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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 851
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 10 Juin 2016
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Egalement dans ce numéro
Avenir
Google prépare un oeil électronique implantable
Siemens entraîne une équipe de robots araignées à l'impression 3D
Microsoft mise sur l'ADN pour le stockage de données
Samsung présente Otto, son robot assistant personnel
Une peau lumineuse pour devenir un écran d'affichage…
Matière
Les véhicules électriques proposeront la recharge sans fil d’ici deux ans
Vivant
Les effets bénéfiques de la vaccination sur la baisse de la mortalité infantile à nouveau confirmés
Un réseau invisible au secours du cœur
Des chercheurs français découvrent la botte secrète des virus géants…
Découverte d'une aire cérébrale impliquée dans les mathématiques
Le lien entre pollution de l'air et hausse des risques de cancers se confirme
Le lien social plus efficace que la morphine pour supporter la douleur
Vers une détection des troubles psychotiques par une simple prise de sang ?
Bénéfice du sport : l'intensité prime sur la durée !
Le séquençage ADN en lutte contre les bactéries résistantes
La perte du sens de l'orientation : signe avant-coureur de la maladie d'Alzheimer
Edito
Le rythme de l’élévation de l’espérance de vie s’accélère



C’est une véritable somme que vient de publier l’Organisation Mondiale de la Santé le 19 mai dernier. Cette vaste étude, intitulée « statistiques sanitaires mondiales » montre que l’espérance de vie moyenne dans le monde a progressé de cinq ans depuis 2000 et dépasse à présent les 70 ans. En outre, le rythme de l’élévation de cette espérance de vie mondiale est plus rapide depuis plus d’un demi-siècle. L’espérance de vie était en 2015 de 73,8 années pour les filles et de 69,1 ans pour les garçons (71,4 en moyenne). Fait remarquable, pour la première fois, celle-ci passe sous la barre des 6 millions de décès annuels d'enfants de moins de 5 ans. Deux fois moins d'enfants sont donc morts en bas âge en 2015 qu'en 1990 (12,7 millions) (Voir OMS).

Cette progression globale très forte de l’espérance de vie au niveau mondial inverse la tendance à la baisse de l’espérance de vie provoquée par l’épidémie de sida en Afrique au cours des deux dernières décennies du siècle dernier. L’OMS rappelle les nombreux défis qui restent à relever pour améliorer la santé des habitants de la planète et leur permettre de vivre plus longtemps. Chaque année, 1,7 milliard de personnes ont besoin de traitements pour des maladies tropicales négligées. On compte par ailleurs deux millions de personnes par an infectées par le VIH, 9,6 millions de nouveaux cas de tuberculose et 214 millions de cas de paludisme.

S’agissant des principales causes de décès, l’OMS rappelle que l’ensemble des maladies infectieuses reste au premier rang, avec environ 17 millions de morts par an, suivies par les maladies cardio-vasculaires et cérébrales (15 millions de morts par an) et par le cancer (8 millions de morts par an).

Les derniers rapports de l'OMS nous apprennent que les maladies non transmissibles ont été responsables de 68 % des décès dans le monde en 2012, contre 60 % en 2000. Les quatre principales maladies non transmissibles sont les maladies cardio-vasculaires, les cancers, le diabète et les pneumopathies chroniques. Les maladies transmissibles (y compris les problèmes nutritionnels) sont responsables pour leur part de 23 % des décès dans le monde, contre 31 % au début de ce siècle.

Sans verser dans un triomphalisme déplacé, , il est tout de même bon de rappeler que les progrès de la science et de la médecine, conjugués à une meilleure coordination mondiale des politiques nationales et internationales et à des initiatives privées tout à fait remarquables, comme celles mises en œuvre par la fondation de Bill Gates, ont permis un recul sans précédent dans l’histoire de l’Humanité des grandes épidémies qui menacent notre espèce depuis la nuit des temps.

Dans le domaine de la tuberculose par exemple, la mortalité mondiale a diminué de moitié au cours des 25 dernières années. Néanmoins, 1,5 million de personnes sont mortes de la tuberculose en 2014 et la plupart de ces décès auraient pu être évités, selon le rapport 2015 de l’Organisation mondiale de la Santé sur la lutte contre la tuberculose dans le monde, Global Tuberculosis Report 2015.

Les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) visant la réduction de la tuberculose, ont été atteints au niveau mondial dans 16 des 22 pays ayant une forte charge de morbidité et totalisant 80 % de l’ensemble des cas. À l’échelle mondiale, l’incidence de la tuberculose a diminué de 18 % depuis l'an 2000. « Grâce aux progrès obtenus au cours des 15 dernières années, 43 millions de vies ont pu être sauvées » rappelle le Docteur Mario Raviglione, directeur du programme mondial chargé de la maladie au sein de l’OMS. Comme le souligne Margaret Chan, Directeur général de l’OMS, « Le rapport montre que la lutte antituberculeuse a eu un impact énorme en termes de vies sauvées et de patients guéris ». 

Autre évolution remarquable, la diminution des cas de paludisme, une maladie infectieuse provoquée par des parasites du genre Plasmodium et transmise, comme on le sait, par les moustiques anophèles femelles. C’est que le continent africain concentre 88 % des cas de paludisme et 90 % des décès liés à cette maladie. 

Depuis 2000, le taux des nouveaux cas de paludisme a chuté de 37 %, et celui de la mortalité de 60 %. En quinze ans, ce sont quelque 6,2 millions de vies épargnées, selon un rapport conjoint de l'OMS et l'UNICEF. Le paludisme régresse à la fois grâce à la prévention, aux traitements, et la lutte contre cette maladie. Résultats : le projet d'inverser la courbe du paludisme en 2015, inscrit dans les objectifs du millénaire pour le développement de l'ONU, a été atteint.

Quelques pays continuent cependant à concentrer le plus grand nombre de cas, principalement en Afrique subsaharienne, où l'on enregistre 80 % des cas et 78 % des décès. De nombreux pays sont toutefois sur le point d'éliminer le paludisme. En 2014, treize nouveaux pays ont fait état de zéro cas et six pays ont connu moins de dix cas.

