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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 277
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 13 Février 2004
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Egalement dans ce numéro
TIC
La cuisine de demain sera branchée !
Siemens commercialise une offre domotique complète d'appareils domestiques
Titre de transport virtuel
Le Premier ministre annonce une administration entièrement électronique en 2007
L'informatique de l'avenir arrive dans votre maison
Le Japon se met au service des robots français
Avenir
Le bois, matériau du futur !
Matière
Chauffage électro-solaire, ça marche !
Espace
L'Europe se donne les moyens financiers de rester compétitive dans l'espace
La relance de la conquête spatiale passe par la propulsion nucléaire
Vivant
Le virus de la grippe espagnole proche de celui de la grippe aviaire
Des bactéries tueuses qui fonctionnent comme des antibiotiques
Maladie de Creutzfeldt-Jakob : l'hypothèse de la transmission par voie sanguine de plus en plus probable
Une innovation fantastique pour découvrir le coeur en 3D...
Cancer : résultats préliminaires positifs d'un vaccin thérapeutique
La protéine appelée CRP permettrait de mesurer les risques de cancer colorectal
La leptine brûle les graisses
Première mondiale : des cellules souches embryonnaires produites par clonage
Edito
La ville du futur décidera du destin de l'Homme



Si les villes sont nées il y a plus de 5.000 ans, avec les premières grandes civilisations du Proche Orient, d'Egypte, de Mésopotamie, d'Inde et de Chine, l'urbanisation est historiquement un phénomène récent qui n'a véritablement débuté qu'à la fin du XIXème siècle. En 1900, seuls 13 % de la population mondiale habitaient en ville. A cet égard, il faut d'ailleurs rappeler que le terme "urbanisme", dans son sens actuel, n'est apparu qu'en 1910, sous la plume de Pierre Clerget. En France, la première loi sur l'urbanisme, dite loi Cornudet, qui instaure le premier régime de planification d'urbanisme en France, ne fut votée qu'en 1919. En 1950, moins d'un habitant de la planète sur 3 vivait en ville. Plus de la moitié de la population de notre planète est aujourd'hui composée de citadins, soit environ 3 milliards d'hommes. Au cours du XXème siècle, le nombre de citadins aura été multiplié par 15, alors que la population mondiale ne faisait que quadrupler.

La population urbaine mondiale devrait croître jusqu'à 5 milliards en 2030, soit 60 % de la population mondiale en 2030. Presque toute la croissance démographique (2 milliards de personnes) prévue entre 2000 et 2030 sera absorbée par les zones urbaines des régions les moins développées.

Entre 1995 et 2000, la croissance de la population urbaine a augmenté à un taux annuel de 2,2%. Durant la période 2000-2030, elle devrait croître en moyenne de 1,8 % ; à ce taux de croissance, la population urbaine mondiale doublera en 38 ans. Dans trente ans, les pays actuellement en développement resteront bien moins urbanisés que les pays développés mais sur les quelque 5 milliards de citadins que comptera alors la planète, 4 milliards vivront dans ces pays en développement, dont plus de 2,5 milliards en Asie. Le processus d'urbanisation est déjà très avancé dans les régions les plus développées, où 75% de la population vivent déjà dans des zones urbaines. Néanmoins, la concentration de la population dans les villes devrait continuer de sorte qu'en 2030, 84 % des habitants des pays plus développés habiteront dans des villes. Le niveau d'urbanisation est considérablement plus faible dans les régions les moins développées, où 40 % de la population vivaient dans des zones urbaines en 2000. Cette proportion devrait augmenter jusqu'à 56 % en 2030.

Depuis un siècle, la taille des villes s'est fortement accrue. Au début du XXe siècle, on ne dénombrait que deux agglomérations de 5 millions d'habitants ou davantage (Londres et Paris) ; elles sont passées à 80 à la fin de celui-ci ; le nombre de celles de plus de 1 million est passé de 16 à plus de 300.

Dans 30 ans, le monde devrait compter 33 mégapoles de plus de 10 millions d'habitants ; en 1970, on en recensait 11. Sur ces 33 mégapoles, 27 seraient localisées au Sud. Toujours dans 30 ans, la plus grande - Tokyo - aurait une population égale à la moitié de celle de la France actuelle, et celle de la quinzième - Manille - équivaudrait à la population des Pays-Bas aujourd'hui. L'urbanisation mondiale s'est d'abord traduite par une extrême concentration spatiale des populations doublée d'une très grande disparité de densité de population : l'agglomération de Tokyo, avec ses 27 millions d'habitants, est plus peuplée que toute l'Australie pourtant 20 fois plus grande que le Japon. Dans quelques années, la population de Mexico dépassera celle du Canada ! Mais les espaces urbains ne représentent qu'une infime partie de la surface de la Terre, moins de 2 %.

En France, si trois habitants sur quatre habitent aujourd'hui en ville, il a fallu attendre 1931 pour que la population de nos villes dépasse celle de nos campagnes. En 2001, l'INSEE a publié une étude passionnante et très éclairante sur l'évolution du phénomène urbain.L'évolution récente des villes françaises, et dans une large mesure européennes, est marquée par les phénomènes de métropolisation et d'internationalisation. Métropolisation et internationalisation participent en fait de la même logique de concentration des activités et des hommes en un nombre limité de centres urbains, centres régionaux au niveau d'un état, capitales et villes régionales les plus importantes au niveau européen.

La proximité géographique n'est plus la condition privilégiée des échanges. Une nouvelle logique de comportement spatial des activités économiques tend à se faire jour, au-delà de la logique gravitaire traditionnelle, au-delà des économies d'échelle et des coûts de transport. Certaines villes fortement intégrées au réseau mondial ont une zone d'influence qui transcende les frontières des régions, voire des Etats. La proximité cède, en fait, le pas à la connectivité, l'économie se caractérisant de plus en plus par les relations entre secteurs, par l'intégration des fonctions, devenant ainsi une « économie de la circulation ». La hiérarchie urbaine semble alors bousculée, principalement sur les niveaux supérieurs, sans toutefois disparaître. Ainsi, la métropolisation va de pair avec une approche des villes comme noeuds de réseaux multiples, noeuds d'interconnexion entre réseaux globaux d'interactions physiques ou informationnelles.

On passe ainsi d'une logique de hiérarchie de villes dont le rang était directement lié au territoire auquel chacune appartenait, à une logique de fonctionnement en réseaux où la place des villes dépend avant tout de leur intégration à un de ces réseaux et est de plus en plus étrangère à son territoire d'appartenance.

Mais l'explosion des NTI à partir de 1990 et la montée en puissance d'une économie de plus en plus dématérialisée et cognitive ont fait voler en éclat ces conceptions classiques de l'urbanisme, héritées de l'après-guerre. Le fulgurant développement du Web, qui en 15 ans, de 1990 à 2004, a déjà relié entre eux 750 millions de terriens est d'abord un phénomène urbain et, à ce titre, il est évidemment en train de bouleverser complètement l'organisation et les finalités économiques, sociales et politiques de nos villes. Grâce à l'essor irrésistible de l'Internet, l'habitat intelligent, communiquant et interactif est en train de devenir une réalité qui ne s'appuie plus seulement sur les réseaux numériques physiques, téléphone, fibres optiques, réseaux électriques, mais de plus en plus sur de nouveaux modes de communication sans fil qui vont accélérer l'avènement d'un véritable village planétaire numérique que n'aurait pas renié Mac Luhan.

