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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 414
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 18 Janvier 2007
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Egalement dans ce numéro
TIC
Nouveau record de transfert de données sur fibre optique
Nouvelles technologies : 1480 milliards de dollars en 2010
L'Internet à la conquête des mobiles
Avenir
Une peau artificielle pour rendre les robots sensibles
Micro-robots en préparation pour manoeuvrer dans le nanomonde
Dick? le robot téléphonique qui rappelle aux seniors de prendre leurs médicaments
Matière
Stocker l'information au niveau atomique
Energies renouvelables : l'Europe accentue son effort
Espace
Découverte du premier quasar triple
Terre
L'hiver doux, climat fou : la faute à El Nino et à l'effet de serre
Vivant
La diminution des cancers du sein aux États-Unis serait liée à la baisse des traitements de la ménopause
Vaccin contre le cancer du sein : des résultats encourageants
Les cellules souches motrices du cancer identifiées
Premier essai jugé prometteur pour une nouvelle molécule anti-cancer
Des scientifiques britanniques mettent au point des oeufs de poule anticancéreux
Première mondiale : un enfant sauvé par son sang de cordon
Grenoble : clinique expérimentale utilisant les nanotechnologies
Edito
Le Consumer Electronics Show 2007 confirme la convergence numérique et la montée en puissance des robots



2.700 exposants, une surface grande comme 35 terrains de foot, et 140.000 visiteurs, le Consumer Electronics Show, le plus grand salon américain consacré à l'électronique grand public, qui fêtait ses 40 ans, a eu lieu du 7 au 11 janvier et n'a pas failli à sa réputation de grand messe mondiale de la high tech. Convergence, mobilité, simplicité et...robots ont dominé cette quarantième édition avec, d'une part, des appareils nomades servant de téléphone, de baladeur et de GPS, de l'autre des téléviseurs capables d'effectuer des enregistrements numériques, de servir de support aux consoles de jeu et aux logiciels informatiques. (Pour de plus amples informations, vous pouvez vous reporter aux articles et vidéos suivantes : CES 2007, vidéos de la BBC, Washington Post, New York Times , CNET , Wired, Microsoft , Sony).

Les premières annonces majeures concernent les formats de lecture des DVD haute définition. Pour mettre un terme à la guerre entre les technologies Blu-Ray (Sony) et HD-DVD (Toshiba), LG a fabriqué le premier lecteur capable de lire les deux formats. Time Warner lance de son côté un nouveau DVD haute définition, baptisé Total HD, qui pourra être lu sur les deux formats.

Du côté des téléviseurs, la lutte est acharnée entre le LCD et le plasma. LG a présenté le plus grand écran du monde, un LCD de 108 pouces (270 cm) de diagonale, quand Panasonic propose un plasma de 103 pouces (261cm). Cette édition 2007 a aussi été marquée par l'explosion des platines de streaming de contenus multimédia. Dans son salon, grâce au " home networking » et à de petits boîtiers numériques signés Sony, Samsung ou Netgear, il devient très facile d'aller chercher n'importe quel contenu sur son ordinateur pour le regarder confortablement, et en famille sur la télévision.

Sony a ainsi annoncé la commercialisation, dans les prochains mois, d'une solution permettant d'afficher sur la plupart de ses futurs téléviseurs LCD Bravia des films et des vidéos disponibles sur Internet, et cela sans passer par un PC. Les premiers modèles à en bénéficier sont les Bravia S présentés à Las Vegas.

Baptisé « Internet Video Link », le dispositif comprend un boîtier externe équipé d'une prise HDMI (la Péritel nouvelle génération) pour le relier au téléviseur. Une seconde prise Ethernet permet de le brancher sur un modem haut débit ou un routeur relié à Internet. Mais le système a ses limites : pas question pour le moment de surfer sur le Net. Ici, on accède uniquement aux contenus mis à disposition par les partenaires de Sony : AOL et Yahoo! Video, Sony Pictures et Sony BMG Music. Au programme, des clips vidéo, des bandes annonces de films (éventuellement en haute-définition), tous en accès gratuit. Les utilisateurs pourront aussi s'abonner à des fils d'actualité RSS. Le pilotage se fera directement depuis l'écran à l'aide de la télécommande.

Les concurrents de Sony ont également dévoilé leurs projets. Sharp, Philips et Samsung ont présenté ou évoqué des systèmes de communication sans fil sur leurs modèles, en proposant parfois la possibilité d'afficher sur le téléviseur les contenus stockés sur un PC. Dans la plupart des cas, ces dispositifs font appel à la norme Wi-Fi 802.11n, la seule à disposer d'une bande passante suffisante pour transporter des images en haute définition.

Mais la véritable innovation d'usage a été montrée sur un disque Blu-ray. Imaginez : vous êtes en train de regarder «60 secondes Chrono». A l'écran, Nick Cage, avec un blouson en cuir super classe. Vous pressez pause, et là, un menu apparaît, vous proposant d'acheter le blouson. Il n'y a qu'à préciser sa taille et la couleur. Idem pour une des Ferrari, ou les bagues d'Angelina Jolie ! Le Blu-ray, qui intègre du java permet ce genre d'interactivité.

Microsoft et Ford ont annoncé un système d'activation vocale du téléphone. Il suffira de demander à la voiture d'appeler un numéro enregistré. Le conducteur pourra aussi lancer de la musique enregistrée sur son baladeur numérique. Ce système pourra aussi lire à haute voix les SMS. Le constructeur automobile a promis que ce système serait disponible dès cette année à bord de douze modèles de la gamme, y compris sur les véhicules les moins chers.

Microsoft a également, par la voix de Bill Gates, présenté deux nouveaux services. La première annonce concerne la console de jeu XBox qui va servir de décodeur capable de transmettre sur un téléviseur une offre de télévision sur internet, et d'enregistrer les programmes sur disque dur. Microsoft veut visiblement transformer son XBox en centre de loisirs numériques de la maison et va signer des accords avec une dizaine d'opérateurs américains et internationaux.

Microsoft a également annoncé le lancement d'un serveur informatique central pour la maison, Windows Home Server, dont l'objectif est de fédérer tous les appareils électroniques domestiques. Simulant une scène, M. Gates a montré un plan de cuisine servant d'écran tactile, relié à Internet, où l'on peut recevoir des recettes. Il s'agit pour Microsoft de s'imposer sur le marché de la "maison digitale", où tous les appareils et systèmes électroniques et domotiques du foyer sont interconnectés et peuvent communiquer entre eux.

