RTFlash

RTFlash a besoin de vous pour continuer à exister !

Propulsé par HelloAsso

RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 180
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 01 Février 2002
Recommander  |  Désinscription  |  Lire en ligne
Egalement dans ce numéro
TIC
Le vote en ligne bientôt autorisé en Grande Bretagne
Un système miniaturisé de vision électronique aussi performant que le cerveau
IBM lance les premiers ordinateurs centraux sous Linux
Microsoft teste en France la location de ses produits par abonnement
Fujifilm décuple la capacité de stockage de la disquette de 3,5 pouces
Avenir
Textile technique, un nouveau marché en pleine expansion
Une méthode révolutionnaire pour la fabrication des aciers
Matière
Energie éolienne: le plus grand parc de France bientôt réalisé dans le nord
Le gaz naturel sous forme de flocons
Toshiba et Hitachi créent des mini piles a combustible pour applications portables
Vivant
Des cellules souches adultes capables de produire les principaux tissus
Des cellules souches de primates transformées en neurones
Meilleur diagnostic de l'athérosclérose grâce à l'IRM
Unepucepour contrôler les avions... et la tension
Réduire le stress pour prévenir les accidents cardiaques
L'inflammation, clé de la compréhension de nombreuses maladies
Comment faire de vieux et bons os?
L'alcool en quantité modérée prévient les risques de démence parmi les séniors
La vitamine C améliore l'efficacité des médicaments neurotropes
Le suicide recule en France
Biotechnologies : vers le labo-sur-puce
Une étape importante vers la compréhension des mécanismes de la schizophrénie
Recherche
Procédé de reconnaissance a infra-rouges du trafic urbain
Edito
Par notre alimentation, nous décidons de notre avenir



Alors que le Groupe de Prospective du Sénat organise dans quelques jours, le 7 février, un important colloque consacré à l'alimentation du futur, de récentes études sont venues confirmer le rôle majeur de notre alimentation dans la prévention des grandes pathologies qui touchent les pays développés. La première de ces études est irlandaise et montre qu'une alimentation enrichie à la fois en vitamine B12 et en acide folique (B9) contribuerait à réduire le risque de maladies cardio-vasculaires ( Lancet du 19-01-02 http://www.thelancet.com/journal). Ce double apport de suppléments est en effet de nature à faire baisser dans le sang le niveau d'une protéine, l'homocystéine, qui représente un facteur de risque de maladie cardiovasculaire (infarctus...), expliquent le Dr Joe McPartlin du Trinity College à Dublin (Irlande) et ses collègues (Université d'Ulster, à Coleraine). L'équipe irlandaise a étudié les effets des supplémentations en vitamines B12 et acide folique sur la teneur sanguine en homocystéine de 30 hommes et 23 femmes. Après avoir reçu des doses croissantes d'acide folique, c'est la vitamine B12 qui est le principal déterminant de la concentration de cette protéine chez ces personnes, selon l'étude. "Ces résultats suggèrent qu'une politique d'enrichissement des apports en acide folique et vitamine B12, ne se limitant pas au seul acide folique, devrait être beaucoup plus efficace pour réduire les taux d'homocystéine avec comme bénéfices potentiels, la réduction du risque cardio-vasculaire", commente le Dr Joe McPartlin. L'ajout d'acide folique dans les céréales est obligatoire aux Etats-Unis depuis 1998. Au Royaume-Uni, cette mesure est devenue possible après les recommandations d'une commission gouvernementale d'experts, le COMA (Government's Committee on Medical Aspects of Food and Nutrition Policy), de supplémenter la farine de blé, ajoutent les auteurs. En France, 10 % des décès d'origine coronarienne (infarctus) seraient liés à un taux élevé d'homocystéine, selon des spécialistes. L'acide folique est décidément sous les feux de la rampe des scientifiques car une autre étude publiée dans "The Journal of Neurochemistry" (http://www.jneurochem.org ) suggère qu'une déficience en acide folique - ou vitamine B9 - augmenterait le risque de maladie de Parkinson. Mark Mattson, chef du laboratoire de neurologie au National Institute on Aging, aux Etats-Unis, a démontré que les souris présentant un déficit en acide folique ont également un taux élevé d'homocystéine dans le sang comme dans le cerveau. Mattson souligne enfin que chez l'homme, les patients souffrant de maladie de Parkinson présentent généralement un important déficit en acide folique. Pour l'heure, impossible de savoir " s'il s'agit d'un processus lié à l'affection elle-même ou si les malades sont malnutris du fait de leur mal. " Quoi qu'il en soit, " la consommation d'acide folique en quantités suffisantes confère une relative protection contre les maladies dégénératives. " selon les auteurs de l'étude. Autres résultats dont nous nous faisions l'échos dans notre lettre 161, ceux de l'étude épidémiologique la plus importante jamais conduite sur les relations entre l'alimentation et le cancer : Depuis 1992, des chercheurs de dix pays d'Europe collaborent à EPIC (European Prospective Investigation Into Cancer and Nutrition), une étude portant sur un demi-million de personnes ! http://www.iarc.fr/pageroot/UNITS/NTR.HTM ) Des prises de sang régulières, stockées dans l'azote liquide pour des analyses ultérieures, les mensurations des sujets enregistrées, ainsi que leur état de santé... À Lyon, en juin 2001, les premiers résultats ont été dégagés : Une consommation quotidienne de 500 grammes de fruits et de légumes diminue de moitié l'incidence des cancers des voies aérodigestives, et réduit notablement celle des cancers du côlon ou du rectum ! En matière cardio-vasculaire, une étude italienne a également montré le bénéfice de ce type de régime méditerranéen (céréales, fruits et légumes frais, poisson et huile d'olive) dans la prévention des récidives d'infarctus du myocarde (voir @RTFlash 155 http://www.tregouet.org/lettre/index.html ) . Pour cela, plus de 11 000 italiens victimes d'un infarctus du myocarde ont rempli un questionnaire portant sur leur alimentation immédiatement après l'incident cardiaque, ainsi que 6, 12 et 42 mois plus tard. Il apparaît que les patients consommant le plus de beurre ou d'huile végétale avaient un risque de décès dans les 42 mois qui suivent leur infarctus du myocarde trois fois supérieur à ceux qui consommaient le plus de l'huile d'olive, des fruits, des légumes frais et du poisson. Le bénéfice de ce régime est lié à sa richesse en antioxydants (dans les fruits et légumes), en acides gras mono-insaturés (dans l'huile d'olive) et en acides gras poly-insaturés (dans le poisson). Une alimentation riche en fruits, légumes frais, poissons, huile d'olive et pauvre en beurre et huile végétale autre que celle provenant de l'olive (alimentation dénommée régime méditerranéen) est donc bénéfique dans la prévention des récidives cardio-vasculaires. Son intérêt ne se limite pas là : les auteurs indiquent que le bénéfice de ce régime concerne également les obèses. Une autre étude récente, publiée dans le "Lancet" montre à quel point notre alimentation devient un acte de prévention médicale. Tout le monde connaît la vitamine C, appelée aussi acide ascorbique. Les études déjà menées sur ses répercussions sur la santé laissent croire à un effet plutôt favorable, mais les résultats n'étaient pas formels. Une nouvelle étude sur près de 20.000 personnes vient d'être réalisée par une équipe britannique (voir @RTFlash 179 http://www.tregouet.org/lettre/index.html). Cette étude porte sur 8 860 hommes et 10 636 femmes, âgés de 45 à 79 ans. Leur suivi s'est étalé sur 2 à 6 ans. Les auteurs ont analysé leur taux sanguin en acide ascorbique. Ils ont retrouvé une relation inverse avec la mortalité : c'est à dire que plus le taux plasmatique en acide ascorbique est élevé, plus la mortalité est faible, et ce, quelles que soient les causes de mortalité. Enfin, une récente étude finlandaise publiée dans la revue European Journal of Clinical Nutrition (voir @RTFlash 174