Avec le fantastique développement et l'utilisation combinée de ces nouvelles technologies de transmissions sans fils à très haut débit, la barre symbolique du milliard de terriens reliés au Net devrait être atteinte dès 2007 et il est fort probable que la totalité des quatre milliards de terriens vivant dans les villes en 2020 sera connectée au Net. Mais ce qu'il faut bien,comprendre, c'est que ces citadins en 2020 bénéficieront, grâce à l'Internet de prochaine génération, baptisé Fast TCP, d'une vitesse de connexion au Web qui ne se comptera plus en Mbits, comme aujourd'hui, mais en Gbits ! Le Japon et les Etats-Unis expérimentent déjà cet Internet du futur qui permettra demain de télécharger un film, une discothèque ou une encyclopédie entière, en quelques secondes. En outre, grâce au nouveau protocole IPV6, l'Internet disposera d'un nombre d'adresses Internet quasi illimité et tous nos objets familiers, mais aussi nos immeubles, nos logements, nos voitures, auront leur site Web et seront donc interconnectés au Net pendant toute leur durée de vie. La généralisation de cet Internet ultrarapide, et sa superposition à l'ensemble des objets qui composent notre monde physique, auront des conséquences économiques et sociales majeures dans bien d'autres secteurs que ceux du divertissement. On imagine, en effet, les immenses possibilités qui vont être offertes par ce type de connexion en matière de télésurveillance, de télémédecine et d'assistance médicale à domicile, un domaine qui devrait littéralement exploser, compte tenu du vieillissement accéléré de notre population.

Cet Internet ultrarapide devrait également faciliter et développer de manière considérable le télétravail et l'enseignement à distance et pourrait ainsi contribuer de manière puissante à réduire nos déplacements quotidiens domicile-bureau et à décongestionner nos villes souvent au bord de la paralysie en matière de circulation routière. Les flux de circulation routière seront eux-mêmes optimisés et contrôlés en temps réel grâce au Net de prochaine génération.Dans un tel scénario tout à fait réaliste, c'est donc bien une nouvelle économie numérique urbaine, centrée sur les besoins personnels de l'utilisateur, qui se met en place dans nos villes. Cette accélération technologique rend encore plus vital l'effort d'adaptation politique, sociale, économique et culturelle que doit mener à bien notre pays pour tirer pleinement partie des immenses potentialités de créativité, d'innovation et de développement que va permettre d'ici seulement une décennie cette économie d'abondance numérique.

René TRÉGOUËT

Sénateur du Rhône


TIC
Information et Communication
La cuisine de demain sera branchée !
Samedi, 14/02/2004 - 00:00

Longtemps la domotique a fait rêver. L'idée de relier tous les appareils électroménagers a alimenté de nombreux films de science-fiction avec, toujours, en toile de fond, l'idée du confort, de la quiétude, de la simplicité totale d'utilisation. Et également une certaine vision du luxe. La réalité est en passe de rejoindre la fiction. Surtout que la simplicité d'utilisation est aujourd'hui, avec le prix, largement en tête des critères d'achat d'électroménager. Les grands fabricants travaillent donc à la conception de ces appareils. De nombreux modèles existent déjà, au moins à l'état de prototype. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que les savants débridés partent dans tous les sens ! Ainsi, des chercheurs du laboratoire de la connaissance (Knowledge Lab) en Angleterre avaient déjà mis au point en 1998, un micro-onde qui offre une connexion à Internet sécurisée pour les transactions électroniques.

A côté de la traditionnelle fonction de cuisson, ce four était censé permettre l'achat en ligne. Doté d'un lecteur optique l'appareil devait enregistrer les codes-barres des aliments achetés pour repérer les goûts des utilisateurs, qui s'étaient préalablement enregistrés via l'écran tactile ou le système de reconnaissance vocale. Ce micro-onde n'a jamais été commercialisé. Depuis 2002, Electrolux travaille sur le Cyber Fridge, un réfrigérateur destiné à un usage professionnel, connecté à Internet qui mémorise le contenu de son stock, indique l'emplacement optimal des aliments en son sein, leur date de péremption et... s'ouvre par la voix ! Toujours en 2002, l'Inde a découvert le Washy Talky, un lave-linge qui mesure le poids du linge à laver, définit le programme adéquat et le dit à l'utilisateur qui n'a plus grand-chose à faire, sinon écouter ! Plus fort encore : une cinquantaine de familles italiennes expérimente depuis près d'un an le Live-in, un système qui gère tous les appareils ménagers de la maison à partir d'un point unique de contrôle. Une sorte de super-télécommande universelle. Les chercheurs d'Electrolux ne comptent pas s'arrêter en si bon chemin : ils travaillent, entre autres, sur un frigo MMS qui prendra une photo de son intérieur et l'enverra sur le téléphone portable de son propriétaire parti en exploration dans le supermarché. Si ce dernier à tout bien rangé, il saura ainsi s'il faut acheter du beurre et pourra, le cas échéant, rentrer victorieux de son expédition !

Figaro :

http://www.lefigaro.fr/adv-maison/20031215.FIG0211.html

Siemens commercialise une offre domotique complète d'appareils domestiques
Samedi, 14/02/2004 - 00:00

L'entreprise allemande d'électronique Siemens vient de lancer sur le marché le premier ensemble complet d'appareils domestiques interconnectés et contrôlables à distance. Par l'intermédiaire des prises de courant de l'habitation puis éventuellement d'un système radio, les appareils domestiques développés par Siemens sont ainsi tous reliés à un système de contrôle central qui peut-être au choix un PC fixe, un ordinateur portable ou encore un téléphone portable.

Les données domotiques, en provenance des appareils domestiques, transitent d'abord par le réseau électrique de l'habitation auquel ils sont tous reliés. Les appareils disposent en effet d'un emplacement libre afin d'accueillir un modem qui module ces données avant de les transmettre sur la prise de courant. Une passerelle filtre ensuite les signaux en provenance du réseau électrique avant de transmettre les données domotiques par radio au système central.

Loin de la maison, l'utilisateur de ce système peut par exemple vérifier et commander, sur son téléphone, l'état ainsi que les différentes fonctionnalités des appareils domestiques. De plus, en cas de panne, un examen à distance de l'appareil peut être réalisé sans qu'un technicien ait à se déplacer.