Le paludisme tue principalement les enfants : ceux de moins de cinq ans représentent les deux tiers des décès, rappelle le rapport. Mais il souligne aussi que grâce au financement de la lutte, multiplié par vingt depuis 2000, le taux de mortalité infantile a baissé de 65 %, ce qui représente 5,8 millions de vies épargnées. Aujourd'hui, 68 % des enfants de moins de 5 ans en Afrique subsaharienne dorment sous des moustiquaires - ils étaient moins de 2 % en 2000.

Si cette évolution très positive se poursuit au même rythme, l’objectif principal du nouveau plan de lutte 2016-2030 adopté par l’OMS, à savoir éradiquer la maladie dans au moins dix pays dans les cinq ans à venir, pourrait être largement dépassé. L’OMS estime en effet que 21 pays sont potentiellement en mesure d’atteindre cet objectif d’ici à 2020, dont six pays africains : l’Algérie, le Cap Vert, le Swaziland, le Botswana, l’Afrique du Sud et les Comores.

Sur le front du sida, des résultats sont également très encourageants. L'Onusida, programme des Nations Unies de lutte contre le VIH, a en effet enregistré une baisse historique du nombre de décès liés au sida dans le monde, en 2013 (dernière année connue), avec près de 1,5 million de personnes mortes de la maladie, soit 12 % de moins qu'en 2012 et 35 % de moins qu'en 2005. Quant au nombre de nouvelles infections au VIH, il est en diminution constante et est passé de 2,2 millions en 2012 à 2,1 millions en 2013. Cette diminution des nouveaux cas de sida est encore plus impressionnante dans la durée puisqu’elle est de 27,6 % dans le monde depuis 2005.

Une autre avancée décisive a été obtenue dans la lutte contre la poliomyélite  dont le nombre de cas a diminué de plus de 99 % depuis 1988 dans le monde, passant de 350 000 à 406 cas notifiés en 2013. Depuis début mai, l’ensemble des pays doit proposer un nouveau vaccin oral contre la poliomyélite. Pour cela, pas moins de 300 millions de doses devraient être distribuées. « Nous sommes plus proches que jamais de mettre fin à la polio dans le monde entier, ce qui est la raison pour laquelle nous sommes en mesure de procéder à ce remplacement synchronisé », a expliqué le directeur de l’éradication de la poliomyélite, Michel Zaffran. De fait, seuls le Pakistan et l’Afghanistan sont encore endémiques, même si quelques cas ont été recensés en Ukraine fin 2015. Mais dans les autres pays, la vaccination reste cruciale afin d’éliminer la circulation du poliovirus sauvage et éviter son retour.

Actuellement, un vaccin oral trivalent est utilisé, c’est-à-dire qu’il contient les trois types de poliovirus existants. Il s’agit d’un produit contenant une forme atténuée du poliovirus, qui se réplique dans l’intestin pendant une courte période.

A présent, l’OMS souhaite passer à un nouveau vaccin oral dit bivalent. Il ne contiendra que les souches de type 1 et 3 qui sont toujours en circulation. Au cours des 10 dernières années, la vaccination antipoliomyélitique a permis d’éviter plus de 5 millions de paralysies.

Il faut également rappeler la diminution considérable du nombre de cas de rougeole depuis le début de ce siècle. On estime en effet que, depuis 2000, le nombre de cas de rougeole dans le monde a baissé de 73 %, passant de 853 480 à 226 722. Quant au nombre de décès évités grâce à la vaccination contre cette maladie, il est estimé à 13,8 millions. Cependant, l’élimination complète de la rougeole reste un objectif difficile à atteindre car elle suppose une couverture vaccinale de 90 %, alors qu’elle n’est que de 84 % dans le monde. Elle est de l’ordre de 75 % en Afrique et en Asie.

S’agissant des maladies diarrhéiques, elles tuent deux fois moins d’enfants en bas âge aujourd’hui qu’au début de ce siècle, même si elles restent la deuxième cause de mortalité chez les enfants bas âge avec 760 000 décès par an. Heureusement, il existe depuis 2006 deux vaccins efficaces contre les rotavirus responsables de ces maladies et des essais cliniques conduits en Afrique ont clairement montré que l’utilisation généralisée de ces vaccins permettrait de réduire de 60 à 90 %, selon les pays, le nombre d’hospitalisations d’enfants de moins d’un an. À terme, la mise en place de cette vaccination contre le rotavirus dans tous les pays touchés par ces maladies diarrhéiques devrait permettre d’éviter 180 000 décès par an et plus de 6 millions de consultations. Mais il est important de souligner que le vaccin à lui seul ne peut pas tout et que la diminution massive de ces maladies diarrhéiques passera également par une amélioration sensible des conditions d’hygiène : accès à l’eau potable et assainissement notamment.

Dans un rapport publié en septembre 2014, l’UNICEF soulignait qu’entre 1990 et 2013, le nombre de décès de nouveau-nés a chuté de 49 %, passant de 90 à 46 pour 1000 naissances vivantes (de 12,7 millions à 6,3 millions de morts). La baisse de la mortalité infantile est plus rapide aujourd’hui qu’elle ne l’a été au cours des vingt dernières années, note encore le rapport 2014 « Niveaux et tendances de la mortalité infantile ».

Cette baisse a été multipliée par trois, notamment en Afrique de l’Est et en Afrique australe. « Nous constatons une progression spectaculaire dans la réduction de la mortalité chez les enfants et ces données prouvent qu’une réussite est possible même pour les pays qui manquent de ressources », a déclaré Mickey Chopra, chef de la division des programmes internationaux de santé de l’Unicef.

Cette évolution très encourageante a été confirmée par l’OMS qui a annoncé, en septembre 2015, que les taux de mortalité de l’enfant ont baissé de plus de moitié par rapport à 1990. Le nombre de décès d’enfants de moins de 5 ans est passé de 12,7 millions par an en 1990 à 5,9 millions en 2015. C’est la première année où ce chiffre passe en-dessous de la barre des 6 millions.