http://www.tregouet.org/lettre/index.html) sur la consommation de produits laitiers a montré que le lait et ses dérivés diminueraient de plus de la moitié les risques de cancer colorectal. Les participants à cette étude ont été classés selon 4 groupes (quartiles) en fonction du niveau de leur consommation de produits laitiers. La consommation de lait et de ses dérivés a été trouvée inversement proportionnelle à l'incidence des cancers du colon. En conclusion, les auteurs disent qu'il y a une relation entre la consommation de lait et un risque potentiellement réduit de cancer du colon. Ces différentes études, parmi les plus récentes, sont édifiantes et montrent que nos choix et nos comportements alimentaires jouent un rôle tout à fait déterminant dans la prévention des grandes pathologies qui sont majeures dans notre pays (le cancer, les maladies cardio-vasculaires et les maladies neurodégénératives), responsables de la majorité des décès dans notre pays. En modifiant de manière appropriée notre alimentation, compte tenu de notre profil génétique et de nos prédispositions à ces pathologies, on pourrait probablement diminuer à terme d'au moins un tiers le nombre de cancers et de maladies cardio-vasculaires en France et probablement prévenir ou retarder l'apparition de certaines maladies neuro-dégénérative graves en pleine expansion à cause du vieillissement de notre population. De tels effets positifs en matière de prévention, avec toutes leurs conséquences positives en matière sociale, économique et humaines constitueraient évidemment un immense progrès en matière de santé publique et au-delà en matière de société. Cet enjeu de société majeur que constitue l'évolution de nos comportements alimentaires sera d'ailleurs l'un des grands volets abordé par notre colloque du 7 février sur l'alimentation, sous le titre "La nutrition, déterminant majeur de la santé ". Il reste que nos habitudes alimentaires résultent de facteurs géographiques, sociaux, familiaux et culturels aussi puissants que complexes et qu'il n'est pas facile de modifier ses goûts et ses habitudes culinaires. En outre, rien n'est simple en matière de nutrition et il n'y a pas de régime "universel" idéal : ce qui est bon pour moi, en fonction de mon âge, de mon sexe et de mon hérédité ne le sera pas pour mon voisin. Enfin, les sciences de la nutrition sont d'une redoutable complexité et de nombreux aliments peuvent avoir à la fois des effets bénéfiques dans la prévention de certaines maladies tout en augmentant les risques pour d'autres pathologies. Il faut donc rester toujours très prudent en matière d'alimentation et se garder de toute position dogmatique. Il n'en reste pas moins vrai qu'apprendre à chacun, dès son plus jeune âge, à se nourrir correctement, en fonction de son profil personnel mais aussi de ses goûts, est devenu un enjeu d'éducation et santé publique essentiel. Toutefois, les habitudes alimentaires, comme l'évolution démographique, sont des tendances "lourdes" qui ne peuvent être infléchies et produire leur plein effet bénéfique qu'à l'issue de plusieurs décennies. Mais quels que soient les progrès qui interviendront dans la connaissance scientifique de l'alimentation, de la production à la consommation, nous ne devons jamais oublier qu'il n'y a pas de rituel plus social et plus culturel qu'un repas et que manger doit rester un plaisir. Rien ne serait plus triste qu'une société qui imposerait à tous une alimentation standardisée, insipide et "scientifiquement correcte". L'alimentation de demain devra donc réussir à intégrer les connaissances scientifiques en matière de nutrition et à améliorer sensiblement notre santé, tout en relevant les défis de la diversité, de la production respectueuse de l'environnement et de la qualité gustative.