BE Allemagne : http://www.adit.fr/

Titre de transport virtuel
Samedi, 14/02/2004 - 00:00

Afin éviter les queues devant les distributeurs de titre de transport, un billet totalement virtuel vient être crée. L'usager peut commander par téléphone son titre de transport qui est alors stocke sous forme informatique, avec des informations personnelles, dans une base de données. L'usager dispose de 2 possibilités. La première consiste a télécharger sur son téléphone portable une application client en Java. Il peut alors choisir son type de carte, définir les zones de voyages et les dates de validités. Le billet et les données concernant le client sont alors stockes sur un serveur protége. Le contrôleur de train peut accéder directement a la base de données lorsqu'il rencontre un passager utilisant un tel billet virtuel. Pour les usagers n'ayant pas de téléphone supportant les applications Java, il est possible d'effectuer la commande par intermédiaire d'un serveur vocal. Le serveur est assez perfectionne pour comprendre des requêtes comme "Je souhaite deux tickets mensuels pour aller du point X au point Y".Le paiement du billet se fait pour l'instant par voie postale. Les développements futurs du systèmes devront permettre de payer directement en ligne par carte de crédit ou carte prépaye, et d'obtenir en direct des informations précises sur le voyage. Le système a été développe par Siemens, en collaboration avec l'Institut Fraunhofer des systèmes d'infrastructures et de transport de Dresde. Il est actuellement teste au sein d'un projet pilote débutant en février 2004 dans le Vogtland.

Be Allemagne : http://www.adit.fr

Le Premier ministre annonce une administration entièrement électronique en 2007
Samedi, 14/02/2004 - 00:00

Le Premier ministre, s'est rendu lundi 9 février 2004 à Lyon, pour présenter le projet ADELE, « ADministration ELEctronique 2004/2007 - ADELE pour vous simplifier la vie » qui traduit la nécessité de donner un cadre pluriannuel, cohérent et coordonné au développement de l'administration électronique en France. Accompagné du ministre de la Fonction Publique, de la Réforme de l'Etat et de l'Aménagement du Territoire, Jean-Paul Delevoye et du secrétaire d'Etat à la Réforme de l'Etat, Henri Plagnol, Jean-Pierre Raffarin a notamment rendus publics Le plan d'action de l'administration électronique et le Le plan stratégique pour l'administration électronique. Le plan d'action de l'administration électronique précise, pour chacune des décisions prises dans le cadre du plan stratégique de l'administration électronique, les principaux projets menés d'ici 2007 par : les services de l'État, les collectivités territoriales, les organismes de la sphère sanitaire et sociale.

Du fait de la multiplicité des actions, et pour plus de clarté, seules les mesures nouvelles ou les services réellement enrichis sont mentionnés. De même, ces actions sont réparties selon les deux objectifs fixés par le Gouvernement pour construire l'administration de service : Le plan stratégique pour l'administration électronique.

Le plan stratégique pour l'administration électronique (PSAE) s'articule autour de l'« L'usage des technologies de l'information et de la communication (TIC) et en particulier de l'Internet en tant qu'outil visant à mettre en place une administration de meilleure qualité » - définition de l'administration électronique donnée par l'OCDE - constitue une préoccupation majeure dans la totalité des pays développés. Gage de meilleurs services rendus aux usagers de l'administration, d'une meilleure efficacité de celle-ci pour un coût global nettement inférieur, l'administration électronique apparaît tout autant comme une opportunité que comme une nécessité. Bien que la France soit reconnue pour la qualité des informations de ses sites publics sur Internet, et en premier lieu service-public.fr, le développement des télé-services de l'administration - regroupant un service plus global permettant de s'informer, de prendre rendez-vous, d'effectuer une démarche en ligne, de suivre son dossier, de trouver conseil par téléphone ou par messagerie, etc. - est très moyen par rapport à ses voisins européens et internationaux. Des pôles d'excellence ont certes été développés dans quelques secteurs, mais les télé-services sur Internet sont loin d'être généralisés dans notre pays comme ils le sont ou en passe de l'être chez nos voisins, et ces initiatives n'ont pas été coordonnées, aboutissant à reproduire la complexité administrative existante et à multiplier des dépenses inutiles car redondantes. Plusieurs structures ont été créées au niveau ministériel ou interministériel pour traiter les questions relatives à l'administration électronique, sans qu'une coordination de l'ensemble soit assurée.

L'évolution récente des technologies, l'appropriation par les agents publics et les décideurs politiques des outils liés aux TIC, l'attente des usagers des administrations de réelles simplifications des démarches administratives et les contraintes budgétaires pesant sur les administrations constituent une formidable opportunité pour s'engager dans un vaste chantier lié à l'administration électronique. Le ministre chargé de la réforme de l'État en est responsable, et l'Agence pour le développement de l'administration électronique.

L'informatique de l'avenir arrive dans votre maison
Samedi, 14/02/2004 - 00:00

Rentrer chez soi, tapoter le vase de l'entrée et voir la maison s'éclairer... Taper sur le mur pour fermer la porte d'entrée... Ce n'est pas de la magie ! Une équipe du Laboratoire « Ondes et Acoustique » (LOA), animée par Ros Kiri Ing, a mis au point une technologie qui transforme les objets de la vie courante en objets tactiles, interactifs, « vivants ». Un brevet CNRS/université Paris VII a été déposé et Sensitive Object, start up de 7 personnes créée en octobre, commercialise des premiers produits grand public. Au LOA, Mathias Fink et son équipe ont acquis une renommée internationale pour les applications issues de leurs recherches sur la propagation des ondes acoustiques et ultrasonores, notamment en imagerie médicale, grâce à leurs miroirs à retournement temporel, appareils uniques au monde qui « permettent aux ondes de remonter le temps ». Ros Kiri Ing a eu l'idée d'appliquer ce concept dans un tout autre secteur. Il a mis au point un procédé d'imagerie acoustique qui intercepte les ondes sonores propagées par des bruits à la surface d'un objet et mémorise la signature de chaque son dans une banque informatique de signaux. Un logiciel, lié à un capteur, permet de paramétrer des actions associées à des zones tactiles et de piloter des applications informatiques, des dispositifs électriques. « En quelques secondes, on peut créer un bouton virtuel sur l'objet de son choix et le transformer en clavier intelligent, en télécommande virtuelle... » Ces boutons invisibles peuvent se reconfigurer selon les besoins. Sensitive Object vend en ligne (création possible de huit boutons virtuels) ce produit innovant qui pourrait bien révolutionner le secteur de la domotique. Un exemple : avec un digicode virtuel, plus besoin de cable ! Les potentialités sont immenses et d'autres marchés se dessinent : accès, jeux multimédias éducatifs, animation de vitrines interactives, d'objets design pour les musées, etc. La jeune société cherche des capitaux risqueurs et des partenaires industriels pour développer de nouveaux produits.

CNRS :

http://www2.cnrs.fr/presse/journal/1125.htm

Le Japon se met au service des robots français
Samedi, 14/02/2004 - 00:00

Il marche, s'allonge par terre, se relève, se tourne dans tous les sens, et, le petit moment de gymnastique terminé, HRP2 remet à madame la ministre de la Recherche, Claudie Haigneré, un parapheur. Tout est normal, sauf que HRP2 est un robot bleu et argenté, de 1,54 m pour 58 kg, doté de deux bras et deux jambes comme vous et moi. La scène se déroule à Tokyo, en décembre 2003. Dans le parapheur, l'accord entre le CNRS et l'AIST (Science et technologies industrielles avancées) qui crée un laboratoire commun, baptisé Joint Robotic Laboratory et distribué entre Versailles et Tsukuba, la mecque de la robotique.