Le japonais Sony et la société Sling Media ont eux aussi dévoilé des boîtiers qui permettent de regarder sur un téléviseur la vidéo disponible sur internet. Le groupe Pulse-Link allié à Samsung, montrait le "Whole Home Interactive HD", un réseau de loisirs qui permet, à partir d'un boîtier central à la fois récepteur de télévision et connecté à internet, d'alimenter sans fil plusieurs écrans plats haute définition. Nokia a lui aussi lancé des tablettes mobiles qui centralisent les loisirs numériques, qui peuvent être transmis aussi bien sur un home cinema qu'un ordinateur portable. Encore plus fort : la Slingbox. Ce petit boîtier, développé par Sling Media redirige les émissions de télévision depuis un décodeur ou un magnétoscope vers un appareil mobile, qu'il s'agisse d'un ordinateur, d'un smartphone ou d'un assistant personnel. Ce produit est vendu aux Etats-Unis à partir de 179,79 dollars. Son intérêt : regarder - quel que soit le lieu où l'on se trouve - ses émissions préférées ou le dernier DVD stocké sur son ordinateur.

"Nous sommes à un point où le mode de vie digital, englobant toutes les activités du consommateur, devient réalité", a commenté lors d'une conférence Kurt Scherf, analyste en chef du cabinet Parks Associates, spécialiste de ce secteur. "Ces technologies font partie de notre de vie, mais les consommateurs supportent de moins en moins les produits qui ne marchent pas ou trop difficiles à installer ou à utiliser", a-t-il noté. "Un retour de bâton se dessine : la frustration grandit chez le consommateur, agacé devant les 4 ou 5 télécommandes posées sur sa table de salon". "Il faut davantage de simplicité, donc des produits intégrés en un seul appareil. Mais qui mènera la danse : les fournisseurs accès, de décodeurs, d'ordinateurs, de réseaux ou d'appareils mobiles ?" s'interroge-t-il.

C'est pour répondre à cette demande forte de simplicité et de transparence que tous les grands de l'informatique et de l'électronique, qu'il s'agisse de Microsoft, Apple, Sony ou Nokia ont annoncé des solutions passerelles, notamment pour la convergence entre télévision et internet et pour le passage à l'internet sur les mobiles.

En marge du CES, le patron d'Apple, Steve Jobs, qui veut devenir l'acteur incontournable du loisir dans la maison, a présenté une Apple TV, un boîtier qui permet de transférer vidéos, musique et photos depuis un ordinateur vers un téléviseur grâce à une technologie sans fil. Mais Apple a surtout réussi à voler la vedette à Microsoft et à Bill Gates en effectuant une entrée remarquée dans la téléphonie mobile le 9 janvier avec la présentation, lors du MacWorld, de l'"iPhone", également baladeur, appareil photo et navigateur internet, que le PDG de l'entreprise Steve Jobs a qualifié d'"appareil numérique ultime". L'"iPhone" rassemble les fonctions de "trois produits révolutionnaires", un iPod doté d'un grand écran avec contrôle tactile, un téléphone portable et une nouvelle manière de naviguer sur internet, le tout dans un seul appareil". Les iPhones se synchroniseront automatiquement avec le logiciel iTunes afin de télécharger de la musique, des vidéos ou des photos. Outre l'iPhone, Apple joue aussi la convergence entre l'ordinateur et le téléviseur avec l'Apple TV. Ce boîtier relie les deux appareils, grâce au Wi-Fi, ce qui permet de regarder sur la télévision du salon des vidéos téléchargées sur Internet, par exemple. L'Apple TV est disponible en France au prix de 299 euros.

Mais ce CES, version 2007, a également été marqué par le grand retour du livre électronique, un peu vite enterré mais qui pourrait enfin avoir trouvé son public grâce aux améliorations apportées, tant sur le plan technologique qu'en terme de service. Le livre électronique du japonais Sony, le Sony Reader PRS 500, a la taille d'un livre de poche, il est très fin, pèse moins de 300 g, mais peut contenir l'équivalent de 80 livres. La performance de Sony est d'assurer la stabilité de l'affichage sur l'écran. Ce nouveau produit (vendu 349 dollars) permet de lire dans n'importe quelle position.

Enfin, signe des temps, ce CES 2007 a fait une part remarquée à la robotique domestique, en plein essor. Le fabricant américain iRobot a présenté deux machines, le Roomba, un aspirateur autonome et Scooba un nettoyeur de parquets. Tous les deux ressemblent à des assiettes qui suivent un parcours en suivant des marques au sol. Une fois la batterie vidée, les robots retournent automatiquement à leurs chargeurs. iRobot indique en avoir vendu 2 millions d'unités. Notons que le groupe fournit des robots à l'armée américaine ce qui explique ce bon chiffre. Le prix de départ pour un robot est de 129 dollars.

Le Sud-coréen Microbot n'est pas en reste, et a également présenté ses innovations, preuve en est qu'il y a de la compétition dans le secteur de la robotique. Nommé UBOT, la solution du groupe est également un robot nettoyeur de sol, mais qui regroupe plusieurs fonctions. Cette machine est intéressante, car elle interagit avec le réseau de l'utilisateur. Plutôt que de se promener de façon aléatoire le robot suit avec précision des codes-barres positionnés au sol. Ces derniers sont uniquement visibles sous une lumière ultraviolette. L'UBOT n'est pas encore disponible, mais Microbot est actuellement à la recherche de distributeur. Le français Meccano a présenté Spyke, un robot à monter avec plusieurs configurations possibles. Spyke peut-être contrôlé par le web par l'intermédiaire d'un lien Wi-Fi, prendre des photos et interagir avec l'utilisateur grâce à un microphone.

On le voit, cette cuvée 2007 du CES confirme les tendances à la fusion entre informatique et électronique de loisirs et replace le consommateur au centre des nouveautés présentées en lui proposant des systèmes, interfaces et services simples, intuitifs et conviviaux, lui permettant d'accéder à tout moment, en tout lieu, et sur tous ses appareils numériques, à ses documents, films et musiques préférés. L'heure est également à l'interopérabilité totale entre appareils qui doivent pouvoir immédiatement "se reconnaître" et communiquer entre eux de manière automatique pour échanger de la musique, de la vidéo ou du texte. Paradoxalement, en se sophistiquant à l'extrême, la technologie s'efface derrière l'utilisateur et devient transparente et ludique... pour mieux le séduire !

L'enjeu économique de cette convergence numérique est évidemment considérable et la bataille fait rage pour savoir, qui, des géants de l'informatique et du logiciel (Microsoft, Apple, HP), du secteur des télécoms (Nokia) ou de celui de l'électronique grand public (Sony, Samsung), parviendra à devenir la plate-forme incontournable d'accès au monde numérique.

René Trégouët

Sénateur honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


TIC
Information et Communication
Nouveau record de transfert de données sur fibre optique
Vendredi, 19/01/2007 - 00:00

Les chercheurs de Siemens, en coopération avec l'entreprise Micram, l'institut Fraunhofer de télécommunications (Heinrich-Hertz-Institut) et l'université technique d'Eindhoven, ont expérimenté avec succès le réseau du futur. Pour la première fois sur un réseau déjà existant, ils ont réussi à traiter des données et à les transférer sur 160km de fibre optique avec une vitesse de transfert de 107Gbit/s. Ce record a été rendu possible grâce au développement d'un nouveau système d'envoi et de réception qui traite directement et de façon purement électrique les données avant et après leur conversion en signaux optiques.

