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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 510
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 26 Mars 2009
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Egalement dans ce numéro
TIC
Le premier magazine connecté à Internet via une puce RFID
L'ordinateur se glisse dans une clef USB
Avenir
Des poissons-robots pour détecter la pollution
Matière
L'électricité solaire sera compétitive en 2020
L'énergie éolienne : un avantage économique pour l'Europe
Espace
De l'eau liquide détectée à la surface de Mars ?
Terre
Des "rivières sous-marines" pour transporter de l'eau douce entre pays
New York particulièrement vulnérable à la montée des mers
Vivant
Première mondiale : bientôt du sang artificiel produit à partir de cellules souches embryonnaires
Bientôt, l'ADN permettra de dresser un portrait-robot
Cancer de la prostate : une étude européenne conforte les partisans du dépistage
Une nouvelle arme contre la tuberculose
De nouveaux médicaments issus de la mer
Manger trop de viande rouge ou transformée accroît le risque de décès
Les déficits émotionnels sont présents dès le début de la schizophrénie
De la caféine pour réduire les risques de démence
La marche des nouveau-nés n'est pas qu'un simple réflexe tactile
Edito
la fibre optique pour tous en 2020 : un enjeu majeur pour notre pays



Une étude de l'Ovum, réalisée avec le concours du Forum "FTTH Council Europe", vient de montrer que le déploiement de la fibre optique dans le réseau d'accès contribue à l'amélioration de la qualité de vie des utilisateurs, à l'augmentation de la productivité des entreprises et accélère le passage vers l'administration électronique. La prospérité va de pair avec les raccordements optiques, souligne cette étude qui met en évidence l'impact socio-économique très positif des réseaux optiques jusqu'à l'habitant dans le domaine de l'éducation, de la santé, du télétravail et du télécommerce.

Plusieurs autres études montrent que le déploiement de réseaux THD (très haut débit) a un impact positif à 3 niveaux : socio-économique, qualité de vie, environnemental. Une étude aux USA a en effet montré que les personnes ayant un accès FTTH sont 9 % de plus à travailler depuis la maison, et ceci pour 11 jours supplémentaires par an en moyenne. La satisfaction des utilisateurs est aussi bien meilleure, avec 86 % pour le FTTH contre 66 % pour le câble, 60 % pour le xDSL et 30 % pour le dial-up.

Une autre étude (réalisée par Ovum pour le FTTH Council - Europe, et portant sur les réseaux FTTH déployés par les collectivités en Suède) a fait ressortir des bénéfices importants pour les municipalités et les entreprises publiques (réduction des coûts télécom, amélioration des conditions pour l'éducation et les services à la population), avec un bémol pour les foyers connectés, ceci en raison du manque actuel de services nécessitant vraiment une connexion THD.

Au niveau des autorités de régulation, les différentes interventions (Danemark, Royaume-Uni, Espagne, Pays-Bas, Portugal) avaient toutes un point commun, la difficulté à trouver une règlementation qui permette “d'encourager les investissements” tout en “favorisant la concurrence” : en effet, autoriser des prix élevés (ou libres) va motiver des entreprises à investir dans le déploiement de réseaux, mais risque d'empêcher une large palette de services et des prix bas, alors qu'une régulation des prix ou un accès obligatoire aux infrastructures pourrait compromettre le déploiement. Malgré ceci, tous les pays sont d'accord sur le fait qu'ils doivent prendre position rapidement, car l'indécision actuelle retient en grande partie les investisseurs.

TDC, l'opérateur historique danois, a clairement expliqué qu'il ne comptait pas investir dans le FTTH/B, car leur stratégie, en tant qu'entreprise commerciale, “se base sur un bon retour sur investissement”, et que “la fibre est la technologie du futur, mais que le futur n'est pas aujourd'hui”, car le marché n'est pas encore prêt à livrer des services qui nécessitent la fibre optique. La fibre se concentre donc sur leur backbone (45′000 km de fibre, 2000 noeuds), et leur stratégie passe par du FTTN/FTTC (Node/Curb) et du xDSL pour le dernier kilomètre.

Heureusement, des collectivités ont présenté leurs projets, et on peut mentionner les succès suivants. KrsNET, un réseau finlandais déployé et géré par 17 municipalités, dans une zone rurale (9 hab/km2). La population a été activement impliquée, principalement à travers des groupes de travail pour la planification et les discussions avec les propriétaires. Le réseau a actuellement 400 foyers connectés (pour un coût moyen de 2000?) et un backbone de 140km reliant les communes.

En Suède, la “Swedish Urban Network Association” est une organisation à but non lucratif qui gère 150 réseaux communaux (sur 290 municipalités), et près de 150 “partenaires” (opérateurs, fournisseurs de services ou équipementiers). Plus près de nous, Jacques Robadey a parlé de l'expérience d'EWZ à Zurich : “la vision à long terme de la population (65 % de oui lors du vote du budget) permet un investissement pour l'avenir avec la fibre optique”.

Benoit Felten a effectué une analyse des services sur les réseaux de nouvelle génération (NGN) auprès de 20 opérateurs au niveau mondial. Celle-ci fait ressortir 3 points. Au niveau des usages, les foyers connectés au FTTH consomment entre 5 et 10 fois plus de bande passante que les foyers xDSL. Ceci se voit au niveau économique, car le THD semble profitable en lui-même, le revenu par utilisateur (ARPU) étant en moyenne 30 % plus élevé qu'avec une connexion haut-débit “normale”.