René TRÉGOUËT

Sénateur du Rhône


TIC
Information et Communication
Le vote en ligne bientôt autorisé en Grande Bretagne
Samedi, 02/02/2002 - 00:00

Le gouvernement britannique devrait donner son feu vert à l'expérimentation du vote électronique dans certaines circonscriptions jeudi 30 janvier. Selon le quotidien économique Financial Times, elles seraient au nombre de 41. Certaines mettraient en place un dispositif de scrutin par Internet, d'autres par courrier, d'autres enfin par téléphone. Ces expériences - pilotes pourraient devenir la norme lors des prochaines élection générales : une première mondiale. Mais, selon le quotidien britannique, des réserves se font jour, notamment du côté de ceux qui s'inquiètent de la sécurisation de la transmission de données sur Internet. Cette stratégie avait été envisagée notamment pour tenter d'enrayer la chute de la participation des électeurs lors de la consultation du mois de mai 2001.

Financial Times du 28-01-02 : http://news.ft.com/ft/gx.cgi/ftc?

Un système miniaturisé de vision électronique aussi performant que le cerveau
Samedi, 02/02/2002 - 00:00

Un système miniaturisé de vision électronique et de traitement de l'image, inspiré de la biologie du cerveau, et qui pourrait trouver des applications dans l'automobile, la sécurité, ou la robotique, vient d'être présenté à Paris. Il s'agissait de "mettre les propriétés du système nerveux, c'est-à-dire les capacités de compréhension et d'anticipation, dans une puce silicium", a résumé Yves Burnod, directeur de recherche en neurosciences (CNRS/INSERM), au cours d'une conférence de presse, en présentant la version industrielle de cette technologie développée par la société française BEV (Bureau Etudes Vision). Le GVPP, un procédé qui a l'avantage d'être intégré dans un seul circuit électronique pour reproduire les propriétés des circuits neuronaux, réalise en temps réel l'analyse des images videos produites par une caméra standard. "Le module processeur de perception visuelle permet de détecter et reconnaître un objet ou de comprendre une scène. Il détermine une présence, une absence et peut être programmé ou re-programmé selon les contraintes de l'application", a expliqué Patrick Pirim, directeur de la recherche chez BEV. Le GVPP analyse non seulement les mouvements à partir de signaux fournis par une caméra, mais assure aussi la fonction d'anticipation pour chaque pixel. L'oeil réalise un pré-traitement pour capter 145 millions d'informations, alors que le nerf optique ne contient que 1 million de fibres. "Le prétraitement du GVPP est comparable à celui de l'oeil", selon M. Pirim. La dernière version du GVPP, le GVPP 7B, qui tient dans la main et d'un coût énergétique dérisoire, peut traiter sept paramètres indépendants: forme, taille, luminance, couleur, teinte, orientation et vitesse du mouvement, pour adapter ses capacités perceptives à l'action en cours. Il apprend à "extraire de la scène visuelle une information pertinente et pourra traiter plus de 50 milliards d'instructions à la seconde". Parmi les applications potentielles, figure la lutte contre l'insécurité dans les lieux publics: le GVPP peut par exemple détecter des "stationnarités" anormales dans les couloirs du métro qui peuvent signaler la présence d'un vendeur à la sauvette, d'une personne prise d'un malaise ou d'un objet abandonné. Le système est particulièrement adapté à la reconnaissance des visages, dans des sites où la sécurité est en jeu, tels qu'aéroports, postes- frontières ... Dans le secteur automobile, le système peut devenir un élément de gestion des incidents et accidents routiers: il permet la détection automatique en temps réel de baisses de vigilances des conducteurs --30% des accidents graves de la route en France sont dus à l'assoupissement du conducteur--, de conduite à risques (dépassement de ligne blanche etc.) ou d'obstacles sur la chaussée).

AFP : http://fr.news.yahoo.com/020125/202/2gll1.html

IBM lance les premiers ordinateurs centraux sous Linux
Samedi, 02/02/2002 - 00:00

International Business Machines annonce le lancement de ses premiers ordinateurs centraux mainframes) fonctionnant exclusivement sous Linux, précisant que le système d'exploitation libre gagnait du terrain en cette période de réduction des coûts. Les deux nouvelles machines, iSeries pour les petites entreprises, et zSeries, plus puissantes et coûteuses, sont capables de remplacer à elles seules de nombreux serveurs plus petits, du type de ceux fabriqués par Dell Computer Corp. et Sun Microsystems Inc., a précisé le constructeur américain. Les appareils iSeries, d'une valeur de 50.000 dollars pourraient remplacer jusqu'à 15 serveurs standard et les appareils zSeries, d'une valeur 400.000 dollars, en remplacer des centaines, a ajouté Peter McCaffrey, responsable marketing des nouveaux produits. Un serveur coûte en moyenne 750.000 dollars. "C'est vraiment une première pour IBM. C'est la première fois que nous introduisons une nouvelle technologie pour grands systèmes conçue autour de Linux. Ce sont vraiment les premiers ordinateurs centraux (à fonctionner) sous Linux," a déclaré Peter McCaffrey. Le choix de Linux intervient alors que IBM prévoit une reprise des ventes des ordinateurs centraux. Les gros multi-processeurs de l'entreprise américaine dominaient le marché informatique mondial dans les années 1960 et 1970 mais ont ensuite été éclipsés par des serveurs et PC moins chers. Mais mettre en réseau des dizaines voire des centaines de serveurs revient cher aux entreprises et IBM prévoit une reprise du marché des ordinateurs centraux. Ses appareils eServer zSeries ont enregistré les taux de croissance les plus rapides du secteur et ont été les seuls à annoncer cinq trimestres de croissance consécutifs. IBM proposait déjà Linux en option sur ses mainframes mais ses nouvelles machines sont les premières à être équipées exclusivement du système d'exploitation libre. "Linux est en train de prendre une part importante et croissante du marché des ordinateurs centraux. Beaucoup d'organisations du secteur technologique réduisent leurs coûts et se rendent comptent que les ordinateurs centraux peuvent remplacer les serveurs Dell-Intel ou Sun-Unix," a précisé Peter McCaffrey.