Pour une liaison Internet, les données sont transportées sous forme de signaux lumineux. Jusqu'à maintenant, des taux de données très élevés nécessitaient une décomposition du signal optique en plusieurs signaux optiques à plus faible taux de données grâce à des multiplexeurs, avant conversion grâce à des photodiodes en signaux électriques. Chez Siemens, le signal de la photodiode est directement reçu et traité par une puce, on parle alors d'"électrification" du signal optique. Le système ainsi développé traite directement et de façon purement électrique les données avant et après leur conversion en signaux optiques - et/ou inversement.

Le Dr. Rainer H. Derksen, coordinateur du projet chez Siemens Corporate Technology à Munich ajoute que "le fait de ne plus utiliser de multiplexeurs optiques dans ce système global qui peut être placé aussi bien dans le récepteur que dans l'émetteur, permet un traitement purement électrique des données, ce qui augmente considérablement l'efficacité du système. "Théoriquement il sera possible de traiter les signaux de 100.000 utilisateurs ADSL simultanément". D'après le Dr. Derksen, les premiers produits liés à ces prototypes seront commercialisés d'ici quelques années. Un tel système est particulièrement intéressant pour le futur Ethernet à 100 Gbit/s visé par les opérateurs de télécommunications.

BE

Nouvelles technologies : 1480 milliards de dollars en 2010
Vendredi, 19/01/2007 - 00:00

Les experts de chez IDC prévoient un bon avenir pour le marché des nouvelles technologies. Le secteur devrait drainer de plus en plus d'argent d'ici l'année 2010, avec déjà de bonnes dépenses en 2006. L'année dernière, les revenus du marché des nouvelles technologies s'élevaient à 1160 milliards de dollars, soit environ 2 % du Produit mondial brut. Les experts prévoient maintenant une croissance moyenne annuelle de 6,3 % jusqu'en 2010. De quoi atteindre 1480 milliards de dollars de revenus dans trois ans dans le secteur « IT » (Information Technology).

« Les vendeurs du marché des nouvelles technologies devraient surveiller de près chaque tendance régionale et industrielle, et les défis de chaque marché ciblé ...]. Les consommateurs devraient se procurer les solutions stratégiques dont ils ont besoin, et acheter considérablement plus, ce qui augmentera les ventes et les bénéfices des fournisseurs de nouvelles technologies » explique IDC.

Plus précisément, IDC estime que le marché du logiciel atteindra les 327 milliards de dollars de revenus en 2010, en suivant une croissance moyenne annuelle de 7,7 %. Les plus gros marchés seront les industries de services et de production, ainsi que les administrations étatiques. Les croissances les plus importantes seront celles des marchés médicaux, des communications et encore des États.

Sur le marché du matériel technologique, IDC prévoit 562 milliards de dollars de revenus en 2010. Les dépenses les plus en croissance seront celles du secteur des serveurs, des périphériques, du stockage et des solutions réseaux. Les revenus seront toutefois dominés par les dépenses du grand public, des communications et des gouvernements. Enfin, le domaine des services technologiques devrait atteindre 587 milliards de dollars en 2010, selon une croissance moyenne annuelle de 5,8 % entre 2005 et 2010.

[PCI

L'Internet à la conquête des mobiles
Vendredi, 19/01/2007 - 00:00

Grâce aux nouveaux téléphones mobiles de troisième génération, les Français devaient pouvoir faire sur leur téléphone portable tout ce qu'ils font chez eux sur leur micro-ordinateur. Mais c'est encore loin d'être le cas. Certes, la réception et l'envoi de courrier électronique se développent, même si les bons vieux SMS ont toujours la faveur des utilisateurs. L'usage des messageries instantanées type MSN (rebaptisé Windows Live Messenger), se répand aussi sur le portable depuis que Bouygues Telecom le propose, suivi par Orange et Ten.

Le téléchargement de musique est aussi en plein essor : en novembre, SFR a enregistré 500.000 titres musicaux téléchargés. La filiale de Vivendi espère passer le cap du million de titres téléchargés par mois en 2007. Quant à la télévision, elle devrait connaître un accélérateur cette année avec l'arrivée des portables à la norme DVBH.

En revanche, la consultation de sites Internet reste difficile : selon l'hébergeur de sites Host-way, 73 % des utilisateurs ne vont toujours pas sur Internet en utilisant leur téléphone portable. Chargements trop longs, écrans trop petits, navigation malaisée... Les raisons sont multiples.

Selon Jean-Louis Constanza, ex-dirigeant de Télé2 France et président fondateur de l'opérateur mobile virtuel Ten, trois usages s'imposeront sur le mobile : le courrier électronique, la messagerie et les blogs. « Dans la rue, on peut avoir besoin de chercher un numéro sur les Pages jaunes ou un petit renseignement sur Google, explique-t-il. Nous poussons Windows Live Messenger, le courrier électronique et les blogs sur le mobile car ce sont trois usages de communication entre les gens, pas des usages de contenu. »

Bouygues Telecom, le troisième opérateur français, mise sur des usages simples, comme il les a développés sur sa plate-forme « i-mode » qui recense 1,7 million de clients : réception d'alertes eBay, consultation de la météo, des cours de Bourse, du trafic routier, ou des retards d'avions.

Orange, filiale de France Télécom, discute lui aussi avec tous les grands des moteurs de recherche. « Actuellement, les sites Web ne sont pas conçus pour être consultés sur un mobile. explique Jean-Noël Tronc, directeur général d'Orange France. Un grand chantier s'ouvre pour les acteurs de l'Internet : développer des versions de leurs sites adaptées au mobile. » Plus de 4 millions de clients utilisent régulièrement le portail d'Orange et ses services associés : localisation de l'abonné, fourniture des programmes et horaires du cinéma le plus proche, site d'achat de livres et CD avec paiement directement sur le mobile. "Sur Orange, au premier semestre, les ventes de jeux sur mobile ont doublé, et les sessions TV Vidéo ont été multipliées par cinq", poursuit Jean-Noël Tronc.

Figaro

^ Haut
Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Une peau artificielle pour rendre les robots sensibles
Vendredi, 19/01/2007 - 00:00

A Nagoya, au Centre de recherche sur le contrôle biométrique, dépendant de l'Institut Riken, des scientifiques travaillent à la mise au point d'une peau artificielle à appliquer sur une machine afin d'"établir le contact", précise le professeur Toshiharu Mukai. "Jusque-là, la tendance était d'éviter que les robots n'entrent en contact avec leur environnement."

