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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 81
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 21 Janvier 2000
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Egalement dans ce numéro
TIC
Les recherches d'informations sur le net seront 20 fois plus rapides...au Japon
Deux nouveaux outils de recherche d'information sur le net
Les Français s'équipent en ordinateurs, mais sont en retard sur internet
Téléphoner et surfer en même temps
Un système de contrôle domestique sur le Net
L'ADN, ordinateur chimique
Les robots auto-assembleurs de Xerox
La Robofly : un mini-robot qui fait mouche !
Traduction à la pointe du stylo
Internet pénètre dans les téléviseurs
Papier et encre électroniques : mode d'emploi
Matière
Gratte moi la puce que j'ai dans le dos !
Vers un standard mondial pour les mémoires DRAM
Intel dope ses microprocesseurs pour les ordinateurs portables
Espace
Sommes-nous tous Martiens ?
Terre
La Terre entre effet de serre et syndrome de réfrigérateur
Vivant
Un oeil électronique pour aveugle
Les médicaments attaquent en nanocapsule
Le système nerveux au secours de la lutte contre le cancer
Les biopuces progressent
Des peptides synthétiques pour ramener le prion infectieux à la raison
De la provitamine A dans du riz transgénique
Cigarette, alcool, sédentarité ou obésité = risque de constitution de caillots
Un emballage qui se vaporise et qui se mange
Un virus soupçonné de provoquer la sclérose latérale amyotrophique
Naissance d'un singe obtenu par clivage embryonnaire
Quand Darwin joue aux dames avec des ordinateurs neuronaux
Homme
L'offre internet de France Télécom pour l'Education nationale
Recherche
Les espoirs du XXIe siècle
Connaissez-vous le numériseur d'âmes ?
Edito
Albert Einstein, un génie dans le siècle



A l'occasion du passage à l'an 2000, le magazine américain "Times" a décerné au grand physicien Albert Einstein le titre "d'homme du siècle" devant deux autres personnages d'une exceptionnelle envergure, Théodore Roosevelt et le Mahatma Gandhi. Le choix d'Einstein confirme, s'il en était besoin, la place déterminante prise par la science au cours de notre XXe siècle mais ce choix récompense également un homme hors du commun qui a marqué la première moitié de ce siècle par ses géniales intuitions scientifiques et ses engagements personnels. Bien qu'Einstein ait obtenu le prix Nobel pour sa découverte de l'effet photoélectrique (et non pour sa théorie de la relativité) c'est bien entendu sa théorie de la relativité restreinte (1905) puis générale (1916) qui le fit reconnaître par ses pairs comme le plus grand physicien de son temps et sans doute le plus grand esprit scientifique qu'ait produit l'humanité depuis Newton. La relativité générale, qui inclut la gravitation, constitue un cadre conceptuel admirable d'audace et d'élégance intégrant matière, énergie, espace et temps. Einstein montre que, de la même façon qu'il n'existe pas de mouvements absolus dans l'espace, il n'existe pas non plus de temps absolu car celui-ci a l'étrange propriété de se contracter ou de se dilater en fonction de la vitesse de l'observateur et de la gravitation. Dès 1919, la relativité générale est démontrée par Eddington qui parvient à mettre en évidence, à l'occasion d'une éclipse du soleil, la courbure de la lumière due à la force de gravitation du soleil. Depuis, la relativité générale n'a cessé de subir victorieusement de nombreuses vérifications expérimentales dont une toute récente mettant en évidence le décalage, dû à la gravitation, de 2 horloges atomiques embarquées dans 2 avions volant à des altitudes différentes (voir @RTFlash 78 rubrique physique http://www.tregouet.org/lettre/index.html ). Mais on oublie trop souvent qu'Einstein prit également une part déterminante dans l'élaboration de la mécanique quantique au cours des 3 premières décennies du XXe siècle. Il est notamment l'auteur du célèbre paradoxe EPR (Einstein, Podolsky, Rosen) qui propose une explication au phénomène très troublant de l'inséparabilité des photons. Bien qu'il ait activement contribué à son essor, Einstein ne put jamais se résoudre à accepter les conséquences scientifiques et métaphysiques qu'impliquait la conception de la mécanique quantique qui finit par s'imposer, celle de l'école de Copenhague, dirigée par Niels Bohr. A ce sujet, on se souvient de la fameuse phrase attribuée à Einstein "Dieu ne joue pas aux dés". Par cette réflexion le savant, grand admirateur de Spinoza, voulait exprimer son désaccord fondamental avec l'idée que le hasard, l'indétermination, n'étaient pas de simples conséquences de notre ignorance mais existaient objectivement et régissaient l'étrange comportement de ces particules qu'on ne pouvait observer sans les perturber et dont on ne pouvait à la fois connaître la vitesse et la position. On sait que pendant 30 ans ce débat scientifique et philosophique sur la "nature de la nature", pour reprendre l'expression d'Edgar Morin, fut au centre d'une extraordinaire correspondance entre Einstein et Bohr, chacun cherchant à convaincre l'autre du bien-fondé de ses conceptions. Mais au delà de son génie scientifique exceptionnel, Einstein fut aussi un homme remarquable parce que profondément engagé dans son siècle et les grands débats de son temps. Directement confronté à la barbarie nazie, Einstein n'hésita jamais à s'engager pour toutes les causes qu'il considérait comme justes, à commencer par l'utilisation pacifique de l'atome. Einstein, et c'est aussi ce qui le rend si attachant, fut également profondément sensible à la beauté du monde et à son harmonie qui selon lui s'exprimaient dans les lois de la nature qui devaient toujours allier simplicité et élégance. Passionné de musique et lui-même violoniste amateur durant ses loisirs, on raconte qu'après avoir entendu Yehudi Menuhin en concert il dit à ses amis "maintenant je sais que les anges existent". Plus encore que son génie, c'est sans doute sa simplicité, sa générosité et son humanité qui font d'Einstein un homme exceptionnel. Finalement, il importe peu qu'Einstein soit ou non "l'homme du siècle", chacun en décidera selon ses critères personnels. Mais il est certain qu'Einstein laissera dans la mémoire de l'humanité une trace singulière parce qu'il démontra tout au long de sa vie qu'il ne pouvait y avoir de science sans conscience et que vérité et beauté, comme les quarks du même nom, étaient inséparables.

René TREGOUET

Sénateur du Rhône


TIC
Information et Communication
Les recherches d'informations sur le net seront 20 fois plus rapides...au Japon
Samedi, 22/01/2000 - 00:00

Des universitaires et professionnels japonais de l'électronique ont affirmé lundi être en train de développer une nouvelle technique de recherche de données à travers le réseau internet, vingt fois plus rapide que les technologies actuelles. Le professeur Yoichi Muraoka, responsable du département de Sciences et Ingénierie de l'Université Waseda à Tokyo, a indiqué que son groupe de recherche a développé un système de routage unidirectionnel combinant les satellites et les réseaux terrestres pour la recherche de données multimédias. "Nous espérons installer ce logiciel de recherche sur 30 ordinateurs au Japon" d'ici la fin mars 2001, a indiqué le professeur Muraoka. Ce système est développé en collaboration avec le groupe Hitachi et Japan Spacelink Corp, une société de communication satellitaire créée par la maison de négoce Nissho Iwai. Il peut transmettre des données à plus de 6 mégabits par seconde, selon ses promoteurs. L'Université de Waseda va tester ce système au printemps avec l'aide des groupes Sharp, d'IBM Japan et d'autres ainsi qu'en coopération avec l'Université Keio de Tokyo et celle de Kyoto. Selon M. Muraoka, le nouveau système pourra être utilisé dans leurs recherches par les étudiants et chercheurs universitaires et pour trouver des informations sur les brevets existants. Ce type de recherche demande habituellement jusqu'à deux semaines avec les méthodes conventionnelles alors que le "nouveau système pourra terminer cette tâche en une journée", a précisé M. Muraoka.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/000117/32/83d1.html

Deux nouveaux outils de recherche d'information sur le net
Samedi, 22/01/2000 - 00:00

Deux nouveaux outils de recherche d'information sur l'internet ont fait leur apparition aux Etats-Unis. Ces technologies vont-elles permettre à l'internaute de s'affranchir des bons vieux moteurs de recherche ? Flyswat et Gurunet sont deux nouveaux outils d'aide à la recherche d'informations sur le net. Leur principe de base ne repose pas sur l'examen minutieux de l'internet. La page web chargée sur le navigateur est le point de départ de leur recherche. Si l'internaute pointe un mot avec sa souris et clique, il obtient une somme d'informations allant du lien à la définition de différents dictionnaires. Flyswat a été mis au point l'année dernière par un groupe " Flyswat met une immense base de données à la disposition des utilisateurs. " John Rodkinde chercheurs du MIT. John Rodkin, son fondateur, explique à CNet l'intérêt du logiciel : " Les gens veulent désormais savoir quand leur recherche va produire des dizaines de liens ou juste la définition d'un dictionnaire. Flyswat met une immense base de données à la disposition des utilisateurs. Libre à eux de choisir les points de la page web qu'ils veulent clarifier. "Lorsqu'on a téléchargé le logiciel sur son ordinateur, la barre de Flyswat vient se loger sous la fenêtre du navigateur. La moindre recherche lancée par l'internaute est instantanée et les résultats s'inscrivent sur une colonne à gauche. Derrière eux, une base de données sacrément riche puisqu'alimentée par My Simon (moteur de comparaison de prix aux USA), Red Herring (magazine et site spécialisés dans les nouvelles technologies) et Raging Bull. Avec Gurunet, l'internaute dispose d'un assistant sur ses pages web. Lorsque l'utilisateur clique sur un mot de la page, une fenêtre POP siglée Gurunet apparaît, avec une sélection de définitions provenant de plusieurs sources : news alert, Stats, Columbia University Press, who2, etc. Au final, l'internaute gagne deux outils fort intelligents, qui complètent les possibilités - souvent limitées - des moteurs classiques.