Reuters :

http://fr.news.yahoo.com/020125/85/2gln6.html

Microsoft teste en France la location de ses produits par abonnement
Samedi, 02/02/2002 - 00:00

Microsoft a choisit la France comme pays pilote pour tester une nouvelle formule de licence d'exploitation. À l'initiative de la filiale hexagonale, elle est basée sur le principe de l'abonnement annuel, et concerne la suite bureautique OfficeXP PME. Il s'agit d'un changement radical du mode de distribution des licences des produits Microsoft, qui pourra dérouter certaines entreprises. L'éditeur en est conscient et se donne donc une période test d'un an. «Tous nos clients ne sont pas prêts, nous allons voir si cela marche», explique Olivier Lanilis, chef produit OfficeXP chez Microsoft France. «Il est vrai que l'utilisateur n'est jamais réellement propriétaire de sa licence, mais toutes les mises à jour son incluses dans cette location. Pour les entreprises l'avantage est de pouvoir planifier les investissements en étant certain d'avoir toujours la dernière version d'Office». Jusqu'à présent, la commercialisation d'OfficeXP auprès des entreprises repose sur le paiement d'une licence perpétuelle. Dans le cadre de ce test, elles peuvent désormais acheter une licence pour une durée limitée de 12 mois, incluant toutes les mises à jour durant cette période, indique Microsoft dans un communiqué. Elle revient bien entendu moins cher à l'achat que la licence perpétuelle, soit 141 contre 650 eurosHT. Bref, au bout de 5 ans d'abonnemnt, l'utilisateur a payé l'équivalent d'une licence perpétuelle. Il faudra s'acquitter tous les ans de sa dîme auprès de Microsoft, ce qui n'est peut être pas dans les habitudes comptables des entreprises. Si l'abonnement n'est pas reconduit, les programmes passent en fonctionnalités réduites; l'utilisateur est alors uniquement autorisé à ouvrir, lire et imprimer les fichiers, mais pas à les modifier. À terme, si l'opération est jugée concluante, la "licence en version abonnement" pourra être généralisée à d'autres pays et à d'autres programmes Microsoft. L'offre d'abonnement sera ainsi également disponible pour les produits en version boîte, dès le début février, pour le Royaume-Uni, l'Australie, la Suède et une partie des Etats-Unis.

Zdnet :

http://www.zdnet.fr/

Fujifilm décuple la capacité de stockage de la disquette de 3,5 pouces
Samedi, 02/02/2002 - 00:00

En exploitant les nanotechnologies, Fujifilm a développé un procédé de revêtement qui multiplie la densité d'enregistrement magnétique de données par un facteur supérieur à 10. Ainsi, il devient possible d'enregistrer sur une disquette informatique traditionnelle de 3,5 pouces plus de 3 Go. Baptisé "Nano3", ce procédé repose sur un revêtement plus fin que sur les supports actuels, avec des particules magnétiques à l'échelle du manomètre. C'est une évolution importante de la technologie ATOMM (Advanced Super Thin Layer and High Output Metal Media), mise au point par Fujifilm en 1992 et utilisée aujourd'hui dans les fameuses disquettes Zip (Zip 100 et Zip 250 à respectivement 100 et 250 Mo). En fait, Nano3 combine trois nanotechnologies distinctes. La première concerne le revêtement, la deuxième l'obtention des particules et la troisième leur dispersion. Fujifilm a développé des nano-particules magnétiques de deux types : des particules en alliage ferromagnétique aciculaire (en forme d'aiguilles) d'une taille de 10 à 30 nm et des particules en ferrite de baryum hexagonales. Un liant organique spécial est utilisé pour répandre et aligner uniformément ces particules sur le revêtement. Fujifilm prévoit de fournir des prototypes utilisant Nano3 aux autres fabricants de supports d'enregistrements afin de les encourager à développer des produits à base de cette technologie.

Industries&Techniques :

http://www.industries-techniques.com/article/page_article.cfm?

^ Haut
Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Textile technique, un nouveau marché en pleine expansion
Samedi, 02/02/2002 - 00:00