Enfin, dans un récent article Bernard Benhamou, expert français de l'Internet, montre que l'Internet des Objets peut devenir un puissant facteur de compétitivité pour l'Europe. (Revue Esprit de Mars - Avril 2009). On sait que l'expression "Internet des objets" évoque des fonctions nouvelles associant l'Internet à des objets communicants, équipés de capteurs qui peuvent émettre et recevoir en permanence des signaux numériques grâce à des étiquettes lisibles par des dispositifs mobiles. C'est donc cette évolution qu'évoque Bernard Benhamou et au sujet de laquelle l'auteur souligne les défis technologiques, économiques et politiques qui y sont rattachés. "L'évolution vers l'Internet des objets pourrait être pour l'Europe l'occasion de modifier le centre de gravité de l'économie de l'Internet". Selon Benhamou, l'Union Européenne pourrait avoir pour objectif de devenir le berceau des nouvelles générations de services de l'Internet des objets.

Il est clair que pour généraliser l'accès à cet Internet des objets et à la virtualisation de notre environnement qui en résulte, la fibre optique jusqu'au foyer est indispensable car c'est la seule technologie qui permet d'offrit un débit symétrique de plusieurs gigabits aux particuliers. Si nous voulons passer de l'économie de l'information à l'économie cognitive et rester dans le peloton de tête des nations prospères et puissantes, nous devons mettre en oeuvre un grand plan national visant à amener d'ici 2020 la fibre optique dans tous les foyers de notre pays, qu'ils soient urbains ou ruraux. Cet objectif doit devenir une priorité nationale car il conditionne l'avenir et le rang de la France pour ce siècle.

René Trégouët

Sénateur honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat

e-mail : tregouet@gmail.com


TIC
Information et Communication
Le premier magazine connecté à Internet via une puce RFID
Vendredi, 27/03/2009 - 00:00

Le quatrième numéro du magazine Amusement, disponible à partir du mardi 17 mars en France, deviendra le premier magazine papier pouvant être relié à Internet pour y télécharger du contenu. Ce trimestriel bilingue français-anglais dédié aux loisirs numériques, sera doté d'une puce qu'il sera possible de décoder grâce à un lecteur spécifique.Les acheteurs du nouveau numéro d'Amusement découvriront une puce RFID collée au centre de la page 2. Cette puce interagit avec le Mir:ror, un lecteur mis au point par Violet, le fabricant du lapin Nabaztag. Lorsqu'il est mis en contact avec la puce, le Mir:ror, lui même relié à un ordinateur, il envoie une requête sur le serveur de Violet. En retour, le lecteur télécharge sur son ordinateur tout le contenu numérique proposé par le magazine.

Pour cette première expérimentation, le magazine offrira la possibilité de télécharger des jeux-vidéo, une vidéo en 3D et un fond d'écran. L'éditeur pourra par la suite mettre à jour son offre et proposer de nouveaux contenus." En lançant Amusement, nous souhaitions reformuler la presse technologique à l'ère d'Internet, en proposant un véritable magazine-objet ", a déclaré Abdel Bounane, directeur de la publication d'Amusement. "Un an plus tard, en connectant notre titre à la Toile, nous montrons qu'il est encore possible de repenser le magazine papier pour notre époque". L'opération concerne 25.000 numéros dont les premiers seront mis en vente le mardi 17 mars au concept-store Colette à Paris. Le lancement dans les kiosques et autres points de vente débutera le 20 mars. Lancé en mai 2008, Amusement est un magazine trimestriel haut de gamme dédié aux loisirs numériques, aux jeux vidéo et à la culture interactive.

RT

L'ordinateur se glisse dans une clef USB
Vendredi, 27/03/2009 - 00:00

Les étudiants ont un fort besoin de mobilité, mais des revenus faibles. Afin de transporter avec eux leur ordinateur, ils peuvent dorénavant enregistrer dans une clef USB leurs fichiers et leurs logiciels et les utiliser comme s'ils avaient un ordinateur portable. L'UFO (Universal Free Office) permet de travailler n'importe où sur ses programmes, dans son environnement de travail et avec sa propre interface. Et ce, en présence ou non d'une connexion Internet. A condition évidemment de bénéficier sur place d'un poste sur lequel brancher sa clef. Si dans un premier temps le public ciblé est les étudiants, Agorabox espère bien pouvoir étendre ses fonctions à des milieux plus professionnels.

La clef embarque son propre système d'exploitation basé sous Linux et peut être lancée sous n'importe quel système directement au démarrage de l'ordinateur ou depuis l'OS. Julien Dréano, président d'Agorabox, explique à L'Atelier qu'il "favorise le logiciel libre, ce qui rend la clef bon marché". Celle-ci est fournie équipée avec Open Office, Thunderbird, Firefox... D'un point de vue technique elle fait 8Go, mais 4Go sont réservé aux systèmes de synchronisation et d'exploitation. Enfin, son créateur explique qu'elle se synchronise et enregistre les données importantes sur les serveurs d'Agorabox dès qu'elle trouve une connexion à Internet.