Parmi les principaux facteurs qui expliquent cette diminution historique de la mortalité infantile et ce recul des grandes épidémies, il faut inlassablement rappeler le rôle majeur de la vaccination, dont l'efficacité ne cesse de s'accroître au niveau mondial, à la fois grâce à une meilleure couverture vaccinale et à l'arrivée de nouveaux vaccins (Hépatites, Paludisme, Dengue, Méningite, diarrhée, Ebola…).

L'UNICEF a raison de rappeler que la vaccination sauve entre deux et trois millions de vies par an dans le monde et il y a quelques jours, une équipe hollandaise a réalisé une analyse historique des causes spécifiques de mortalité infantile et des jeunes adultes (jusqu’à 20 ans) entre 1903 et 2012 aux Pays-Bas, couplée aux évolutions de la couverture vaccinale. Les résultats sont sans appel : avant la mise en place de la vaccination contre la diphtérie (1953), la mortalité attribuée à cette maladie était constante, autour de 1,4 %. Après la mise en place de la vaccination systématique, elle décline très rapidement pour parvenir aux alentours de 0 %. La même évolution est constatée pour la mortalité par coqueluche et tétanos (1954), qui passe très vite de 3,8 % et 0,1 % à près de 0 %. La mortalité par polio (1957), rubéole et oreillons (1987) suit les mêmes courbes de déclin (Voir The Lancet).

La qualité méthodologique de cette étude va à l'encontre de la thèse selon laquelle la disparition des maladies infantiles ne devrait rien aux vaccinations et serait due seulement à l’amélioration des conditions de vie. Ce travail scientifique très sérieux montre au contraire qu’environ 9 000 décès d’enfants et jeunes adultes de moins de 20 ans, nés avant 1992, ont été évités aux Pays-Bas par la vaccination de masse.

Rappelons qu’au niveau mondial, comme le rappelle le Professeur Pierre Aubry (Centre René Labusquière, Université de Bordeaux), le nombre total des décès évités entre 2011 et 2020 par les vaccinations, en supposant l'absence de vaccination comme scénario de comparaison, serait de 24,6 à 25,8 millions, dont 14,1 millions pour la rougeole et de 5,3 à 6 millions pour l'hépatite à virus B.

Cette évolution mondiale très encourageante, marquée par un recul durable et sensible des grandes épidémies, conforte l’OMS dans sa volonté de réduire de 40 % le nombre de décès prématurés, avant l’âge de 70 ans, d’ici à 2030, conformément aux 13 objectifs définis en 2015 par le nouveau programme de développement durable par l'assemblée générale des Nations Unies.

Parmi ces objectifs, citons la fin des épidémies de sida, de tuberculose et de paludisme et la diminution par trois de la mortalité maternelle (l'objectif est de parvenir en dessous de 70/100 000 naissances, contre 216/100 000 en 2016).

A la lumière de cette évolution tout à fait remarquable, marquée à la fois par une diminution sans précédent de la mortalité infantile et une augmentation historique de l’espérance de vie et par une amélioration incontestable de la situation sanitaire mondiale, on ne peut qu’être optimiste pour l’avenir, même si des défis sociaux, médicaux et sanitaires à relever restent évidemment immenses au niveau mondial.

Au cours de la prochaine génération, la généralisation de la télémédecine et de la santé connectée devrait permettre, combinée à l’accélération des progrès scientifiques et médicaux, de rendre accessible à tous les habitants de notre planète une offre de santé leur permettant enfin d’être correctement soignés et débarrassés de la plupart des grandes épidémies qui terrorisent l’Humanité depuis des millénaires. Souhaitons qu’en ces temps d’incertitudes économiques et de défiance de plus en plus grande vis-à-vis de l’idée de progrès, nous soyons capables de poursuivre cet effort collectif qui relève à la fois d’un impératif social et moral, en faveur de la santé et du bien-être pour tous les hommes.

René TRÉGOUËT

Sénateur du Rhône

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Google prépare un oeil électronique implantable
Mercredi, 08/06/2016 - 21:19

Google travaille sur un projet digne d'un film de science-fiction : une lentille de contact connectée qui pourrait être injectée directement dans le globe oculaire grâce à une solution liquide. Selon le brevet déposé par Google, ces lentilles du troisième type permettraient de remplacer la lentille naturelle de l’œil, dans le but de corriger une vue déficiente. Des capteurs, une batterie et un composant radio embarqués pourraient aussi leur permettre de communiquer.

Pour injecter le dispositif dans le globe oculaire, la firme de Mountain View imagine l’intégrer dans une solution liquide capable de se solidifier, puis de se fixer à la capsule du cristallin, située derrière l’iris. Une fois implantée, la solution communiquerait avec un appareil externe, doté d’une capacité de calcul. Le tout créerait ainsi une sorte d'œil bionique.

En juillet 2014, l’entreprise californienne avait noué un partenariat avec le géant suisse Novartis pour développer des lentilles de contact intelligentes dédiées aux personnes diabétiques. Plus récemment, c’est Sony qui a déposé un brevet pour protéger une technologie de lentille de contact intelligente. D’après le document, la lentille serait capable de prendre des photos grâce à un simple clignement d’œil, les stocker localement, puis les envoyer à un dispositif externe. La lentille pourrait également embarquer des fonctions d’autofocus et de stabilisation de l’image pour corriger le flou causé par le mouvement du globe oculaire. 

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Mirror

Siemens entraîne une équipe de robots araignées à l'impression 3D
Mercredi, 08/06/2016 - 21:13

Siemens vient de franchir une nouvelle étape en matière d’impression 3D en révélant un étonnant programme de robots araignées imprimeurs.

Développé au sein du campus de l'Université de Princeton dans le New Jersey (USA), ce programme de recherche vise à faire travailler plusieurs robots en équipe pour qu’ils puissent réaliser des tâches complexes. Surnommés SISpis, ces robots araignées sont tous équipés d’un extrudeur conçu pour imprimer de l’acide polylactique, un matériau thermoplastique biodégradable. Chaque robot est par ailleurs doté d’une caméra et d’un scanner laser pour cartographier son environnement et s’y positionner.

