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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 442
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 30 Août 2007
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Egalement dans ce numéro
TIC
Un cinquième de la population mondiale connecté au Net en 2011
TIC : la France fait partie des 20 pays les plus productifs et compétitifs
Une biopuce pour mieux soigner des blessures
Neuf Cegetel choisit Universal Music pour ses offres de téléchargement illimité
Matière
Une génératrice portative à hydrogène pour tous
Un téléphone mobile rechargeable à l'infini ?
Développement de cellules polymères photovoltaïques ultra-efficaces par une équipe américano-coréenne
Une nouvelle génération d'hydroliennes simples mais efficaces
Espace
Le robot martien Opportunity reprend du service
Terre
GIEC et ONU : deux nouveau rapports confirment l'ampleur du réchauffement climatique et la responsabilité humaine
L'environnement tue quatre millions d'enfants par an dans le monde
Etats-Unis : la Chambre des représentants taxe les compagnies pétrolières et encourage les énergies renouvelables
Réchauffement climatique : la maîtrise de la séquestration du Carbone devient un enjeu techno-industriel majeur
Réchauffement climatique : le nombre d'ouragans a doublé en 100 ans
Le Texas accueillera un parc éolien colossal de 3000 MW
Une ferme solaire géante au Canada
Filtrer les particules nocives grâce à des mousses végétales
Vivant
Une origine inflammatoire pour les maladies cardiovasculaires ?
Le génome de la vigne entièrement décrypté
La stimulation électrique pour réveiller le cerveau
Recherche
Japon : des voitures plus intelligentes
Edito
Notre production d'énergie éolienne sera décuplée d'ici 2015



L'énergie éolienne va t-elle enfin décoller en France ? Oui sans doute, si l'on en croit Xerfi qui vient de publier une étude approfondie de plus de 200 pages, sous le titre : « Le marché de l'éolien à l'horizon 2010 ». Cette analyse nous apprend notamment que les énergies renouvelables (hydraulique, éolien, solaire photovoltaïque, déchets urbains ménagers et assimilés, bois et déchets de bois, biogaz) auront ainsi représenté 13 % de la consommation intérieure brute d'électricité en 2007, une part qui devra être portée à 21 % en 2010 pour satisfaire aux objectifs européens. Pour atteindre cet objectif, la France mise notamment sur le développement de son parc éolien dont le gisement considérable (le second en Europe) est évalué à environ 200 TWh (50 TWH en terrestre et 150 TWh en offshore), soit 40 % de la consommation électrique totale de le France prévue en 2020.

La France est ainsi le premier contributeur en Europe en matière d'énergies renouvelables (en incluant toutefois l'énergie hydroélectrique qui représente 90 % de la production d'énergie propre) et la production d'énergie éolienne devrait être décuplée d'ici à 2015 en France. Mais Xerfi souligne que cet essor de l'éolien en France soulève interrogations et incertitudes. Il fragilise, par la nature intermittente de sa production électrique, l'équilibre offre-demande d'électricité nécessaire au bon fonctionnement du réseau. Il suppose d'étendre et de renforcer le réseau électrique, et ne répond que partiellement aux insuffisances des capacités de production électrique.

Malgré le faible poids des énergies renouvelables (EnR) dans sa consommation électrique, la France est le premier producteur en Europe d'électricité « verte » du fait de l'importance de ses barrages et de ses centrales hydroélectriques. Elle tire en effet l'essentiel de sa production électrique du nucléaire, technologie qui n'émet pas de CO² mais qui pose néanmoins des problèmes de sûreté et de traitement des déchets.

La puissance installée devra ainsi être multipliée par 10 d'ici à 2015 pour atteindre 17 GW (contre 2,6 GW en 2007). Une croissance exponentielle qui va profiter à tous les acteurs de la filière : exploitants, fabricants, bureaux d'études, spécialistes du génie civil et du génie électrique. Le taux de croissance annuel moyen de l'éolien sera de 30 % par an entre 2007 et 2010 précise l'étude, mais quelles sont les grandes catégories d'opérateurs présents sur le marché ?

Les investisseurs tout d'abord, comme les banques qui ont engagé de nombreux investissements. Ainsi le Crédit Foncier dispose d'une structure dédiée au financement des énergies renouvelables (ENR), et notamment des parcs éoliens supérieurs à 5 MW. Le Crédit Agricole a, quant à lui, un fonds commun de placement à risques (FCPR), nommé « Capenergie », qui possède entre autres une participation dans la société Aerowatt.

Il faudra également compter avec les groupes de l'industrie (français ou étrangers) comme Areva (prise de participation dans le fabricant allemand Repower), General Electric (prise de participation dans Theolia, exploitant de fermes éoliennes) ou Alstom (rachat du fabricant Espagnol Ecotècnia) prennent pied dans l'éolien.

Le secteur éolien intéresse aussi les énergéticiens, qui peuvent être des producteurs et distributeurs d'électricité. Suez ou Total ont mis un pied dans les énergies renouvelables à coup d'investissements ou de rachats d'entreprises. Au-delà de la recherche d'une forte rentabilité et d'une vitrine « écologique », l'éolien se révèle être un relais de croissance pour ces intervenants. Il est en effet un complément à leur bouquet énergétique afin de se prémunir des risques liés à la raréfaction des énergies fossiles à moyen et long terme.

Enfin, dernier acteur d'envergure sur le marché de l'éolien : EDF. Électricité de France tire les mêmes avantages de l'éolien que ces concurrents directs comme Suez. A la différence notable que sa présence dans l'exploitation de fermes éoliennes a en partie pour objectif d'alléger la facture liée à l'obligation de rachat d'électricité.

Mais qu'en est-il de la rentabilité des investissements dans l'éolien ? Selon l'étude, le rendement du parc éolien français est assez faible et aléatoire, compris entre 14 % et 21 % pour la période 2001 à 2006. Mais ce rendement va augmenter à mesure que le parc va grossir et être disséminé sur l'ensemble du territoire. Grâce au système d'aide à la filière éolienne, le ratio moyen RN/CA des parcs éoliens atteint ainsi 17,3 %, un niveau largement supérieur à celui enregistré dans la production et la distribution d'électricité.

Selon Xerfi, ce système d'aide à la filière éolienne permet ainsi de rentabiliser ce mode de production L'analyse des comptes des fermes éoliennes implantées en France réalisée par Xerfi confirme les conclusions des business plans des professionnels. Le ratio RN/CA atteint ainsi 17,3 %, un niveau largement supérieur à celui enregistré dans la production et la distribution d'électricité.

Xerfi souligne enfin que l'extension du parc éolien terrestre français va être confrontée à un problème de saturation d'ici à 2015, comme c'est déjà le cas en Allemagne ou dans d'autres pays d'Europe du Nord. Mais c'est oublier qu'en France, le gisement de l'éolien "offshore" est encore plus considérable que celui de l'éolien terrestre et que, dans ce domaine, tout reste à faire.