Atelier-20090324]

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Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Des poissons-robots pour détecter la pollution
Vendredi, 27/03/2009 - 00:00

Des robots ressemblant à des carpes vont être utilisés pour détecter la pollution en milieu aquatique, d'ici fin 2010.Des scientifiques britanniques travaillent sur un prototype de poisson-robot pouvant se déplacer de manière autonome pour détecter les sources de pollution aquatique, a révélé, jeudi 19 mars, la société qui conduit le projet.

Long d'environ 1,5 mètre, le robot, semblable à une carpe, est doté de détecteurs chimiques pouvant identifier des sources de pollution, telles que des fuites de carburant provenant de navires ou des produits chimiques.Conçus par des chercheurs de l'Université d'Essex en Angleterre, le poisson se déplace seul, à l'aide de batteries, qu'il part recharger au port au bout de huit heures.

Le professeur Huosheng Hu qui a dirigé l'équipe universitaire explique qu'ils réalisent "ces poissons de façon à ce qu'ils soient capables de détecter des changements dans l'environnement d'un port et de reconnaître des signes précoces de dispersion de la pollution, par exemple pour détecter une petite fuite dans un bateau".Cinq modèles de ce robot doivent-être mis à l'eau, à Gijon, dans le nord de l'Espagne dans le cadre d'un projet de recherche de la Commission européenne. Le robot devrait être finalisé fin 2010, estime le professeur.

NO

^ Haut
Matière
Matière et Energie
L'électricité solaire sera compétitive en 2020
Vendredi, 27/03/2009 - 00:00

La puissance solaire est gigantesque puisque l'ensemble de la consommation électrique française, 550 TW/h (Térawattheure) par an, correspond à l'énergie solaire reçue par un carré de notre sol d'environ 25 km sur 25 km. Si l'on imagine des systèmes photovoltaïques avec des rendements de conversion de l'énergie solaire de 10 %, ce qui est une valeur plutôt basse, cela donne une surface de l'ordre de 5 000 km2. Cela peut sembler beaucoup, mais les seules toitures de notre pays couvrent environ 30 000 km2. Une politique d'équipement en photovoltaïque peut donc permettre d'envisager une contribution majeure à l'électricité.

Cette source d'énergie est encore peu utilisée parce que son développement a été très fortement freiné dans les années 80 par le coût très bas des énergies fossiles et le développement du nucléaire dans certains pays comme le nôtre. On a compté sur le marché pour le solaire, alors qu'il fallait un soutien public. Aujourd'hui, cela change très vite. La production industrielle de panneaux solaires augmente de 40 % par an. Si ce taux se maintient, le solaire photovoltaïque deviendra massif.

Le photovoltaïque est mature au plan technologique depuis assez longtemps. On l'envoie dans l'espace depuis 1958. C'est un signe. Une technologie peut être mature mais trop chère pour se développer massivement. Il faut donc que la maturité technologique rencontre une compétitivité économique. Elle viendra de deux facteur : effet d'échelle dans la production et ruptures technologiques.

Les technologies actuelles seront compétitives d'ici 2020 par rapport à d'autres moyens de production d'électricité, à des coûts entre 11 centimes et 27 centimes, suivant les lieux et les technologies utilisées pour des «fermes» de plusieurs dizaines de mégawatts de puissance. Dès lors, le photovoltaïque pourra être utilisé pour alimenter un réseau électrique. On sort des applications de niches, des sites isolés par exemple. Mais il faut aussi promouvoir une utilisation systématique dans le bâtiment lors des constructions neuves. Puis pour l'ancien. Il faut intégrer les panneaux solaires dans la conception au même titre que le solaire passif. Le point décisif est la diminution des coûts. La production en grand volume permettra déjà une forte diminution. Mais il y a aussi des ruptures technologiques à conduire. Remplacer les couches de matériaux épais par des couches très minces, et le silicium par d'autres composés, inventer des nouvelles classes de matériaux nanostructurés, travailler sur les cellules solaires à colorants.

Libé

L'énergie éolienne : un avantage économique pour l'Europe
Vendredi, 27/03/2009 - 00:00

« L'énergie éolienne peut remplacer une grande partie des carburants polluants disponibles en quantités finies et dont nous dépendons aujourd'hui », a expliqué Andris Piebalgs, Commissaire européen chargé de l'Énergie, lors de la séance d'ouverture de la Conférence et exposition européennes sur l'énergie éolienne (EWEC) organisée par EWEA (European Wind Energy Association). « Il est tout à fait approprié d'investir dans des sources d'énergie locales qui prémunissent contre les fluctuations des cours des carburants fossiles et dans lesquelles l'Europe a un réel avantage compétitif ».

La contribution de l'énergie éolienne à la prospérité est analysée en détail dans un nouveau rapport publié hier par EWEA et présenté aux participants par Arthouros Zervos. Ce document intitulé « L'économie de l'énergie éolienne » offre un panorama complet de l'économie de l'énergie éolienne et compare les coûts du vent à ceux d'autres technologies génératrices d'électricité.

Arthouros Zervos a également annoncé que EWEA a révisé à la hausse son objectif pour 2020 en termes de capacité éolienne installée dans l'UE, en la portant de 180 à 230 GW, dont 40 GW pour l'éolien offshore. « L'accord concernant la Directive sur les énergies renouvelables signé en décembre 2008 et les objectifs que les États membres doivent atteindre d'ici 2020 en matière d'approvisionnement énergétique durable nous ont rendus plus optimistes pour l'avenir du secteur. Nous avons dès lors augmenté nos objectifs. Toutefois, ils ne seront atteints que si tous les États membres mettent en oeuvre cette directive efficacement et dans les plus brefs délais », explique-t-il.

