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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 763
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 05 Septembre 2014
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Egalement dans ce numéro
Vivant
L’huile de poisson pourrait protéger le cerveau de la maladie d’Alzheimer
Clonage humain : une étape décisive est franchie !
Un nouveau test ultra-rapide pour détecter Ebola
Les yaourts sont utiles contre l'hypertension
La chronobiologie est-elle un facteur déterminant en cancérologie ?
Anti apo C-III : une nouvelle voie thérapeutique pour prévenir les maladies cardiovasculaires ?
Vers une meilleure prise en charge du trauma crânien
Des -flashs- de radiothérapie pour réduire les effets secondaires
Une avancée prometteuse dans la prévention des métastases
Edito
La génétique va-t-elle bouleverser l’approche des maladies neurologiques et psychiatriques ?



Les maladies affectant le fonctionnement du cerveau, qu’il s’agisse de pathologies neurologiques comme Parkinson ou Alzheimer ou de troubles du comportement plus complexes, comme l’autisme, la schizophrénie, constituent l’un des grands défis que va devoir relever la médecine de ce siècle, surtout quand on sait que la proportion de personnes âgées va plus que doubler dans les pays développés d’ici 2050.

Dans une étude publiée au cours du mois d’août, des chercheurs américains ont remarqué qu’un patient privé du gène apolipoprotein E, ou APOE, ne présentait aucun trouble cognitif, ni aucun désordre neurologique lié à la maladie d’Alzheimer (Voir JAMA Neurology).

Ce travail réalisé sur un unique patient, doté d’une particularité génétique rare, est très intéressant car il montre que l'absence de gène APOE dans le cerveau de ce patient ne semble entraîner aucun trouble cognitif particulier. Or, d’autres travaux ont montré que les patients ayant une mutation du gène de type APOE4 présentent un risque sensiblement plus élevé de développer la maladie d’Alzheimer.

« Si nos recherches confirment bien que ce gène APOE est sans réelle utilité, réduire les taux d’APOE4 dans le cerveau ouvre une voie thérapeutique nouvelle de guérison, avec un risque réduit d’effets secondaires négatifs” précise Mary Malloy, Professeur à l’Université de Californie à San Francisco et co-auteur de l’étude.

Une autre étude publiée il y a quelques semaines, et réalisée par des scientifiques de l’Institut national pour la santé des États-Unis, a permis d’identifier 24 variants génétiques ( dont 6 nouveaux facteurs de risque génétique) pour la maladie de Parkinson.

Ces recherches se sont appuyées sur des données portant sur 13.700 cas de maladie de Parkinson et de 95.282 témoins, provenant d’études d’association pangénomique (GWAS) utilisant une méthode d’analyse des variations génétiques permettant d’identifier des différences subtiles dans les codes génétiques de grands groupes de personnes. Cette étude, qui a combiné un puissant traitement informatique d’une vaste base de données et des techniques génomiques de pointe, a montré que le risque de développer une maladie de Parkinson peut être jusqu’à trois fois plus élevé chez les sujets porteurs de ces variantes génétiques (Voir Nature genetics).

Pour confirmer leur résultat, les chercheurs ont également travaillé sur un nouvel échantillon de 5.353 patients atteints et 5.551 témoins. L’ensemble de ces données a été analysé à l’aide d’une puce, Neurox, qui contient les codes d’environ 24.000 variants génétiques déjà identifiés comme associés à un large spectre de troubles neurodégénératifs.

Fait intéressant, il semble que certains des nouveaux facteurs de risques génétiques pourraient également être impliqués dans la maladie de Gaucher mais également dans la régulation de l’inflammation ainsi que dans la signalisation de la dopamine et de l’alpha-synucléine, une protéine qui s’accumule dans le cerveau chez certains cas de la maladie de Parkinson.

Il y a quelques jours, des travaux français réalisés par les équipes de Benoit Schneider et Odile Kellermann (Unité Inserm 747 « Cellules Souches, Signalisation et Prions », Université Paris Descartes) ainsi que de Jean-Marie Launay (Unité Inserm 942 Hôpital Lariboisière et Fondation FondaMental), ont pour leur part permis de mettre en lumière le rôle central d’une enzyme, la kinase PDK1, impliquée dans l’accumulation, dans les neurones, des protéines pathologiques caractéristiques des maladies à prions et de la maladie d’Alzheimer. Ces travaux de pointe ont pu montrer que le blocage de cette enzyme exerce un effet bénéfique contre ces pathologies et qu’au contraire la suractivation de PDK1 est responsable du confinement de TACE dans les neurones malades (infectés par les prions et Alzheimer) comme dans le cerveau des patients atteints de la maladie d’Alzheimer (Voir Nature medicine).