Face au caractère aléatoire de l'énergie éolienne, les exploitants se diversifient dans d'autres modes de production d'électricité comme le photovoltaïque, l'hydraulique ou les technologies classiques. C'est cette stratégie que choisissent les opérateurs qui possèdent dans leur grande majorité un bouquet énergétique varié. Ce « mix-énergétique » permet ainsi de limiter les risques inhérents au fonctionnement des parcs éoliens.

Mais demain le couplage synergique entre l'énergie éolienne et le vecteur hydrogène et l'arrivée d'éoliennes géantes de 5 MW destinées aux parcs offshore, pourraient bien changer la donne énergétique et économique en permettant le stockage et l'utilisation différée de l'électricité éolienne. En Norvège, le projet d'aménagement hydroélectrique de l'île d'Utsira combine la génération d'électricité d'origine éolienne et la production et le stockage d'hydrogène afin de fournir aux insulaires, un approvisionnement stable en électricité propre.

En Espagne, dans le parc expérimental de Sotavento à Monfera devrait débuter très prochainement un autre projet visant à produire jusqu'à 60 Nm3/hr d'hydrogène en utilisant la production en trop d'énergie éolienne qui ne peut être transmise au réseau. L'hydrogène sera utilisé pour alimenter une génératrice à moteur à combustion interne, laquelle fournira ensuite de l'électricité au réseau électrique lorsqu'il n'y a pas de vent.

En Allemagne, le groupe énergétique EnBW va mettre en service une centrale de stockage par air comprimé, unique en son genre, d'ici 2011. Il s'agit d'une centrale à gaz modifiée, capable d'emmagasiner temporairement l'énergie sous forme d'air comprimé par injection, dans des réservoirs souterrains de formations géologiques diverses. L'énergie est restituée lors des périodes de forte ou moyenne demande. L'innovation technique du projet de EnBW consiste à récupérer la chaleur résultant de la compression de l'air en vue d'améliorer le rendement de l'installation qui atteint 70 %.

Pour intéressante qu'elle soit, l'étude de Xerfi sous estime, me semble-t-il, trois facteurs qui vont rendre rapidement l'utilisation à grande échelle de l'énergie éolienne bien plus compétitive que prévue : le progrès technologique qui va permettre la réalisation d'éoliennes géantes offshores de plus de 5 MW, bien plus rentables que les machines actuelles (chacune de ces machines pourra produire assez d'électricité pour alimenter plus de 4000 foyers), le couplage énergétique entre l'énergie éolienne et les autres sources ou vecteurs d'énergie propres, solaire, hydrogène et air comprimé notamment et enfin l'augmentation plus rapide que prévue du prix des énergies fossiles liées à l'explosion économique en Asie et à la nécessité de diminuer de façon drastique nos émissions de gaz à effet de serre pour limiter les effets désastreux du réchauffement climatique.

Alors qu'un nouveau rapport du GIEC, qui sera officiellement révélé en novembre, confirme que les hommes sont responsables, avec une probabilité de 90 %, d'un changement climatique majeur (Voir article dans notre rubrique Environnement) et prévient que le niveau des mers pourrait monter de 3m70 d'ici un siècle, nous devons savoir dépasser le cadre techno-économique actuel d'analyse de l'énergie éolienne pour adopter une vision plus prospective, plus audacieuse et plus globale qui nous conduit à affirmer que l'énergie éolienne jouera dans 20 ans un rôle de premier plan dans la production énergétique mondiale.

René Trégouët

Sénateur honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


TIC
Information et Communication
Un cinquième de la population mondiale connecté au Net en 2011
Vendredi, 31/08/2007 - 00:00

D'ici à quatre ans, il y aura 1,5 milliard d'internautes dans le monde, soit un cinquième (22 %) de la population du globe, selon une étude de JupiterResearch. Cela correspondra à une hausse de 36 % par rapport à 2006, où un total de 1,1 milliard de personnes connectées avait été recensé. Quatre pays devraient particulièrement pousser cette croissance, selon l'étude (*) : le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine. Ils se dotent des infrastructures adéquates, tandis que la population voit son pouvoir d'achat augmenter, ce qui donne un coup de pouce à l'adoption d'accès internet, explique Vikram Sehgal, directeur de la recherche chez JupiterResearch. À l'inverse, certains marchés sont arrivés à maturité - Canada, Japon, États-Unis et Europe occidentale -, si bien que la croissance y sera relativement faible. Ainsi, en termes de connexion au Net, la population américaine va même voir sa part de marché diminuer d'ici à 2011, pour passer de 21 % (en 2006) à 17 %.

ZDNet

TIC : la France fait partie des 20 pays les plus productifs et compétitifs
Vendredi, 31/08/2007 - 00:00

The Economist Intelligence Unit dresse la liste des 64 pays les plus compétitifs et productifs en matière de TIC. La France ne se laisse pas distancer mais les Etats-Unis, le Japon et la Corée mènent toujours la danse. La France n'a pas à rougir de sa position mondiale en terme d'innovation dans les TIC : elle se classe dans le Top 20 des pays les plus compétitifs et les plus productifs dans ce domaine,selon une étude récente.

Sur les 64 pays recensés, la France arrive en 18ème position en terme de compétitivité, derrière les Etats-Unis, le Japon, la Corée du Sud, le Royaume-Uni, l'Australie et Taiwan, mais juste devant l'Autriche et Israël.

Dans le domaine de la productivité, l'Hexagone se classe 17ème. Les cinq première places sont trustées par Taïwan, la Corée du Sud, l'Irlande, Singapour et l'Australie. La France se classe cette fois devant l'Autriche, le Brésil et la Grèce.

Les pays étudiés ont ainsi été notés sur une échelle allant de 1 à 100. Un certain nombre de critères a été pris en compte, comme la qualité et l'étendue des infrastructures IT, le système éducatif et la production de jeunes talents, les efforts consentis en matière de R&D (Recherche & Développement), les mesures juridiques prises et le rôle du gouvernement en terme de support pour l'essor de l'industrie IT.

Concernant la productivité, la Chine (10ème) et l'Inde (22ème) font partie des leaders. Mais l'Empire du Milieu dégringole tout de même à la 49ème position et l'Inde à la 46ème quand on parle de compétitivité. La place de 3ème de l'Irlande en terme de productivité peut surprendre mais cet Etat a su attirer ses dernières années les centre d'appels et les sites de production de nombreuses entreprises internationales.

La protection de la propriété joue aussi un rôle prépondérant: "La protection des innovations est un fait majeur à prendre en compte pour l'accroissement de la compétitivité", souligne John Brigden, vice-président de la région EMEA chez Symantec. Le rapport préconise ainsi un juste équilibre entre une "approche ouverte" en terme d'innovation et une protection des brevets et des marques.