EWEA avait initialement fixé un objectif de 180 GW de capacité installée dans l'UE à l'horizon 2020, dont 35 GW en offshore. Le nouvel objectif de 230 GW devrait permettre de produire près de 600 TWh par an dans l'UE d'ici 2020, soit une puissance équivalant aux besoins de 135 millions de foyers européens de taille moyenne (60 % des foyers européens) et qui couvrirait de 14 à 18 % de la demande d'électricité de l'UE (selon la demande totale en 2020).*

Mechtild Rothe, vice-présidente du Parlement européen a affirmé que l'énergie éolienne peut avoir des retombées considérables sur l'emploi et l'économie. « L'énergie éolienne est un excellent exemple qui montre comment investir intelligemment dans une économie durable tournée vers l'avenir en permettant à des milliers de personnes de trouver un emploi », a-t-elle déclaré. « Et notamment en ces temps d'incertitude, il est très important que le secteur de l'énergie éolienne en Europe ait créé plus de 60 000 nouveaux emplois au cours des cinq dernières années. Il ne s'agit pas que de simples chiffres. Il s'agit de la force compétitive de l'Europe ! »L'énergie éolienne est incontestablement devenue une force motrice de nos économies. La crise actuelle nous a enseigné qu'il ne faut plus attendre mais agir avant que les problèmes ne se présentent. C'est maintenant qu'il faut investir dans l'énergie éolienne ».

NP

^ Haut
Espace
Espace et Cosmologie
De l'eau liquide détectée à la surface de Mars ?
Vendredi, 27/03/2009 - 00:00

Nilton Renno, professeur à l'université du Michigan ayant collaboré à la mission Phoenix, est certain d'avoir découvert des gouttelettes d'eau sur les pieds de Phoenix, photographiées par la sonde elle-même. Si les clichés n'apportent pas de preuves indiscutables, les "taches" à l'origine de cette hypothèse semblent pourtant bien fusionner au cours de la série de photos prises par Phoenix, prouvant qu'elles sont bien des gouttes d'eau.La sonde s'est pourtant posée au niveau de la calotte polaire martienne, là où les températures n'ont pas excédé les -25°C durant les six mois d'activité de la sonde, l'an dernier. Comment de l'eau pourrait-elle se maintenir à l'état liquide à cette température ? Pour l'équipe du Pr Renno, des sels pourraient avoir abaissé le point de congélation de plusieurs dizaines de degrés

MS

^ Haut
Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
Des "rivières sous-marines" pour transporter de l'eau douce entre pays
Vendredi, 27/03/2009 - 00:00

Que pourrait faire la rive nord de la Méditerranée pour aider la rive sud, assoiffée d'eau ? A cette question, souvent posée au 5e Forum mondial de l'eau, Felix Bogliolo donne une réponse surprenante : "C'est simple, elle peut lui envoyer de l'eau. Techniquement, c'est possible." M. Bogliolo, un polytechnicien de 55 ans, fondateur de la start-up française Via Marina, veut créer des "rivières sous-marines".

L'idée est de transférer de l'eau douce par des tuyaux flexibles de quatre mètres de diamètre, posés au fond de l'océan. L'eau serait prélevée à l'embouchure de fleuves, "quand elle retourne à la mer et ne peut plus être utilisée par personne", afin d'être transportée sur des centaines de kilomètres.Cette technologie n'a jamais été utilisée. Les transferts d'eau ont habituellement lieu par voie terrestre, via des pipelines ou des canaux. Quelques transports se font par bateaux, comme en 2008, entre Marseille et Barcelone.

Construire des pipelines en acier comparables à ceux utilisés pour le transport du pétrole coûterait trop cher pour véhiculer de l'eau, dont le prix est très inférieur à celui de l'or noir. La start-up parie plutôt sur la stratégie du roseau, grâce à l'utilisation de fibres plastiques souples et moins coûteuses. Le débit pourrait atteindre des dizaines de mètres cubes/seconde, avec un coût de revient inférieur à 40 centimes d'euro par mètre cube, soit moins qu'à la sortie d'une usine de dessalement. Le dispositif consommerait de l'énergie, mais là encore, moins que pour dessaler.

Quel impact environnemental ? "En prélevant moins de 10 % du débit d'un fleuve à l'embouchure, on ne crée pas de désordre écologique majeur, affirme M. Bogliolo. Et on approvisionne des régions arides qui ont grand besoin d'eau pour les populations et l'agriculture."

LM

New York particulièrement vulnérable à la montée des mers
Vendredi, 27/03/2009 - 00:00

Le réchauffement climatique risque de faire monter le niveau de l'Atlantique au large du nord-est des Etats-Unis près de deux fois plus vite que la moyenne mondiale, au cours de ce siècle, exposant New York aux dégâts d'ouragans et de violentes tempêtes hivernales, déclarent des scientifiques. "La côte du nord-est des Etats-Unis compte parmi les régions les plus vulnérables aux changements futurs du niveau de la mer et de la circulation océanique, surtout lorsque l'on prend en compte la densité de la population", déclare Yin, qui réalise des modèles climatiques à l'université de l'Etat de Floride.