Pour permettre cette collaboration robot-robot, les chercheurs de Siemens ont utilisé des algorithmes de planification de tâches multi-robots. Ces algorithmes permettent de diviser en plusieurs blocs une structure à imprimer et chaque robot se voit désigner un ou plusieurs blocs à réaliser. Les robots araignées ont également la capacité de retourner de manière autonome à leur station de rechargement quand leur autonomie devient trop faible. Avant de se recharger, ils transfèrent des tâches précises à leurs coéquipiers qui prennent le relais.

Siemens précise qu'il "étudie la possibilité d'utilisation de plusieurs robots autonomes pour la fabrication additive et collaborative de structures, comme les carrosseries de voitures, les coques de bateaux et les fuselages des avions". 

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

PopSci

Microsoft mise sur l'ADN pour le stockage de donnés
Mercredi, 08/06/2016 - 20:59

L’ADN va-t-il être le support ultime de stockage informatique ?  Peut-être, à en croire Microsoft qui a conclu un partenariat avec l’entreprise californienne Twist Bioscience pour qu’elle lui fournisse 10 millions de brins d’ADN synthétiques, afin de tester le potentiel de stockage de cette macromolécule.

L’ADN intéresse les chercheurs, et les géants de l’informatique, car il présente plusieurs avantages par rapport aux supports de stockage actuels qui se heurtent à des limites technologiques aussi bien au niveau de leur capacité qu’au niveau de leur durée de vie. D’après Twist Bioscience, un gramme d’ADN permettrait théoriquement de stocker mille milliards de gigaoctets de données, alors que les disques durs actuels ne peuvent pas stocker plus de 5 téraoctets de données.

Outre cette capacité de stockage, l’ADN présente des capacités de sauvegarde sur le long terme. En août dernier, des chercheurs de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich sont parvenus à démontrer qu’une molécule d’ADN permettait de stocker des données numériques pendant plus de 2 000 ans, sans que ces dernières ne soient altérées.

Acteur majeur du Cloud public, Microsoft pourrait donc trouver dans l’ADN un moyen plus efficace de stocker les données et donc un moyen de réduire drastiquement ses coûts. Cette technologie est toutefois loin d’être mature et il est peu probable que la prochaine génération de disques durs stocke les données des utilisateurs grâce à l’ADN. Dans son état actuel, le procédé reste extrêmement coûteux et il n’existe pas encore de systèmes permettant de naviguer dans les données et d’effectuer des recherches précises dans cet environnement. 

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

IEEE

Samsung présente Otto, son robot assistant personnel
Mardi, 07/06/2016 - 07:28

A l’occasion de sa Conférence des Développeurs (CDC2016) de San Francisco, Samsung a dévoilé son prototype de robot assistant personnel. Baptisé Otto, ce petit robot de compagnie a été conçu pour devenir un véritable majordome, polyvalent et indispensable dans les tâches quotidiennes. Multi-tâches, Otto peut répondre à vos questions comme n’importe quel autre assistant vocal de type Cortana ou Siri, commander des produits et jouer de la musique. Il possède une caméra HD sur la tête et un écran pour représenter ses yeux. Il est contrôlable via un smartphone et peut bouger la tête sur son tronc pour observer la pièce.

Sa caméra peut s’avérer utile pour assurer la sécurité de votre maison. En combinant son système de reconnaissance visuelle à un autre service de Samsung révélé lors du CDC, le “NightHawk”. Connecté au réseau, il peut envoyer ses images sur un ordinateur de contrôle ou sur des appareils mobiles. Otto reste pour le moment un prototype destiné à tester des fonctionnalités et le potentiel de la plate-forme Artik qui combine hardware et software pour faciliter le travail des entreprises qui recourent à l’Internet des objets.

La Corée s’est lancée de plain-pied dans la course aux objets connectés, qu’il s’agisse des entreprises comme du gouvernement, très avancé en la matière. Selon une étude de l’Institut Gartner, le marché des objets connectés devrait connaître un bond de 30 % en 2016. A partir de 2020, l’institut d’étude prévoit que le marché des objets connectés écoulera plus de 20 milliards d’unités par an contre moins de 7 milliards pour 2016.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Digital Trends

Une peau lumineuse pour devenir un écran d'affichage…
Samedi, 04/06/2016 - 01:30

Des scientifiques de l’Université de Tokyo ont mis au point un display ultra flexible et surtout ultra fin, ne mesurant que 0,003 millimètre d’épaisseur, soit 13 fois plus mince que le cheveu humain. Cette peau électronique est composée de micro-LEDs elles-mêmes formées de petites feuilles de lumières qui s’allument et s’éteignent sous une impulsion électrique, ce dont le corps est plein. Pour le moment, seuls des signes simples s’affichent, comme une lettre ou un chiffre.

Cette peau intelligente présente des avantages non-négligeables. D’une part, elle produit moins de chaleur, donc ne brûle pas la peau, d’autre part, elle est résistante à la météo et aux mouvements, ce qui est le point faible de la majorité des e-skins. Enfin, elle utilise moins d’énergie, bien qu'elle puisse rester allumée pendant quatre jours.

Pour arriver à ce résultat, les chercheurs ont simplement ajouté une fine protection appelée « couche de passivation » qui permet de garder l’ensemble intact malgré le mouvement et protège de l’oxydation. Ce display pourrait remplacer les capteurs d’activités et autres objets connectés du sport et de la santé. En un coup d’œil, un médecin serait en mesure de lire le taux d’oxygène ou d’insuline d’un patient.

D’autres fonctions sont envisageables, notamment la possibilité de transporter plans, schémas et notices d’utilisation sur soi, ce qui serait utile dans le domaine de l’industrie par exemple. Et pourquoi pas même imaginer laisser tomber les badges nominatifs pendant les événements : il suffira de les lire sur la main.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

The University of Tokyo

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Matière
Matière et Energie
Les véhicules électriques proposeront la recharge sans fil d’ici deux ans
Samedi, 04/06/2016 - 01:20

La prochaine génération de voitures électriques pourra se recharger bien plus rapidement et… sans fil, ni câble. C'est en tout cas ce qu'affirme Qualcomm Halo qui a fait la démonstration de sa technologie de recharge sans fil sur le Grand Prix de Formule Electrique qui s’est tenu fin avril.