L'étude de The Economist Intelligence Unit prévoit également l'émergence de nouveaux pays capables de concurrencer l'Inde et la Chine. Il pronostique ainsi l'essor en terme d'innovations IT de la Malaisie, du Brésil et du Vietnam, et en Europe, de la Hongrie et de la Pologne.

Une biopuce pour mieux soigner des blessures
Vendredi, 31/08/2007 - 00:00

Le Centre de bioélectronique de l'Université Clemson a mis au point une biopuce qui, implantée dans le corps de la personne blessée, délivrerait des informations en temps réel sur son état de santé, comme le niveau de son lactate ou de son glucose. Ce procédé pourrait permettre de mieux cibler les soins et d'empêcher des troubles graves comme les hémorragies internes. Que ce soit pour des soldats tombés au combat ou des civils victimes d'accidents.

"Nous perdons encore un trop grand nombre de patients à cause des hémorragies. Permettre aux physiciens et au personnel médical d'avoir accès à des informations comme le taux d'oxygénation dans les tissus pourrait faire la différence entre la vie et la mort", souligne Anthony Guiseppi-Elie, directeur du C3B. "Notre but est d'améliorer la qualité et l'attribution de soins adaptés aux soldats blessés et aux civils victimes de traumatismes", ajoute-t-il.

A terme, la biopuce pourrait être implantée avant tout problème de santé, dans un but préventif. Elle pourrait également être utilisée par les astronautes, afin de suivre leur état de santé lors de leurs voyages spatiaux, et par les personnes diabétiques. Les chercheurs tablent sur une période de cinq ans avant les premiers essais d'implantation de la biopuce sur des hommes

CU

Neuf Cegetel choisit Universal Music pour ses offres de téléchargement illimité
Vendredi, 31/08/2007 - 00:00

Neuf Cegetel a finalement levé le voile sur son offre de téléchargement illimité de musique, qui s'appuie sur le catalogue d'Universal Music (150 000 titres). L'opérateur a signé un partenariat exclusif avec la maison de disques, mais affirme être prêt à ouvrir sa plate-forme à d'autres labels, majors comme indépendants, comme l'explique Michel Paulin, directeur délégué général de Neuf Cegetel.

Baptisée Neuf Music, l'offre se décline en deux formules, accessibles aux nouveaux comme aux anciens abonnés. La première, Neuf Music Initial, est incluse dans l'abonnement triple play « 100 % Neuf Box », à 29,90 euros par mois. Elle permet de télécharger des morceaux de façon illimitée et sans frais supplémentaires, mais oblige l'utilisateur à se cantonner à un seul des neuf genres musicaux du catalogue (variété française, pop, rock, disco/funk, world, electro/dance, Rap/RnB, Jazz/Blues, classique).

La seconde, Neuf Music Optimal, est proposée à tous les clients de la marque, quel que soit leur abonnement internet (100% Neuf box ou autre). Facturée 4,99 euros par mois, elle permet d'accéder à l'ensemble du catalogue d'Universal, sans restriction de genre et sans durée minimale d'engagement. Le site Neufmusic.fr, à partir duquel les téléchargements seront réalisés, va être mis en ligne au cours de la semaine.

Selon Michel Paulin, cette distinction entre les deux formules s'explique par le modèle économique choisi par l'opérateur, qui repose avant tout sur des services payants. L'offre illimitée a toutefois une contrepartie : les utilisateurs vont devoir faire avec la solution de protection anticopie (DRM) fournie par Microsoft, compatible avec la version Windows Media Player 10 et supérieur.

Les fichiers pourront ainsi être téléchargés sur trois PC différents, ainsi que sur plusieurs baladeurs MP3 et téléphones mobiles, sous réserve qu'ils soient compatibles avec la DRM de Microsoft. Les possesseurs de baladeurs iPod, d'Apple, ne pourront donc pas transférer les fichiers légalement téléchargés depuis neufmusic.fr

Par ailleurs, téléchargement illimité ne signifie pas achat définitif illimité. L'offre Neuf Music reposant sur un système de location, l'abonné ne sera plus en mesure de lire ses fichiers s'il se désabonne. Le système de DRM installé sur les morceaux demande à l'utilisateur de se connecter au site au moins une fois par mois pour renouveler les licences d'utilisation. Il existe déjà des offres de téléchargement illimité en France, comme celle de Music Me, facturée 14,99 euros par mois. Mais aucun fournisseur d'accès n'avait jusqu'à présent tenté le coup.

ZDNet

^ Haut
Matière
Matière et Energie
Une génératrice portative à hydrogène pour tous
Vendredi, 31/08/2007 - 00:00

La compagnie américaine Trulite va commercialiser en 2008 une génératrice électrique portative à hydrogène pouvant fournir une puissance allant de 150 à 200 watts. De quoi alimenter quelques ampoules, un téléviseur, ou encore une perceuse ou autre équipement destiné à la construction. Les entrepreneurs sont toujours à la recherche de solutions pour alimenter longtemps et efficacement leurs outils, et l'achat de piles supplémentaires ou l'utilisation de génératrices au gaz peut s'avérer nécessaire dans la plupart des cas.

Toutefois, les piles conventionnelles sont lourdes et dispendieuses. Quant aux génératrices au gaz, elles font un bruit d'enfer et ne peuvent être utilisées dans un espace clos à cause de leurs émanations toxiques. La KH4 répondra aux besoins des bricoleurs et des professionnels en leur fournissant une source d'énergie longue durée tout en se transportant facilement ; l'appareil de la forme d'une petite valise pese moins de neuf kilos. La génératrice est alimentée par des piles à combustibles contenant une poudre réagissant à l'eau. La réaction chimique génère principalement de la chaleur, de l'eau et de l'électricité. Cette poudre « miracle » est du borohydrure de sodium (NaBH4), un produit chimique moins inflammable et volatile que de la gazoline, quoique plus corrosif. Il est considéré comme étant peu dommageable pour l'environnement car il se transforme rapidement en un sel inerte lorsque l'on en dispose.

QM

Un téléphone mobile rechargeable à l'infini ?
Vendredi, 31/08/2007 - 00:00

Pouvoir recharger instantanément sa batterie de portable désespérément vide... Ce rêve d'usager de téléphone mobile sera bientôt possible grâce aux travaux effectués actuellement par les collaborateurs du Liten (Laboratoire d'innovation des nouvelles technologies de l'énergie et des nanomatériaux) au sein du CEA Grenoble (Isère). Ces techniques devraient compléter d'autres avancées développées par le laboratoire en collaboration avec les ingénieurs de STMicroelectronics à Tours (Indre-et-Loire), dans les deux domaines des micro-piles à combustible et des micro-batteries "à couches minces".