Sur le front des pathologies psychiatriques deux études d’une ampleur sans précédent, publiées respectivement les 20 et 22 juillet dernier, marquent très probablement un tournant dans la connaissance scientifique et l’approche thérapeutique de deux des troubles psychiatriques les plus graves et les plus complexes, l’autisme et la schizophrénie (Voir Nature genetics et Nature).

Ces dernières années, plusieurs études ont mis en évidence des liens entre les troubles du spectre autistique et des mutations génétiques, en grande majorité rares et spontanées. Afin d’étudier plus globalement la part génétique dans le risque de développer ces pathologies, des chercheurs du consortium Population-Based Autism Genetics and Environment Study (PAGES) ont développé une nouvelle méthode statistique pour comparer l’ADN de 3 000 patients souffrant d’un syndrome autistique – enregistrés dans la base de données des services de santé suédois – à celui d’1,6 million de familles suédoises, en prenant en compte les liens de parenté entre ces sujets.

Cette analyse génétique d’une ampleur sans précédent a permis aux chercheurs d’établir que 52,4 % des variants susceptibles d’augmenter le risque de troubles autistiques sont transmis par les parents. Par ailleurs, contrairement à ce qui était admis jusqu’à présent, cette étude révèle qu'une large majorité de ces variants sont fréquents dans la population. 

Au même moment, la revue Nature a publié la plus grande étude génétique portant sur les facteurs de prédisposition de la schizophrénie. Ce travail a permis de comparer l’ADN de 37 000 personnes malades avec celui de 113 000 personnes saines afin de déterminer quel rôle jouent les gènes. Ces recherches ont abouti à la découverte d’environ 120 mutations génétiques chez les schizophrènes, localisées sur 108 zones différentes des chromosomes.

Cette découverte marque une étape très importante dans la compréhension des bases biologiques et génétiques qui, en interaction avec l’environnement et l’éducation, explique le développement de cette grave pathologie psychiatrique. Parmi les variantes génétiques découvertes, 83 d’entre elles n’avaient auparavant jamais été identifiées comme ayant un rôle dans le déclenchement de la schizophrénie.

L’étude montre également, de manière cohérente, qu’un grand nombre de ces mutations concerne la production et le fonctionnement des neurotransmetteurs. C’est notamment le cas de plusieurs gènes intervenant dans la régulation de la dopamine. D’autres mutations ont également été identifiées sur des gènes contrôlant la glutamine, chargée de renforcer le système immunitaire contre les infections. Cette découverte confirme les observations cliniques qui montrent que les sujets ayant un risque plus grand de contracter une maladie infectieuse pendant l’enfance présentent également un risque accru de développer des symptômes schizophréniques.

Cette étude a utilisé l’« association pangénomique », une technique qui repose sur une vaste exploration du génome de nombreux individus et qui permet de localiser des variations génétiques associées à une maladie et d’identifier des mutations génétiques courantes qui ont peu d’effets lorsqu’elles sont isolées mais peuvent déclencher une pathologie lorsqu'elles sont associées.

Selon Michael O'Donovan (Université de Cardiff, Grande-Bretagne), auteur principal de cette recherche, « Cette analyse d’une ampleur sans précédent révèle les bases génétiques de cette maladie ».

Enfin, une autre étude récente réalisée par des scientifiques japonais de l’Institut des sciences du cerveau RIKEN vient de montrer le rôle important des défauts dans les protéines de liaison des acides gras (FABP) dans le déclenchement de certaines formes de schizophrénie et de troubles du spectre autistique.

Ces travaux dirigés par le Professeur Takeo Yoshikawa semblent indiquer que la perturbation de FABP participe d’un mécanisme biologique commun lors de l’apparition de certaines formes très répandues de ces deux troubles mentaux (Voir Oxford Journals). "L'identification des mutations FABP chez les humains peut nous conduire à la mise au point de thérapies sur mesure et fournir aux patients des molécules qui viendront compenser les anomalies et dysfonctionnement causées par leur mutation particulière" souligne le Professeur Yoshikawa.