Aujourd’hui en phase de validation, le système devrait pourtant être bientôt disponible dans les concessions. "Nous sommes actuellement en discussion avec plusieurs équipementiers automobiles, dont Lear, et la technologie est viable", affirme Graeme Davison, vice-président de Qualcomm Halo. "On la retrouvera d’ici deux ans sur les routes, proposée en option sur certains véhicules Premium".

Qualcomm Halo, filiale du géant des microprocesseurs Qualcomm dédiée à la recharge sans fil, vendra sa technologie sous licence aux équipementiers, qui la proposeront ensuite aux constructeurs. Graeme Davison tient à faire tomber l’idée reçue selon laquelle la recharge sans fil, via un champ magnétique, serait moins performante que la recharge par câble. "Une liaison par câble n’est pas parfaite, il y a des pertes, son rendement global est de l’ordre de 95 %", indique-t-il. "Avec la recharge par champ magnétique, on atteint 92 % de rendement, donc la différence est infime". D’autant que la technologie Qualcomm Halo permet aujourd’hui des recharges à 22 kWh, contrairement aux bornes de recharge que l’on trouve actuellement sur les bords de nos routes et qui chargent à 3 ou 7 kWh. Les temps de recharge pourraient être trois à sept fois plus courts.

Mais pour le groupe américain, l’avenir est à la recharge “en roulant”. "Nous le faisons déjà dans l’industrie, pour alimenter des convoyeurs sur des lignes d’assemblage, mais pour l’instant cela marche surtout à basse vitesse, donc pour l’automobile nous pensons l’appliquer dans un premier temps aux abords des feux rouges", commente Graeme Davison.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Clean Technica

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Les effets bénéfiques de la vaccination sur la baisse de la mortalité infantile à nouveau confirmés
Mercredi, 08/06/2016 - 21:26

Une équipe hollandaise a réalisé une analyse historique rigoureuse des causes spécifiques de mortalité infantile et des jeunes adultes (jusqu’à 20 ans) entre 1903 et 2012 aux Pays-Bas (individus nés entre 1903 et 1992), couplée aux évolutions de la couverture vaccinale.

Les résultats sont sans appel : avant la mise en place de la vaccination contre la diphtérie (1953), la mortalité attribuée à cette maladie était constante, autour de 1,4 %. Après la mise en place de la vaccination systématique, elle décline très rapidement pour parvenir aux alentours de 0 %. La même évolution est constatée pour la mortalité par coqueluche et tétanos (1954), qui passent très vite de 3,8 % et 0,1 % à près de 0 %. La mortalité par polio (1957), rubéole et oreillons (1987) suit les mêmes courbes de déclin.

Un peu différent est le cas de la rougeole, puisque le nombre de décès par rougeole était déjà très bas aux Pays-Bas avant l’introduction de la vaccination en 1976, rendant difficile l’estimation d’un effet significatif de cette dernière. Selon les auteurs, l’effet est sans doute minime, ce qu’ils expliquent par le fait que la mortalité en lien avec la rougeole est le plus souvent due à des infections secondaires et que l’amélioration générale de la santé publique et l’antibiothérapie y contribuent plus largement que pour les autres maladies infantiles.

La qualité méthodologique de cette étude fournit des arguments solides pour contrer la thèse selon laquelle la disparition des maladies infantiles ne devrait rien aux vaccinations et serait due seulement à l’amélioration des conditions de vie. Selon les auteurs, environ 9 000 décès d’enfants et jeunes adultes de moins de 20 ans, nés avant 1992, ont été évités aux Pays-Bas par la vaccination de masse.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Science Direct

Un réseau invisible au secours du cœur
Mercredi, 08/06/2016 - 21:08

L'insuffisance cardiaque survient quand le cœur n’est plus capable d’assurer un apport sanguin suffisant aux besoins du corps. Cette pathologie évolutive est provoquée par une anomalie du muscle cardiaque qui peut être associés à des lésions, un défaut de remplissage associé à une maladie du poumon, la déformation des valves cardiaques… Fatigue, essoufflement et œdèmes en sont les principaux symptômes. Pendant que le réseau sanguin participe à l’alimentation des organes en sang et leur assure un apport en oxygène et en nutriments, le réseau lymphatique transporte des fluides ainsi que des cellules immunitaires et draine des déchets cellulaires.

Après un infarctus du myocarde, le réseau lymphatique du cœur subit de fortes modifications. Dans cette étude, les chercheurs de l’Inserm à Rouen montrent, en plus de cette anomalie structurelle, une altération du fonctionnement de ce réseau qui conduit à la formation d’un œdème et d’une inflammation cardiaque chronique. Pour résorber l’œdème, ils ont eu l’idée de stimuler la création de nouveaux vaisseaux lymphatiques du cœur de manière ciblée.

Ces chercheurs ont utilisé des microcapsules innovantes biodégradables, contenant des facteurs de croissance, précédemment mises au point lors de travaux sur la création de vaisseaux sanguins. Les chercheurs ont procédé à l’injection d’une nouvelle biothérapie chez le rat, basée sur la libération d’un facteur de croissance encapsulé spécifique des vaisseaux lymphatiques (VEGF-C).

Ces travaux, issus de 4 années de recherches, montrent l’implication importante de ce réseau lymphatique dans les maladies cardiovasculaires. En effet, "les recherches sur ces vaisseaux lymphatiques auparavant invisibles ne se sont développés que depuis 10 ans à peine, et leur rôle dans la physiopathologie est souvent ignoré" conclut Vincent Richard, directeur du laboratoire Inserm à Rouen.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Inserm

Des chercheurs français découvrent la botte secrète des virus géants…
Mardi, 07/06/2016 - 12:57

Des chercheurs de l'IHU Méditerranée infection ont mis en évidence, chez des virus géants, le premier système immunitaire qui les rend invulnérables aux virus prédateurs. Au début de ce siècle, ces chercheurs de la faculté de médecine de Marseille s'étaient déjà fait remarquer en identifiant le premier « virus géant » de l'histoire. Depuis le XIXe siècle, il était admis que les virus étaient trop minuscules pour être visibles au microscope standard, jusqu'à ce que l'équipe du professeur Raoult mette en évidence l'existence d'un virus géant, baptisé Mimivirus, au génome plus gros que celui de certaines bactéries.