Ces scientifiques se sont inspirés de l'architecture de la peau des mammifères. La première peau prototype est constituée de deux couches, l'une dure, en plastique, l'autre souple, en éponge. Entre ces deux épaisseurs, une multitude de capteurs tactiles enregistrent les variations de pression à la surface. "Nous avons dû créer des capteurs spécifiques car ceux sur le marché manquaient de précision", explique le professeur. Ces instruments traduisent, par effet piezorésistif, les différentes variations de pression en signal électrique. La transmission des informations entre les capteurs et l'unité centrale, c'est-à-dire le cerveau du robot, se fait par un réseau de fils.

Cette peau a été testée sur le robot Ri-Man, entièrement conçu au centre de Nagoya et imaginé pour évoluer en milieu hospitalier, dans une société japonaise vieillissante qui manque de main-d'oeuvre et conçoit le robot comme un assistant de vie. Sa fonction principale est de pouvoir porter des personnes dans ses bras. Cinq morceaux de "peau", chacun équipé de 64 capteurs, ont été placés au niveau des avant-bras, des bras et du thorax de Ri-Man, ces points correspondant aux appuis du corps porté. Les capteurs permettent au robot de corriger son équilibre et la répartition des forces appliquées. "Le corps humain, à la différence d'un objet, est extrêmement flexible, explique M. Mukai. Il est difficile de savoir comment répartir les forces, assurer l'équilibre et maîtriser les mouvements de la personne portée." Les chercheurs ont réussi à faire progresser la réactivité de la peau artificielle : de 15 millisecondes, ce temps de réaction à la pression est descendu à 1 milliseconde.

LM

Micro-robots en préparation pour manoeuvrer dans le nanomonde
Vendredi, 19/01/2007 - 00:00

Imaginez d'ici quelques années un micro-robot capable de pénétrer dans une cellule cancéreuse, de l'évaluer à l'échelle nanométrique, d'en prendre une photo à l'aide du dernier modèle d'appareil CMOS (complimentary metal oxide semiconductor - semi-conducteur MOS) et de déplacer ce dernier autour de la cellule afin de la guérir. Le projet MICRON nous rapproche de ce type de scénario grâce à l'utilisation de robots miniatures capables de manipuler des objets de taille micrométrique mais également d'intervenir à une échelle comprise entre le macroscopique et le microscopique, autrement dit les objets mésoscopiques, avec une précision à l'échelle nanométrique.

Les robots seront surtout utilisés pour manipuler les cellules et les tissus dans le domaine de la nanobiologie. Un tel robot doit être équipé de bras et de jambes pour pouvoir assembler, manipuler et collaborer avec un microscope. Les actuateurs sont des dispositifs destinés à convertir les signaux électriques entrants en mouvements, et qui fonctionnent habituellement à partir de l'effet piézoélectrique. Ce dernier correspond à la capacité qu'ont certains cristaux de générer une tension sous l'effet d'une force mécanique.

Pour contrôler les actuateurs montés sur les robots, le consortium MICRON a mis au point une technologie d'interface intelligente à base de technologie CMOS à 0,7 micron en mode mixte. La technologie de base a été fournie par la société AMIS. Le circuit intégré résultant est constitué de cinq amplificateurs opérationnels haute tension, configurés en boucle inversée afin de réduire la consommation électrique totale.

Ce robot nécessite plus de cinq actuateurs, si bien qu'il faut inclure au moins deux circuits de traitement et d'amplification de puissance sur les cartes électroniques. Les partenaires ont acquis une expertise considérable en matière de coopération entre robots et microscopes. Cependant, pour ce qui est des circuits intégrés de puissance pour microscopes atomiques, ils recherchent des partenaires prêts à collaborer à la poursuite des recherches entreprises.

II

Dick? le robot téléphonique qui rappelle aux seniors de prendre leurs médicaments
Vendredi, 19/01/2007 - 00:00

Chaque matin? Virginia Hahn attend en robe de chambre l'appel de Dick Rice? à 9h14 précises. Virginia Hahn? 80 ans? qui vit seule dans sa maison du Minnesota? savoure cette conversation privée. En fait? il s'agit d'un message préenregistré? géré par une nouvelle entreprise? Warm Health? dont l'objectif est de permettre aux seniors de vivre chez eux? en bonne santé? tout en donnant à leurs enfants baby boomers des nouvelles de leurs parents via Internet.

Le coup de fil journalier de quatre minutes de Warm Health débute par un message nostalgique ou spirituel -c'est le senior qui décide- et se termine par des conseils de santé. La réponse enregistrée du senior est ensuite mise sur le site Internet Warm Health. Seuls les membres de la famille ou les amis désignés par le senior y ont accès.

Ces appels représentent un moyen de répondre aux problèmes de la solitude et de l'isolement souvent rencontrés par les personnes âgées? et qui peuvent avoir des répercussions sur leur santé. Ils sont aussi un moyen de contrer un problème de poids. En effet? nombre de seniors oublient de prendre leurs prescriptions médicales et on estime à 125 000 le nombre de morts annuels chez les seniors dus à ces oublis.

Michael Launzer et Tim Cameron? les co-fondateurs de Warm Health? ont lancé ce service le 6 décembre 2006? après une étude pilote de deux ans sur 55 participants? dont Virginia Hahn. Comme tous les clients? Virginia décide de l'heure à laquelle elle souhaite recevoir son appel? comment répondre aux questions santé et qui a le droit de les écouter. Si jamais elle ne répond pas après trois tentatives? un e-mail d'alerte est envoyé à ses proches.

Star Tribune

^ Haut
Matière
Matière et Energie
Stocker l'information au niveau atomique
Vendredi, 19/01/2007 - 00:00

Stocker toujours davantage et plus rapidement dans un volume le plus petit possible, telle est l'une des principales exigences de l'informatique. Rappelons que le RAMAC, premier disque dur construit par IBM en 1954, pesait une tonne et stockait cinq mégaoctets. A titre de comparaison, les ordinateurs portables actuels ou encore les baladeurs MP3 disposent de disques durs capables de stocker plusieurs gigaoctets pour un poids qui varie de quelques dizaines à quelques centaines de grammes. Pour accroître cette capacité, les chimistes cherchent à synthétiser de nouveaux matériaux commutables, autrement dit capables de basculer d'un état Off équivalent à 0 à un autre état On équivalent à 1 sous l'effet d'une impulsion extérieure (variation de température, pression, impulsion lumineuse, magnétique ou électrique) et gardant la mémoire de l'état dans lequel ils se trouvent, l'objectif final étant de parvenir à stocker de l'information à l'échelle de quelques atomes.

Dans ce contexte, des chercheurs de l'Institut de Chimie moléculaire et des Matériaux d'Orsay (CNRS/Université Paris XI) et du Laboratoire de Chimie Inorganique et Matériaux Moléculaires (CNRS/Paris VI) travaillent sur un composé de la famille du bleu de prusse, célèbre pigment connu depuis l'antiquité. Celui-ci présente la caractéristique de pouvoir commuter. Pour cela, il suffit de remplacer quelques-uns des atomes de fer du bleu de prusse par du cobalt. Eclairé par une lumière rouge à basse température (- 150. C), ce compose passe alors d'un état non magnétique (Off) à un état magnétique (On), de manière stable dans le temps. Réchauffé, il retourne à l'état Off.