L’ensemble de ces travaux récents éclaire d’une lumière nouvelle et très riche les bases biologiques et génétiques de ces maladies neurodégénératives sévères que sont Parkinson et Alzheimer mais également certains troubles graves du comportement, aux causes multiples et complexes, comme l’autisme et la schizophrénie.

Ces travaux viennent notamment confirmer d’une manière remarquable l’existence de mécanismes biologiques et génétiques communs dans l’apparition des maladies de Parkinson et d’Alzheimer. Ces recherches confirment également l’hypothèse de l’existence de facteurs génétiques communs de prédisposition à l’autisme et à la schizophrénie. Cette base commune et sous-jacente entre ces deux pathologies a notamment été confirmée en août 2013 par les recherches d’une équipe israélienne dirigée par Mark Weiser qui a mis en évidence un lien génétique entre l’autisme et la schizophrénie.

En travaillant sur plusieurs bases de données très importantes regroupant plus d’un million personnes en Israël et en Suède, l’équipe du docteur Weiser a constaté que les personnes ayant un frère ou une sœur schizophrène ont un risque multiplié par 12 de présenter des troubles autistiques (Voir MFA).

Toutes ces récentes découvertes montrent à quel point les analyses et études génétiques comparées, réalisées sur de vastes populations et s’appuyant sur une puissance de traitement informatique qui aurait été inimaginable il y a encore quelques années, sont en train de faire émerger une nouvelle approche globale de la structure de notre cerveau et des pathologies qui peuvent l'affecter.

L’enjeu de santé publique est immense quand on sait que, selon l’OMS, 450 millions de personnes souffrent de troubles mentaux et plus d’un milliard sont atteints de troubles neurologiques divers. Mais paradoxalement, loin du réductionnisme qui a pu prévaloir jusqu’à la fin du siècle dernier, ces avancées scientifiques et médicales confirment que la connaissance de l’ensemble de ces bases et facteurs biologiques et génétiques n’a de sens que dans le cadre conceptuel plus vaste et plus complexe des innombrables interactions qui s’établissent entre notre cerveau et son environnement, qu’il s’agisse de notre mode de vie, de nos relations sociales ou de notre vie culturelle ou affective.

Ces progrès décisifs dans la connaissance fondamentale de la structure biologique et des mécanismes génétiques qui sous-tendent le fonctionnement de notre cerveau vont, j’en suis convaincu, entraîner des révolutions thérapeutiques majeures dans le traitement et la prévention de l’ensemble des maladies des troubles qui peuvent affecter notre cerveau. Ces avancées scientifiques et médicales sans précédent vont également transformer de manière radicale la qualité de vie des personnes âgées et bouleverser à terme l’ensemble de notre société.

René TRÉGOUËT

Sénateur Honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
L’huile de poisson pourrait protéger le cerveau de la maladie d’Alzheimer
Jeudi, 04/09/2014 - 14:41

Une étude menée par des chercheurs américains de l’hôpital de Rhode Island vient de montrer que les oméga-3 contenus dans l’huile de poisson pourraient être un moyen efficace de protéger le cerveau des seniors contre la maladie d’Alzheimer.

Les recherches ont été effectuées sur 229 seniors qui n'avaient pas de troubles cognitifs, 397 avec un trouble cognitif léger et 193 atteints de la maladie d'Alzheimer. Parmi les patients sans troubles cognitifs, 117 prenaient régulièrement des compléments alimentaires à base d’huile de poisson. Pendant trois ans, les participants ont passé des IRM et des tests neuropsychologiques tous les six mois.

Les IRM ont révélé que les consommateurs d'huile de poisson ont un cerveau plus large et en meilleur état que les autres patients. Les chercheurs ont par ailleurs observé un moindre déclin cognitif chez ces participants, ainsi qu'une moindre atrophie cérébrale dans les aires cérébrales clé. « Ces résultats doivent nous conduire à lancer des recherches plus approfondies sur les possibles effets à long terme de la supplémentation en huile de poisson sur les marqueurs importants du déclin cognitif », souligne Lori Daiello, principal auteur de l’étude.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Alzheimer's and Dementia

Clonage humain : une étape décisive est franchie !
Jeudi, 04/09/2014 - 14:36

Depuis 1996, la technique de clonage développée pour la brebis Dolly ne semblait pas fonctionner sur l'être humain ni, plus largement, sur les primates. Mais les choses sont sans doute en train de changer.