Cette scène, les roboticiens du CNRS la repassaient hier devant la presse convoquée à l'inauguration d'une expo on peut voir des robots dans le hall d'accueil ­ afin de découvrir «la bonne recherche en robotique qui s'y mène», dixit Antoine Petit, directeur du département Sciences et technologies de l'information. Et de souligner que si le CNRS ne peut rivaliser avec la Nasa ou les industriels japonais qui ont financé les robots martiens ou HRP2, ses chercheurs sont assez futés pour «se trouver aux frontières de l'état de l'art» en matière de logiciels de commande, de reconnaissance de terrain, d'interfaces homme/machine, de modélisation informatique et autres «parties invisibles de la robotique». L'accord donnant/donnant avec les Japonais ­ qui devrait se traduire également par l'acquisition d'un exemplaire d'HRP2 pour 300 000 à 400 000 euros ­ est donc le fruit de ces capacités.

Depuis trois ans, le CNRS a décidé d'accélérer le rythme sur la robotique avec le programme Robea (Robotique et entités artificielles). Dirigé par Malik Ghallab, Robea compte déjà 32 projets en cours pour 3,6 millions d'euros et 150 personnes. Avec un menu très varié. De la robotique chirurgicale, avec des dispositifs permettant, sans ouvrir le thorax, d'opérer le coeur sans l'arrêter, pour un pontage coronarien ou la réparation d'une valve mitrale. Du traitement anticancer, avec un robot capable d'intervenir sur un patient sous scanner pour aller détruire de petites tumeurs. Des robots mobiles, montés sur roues ou sur pieds, capables de se déplacer en milieu naturel accidenté, pour des opérations en zones dangereuses ou sur d'autres planètes. «Certains algorithmes des robots de la Nasa sur Mars viennent du Laboratoire d'analyse et d'architecture des systèmes de Toulouse», souligne Malik Ghallab.

S'y ajoute l'Héliquadrator, un micro-hélicoptère à quatre rotors destiné à l'espionnage d'immeubles. Des «rats artificiels», surnommés Psikharpax, dotés de senseurs internes et externes (visuels, auditifs et tactiles), précurseurs de robots autonomes capables d'apprendre à se débrouiller dans un environnement inconnu. La taille des robots va jusqu'au minuscule avec des systèmes permettant aux physiciens de s'immerger dans le «nanomonde» pour manipuler les atomes.

Les équipes du CNRS, souvent en collaboration avec des universités et l'Inria (Institut national de recherche en informatique et automatique), font donc feu de tout bois. Reste à mobiliser les industriels pour financer des projets spatiaux, militaires ou de sécurité civile capables de rivaliser avec les Etats-Unis ou le Japon.

Libération :

http://www.liberation.fr/page.php?Article=176459

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Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Le bois, matériau du futur !
Samedi, 14/02/2004 - 00:00

Le dernier chic sera bientôt de construire sa maison avec du bois frit. Ne riez pas, les scientifiques ont un talent indéniable pour produire de l'innovation avec de bonnes vieilles recettes. Cette technologie, encore confidentielle, a été présentée au Salon Batimat 2003 mais le visiteur s'étonnera, au long des allées, de découvrir que le secteur de la construction ne cesse d'innover, contrairement à sa réputation. La santé florissante du marché du bâtiment, tirée par la construction neuve, appelle il est vrai un renouvellement constant des technologies. L'humeur du temps aussi. L'engouement pour le développement durable relance par exemple l'intérêt pour le bois de construction, une tendance de fond venue des pays scandinaves. Bien gérée, la forêt offre une source inépuisable de matériau. Les chercheurs travaillent toutefois à compenser ses défauts liés à sa fragilité aux intempéries.

C'est à cet effet que le Centre Technique du Bois et de l'Ameublement (CTBA) a expérimenté le procédé oléothermique, maintenant promis à la phase d'industrialisation en 2004. Pierre Bonfils, responsable du développement au CTBA, explique que les poutres ou planches de bois sont immergées dans un bain d'huile qui a pour effet de vider le bois de son eau. La pièce est alors trempée dans un liquide qu'elle absorbe profondément et dont les propriétés améliorent le bois. Il peut s'agir d'une pigmentation ou d'un traitement dopant sa tenue chimique, comme l'huile de lin. " Notre objectif est de valoriser les essences françaises, naturellement moins protégées contre les agressions que les essences exotiques (comme le teck), mais aussi de démocratiser l'accès à ces bois d'extérieur encore très onéreux ", précise Pierre Bonfils. Dans la même veine, la recherche continue son travail sur les traitements chimiques du bois. La tendance est également à l'association du noble matériau avec d'autres composants. Le CTBA et la PME Epsilon Composites terminent ainsi l'étude d'une poutre en bois lamellé collé intégrant des plaques de carbone. La tenue en flexion est alors doublée, ce qui permet de répondre au souhait des architectes pour des structures plus fines dans les ouvrages de génie civil ou les bâtiments à large portée. Pour valoriser la filière bois, les chercheurs misent aussi sur son alliance, sous forme de farine micrométrique, avec les plastiques ou les polymères. Le mélange obtenu, qui peut contenir jusqu'à 70 % de farine, permet alors de produire n'importe quelle forme de pièce grâce aux procédés de la plasturgie comme l'extrusion ou l'injection, à condition d'éliminer l'humidité du bois. Plusieurs PME japonaises, américaines ou scandinaves produisent déjà des profilés tridimensionnels complexes.

MD :

http://www.maison-domotique.com/article.php?article=86

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Matière
Matière et Energie
Chauffage électro-solaire, ça marche !
Samedi, 14/02/2004 - 00:00

Vous avez encore des doutes sur les performances du chauffage électro-solaire ? Aujourd'hui, l'efficacité est au rendez-vous. Une belle surface répartie en six pièces principales, trois salles d'eau... Pour leur nouvelle maison de 135 m2 construite à 630 m d'altitude dans un département bien ensoleillé de Haute-Savoie, Sandrine et Alain ont choisi l'électro-solaire. Cette solution mixte répond à leurs exigences en matière de confort et de maîtrise des coûts. En plus du chauffage, le système assure parfaitement la production de l'eau chaude sanitaire. Il sera aussi utilisé plus tard pour chauffer l'eau de la future piscine !

Côté sud, 20 m2 de capteurs solaires ont été installés pour bénéficier d'un ensoleillement maximal. L'énergie naturelle et renouvelable du soleil est utilisée pour chauffer le fluide « caloporteur », qui permet le transfert de l'énergie calorifique dans le processus thermique. Un système de canalisations distribue le fluide dans la maison jusqu'aux tubes intégrés dans la dalle du plancher chauffant.