A l'origine de ce changement d'état, le transfert d'un électron du cobalt au fer et vice-versa, par absorption de lumière ou d'énergie thermique. Utilisant le rayonnement synchrotron, les chercheurs de ces deux équipes ont constaté que le passage de l'électron d'un atome à l'autre entraîne une modification de la position des atomes dans l'espace. Initialement coudés, les enchaînements tridimensionnelles entre atomes de cobalt, d'azote, de carbone et de fer deviennent linéaires, d'où cet état magnétique et sa stabilité dans le temps. Dans la course au stockage miniaturisé de l'information, il s'agit là d'une première avancée indispensable pour pouvoir un jour imaginer les matériaux qui permettront de stocker l'information à l'échelle de quelques atomes.

BE

Energies renouvelables : l'Europe accentue son effort
Vendredi, 19/01/2007 - 00:00

L'UE est pratiquement en voie d'atteindre l'objectif en matière de production d'électricité à partir de sources d'énergie renouvelables fixé pour 2010. En 2001, l'Union européenne s'était fixé comme objectif d'élever à 21 % la part de l'électricité produite à partir de sources d'énergie renouvelables (ou "électricité SER") dans les États membres d'ici 2010.

Dans le cadre de sa Politique énergétique pour l'Europe, la Commission a publié un rapport concernant les progrès accomplis dans ce domaine. Bien que, depuis l'élaboration du dernier rapport il y a deux ans, la production de ce type d'électricité ait augmenté de 50 %, les chiffres indiquent que la part totale de l'électricité SER sera très légèrement en-dessous de l'objectif fixé, en atteignant 19 % d'ici 2010.

Changement climatique, dépendance croissante à l'égard du pétrole et des autres combustibles fossiles, et hausse du prix de l'énergie: tous ces facteurs rendent l'Europe de plus en plus vulnérable. Les sources d'énergie renouvelables sont la clé d'un avenir durable. La Commission européenne présente aujourd'hui, dans le cadre de sa politique énergétique pour l'Europe, une proposition de feuille de route à long terme pour les sources d'énergie renouvelables.

Il est proposé d'atteindre d'ici à 2020 un objectif contraignant global de 20 % pour les sources d'énergie renouvelables et un objectif minimal contraignant de 10 % pour les biocarburants de transport dans l'UE, ainsi qu'un plan pour intégrer dans les grandes orientations économiques et politiques l'utilisation des sources d'énergie renouvelables dans les domaines de l'électricité, du chauffage, de la réfrigération et des transports.

Parmi les différentes sources d'énergie renouvelables existant pour la production d'électricité, l'énergie éolienne a connu un vif succès - avec une croissance de la capacité de production éolienne de 150 % depuis 2001, l'UE, qui détient 60 % de parts du marché mondial, est sans conteste à la pointe dans ce domaine. La consommation totale d'énergie éolienne dans l'UE représente l'équivalent de la consommation totale d'électricité du Danemark et du Portugal.

Ce plan européen en faveur des énergies renouvelables survient alors qu'en 2006, la flambée des hydrocarbures a propulsé la facture énergétique de la France vers de nouveaux sommets. Cette facture atteint 46 milliards d'euros, soit près de huit milliards de plus qu'en 2005 - où elle s'était élevée à 38,2 milliards d'euros, déjà un record. De fait, cette facture représente 2,7 % du PIB, proportion la plus élevée enregistrée depuis 1985.

AN

^ Haut
Espace
Espace et Cosmologie
Découverte du premier quasar triple
Vendredi, 19/01/2007 - 00:00

Une équipe d'astronomes Américains et Suisses vient de découvrir un quasar triple. On connaissait plusieurs paires de quasar, c'est la première fois que l'on en observe trois aussi proches les uns des autres. Leurs distances sont de l'ordre de la dimension d'une galaxie. Pour de tels objets, c'est peu, et ces trois quasars sont vraisemblablement liés à trois galaxies en forte interaction.

Un quasar est un objet lointain, vu comme un point (tel une étoile), très brillant (compte tenu de sa distance). On pense que les quasars sont des cas particuliers de trous noirs au centre d'une galaxie. Certaines galaxies (dont la nôtre) on un trou noir géant en leur centre. La masse d'un trou noir galactique est de l'ordre de quelques millions de masses solaires.

Un trou noir peut être isolé, auquel cas on ne le voit pas. Parfois (ce n'est pas le cas dans notre galaxie), ce trou noir est entouré de matière spiralant autour de lui, avant d'y être engloutie. Quand de la matière y tombe, on la voit tomber : dans sa chute, cette matière est chauffée à des millions de degrés, et cela la rend très brillante. On dit alors que le trou noir est actif. Un quasar serait un trou noir géant et actif au centre d'une galaxie.D'abord deux des quasars (catalogués sous les numéros 1429-008 ) avaient été découverts par Paul Hewett (Cambridge, en Angleterre) et ses collègues. Ils avaient pensé que c'étaient deux images d'un seul quasar dédoublé par effet de lentille gravitationnelle.

Une étude menée par Georges Meylan (Université de Lausane, Suisse), George Djorgovski (Caltech, USA) avec les télescopes VLT de l'Observatoire européen de Cerro Paranal (Chili) et les télescopes américains Keck (Hawaï) vient d'être présentée. Elle a permis de montrer l'existence d'une troisième image de quasar, et d'analyser s'il s'agissait vraiment d'un seul quasar dont l'image est démultipliée, ou de trois quasars différents.

Pour que l'effet de lentille gravitationnelle ait lieu, il faut, vers le centre de l'image, une galaxie assez massive et plus proche qui serve de lentille. On n'a pas trouvé de telle galaxie. Pensant que la galaxie lentille est peut-être peu brillante, les astronomes ont quand même tenté d'interpréter leur observation en termes de lentille gravitationnelle, en y appliquant de nombreux modèles possibles... dont aucun n'a donné satisfaction. De plus, les trois images présentent de petites différences qu'on ne devrait pas observer si elles étaient des images d'un même objet.

Les auteurs de cette étude sont donc convaincus d'observer effectivement trois quasars très rapprochés les uns des autres. Si on les considère chacun au centre d'une galaxie, alors les trois galaxies sont en collision. Or on suspecte les collisions de galaxies de favoriser l'accroissement en masse des trous noirs centraux (pour les galaxies ayant effectivement un trou noir en leur centre). Or un accroissement de masse des trous noirs implique de la matière y tombant, donc des trous noirs actifs, donc des trous noirs très brillants, c'est-à-dire des quasars. Avec ces trois quasars, les astronomes sont peut-être en train d'observer comment une collision de galaxies est effectivement à l'origine de la forte activité des trous noirs galactiques.