ZDNet : http://www.zdnet.fr/cgi-bin/a_actu.pl?File_ini=a_actu.zd&ID=12565

Les Français s'équipent en ordinateurs, mais sont en retard sur internet
Samedi, 22/01/2000 - 00:00

Les Français continuent à s'équiper rapidement en matériel informatique, et 30 % des foyers devraient posséder un ordinateur d'ici la fin 2000, mais le nombre d'internautes demeure très inférieur à la moyenne européenne. L'enquête annuelle du magazine Sciences et Vie Micro, réalisée par l'institut d'études GfK, a indiqué mercredi que les achats de matériel informatique ont encore progressé vigoureusement l'an dernier, puisque quatre millions de micro-ordinateurs ont été vendus en France en 1999 (+ 17 % par rapport à 1998). Le potentiel de croissance est d'autant plus important que le taux de présence du micro-ordinateur dans les foyers reste bien inférieur en France à celui des autres pays européens : à fin 1999, il était de 26 % en France, contre 32 % pour la moyenne européenne, et notamment 42 % en Allemagne. Le retard d'équipement des ménages français est encore plus important en ce qui concerne le nombre de foyers connectés à internet : seulement 10,7 % des foyers, contre 15,4 % pour la moyenne européenne (et notamment 22 % en Allemagne et 32 % aux Pays-Bas). Et les prévisions de Gfk risquent de ressusciter les discours sur le retard français en matière d'internet: à la fin 2000, il devrait n'y avoir que 16 % de foyers connectés dans l'hexagone, contre une moyenne européenne de 22 %.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/000119/4/84xh.html

Téléphoner et surfer en même temps
Samedi, 22/01/2000 - 00:00

France Télécom teste actuellement une solution de téléphonie IP dans l'Isère et la Haute-Garonne. Avec ce nouveau service, baptisé @llo, les heureux expérimentateurs dotés d'un PC, peuvent recevoir leurs appels téléphoniques tout en étant connectés sur Internet. Les internautes s'en plaignent souvent. Quand on est connecté avec son modem, on bloque sa ligne téléphonique et on ne peut donc pas recevoir d'appel. C'est pour résoudre ce problème que France Télécom est en cours de test d'un service baptisé "@llo". A la fois solution matérielle et logicielle, @llo a été développé par la société américaine eFusion, dont France Télécom est actionnaire via sa filiale de capital risque Innovacom. Ce procédé de voix sur IP (voIP pour Voice over IP) n'est pour l'instant ouvert qu'aux internautes de Toulouse et Grenoble. La phase de test devrait durer au moins un an. Moyennant un abonnement mensuel de 15 francs TTC et le téléchargement d'un logiciel de 3,5 Mo sur le site d'@llo, l'utilisateur d'un PC sous Windows pourra recevoir des appels, les transférer vers un autre poste ou un mobile ou encore les ignorer, alors même qu'il est en train de visiter un site ou de rapatrier son courrier électronique. Comme il s'agit d'un procédé de téléphonie Internet, on parlera donc à son correspondant à l'aide d'un micro connecté à la carte audio de son PC. Mais on peut aussi décider de couper sa connexion Internet pour prendre l'appel de façon traditionnelle. L'intérêt principal est donc que les correspondants ne tomberont plus jamais sur le signal de ligne occupée. Attention, le service ne fonctionne, pour l'instant que dans un seul sens il n'y a ni possibilité d'appeler un correspondant, ni de recevoir des télécopies. Les tests devront aussi déterminer l'impact sur le débit de sa connexion. En effet, qui dit voix sur IP dit forcément consommation d'une partie au moins de la bande passante. La conversation ralentira donc forcément la navigation. Autre question : que se passe-t-il si l'on est alerté d'un appel alors que l'on est en plein téléchargement ? Celui-ci est-il ralenti ? Ou bien est-ce la qualité de la conversation qui en pâtit ?Si les essais s'avèrent toutefois concluants, France Télécom désire généraliser ce système à l'ensemble du territoire. Pour autant, cette initiative ne remet pas en cause l'action de l'opérateur en matière d'ADSL. Ce procédé d'accès rapide à Internet présente, lui, l'avantage, de ne pas empêcher de recevoir un vrai coup de fil pendant que l'on est connecté. Il permet donc de recevoir des télécopies par exemple. Problème : l'abonnement pour s'y connecter est encore très élevé et les investissements relativement lourds que nécessite l'adaptation à l'ADSL du réseau de France Télécom, rendra la technologie pendant longtemps encore inaccessible à une grande partie du pays. Tandis qu'@llo est bien plus simple, et donc moins cher, à déployer. Ceux qui n'auront pas le choix entre les deux technologies apprécieront certainement la possibilité supplémentaire offerte par @llo. On peut aussi envisager de se faire ouvrir une seconde ligne téléphonique, mais cela coûte tout de même 78 F TTC par mois. Un service équivalent est déjà disponible aux Etats-Unis. Il est proposé par la société Pagoo, basée à la Silicon Valley et est dirigée par deux français. L'entreprise revendique aujourd'hui 500 000 utilisateurs.

Un système de contrôle domestique sur le Net
Samedi, 22/01/2000 - 00:00

Le groupe britannique d'ingénierie Invensys a annoncé mardi un accord avec la compagnie américaine emWare pour développer et commercialiser en commun un système de contrôle des équipements domestiques via internet baptisé ControlServerT. Dans un communiqué, Invensys précise que ce nouveau produit permettra aux propriétaires et gestionnaires de biens de contrôler les équipements d'une maison (appareils ménagers, chauffage, éclairage, ventilation, systèmes d'air conditionné, alarmes ...) via l'internet depuis un point éloigné. Les utilisateurs pourront également agir sur ces équipements de leur téléphone cellulaire, d'un ordinateur ou de leur télévision. Des prototypes seront disponibles d'ici fin mars.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/000118/4/84i9.html

L'ADN, ordinateur chimique
Samedi, 22/01/2000 - 00:00

Des chercheurs américains ont utilisé l'ADN pour résoudre des problèmes de calcul trop complexes pour être résolus par nos ordinateurs actuels. Les brins d'ADN contiennent des informations mais peuvent aussi les traiter: des chercheurs américains s'en sont servi comme d'un ordinateur chimique et lis ont ainsi pu démontré qu'il possible de résoudre des problèmes de calculs trop complexes pour des ordinateurs classiques. Parmi ces problèmes insolubles figurent ceux où le nombre de réponses possibles augmente avec le nombre de variables. L'équipe dirigée par Lloyd Smith, de l'Université du Wisconsin, a transposé les données du problème sous forme de séquences génétiques et utilisé les caractéristiques chimiques des brins d'ADN pour éliminer rapidement les mauvaises solutions. Les chercheurs ont encodé sur des brins d'ADN toutes les solutions possibles en les transposant sous forme de séquences génétiques. Ces brins ont été fixés à une surface en or, puis exposés à des brins d'ADN comportant chacun des séquences génétiques complémentaires. Les brins survivants étaient ceux qui remplissaient tous les critères demandés. Ils ont donc pu être décodés pour résoudre les problèmes.