En mai 2013, l'équipe de Shoukhrat Mitalipov, de l'Université de la Santé et des Sciences de l'Oregon (Beaverton, Etats-Unis) a publié sa méthode de clonage humain dans la revue Cell et ces travaux montrent que le clonage humain est à portée de mains des scientifiques.

La substance, la caféine, semble stabiliser l'ovocyte receveur et faciliter la fusion du noyau de l'organisme donneur. Mais on peut toutefois se demander si ces travaux ne surviennent pas trop tard. En effet, depuis 2006, une autre révolution a changé la donne : les cellules iPS. Ces "cellules-souches pluripotentes induites" ont été mises au point par Shinya Yamanaka, récompensé du prix Nobel de médecine 2012 pour ses travaux, et son équipe de l'Université de Kyoto (Japon). Obtenues en ajoutant simplement un cocktail spécifique à des cellules adultes, elles permettent d'obtenir des lignées de cellules-souches embryonnaires, sans avoir recours à des donneuses d'ovocytes et à leurs embryons.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Nature

Un nouveau test ultra-rapide pour détecter Ebola
Jeudi, 04/09/2014 - 14:30

Des chercheurs japonais dirigés par le Professeur Jiro Yasuda (Université de Nagasaki) ont développé une nouvelle méthode pour détecter en trente minutes le virus Ebola. Ce nouveau processus serait non seulement efficace dans des délais très courts, mais également moins cher que le système actuellement utilisé en Afrique de l'Ouest, où une épidémie sans précédent sévit dans quatre pays. Les chercheurs nippons ont mis au point ce que l'on nomme en biologie une « amorce » : elle amplifie seulement les gènes spécifiques du virus Ebola lorsqu'il est présent.

Dans cette nouvelle méthode japonaise, l'acide ribonucléique (ARN) est extrait des éventuels virus présents dans un échantillon de sang. Une séquence ADN est alors produite à partir de ces informations de codage puis mélangée à l'amorce dans une éprouvette. Après avoir été chauffé, l'ADN spécifique au virus est amplifié en trente minutes et le liquide devient trouble en cas de présence du virus Ebola.

Ce nouveau procédé, plus simple et plus rapide que la méthode actuelle, ne nécessite qu'un simple équipement de chauffe, alimenté par une batterie et ne coûte que quelques centaines de dollars.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

IBT

Les yaourts sont utiles contre l'hypertension
Mercredi, 03/09/2014 - 21:02

On savait déjà que consommer régulièrement certains probiotiques peut contribuer à réduire, modérément mais significativement, la tension artérielle. Mais cette fois les chercheurs de la Griffith University et de l’Institut Gold Coast Health ont réalisé une méta-analyse de 9 essais contrôlés randomisés, portant, au total sur 543 participants, sur 3 à 9 semaines, afin d’évaluer l’effet de la consommation de probiotiques sur la pression artérielle.

Les probiotiques pris en compte dans ces études étaient consommés sous forme de yaourts, lait fermenté, fromage probiotique, suppléments ou boissons. Les participants consommaient entre 1 et 3 espèces de probiotiques.

Cette étude montre que la consommation de produits laitiers comme source de probiotiques entraîne des réductions significatives de la tension systolique et la pression artérielle diastolique, ce qui n’est pas le cas des autres sources de probiotiques. Les personnes qui ont une pression artérielle de 130/85 mm Hg (un peu élevée mais toujours dans la norme) sont celles qui semblent le plus bénéficier de cet effet thérapeutique.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Hypertension

La chronobiologie est-elle un facteur déterminant en cancérologie ?
Mercredi, 03/09/2014 - 20:59

Selon une étude très intéressante de l’Université de Tulane (Nouvelle-Orléans), l’obscurité totale la nuit serait l'une des clés de la réussite du traitement du cancer du sein ! Cette observation surprenante s'expliquerait par l’intervention de l’hormone du sommeil, la mélatonine, dans l’efficacité du traitement par tamoxifène et par la perturbation du rythme circadien et de la production de cette hormone, en cas d’exposition nocturne à la lumière.

Les chercheurs Steven Hill et David Blask de Tulane ont décrypté ce rôle essentiel de la mélatonine sur l’efficacité du tamoxifène dans la lutte contre les cellules cancéreuses sur des souris modèles de cancer du sein.