CDH

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Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
L'hiver doux, climat fou : la faute à El Nino et à l'effet de serre
Vendredi, 19/01/2007 - 00:00

Des ours suédois insomniaques, une glace trop fine pour la pêche au Québec, des grues qui s'attardent en Allemagne et des épreuves de ski annulées faute de neige: un vent de folie souffle sur l'hiver, d'une douceur printanière. Les températures exceptionnelles relevées ces derniers jours sur une large partie de l'hémisphère nord, après un automne anormalement doux lui aussi, sont à la fois la manifestation du phénomène climatique El Nino et le signe du réchauffement planétaire en cours, selon les experts.

Après une année 2006 classée au 4e rang des plus chaudes de l'hémisphère nord par l'Organisation météorologique mondiale (OMM), les services météorologiques britanniques estiment déjà qu'il y a "60 % de probabilité" pour que l'année 2007 batte des records de chaleur, avec une moyenne mondiale de 14,54°C, détrônant de peu l'année 1998. El Nino, installé sur le Pacifique depuis la fin de l'été, contribuera encore à affoler le mercure jusqu'à la fin du premier trimestre, selon Jean-Pierre Céron, directeur adjoint de la climatologie à Météo France.

El Nino se produit tous les trois ou sept ans - la dernière fois en 1998 - quand les eaux du centre et de l'est du Pacifique se réchauffent de façon importante, modifiant le cycle des échanges de chaleur et d'humidité entre l'océan et l'atmosphère. "Quand un bassin aussi important que le Pacifique oriental se réchauffe, ça représente une part non négligeable de la surface terrestre, donc c'est normal que le climat de la planète en soit affecté, souligne M. Céron, justifiant ainsi la douceur actuelle et celle de l'automne.

"Si vous étudiez l'impact d'El Nino sur les 100, 150 dernières années, vous constatez que les températures de l'Europe ont été affectées", note aussi Jürg Luterbacher, climatologue de l'Université de Berne en Suisse, qui a passé au crible le climat du demi-millénaire écoulé.

C'est donc en partie cet enfant terrible de la climatologie qui a privé Montréal de neige à Noël pour la première fois de mémoire d'homme, ou retardé de deux mois l'hibernation des ours bruns en Suède, tandis que les arbres qui bourgeonnent d'ordinaire en mars et avril fleurissent depuis décembre.

El Nino, encore, qui chahute les compétitions de ski en Autriche ou en Italie, ou perturbe les rythmes biologiques des animaux, au risque de menacer au printemps leur cycle de reproduction, s'alarme le directeur du zoo allemand de Schwerin (nord), Mirko Daus. Mais pas seulement lui. "Il faut aussi compter avec le changement climatique, estiment les experts.

"Sur les 30 dernières années, les températures de l'hiver ont globalement augmenté d'une façon anormale par rapport au passé, sans qu'on puisse l'expliquer par les seuls phénomènes solaires ou volcaniques", nuance M. Luterbacher.

L'actuel épisode de tiédeur hivernale est "cohérent avec les effets attendus des rejets de gaz à effet de serre et accrédite la thèse du réchauffement climatique", estime également Michel Schneider, ingénieur de Météo France. Même s'il ne peut lui être attribué directement compte tenu de la variabilité naturelle du climat". Ce n'est d'ailleurs pas fini: les trois prochains mois laissent présager un trimestre globalement plus chaud que d'ordinaire sur toute l'Europe occidentale et du nord. "Dans les années à venir, ces périodes de douceur vont devenir de plus en plus fréquentes et ne seront plus aussi exceptionnelles qu'elles peuvent l'être aujourd'hui", prévient Michel Schneider.

AFP

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
La diminution des cancers du sein aux États-Unis serait liée à la baisse des traitements de la ménopause
Vendredi, 19/01/2007 - 00:00

Pour la première fois depuis des décennies, le nombre de nouveaux cas de cancer du sein est en baisse aux États-Unis. Lors du 29e congrès consacré au cancer du sein à San Antonio, au Texas, des chercheurs du centre de lutte contre le cancer Anderson de Dallas ont présenté des chiffres montrant une baisse de 7 % du nombre de nouveaux cas entre 2002 et 2003. Une étude menée en Californie et publiée le 20 novembre confirme cette tendance pour 2003 et montre qu'elle s'est poursuivie en 2004.

Pour la France, aucun chiffre permettant de connaître l'évolution récente n'est disponible. Les seules données nationales datent de 2000. Les auteurs des recherches aux États-Unis estiment que la chute depuis 2002 du nombre de femmes prenant un traitement hormonal substitutif de la ménopause (THS) pourrait expliquer cette décrue, même si d'autres hypothèses peuvent être envisagées.

Depuis une trentaine d'années, partout dans le monde occidental, le nombre de cancers du sein est en augmentation linéaire, pour aboutir désormais à un taux incroyablement élevé : une femme sur 8 au cours de sa vie en sera affectée en moyenne en France. L'annonce, pour la première fois, d'une baisse des cancers du sein aux États-Unis est donc un événement majeur, qui mérite d'être analysé, d'autant que les causes de l'augmentation observée jusqu'à présent ne sont pas univoques, même si l'on sait que l'âge trop tardif de la première grossesse, l'absence d'allaitement, la contraception orale, les traitements hormonaux de la ménopause, l'obésité... sont des facteurs de risque.

Les données présentées à San Antonio, mettent en évidence une chute globale pour les États-Unis du nombre de cancer du sein entre 2002 et 2003 de 7 % ; en valeur absolue, il y aurait eu 14 000 cancers du sein en moins en 2003 par rapport à l'année précédente. De surcroît, si l'on considère seulement les tumeurs ayant des récepteurs positifs aux oestrogènes - ceux qui sont particulièrement sensibles au THS -, la baisse est alors de 12 %.

Pour Peter Radvin, chercheur au département de Biostatistiques du centre Anderson, c'est la plus importante chute d'incidence du cancer du sein jamais observée. « Il s'est passé quelque chose d'important en 2003 et il semble qu'il s'agisse de la réduction de prescription des traitements hormonaux. Les données disponibles ne permettent pas de l'affirmer, mais seulement de le supposer », a-t-il expliqué lors de la présentation de ces résultats. En 2002, à la suite de la publication de l'étude américaine WHI qui confirmait que le traitement hormonal substitutif de la ménopause (oestrogènes et progestatifs) augmentait le risque de cancer du sein, plus de 50 % des femmes américaines sous hormones ont arrêté le traitement.

L'analyse publiée en novembre dernier dans le Journal of Clinical Oncology propose des résultats encore plus spectaculaires. Elle porte sur le nombre de tumeurs mammaires entre 1994 et 2003 chez les femmes de 50 à 74 ans du centre de soins et d'assurance (Kaiser Permanent) de la région nord de la Californie. Ce centre dispose aussi d'une base de données informatisées concernant les médicaments traitant les cancers du sein... Les chercheurs se sont également penchés sur une « population témoin » en examinant les données sur le registre global des cancers de Californie.