Brève rédigée par @RTFlash

Nature 403, 175 - 179 (2000) :

_ http://www.nature.com/server-java/Propub/nature/403175A0.abs_frameset

Les robots auto-assembleurs de Xerox
Samedi, 22/01/2000 - 00:00

Xerox rêve de robots capables de se reconfigurer à la demande dans n'importe quelle géométrie. Avec, évidemment, une idée derrière la tête... C'est une nouvelle fois du fameux PARC, ou Palo Alto Research Center que vient la dernière idée de Xerox. Le prestigieux centre de recherche auquel on doit bon nombre des travaux de base conduisant à la micro-informatique moderne, travaille aujourd'hui sur le thème de la robotique modulaire. Pour une entreprise qui affirme être "La Compagnie du Document", cela peut paraître un peu exotique. Mais Xerox sait très bien où il va. L'idée, qui rappelle la conversion des techniques d'écriture de logiciel à une approche modulaire voici quelques années, est de développer un arsenal de "primitives" robotiques qui permettent de contrôler finement la structure d'un robot. On peut par exemple imaginer des robots de la taille d'un meuble ou d'un outil, se reconfigurant à la demande pour adopter une forme plus adaptée à une nouvelle fonction, un seul objet accomplissant plusieurs tâches radicalement différentes. La recherche de base sur ce sujet a été faite à Stanford au milieu des années 1990 (le projet Polypod). Xerox travaille depuis 1998 sur une deuxième génération, Polybot, et est en passe de développer une troisième génération, Proteo, qui est encore une simulation. Pour amusants qu'ils soient, ces "robots morpheurs" (pour plus d'info) sont potentiellement très utiles pour une compagnie comme Xerox. Car les machines de Xerox deviennent de plus en plus complexes et leur pilotage est plus lourd à chaque génération. C'est pourquoi l'entreprise s'intéresse de près à diverses solutions de "contrôle distribué" qui élimineraient le besoin d'un contrôle centralisé de moins en moins "rentable". Un objectif pour lequel des micro-robots reconfigurables pourraient s'avérer extrêmement utiles...

Usine nouvelle : http://www.usinenouvelle.com/

La Robofly : un mini-robot qui fait mouche !
Samedi, 22/01/2000 - 00:00

Ces extravagants du Pentagone ont encore lancé un projet comme ils en ont le secret (et qu'on hésite à peine à taxer de dingo) : la "robofly" ou robot-mouche. Les mouches nous fascinent. Enfant on les torture, adulte on les chasse. Ou on les étudie. C'est le cas pour le DARPA (American military's Defence Advanced Research Projects Agency) qui se trouve à l'origine du projet, avec une injection initiale de près de 17 millions de francs .A la différence des vraies mouches, les "roboflies" minuscules auront 4 ailes et un unique oeil vitreux. Leur boulot principal sera... l'espionnage. Un espionnage aérien massif si l'on en croit la flotte prévue pour 2004. Selon les initiateurs du programme "robofly", l'application évidente d'une mouche robot, dans un environnement urbain, sera la surveillance et la reconnaissance clandestines. Mais on espère confier d'autres tâches à la bestiole : fouiller les décombres d'un tremblement de terre pour retrouver des survivants, ou inspecter l'intérieur d'une centrale nucléaire endommagée. Pas si pourrie que ça, la robomouche. Mais pourquoi s'inspirer de cet insecte plutôt répugnant qu'est la mouche ? Réponse simple : la nature est bien fichue et les mouches sont les animaux volants les plus complets qui soient. Décollage et atterrissage dans n'importe quel sens, n'importe quelle condition. Changement radical de trajectoire en à peine 30 millièmes de seconde. Et traitement instantané de l'information sensorielle... La mouche est le MIG-31, le Rafale du monde animal. Autant dire que ce projet archi-complexe exploite totalement les dernières avancées technologiques et scientifiques. Il s'agit tout de même de reproduire mécaniquement un être vivant, minuscule qui plus est. Jusque ici on avait réussi à concevoir une colle waterproof en étudiant les adhésifs naturels des mollusques, ou le velcro en s'inspirant des crochets d'insectes... La "robofly" est à un monde de là. Il s'agit cette fois de développer des moteurs et ordinateurs à l'échelle atomique. Le summum actuel de la nanotechnologie. Et quand on sait que l'évolution (qui n'est pas la dernière des cruches) a mis 100 millions d'années pour parvenir à la petite mouche... on se dit que la gageure est immense. Si ce pas est franchi - et il devrait l'être en 2004 - il ne restera plus qu'à concevoir des robots complets de la taille d'un atome. Vous seriez alors assez gros pour contenir à vous seul des millions et des milliards de robots...

lettre de l'internet : http://www.lalettre.com/todaynews.cfm?id=177&actions=view

Traduction à la pointe du stylo
Samedi, 22/01/2000 - 00:00

C Pen le stylo de la compagnie suédoise C Technologies permet de traduire des mots scannés à partir de tout document imprimé. Commercialisé depuis 1998, le C Pen, que PC Magazine, lors d'un essai, comparaît à une brosse à dents électrique, permet de convertir des textes en données ASCII. Données qui sont ensuite transférées sur son ordinateur par port infrarouge. Un nouveau modèle, le C Pen 600 autorise dorénavant son utilisateur à traduire le texte scanné. Il est aussi possible de traduire un mot en "l'écrivant" sur n'importe quelle surface. Plusieurs dictionnaires sont proposés en téléchargement (45,50 Euros chaque, soit 292F) sur le site de C Technologies (anglais-français, suédois, français, anglais-espagnol, anglais-allemand, etc.). Chaque dictionnaire contient environ 150.000 mots. Le C Pen 600, qui pèse moins de 100 g., offre de 6 Mo de mémoire de stockage, soit l'équivalent de 2.000 pages de texte. Son prix: 2.590 F. Le C Pen peut transmettre des textes par fax ou email par l'intermédiaire d'un téléphone portable équipé d'un modem et d'un port infrarouge. Il sert aussi de carnet d'adresses.

AFP : http://www.actualinfo.com/fr/multimedia/depeche.cfm?depeche_Index=171960&cat=69&...

www.cpen.com

Internet pénètre dans les téléviseurs
Samedi, 22/01/2000 - 00:00

Plusieurs constructeurs, dont Thomson et Philips, sont sur les rangs pour faire entrer Internet et de nouveaux services interactifs dans nos postes de télévision. Premiers soubresauts en France à partir de cet été. Dans le cours de l'année 2000, plusieurs industriels de l'électronique grand public prévoient de lancer en Europe (et en France) une panoplie de boîtiers ou de téléviseurs capables de surfer sur Internet et d'offrir la première génération de services vraiment interactifs. Dès cet été, la société Tak, filiale de Thomson (70 % du capital) et de Microsoft (30 %), commercialisera dans l'Hexagone une gamme de téléviseurs munis intégrant un module Internet. Vendus d'abord exclusivement sous la marque Thomson, ils devraient tourner autour de 4000 francs, voire moins. "Ce sera bien plus qu'un simple téléviseur capable de naviguer sur Internet. Nous offrirons directement des services d'information traditionnels comme la météo, les actualités ou les grilles de programmes. On pourra aussi voter en ligne lors d'une émission". Pour rédiger son courrier électronique ou taper l'adresse des sites sans jongler avec les touches de la télécommande, un clavier sans fil à infrarouge sera disponible en option. De son côté, le géant AOL ne chôme pas. Propulsé au rang de géant des contenus audiovisuels depuis le rachat de Time Warner , le groupe va jouer dans les prochaines années un rôle majeur concernant la convergence de la télévision et d'Internet. Depuis plusieurs mois, il prépare un décodeur AOL TV dont Philips assurera la fabrication. Mais les ambitions du géant pour le "petit" marché hexagonal sont encore floues. Microsoft et son WebTV ont également depuis longtemps fait part de leur intérêt pour la télé interactive. Toutefois, si ce décodeur Internet existe depuis plus de deux ans aux Etats-Unis, sa sortie en Europe a été plusieurs fois reportée. Enfin, il existe une troisième porte d'entrée qui permettra à Internet d'entrer dans la salle à manger : c'est le magnétoscope numérique. Deux jeunes sociétés, Replay TV et Tivo se sont déjà distinguées sur ce marché bourgeonnant outre-Atlantique. Leur engin est doté d'un disque dur pour enregistrer les programmes et les livrer à la demande. Le magnétoscope Tivo peut stocker entre 14 et 30 heures de programmes. Il est relié en permanence aux serveurs de la société, via Internet, pour mettre à jour les programmes et proposer au téléspectateur des émissions qui correspondent à ses centres d'intérêt. Les avantages sont multiples. D'abord, la lecture instantanée sur le disque dur se révèle beaucoup plus rapide qu'avec les cassettes à bande qu'il faut rembobiner la plupart du temps. Autre nouveauté, l'enregistrement d'une émission en direct n'empêche pas de faire une pause pour revoir une séquence au ralenti par exemple. La sauvegarde continue, et si le téléspectateur manque le début d'un show en cours, il peut revenir sur les premières minutes sans mettre en péril la continuité du programme. En revanche, il n'est pas prévu de pouvoir stocker ses films comme on le fait avec des cassettes. Partenaire de Tivo, Thomson pourrait participer à la commercialisation de ce magnétoscope en Europe.