Ces recharges prendront la forme de micro-piles à combustible, signées du laboratoire grenoblois et dont les recharges devraient être commercialisées, dès la fin 2009, par BIC dans le monde entier. Le principe : vous achetez votre recharge de la taille d'un... briquet chez le commerçant du coin et vous rallumez votre téléphone. « Dans cette recharge, explique Didier Marsacq, directeur du Liten, deux produits se décomposent et fournissent de l'hydrogène chimiquement stable à destination de la puce informatique ad hoc. L'autonomie sera trois fois plus importante que celle d'une batterie actuelle ».

UN

Développement de cellules polymères photovoltaïques ultra-efficaces par une équipe américano-coréenne
Vendredi, 31/08/2007 - 00:00

Des scientifiques coréens et américains ont indiqué être parvenus à créer une cellule énergétique organique photovoltaïque ultra-efficace qui pourrait modifier l'utilisation actuelle de énergie solaire. L'équipe, dirigée par le Professeur LEE Kwang-Hee du Gwangju Institute of Science and Technology (GIST) et par le Professeur Alan Heeger de l'Universite Santa-Barbara en Californie, a souligné que la cellule solaire crée dispose d'un taux efficacité énergétique de l'ordre de 6,5 %, taux le plus élevé atteint par une cellule organique solaire photovoltaïque à base de polymère. Ces travaux ont été publiés dans le magazine Science. L'efficacité énergétique indique le pourcentage des rayons solaires que la cellule photovoltaïque transforme en électricité. Selon les experts, un taux d'efficacité de 7 % est nécessaire pour permettre à une cellule solaire à base de polymère être commercialement viable.

Les cellules solaires, composées de silicone, utilisées dans les habitations ont une efficacité de 7 à 8 %, alors que les panneaux solaires places sur les satellites ont une efficacité de 15 %. Les cellules solaires plastiques imitent les photosynthèses naturelles en utilisant le fullerène et les polymères pour produire de électricité, les panneaux solaires classiques n'utilisant que les parties lumineuses des rayons solaires. Des cellules combinant ces deux éléments pourraient extraire de l'énergie à la fois des sources infrarouges et des rayons lumineux. Le marche mondial de énergie solaire devrait atteindre les 25 milliards d'euros d'ici à 2010 et 72 milliards d'euros en 2050.

BEC-

Une nouvelle génération d'hydroliennes simples mais efficaces
Vendredi, 31/08/2007 - 00:00

Les courants de marée génèrent des centaines de GWh d'énergie qui restent inexploités, faute de technologie appropriée. Un gaspillage auquel la société Aquaphile (Landeda, Finistère) espère mettre fin grâce à une hydrolienne flottante alliant simplicité et robustesse. «Plutôt que de mettre en oeuvre des mécaniques ultrasophistiquées, à l'instar de celles de nos concurrents britanniques MCT ou Ocean Power Delivery, la machine Hydro-Gen capitalise l'expérience acquise dans le domaine des roues à aubes», explique David Adrian, ingénieur de l'Ecole navale et initiateur du projet.

Enchâssée sur une sorte de catamaran et solidement amarrée au fond de la mer, cette hydrolienne bidirectionnelle est munie d'une tuyère dont le rôle est de capter puis de concentrer l'eau en mouvement jusqu'aux aubes. Ces dernières entraînent un générateur de type synchrone au moyen d'une transmission par chaîne et d'un multiplicateur.

Pour l'instant, l'entreprise dispose d'un prototype dont la roue mesure 2,3 mètres de diamètre, pour 1,8 mètre de largeur et fournit 10 kW à 8 tours/seconde pour un courant de 8 noeuds. L'objectif est désormais de construire un engin de 1 MW qui sera installé en rade de Brest et relié au réseau, après mise en forme de la tension (20 kV, 50 Hz), par câble sous-marin. Le coût descendrait à 1,3 million d'euros à partir de quelques unités produites, ce qui le ramènerait à celui d'une éolienne de puissance identique.

Aquaphile travaille aujourd'hui, en partenariat avec l'Irenav, sur l'efficacité énergétique. Avec l'espoir de doubler la puissance produite à taille donnée. Les améliorations passeront par la pose de volets mobiles, afin de mieux canaliser le courant, et par l'identification des vitesses de rotation les plus adéquates. A l'issue de ces travaux, David Adrian estime que le prix de revient du MWh produit par son hydrolienne pourrait approcher 100 euros, c'est-à-dire 50 euros en dessous du tarif probable de rachat par EdF.

UN

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Espace
Espace et Cosmologie
Le robot martien Opportunity reprend du service
Vendredi, 31/08/2007 - 00:00

Aprés six semaines d'immobilité, le rover martien Opportunity s'est offert, le 21 août dernier, une courte promenade d'une quinzaine de mètres sur le sol gelé de la planète rouge. Pour la Nasa, qui vient de publier l'information sur son site Internet, ces quelques mouvements de roues, dont on distingue la trace sur la photo ci-contre, sont un immense soulagement.

Les violentes tempêtes de poussière qui ont balayé la surface de Mars pendant la majeure partie de l'été ont fait craindre, un moment, pour la survie d'Opportunity et pour celle de son jumeau, le rover Spirit, situé par chance, dans une zone moins exposée.

En bloquant la quasi-totalité du rayonnement solaire, les particules en suspension empêchaient, en effet, le rechargement des batteries d'Opportunity au point de ne pas générer assez d'électricité pour maintenir la température interne du rover à un niveau suffisant. Le retour du beau temps martien, amorcé début août, a permis de constater que les équipements du rover avaient bien résisté aux intempéries. Mieux : le bras robotique de Spirit s'est remis à fonctionner normalement et Opportunity a pu rouler à nouveau.

Une fois le plein d'énergie fait, Opportunity devrait être en mesure de descendre dans le cratère Victoria, une vaste dépression de 800 mètres de diamètre dans laquelle les scientifiques espèrent découvrir de nouvelles preuves fossiles de la présence d'eau liquide sur Mars. Décidée fin juin, cette excursion à haut risque avait dû être ajournée du fait de la dégradation des conditions atmosphériques martiennes.

Figaro

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Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
GIEC et ONU : deux nouveau rapports confirment l'ampleur du réchauffement climatique et la responsabilité humaine
Vendredi, 31/08/2007 - 00:00

Les hommes sont responsables du changement climatique et le temps est désormais compté pour ralentir les dégâts qui, comme la montée des eaux, dureront plusieurs siècles, souligne un projet de rapport du Giec. Ce document pessimiste de 21 pages résume le dossier de 3.000 pages produit par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, qui traite des données scientifiques, des effets probables du réchauffement et du coût de la lutte contre ce phénomène. Le résumé doit être rendu public à Valence (Espagne) le 17 novembre après avoir été relu par les gouvernements.