« Les résultats montrent que le taux de cancer du sein a diminué de 10 % entre 2001 et 2003, parmi les femmes assurées par la Kaiser et de 11 % si l'on se réfère aux données des registres des cancers de Californie. De surcroît, en 2004, le taux de cancers du sein est encore plus bas dans le registre de Californie qu'en 2003 », exposent les auteurs, de l'Université de Stanford (Californie), qui eux aussi associent cette baisse à celle du nombre de femmes prenant un traitement hormonal qui a chuté de 68 % en Californie après la publication de l'étude WHI.

Dans tous les pays occidentaux, le recours au THS a diminué après l'étude WHI, mais les États-Unis (où le taux de cancer du sein était le plus élevé au monde) sont les premiers à mettre en évidence une telle évolution.

En France, le pourcentage de femmes prenant un THS a aussi régressé. « Je ne vois pas ce qui aurait pu entraîner une telle décrue, à part la chute de l'usage du THS aux États-Unis, explique le professeur Dominique Costagliola (Inserm), coauteur d'un rapport en France sur ce sujet. Nous avons calculé pour la France que, chaque année, entre 3 et 6 % des cancers du sein étaient attribuables au THS. La baisse observée aux États-Unis (7 à 11 %) plus élevée pourrait s'expliquer par le fait que les hormones utilisées outre-Atlantique sont différentes de celles prescrites en France. »

Figaro

Vaccin contre le cancer du sein : des résultats encourageants
Vendredi, 19/01/2007 - 00:00

Le professeur George Peoples, du laboratoire de recherche de vaccins anticancer à Bethesda, a présenté au congrès de San Antonio, en décembre 2006, les résultats d'un essai de vaccination prometteur basé sur une protéine HER2, en général surexprimée dans les cancers du sein. L'équipe de Peoples a purifié une partie de cette protéine dite E75 et fabriqué un candidat vaccin.

Un essai thérapeutique a été mené, portant sur 186 femmes ayant été atteintes d'un cancer du sein, déjà traitées et a priori guéries. Ces patientes ont été divisées en deux groupes, 101 ont reçu ce candidat vaccin à la dose d'une injection par mois pendant six mois, les autres servant de groupe témoin. Selon les données présentées par George Peoples, les volontaires vaccinées présentent une réponse immunitaire au vaccin. De surcroît, des résultats très préliminaires indiquent un taux de rechute du cancer moindre de 50 % pour les femmes vaccinées par rapport aux autres.

US Army

Les cellules souches motrices du cancer identifiées
Vendredi, 19/01/2007 - 00:00

Une grande partie des cellules tumorales cesse de proliférer après quelques générations, cessant ainsi de participer à la croissance du cancer. D'autres, représentant 2,5% des cellules tumorales, sont à elles seules en mesure de faire naître les néoplasies, de les faire grossir, de générer les métastases et enfin de provoquer les rechutes au cas où elles n'auraient pas été éradiquées lors de la thérapie.

Elles ont été identifiées par une équipe italienne dirigée par Ruggero De Maria de l'Institut Supérieur de Santé. En analysant des fragments de tumeur au colon, ils ont découvert que ce petit pourcentage de cellules-diables était constitué de cellules souches. L'on pense alors automatiquement aux miracles promis par les cellules souches dans le cadre des maladies dégénératives, grâce à leur capacité de prolifération et leur propension à réparer les tissus endommagés. Mais étant donné qu'au sein d'une tumeur les paramètres peuvent changer, introduire des cellules à haute capacité de prolifération peut revenir à jeter de l'huile sur le feu.

Sans cette population de cellules souches, aucune néoplasie ne parvient à se former. Il convient donc de les éliminer complètement avant de pouvoir considérer une tumeur comme vaincue. De Maria estime à deux ans le temps nécessaire à la mise au point des premiers médicaments issus de sa recherche. Cette découverte ouvre la voie à des applications plus sûres des cellules souches considérées comme des anges-gardiens. Elle est l'un des objectifs les plus importants atteints par le programme sur les cellules souches, lancé il y a seulement trois ans. Une étude parallèle menée au Canada sur les souris et publiée dans Nature confirme les résultats obtenus en Italie.

BE

Premier essai jugé prometteur pour une nouvelle molécule anti-cancer
Vendredi, 19/01/2007 - 00:00

Une nouvelle molécule anti-cancer destinée à asphyxier la tumeur, en réduisant l'alimentation en sang, a été testée lors d'un essai prometteur sur un très petit échantillon de volontaires, selon une étude publiée par la revue médicale The Lancet Oncology. Cette molécule testée sur 18 patients souffrant de différents cancers (poumon, prostate, col de l'utérus) vise à bloquer l'action d'une enzyme entraînant la production d'oxyde d'azote. "Nous avons montré in vivo sur des patients cancéreux que l'oxyde d'azote a un rôle dans le maintien de l'alimentation sanguine de la tumeur", a déclaré le Pr Peter Hoskin (Mount Vernon Cancer Center, Royaume-Uni). "Nous apportons une première preuve clinique que l'inhibition de la synthèse de l'oxyde d'azote a une action anti-vasculaire sur la tumeur", ajoute-t-il.

Chez les huit patients ayant reçu la plus forte dose de cette molécule L-NNA (N-nitro-L-arginine), le volume de sang au sein de la tumeur a diminué "significativement" dans l'heure suivant son administration et cette baisse s'est maintenue pendant 24 heures, selon les examens d'imagerie. Un premier résultat est jugé "excitant" par les chercheurs après cet essai de Phase 1. Deux autres séries d'essais (Phase 2 et 3) sont exigées avant la commercialisation d'un médicament. Des effets secondaires (hypertension, palpitations ou autres troubles du rythme cardiaque) ont été relevés chez six patients. Des médicaments anti-cancéreux visent déjà à empêcher la croissance des vaisseaux sanguins destinés à alimenter les tumeurs. Ces médicaments les asphyxient en les privant de l'oxygène et des nutriments véhiculés par le sang.

Lancet du 15-01-2007

Des scientifiques britanniques mettent au point des oeufs de poule anticancéreux
Vendredi, 19/01/2007 - 00:00

Des chercheurs britanniques ont réussi à élever des poules génétiquement modifiées dont les oeufs contiennent des protéines nécessaires à la fabrication de médicaments anticancéreux, a annoncé la BBC. Le Roslin Institute, près d'Edimbourg en Ecosse - le même qui avait cloné la fameuse brebis Dolly - annonce avoir produit cinq générations de poules capables de pondre des oeufs contenant des quantités exploitables de protéines pour la fabrication de médicaments anticancéreux.

"L'une des caractéristiques des nombreux traitements médicaux actuels est qu'ils sont très coûteux" a déclaré à la BBC le directeur du Roslin Institute, le Professeur Harry Griffin. "Le fait de parvenir à produire ces protéines en traitant quelques groupes de poules pondeuses signifie qu'une production de masse est possible et qu'elle peut être obtenue à bas prix et que la matière première pour cette production est pratiquement limitée à l'alimentation fournie aux poules".