L'énergie du soleil est également utilisée pour produire l'eau chaude sanitaire. Un ballon de 500 litres répond aux besoins des cinq occupants du pavillon. Un modèle à deux échangeurs permet de le raccorder d'une part aux capteurs solaires et d'autre part à la chaudière électrique. Cette dernière, qui fonctionne uniquement pendant les heures creuses d'EDF, apporte, si nécessaire, l'appoint tant pour le chauffage que pour l'eau chaude.

Le système de régulation permet de gérer parfaitement la température et les différents apports, solaires et électriques. C'est lui qui commande la circulation du fluide caloporteur en tenant compte également des apports passifs des baies vitrées ou d'un feu de bois dans la cheminée. Le système de programmation associé définit la température souhaitée en fonction des pièces et des rythmes de vie. Cette haute technicité garantit confort, précision et, bien entendu, une maîtrise parfaite des dépenses d'énergie !

Etre Bien Chez Soi :

http://etrebienchezsoi.edf.fr/article.asp?

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Espace
Espace et Cosmologie
L'Europe se donne les moyens financiers de rester compétitive dans l'espace
Samedi, 14/02/2004 - 00:00

Les crédits nécessaires pour assurer la garantie d'un accès indépendant de l'Europe à l'espace sur la période 2005-2009 ont été débloqués, ce qui garantit l'avenir de la filière Ariane et permet de préparer activement le développement des "lanceurs du futurs".Réunis en conseil, les Etats membres, après d'âpres négociations, ont pu surmonter leurs divergences et finaliser les souscriptions pour les trois projets décidés en mai dernier lors de la conférence ministérielle de l'Agence spatiale européenne, a-t-on appris jeudi au siège de l'ESA. "960 millions d'Euros ont été dégagés pour le programme EGAS (European Guaranteed Access to Space), soit 99,2% de ce que l'on souhaitait, ce qui permet largement de le démarrer", selon Franco Bonacina, le porte-parole de l'ESA.

La France jouera dans ce premier programme un rôle moteur en assurant plus de la moitié (55%) du financement d'EGAS, suivie par l'Allemagne 17,8%, l'Italie 9,6%, la Belgique 5,5%, l'Espagne 3,2%, la Suisse 2,8%, les Pays-Bas 1,6%, la Suède 1,1% et le Royaume Uni 0,3%. C'est la première fois que le Royaume Uni participe à Arianespace.

Cet accord remet sur les rails Arianespace, dans le cadre d'une restructuration du secteur des lanceurs : maintien de la compétitivité d'Ariane-5, qualification de la version lourde Ariane-5 ECA, accord sur la production de 30 lanceurs (soit 6 par an). Les 15 pays membres de l'ESA ont par ailleurs débloqué une enveloppe de 223 millions d'euros pour démarrer le programme Soyouz à Kourou (Guyane), pour lequel Arianespace ajoutera 121 millions d'euros.

Ce montant global de 344 millions d'euros comprend le développement d'une nouvelle version du Soyouz et la construction, au Centre Spatial Guyanais de Kourou, du pas de tir de Soyouz. Les travaux devraient durer deux ans pour un premier décollage en 2006. La France apportera 58% de l'investissement, l'Italie 8% (qui seront portés à 12% en juin), l'Allemagne 6%, la Belgique 6%, l'Espagne 3%, et la Suisse 2,5%. "Cela couvre 82,7 % des fonds nécessaires pour démarrer le programme", selon Franco Bonacina, qui a ajouté que la commission Européenne devrait ajouter 6,7%.

Un accord est également intervenu pour le programme des lanceurs du futurs FLPP (Future Launchers Preparation Program), avec le déblocage de 24 millions d'euros qui couvre complètement la première enveloppe demandée, selon le porte-parole de l'ESA. "Les décisions que les Etats membres de l'ESA ont adoptées mercredi à l'unanimité garantissent durablement l'accès de l'Europe à l'espace et donnent au vieux continent les moyens de répondre aux besoins de ses citoyens", selon un communiqué de la direction de l'ESA à Paris. "Une fois encore, lorsque l'avenir de l'Europe est en jeu, les Etats membres sont capables de trouver l'énergie pour surmonter les divergences et prendre les bonnes décisions au bon moment", s'est félicité Jean-Jacques Dordain, directeur général de l'ESA.

AFP :

http://fr.news.yahoo.com/040205/202/3mq19.html

La relance de la conquête spatiale passe par la propulsion nucléaire
Samedi, 14/02/2004 - 00:00

Pour envoyer un équipage sur Mars, la nouvelle vision de la Maison Blanche s'appuie sur le développement de technologies permettant l'établissement d'une base lunaire. En effet, une mission martienne utiliserait de nombreuses technologies communes. Elles nécessiteraient toutes les deux de nouveaux lanceurs lourds pouvant mettre en orbite jusqu'à 150 tonnes contre 25 tonnes aujourd'hui. Certains pensent lancer une mission martienne depuis le point de Lagrange L1 (point de l'espace où la gravité terrestre et lunaire se compensent) ravitaillé à partir de la Lune. Le choix de la propulsion est essentiel. Les réacteurs classiques sont inefficaces pour ce genre de mission et c'est pour cela que la NASA recherche assidûment de nouveaux systèmes de propulsion nucléaire.

En attendant la mise au point de réacteurs à fusion, une technologie loin d'être maîtrisée, la propulsion nucléaire par fission reste la seule méthode accessible. Il faut différencier deux types de propulsion nucléaire : la NTP (Nuclear Thermal Propulsion), qui ressemble à une fusée classique mais qui utilise l'énergie libérée par la fission de l'uranium-235 pour chauffer de l'hydrogène qui est ensuite expulsé violemment à travers une tuyère, et la NEP (Nuclear Electric Propulsion), qui utilise un réacteur nucléaire pour alimenter un propulseur électrique qui éjecte des ions ou du plasma à très haute vitesse.

Les propulseurs NTP ont une impulsion spécifique de l'ordre de 1000s et une poussée de plusieurs tonnes. Les propulseurs NEP ont eux une impulsion spécifique de plus de 3000s mais une poussée de seulement quelques centièmes de newton (à comparer à 450s dans le meilleur des cas de propulsion classique). La NASA se concentre actuellement sur le développement des réacteurs NEP pour explorer notre système solaire. Les NEP ont une accélération très faible mais continue, alors que les NTP accélèrent très fortement d'un seul coup. La NTP est le seul type de propulsion qui permettrait de réaliser des retours d'échantillon de satellites comme Europa (où il y aurait de l'eau liquide) car elles permettent des changements brusques de direction. Des fusées équipées de réacteurs NTP pourraient recharger leur réserve en hydrogène une fois posées sur des planètes comme Europa, Mars, Pluton.

