d'entre elles et a arboré une présentation bilatérale symétrique dans les deux hémisphères. «Le fait que cette information soit hautement organisée dans le cortex olfactif et soit la même d'une souris à l'autre, explique pourquoi certaines odeurs sont jugées désagréables ou agréables par tous les individus», a commenté Linda Buck, le principal auteur de ces recherches. D'autre part, les chercheurs ont remarqué que l'information olfactive était la résultante d'une combinatoire dans le cortex alors que cela n'était pas vrai au niveau du bulbe olfactif.

Nature : http://www.nature.com/cgi-taf/DynaPage.taf?

Les "caméras à molécules" observent les protéines en plein travail
Samedi, 17/11/2001 - 00:00

Les molécules comme les protéines sont beaucoup trop rapides pour ces caméras. Les protéines accomplissent en effet leurs tâches en moins de quelques millionièmes, voire milliardièmes, de secondes (microsecondes ou nanosecondes). Concevoir une "caméra à molécules" qui ait une vitesse d'obturation beaucoup plus courte représente donc un défi technologique. La tâche est d'autant plus difficile que l'image des protéines est prise grâce à la lumière des rayonsX et non pas grâce à la lumière visible . A la différence d'une photographie normale, l'image d'une molécule de protéine prise aux rayons X ne révèle pas son aspect réel. Les rayons X rebondissent sur l'ensemble régulier que forment les cristaux de ces protéines et interfèrent ainsi les uns avec les autres pour donner une image dite de diffraction, formée d'une série de points ou de cercles. En analysant les positions et la luminosité de ces points, les scientifiques peuvent en déduire la forme exacte des protéines. C'est cette même technique, qui porte le nom de cristallographie par rayons X, qui a permis, en son temps, de découvrir la double hélice de l'ADN. En observant les mouvements des protéines - qui changent de forme dans l'accomplissement de leurs tâches chimiques -, les scientifiques comprennent comment elles travaillent. Cela pourrait, par exemple, ouvrir des voies nouvelles dans la lutte contre les protéines dangereuses des bactéries pathogènes. Cela pourrait également aider à saisir comment nos propres protéines se dérèglent. Fort heureusement, on dispose, depuis une dizaine d'années, de rayons X parasites très brefs et très lumineux fournis par des machines à rayonnement synchrotron issues de la physique des particules. Dans les années 1980, les scientifiques ont compris tout ce qu'ils pouvaient tirer de ce rayonnement parasite qui les gênait dans leurs expériences sur l'infiniment petit. Les synchrotrons sont cependant des installations énormes et coûteuses ; seuls quelques-uns ont été tout spécialement construits pour produire une telle lumière. Mais les équipements se sont multipliés. Ainsi, l'Installation européenne de rayonnement synchrotron de Grenoble (ESRF) et d'autres machines équivalentes ont révolutionné la cristallographie par rayons X, en particulier pour les protéines. Les faisceaux de lumière produits atteignent une qualité telle que des échantillons biologiques à faibles schémas de diffraction fournissent suffisamment de données pour en déduire les structures moléculaires. Pour utiliser le synchrotron dans la cristallographie à temps réduit, les faisceaux doivent être tronçonnés en courtes impulsions. Jusqu'à présent, seules pouvaient être produites des impulsions de quelques dizaines de picosecondes (millionième de millionième de seconde). Des durées encore trop longues pour certaines protéines. Les recherches se poursuivent donc pour trouver le moyen de fabriquer des impulsions toujours plus courtes. Les FEL devraient pouvoir les offrir. Dans le numéro du 25 octobre de la revue Nature, une équipe américaine décrit une technique qui convertit le rayonnement synchrotron en impulsions inférieures à une picoseconde. Certains scientifiques espèrent d'ailleurs s'affranchir bientôt de la cristallographie par rayons X et utiliser ces mêmes rayons pour obtenir une image directe des molécules. Un microscope à rayons X éviterait de devoir effectuer des analyses compliquées des schémas de diffraction à partir des cristaux de protéines. Il suffirait de concentrer le faisceau de rayons X sur une seule protéine que l'on pourrait alors observer dans ses moindres détails. Le principal obstacle à la conception d'un tel matériel tient à la délicate concentration des faisceaux de ces rayons sur des points extrêmement petits. La lumière est focalisée grâce à l'utilisation de lentilles, mais la plupart des matériaux absorbent les rayonsX. Lutz Kipp et son équipe de l'université de Kiel, en Allemagne (Nature du 8 novembre), viennent de montrer comment focaliser des rayons X sur un point de 6 nanomètres de diamètre seulement...