La crise du textile traditionnel a conduit des entreprises du Nord-Pas de Calais à se tourner vers le textile technique, un marché porteur aux applications multiples comme le médical, le sport ou la protection individuelle. La production mondiale de ces fibres à hautes performances (polypropylène, polyéthylène, polyester, aramide) a explosé ces dix dernières années, et en Europe le textile technique est devenu le plus gros consommateur de fibres (38%) devant l'habillement (34%). Tissus retardateurs de flamme, résistant à la chaleur, à l'usure, aux coupures, à des tractions de plusieurs tonnes, anti-bactéries, éclairants: ces produits de haute technologie, traités spécifiquement et combinés à d'autres matériaux, trouvent des applications variées. Les principaux domaines sont l'industrie (filtration de liquides, de gaz et de poussières, câbles de machines), les transports (revêtement intérieur de voitures, durites, courroies), le médical (bandes, compresses, ligaments artificiels, prothèses), la protection (vêtements) et le sport (cordages, sangles, drisses). Le Nord-Pas de Calais est aujourd'hui l'une des régions leader dans le textile technique avec 150 entreprises - représentant 9.000 emplois - qui y réalisent tout ou partie de leur chiffre d'affaires. Une trentaine d'entre elles - en majorité des PME - se sont associées au sein de Clubtex pour travailler en réseau et mieux s'armer face à une spécialité qui demande une forte veille technologique et d'importants investissements en recherche et développement. "Il ne faut plus se battre pour se partager un marché mais lutter ensemble pour en créer de nouveaux", résume Patrice Gallant, président de Clubtex. "On se casse tous la tête à chercher des solutions alors que très souvent elle est chez le voisin. En mettant en commun nos compétences on multiplie les résultats". Parmi les produits phares développés par ce club figure le "tissu éclairant", fait à partir de fibres optiques tramées avec des fils textiles traditionnels. Signalisation, sécurité (bâches arrières des camions), ou ameublement futuriste comme l'abat-jour éclairant: les applications sont nombreuses. Même les compagnies aériennes sont intéressées par ce tissu léger pour remplacer, dans certaines zones comme le cockpit, les lourds circuits électriques d'éclairage. Ce réseau d'entreprises bénéficie aussi du concours de l'Ecole nationale supérieure des arts et industries textiles (ENSAIT) de Roubaix, où une option "textiles techniques" a été créée en 1999. L'ENSAIT dispose depuis 1991 d'un laboratoire de recherche de génie et matériaux textiles (Gemtex) où travaillent une trentaine de chercheurs. L'un d'eux, Xavier Flambard, a mis au point en partenariat avec une entreprise de Saint-André-lez-Lille (Nord) un vêtement anti-arme blanche, après le décès d'un employé d'un abattoir, touché accidentellement au coeur par son couteau, alors que son tablier en cotte de maille s'était affaissé. Ce tricot multicouche souple, léger et confortable, offrant une résistance de 25 joules - contre un poignard de 1 kg tombant de 2,50 m - est constitué de polyéthylène haut-module assemblé en tricotage avec de l'inox. Cinq années de recherches et de tests ont été nécessaires pour sa mise au point.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/020125/202/2glhu.html

Une méthode révolutionnaire pour la fabrication des aciers
Samedi, 02/02/2002 - 00:00

Kobe Steel lance une nouvelle technologie qui promet de modifier profondément les procédés de fabrication des aciers, en les rendant plus souples et plus respectueux de l'environnement. Cette technologie ne nécessite plus de hauts fourneaux et diminue de 20% le taux d'émission de dioxyde de carbone. Il suffit de 10 minutes au lieu de 8 heures pour fabriquer du fer de haute pureté. Même de petites unités seraient susceptibles d'utiliser avec profit cette technique. Une usine de 3000 tonnes/an a déjà fonctionne sur le site de Kakogawa, et une plus importante (25000 tonnes par an) devrait être construite dans l'état américain du Minnesota. Kobe Steel ne devrait payer que 10% des frais d'installation, évalués a 22 millions de dollars, les 90% restant étant pris en charge par cet état. Le nouveau procédé utilise du minerai de fer et du charbon pulvérulents, mélangés et moules sous forme de briquettes, qui sont ensuite chauffées pendant 10 minutes a 1500C. L'oxygène du minerai de fer est alors extrait par réaction avec le carbone, et le laitier est séparé du fer par gravitation et est récupéré après tamisage. Le fer se retrouve sous la forme des briquettes initiales, et possède la même pureté que celle obtenue a l'aide des hauts fourneaux. En quelque sorte, chaque briquette se comporte comme un haut fourneau miniature. La manutention et les étapes préliminaires au traitement du minerai sont ainsi considérablement réduites, et la taille des implantations permet de les situer a proximité immédiate des mines de fer. Les coûts de transport sont également de beaucoup inférieurs. Kobe Steel a bien l'intention d'utiliser l'unité de production du Minnesota pour démontrer l'efficacité de sa technique au niveau mondial.

BE Japon : http://www.adit.fr

^ Haut
Matière
Matière et Energie
Energie éolienne: le plus grand parc de France bientôt réalisé dans le nord
Samedi, 02/02/2002 - 00:00