Dans une première phase de l’étude, les animaux ont été maintenus dans le cycle lumière jour / nuit de 12 heures de lumière suivies de 12 heures d’obscurité totale pendant plusieurs semaines, puis dans une seconde phase, ils ont été exposés au même cycle jour / nuit, mais, durant les 12 heures de nuit, ont été exposés à une très faible lumière.

L’étude permet de confirmer que la mélatonine favorise l’action du tamoxifène en retardant la formation de tumeurs, en ralentissant leur croissance. En conclusion, des niveaux élevés de mélatonine, la nuit, mettent les cellules cancéreuses en sommeil aussi en éteignant les mécanismes de croissance clés. Ces cellules sont alors plus vulnérables au tamoxifène. Mais quand les lumières restent allumées la nuit, la mélatonine est supprimée, les cellules cancéreuses se réveillent et ignorent le tamoxifène.

Les implications de cette découverte pourraient être énormes pour les patientes traitées par tamoxifène et régulièrement exposées à la lumière la nuit en raison de troubles du sommeil et de l’utilisation d’écrans d’ordinateur et de télévision.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Eurekalert

Anti apo C-III : une nouvelle voie thérapeutique pour prévenir les maladies cardiovasculaires ?
Mercredi, 03/09/2014 - 20:49

L’analyse du génome humain a mis en évidence plus de 150 localisations génétiques associées aux taux plasmatiques des lipides sanguins. Mais en matière de risque cardivasculaire, il restait à déterminer dans quelle mesure les variants génétiques rares contribuent aux variations interindividuelles des triglycérides plasmatiques. D’autre part, les chercheurs se demandaient s’il existe des variants spécifiques pouvant réduire le taux de triglycérides et le risque cardiovasculaire.

Pour répondre à ces deux questions, un groupe de chercheurs associant de nombreuses unversités et écoles américaines a séquencé sur des échantillons d’ADN de 3 734 sujets, les régions génétiques codantes pour des protéines au sein de 18 666 gènes. Ce vaste travail a permis de montrer qu'un variant fréquent de l’apoA5, présent chez 6 % des participants d’origine européenne, a été le plus associé avec l’hypertriglycéridémie.

L’analyse des variants plus rares (présents chez moins de 1 % de la population) a permis en outre de révéler une corrélation entre 4 mutations de l’apo-CIII et un taux abaissé de triglycérides : les porteurs de ces mutations avaient une triglycéridémie réduite de 39 %, un taux plasmatique de HDL-C augmenté de 22 % et un taux de LDL-Cholestérol réduit de 16 % par rapports aux non porteurs de ces spécificités génétiques.

En outre, les risques de maladies coronaires chez les 498 porteurs de ces trois mutations étaient réduits de 40 % par rapport aux sujets n’ayant pas ces variants génétiques. Les taux plasmatiques d’apo-CIII, significativement plus faibles chez les sujets mutés, étaient eux aussi associés au risque cardiovasculaire.

Ces résultats montrent que la perte de fonction de l’apo-CIII confère une protection vis-à-vis des maladies cardiovasculaires et que les mutations associées à une perte de fonction de l’apo-CIII  entraînent une baisse de triglycérides et de LDL-C et une augmentation du HDL-C.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

NEJM

Vers une meilleure prise en charge du trauma crânien
Mardi, 02/09/2014 - 11:04

Le cerveau ne supporte pas d’être privé d’oxygène plus de quelques minutes sans risque de provoquer de graves séquelles. Après un accident (traumatisme crânien ou accident vasculaire cérébral -AVC-), il est donc vital de parvenir à rétablir l’oxygénation cérébrale le plus rapidement possible.

Une équipe multidisciplinaire au sein de l’Institut des Neurosciences de Grenoble (GIN, Inserm / Université Grenoble Alpes / CHU de Grenoble) a mis au point une nouvelle approche non invasive et très précise pour mesurer l’oxygénation cérébrale grâce à l’IRM. Cette méthode pourrait à terme guider les interventions thérapeutiques pour les rendre plus précises, moins risquées et plus efficaces.

Aujourd’hui, les techniques utilisées reposent sur l'emploi d’une sonde dans le cerveau, ce qui permet d’estimer localement l’oxygénation du cerveau. Mais cette intervention nécessite un acte neurochirurgical lourd et manque de précision. La nouvelle approche d’IRM, développée par les chercheurs de l’Inserm, caractérise la saturation tissulaire en oxygène du cerveau, c’est-à-dire la quantité d’oxygène présente dans la microvascularisation tissulaire.