Le Monde :

http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3244--243182-,00.html

Quatre Nobel français au secours de la recherche sur les cellules souches
Samedi, 17/11/2001 - 00:00

Des savants français, dont quatre prix Nobel, des cliniciens et des entreprises de biotechnologie lancent un appel, sous forme de pétition, pour que la recherche sur les cellules souches embryonnaires soit d'urgence autorisée en France. Les prix Nobel Jean Dausset, Georges Charpak, François Jacob, Jean-Marie Lehn et l'ancien ministre de la Recherche, Claude Allègre, font partie des signataires de ce texte transmis samedi à l'AFP et rendu public à quelques jours de la réunion gouvernementale du 16 novembre, sur la bioéthique. Les chercheurs demandent aux autorités politiques de prendre d'urgence les mesures nécessaires, en attendant la révision des lois de bioéthique, pour autoriser en France la recherche sur les lignées de cellules souches embryonnaires déjà existantes, qui ne nécessitent donc pas l'utilisation de nouveaux embryons. Nombre de scientifiques espèrent que cette recherche permettra de vaincre des maladies incurables et de procéder à des greffes pour régénérer des organes malades. Le texte, qui a déjà recueilli plus d'une centaine de signatures, condamne par ailleurs formellement le clonage reproductif qui viserait à faire naître une copie d'être humain. "Les lois françaises de bioéthique devaient être révisées en juillet 1999. Elles le seront en 2002 et il faudra probablement attendre 2003 avant que les décrets d'application ne soient mis en place", souligne ce document. Or en France et dans le monde, "des scientifiques éminents soutiennent la recherche sur les cellules souches humaines pluripotentielles qui peuvent provenir d'embryons surnuméraires, obtenus avec le consentement éclairé de couples ne souhaitant plus avoir recours à la procréation assistée". Le président américain George W. Bush a donné son feu vert au financement public de telles recherches aux Etats-Unis. La Grande-Bretagne, l'Australie, Israël, et un nombre grandissant d'autres pays les ont également autorisées, poursuivent les chercheurs. Dans ce contexte, ils déclarent ne pas comprendre la position actuelle de la France qui consiste à dire "ni autorisation, ni interdiction d'importation de cellules". Cette situation "aboutit de fait à empêcher l'accès aux lignées de cellules embryonnaires pour les chercheurs français, avec un retentissement certain sur l'essor" de la recherche française et ses biotechnologies et "sur les soins futurs offerts aux patients", ajoutent-ils. Cette pétition fait partie d'une démarche internationale amorcée en septembre au Congrès international de Santorin (Grèce) consacré aux cellules souches. "Cette démarche ayant débouché sur un texte commun a encore sa raison d'être dans de nombreux pays, où l'absence de loi ou une loi inadaptée comme en France, entrave cette recherche pleine d'espoirs", expliquent-ils . Parmi les autres signataires, figurent Nicole Le Douarin, secrétaire perpétuelle de l'Académie des Sciences, les professeurs Pierre Chambon et Jean-Pierre Changeux (Collège de France), ainsi que le Pr Eliane Gluckman, pionnière des greffes de cellules de cordon de placenta (leucémies).

La Recherche :

http://www.larecherche.fr/actu/n011110114538.y00zqlvd.html

Pétition pour la recherche sur les cellules souches embryonnaires :

http://geocities.com/es_cell_opinion/es_cell_petition.htm

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