Le rapport confirme que le changement climatique est désormais sans équivoque, les mesures montrant l'élévation des températures moyennes de l'air et de la mer n'étant pas contestables. La fonte généralisée des neiges et des glaces, ainsi que la hausse du niveau moyen des océans du monde entier, sont également des faits établis, poursuit l'introduction du projet de rapport. L'objet du document, qui doit faire autorité, est de servir de guide aux gouvernements dans la lutte contre le réchauffement et ses effets.

Tout en réaffirmant la responsabilité des activités humaines dans les changements climatiques, le texte assure que des technologies "propres" existent et permettront d'éviter le pire sans perturber excessivement l'activité économique. Considérée comme "très probable" (soit à 90%), la responsabilité humaine était, lors d'un précédent rapport du Giec en 2001, simplement jugée "probable" (soit à 66%). Le Giec, qui dépend de l'Onu, s'appuie sur les travaux de 2.500 chercheurs.

Selon le texte, 89 % des changements climatiques observés corroborent la thèse d'un réchauffement mondial, notamment le blanchiment des récifs coralliens, les inondations de régions côtières, l'alourdissement du traitement de certaines maladies, les décès liés à la chaleur et les risques d'extinction d'espèces animales et végétales.

Les estimations les plus précises sur le niveau du réchauffement sont également réaffirmées, et s'établissent dans une fourchette allant de 1,8 à 4,0 °C pour le XXIe siècle. Le niveau des mers devrait quant à lui s'élever de 18 à 59 cm, mais se poursuivra vraisemblablement durant plusieurs siècles même si les émissions de gaz à effet de serre se stabilisent. En effet, la chaleur des eaux proches de la surface continuera à se diffuser aux couches profondes, qui se dilateront à mesure que leur température augmentera. À cause de ce seul phénomène, le niveau des mers pourrait monter de 40 cm à 3m70 au cours des prochains siècles, cette estimation ne tenant pas compte de la fonte des glaciers et des banquises polaires. Il y a toutefois des raisons d'espérer, ajoute le rapport, selon lequel de nombreux effets peuvent être évités en réduisant les émissions avec des technologies déjà disponibles, comme l'énergie solaire ou éolienne, pour des coûts abordables.

Le scénario le plus strict, qui prévoit d'atteindre le pic des émissions mondiales dans les 15 prochaines années, n'entraînerait que 3% de baisse du PIB mondial, estime le Giec. Toutefois, l'objectif de l'Union européenne de limiter la hausse des températures mondiales à 2 °C sera difficile à atteindre selon ce rapport.

De son côté, la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (UNFCCC), souligne qu'un maintient des émissions de gaz à effet de serre à leur niveau actuel nécessitera des moyens considérables. "Des investissements de 200 à 210 milliards de dollars, soit entre 147 et 155 milliards d'euros, seront nécessaires à l'échelle mondiale d'ici à 2030 pour ramener les émissions mondiales de gaz à effet de serre au niveau actuel".

Selon le rapport de l'UNFCC, entre 0,3 et 0,5 % du Produit intérieur brut (PIB) planétaire et entre 1,1 et 1,7 % de l'investissement mondial devront être consacrés à la lutte contre le réchauffement climatique. Ces investissements devraient permettre de stabiliser les émissions de gaz à effet de serre, sans pour autant parvenir à les réduire. Selon l'UNFCCC, il faudrait non seulement accélérer les investissements réalisés dans les énergies renouvelables, mais également améliorer l'efficacité énergétique des transports, de l'industrie et de la construction, et développer l'exploitation durable des forêts.

"La réponse au changement climatique passera en grande partie par l'économie", souligne Yvo De Boer, secrétaire exécutif de l'UNFCCC, qui a souligné l'importance des "investissements privés". Il a également demandé "l'établissement de normes unifiées (au niveau mondial)". Ce rapport s'inscrit dans le cadre de la préparation de la conférence qui réunira les 191 Etats membres de l'UNFCCC du 3 au 14 décembre à Bali, en Indonésie, pour y définir l'après-Kyoto. A cette occasion, un programme de négociations devant durer deux années sera lancé pour remplacer le protocole de Kyoto par un texte plus large et ambitieux.

GIEC

UNFCCC

UNFCC

L'environnement tue quatre millions d'enfants par an dans le monde
Vendredi, 31/08/2007 - 00:00

Quatre millions d'enfants de moins de cinq ans meurent chaque année en raison de dangers liés à l'environnement tels que la pollution de l'air et de l'eau ou l'exposition à des substances chimiques, selon un rapport de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) publié le 28 juillet. Intoxications, infections respiratoires aiguës, maladies intestinales et paludisme transmis par des moustiques évoluant dans des eaux sales sont responsables de l'essentiel de ce bilan, dit le rapport technique de l'OMS. "C'est un fait dont nous avons toujours eu connaissance intuitivement, mais sans jamais y mettre de chiffre", a déclaré Jenny Pronczuk, spécialiste de l'OMS, lors d'un point de presse. D'après le rapport, environ 30% des affections et des décès d'enfants dus aux maladies peuvent être attribués à des risques liés à l'environnement.

OMS

Etats-Unis : la Chambre des représentants taxe les compagnies pétrolières et encourage les énergies renouvelables
Vendredi, 31/08/2007 - 00:00

La Chambre des représentants américains a adopté le 4 août un texte ambitieux visant à taxer les compagnies pétrolières à hauteur de 16 milliards de dollars (11,7 milliards d'euros) et à alléger parallèlement la fiscalité des énergies renouvelables et encourager les efforts d'économie d'énergie. Les opposants républicains ont dénoncé le texte, estimant qu'il méconnaissait les besoins énergétiques croissants des Etats-Unis, notamment en matière de pétrole, de gaz naturel et de charbon. Un représentant républicain y a même vu une attaque caractérisée "contre l'industrie des hydrocarbures".

Le texte a été adopté par 221 voix contre 189. Auparavant, la Chambre des représentants avait adopté un autre "paquet énergétique" destiné à encourager l'efficacité énergétique et l'intensification de l'utilisation des biocarburants, de l'énergie éolienne et d'autres sources d'énergie renouvelable."Nous nous tournons vers l'avenir", s'est félicitée la présidente de la Chambre des représentants, la démocrate Nancy Pelosi. « Ce vote constitue une rupture historique dans l'utilisation accrue des énergies fossiles et offre enfin une opportunité de décollage aux énergies renouvelables » a dit Edward Markey, Président de la commission parlementaire sur l'énergie et le réchauffement climatique.