La protection des radiations sera aussi un des points clés des futures missions longue durée. Il est envisageable d'utiliser l'hydrogène présent comme carburant, en tant que bouclier antiradiation. L'hydrogène absorbe très bien les radiations, mais il peut s'avérer dangereux en cas de fuites. Pour le premier voyage habité vers Mars, la NASA enverra vraisemblablement un équipage en orbite sans qu'il se pose, comme pour Apollo 10. Cela permet ainsi de tester tous les systèmes en ayant la possibilité de rentrer en cas de problèmes.

Etats Unis Espace :

http://www.france-science.org/usa-espace

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Le virus de la grippe espagnole proche de celui de la grippe aviaire
Samedi, 14/02/2004 - 00:00

La grippe dite "espagnole", qui a fait plus de vingt millions de morts en 1918, était due à un virus plus proche de celui de la grippe du poulet qu'on ne le pensait, selon les conclusions d'une étude américano-britannique publiée dans la revue Science. Ces conclusions n'ont certes pas d'implication directe sur la grippe aviaire sévissant actuellement en Asie, la souche virale responsable semblant peu contagieuse pour l'homme -le bilan officiel n'était que de 16 morts jeudi en Asie. Mais elle souligne à quel point la surveillance de la grippe du poulet est importante, même si plusieurs mutations génétiques sont nécessaires avant que le virus ne puisse passer d'homme à homme.

Les travaux ont été conduits séparément par des scientifiques de l'Institut Scripps de La Jolla en Californie et des scientifiques du Conseil de la recherche médicale de Grande-Bretagne. Ces deux équipes ont procédé, sur des victimes de la grippe espagnole de 1918, au prélèvement d'échantillons viraux pulmonaires. Leur objectif était de reconstruire une protéine qui a joué un rôle crucial dans cette infection, l'hémagglutinine. "C'est une étape fondamentale dans la compréhension, au niveau structurel et moléculaire, de la virulence de ces souches virales", a déclaré le Dr Gregory Poland, spécialiste de la grippe à la Clinique Mayo.

Toutefois, ces études n'expliquent pas complètement l'extrême virulence de ces souches, d'autres facteurs que la protéine étudiée, étant probablement en jeu, pour Michael Perdue qui travaille sur la grippe aviaire au ministère américain de l'agriculture. Mais, explique-t-il, "nous disposons de plusieurs pièces" du puzzle, qui pourraient expliquer "l'éventualité d'un passage rapide d'une souche aviaire à une souche de mammifère".

Dans cette étude, les scientifiques ont reconstruit la structure tridimensionnelle de l'hémagglutinine, protéine qui se trouve à la surface du virus grippal et qui lui permet de pénétrer dans la cellule pulmonaire. Les hémagglutinines humaine et aviaire se lient à des récepteurs cellulaires différents, ce qui explique pourquoi l'homme est rarement infecté à partir d'un volatile. Mais cette nouvelle recherche met en évidence que la structure de l'hémagglutinine du virus de la grippe espagnole avait changé pour la rendre capable de se fixer sur une cellule humaine.

De temps à autre, une souche virale est suffisamment virulente pour tuer des millions de gens et les experts redoutent que les conditions d'une nouvelle pandémie meurtrière soient réunies. Comprendre les raisons de l'extrême virulence de la grippe espagnole, devrait aider les médecins à mieux réagir face à une nouvelle catastrophe. Les volatiles sont à l'origine de tous les virus grippaux mais les scientifiques pensent depuis longtemps que pour provoquer une épidémie, les virus doivent d'abord passer de l'oiseau au porc, pour que des transformations génétiques permettent aux souches de mieux se propager chez les mammifères.

Science :

http://www.sciencemag.org/

Des bactéries tueuses qui fonctionnent comme des antibiotiques
Samedi, 14/02/2004 - 00:00

Certaines espèces de microbes se comportent comme des prédateurs vis-a-vis d'autres êtres vivants. Leurs proies sont des bactéries, qu'elles éliminent a l'aide d'un important arsenal d'armes moléculaires. Cet état de fait a amené des chercheurs a se poser la question suivante : la stratégie fructueuse des bactéries tueuses pourrait-elle servir de base a

la synthèse d'une classe encore plus efficace de médicaments ? Les scientifiques du Max-Planck Institut fur Entwicklungsbiologie ( institut Max-Planck pour la Biologie du Développement ) et leurs collègues des universités de Bielefeld et Nottingham (Angleterre) ont choisi la bactérie tueuse Bdellovibrio bacteriovorus comme organisme modèle et ont décrypte l'ensemble de son matériel génétique, comme ils le rapportent dans la revue "Science" ( Vol.303, p.689, 2004). Bdellvibrio pénètre au coeur de ses proies microbiennes pour les dévorer de intérieur. Lors d'une expérience avec la bactérie intestinale Escherichia coli, la bactérie tueuse a dissous son hote après un surprenant et complexe cycle de développement, et a donne naissance jusqu'a 15 cellules filles.

Les enzymes de Bdellovibrio pourraient constituer une alternative de premier plan aux antibiotiques synthétisés par voie chimique, selon le directeur de recherche Stephan Schuste. "Les antibiotiques ne se lient jusqu'a présent qu'à six cibles cellulaires, dont cinq concernent la croissance. Les enzymes de Bdellovibrio devraient permettre d'élargir considérablement ce spectre d'action", déclare le scientifique. Parallèlement à la production d'enzymes, une modification génétique de la bactérie serait elle-même fort intéressante. Les résistances induites par la consommation d'antibiotiques pourraient ainsi être evitées. La bactérie serait également, sous certaines conditions, utilisable dans son intégralité chez l'homme.

BE Allemagne :

http://www.adit.fr

Maladie de Creutzfeldt-Jakob : l'hypothèse de la transmission par voie sanguine de plus en plus probable
Samedi, 14/02/2004 - 00:00

Deux études publiées le 7 février dans la revue médicale Lancet montrent que le risque de transmission par voie sanguine de la nouvelle forme de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (nMCJ) est bien réel et mettent l'accent sur l'impact sanitaire que pourrait avoir ce scénario-catastrophe.La première étude, suggère, selon son auteur principal, Corinne Lasmézas, directrice du laboratoire de pathogénèse des prions au Commissariat à l'Energie Atomique (CEA), que les risques de transmission de la maladie liés à des endoscopies "pourraient actuellement être sous-estimés alors qu'ils posent les mêmes problèmes et imposent les mêmes précautions que les transfusions ou les actes chirurgicaux.

La seconde étude, dirigée par le Pr Pr Robert Will, qui dirige l'unité nationale de surveillance de la MCJ à Edimbourg, précise le risque de contamination par transfusion sanguine. Les travaux de l'équipe du CEA, menés sur des macaques - des animaux très proches de l'homme - visaient à évaluer la transmissibilité de l'agent infectieux par voie intra-veineuse et à étudier sa distribution dans les organes par rapport à la contamination par voie orale. Au final, les primates infectés par voie intra-veineuse avec des injections de prion anormal n'ont pas survécu plus longtemps que ceux qui, dans des expériences antérieures, avaient été volontairement infectés par des tissus contaminants directement injectés dans le cerveau. "Cette observation met en évidence que la contamination par voie intra-veineuse est aussi efficace que la voie intra-cérébrale", a indiqué à l'AFP Corinne Lasmézas.