Cette technique innovante présente plusieurs avantages : elle est utilisable immédiatement chez l’homme et ne nécessite pas d’injection d’un traceur radioactif, contrairement à l’imagerie par émission de positon (ou imagerie TEP), technique de référence. Cette méthode permet enfin d’obtenir des cartes de StO2 beaucoup plus précises.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Nature

Des -flashs- de radiothérapie pour réduire les effets secondaires
Mardi, 02/09/2014 - 10:59

Des chercheurs de l’Institut Curie, de l’Inserm et du Centre Hospitalier Universitaire Vaudois ont mis au point une nouvelle méthode d'administration de la radiothérapie reposant sur des séances brèves mais très intenses d'irradiation. La radiothérapie reste un outil majeur contre le cancer : de plus en plus précise, elle consiste à irradier les cellules cancéreuses pour les détruire tout en préservant du mieux possible les tissus sains et les organes avoisinants. En augmentant jusqu’à 1 000 fois l’intensité de l’irradiation sur un temps très court, les chercheurs montrent que l’efficacité demeure la même, mais que les tissus sains sont mieux protégés.

Comme le précise Vincent Favaudon, chercheur à l’Institut Curie, « Eradiquer la tumeur, tout en limitant les effets secondaires, est depuis toujours l’objectif des radiothérapeutes ». Depuis plus de 20 ans, les développements de l’imagerie, de l’informatique, de la dosimétrie et des accélérateurs ont permis de « sculpter » de plus en plus précisément le volume d’irradiation en fonction de la localisation et de la forme de la tumeur. Malgré tout, les effets secondaires dus à l’irradiation des tissus sains demeurent un problème crucial.

« Dans nos modèles tumoraux, une dose de 15 Gy administrée de manière conventionnelle pour traiter une tumeur du poumon entraîne à coup sûr la survenue d’une fibrose pulmonaire entre 8 semaines et 6 mois après l’irradiation, alors qu’avec une irradiation "flash", aucune fibrose n’apparaît en-dessous de 20 Gy », explique le radiobiologiste. Cet effet protecteur est également observé sur l’apoptose (mort programmée des cellules produite suite à des dommages non réparés de l’ADN), les capillaires sanguins et sur les lésions cutanées.

En revanche, l’efficacité anti-tumorale reste la même sur les différentes tumeurs irradiées et il semble bien que cette irradiation "flash" protège donc les tissus sains de la survenue d’effets secondaires de manière très sélective.

Reste que Les appareils actuellement utilisés dans la plupart des services de radiothérapie et qui fonctionnent avec des rayons X, ne sont pas assez performants pour générer les débits de dose nécessaires à des irradiations "flash" et qu'il va falloir un saut technologique pour disposer de nouvelles machines capables de délivrer ces impulsions très brèves et très intenses.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Science Mag

Une avancée prometteuse dans la prévention des métastases
Mardi, 02/09/2014 - 10:51

Des chercheurs de l'Université Catholique de Louvain (UCL) ont identifié des composés prometteurs qui pourraient empêcher le développement de métastases chez des patients atteints d'une tumeur cancéreuse.

Les chercheurs ont mis en lumière le rôle-clé joué par les mitochondries dans la formation de métastases. En observant un mélanome métastatique, ils ont découvert que les mitochondries de ses cellules étaient dysfonctionnelles. Les chercheurs ont en fait découvert que "dans certaines conditions, les mitochondries produisent davantage de radicaux libres appelés ions superoxyde", précise l'UCL. "C'est cette suproduction de superoxyde qui entraîne la formation de métastases et par conséquent la progression tumorale".

Les chercheurs ont alors testé sur des souris, notamment sur lesquelles avait été injecté un cancer du sein humain avec tumeur naturellement métastatique, des composés inactivateurs du superoxyde mitochondrial. Les résultats ont montré que ce traitement était efficace et permettait de bloquer l'apparition de métastases chez la souris en inhibant le superoxyde.

"Les composés qui ont donné des résultats prometteurs en laboratoire sont déjà utilisés pour traiter la maladie de Parkinson ou l'hépatite C", précise Pierre Sonveaux qui ajoute "Nous savons donc que ces molécules ne sont pas toxiques pour l'homme". Cette découverte ouvre la voie vers de rapides essais cliniques sur l'homme d'un traitement préventif qui bloquerait les métastases cancéreuses humaines, responsables de 90 % des décès par cancer.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Science 2.0

Cell

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