Cette nouvelle loi sur l'énergie n'inclut pas cependant plusieurs mesures importantes contenus dans un projet de loi adopté par le Sénat en juin et concernant notamment les technologies de combustion propres du charbon et prévoyant des normes plus strictes de consommation pour les véhicules. Le Sénat et la Chambre des Représentants pourraient se mettre d'accord pour adopter rapidement un texte commun très ambitieux pour réduire l'utilisation des énergies fossiles et lutter contre le réchauffement du climat.

WP

Réchauffement climatique : la maîtrise de la séquestration du Carbone devient un enjeu techno-industriel majeur
Vendredi, 31/08/2007 - 00:00

La Grande Bretagne est la pionnière du stockage de gaz carbonique et vient de procéder à un appel d'offres pour la mise en oeuvre de cette technologie. La Grande-Bretagne pourrait accueillir la toute première usine au monde de démonstration en grandeur nature de la capture et de la séquestration de carbone. Cette technologie a le potentiel énorme de permettre de répondre aux besoins en énergie tout en diminuant les émissions polluantes. Elle ouvre d'immenses possibilités pour la Grande-Bretagne mais aussi pour le monde.

Cela représente une toute nouvelle technologie pour les centrales électriques et cela n'a encore jamais été fait à échelle commerciale. La Grande-Bretagne est bien placée : les gisements de pétrole et de gaz épuisés de la Mer du Nord peuvent être utilisés pour le stockage et le pays a un savoir-faire de premier plan en matière de techniques géologiques. Le gaz et le charbon sont importants pour le panachage de l'énergie au niveau mondial et en Grande-Bretagne.

Le rapport Stern indique que, même en travaillant sur les énergies renouvelables et autres technologies propres, les combustibles fossiles compteront encore d'ici à 2050 pour environ la moitié des approvisionnements en énergie dans le monde. La capture et de la séquestration du carbone a le potentiel de réduire de 90 % les émissions de CO2 des centrales électriques à combustibles fossiles et de contribuer à hauteur de 20 % à la diminution des émissions d'ici à 2050.

Le déploiement rapide de la capture et de la séquestration du carbone dans les pays émergents tels que la Chine et l'Inde sera vital. La Grande-Bretagne a été pour beaucoup dans la modification, en novembre 2006, du protocole de Londres qui permet de stocker du CO2 légalement dans l'environnement marin. La Grande-Bretagne et la Norvège travaillent à la mise au point d'un régime réglementaire de stockage en Mer du Nord et étudient la possibilité d'une infrastructure commune sur le fond des mers. La Grande-Bretagne souhaite que la technologie soit reconnue dans le cadre du système européen d'échanges de quotas d'émissions et soutient son inscription dans le mécanisme de développement propre de la Convention-cadre de l'ONU sur le changement climatique.

La Grande-Bretagne est à la tête de l'initiative européenne de centrales à charbon propres et participe au développement de démonstrations de la capture et de la séquestration du carbone en Chine. D'après le rapport Stern, la capture et de la séquestration du carbone peut contribuer à hauteur de 20 % aux réductions mondiales de CO2 d'ici à 2050.

Co2capture

Réchauffement climatique : le nombre d'ouragans a doublé en 100 ans
Vendredi, 31/08/2007 - 00:00

Le réchauffement climatique et ses conséquences sur la température des océans et la structure des vents sont responsables du doublement du nombre d'ouragans enregistré chaque année dans l'océan Atlantique au cours du XXè siècle, selon une étude scientifique américaine.Les experts, Greg Holland du Centre américain sur la recherche atmosphérique et Peter Webster de l'Institut de technologie de Georgie, ont identifié trois périodes depuis 1900, durant lesquelles la moyenne annuelle des ouragans et tempêtes tropicales sur l'Atlantique a augmenté considérablement. Sur la première période, entre 1900 et 1930, six cyclones ont été enregistrés, dont quatre classés en ouragans et deux tempêtes tropicales.

De 1930 à 1940, cette moyenne annuelle est passée à dix, dont cinq ouragans et cinq tempêtes tropicales. Enfin, entre 1995 à 2005, la moyenne a atteint 15, dont huit ouragans et sept tempêtes tropicales, mais selon les auteurs de l'étude, cette moyenne n'est pas encore stabilisée et pourait encore augmenter. "Ces chiffres constituent une forte indication que le changement climatique est un facteur majeur dans l'augmentation du nombre d'ouragans Atlantique", a déclaré M. Holland dans un communiqué. Les scientifiques voient une forte corrélation entre l'augmentation des tempêtes et la hausse des températures des surfaces maritimes, qui "nourrit" les ouragans. Sur les cent dernières années, ces températures ont augmenté d'environ 0,7 degré Celsius (1,3° Fahrenheit), affirme l'étude

LM

Le Texas accueillera un parc éolien colossal de 3000 MW
Vendredi, 31/08/2007 - 00:00

Accueillant déjà le plus grand parc éolien aux États-Unis, d'une capacité de 736 MW, le Texas, état américain où l'on retrouve le plus d'éoliennes verra bientôt s'ajouter le plus grand projet au monde, qui totaliserait 3000 MW. Luminant, une filiale du géant de l'électricité texan TXU corp., et la pétrolière Shell ont annoncé leur plan de réaliser un mégaprojet près de la région de Dallas-Forth Worth. Les deux partenaires affirment attendre la confirmation de la Commission des services publics du Texas avant d'aller de l'avant avec leur projet. Les entreprises se disent confiantes d'obtenir le feu vert, mais ne veulent pas encore préciser d'échéancier quant au projet de Briscoe County.

L'ampleur du projet est tout à fait impressionnante. L'industrie éolienne, qui connaît actuellement tout un boom aux États-Unis, prévoit installer un grand total de 3000 MW cette année. Il n'existe aujourd'hui que huit parcs éoliens d'une capacité installée dépassant 200 MW aux États-Unis, selon l'American Wind Energy Association.

Aucune précision n'a été donnée par les promoteurs, mais le projet pourrait se traduire par l'installation de 1500 éoliennes de 2 MW, dont le rotor a un diamètre de 80 mètres, sur un seul site. Les promoteurs veulent également tester l'utilisation du stockage d'air compressé, technologie où l'électricité excédentaire du parc éolien servirait à pomper l'air dans des réserves souterraines, air qui serait ensuite réutilisé afin de fabriquer de l'électricité. Certaines villes dans l'État américain de l'Iowa sont actuellement en train d'appliquer cette nouvelle technologie, mais pas à l'échelle envisagée par Shell WindEnergy et Luminant. Cette technologie permettrait de faciliter l'intégration d'une aussi grande production électrique de source éolienne, qui par sa nature est intermittente.