Selon Yin, qui publie une étude sur la montée des mers dans la revue Nature Geoscience, dimanche, le niveau des mers le long du nord-est des Etats-Unis devrait monter de 21 cm de plus que ne le feront en moyenne les mers du globe au cours du XXIe siècle. Bien avant cela, New York sera exposé aux risques de graves inondations, du fait des tempêtes, parce que de nombreux quartiers de la ville ne sont que tout juste au-dessus du niveau de la mer.

La côte du nord-est des Etats-Unis est particulièrement vulnérable parce que le réchauffement climatique mondial ralentit la circulation verticale méridienne, que l'on appelle aussi le "tapis roulant" de l'Atlantique : la transformation des eaux chaudes, salées, de la dérive nord atlantique en eaux froides, moins salées.

Pour parvenir à leurs conclusions, Yin et des collègues de l'Université de l'Illinois et du laboratoire géophysique de la dynamique des fluides, à l'université Princeton, ont pris en compte dans leur étude dix modèles climatiques utilisés par le Giec (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat).La montée du niveau de la mer au large du nord-est des Etats-Unis risque de submerger les terres proches du niveau de la mer, dans New York et alentour, et d'éroder les plages et les estuaires, portant un coup à certains des écosystèmes abritant une grande biodiversité.

Express

^ Haut
Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Première mondiale : bientôt du sang artificiel produit à partir de cellules souches embryonnaires
Vendredi, 27/03/2009 - 00:00

Des scientifiques britanniques pourraient bientôt créer du sang humain synthétique à partir de cellules souches embryonnaires. S'il est mené à bien, ce projet pourrait permettre la constitution de réserves de sang humain illimitées, les cellules souches pouvant en théorie être multipliées à l'infini en laboratoire. Selon les chercheurs impliqués, le recours à des cellules souches issues d'embryons donneurs sanguins universels (du groupe O négatif, ndlr) permettrait d'utiliser le sang ainsi synthétisé chez n'importe quel patient nécessitant une transfusion, et ce sans risque de contamination. Le projet, mené sur 3 ans, devrait être géré par le Scottish National Blood Transfusion Service (SNBTS) avec la participation du NHS Blood and Transplant et du Wellcome Trust, seconde fondation caritative mondiale dans le domaine de la médecine.

Une porte-parole du National Blood Service pour l'Angleterre et la Galles du Nord a déclaré au journal The Independent que les négociations concernant ce projet de recherches conjointes étaient à un stade avancé mais que des problèmes d'ordre juridique, plus que scientifique, se posaient, retardant une annonce officielle. Un porte-parole du Wellcome Trust a confirmé l'existence de problèmes légaux. Les problèmes éthiques induits par l'utilisation, et donc la destruction d'embryons dans le cadre d'une production de cellules souches, restent en effet posés.

MS

Bientôt, l'ADN permettra de dresser un portrait-robot
Vendredi, 27/03/2009 - 00:00

Un nouveau test génétique décodant la couleur des yeux devrait être utilisable par les services de police d'ici à un an. A plus long terme, l'analyse ADN pourrait donner des informations sur la morphologie du visage.

Des analyses génétiques permettent aujourd'hui de prédire, avec une précision accrue, les traits physiques d'un individu ainsi que son origine géographique. Des chercheurs hollandais viennent en effet de démontrer qu'un examen de six «marqueurs» présents sur l'ADN permet de prédire avec plus de 90 % de fiabilité la couleur des yeux d'une personne. Ces travaux, dirigés par le Pr Manfred Kayser, un généticien reconnu de l'université Erasmus, à Rotterdam, ont été publiés ce mois-ci dans la revue Current Biology.

La couleur des yeux est un bon exemple de ce que les généticiens appellent les traits complexes. Au moins 37 marqueurs, situés sur huit gènes différents, interviennent pour déterminer la teinte de l'iris. Manfred Kayser en a retenu six, dont l'un, identifié il y a moins d'un an, est reconnu comme étant la mutation à l'origine des yeux bleus.

Testés chez plus de 6 000 Hollandais, ces marqueurs se sont révélés fiables à 93 % pour identifier des yeux marron, et à 91 % pour des yeux bleus. La fiabilité était moindre (73 %) pour les iris de couleur intermédiaire. Ces résultats ne sont applicables que chez des individus d'origine européenne, notent les auteurs. Leur prochaine étape ? Améliorer la méthode pour qu'elle puisse être pratiquée à partir de faibles quantités d'ADN. «Nous espérons obtenir un test utilisable en analyse criminelle d'ici à un an, précise le Pr Kayser. Nous souhaitons aussi développer des marqueurs d'autres caractères physiques (couleur des cheveux, corpulence...) et de l'origine géographique.»

Les Néerlandais ne sont pas les seuls dans la course. «Dans le monde, beaucoup d'équipes, y compris au FBI, travaillent sur ces portraits robot génétiques, assure le Pr Jean-Paul Moisan, directeur de l'Institut génétique Nantes-Atlantique (IGNA), l'un des laboratoires français agréés pour les empreintes génétiques. Outre la couleur des yeux, on peut déjà déterminer avec une bonne fiabilité l'origine géographique - africaine, asiatique, européenne... - d'un individu. Pour la couleur des cheveux et de la peau, la plupart des gènes sont déjà connus, cela devrait donc arriver assez vite.» À plus long terme, l'analyse ADN pourra même, selon ce spécialiste, donner des informations précieuses sur la morphologie du visage : la forme du nez, du menton...