network News : http://www.vnunet.fr/VNU2/ent/actualites/page_article.htm?id=0

Papier et encre électroniques : mode d'emploi
Samedi, 22/01/2000 - 00:00

Des constructeurs américains réfléchissent à des technologies d'affichage moins coûteuses et plus légères que les écrans à cristaux liquides, comme le papier et l'encre électroniques, explique La Lettre du Syndicat national de l'édition (SNE), parue fin 99. En matière de papier électronique: Xerox a développé un matériel d'affichage de document numérique appelé Gyricon. Il s'agit d'une feuille de caoutchouc contenant une poche avec des cavités remplies d'huile dans lesquelles baignent des millions de billes en plastique. Chaque bille, composée d'une moitié noire et d'une moitié blanche, comporte une charge électrostatique. A l'approche d'un champ électrique, la moitié noire de la bille est attirée ou repoussée, laissant apparaître la face blanche. Les points constitués peuvent former des images, des caractères, comme les pixels sur un écran traditionnel. Chaque feuille peut être utilisée un million de fois. Xerox a établi un partenariat avec 3M pour commercialiser ce produit en l'an 2000. S'agissant de l'encre électronique: la technologie E-Ink, élaborée au Massachusetts institute of technology (MIT), fait appel à un liquide coloré composé de microcapsules. Chaque microcapsule est composée d'une enveloppe claire remplie d'un liquide bleu et de particules microscopiques de pigments blancs. Chaque particule est chargée positivement. En emprisonnant les microcapsules entre deux électrodes, le mouvement des pigments blancs peut être contrôlé: une électrode chargée négativement attirera les pigments blancs. Les pigments blancs repoussés feront place au liquide bleu. L'association de plusieurs microcapsules permet de former des lettres et des chiffres. Cette technologie permet un affichage sur un support flexible, ultrafin et de plus grande taille que les écrans actuels. Le contenu affiché peut être mis à jour à distance et la qualité de lecture rivalise avec les documents imprimés.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/000113/32/8266.html

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Matière
Matière et Energie
Gratte moi la puce que j'ai dans le dos !
Samedi, 22/01/2000 - 00:00

Applied Digital Solutions, une petite société basée en Floride, est persuadée de détenir la clé de la fortune : ses responsables viennent d'obtenir le droit de commercialiser une puce à insérer directement sous la peau des êtres humains. L'expérience n'est certes pas nouvelle. L'année dernière, Kevin Warwick, professeur de cybernétique à l'université de Reading en Angleterre, s'était introduit une puce électronique dans le bras, durant une semaine : les ordinateurs de son laboratoire savaient à tout instant l'endroit où il se trouvait, et réagissaient en conséquence en ouvrant automatiquement les portes ou en s'allumant dès qu'il arrivait... Mais la puce commercialisée par Applied Digital Solutions (ADS) est bien plus effrayante car c'est à des satellites espions qu'elle est reliée. Utilisant la technologie GPS (Global Positioning System), elle permet de localiser, en n'importe quel point du globe, l'être humain qui la porte. Conçue pour envoyer des données, elle est aussi capable d'en recevoir. Aucun risque qu'elle ne tombe en panne : elle fonctionne à l'énergie humaine ! Chaque mouvement musculaire recharge ses batteries et lui permet de fonctionner ainsi pendant de longues années... La compagnie ADS, qui évalue le marché à 100 milliards de dollars, a déjà songé a de multiples applications pour sa puce espionne : surveillance, sécurité, et même médecine. La puce corporelle, affirment ses fabricants, serait absolument idéale pour les randonneurs distraits, les enfants égarés et "tous les militaires, diplomates et membres importants du gouvernement qui ont une fonction stratégique". Elle pourrait également être utilisée dans le domaine de la médecine pour surveiller les fonctions vitales de malades chroniques ou gravement atteints... "Nous pensons que le potentiel de ce produit, pour assurer la sécurité des individus et des entreprises, notamment dans le domaine du commerce électronique, est virtuellement sans limites", assure Richard Sullivan, PDG d'ADS. Dernier détail croustillant, cette puce, dont le premier prototype devrait sortir à la fin de l'année, a été baptisée "Ange numérique". Ange ou démon ?

Transfert : http://www.transfert.net/home.htm




Vers un standard mondial pour les mémoires DRAM
Samedi, 22/01/2000 - 00:00

Les plus gros producteurs mondiaux de mémoires DRAM ont annoncé le 17 janvier une alliance spectaculaire, avec la mise en commun de leurs connaissances afin de mettre au point un standard unique pour les mémoires vives de nouvelle génération. Cette alliance regroupera le premier producteur mondial de DRAM, le sud-coréen Samsung Electronics, son dauphin japonais NEC et leurs concurrents directs, les américain Micron Technology, allemand Infineon (ex-Siemens) et sud-coréen Hyundai Electronics Industries. Le numéro un mondial des composants, l'américain Intel, figure également dans le groupe, en dépit d'une présence confidentielle dans les DRAM. Ces six groupes représentent 80% de la production mondiale de DRAM, mais se défendent de vouloir monopoliser le marché, en assurant que leur alliance était ouverte à d'autres. "Les compagnies intéressées pourront avoir accès aux informations sur la conception des composants et pourront fournir une contribution au processus de développement en devenant membre actif" du groupe, selon leur communiqué commun. Cet effort commun "va permettre de garantir que l'évolution à venir des DRAM sera cohérente avec l'évolution des microprocesseurs et des systèmes d'exploitation". Les DRAM sont les composants de base des ordinateurs de bureau: elles permettent de stocker les informations d'une manière provisoire, sous réserve d'une alimentation régulière en électricité. Ce marché, très cyclique, est en phase de reprise après plusieurs années épouvantables dues à de très importantes surcapacités au plan mondial. Les spécialistes des DRAM sortent éprouvés de la crise, alors que la construction d'une usine moderne nécessite des investissements de l'ordre du milliard d'euros. Selon la nouvelle alliance, les efforts du groupe porteront sur la mise au point de "DRAM avancées de haute performance pour des applications pour l'après 2003". D'après l'agence sud-coréenne Yonhap, l'accord aurait été atteint le mois dernier lors d'une réunion des représentants des six firmes consacrées au développement conjoint d'une DRAM de 1 gigabit. Un tel composant, qui existe déjà depuis quelques années en laboratoire, serait quatre fois plus performant que les mémoires DRAM de 256 megabits, les plus puissantes actuellement disponibles sur le marché mondial. L'arrivée sur le marché des mémoires de 1 gigabit ou de 4 gigabit, qui donnera un coup d'accélérateur spectaculaire aux technologies multimédias, nécessite une remise à plat de tout l'appareil de production des constructeurs, qui atteignent actuellement leurs limites.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/000117/4/83ee.html

Intel dope ses microprocesseurs pour les ordinateurs portables
Samedi, 22/01/2000 - 00:00

Intel, le premier fabricant mondial de microprocesseurs, a présenté mardi à Paris une nouvelle technologie destinée aux ordinateurs portables, qui permettra d'augmenter considérablement leur puissance sans supplément de poids. Intel va commencer à commercialiser des processeurs Pentium III à 650 MHz destinés aux ordinateurs portables, qui seront dotés de la technologie SpeedStep. Cette technologie permet d'abaisser automatiquement le voltage et la fréquence du processeur, selon que l'ordinateur fonctionne sur batterie ou sur secteur. Le processeur, qui tourne à 650 MHz avec une alimentation à 1,6 volts lorsqu'il est branché sur le secteur, descend automatiquement à 500 MHz et 1,35 volts lorsqu'il fonctionne sur batterie. "La consommation électrique du processeur est ainsi réduite de 40 à 50%, tout en conservant 80% de la performance maximale de l'ordinateur", a indiqué Stéphane Nègre, directeur marketing processeurs pour l'Europe. Le passage d'un mode de fonctionnement à l'autre, assuré par un logiciel, se fait sans changement notable pour le fonctionnement des applications en cours. Seules les applications les plus gourmandes en capacité de traitement, comme les anti-virus et les logiciels de compression ou décompression de fichier, ou encore les calculs 3 Dimensions, par exemple pour les jeux vidéo, sont affectées par le ralentissement du processeur.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/000118/32/84jv.html

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Espace
Espace et Cosmologie
Sommes-nous tous Martiens ?
Samedi, 22/01/2000 - 00:00

De nouveaux calculs montrent que depuis 4,5 milliards d'années, la Terre a reçu des milliards de météorites martiennes, ces pierres éjectées de Mars lors de collisions avec des comètes et des astéroïdes. Des expériences ont aussi prouvé que certaines bactéries peuvent survivre au long voyage spatial entre les deux planètes. Ce qui pose deux questions : s'il y a de la vie sur Mars, certains de ces microbes se sont-ils acclimatés sur Terre? Et si c'est le cas, sommes-nous les descendants de bactéries martiennes? L'hypothèse n'est pas aussi absurde qu'on pourrait le croire, affirme Curt Miliekowsky, de l'Institut royal de technologie, en Suède. Mars, qui est une petite planète, s'est refroidie plus vite que la Terre. Et à ses débuts, c'était un endroit humide et donc propice à la vie. Des êtres unicellulaires ont donc pu y apparaître plus tôt que chez nous. Et venir s'installer sur notre planète au hasard des collisions d'astéroïdes. Des bactéries ont-elles vraiment pu survivre au voyage? Lors d'une expérience, 10% d'une colonie de Bacillus subtilis a survécu à un séjour de six ans dans l'espace. Comme une pierre peut contenir jusqu'à 100 millions de microbes, le nombre de voyageurs a pu être assez considérable. Une bactérie arrivée sur Mars avant que la planète ne s'assèche aurait facilement pu y proliférer. Et une bactérie martienne arrivée sur Terre il y a longtemps aurait aussi pu y ensemencer la vie. Il est même possible que les deux planètes se soient échangées de la vie à plusieurs reprises!