La même équipe avait ensuite isolé un deuxième virus géant qui présentait une particularité supplémentaire, celle d'être infectée par un autre virus, un parasite de virus en quelque sorte, appelé « virophage ». Ce qui avait aussitôt rallumé le débat sur la nature des virus et la place à donner à ces étranges objets biologiques dans la famille des microbes.

Depuis, d'autres virus géants ont été mis au jour. Mais en décortiquant le mécanisme de résistance aux virophages, l'équipe marseillaise est tombée sur un système de cannibalisation de l'agresseur proche du système immunitaire des bactéries, appelé CRISPR, qui les protège des virus infectants. Un mécanisme que les chercheurs ont baptisé « mimivire » et qui consiste, comme c'est le cas pour les bactéries, à cannibaliser leur agresseur.

Plus précisément, "ils cannibalisent une séquence de son ADN, dont ils vont se servir comme d'un leurre pour harponner un nouveau virus entre deux enzymes afin de le découper", explique le professeur Raoult. C'est tout l'intérêt de la nouvelle découverte. Car “le système de défense bactérien CRISPR a généré une technique de génie génétique révolutionnaire qui permet aujourd'hui de manipuler facilement toutes les cellules, y compris humaines, en remplaçant un gène ou un morceau de gène”, ajoute Didier Raoult.

Mimivire pourrait donc se révéler un outil aussi puissant et efficace que les ciseaux moléculaires CRISPR. Avec Mimivirus et son bouclier antivirophage, ce sont des chercheurs français qui viennent d'écrire une nouvelle page de l'histoire de la biologie.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Nature

Découverte d'une aire cérébrale impliquée dans les mathématiques
Mardi, 07/06/2016 - 12:52

Deux chercheurs de l'unité mixte CEA / Inserm / Université Paris-Sud et du Collège de France au centre de recherche en neuro-imagerie, NeuroSpin, viennent de révéler que le cerveau possède un réseau d'aires cérébrales impliqué dans les mathématiques de haut niveau comme dans les opérations arithmétiques les plus simples. Ce réseau s'active à la seule vue de nombres chez les sujets concernés.

Dans le but de déterminer quelles aires cérébrales sont impliquées dans la réflexion mathématique de haut niveau, des neuroscientifiques (NeuroSpin, CEA/Inserm/Université Paris Sud Saclay, Collège de France) ont étudié le cerveau d'une quinzaine de mathématiciens professionnels par IRM fonctionnelle (IRMf).

Les images d'IRMf ont été acquises alors qu'ils réfléchissaient pendant 4 secondes à des affirmations mathématiques et non-mathématiques de haut niveau, afin de les juger vraies, fausses ou absurdes. Lorsque leur réflexion portait sur des objets mathématiques, un réseau dorsal pariétal et frontal du cerveau était activé, réseau qui ne présentait aucun recouvrement avec les aires du langage. A l'inverse, lorsqu'on leur demandait de réfléchir à un problème d'histoire ou de géographie, le réseau qui s'activait était complètement différent des régions mathématiques et impliquait certaines aires du langage.

Le réseau d'aires cérébrales mis au jour dans cette étude n'est pas seulement impliqué dans les mathématiques de très haut niveau, mais également dans le traitement du nombre et du calcul mental. Les chercheurs ont d'ailleurs pu observer que ce réseau s'activait également en réponse à la simple vue de nombres ou de formules mathématiques chez les mathématiciens professionnels comme chez les non-mathématiciens (des chercheurs de même niveau universitaire, mais sans formation scientifique) qui avaient participé à cette expérience.

Des études récentes suggèrent de plus que ce réseau est déjà impliqué dans l'identification du nombre chez les jeunes enfants non encore scolarisés, et qu'il est très ancien dans l'évolution car il est présent lorsque des singes macaques reconnaissent des objets concrets. Cela suppose que ce réseau d'aires cérébrales préexiste à l'apprentissage des mathématiques à l'école, et qu'il se développe ensuite avec l'éducation que l'on reçoit.

En effet, les chercheurs ont constaté que l'activation des régions de ce réseau était amplifiée chez les mathématiciens par rapport aux non-mathématiciens. Cette observation coïncide avec la théorie du recyclage neuronal, développée par Stanislas Dehaene, et qui stipule que les activités culturelles de haut niveau, telles que les mathématiques, recyclent des fondations cérébrales très anciennes dans l'évolution, telles que le sens du nombre, de l'espace ou du temps.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

PNAS

Le lien entre pollution de l'air et hausse des risques de cancers se confirme
Mardi, 07/06/2016 - 12:45

Selon des chercheurs de l'Université de Birmingham et de Hong Kong, l'exposition durable à certains polluants et notamment aux particules fines est associée à un risque accru de décès liés à de nombreux types de cancers. L'étude a suivi plus de 65.000 personnes sur 13 ans à Hong Kong. Pour les femmes, le risque de décès par cancer du sein serait augmenté de 80 % et de 36 % par cancer du poumon chez les hommes.

Ces travaux confortent la décision du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de l'OMS de classer en 2013 la pollution de l'air extérieur et, indépendamment, les microparticules, comme des facteurs cancérogènes pour les humains. En cause, des hydrocarbures et des métaux lourds générés par les transports et la production électrique qui se diffusent dans l'atmosphère. D'un diamètre de 2,5 micromètres (Pm2,5), ces particules appelées "fines" s'infiltrent dans l'organisme par les voies respiratoires.