Alors que la Grande Bretagne vient d'annoncer la construction de la plus grande ferme éolienne terrestre du monde, 300 turbines produisant environ 2.000 mégawatts d'électricité (voir @RTFlash 179), l'entreprise Ostwind International France, dont le siège est à Mulhouse, a remporté un contrat pour réaliser dans le département du Pas-de-Calais un des trois grands parcs éoliens d'Europe et le plus important de France. Le projet d'Ostwind International France consite à réaliser 100 éoliennes dotées d'une technique de pointe, d'une puissance totale de 150 MW, pour alimenter en électricité écologique 100.000 foyers dans 15 communes de cette région du nord, a précisé le communiqué. La France est loin derrière ses voisins européens en matière de production d'énergie renouvelable. En 2000, seuls 69 MW étaient produits par des parcs éoliens. L'Italie, par exemple, en produit 350 MW, l'Irlande 86, la Grèce 189. L'Allemagne est en tête avec 5.432 MW. Le projet, en discussion depuis le mois d'août, a été approuvé à la mi-janvier à Fruges, chef-lieu du canton, par les délégués des communes, a ajouté le communiqué. Les travaux de construction nécessiteront au moins deux ans, a déclaré Bernard Fleuet, dirigeant de Ostwind France. Pour les travaux de terrassement notamment, il sera fait appel en priorité à des entreprises locales, a-t-il ajouté. Par ailleurs, l'entreprise s'engage à installer deux ateliers de réparation et de maintenance pour ce parc, ce qui va permettre la création de 20 emplois dans la région. Les dirigeants d'Ostwind ont assuré les élus locaux que pour la réalisation de ce parc éolien, ils vont "faire une étude minutieuse (afin de garantir) le respect de la protection de la nature et de l'environnement", tout en réduisant le bruit. L'entreprise, qui a deux ans d'existence en France, est une filiale à 100% d'Ostwind International, dont le siège est basé à Ratisbonne, non loin de Nuremberg (sud de l'Allemegne). Jusqu'à présent, Ostwind France n'a construit aucun parc d'éoliennes sur le territoire français mais une dizaine de projets sont à l'étude. La maison-mère a à son actif 200 éoliennes d'une puissance de 240 MW en Allemagne. La France, qui s'est engagé dans le cadre de la directive européenne de septembre 2001 à porter à 21% en 2010 la part des énergies renouvelables dans sa production d'électricité, devra avoir installé d'ici là 14.000 MW en énergie renouvelable, dite verte. Selon le président du syndicat des énergies renouvelables, André Antolini, "de nombreux dossiers représentant au total 600 à 700 MW de puissance installée sont en cours d'instruction. Mais la plupart d'entre eux sont loin d'avoir obtenu un permis de construire".

AFP : http://www.larecherche.fr/afp/n020128143938.8ltwx6op.html

Le gaz naturel sous forme de flocons
Samedi, 02/02/2002 - 00:00

Pendant qu'en Europe, l'institut français du pétrole et la société italienne Eni développent une technologie propre pour convertir le gaz naturel en hydrocarbures liquides et ainsi valoriser les 25 milliards de m3 de gaz qui ne peuvent être exploités aujourd'hui à cause de problèmes de transport, au Japon, Mitsui Engineering & Shipbuilding tente de produire du gaz naturel sous forme de très fins flocons de neige nommés hydrates en grains. Là encore, le but est de faciliter le stockage et le transport du gaz naturel et de diminuer leur prix. Pour l'heure, la firme japonaise stocke l'hydrate dans des installations test de la préfecture de Chiba, à des températures inférieures a -10°C pour éviter aux cristaux de fondre et de former du carburant sous forme de petites sphères. D'après Mitsui Engineering, ces installations sont les premières de ce type. La compagnie, qui a investi plusieurs dizaines de millions de yens dans ce projet, prévoit encore plusieurs années de recherche, tant pour la production que le stockage, avant de vendre à grande échelle ses installations à des compagnies pétrolières aux environs de 2010.

Industries&Techniques :

http://www.industries-techniques.com/article/page_article.cfm?idoc=8578&numpage=...

Toshiba et Hitachi créent des mini piles a combustible pour applications portables
Samedi, 02/02/2002 - 00:00

Toshiba et Hitachi ont développé séparément, pour les bloc-notes électroniques et téléphones portables, des piles a combustible de taille très réduite qui ne demandent pas de recharge et fonctionnent continûment sur une longue durée. Les deux compagnies pensent les commercialiser d'ici la fin de l'année prochaine. Toshiba a développé une pile épaisse de 25mm pour une puissance de sortie de 8 watts et un poids de 500g, a destination des assistants électroniques. Utilisant comme combustible le méthanol, elle peut fonctionner 40h de suite, soit 5 fois plus longtemps que les batteries rechargeables standard aux ions lithium. La compagnie est de plus proche d'atteindre une épaisseur de seulement 5mm ; elle prévoit de commercialiser la pile de manière à ce que celle-ci puisse être fixée au dos d'un appareil portable. Hitachi a pour sa part développé une pile pour les carnets de notes électroniques. Une fois commercialisée, elle aura une autonomie de plus de 10 heures, a comparer aux 3 heures permises par les batteries actuelles pour la version PC. La firme compte placer le combustible utilise, le méthanol, dans une cartouche, en sorte que la pile soit utilisable par une grande variété d'appareils numériques. Le principe de ces deux piles a combustible consiste à séparer l'hydrogène du méthanol en faisant directement passer ce dernier a travers une membrane spéciale, alors qu'usuellement on utilise divers outils pour séparer l'hydrogène, ce qui rend difficile la réduction de la taille de la pile. Parmi les nombreux avantages de ces piles, outre la longue durée de vie, on peut signaler la possibilité de les recharger en combustible de la même manière qu'un briquet et de les réutiliser immédiatement. Les compagnies japonaises ont actuellement la main sur la plus grosse partie du marche des batteries a ions lithium pour terminaux numériques portables, batteries dont les ventes annuelles s'élèvent à 300 milliards de yens. D'après les analystes, d'ici 2010 le marche des piles a combustible prendra des proportions équivalentes a 10% de celui des batteries rechargeables.