Cybersciences : http://www.cybersciences.com/Cyber/3.0/N1613.asp

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Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
La Terre entre effet de serre et syndrome de réfrigérateur
Samedi, 22/01/2000 - 00:00

Si le réchauffement du climat inquiète de plus en plus les scientifiques, c'est que la Terre risque de connaître un phénomène bien connu de tous : lorsqu'on dégivre un réfrigérateur, la glace donne d'abord l'impression de ne pas fondre, puis elle se détache brusquement des parois. Pour Nicole Petit-Maire, grande spécialiste française de paléoclimatologie, cette image reflète un danger réel car, souligne-t-elle, si un "frigo" risque tout juste d'inonder un peu la cuisine, la fonte des glaciers de la Terre, qui pourrait bien se produire un jour selon ce scénario, entraînerait une véritable catastrophe. La présidente du Comité national français de l'Union internationale pour la recherche sur le quaternaire (CNF-INQUA), a fait part de son inquiétude. Ces cartes, élaborées sous la coordination de Mme Petit-Maire - et par ailleurs disponibles gratuitement auprès de l'ANDRA, notamment pour les écoles -, sont destinées à mieux appréhender l'évolution du milieu géologique, en prévision d'enfouissements de déchets radioactifs. "En raison de la pollution atmosphérique due aux activités humaines, explique la scientifique, le climat terrestre change incontestablement. Depuis une quarantaine d'années, des anomalies comme les tempêtes qui ont frappé en décembre la France sont de plus en plus violentes et fréquentes." "Certes, poursuit Mme Petit-Maire, une tempête ne veut rien dire. Mais les cyclones se manifestent de plus en en dehors des zones tropicales, alors qu'ils ne devraient toucher normalement que lorsqu'il fait 27C. Le climat, qui était en équilibre depuis deux mille ans, se cherche un nouvel équilibre." Les coupables ? Les gaz à effet de serre, le méthane et, surtout, le gaz carbonique. "L'effet de serre, insiste Mme Petit-Maire, est en soi un phénomène naturel utile. C'est grâce à lui que la température moyenne atteint sur la Terre 15 degrés, alors qu'elle serait autrement de moins 18 degrés. Le bouleversement vient de l'effet de serre additionnel." Grâce à l'examen des "archives" climatiques que constituent les bulles d'air piégées dans les glaces antarctiques, la science connaît aujourd'hui dans le détail l'évolution du climat de ces 420.000 dernières années, marquée par une alternance de périodes glaciaires et interglaciaires (dont la nôtre). Les deux cartes présentent l'environnement de la France dans deux périodes cruciales: celle d'il y a 18.000, correspondant au dernier maximum glaciaire, avec des températures moyennes inférieures de 4,5C par rapport à aujourd'hui, et celle d'il y a 8.000 ans, correspondant à l'optimum climatique de l'holocène (dernière période du quartenaire), avec des températures de 2 degrés supérieures aux actuelles. A peine plus de sept degrés en température moyenne séparent donc ces deux "photographies" de la France d'autrefois, mais les différences sont bouleversantes : toundra aride et steppes d'un côté, végétation diversifiée et forêts de l'autre... "Depuis le début du siècle, relève la scientifique, la température moyenne a augmenté d'un degré sur les continents et de 0,6 degré sur les océans. Lorsqu'on voit sur nos cartes les bouleversements écologiques provoquées par une si petite différence de températures, on peut se rendre compte que, sans modifier profondément sa façon d'agir, l'homme risque d'aller vers la catastrophe. Le premier biberon réchauffé, c'est la première contribution de chaque bébé à la pollution de l'atmosphère..."

AFP : http://www.actualinfo.com/fr/sciences/depeche.cfm?depeche_Index=175603&cat=14&f=...

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Un oeil électronique pour aveugle
Samedi, 22/01/2000 - 00:00

Une équipe de chercheurs américains de l'Institut Dobelle vient de mettre au point un appareil qui permet aux aveugles de distinguer les contours et les formes en noir et blanc. Ce système, encore très imparfait suffit pour saisir des objets ou s'orienter dans des lieux publics. Le système repose sur une caméra, dont les images sont traitées par un ordinateur avant d'être envoyées directement dans le cortex visuel du cerveau à l'aide d'électrodes. La caméra noir et blanc miniature est montée sur une paire de lunettes. Elle est couplée à un détecteur de distance à ultrasons. Les données sont ensuite envoyées à un ordinateur portatif qui retraite l'image en accentuant les contours des objets et en éliminant les détails qui la surchargent. Cette information est ensuite répartie entre 68 électrodes de platines qui viennent stimuler directement le cortex visuel à l'aide de petites décharges électriques et permettent au patient à voir un assemblage de taches blanches qui s'allument ou qui s'éteignent. La première personne à avoir bénéficié de cette invention est un New-Yorkais de 62 ans, connu sous le nom de Jerry. Il est devenu aveugle suite à un accident à l'âge de 36 ans. Grâce au système, il a pu s'orienter dans le métro de New York. Lors d'expériences, il a aussi pu trouver un chapeau dans un pièce et le poser sur la tête d'un mannequin, ou trouver des prises de courant. Les chercheurs soulignent que la perception visuelle que permet ce système reste très limitée par rapport à ce que permet l'oeil humain. Non seulement le champ de vision de Jerry est très restreint mais il ne voit ni couleurs, ni textures. Enfin, la perception des distances reste très difficile. Il n'en reste pas moins vrai que ce système, qui devrait être en vente d'ici un an, représente quand même une extraordinaire avancée médicale et ouvre de prometteuses perspectives dans le domaine des prothèses visuelles électroniques.

Brève rédigée par @RTflash

BBC News : http://news.bbc.co.uk/hi/english/sci/tech/newsid_606000/606938.stm

90 % du génome humain est décodé
Samedi, 22/01/2000 - 00:00

Au moins 90 % du génome humain est désormais séquencé et enregistré dans la banque de données de la société Celera Genomics, a annoncé le président de la compagnie de Rockville (Maryland, est), Craig Venter. Le génome humain, composé de trois milliards de caractères portés par 23 paires de chromosomes et situé dans le noyau des cellules, définit les caractéristiques de l'individu. "Notre analyse et notre comparaison statistiques des gènes déjà connus laisse entendre que plus de 97 % des gènes humains sont représentés dans notre banque de données", a estimé Craig Venter. Celera Genomics compte terminer le séquençage du génome humain à l'été 2000.

Brève rédigée par @RTFlash

ABC News : http://abcnews.go.com/sections/science/DailyNews/humangenome000110.html

La chimie de la vie au coeur des étoiles
Samedi, 22/01/2000 - 00:00

La vie est apparue sur Terre lorsque la foudre frappant les océans primitifs a permis aux molécules de méthane, d'hydrogène et d'ammoniac que s'assembler pour former des molécules organiques plus complexes, comme les sucres et les acides aminés. Chose surprenante, le même processus se déroule aussi dans l'espace, dans les étoiles vieillissantes. Il est douteux que l'on rencontre un jour les monstres de l'espace chers au films de science-fiction de série Z, mais cette matière organique omniprésente rend sans doute l'apparition de la vie sur les planètes beaucoup plus facile. L'astronome Sun Kwok, de l'Université de Calgary, au Canada, s'intéresse depuis longtemps aux étoiles rouges géantes et spécialement celles qui existent brièvement dans les nébuleuses proto-planétaires. En mesurant le spectre de diverses étoiles à des stades de développement avancés, mais très voisins, il a constaté que celles-ci synthétisent de grandes quantités de molécules organiques en quelques milliers d'années seulement. On ne comprend pas très bien comment cette synthèse chimique peut s'effectuer aussi efficacement dans l'enveloppe des étoiles, où la densité de matière est faible. Mais la séquence de fabrication est connue : il y a d'abord production d'acétylène (CHHC). Ces molécules s'assemblent ensuite pour produire des ensembles plus vastes, comme le benzène (C6H6H), puis des hydrocarbures aromatiques complexes. Ces molécules organiques qui constituent la base des sucres et des acides aminés sont éventuellement expulsées vers l'espace interstellaire. Elles entrent donc un jour ou l'autre dans la fabrication de nouvelles planètes. Si elles s'y trouvent en quantités importantes, l'apparition de la vie s'en trouve facilitée. Reste une question : la synthèse chimique qui se produit dans les étoiles est-elle assez poussée pour produire directement des acides aminés? Si oui, l'apparition de la vie serait certainement très commune. Malheureusement, les télescopes ne sont pas capables de les détecter pour l'instant.