VD

Une ferme solaire géante au Canada
Vendredi, 31/08/2007 - 00:00

Imaginez des champs, non pas de maïs ou de blé mais de panneaux solaires, s'étalant à perte de vue. Une vision quasi-futuriste que découvriront bientôt les 90 000 habitants de Sarnia, ville posée sur la rive Nord du Lac Huron, dans le sud-ouest ontarien. Cette région, connue sous le nom de «vallée chimique», accueille la plus vaste concentration d'installations chimiques et manufacturières du Canada et elle est considérée comme l'une des plus polluées du pays. Mais grâce aux volontés combinées d'un gouvernement provincial désireux d'entreprendre un virage vert, d'une administration locale impatiente de casser son image de zone surpolluée et d'une entreprise californienne spécialisée dans le solaire, le réseau électrique de la province comptera, en 2008, 14 nouveaux projets d'énergie renouvelable, parmi lesquels la plus grande ferme solaire d'Amérique du Nord, à Sarnia.

L'Allemagne, qui a jusqu'ici le plus grand parc d'énergie solaire au monde avec sa station d'Erlasee (Bavière), qui produit 12 mégawatts (MW), risque donc être détrônée par l'Ontario. D'ici à 2010, plus d'un million de panneaux solaires recouverts de cellules photovoltaïques (elles emmagasinent l'énergie provenant des rayons solaires et la transforment en électricité) seront posés à quelques mètres au-dessus du sol sur une surface de 320 hectares, l'équivalent de 492 terrains de foot.

Ils alimenteront en électricité 6 000 foyers. Un projet évalué à près de 300 millions de dollars canadiens (200 millions d'euros). «Cette ferme solaire fait partie d'un projet plus vaste, le Programme d'offre standard, destiné à promouvoir sur vingt ans l'exploitation de petites sociétés de production d'électricité renouvelable en Ontario, précise Sylvia Kovesfalvi, porte-parole du Ministère de l'énergie. Nous nous sommes fixé un objectif de production de 15 700 MW d'ici à 2025, lesquels pourront alimenter près de 5,5 millions de foyers.» Le programme d'offre standard en matière d'énergie renouvelable est à ce titre le plus important du genre en Amérique du Nord.

Benoît Marsan, chercheur au département de Chimie de l'université du Québec à Montréal, considère que les incitations du gouvernement ontarien pour le développement de l'énergie solaire devraient facilement convaincre des petites entreprises ou des particuliers de se lancer sur ce marché. Les Autorités ontariennes de l'électricité ont en effet accepté d'acheter et de remettre dans le réseau électrique public tous les kilowatts «verts» qui seront produits sur le territoire de la province. «Chaque producteur d'énergie solaire peut désormais la revendre moyennant 42 cents le kilowatt heure, c'est quatre fois plus que pour l'énergie éolienne, précise le chercheur. La production d'énergie solaire coûte très cher et constitue un frein à son développement. En acceptant d'en indemniser de façon conséquente les producteurs, l'Ontario crée un stimulant et se place à l'avant-garde ; même si le Québec dont la plus grande partie de l'électricité provient de l'hydroélectricité, demeure le chef de file des énergies renouvelables.»

Pour Dave Martin, responsable du secteur énergie chez Greenpeace Canada, si l'énergie solaire est tellement populaire en Allemagne, c'est parce que chaque kilowatt produit rapporte 80 cents, deux fois plus que ce que propose le gouvernement ontarien. «Tout réside dans cette question pécuniaire , constate-t-il. Si l'indemnisation de chaque kilowatt heure solaire ...] n'est pas augmentée, alors nous courrons à l'échec.» Il en veut pour preuve que, depuis l'annonce de la mise en place du programme, seuls 36 contrats ont été signés. Produire un kilowatt solaire coûte une dizaine de dollars, contre 1,5 dollar lorsqu'il s'agit d'énergie non renouvelable, comme le pétrole. «Pour être viable économiquement, les fermes solaires doivent produire à moindre coût. La cible c'est un dollar du watt, précise Benoît Marsan. C'est à ce niveau que ce situe aujourd'hui le plus grand défi. Nous devons donc nous atteler à développer de nouveaux matériaux et de nouvelles technologies moins onéreux.»

[Libération

Filtrer les particules nocives grâce à des mousses végétales
Vendredi, 31/08/2007 - 00:00

Des chercheurs de l'Université de Bonn en Allemagne filtrent les particules polluantes en suspension dans l'air grâce à des mousses végétales. En effet, ils ont montré, qu'à la manière d'un chiffon microfibre biologique, les mousses absorbent une grande partie des particules nocives. Dans un premier temps, les 5 millions de petites feuilles, qui constituent un tapis de mousse d'un mètre carré, dont la surface est chargée négativement, fixent électrostatiquement les ions ammonium qui représentent à eux seuls 40 % des poussières. Dans un deuxième temps, l'ammonium, élément nutritif essentiel à la croissance végétale, est absorbé par les mousses. Il est également utilisé par les bactéries vivant à la surface de celles-ci. Ainsi, les particules en suspension ne sont pas seulement fixées par les mousses mais elles sont également transformées en biomasse.

Dans leur laboratoire, les scientifiques de Bonn ont déversé des poussières de plomb et de baryum sur différents tapis de mousses. Après quelques heures, les mousses ont été rincées et à partir de la teneur en particules de l'eau de rinçage, ils ont pu déterminer la capacité de fixation des mousses végétales. Le résultat est le suivant: jusqu'à 20g de particules ont pu être retenues par mètre carré de mousse sachant que le taux d'émission moyen le long d'une route à grand trafic est estimé à 14g par mètre carré de sol et par an. L'élément clé pour un fonctionnement optimal de ce système reste cependant le degré d'humidité du tapis qui doit être ni trop sec ni trop humide. Au vu de ces résultats et compte tenu du faible coût d'entretien de ces végétaux, les premiers tapis de mousses vont être installés prochainement sur le terre-plein central de l'autoroute A562 à Bonn.

BE

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Une origine inflammatoire pour les maladies cardiovasculaires ?
Vendredi, 31/08/2007 - 00:00

L'équipe du Professeur Bernhard Schieffer du service de cardiologie et d'angiologie de l'Ecole supérieur de médecine d'Hanovre a mis en évidence l'implication d'un processus inflammatoire dans l'apparition d'artérioscléroses. Correspondant à un durcissement et un épaississement pathologique de la paroi artérielle, l'artériosclérose entrave ainsi l'alimentation en oxygène d'organes tels que le coeur ou le cerveau et est à l'origine d'accidents vasculaires cérébraux et d'infarctus du myocarde, causes de mortalité premières en Allemagne et plus généralement dans les pays industrialisés occidentaux. L'athérosclérose, dépôt lipidique sur la partie interne des artères, aboutissant à la formation de plaques d'athéromes est la forme d'artériorosclérose la plus fréquemment citée.

Chez les patients présentant une pathologie cardiovasculaire avérée, la présence de "protéines de phase aiguë" ou PPA, biomarqueurs synthétisés par le foie lors d'une inflammation, a déjà pu être observée de façon plus importante que chez des sujets sains. Outre le témoignage de l'établissement de maladies cardiovasculaires, ces protéines de l'inflammation sembleraient jouer également un rôle dans l'apparition de ces pathologies.