ADIT : http://www.adit.fr

^ Haut
Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Des cellules souches adultes capables de produire les principaux tissus
Samedi, 02/02/2002 - 00:00

Des recherches américaines viennent de montrer que des cellules souches adultes issues de la moelle osseuse humaine sont en mesure de produire les principaux tissus de l'organisme, une propriété que l'on pensait jusqu'à présent réservée aux cellules souches embryonnaires. "Dans la moelle osseuse de l'homme, de la souris et du rat, nous avons identifié des cellules (souches) qui ont la capacité de se développer en laboratoire", pour produire "des os, du cartilage, de la graisse, des cellules à la morphologie et aux fonctions de cellules nerveuses et du foie", a expliqué le Dr Catherine Verfaillie, de l'université du Minnesota à Minneapolis. La scientifique a précisé que les résultats de ses travaux ont été analysés et acceptés par ses pairs et qu'ils seront "publiés au début du mois prochain dans l'une des principales revues scientifiques américaines", dont elle n'a pu révéler le nom en raison des règles régissant ces publications. Si le potentiel de ces cellules souches adultes paraît important, "il est trop tôt pour dire" si elles ont des capacités équivalentes aux cellules souches embryonnaires, très prometteuses dans le traitement de maladies incurables, a ajouté le professeur Verfaillie, qui dirige le Stem Cell Institute. Nous commençons à comparer les cellules souches adultes de souris aux cellules embryonnaires", a-t-elle ajouté. S'il était établi que des cellules souches adultes disposent d'un potentiel équivalent à celui des cellules embryonnaires, cela apporterait un argument aux tenants d'une interdiction du clonage thérapeutique, dont le but principal est la production de cellules souches au patrimoine génétique identique à celui du patient à traiter.sur les cellules souches embryonnaires n'est pas nécessaire". La collecte de cellules souches embryonnaires implique la destruction de l'embryon au stade du blastocyte durant sa première semaine de développement.

Caducée : http://www.caducee.net/afp/edit.asp?id_depeche=8861

Des cellules souches de primates transformées en neurones
Samedi, 02/02/2002 - 00:00

Des chercheurs japonais décrivent pour la première fois une technique très efficace capable de générer de neurones dopaminergiques à partir de cellules souches embryonnaires de primates. Leurs résultats devraient faciliter la recherche sur les maladies neurodégénératives et leur traitement par thérapie cellulaire. Ces travaux sont présentés par Kawasaki et al., dans l'édition du 5 février des Proceedings of the National Academy of Sciences. Ces auteurs avaient précédemment montré que des cellules souches embryonnaires de souris pouvaient se différencier en neurones lorsqu'elles étaient cultivées en présence de cellules stromales. Leurs nouveaux travaux montre que cette propriété ("stromal cell-derived inducing activity" ou SDIA) peut être également appliquée à des cellules souches embryonnaires de singes cynomolgus, des primates couramment utilisés en recherche biomédicale et évidemment plus proches de l'homme que ne le sont les souris. Le principal intérêt de cette technique réside dans sa capacité à générer une quantité significative de neurones dopaminergiques grâce à un protocole relativement simple et rapide. Les auteurs estiment que ces neurones pourraient être utilisés dans la recherche sur la maladie de Parkinson, à la fois pour des études in vitro et pour des essais de greffe. Les scientifiques notent enfin que la technique SDIA pour la production de cellules neuronales spécialisées à partir de cellules souches embryonnaires de primates offre une alternative au prélèvement de tissu neuronal sur des foetus avortés.

PNAS :

http://www.pnas.org/

Meilleur diagnostic de l'athérosclérose grâce à l'IRM
Samedi, 02/02/2002 - 00:00

L'athérosclérose provoque des attaques cérébrales lorsque les plaques de graisse se détachent de l'artère et se déplacent vers le cerveau. Mais ces attaques sont plus fréquentes quand la couche de tissu fibreux qui recouvre ces graisses est mince ou se déchire. Des chercheurs de l'Université de Washington viennent d'annoncer dans la revue Circulation qu'ils sont parvenus, à l'aide de l'IRM à haute résolution, à déterminer l'état de cette couche fibreuse sans faire appel à la chirurgie. Pour ce faire, ils ont examiné 53 patients devant subir une intervention au niveau de la carotide afin de retirer les dépôts de graisse. Seuls 9% des personnes chez qui il existait une couche épaisse de tissu fibreux présentaient des symptômes de blocage de la circulation ou d'attaques légères. En revanche, 50% de patients dont la couche de tissu fibreux était mince, et 70% de ceux chez qui cette couche était déchirée, présentaient des symptômes précurseurs d'une attaque cérébrale plus grave. A terme, la RMN pourrait donc contribuer à déceler précocement les personnes à risque.

NYT 22/01/02 :

http://www.nytimes.com/2002/01/22/health/anatomy/22RISK.html

Unepucepour contrôler les avions... et la tension
Samedi, 02/02/2002 - 00:00

Des chercheurs américains ont trouvé une application peu banale à une puce électronique destinée à contrôler les moteurs d'avions. Celle-ci pourrait en effet... surveiller la tension de patients à risques. Avantage : prévenir d'éventuels accidents tout en évitant de recourir à des opérations chirurgicales. L'idée serait d'implanter le minuscule capteur de plastique, épais comme une feuille de papier, sur le corps du patient via un tube ou un cathéter, rendant ainsi inutile toute intervention chirurgicale. Pour des patients souffrant de risques d'accidents vasculaires, le capteur serait placé dans le ventricule droit du coeur. "Nous obtiendrions des informations à propos de l'état d'un patient avant que celui-ci ne se détériore", affirme Jay Yadav, un médecin spécialiste de la clinique de Cleveland (Ohio), qui a présenté sa technique mercredi lors d'une conférence à Miami Beach, en Floride. Les patients "pourraient jouir d'une bonne qualité de vie à la maison, leur docteur ajustant leurs remèdes à leur état", a-t-il ajouté.