Dans ce travail, 66.280 participants âgés de 65 ans ou plus ont été suivis entre 1998 et 2011. Le statut de fumeur a été pris en compte et d'autres sources possibles de maladies exclues. Côté environnement, les concentrations annuelles de particules fines de diamètre PM2,5 ont été estimées à leur domicile en utilisant des données satellites et des moniteurs.

Résultat de cette étude : le risque de décès de tout type de cancers confondus augmente de 22 % pour chaque augmentation de l'exposition de 10 microgrammes par mètre cube. Les décès constatés sont d'origine cardio-pulmonaire avec cancer du poumon. Ce chiffre s'élève à 42 % concernant le risque de décès par cancer du système digestif. Par ailleurs, le risque de décès par cancer touchant les organes digestifs secondaires - le foie, les voies biliaires, la vésicule biliaire et le pancréas - augmente de 35 %.

Le résultat le plus alarmant concerne les femmes. L'exposition de 10 microgrammes par mètre cube aux particules PM2.5 est associée à une augmentation de 80 % du risque de décès par cancer du sein. Chez les hommes, le chiffre augmente de 36 % concernant le cancer du poumon.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Eurekalert

Le lien social plus efficace que la morphine pour supporter la douleur
Mardi, 07/06/2016 - 07:16

Une étude de l’Université d'Oxford révèle que nos proches et notre entourage jouent un rôle déterminant dans notre capacité à supporter la douleur. Ainsi, ceux d’entre nous les plus entourés et choyés supporteront mieux la douleur que d’autres personnes plus solitaires. Ces travaux, dirigés par Katerina Johnson, ont étudié une classe de composés chimiques, présente dans le cerveau, les endorphines. On sait que les endorphines, des analgésiques produits naturellement par notre corps, sont impliquées dans les circuit de douleur et de plaisir.

Une autre étude  avait montré qu’en cas d’acceptation sociale, certaines régions du cerveau libèrent plus d’opioïdes, avec un mécanisme à double sens : ainsi, les personnes souffrant de dépression ou d'anxiété sociale libèrent moins d’opioïdes, en particulier durant les périodes de détresse émotionnelle et ne se rétablissent jamais tout à fait après une expérience sociale négative.

Pour tester cette théorie, les chercheurs ont fait l’hypothèse que les « endorphines du lien social » entraînent un effet analgésique puissant, plus fort même que la morphine. Les chercheurs ont donc utilisé la tolérance de la douleur comme révélateur de l'activité endorphinique du cerveau. Et effectivement, sur 1.100 participants, la tolérance à la douleur apparaît comme un indicateur significatif de la taille du réseau social. Et c’est en particulier la taille du réseau « externe » qui compte, soit le nombre de personnes contactées au moins une fois chaque mois, mais moins d'une fois par semaine.

Alors que le système endorphine peut être perturbé dans les troubles psychologiques tels que la dépression, ces résultats peuvent également expliquer pourquoi les personnes déprimées souffrent souvent d'un manque de plaisir et vont se replier sur elles et rompre le lien social. L’étude confirme en effet que des niveaux plus élevés de stress sont aussi associés à des réseaux sociaux plus petits…

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Nature

Vers une détection des troubles psychotiques par une simple prise de sang ?
Mardi, 07/06/2016 - 07:07

Une équipe française dirigée par le Professeur Marie-Odile Kreb (Inserm/Université Paris Descartes) a mis en évidence un type de modifications biologiques, dites épigénétiques, qui accompagnent l’émergence d’un épisode psychotique chez des jeunes à risque. Selon ces travaux, ces modifications épigénétiques seraient détectables par simple prélèvement sanguin.

Les modifications épigénétiques sont matérialisées par des marques biochimiques présentes sur l’ADN. Elles n’entraînent pas de modification de la séquence d’ADN mais induisent toutefois des changements dans l’activité des gènes. Les mieux caractérisées sont les groupements méthyle (CH3 : un atome de carbone et trois d’hydrogène) apposés sur l’ADN.

Dans cette étude, les chercheurs ont analysé les changements du profil de méthylation, modification épigénétique mesurable grâce à une prise de sang, de 39 sujets à risque âgés de 15 à 25 ans, dont 14 ont développé une transition psychotique dans l’année qui a suivi leur entrée dans la cohorte. Les analyses ont tout de même porté sur plus de 400.000 sites de méthylation, répartis sur l’ensemble du génome !

Les chercheurs ont comparé ces profils épigénétiques avec ceux d'un groupe contrôle adapté, composé de jeunes ayant sollicité des soins ou une aide psychologique mais n’atteignant pas les critères de "sujets à risque". On constate donc chez les personnes qui vont développer une psychose dans l'année suivante, une hyperméthylation des gènes GSTM5 et GSTP1 ainsi qu'une hypométhylation du promoteur du gène GSTT1. Trois gènes impliqués dans la protection contre le stress oxydatif (déséquilibre dans les cellules).

"D’autres modifications significatives ont été constatées au niveau de gènes liés à l’inflammation et au guidage des neurones dans le cerveau", expliquent dans un communiqué les auteurs de l'étude.

Ces résultats permettent donc de relier la survenue d'une psychose à un stress inflammatoire ou oxydatif rompant l’équilibre (homéostasie), "déjà fragilisé par une vulnérabilité génétique, environnementale ou neuro-développementale", précisent les chercheurs. Une prise de sang pourrait permettre de détecter plus tôt les états psychotiques et de les soigner avant que des symptômes plus lourds ne surviennent

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Nature

Bénéfice du sport : l'intensité prime sur la durée !
Samedi, 04/06/2016 - 01:40

Une étude de l'Université de McMaster vient de prouver que ce n'est pas le temps passé à faire de l'exercice qui compte mais bien l'intensité de l'activité pratiquée. Selon ces recherches, des efforts courts mais intenses auraient les mêmes effets que de longues séances d'exercices.

Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont réparti des personnes en deux groupes. Le premier groupe réalisait des séances de sprint à intervalles (10 minutes en tout avec des cycles de sprint de 20 secondes). Le second groupe courait à plus faible intensité mais pendant 50 minutes. Les deux groupes s'entraînaient 3 fois par semaine et étaient composés d'hommes sédentaires. Après 12 semaines, les chercheurs ont constaté que les deux méthodes permettaient d'obtenir des résultats similaires.