La seconde partie de cette étude montre que la répartition de l'agent infectieux dans les organes est la même par voie intra-veineuse que par voie orale : l'agent infectieux est retrouvé dans la rate, les ganglions, les amygdales, l'intestin et les nerfs périphériques. "Cette présence est particulièrement importante quand on considère le nombre d'interventions médicales concernant ces organes et l'étendue du système nerveux périphérique", relève la chercheuse. Pour prévenir la transmission de la maladie, plusieurs mesures ont été prises par les autorités sanitaires françaises : décontamination des instruments chirurgicaux utilisés lors d'interventions sur le cerveau, retrait des globules blancs - les plus dangereux - des dons de sang et traitement des médicaments à base de sang (destinés notamment aux hémophiles), pour diminuer leur charge infectieuse.

Les travaux du Pr Will ont consisté à croiser les registres des donneurs de sang avec celui des personnes atteintes de la nouvelle forme de MCJ. Les chercheurs ont ainsi identifié 48 personnes ayant reçu des produits sanguins provenant de 15 donneurs qui ont par la suite développé la maladie. La mort de l'un de receveurs avait été annoncée en décembre dernier par le gouvernement britannique. Selon le Pr Will, ce malade de 69 ans avait développé les symptômes de la nMCJ six ans et demi après avoir reçu la transfusion. Le donneur de sang, sans symptômes à l'époque, est tombé malade trois ans et demi plus tard. "Nos observations suggèrent que les maladies à prions sont transmissibles par le sang et soulèvent la possibilité d'une transmission par voie transfusionnelle", estime le Pr Will. La Grande-Bretagne est le pays où le nombre de décès (137) liés au nouveau variant de la MCJ est le plus élevé suivie par la France (6), le Canada, l'Italie, les Etats-Unis et l'Irlande avec un mort chacun.

Lancet :

http://www.thelancet.com/journal/vol363/iss9407/full/llan.363.9407.talking_point...

Une innovation fantastique pour découvrir le coeur en 3D...
Samedi, 14/02/2004 - 00:00

Le contour des artères coronaires clairement défini, des couleurs qui laissent apparaître les volumes... Un scanner de nouvelle génération, appelé " multi-barettes ", permet désormais de visualiser le coeur en 2 et surtout en 3 dimensions. Présenté à l'occasion des XIIIèmes Journées européennes de la Société française de Cardiologie (SFC) qui viennent de se dérouler à Paris, ce procédé d'imagerie cardiaque constitue une avancée technologique majeure. C'est donc à ce jour, la technique non-invasive la plus performante pour explorer les artères coronaires. Les coupes en deux dimensions permettent d'étudier les parois et les espaces péri-vasculaires. Elles sont également utiles pour l'étude de la plaque d'athérome, celle qui obstrue les artères. Quant à l'imagerie en 3D, elle donne une véritable carte du réseau coronaire. Et elle offre en plus, de magnifiques clichés....

Mais comme le souligne le Pr Michel Komajda, Président de la SFC, " indépendamment de ces nouvelles technologies, il faut aussi insister sur des moyens simples et peu coûteux de prévenir les maladies cardio-vasculaires ". Il encourage ainsi la création de réseaux de soins coordonnés qui regroupent cardiologues, généralistes, infirmières, diététiciens... Leur objectif : réduire de façon significative le taux d'hospitalisation pour insuffisance cardiaque.

Destination Santé :

http://www.destinationsante.com/home.cfm

Cancer : résultats préliminaires positifs d'un vaccin thérapeutique
Samedi, 14/02/2004 - 00:00

Un vaccin thérapeutique anti-cancer expérimental a donné des résultats "positifs" et "encourageants" pour des cancers avancés du poumon, de la prostate et du rein, a indiqué lundi la société de bio-pharmaceutique Transgène. Les trois essais en cours visent à évaluer ce vaccin, le "MVA-Muc1-IL2" selon différentes modalités de traitement: en association avec une chimiothérapie classique pour des cancers du poumon avancés inopérables ou avec métastases, selon différents schémas de doses pour le cancer de la prostate, et en association avec une immunothérapie standard pour le cancer du rein.

Le produit, qui s'injecte en sous-cutané, est un stimulant de l'immunité, indique le Dr. Patrick Squiban, directeur des affaires médicales et réglementaires de la firme basée à Strasbourg. Fabriqué à partir d'un vecteur, un virus atténué et modifié de la vaccine, ce produit comprend de l'interleukine 2 pour stimuler les lymphocytes T du patient et des gènes commandant la fabrication d'un élément associé à de nombreuses tumeurs cancéreuses, l'antigène Muc1, que l'organisme ne sait pas détecter.

L'introduction de cet élément, Muc1, dans l'organisme est donc destiné à déclencher une réaction des défenses du malade afin qu'elles puissent ensuite reconnaître l'antigène Muc1 produit par sa propre tumeur et réagir contre celle-ci. L'analyse préliminaire de l'essai sur le cancer du poumon en combinaison avec la chimiothérapie montre des résultats "encourageants". Les patients traités sont atteints de la forme de loin la plus répandue de cancer poumon, dit "non à petites cellules".

Cinq réponses partielles (diminution de + de 50% de la taille de tumeur) ont été obtenues, sur des périodes allant de 114 à 195 jours, dès les douze premiers patients inclus sur les 18 prévus. Quatre patients sont par ailleurs stables. Selon Transgène, le "niveau prometteur" de ces constats cliniques a permis de passer à le 2e étape visant à obtenir 11 réponses sur 33 patients (résultats attendus au deuxième trimestre 2004). En revanche, le vaccin seul n'a pas donné de résultats suffisants pour poursuivre les tests.

Les données préliminaires concernant le rein et la prostate sont également qualifiées d'encourageantes par la firme strasbourgeoise. Chaque année, environ 1,2 million de nouveaux cas de cancer du poumon sont détectés dans le monde. Les Etats-Unis comptaient 171.900 nouveaux cas en 2003, et 157.200 morts des suites de la maladie la même année, selon la société américaine contre le cancer.

Caducée :

http://www.caducee.net/afp/edit.asp?id_depeche=19883

La protéine appelée CRP permettrait de mesurer les risques de cancer colorectal
Samedi, 14/02/2004 - 00:00

Dans un article publié dans le Journal of the American Medical Association, des scientifiques américains ont découvert q'un taux élevé dans le sang d'une protéine appelée CRP (C reactive protein) multipliait par au moins deux les risques de développer un cancer colorectal. En France, on estime que chaque année, 30.000 personnes sont atteintes par cette maladie.

Protéine du sang synthétisée par le foie en réaction à l'arrivée dans le sang d'un antigène, la CRP disparaît normalement lors de la formation des anticorps. Cette molécule, synonyme d'inflammation, est une association entre un sucre et une protéine. Son rôle dans l'organisme reste encore mal connu, tout ce que l'on sait, c'est qu'elle intervient dans la chaîne des réponses immunitaires après l'arrivée d'un agent pathogène.