Reste à savoir aussi si de tels portraits-robots seront utilisables dans le cadre d'enquêtes criminelles. Aux États-Unis, les tests «ethniques», éventuellement couplés à des tests de prédiction de la couleur des yeux, auraient déjà apporté une aide décisive aux services de police dans plusieurs cas, notamment pour l'arrestation de tueurs en série, selon la firme Dnaprint qui les commercialise. En France, cela semble plus difficile. La loi interdit l'analyse de régions dites codantes de l'ADN, ce qui est a priori le cas de la plupart des marqueurs morphologiques (couleur des yeux, des cheveux...).

Figaro

Cancer de la prostate : une étude européenne conforte les partisans du dépistage
Vendredi, 27/03/2009 - 00:00

Faut-il ou non mettre en place un dépistage organisé du cancer de la prostate chez les hommes de 50 à 75 ans comme cela existe pour le cancer du sein ? La question divise la communauté médicale : l'Association française d'urologie (Afu) a largement défendu cette mesure alors qu'épidémiologistes et biologistes y sont défavorables. Ces derniers avancent notamment les risques de traitements inutiles chez des patients âgés dont le cancer ne se serait jamais développé ou se serait révélé peu agressif. De plus, aucune étude ne montrait l'impact du dépistage sur l'amélioration de la survie.

Dans ce contexte, les résultats de l'étude européenne ERSPC étaient très attendus car il s'agit de la plus importante étude randomisée (groupes tirés au sort) sur le dépistage de ce cancer, menée sur 160000 hommes âgés de 55 à 69 ans. Publiée récemment, cette étude montre une diminution de 20 % du risque de décès chez les hommes bénéficiant d'un dépistage régulier par rapport à une population sans dépistage organisé. Est-ce suffisant pour estimer que le dépistage organisé doit être installé en France ? Non, répondent en substance dans un communiqué commun la Haute autorité de santé (Has), l'Inca (Institut national du cancer) et l'Afu qui se sont précipités pour communiquer sur le sujet. Ces résultats apportent «des éclairages particulièrement importants qui doivent être analysés en détail et mis en regard d'autres études concordantes ou non, actuelles et à venir», expliquent-ils dans leur texte très consensuel, en évoquant des évaluations en cours sur le dépistage individuel, le diagnostic précoce, les différentes options de traitement... C'est au vu de tous ces résultats que la Has et L'Inca réétudieront les recommandations sur le dépistage. «Pour que cela soit déterminant, il faudrait faire baisser la mortalité globale», explique un spécialiste.

Pour le Pr Marc Colombel, du service d'urologie de l'hôpital Edouard-Herriot de Lyon, il faut «qu'il y ait une vraie discussion». «Ce n'est pas parce qu'on fait du dépistage que l'on va opérer. Tout dépend de l'avancée du cancer, des autres maladies, de l'âge... Contrairement à d'autres cancers, on a énormément de temps pour réfléchir, choisir le meilleur traitement. J'ai la conviction qu'une surveillance est possible.

LP

Une nouvelle arme contre la tuberculose
Vendredi, 27/03/2009 - 00:00

Une équipe internationale de chercheurs, a mis au point un nouvel agent thérapeutique, le BTZ043, pour lutter contre la tuberculose. Sa cible : une enzyme qui fabrique la paroi de la bactérie pathogène, Mycobacterium tuberculosis. Publiée par Science cinq jours avant la journée mondiale de la tuberculose, cette étude pourrait déboucher sur un nouveau médicament tant attendu. 'après l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la tuberculose tue encore près de deux millions d'individus et touche 5,4 millions de personnes supplémentaires chaque année. L'épidémie a été amoindrie par les antibiotiques dans les années 1950-1970, mais elle connaît un regain dû à l'apparition de souches multi-résistantes qui contaminent 490 000 individus par an, principalement dans les pays de l'ex-Union soviétique. La contamination, aisée, se fait par les voies respiratoires et le besoin de nouveaux médicaments est donc urgent.

L'équipe du professeur Cole, chercheur à l'École polytechnique fédérale de Lausanne, travaille depuis trois ans à la recherche de nouvelles thérapies pour soigner la tuberculose. Ses recherches ont abouti à la création d'un composé chimique qui s'est avéré efficace contre la bactérie et sans effet secondaire sur des souris. Il inhibe l'enzyme qui fabrique la molécule servant de liaison entre les différentes couches de la paroi bactérienne. "Sans cette enzyme, la bactérie explose", note le professeur. L'identification de cette cible est en soi la découverte majeure de cette étude car elle ouvre la voie à d'autres pistes thérapeutiques. Le BTZ043 quitte maintenant la recherche préclinique et sera bientôt testé sur l'Homme, à l'occasion d'essais cliniques. Une nouvelle thérapie pourrait en découler en moins de dix ans.

MS

De nouveaux médicaments issus de la mer
Vendredi, 27/03/2009 - 00:00

Des bactéries pouvant produire de nouveaux antibiotiques ou libérer des substances potentiellement capables de tuer les cellules cancéreuses ont été découvertes par des chercheurs de la Sintef, organisme indépendant de recherche biotechnologique en association avec l'Université norvégienne pour les Sciences et la Technologie (NTNU). C'est la première fois que des scientifiques produisent de nouveaux médicaments à partir de bactéries marines.