Réalisée sur modèle animal par le Professeur Schieffer et son équipe, une neutralisation génétique de la production de PPA a ainsi permis de diminuer l'apparition d'artériosclérose ou de contenir ce phénomène dans le cadre d'un régime riche en graisses. Chez l'homme, des prélèvements sanguins pratiqués sur plus de 2.000 patients ont également mis en évidence une apparition accrue d'artérioscléroses à la suite de processus inflammatoires.

Ces avancées permettent donc d'envisager de nouvelles stratégies thérapeutiques ayant pour cible l'inhibition de ce processus inflammatoire.

BE

Le génome de la vigne entièrement décrypté
Vendredi, 31/08/2007 - 00:00

La vigne est la quatrième plante dont le génome est entièrement décrypté, après l'arabette, le riz et le peuplier. Le projet de caractérisation du génome de la vigne a été engagé en 2005 grâce à un accord de coopération scientifique entre les ministères de l'Agriculture français et italien. Il est coordonné par l'INRA en lien avec le Génoscope et le CRA (conseil pour la recherche et l'expérimentation en agriculture) italien.

La publication de la séquence du génome de la vigne est à la fois un résultat important en lui-même, et le point de départ pour une caractérisation détaillée de la fonction des gènes de cette plante. Ceci est crucial pour une meilleure compréhension de la variabilité génétique naturelle et de ses liens avec la variation des phénotypes, mais aussi pour la réalisation de projets appliqués, concernant par exemple la sélection ou la création de variétés de vigne résistantes aux maladies. Ces applications devraient contribuer à la réduction, aujourd'hui nécessaire, de l'utilisation des pesticides et au développement d'une viticulture durable.

Une lignée de vigne obtenue à l'INRA de Colmar, il y a une dizaine d'années, par une série d'autofécondations successives à partir du Pinot Noir, a été sélectionnée pour le projet. Ce choix a permis l'obtention d'une séquence de très haute qualité d'environ 480 millions de paires de bases, qui a révélé quelques-uns des secrets de la constitution du génome de la vigne. Le séquençage a démarré en décembre 2005. Le Genoscope (Paris, France), l'IGA (Udine, Italie) et le CRIBI (Padoue, Italie) ont produit au total plus de 6 millions de fragments séquencés et les ressources et compétences de l'ensemble des partenaires (dont le Genoscope et l'INRA pour la France) ont été mobilisées pour analyser la séquence assemblée obtenue.

L'analyse comparée du génome de la vigne avec ceux de l'arabette, du riz et du peuplier a ainsi révélé que l'organisation du génome de la vigne était la plus proche de celle de l'espèce ancestrale dont toutes ces plantes ont dérivé au cours de leur évolution. Ceci a permis de déduire une organisation possible du génome de l'ancêtre de toutes les plantes dicotylédones. Il apparaît que des phénomènes de duplication totale du génome sont à la base de cette radiation. Cet ancêtre possédait un contenu génétique provenant de trois génomes indépendants, un résultat que l'analyse des premiers génomes de plantes n'avait pas permis d'obtenir.

SG

La stimulation électrique pour réveiller le cerveau
Vendredi, 31/08/2007 - 00:00

Un homme de 38 ans est sorti d'un état semi-comateux grâce à une nouvelle technique expérimentale impliquant la stimulation électrique. En 1999, cet individu avait subi de nombreux traumatismes crâniens qui l'avaient alors plongé dans un état quasi-végétatif. Le traitement, entrepris en août 2005, l'a grandement aidé à se rétablir.

L'appareil sous-cutané, développé par la compagnie Medtronic inc., fonctionne de façon similaire à un stimulateur cardiaque. Toutefois, deux électrodes attachées au dispositif permettent d'envoyer un signal électrique profondément dans le cerveau; la zone ciblée étant celle qui contrôle l'éveil et la conscience. Malgré que le convalescent soit encore loin de vivre une vie normale, il recommence désormais à parler, peut écouter un film, voire jouer aux cartes, indique le Dr. Ali Rezai, de l'Institut de réhabilitation JFK Johnson à Edison, au New Jersey.

De tels stimulateurs électriques cervicaux (Brain pacemakers) sont déjà employés par la médecine. L'épilepsie et la dépression chronique, par exemple, peuvent être contrées par la stimulation de certaines zones du cerveau. Il est aussi possible de réduire les tremblements et la perte de mobilité associés à la maladie de Parkinson avec cette technique. Des expériences similaires sur des patients atteints d'autisme et d'alzheimer sont à prévoir...

Corus

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Recherche
Recherche & Innovation, Technologies, Transports
Japon : des voitures plus intelligentes
Vendredi, 31/08/2007 - 00:00

Depuis 8 ans, jusqu'en 2006, les accidents de circulation ont causé plus d'un million de blessés annuels. Au Japon, où elle est particulièrement âgée, la population est plus sujette aux accidents aussi bien du côté piéton que du côté conducteur. Les constructeurs japonais s'activent ainsi autour de la création de voitures suffisamment "intelligentes" pour protéger à la fois les conducteurs et les piétons.

Nissan Motors a ainsi créé une technologie de contrôle de pilotage selon les données géographiques. Le système repousse, par exemple, le pied de l'accélérateur à l'approche d'un virage dangereux ou d'un stop en utilisant les données géographiques du système de navigation. Nissan se concentre à présent sur un système de capteur dans les zones où les piétons sont peu visibles depuis la chaussée.

Isuzu Motors Ltd. a créé un système pour camion appelé Mimamori-Kun (l'ange gardien) capable de surveiller le comportement des conducteurs. En fonction des données de conduite, il les avertit lorsqu'ils doivent ralentir ou bien se reposer par exemple. Mimamori-Kun permet aussi aux sociétés de transport de surveiller leurs chauffeurs lorsqu'ils sont sur les routes, et leur fournit en outre des données sur le rendement du carburant ou sur la maintenance du véhicule.

Les infrastructures routières évoluent aussi avec les voitures. Le Ministère du Territoire, des Infrastructures et des Transports a conduit un test avec 30 équipementiers électroniques automobiles et grand public du service avancé routier Smartway. Les véhicules équipés de Smartway reçoivent des informations depuis les routes elles-mêmes. L'autoroute urbaine de Tokyo serait par exemple capable d'avertir de la présence de bouchon en sortie du prochain virage. Le service détecte entre autres les bouchons, la fréquence des véhicules ainsi que les accidents grâce à des caméras de surveillance des zones sur lesquelles ont lieu fréquemment des collisions. En attendant sa mise en service nationale en 2010, Smartway sera testé dans diverses régions du pays.

BE

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