Selon l'institut, 500 poules génétiquement modifiées ont été "produites" mais il se pourrait qu'il faille encore une dizaine d'années avant qu'un médicament soit produit à l'échelle industrielle. Selon le site de la BBC les oeufs de la volaille génétiquement modifiée contiennent le miR24 - un anticorps susceptible de traiter le cancer de la peau - qui est capable de stopper la multiplication des virus au sein de la cellule. Les protéines recherchées sont secrétées dans le blanc de l'oeuf et sont ensuite extraites et purifiées. Les résultats de ces recherches ont été publiés dans le bulletin des actes de l'Académie nationale britannique des sciences, précise la BBC.

BBC

Maladie d'Alzheimer : la piste génétique se confirme
Vendredi, 19/01/2007 - 00:00

Une équipe internationale a identifié de nouveaux facteurs génétiques susceptibles d'accroître le risque de souffrir de la maladie d'Alzheimer, selon des travaux publiés par la revue Nature Genetics. Les individus porteurs de certains variants d'un gène appelé SORL1 ont un risque légèrement plus élevé d'avoir la maladie d'Alzheimer dite "tardive", c'est-à-dire la forme la plus commune diagnostiquée après 65 ans, estiment les chercheurs. Ils ont analysé, grâce aux échantillons d'ADN de 6.000 personnes, les séquences de ce gène dans différents groupes de population: familles nord-européennes, d'origine hispanique, afro-américaine, israélienne ou arabe. Deux variants du gène SORL1 étaient surreprésentés parmi les personnes ayant une maladie d'Alzheimer, sans que le mécanisme expliquant l'implication de ce gène soit clairement élucidé. Peter St. George-Hystop (Université de Toronto) et ses collègues montrent aussi que les personnes souffrant de la maladie d'Alzheimer ont tendance à avoir une concentration réduite de la protéine SORL1 (résultant de la transcription du gène du même nom) dans leurs cellules.

Jusqu'à présent, un seul gène, le APOE, a été formellement identifié comme prédisposant à la forme commune de la maladie. Des chercheurs de l'université américaine de Harvard ont établi une liste d'une vingtaine d'autres gènes qu'ils considèrent comme de possibles candidats. Identifiée en 1906 par le médecin allemand Alois Alzheimer, cette maladie neurodégénérative dont souffrent 24 millions de personnes dans le monde, est liée à l'accumulation anormale dans le cerveau de peptides (fragments protéiques) "bêta-amyloïdes", sous forme de dépôts ou plaques. Les régions du cerveau impliquées dans les processus d'apprentissage et de mémoire voient leur taille réduite chez les malades à la suite de la mort des neurones.

En réduisant la concentration de protéines SORL1 lors d'expériences sur des cellules en laboratoire, les chercheurs ont favorisé la production de peptides "bêta-amyloïdes" neurotoxiques, laissant entrevoir le rôle potentiel de cette protéine dans la maladie. Plusieurs autres gènes susceptibles d'augmenter le risque de développer la maladie d'Alzheimer ont déjà été identifiés, mais elle reste actuellement incurable. "SORL1 représente une autre pièce importante du puzzle", selon Richard Mayeux (Université de Columbia). Avec un nouveau cas toutes les sept secondes dans le monde, la maladie d'Alzheimer et d'autres formes de démence devraient toucher 42 millions de personnes dans le monde en 2020 et plus de 81 millions d'ici 2040 (dont 2 millions en France), selon une étude publiée fin 2005 dans la revue médicale britannique The Lancet.

NG

BBC

Première mondiale : un enfant sauvé par son sang de cordon
Vendredi, 19/01/2007 - 00:00

Dans l'édition électronique de Pédiatrics du 19 janvier, le journal de l'American Academy of Pediatrics, Hayani et coll.(Illinois, USA) rapportent le premier cas de greffe hématopoiétique autologue chez un enfant atteint de leucémie aiguë lymphoblastique (LAL), faite avec son propre sang de cordon ombilical (SCO), conservé depuis la naissance. Ils considèrent que « la décision prise par les parents de conserver du SCO peut avoir sauvé la vie de leur fille ».

Le diagnostic de LAL à lymphoblastes pré-B avait été porté chez cette fillette à 3 ans (pas d'anomalies chromosomiques ni de translocation TEL-AML1 dans la moelle osseuse) et la chimiothérapie, selon un protocole de LAL "à haut risque", avait obtenu une première rémission après 4 semaines d'induction.

Une rechute neuroméningée est survenue à 10 mois de traitement, remettant en cause l'opportunité d'une greffe de cellules souches hématopoïétiques. L'option retenue a été une greffe autologue de SCO, « vu l'absence de membre de la famille HLA-compatible » et la disponibilité du SCO cryoconservé depuis la naissance, à la demande des parents, dans une "banque privée". Une deuxième rémission a été obtenue par une réinduction par voie générale et intra-thécale.

La transfusion de 85 ml de SCO a été effectuée quelques semaines plus tard, après irradiation corporelle totale et mise en aplasie médullaire. La greffe a pris en 15 jours ; le myélogramme était normal, quoiqu'un peu pauvre, 12 mois après. A 6 ans, soit 24 mois après la greffe, l'enfant est en rémission depuis 28 mois, ce qui est rassurant puisque « il n'y a que 4 % de seconde rechute plus de 28 mois après une première rechute et elle a une bonne qualité de vie.

Pediatrics

Grenoble : clinique expérimentale utilisant les nanotechnologies
Vendredi, 19/01/2007 - 00:00

"Clinatec", clinique expérimentale utilisant les nanotechnologies, notamment pour les opérations du cerveau, sera créée dans les trois ans à Grenoble, a annoncé le directeur du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) de Grenoble, Jean Therme. Cette clinique expérimentale sera créée à l'initiative du professeur Alim-Louis Benabib, chirurgien exerçant à Grenoble, mondialement connu pour ses opérations sur le cerveau de patients souffrant de maladies dégénératives, comme la maladie de Parkinson. "L'idée est de faire un centre expérimental qui traiterait une moyenne d'un patient par mois, et dont l'activité serait suivie par un comité d'éthique", a précisé M. Therme au cours d'une conférence de presse.

Il a précisé que les effectifs du CEA de Grenoble, qui forme l'épine dorsale de Minatec, unique pôle européen de micro et nanotechnologies, étaient en constante progression. Ils atteignaient 2.340 salariés, dont 2.000 chercheurs, fin 2006. Cent cinquante personnes supplémentaires devraient être recrutées en 2007, a-t-il dit. Minatec, inauguré en juin 2006, concentre sur 8 hectares la recherche, l'enseignement et le développement industriel de composants électroniques dont la taille varie entre un millième (microtechnologies) et un milliardième de mètre (nanotechnologies). 4.000 personnes (ingénieurs, chercheurs et étudiants) y sont employées.

Orange

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