Selon les chercheurs, pratiquer 30 minutes d'exercices par semaine (dont 3 minutes d'efforts intenses) serait aussi efficace que de faire 150 minutes de sport par semaine (ce qui est en général recommandé). "Notre étude montre qu'une approche basée sur les intervalles peut être plus efficace. Il est possible d'améliorer sa forme physique de la même manière que l'approche classique, mais en moins de temps", explique Martin Gibala, l'auteur principal de cette étude.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

PLOS

Le séquençage ADN en lutte contre les bactéries résistantes
Samedi, 04/06/2016 - 01:10

Depuis quelques années, les bactéries résistantes aux antibiotiques se multiplient, ce qui complique de plus en plus la prise en charge des infections. Face à cette situation alarmante, la start-up EpiBiome propose une alternative aux antibiotiques, basée sur l’usage de virus bactériophages.

Au cours des 10 dernières années, le développement de bactéries résistantes est passée du stade de simple source d’inquiétude à celui de crise mondiale. En effet, en 2050, les bactéries résistantes aux antibiotiques devraient faire plus de victimes que le cancer.

Selon le U.S. Center for Disease Control and Prevention, chaque année, ce sont d’ailleurs 2 millions d’Américains qui développent des infections sur lesquelles les antibiotiques n’ont pas d’effets et environ 23 000 qui décèderaient directement des suites d’une infection liée à une bactérie résistante aux antibiotiques. La période « post antibiotiques » semble enclenchée si bien que le gouvernement américain lui même a lancé un plan d’actions sur 5 ans pour combattre la résistance des bactéries aux antibiotiques main dans la main avec la FDA et le National Institute of Health.

Au lieu d’avoir recours aux antibiotiques, la start-up californienne fait usage de virus bactériophages, appelés aussi phages, qui se trouvent être des ennemis naturels des bactéries. "Littéralement, nous tuons les bactéries problématiques en leur injectant une dose létale, laissant le reste de la communauté bactérienne intacte".

Le premier produit d'Epibiome ciblera d’abord les infections du pis de la vache dans les élevages laitiers. C’est à l’heure actuelle la raison numéro 1 pour laquelle on vaccine les vaches et cette infection coûte à la filière environ 35 milliards de dollars chaque année aux Etats-Unis. Outre l’agriculture, cette solution pourrait d’ailleurs être applicable à bien d’autres domaines incluant l’analyse des eaux, la sécurité alimentaire et bien sûr la santé humaine.

Plus concrètement, EpiBiome a développé une plate-forme de séquençage ADN nouvelle génération qui permet d’identifier les bactéries responsables des infections. Une fois repérées, celles-ci sont mises en culture et leur génome est entièrement séquencé. En parallèle, EpiBiome s’occupe de collecter des phages issus de l’environnement extérieur dont elle séquence le génome.

Les bactéries repérées dans un premier temps sont ensuite placées en co-culture avec les virus bactériophages, ce qui rend possible alors l’identification des phages les plus performants, autrement dit ceux capables de tuer les bactéries. Une fois isolés, les phages sont à nouveau mélangés au sein de différents cocktails de bactéries avant d’être injectés et testés dans l’organisme d’un animal atteint d’une maladie.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

IBPS

La perte du sens de l'orientation : signe avant-coureur de la maladie d'Alzheimer
Samedi, 04/06/2016 - 01:00

Selon une étude de la Washington University de St. Louis, réalisée en mesurant les capacités d'orientation et de navigation spatiale chez 71 participants âgés, les problèmes d’orientation semblent précéder les troubles de la mémoire, le symptôme caractéristique qui conforte le diagnostic de la maladie d'Alzheimer.

De précédentes études ont déjà souligné l’apparition très précoce de problèmes de navigation chez les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer. Ces déficits peuvent être associés à l'accumulation de plaques amyloïdes, aux agrégats de protéine tau et à d'autres processus de détérioration et de retrait dans le cortex préfrontal du cerveau, l'hippocampe et le noyau caudé.

On sait en particulier que l'hippocampe, associé à la mémoire à long terme, à la reconnaissance de nouveaux environnements et à la création de cartes cognitives, est l’une des premières cibles des dommages liés à la maladie d'Alzheimer. Des dommages similaires sont également constatés dans le noyau caudé, une zone impliquée dans l'apprentissage et le mouvement volontaire. Enfin, cette étude est la première à documenter ces troubles de la navigation spatiale chez les patients atteints à stade précoce ou préclinique de la maladie.

L’expérience a impliqué 71 participants dont 42 personnes exemptes de signes cliniques ou de marqueurs du liquide céphalorachidien pour la maladie d'Alzheimer, 13 participants exempts de signes cliniques mais avec biomarqueurs positifs (stade préclinique de la maladie), et 16 participants présentant des symptômes comportementaux documentés de stade précoce de la maladie. Ces participants ont été invités à passer environ 2 heures à naviguer, à l’aide d’un joystick, dans un labyrinthe virtuel et trouver des repères.

Le labyrinthe virtuel était composé d'une série de couloirs interconnectés avec quatre motifs de papier peint et 20 points de repère. Les participants ont été testés sur 2 compétences de navigation : l’apprentissage et la mémorisation d’un itinéraire préétabli, et leur capacité cognitive à développer une carte mentale de l'environnement. Les participants ont été testés sur leur capacité à recréer l'itinéraire ou à retrouver leur chemin à l’aide des repères spécifiques.

L’étude montre que les participants présentant des marqueurs céphalo-rachidiens de la maladie d'Alzheimer ont des difficultés importantes à former une carte cognitive de l'environnement, un processus d’apprentissage associé principalement à la fonction hippocampique.

Ces résultats suggèrent que des tests de navigation conçus pour évaluer cette capacité de cartographie cognitive pourraient représenter un nouvel outil puissant pour détecter les tout premiers changements cognitifs liés à la maladie d'Alzheimer.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Journal of Alzheimer's disease

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