Cybersciences : http://www.cybersciences.com/Cyber/0.0/0_0_0.asp

Les médicaments attaquent en nanocapsule
Samedi, 22/01/2000 - 00:00

La navette s'approche de la cellule cancéreuse, libère son chargement de médicament et se désintègre en quelques jours. Sa mission dans l'espace... intracellulaire est terminée. Applaudissements dans la salle. Cette capsule d'à peine un quart de micron a détruit une cellule malade qui résistait au traitement, sans intoxiquer le reste des organes. Ce scénario, Patrick Couvreur, pharmacologue au CNRS (1), l'a déroulé dans sa tête depuis plus de quinze ans. Aujourd'hui, ses efforts de recherche semblent prêts d'aboutir. Bio Alliance Pharma, une start-up de onze personnes, s'est installée le mois dernier à côté de son laboratoire et va démarrer des essais cliniques (phase II) sur ces nanoparticules renfermant un anticancéreux (la doxorubicine) utilisé dans le cas de leucémie aiguë résistante et les métastases hépatiques. A y regarder de près, ce minuscule livreur de médicament, baptisé "Transdrug", ressemble à "une pelote de laine dans laquelle sont dispersées des molécules actives", explique Patrick Couvreur. Injectées dans le sang, les nanoparticules sont recouvertes par des protéines du plasma. Ainsi "décorées", elles sont repérées par les macrophages du foie et de la rate, véritables éboueurs du corps humain, puis redistribuées vers les cellules cancéreuses. Là, elles libèrent progressivement leur cargaison de médicaments, au moment où leur gangue de polymère se dégrade. Premier avantage de ce transport indirect: les molécules du médicament ne se concentrent plus au niveau du coeur. La toxicité cardiaque est donc réduite. Mais, surtout, le médicament, libéré en forte concentration, fait fi des mécanismes de résistance de la cellule. En effet, la pompe cellulaire chargée de refluer tout élément toxique ne voit pas passer le médicament camouflé, qui pénètre sans peine au coeur de la cellule. De tels moyens de délivrer des anticancéreux commencent à se développer, notamment par l'intermédiaire des liposomes. Avec les nanoparticules, il s'agit d'une carte supplémentaire pour déjouer les mécanismes de résistance. "Si les évaluations cliniques sont concluantes, on espère une mise sur le marché d'ici à 2002", souligne Dominique Costantini, co-fondatrice de Bio Alliance Pharma. Sans plus attendre, Patrick Couvreur réfléchit déjà à des nanoparticules capables d'aller encore plus précisément à une adresse biologique pour y délivrer des médicaments.

Libération : http://www.liberation.com/quotidien/semaine/20000118marzj.html

Le système nerveux au secours de la lutte contre le cancer
Samedi, 22/01/2000 - 00:00

Le traitement du système nerveux pourrait être une arme efficace pour lutter contre l'apparition des cancers, affirme un scientifique chinois cité lundi par le quotidien de langue anglaise China Daily. Selon Li Yan, un chercheur de 47 ans spécialisé dans le traitement du cancer à Xian (nord), le maintien d'une bonne hygiène du système nerveux et des cures appropriées permettraient d'éviter la transformation de cellules saines en cellules cancérigènes. M. Li, qui base ses conclusions sur l'observation de plus de 2.000 cas de cancers, souligne que 80% des patients avaient "subi des stress sérieux juste avant d'être atteints du cancer". Parmi ces "stress" , il cite le décès de proches, la perte d'un emploi ou tout autre changement non désiré intervenu dans la vie du patient juste avant qu'il ne développe un cancer. A l'appui de ses dires, il mentionne cent soixante patientes, mortes des suites d'un cancer du sein dont 95% avaient subi des "stress psychologiques intenses" juste avant de contracter la maladie. "J'ai découvert, note-t-il, que les cellules cancérigènes prolifèrent lorsque le système nerveux ne parvient plus à aider le corps à s'adapter de manière adéquate à son environnement". Ses observations ont été confirmées par des expériences en laboratoire qui ont montré que des souris "effrayées en permanence" développent des tumeurs malignes beaucoup plus rapidement que des souris vivant dans le calme. Curieusement toutefois, aucun des 890 malades mentaux de l'hôpital psychiatrique de Xian n'est mort d'un cancer au cours des trente dernières années. "Cela prouve, explique M. Li, cité par China Daily, que ceux qui ont perdu leur capacité à penser normalement ou à réagir à des stress inhabituels sont souvent épargnés par le cancer". Ses travaux constituent l'un des programmes clés de recherche médicale financés par le gouvernement chinois. Le cancer est devenu la principale cause de mortalité des citadins chinois en 1996, devant les maladies cardio-vasculaires, avec une explosion des cancers du poumon, du sein, du colon et du rectum ces dernières années.

AFP : http://www.actualinfo.com/fr/sciences/depeche.cfm?depeche_Index=168880&cat=14&f=...

Les biopuces progressent
Samedi, 22/01/2000 - 00:00

Les puces à ADN, que l'on appelle aussi " biochips " ou " genechips " en anglais, ne sont pas très vieilles - à peine plus de cinq ans. Pourtant ces petits carrés de verre, de polymères ou parfois de silicium, sont capables de distinguer en une seule opération et par un traitement massivement parallèle quelques dizaines de milliers de séquences d'acides nucléiques - ces fameux composants de notre patrimoine génétique -, donnant le vertige aux industriels de la pharmacie comme à ceux de l'agrochimie. Avec les " biochips ", ils trouveront les cibles de nouveaux médicaments, ils testeront ceux qui existent pour en faire des traitements adaptés à chaque profil génétique, ils contrôleront la qualité des aliments ou sélectionneront des espèces végétales plus résistantes à certaines maladies. En 1998, le marché des applications des puces à ADN était évalué, à l'horizon 2002, dans une fourchette située entre 100 millions et 1 milliard de dollars (540 millions à 5,4 milliards de francs).Quelle que soit leur architecture, toutes les puces à ADN reposent sur le même principe d'appariement, découvert par les Prix Nobel Watson et Crick. A un brin d'ADN, succession de bases symbolisées par les quatre lettres A, T, C et G, correspond un autre brin portant les bases complémentaires. Il suffit donc de fixer un brin solitaire, aussi appelé " sonde ", sur un support, tel un hameçon, pour partir à la pêche aux gènes. C'est ainsi que sont construites toutes les sondes, à partir des quatre bases A, T, C, G ordonnées de différentes façons. Marc Cuzin, au Leti, Laboratoire d'électronique, de technologie et d'instrumentation du CEA, met pour sa part l'accent sur la pureté de la sonde. Les masques, dit-il, ne permettent pas de construire exactement la même séquence d'acide nucléique au centre et au bord de l'espace délimité. Or, dans les années à venir, ce paramètre risque fort de devenir essentiel. Les puces ne devront plus seulement dire si " oui " ou " non " la séquence génétique recherchée est présente, mais en quelle quantité elle est présente. Par conséquent, le CEA s'engage aussi sur la voie du robot pour faire de la synthèse de sondes in situ. Le travail de cet automate sera couplé à la technologie d'adressage électrochimique que le CEA a déjà développée pour la puce MICA. Dans ce cas, le support de la puce est en silicium et les brins d'ADN sont fixés sur des plots qui sont en fait des électrodes d'or. La place des sondes est déterminée par le passage d'un courant électrique. Ces différents développements ne sont que quelques exemples de puces à ADN. Car de l'accrochage ou synthèse des sondes à la lecture des résultats, nombreux sont encore les points sur lesquels des innovations ou des améliorations sont possibles. Mais, tous les biologistes en sont persuadés, la puce à ADN sera à la génétique ce que la photographie aérienne est aujourd'hui à la cartographie.