Les médecins ont constaté qu'un taux anormal de CRP était souvent associé à différentes maladies comme entre autres, la sclérodermie, la leucémie lymphoïde aiguë, ou le cancer du pancréas. Des études récentes ont montré qu'elle pouvait être un bon marqueur pour prévenir les maladies cardio-vasculaires. Son taux dans le sang est normalement inférieur à 20 milligrammes par litre.

Le Dr Thomas Erlinger des Johns Hopkins Medical Institutions de Baltimore (Maryland, Etats-Unis) et son équipe ont tenté de vérifier la théorie selon laquelle les inflammations favoriseraient les cancers colorectaux.

Pour cela, les chercheurs ont suivi pendant plus de 11 ans (1999-2000) 22.887 patients : 172 d'entre eux ont déclaré un cancer colorectal. Thomas Erlinger a constaté que les personnes qui ont fini par être touchées par la maladie avaient, au début de l'étude, un taux de CRP plus élevé que la moyenne. Il estime donc que la concentration dans le sang de CRP est aussi un bon prédicateur de cette pathologie. Les chercheurs estiment que d'autres études plus précises seront nécessaires pour déterminer la possibilité de mettre en place un dépistage de tumeur colorectale à partir d'un taux de CRP dans le sang.

JAMA :

http://jama.ama-assn.org/cgi/content/abstract/291/5/585

La leptine brûle les graisses
Samedi, 14/02/2004 - 00:00

Les chercheurs américains ont montré que l'injection de leptine dans les cellules de stockage de la masse adipeuse aurait un effet bénéfique. En effet, elle permettrait de brûler les graisses. Hormone de nature protéique constituée de 146 acides aminés, sécrétée par les adipocytes, la leptine joue un rôle important dans l'obésité. Chez l'homme, l'obésité est associée à des taux élevés de leptine. Cette dernière provoque une diminution de l'appétit, ce qui expliqueraient entre autre son pouvoir amaigrissant.

Roger Unger et ses collègues de l'Université du Texas ont injecté à des rats génétiquement prédisposés au diabète, un adénovirus capable de synthétiser à l'intérieur même des adipocytes, des molécules de leptine. Après 14 jours, les rats avaient perdu entre 207 et 280 grammes, et ingéré environ 30% de moins de nourriture. Après analyse microscopique des cellules graisseuses, les chercheurs ont constaté une réduction importante de la taille de ces cellules.

Cette équipe de chercheurs avait déjà montré que la supplémentation en leptine sur des rats normaux entraînait, dans les 7 jours, la disparition de la totalité de la masse graisseuse superflue. Bien que les résultats de Roger Unger, publiés dans les Proceedings of the National Academy of Sciences, soient très encourageants pour lutter contre l'obésité, il convient de les prendre avec précaution. Les mécanismes déclenchés par l'injection directe de leptine dans les cellules graisseuses sont encore flous, et il est trop tôt pour en connaître les conséquences sur l'organisme.

PNAS : http://www.pnas.org/

Première mondiale : des cellules souches embryonnaires produites par clonage
Samedi, 14/02/2004 - 00:00

Des chercheurs sud-coréens ont réussi pour la première fois à produire par clonage un embryon humain et à en tirer des cellules souches embryonnaires génétiquement identiques à la personne clonée, ouvrant la voie à des traitements sur mesure de maladies telles que le diabète, le cancer ou l'Alzheimer.Les travaux sont détaillés dans un article publié jeudi par la revue américaine Science, sur son site internet. Cette procédure de clonage n'a pas été réalisée pour mettre un enfant au monde mais à des fins thérapeutiques, pour obtenir des cellules souches pluripotentes, capables de produire les différents types de cellules différenciées conduisant à la formation de tous les tissus de l'organisme.

En théorie, ces cellules pourraient être utilisées sans risque de rejet tissulaire par la personne à traiter, puisqu'elles ont un patrimoine génétique identique au sien.

Les cellules souches embryonnaires ont été extraites d'un blastocyste humain obtenu par clonage. Cet embryon aux premiers stades de son développement a été obtenu en insérant le noyau d'une cellule somatique adulte (provenant des ovaires d'une femme) dans un ovule préalablement énucléé de cette même femme. De nombreuses tentatives pour produire un embryon humain par clonage, dans un but thérapeutique ou reproductif, avaient jusqu'à présent échoué.

Une médecine sur mesure utilisant des cellules souches produites à partir d'une cellule adulte d'un patient pour régénérer ses propres tissus malades n'est pas pour demain, estiment les experts. Néanmoins, les travaux sud-coréens permettent de penser que "ces cellules, puisqu'elles portent le génome nucléaire d'un individu, devraient pouvoir être transplantées sans rejet immunitaire pour le traitement de maladie dégénératives" chez cette personne, a expliqué le professeur Woo Suk Hwang de l'Université nationale de Séoul, qui a mené l'étude. "Notre approche ouvre la porte à l'utilisation de ces cellules spécialement produites pour la transplantation médicale", a-t-il poursuivi.

Seules des cellules souches embryonnaires de souris avaient jusqu'à présent pu être obtenues par clonage à partir de la même méthode de transfert nucléaire. Réussir une telle opération avec des cellules humaines est une première, a souligné Donald Kennedy, rédacteur en chef de la revue Science.

Les chercheurs attribuent leur succès à l'utilisation d'ovules extrêmement frais, à la rapidité de la procédure, et à une méthode nouvelle pour énucléer l'ovule, sans endommager les fuseaux, des microtubes attachés aux chromosomes. Les scientifiques ont réussi à produire une colonie de cellules souches embryonnaires humaines après avoir récolté 242 ovules et des cellules des ovaires de 16 femmes volontaires. Ils ont réussi à former 30 blastocystes dont 20 ont pu produire des amas embryonnaires. De ces derniers, une seule colonie de cellules souches embryonnaires a pu être obtenue.

Ils attribuent leur taux élevé de succès (20% de toutes les ovules reconstruites ont pu produire un blastocyste) à la courte durée entre le transfert du noyau de la cellule somatique dans l'ovule et l'activation de ce noyau fraîchement implanté, notant qu'un délai de deux heures entre les deux opérations paraissait être la durée optimale. Ces travaux devraient relancer le débat sur le clonage humain à des fins médicales, que certains pays comme les Etats-Unis souhaitent interdire au même titre que le clonage à des fins reproductives.

"Un large consensus existe au sein des chercheurs pour dire que toute tentative de clonage d'un être humain serait extrêmement dangereux, répréhensible et qu'en conséquence toute clonage reproductif devrait être interdit", a estimé le rédacteur en chef de la revue Science en soulignant d'autre part les promesses du clonage thérapeutique pour soigner des maladies aujourd'hui incurables.

Science Daily :

http://www.sciencedaily.com/releases/2004/02/040212090522.htm

Science :

http://www.sciencemag.org/cgi/content/abstract/1094515

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