Plusieurs espèces libèreraient une substance capable de tuer les cellules cancéreuses, trois d'entre elles produiraient de nouveaux antibiotiques. Le processus a pu être réalisé dans sa globalité, du prélèvement des bactéries dans les fjords jusqu'à l'obtention des substances.Les chercheurs ont sondé la mer pendant cinq à six ans afin de trouver les substances produites par les bactéries marines, notamment dans le fjord de Trondheim.

Si les fonctions antibiotiques de certaines bactéries sont déjà connues, les nouvelles substances découvertes ont un mode d'action différent. Le Dr Zotchev sait que toutes les substances ne deviendront pas médicaments, mais la réussite de quelques-unes serait déjà très bénéfique. Trois peuvent tuer les cellules cancéreuses sans affecter les cellules saines, et ce pour différents types de cellules cancéreuses. Si leur principe de fonctionnement n'est pas encore connu, celui-ci est prometteur. La structure chimique de l'une des trois bactéries antibiotiques sur des souches multirésistantes a été décodée et des tests sur animaux doivent démarrer dès la fin de ce mois. En vue des résultats de ces tests, une demande de brevet pourrait être déposée.

MS

Manger trop de viande rouge ou transformée accroît le risque de décès
Vendredi, 27/03/2009 - 00:00

L'étude a été menée sur plus d'un demi-million de personnes pendant dix ans. Les participants, hommes et femmes, étaient âgés de 50 à 71 ans au début de l'étude en 1995. Ils ont alors répondu à un questionnaire sur leur consommation de viande rouge, transformée et de viande blanche. Ils ont ensuite été suivis pendant dix ans par le biais notamment des statistiques des services de sécurité sociale.Pendant cette période, 47.976 hommes et 23.276 femmes sont décédés.

Le cinquième des hommes et femmes ayant mangé le plus de viande rouge (une quantité médiane de 62,5 grammes par mille calories absorbées quotidiennement) avaient un risque plus élevé de mortalité comparativement à ceux qui en avaient le moins consommé (9,8 grammes pour mille calories/jour), selon ces chercheurs dont les travaux paraissent dans les Archives of Internal Medicine datées du 23 mars.

Ils ont constaté les mêmes résultats entre ceux ayant mangé le plus de viande industrielle ou transformée (22,6 grammes pour mille calories/jour) et ceux qui en ont le moins absorbé (1,6 gramme/mille calories), précisent-ils.

Les chercheurs ont conclu que 11 % des décès chez les hommes et 16 % chez les femmes auraient pu être évités par une réduction de la consommation de viande rouge et transformée pour la limiter à la quantité consommée par les 20 % dans l'étude qui en ont le moins mangé.

En revanche, une comparaison entre le cinquième des participants qui ont mangé le plus de viande blanche et les 20 % en ayant consommé le moins montre que le premier groupe présentait un risque de décès toutes causes confondues légèrement moindre. Plusieurs mécanismes expliquent le lien entre la consommation de viande rouge et l'accroissement du risque de mortalité, précisent les chercheurs.

Des composants cancérigènes se forment quand la viande est cuite à haute température. La viande rouge est aussi une importante source de graisses saturées liées au cancer colorectal et aux maladies cardiovasculaires. "Les résultats de cette étude confortent les recommandations de l'Institut américain de recherche sur le cancer (American Institute for Cancer Research) et du World Cancer Research Fund pour diminuer la consommation de viande rouge et transformée afin de réduire l'incidence de cette maladie", soulignent les auteurs de cette recherche.

MS

Les déficits émotionnels sont présents dès le début de la schizophrénie
Vendredi, 27/03/2009 - 00:00

La capacité à produire et à reconnaître les émotions joue un rôle essentiel dans les relations sociales et son altération pourrait être à l'origine des difficultés interpersonnelles du sujet schizophrène. Les troubles affectifs sont en effet très fréquents dans la schizophrénie : émoussement des affects, diminution de l'expression des émotions, anhédonie. La plupart des travaux sur ce thème concernent des patients chroniques et présentent des biais liés à l'institutionnalisation, à la durée de la maladie, à la présence de déficits cognitifs et de signes positifs. D'où l'intérêt de ces deux études réalisées au cours d'un premier épisode schizophrénique, dont l'objectif était d'établir si les déficits de reconnaissance et de production des affects, trait central de la schizophrénie, étaient présent dès les premières manifestations de la maladie.

Pour explorer les corrélats neurophysiologiques du traitement émotionnel de la peur et de la joie, une série de photos évocatrices a été proposée à 12 patients présentant un premier épisode de schizophrénie, à 12 jeunes adultes avec des troubles anxieux, ainsi qu'à des témoins. L'enregistrement des potentiels évoqués cognitifs pendant la séance a mis en évidence des différences significatives entre les groupes dans la latence et l'amplitude de certaines composantes (ondes P100, N170 et N250) pour les stimuli faciaux étudiés. De plus, chez les schizophrènes débutants, l'amplitude des signaux était diminuée de façon significativement plus importante face des stimuli positifs que face à des stimuli négatifs. Cette différence n'était pas retrouvée chez les sujets anxieux.