Le Monde : http://www.lemonde.fr/article/0,2320,seq-2081-37775-MIA,00.html

Des peptides synthétiques pour ramener le prion infectieux à la raison
Samedi, 22/01/2000 - 00:00

Des chercheurs suisses et américains ont identifié des peptides synthétiques capables de convertir le prion pathologique en prion normal en rétablissant son état biochimique et structural d'origine. Cette découverte représente une nouvelle approche thérapeutique dans les maladies à prions. On le sait, les encéphalopathies spongiformes transmissibles sont associées à la conversion de la structure de la protéine normale prion (PrPc) en une protéine infectieuse (PrPSc) qui diffère de la protéine native par sa conformation dans l'espace, en l'occurrence par son repliement. L'équipe du Dr Claudio de l'institut de recherche du laboratoire pharmaceutique Serono (Genève) et du New York University Medical Center (New York, Etats-Unis) ont cherché à savoir si cette transition conformationnelle pouvait être inhibée et rétablie par des peptides homologues de fragments de la PrP impliqués dans le repliement anormal de la protéine. Ces peptides synthétiques contiennent des résidus spécifiques qui agissent comme des bloqueurs des feuillets bêta. L'impact de ce peptide synthétique a également été étudié dans un modèle cellulaire de maladie familiale à prion. Enfin, son effet sur le pouvoir infectieux du prion pathologique a été analysé in vivo en évaluant les temps d'incubation de la maladie sur des souris atteintes de scrapie. Selon les auteurs, ces peptides inhibiteurs ou des dérivés sont des outils utiles pour étudier le rôle joué par la conformation du prion. De plus, ce concept apparaît représenter une nouvelle approche pour le développement rationnel de médicaments qui pourraient empêcher les changements conformationnels impliquées dans plusieurs pathologies. De fait, les chercheurs confient avoir déjà créé des peptides synthétiques destinés à combattre les lésions de la maladie d'Alzheimer, affection neurodégénérative caractérisée par des dépôts cérébraux de protéine ß-amyloïde.

Caducée : http://www.caducee.net/breves/breve.asp?idp=1&idb=268

De la provitamine A dans du riz transgénique
Samedi, 22/01/2000 - 00:00

Des chercheurs suisses et allemands rapportent dans la dernière livraison de Science avoir créé du riz transgénique qui exprime la provitamine A ou bêta-carotène. Ils espèrent ainsi lutter contre le déficit en vitamine A qui touche notamment 124 millions d'enfants à travers le monde. Le riz est l'aliment de base de millions de personnes. La partie comestible du grain de riz qui reste après polissage, l'endosperme, est dépourvue de plusieurs nutriments essentiels, dont la provitamine A. Or l'avitaminose A est à l'origine de troubles de la vision nocturne et de xérophtalmie, pouvant conduire à la cécité, rappellent Peter Beyer et ses collaborateurs de l'Institut fédéral helvétique de technologie de Zurich (Suisse) et de l'Université de Freiburg (Allemagne). Cette carence nutritionnelle est présente dans 26 pays du globe, notamment en Asie, en Afrique et en Amérique latine. En Asie du Sud-Est, on estime que 250.000 enfants perdent la vue chaque année du fait d'un déficit en vitamine A. Les chercheurs ont réussi un véritable tour de force en introduisant simultanément trois vecteurs différents (psy, crtl, lcy) pour reconstituer l'intégralité de la voie de la synthèse du bêta-carotène dans l'endosperme du riz. C'est l'espèce asiatique du riz cultivé, Oriza sativa, qui a été génétiquement transformée. Les premiers calculs montrent que cette céréale transgénique peut apporter assez de provitamine A, métabolisée dans l'organisme en vitamine A, pour satisfaire aux besoins nutritionnels après consommation d'une ration quotidienne de riz. Dans la plupart des cas, les endospermes transgéniques avaient une teinte jaune, preuve de la présence de caroténoïdes. Il est encore loin d'être acquis que cette couleur sera forcément du goût des consommateurs habitués à ce que le riz soit blanc ou brun. Alors qu'une partie du public exprime d'importantes réticences vis-à-vis des OGM, on ne peut qu'espérer que cette application de la transgénèse végétale pour améliorer la misère humaine, sans but de profit à court terme, contribuera à faire en sorte qu'elle soit acceptée.

Caducée : http://www.caducee.net/

Cigarette, alcool, sédentarité ou obésité = risque de constitution de caillots
Samedi, 22/01/2000 - 00:00

Les hommes qui fument, boivent de l'alcool, ne font pas d'exercice ou sont obèses ont dans le sang des taux anormaux de certains éléments précurseurs de la constitution de caillots, soulignent les chercheurs de la Queen University de Belfast (Irlande du Nord)."Ne pas fumer et faire de l'exercice permet non seulement d'améliorer ses taux de cholestérol et sa tension artérielle mais également de réduire la tendance du sang à former des caillots et de faciliter sa circulation", souligne le principal auteur de l'article, le Pr. John Yarnell. L'étude a porté sur plus de 2.000 hommes des Galles du Sud âgés de 49 à 65 ans. Les chercheurs ont examiné l'évolution des taux de six substances du sang en fonction des habitudes de vie des sujets étudiés, notant que l'activité physique agit sur certaines, le tabac ou l'alcool sur d'autres. "La réduction en éléments responsables de la formation de caillots sanguins et de l'épaisseur du sang peuvent expliquer, du moins en partie, pourquoi les risques de maladies cardiaques diminuent rapidement lorsqu'une personne arrête de fumer", écrit le Dr Yarnell.

New York Times : http://www.nytimes.com/yr/mo/day/national/index-science.html

Un emballage qui se vaporise et qui se mange
Samedi, 22/01/2000 - 00:00

Plus de bataille avec le film plastique qui refuse de se laisser couper correctement, qui se colle et se chiffonne. Avec l'invention que vient de rendre publique une société québécoise, il suffit de donner un coup de spray pour que les aliments soient emballés. BioEnvelopp Technologies a mis au point un biopolymère biodégradable et comestible fabriqué à base de protéines de lait. Ce " liquide bioplastique " se présente en spray qu'il suffit de vaporiser sur le plat à recouvrir. Pas besoin de l'enlever : il se mange. La société a mené des tests avec une douzaine de personnes. Les volontaires ont goûté, à l'aveuglette, des pizzas avec ou sans " bioplastique " et ils n'ont pas senti la différence. Ce matériau pourrait bien évidemment remplacer le traditionnel film plastique d'emballage alimentaire, mais aussi permettre d'améliorer ou de modifier la saveur des aliments en y incorporant des arômes. Le coût de fabrication est compétitif : 18 francs par litre contre 20 pour les plastiques dérivés du pétrole.

Sciences&Avenir : http://quotidien.sciencesetavenir.com/sci_20000118.OBS1354.html

Un virus soupçonné de provoquer la sclérose latérale amyotrophique
Samedi, 22/01/2000 - 00:00

La sclérose latérale amyotrophique, une affection neurologique rare et mortelle également connue sous le nom de maladie de Charcot, pourrait avoir une origine virale, affirment des chercheurs américains . Les analyses ont montré la présence d'un virus dans les cellules nerveuses motrices de la moelle épinière de 15 patients sur 17 atteints de sclérose latérale amyotrophique, selon l'équipe de chercheurs de l'université de Californie et de l'université Rockfeller, à Lyon. Ce virus serait un agent pathogène proche du virus responsable de la méningite virale et de cas rares d'encéphalite. De nombreux chercheurs soupçonnaient un lien viral et cette étude vient confirmer cette thèse en identifiant un virus dont on sait qu'il cause des dégâts au système nerveux précisément dans les zones touchées par cette maladie. Aussi connue sous le nom de maladie de Charcot, qui l'a découverte en 1869, la sclérose latérale amyotrophique est une maladie dégénérative du système nerveux provoquée par une perte progressive des neurones moteurs. Elle entraîne des troubles moteurs irréversibles et de plus en plus graves, une paralysie musculaire, des troubles de la déglutition, une atteinte des muscles respiratoires et généralement la mort dans les cinq ans. Le célèbre joueur de base-ball américain, Lou Gehrig avait été emporté par cette maladie en 1941.

Brève rédigée par @RTFlash

Los Angeles Times : http://www.latimes.com/news/health/

Naissance d'un singe obtenu par clivage embryonnaire
Samedi, 22/01/2000 - 00:00

Des chercheurs américains ont annoncé la naissance d'un singe femelle, baptisé Tetra, obtenu à partir du clivage en quatre d'un embryon de macaque au stade huit cellules. Cette méthode de clonage, déjà utilisée chez d'autres mammifères (lapin, vache), ne nécessite pas, comme dans le cas de la brebis Dolly, le transfert d'un noyau d'une cellule somatique adulte dans le cytoplasme d'un ovocyte receveur énucléé. Par rapport aux techniques de clonage actuelles, le clivage embryonnaire a donc pour avantage de permettre d'obtenir des animaux strictement identiques à la fois sur le plan de la composition de leur noyau mais également de leur cytoplasme. L'objectif de cette technique particulière de clonage est de créer une fratrie composée d'animaux complètement identiques pouvant servir de modèles de maladies ou de matériel pour l'expérimentation thérapeutique. La démonstration de la faisabilité du clonage par clivage embryonnaire chez le primate constitue, à n'en pas douter, la dernière frontière qui nous sépare véritablement d'un éventuel clonage de l'embryon humain. Les chercheurs font remarquer que des embryons clonés issus d'un clivage embryonnaire peuvent être congelés, et donc transférés plus tard. Ceci permet d'obtenir des clones génétiquement identiques mais d'âges différents.