Les auteurs concluent qu'il existe des altérations cognitives spécifiques dans la perception des différents stimuli émotionnels chez les sujets qui présentent un premier épisode schizophrénique, par rapport aux sujets anxieux et aux témoins en bonne santé. Dans une deuxième étude, la même équipe a inclus 10 sujets avec un QI normal dont le diagnostic de schizophrénie venait d'être posé ainsi que 10 sujets bien portants. Ils ont tous bénéficié d'une IRM fonctionnelle pendant l'observation de stimuli visuels agréables et désagréables.

Un des principaux résultats de cette étude a été de montrer que la visualisation d'images repoussantes entraînait une activation de la partie antérieure de l'insula chez les sujets normaux mais pas chez les schizophrènes. Ces résultats rejoignent ceux d'un autre travail réalisé chez des patients schizophrènes chroniques, dont l'IRM a montré une diminution du volume de l'insula antérieure gauche. La défaillance des circuits neuraux intervenant dans l'attribution des émotions est compatible avec le déficit de ressenti des émotions qui caractérise les sujets schizophrènes.

JIM

De la caféine pour réduire les risques de démence
Vendredi, 27/03/2009 - 00:00

Selon les résultats d'une étude fino-suédoise intitulée Cardiovascular Risk Factor, Aging and Dementia (CAIDE) qui a évalué l'impact de la consommation de café chez les plus de 65 ans, sur le risque de démence et de maladie d'Alzheimer, 2 à 3 tasses par jour réduiraient le risque de développer ces pathologies. Ainsi, 1.409 individus âgés de 65 à 79 ans, dont 62 % de femmes, ont été réexaminés, en moyenne 21 ans après les premières investigations. A l'origine, les participants avaient rempli un questionnaire sur leur hygiène de vie, leurs habitudes alimentaires, leur état de santé et leurs antécédents médicaux. Ils avaient également subi des examens médicaux. Au départ, une petite moitié (47 %) des participants étaient des consommateurs de café modérés (3 à 5 tasses par jour), 39% des gros consommateurs (plus de 5 tasses par jour) et 16 % des petits consommateurs (0 à 2 tasses par jour). Et 60 % des participants ne buvaient pas de thé.

Lors de l'étude CAIDE, les sujets ont répondu aux mêmes questions et subi les mêmes examens, ainsi qu'un génotypage de l'apoplipoprotéine E. Leur état cognitif a été évalué en utilisant un protocole en trois étapes. Les individus qui obtenaient un score inférieur ou égal à 24 au MMSE (Mini-Mental State Examination) subissaient des examens plus poussés. Le diagnostic de démence était ensuite établi selon le DSM-IV puis, la probabilité de maladie d'Alzheimer avec les critères proposés par les National Institutes of Health (NINCDS-ADRDA). Au total, 61 personnes présentaient des signes de démence, dont 48 des signes de maladie d'Alzheimer.

Après ajustement des facteurs confondants, les petits consommateurs de café auraient un risque plus important de développer une démence et une maladie d'Alzheimer, et auraient les scores les plus élevés sur l'échelle de dépression de Beck. Le risque le plus faible (diminution du risque de démence de 65 à 70 % et du risque de maladie d'Alzheimer de 62 à 64 %) a par contre été observé chez les consommateurs de 3 à 5 tasses de café par jour.

MNT

La marche des nouveau-nés n'est pas qu'un simple réflexe tactile
Vendredi, 27/03/2009 - 00:00

Dès la naissance et bien qu'il soit incapable de marcher de façon autonome, le nourrisson peut exécuter des pas alternés sur place lorsque ses pieds sont mis en contact avec une surface rigide. Marianne Barbu-Roth, chargée de recherche au CNRS, et son équipe du laboratoire de Psychologie de la Perception, unité mixte de recherche Université Paris Descartes - CNRS - ENS, en collaboration notamment avec l'Université de Californie de Berkeley, ont démontré que cette marche néonatale dite primitive n'est pas un simple réflexe tactile, car elle peut être réglée par l'environnement visuel du nouveau-né, en l'absence de tout contact avec le sol.

48 bébés de trois jours ont été placés en réalité visuelle virtuelle. Ils étaient maintenus en position érigée au-dessus d'une surface horizontale sur laquelle étaient projetés différents environnements visuels. Les scientifiques ont exposé les nourrissons à un damier noir et blanc avançant vers les bébés, simulant une marche vers l'avant. Les chercheurs ont observé que ce tapis roulant virtuel déclenchait un nombre de pas en l'air, identique à une marche sur le sol. En comparaison, le nombre de pas était inférieur pour un damier statique ou une roue tournante de triangles noirs sur fond blanc.

En démontrant que le déplacement visuel de l'environnement peut, non seulement déclencher une réaction de marche, mais également moduler les paramètres de cette marche dès la naissance, les chercheurs ont démontré que le couplage entre vision et locomotion est beaucoup plus fonctionnel que ce qui n'a jamais été soupçonné. Cette découverte montre que le nouveau-né serait sensible, dès sa naissance, à la réalité virtuelle et préparé à utiliser son environnement visuel pour ajuster ses pas. La marche primitive néonatale, testée par les pédiatres, est donc loin d'être un simple réflexe tactile. Ces résultats ouvrent des pistes prometteuses pour utiliser la réalité visuelle virtuelle dans de nouveaux diagnostics et traitements médicaux, notamment dans l'entraînement précoce à la marche chez des enfants handicapés.

CNRS

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