Brève rédigée par @RTFlash

Washington Post/14-01-2000 :

_ http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/articles/A43122-2000Jan13.html




Quand Darwin joue aux dames avec des ordinateurs neuronaux
Samedi, 22/01/2000 - 00:00

Les jeux peuvent être chose sérieuse. Ils sont un moyen d'évaluer l'intelligence des ordinateurs par rapport à la nôtre. Deux informaticiens américains affirment, exemple à l'appui, que la meilleure méthode pour améliorer les performances intellectuelles des ordinateurs est celle qui a produit l'intelligence humaine : l'évolution selon Darwin. David Fogel, de la société Natural Selection Inc., de La Jolla (Californie), et Kumar Chellapilla, de l'université de Californie à San Diego ont " fait évoluer " un programme informatique capable de disputer une partie de jeu de dames anglaises d'un niveau élevé. Ils n'ont introduit dans l'ordinateur guère plus que les indications qu'on donne à un débutant, puis ils l'ont laissé créer divers algorithmes " (ensembles de données qui permettent de décider du coup suivant). Pour affiner ces algorithmes, issus de réseaux neuronaux mimant le fonctionnement du cerveau humain, ils les ont fait s'affronter dans une lutte où le meilleur survit. Le résultat est impressionnant : après deux cent cinquante générations issues d'une population initiale de quinze réseaux neuronaux, le meilleur de ces programmes a joué contre tous les adversaires humains désireux de relever le défi sur Internet. En 90 parties, le réseau neuronal s'est placé au " niveau A " du classement standard des joueurs de dames, juste après les experts et les maîtres. Mieux encore : il a réussi à battre un adversaire chevronné. Victoire d'autant plus remarquable que l'ensemble du processus évolutionniste n'a demandé que quelques jours de calcul à un ordinateur domestique (133 MHz), d'une puissance sans commune mesure avec des stations de travail utilisées fréquemment en intelligence artificielle. La méthode de Chellapilla et Fogel est très novatrice car elle consiste à laisser des algorithmes médiocres améliorer leurs capacités uniquement par l'expérience. Les deux chercheurs se contentent de " dire " à leurs programmes d'appliquer la stratégie d'un joueur modeste (un système de choix élémentaire connue des programmeurs sous le nom de " théorie Minimax "). Les programmes des deux Américains sont capables d'apprendre parce qu'ils sont incorporés à des réseaux neuronaux, qui fonctionnent à la manière du cerveau humain. Plutôt que d'indiquer pas à pas comment parvenir au résultat recherché, on fournit simplement des données à ces réseaux qui, suivant un processus d'apprentissage, comparent leur résultat à celui recherché pour tenter ensuite de s'en rapprocher au mieux. Ce mode de fonctionnement est rendu possible par la structure des réseaux neuronaux, qui sont composés de plusieurs couches de " cellules " reliées entre elles, formant une toile. Ce réseau est capable d'ajuster la " force " de ses propres interconnexions, exactement comme cela se passe pour celles des neurones du cerveau humain, lors de l'apprentissage. Les réseaux neuronaux peuvent, de cette manière, acquérir toutes sortes de compétences, comme la faculté de reconnaître les visages et les voix, les règles du jeu de dames ou d'échecs .Chellapilla et Fogel leur ont fait franchir une étape décisive en les mettant en compétition entre eux et en sélectionnant les " plus doués " afin d'améliorer leurs capacités. C'est là toute la beauté du processus : sans aucune entrée de données savantes, l'ordinateur a " fabriqué " son propre joueur de première catégorie.

Le Monde : http://www.lemonde.fr/article/0,2320,seq-2077-38337-QUO,00.html

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Homme
Anthropologie et Sciences de l'Homme
L'offre internet de France Télécom pour l'Education nationale
Samedi, 22/01/2000 - 00:00

France Télécom vient de lancer Scol@gora, une gamme de services spécifiques " pour aider " les établissements scolaires - de l'école primaire au lycée - à monter dans le train des nouvelles technologies. Deux publics sont visés : d'une part, les établissements connectés, via les rectorats, à Renater (le Réseau national pour l'éducation et la recherche) et, d'autre part, les établissements directement reliés à l'internet. Aux premiers, France Télécom propose deux nouveaux services : une messagerie destinée aux enseignants, classes et élèves, et des annuaires recensant les membres de chaque communauté. Aux seconds, outre un accès Wanadoo, l'opérateur propose des serveurs interdisant l'accès à certains sites (pornographiques, par exemple), une protection anti-virus ou encore l'hébergement de boîtes aux lettres. Enfin, cinq modèles de routeurs viennent compléter l'offre Scol@gora. Côté prix, l'offre de France Télécom ne brille guère par sa lisibilité. Entre le package de base, les services vendus entre 3,50 F et 6 F " l'unité " (entendez "par utilisateur") par mois, le routeur (cinq modèles dont les prix vont de 1 490 F à 3 000 F HT), les services sécurisés (coûtant de 7 900 F à 16 500 F par an) et le choix ou non de l'ADSL, difficile d'évaluer le coût total pour les rectorats. Parallèlement, France Télécom a ouvert un portail de services spécialement destinés à la communauté éducative. Les professeurs des écoles (enseignants du primaire) y trouveront des idées et des outils pour réaliser un site avec leurs élèves. Grâce aux annuaires, les enseignants pourront, par exemple, "jumeler" des classes. En revanche, pas question de fournir du contenu comme le font Vivendi/Havas avec Nathan et Lagardère/Club-Internet avec Hachette : " C'est une volonté délibérée de la part de France Télécom de ne pas s'associer à un partenaire commercial sur ce marché de l'éducation ", nous a déclaré Mireille Levant, de la direction du "projet enseignement" de France Télécom.

ZDNet : http://www.zdnet.fr/cgi-bin/a_actu.pl?File_ini=a_actu.zd&ID=12574

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Recherche
Recherche & Innovation, Technologies, Transports
Les espoirs du XXIe siècle
Samedi, 22/01/2000 - 00:00

Découvrirons-nous des traces de vie sur Mars ? L'origine de l'univers sera-t-elle élucidée ? Guérira-t-on le cancer ? Y aura-t-il encore une école ? La voiture sera-t-elle bannie des centres-villes ? Parviendrons-nous au zéro déchet ?A l'occasion du passage à l'an 2000 et à moins de 366 jours du troisième millénaire, nous avons demandé à des universitaires, chercheurs, médecins, etc., de nous donner leur vision du siècle prochain. Il ne s'agit en aucune manière de prédictions, mais de pistes de réflexion sur les enjeux et les modifications que le XXIe siècle est susceptible d'apporter dans notre vie quotidienne. Ces spécialistes ont accepté de se livrer à un exercice périlleux, à partir des grandes orientations amorcées ces dernières années dans leur domaine de recherche respectif. Polémiques, optimistes ou alarmistes, ils ont en commun cet espoir que l'homme saura tirer des enseignements des tragédies passées. Astronomie, chimie, climat, éducation, environnement, habitat, nouvelles technologies de l'information, religion, santé, travail, etc. : ce petit tour d'horizon, loin d'être exhaustif, permet de dégager des tendances. Et de donner un coup de projecteur sur la richesse des laboratoires de la région lyonnaise et stéphanoise, à travers ses chercheurs - CNRS, École centrale de Lyon, École de Chimie Physique Électronique de Lyon, École des mines de Saint-Etienne, École normale supérieure de Lyon, ENTPE, INSA de Lyon, Institut des sciences de l'homme, universités lyonnaises, etc.

Progrés-21-01-2000(voir dossier complet en ligne) : http://www.leprogres.fr/espoirs/index.htm

Connaissez-vous le numériseur d'âmes ?
Samedi, 22/01/2000 - 00:00

"Après une existence organique, l'homme deviendra numériquement transcendant", imagine le site mexicain Sputnik. Citant des pistes de recherche publiées par le laboratoire de British Telecom, le webzine explique comment tous les gestes, paroles et émotions d'une vie entière pourront, dans l'avenir, être enregistrés. Le concept, formulé par les chercheurs anglais, a pour nom "numériseur d'âmes". Des capteurs, reliés en permanence aux cinq sens et conjugués à de super processeurs, mémoriseraient, tout au long de la vie, les moindres faits et gestes des hommes, émotions inclues. La base de données obtenue, poursuit Sputnik, donnerait naissance à un "être" virtuel, que ses descendants pourraient interroger à loisir. Ces élucubrations de science-fiction pourraient laisser croire que les responsables du labo ont fumé la moquette. Elles s'appuient, pourtant, sur des calculs inspirés par la fameuse loi de Moore. Cette loi est un constat empirique démontrant la croissance toujours exponentielle de la vitesse de calcul des microprocesseurs. D'après les chercheurs anglais, rapporte Sputnik, "en 80 ans, le cerveau humain traite en moyenne 10 téraoctets de données, l'équivalent de 7 millions de milliards de disquettes". Conclusion des chercheurs : dans 30 ans, la puissance des ordinateurs aura rattrapé celle du cerveau humain. Tout juste le temps de préparer sa descendance à l'espionnage perpétuel...

Transfert : http://www.transfert.net/revweb/mfweb081.htm

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