Réduire le stress pour prévenir les accidents cardiaques
Samedi, 02/02/2002 - 00:00

Gérez bien votre stress après un accident cardiaque, vous réduirez votre risque de rechute ainsi que les coûts hospitaliers supportés par la collectivité. C'est prouvé, la mise en place d'écoles du stress donne de meilleurs résultats que les approches dites classiques : Exercices physiques et soins traditionnels des maladies cardiaques. Selon une équipe de la Duke University, aux Etats-Unis, le coût d'une prise en charge centrée sur la gestion du stress s'élève à moins de 10,50 euros par patient. Contre pratiquement 18 euros pour ceux qui suivent un programme d'exercices physiques, et 17 euros pour ceux dont la prise en charge comporte uniquement des soins médicaux. Quant au bénéfice que le malade en retire sur le plan médical, il est également qualifié de notable. Le risque d'accident vasculaire après infarctus est en effet très inférieur chez les patients qui apprennent à gérer leur stress. Sur une période de 5 ans, les auteurs ont observé une moyenne de 0,8 incidents notable chez ces derniers, contre 1,3 chez les autres patients. Soit une différence de... 62,5% ! Ces résultats sont d'une importance capitale, tant financière que médicale. Car 80% des victimes d'un premier infarctus meurent des suites d'un autre accident cardiaque. Parce que le risque de rechute est directement proportionnel à la persistance de certains facteurs de risque. Parmi lesquels le tabagisme, l'hypertension artérielle, le diabète et... le stress. Sa gestion fait donc aussi partie de la prévention secondaire des maladies cardio-vasculaires !

American Journal of Cardiology, 15 janvier 2002 :

http://www.usc.edu/hsc/nml/e-resources/info/amejouc.html

L'inflammation, clé de la compréhension de nombreuses maladies
Samedi, 02/02/2002 - 00:00

Selon les médecins, l'inflammation joue un rôle majeur dans le développement de nombreuses maladies comme l'arthrite rhumatoïde ou la sclérose en plaques. Elle semble également être impliquée dans des affections liées au vieillissement comme l'athérosclérose, le diabète de type 2, la maladie d'Alzheimer et l'ostéoporose. L'inflammation jouerait aussi un rôle dans l'asthme, la cirrhose du foie, certaines affections intestinales, le psoriasis, la méningite, voire certains cancers. Dans le cas de crises cardiaques, il s'est avéré que seules trois personnes sur dix souffraient effectivement d'obturation des artères, la majorité des attaques frappant des personnes, âgées pour la plupart de quarante à cinquante ans, et chez qui la circulation sanguine était normale. Parallèlement, la moitié des crises cardiaques frappent des personnes ayant un taux de cholestérol normal. La diffusion de cytokines, qui sont des protéines liées aux inflammations et favorisant la coagulation, serait essentiellement à l'origine des crises cardiaques. Aussi les recherches actuelles s'orientent-elles vers la compréhension des mécanismes des anti-inflammatoires déjà connus.

NYT 22-01-01 :

http://www.nytimes.com/2002/01/22/health/anatomy/22INFL.html

Comment faire de vieux et bons os?
Samedi, 02/02/2002 - 00:00

L'Institut national de la recherche agronomique (INRA) a démontré que certains micro-nutriments contenus dans les fruits et légumes pouvaient limiter la dégradation de l'os, et ainsi prévenir l'ostéoporose, problème de santé publique majeur dans les pays occidentaux. Pathologie de l'os liée au vieillissement, l'ostéoporose concerne 75 millions de patients en Europe, au Japon et aux Etats-Unis et il est probable que son incidence triple d'ici l'an 2050. Malgré des progrès, le traitement de cette pathologie reste décevant, tandis que l'importance de l'alimentation dans l'acquisition du capital osseux et sa conservation est maintenant admise. Si la contribution majeure du calcium (et de la vitamine D) n'est plus à démontrer --il est vrai que 99% du calcium de l'organisme est concentré dans le squelette-- une alimentation riche en calcium n'implique pas nécessairement une consolidation osseuse. Le calcium est un nutriment de type "seuil" ce qui signifie qu'au delà d'une valeur critique aucun bénéfice n'est démontré avec l'augmentation de la consommation. La supplémentation calcique n'est donc efficace qu'en situation de carence. De plus, la qualité du squelette dépend du bilan calcique, lui même tributaire, non seulement des apports, mais aussi des pertes. C'est pourquoi, les recherches de l'INRA visent à limiter cette fuite de calcium, dont les causes seraient multiples. La consommation de produits végétaux pourrait ouvrir la voie d'une véritable prévention, complémentaire de celle exercée par les produits laitiers (pour leur richesse en calcium). Les arguments à l'origine de l'hypothèse du rôle protecteur des fruits et légumes ont été extrapolés à partir d'enquêtes épidémiologiques recensant une distribution géographique marquée des fractures de la hanche en Europe, avec en particulier une moindre incidence dans les pays du pourtour méditerranéen; d'où l'association avec le régime méditerranéen riche en produits végétaux. L'INRA a mis en évidence le rôle protecteur de certains micro-nutriments contenus dans les fruits et légumes. Les polyphénols pourraient aider à prévenir la perte osseuse, du fait de leurs propriétés anti-oxydantes et anti-inflammatoires. De plus, certaines substances végétales ont des propriétés analogues à celles des oestrogènes humains. Ces phyto-oestrogènes pourraient ainsi être conseillés comme alternatifs à l'hormonothérapie substitutive.

INRA : http://www.inra.fr/actualites/

L'alcool en quantité modérée prévient les risques de démence parmi les séniors
Samedi, 02/02/2002 - 00:00

Une étude néerlandaise semble montrer que la consommation modérée d'alcool constitue un facteur de diminution du risque de démence parmi les plus de 55 ans, quelque soit la nature de la boisson absorbée. Les résultats sont présentés dans la revue The Lancet datée du 26 janvier. L'équipe de Monique Breteler (Erasmus Medical Center, Rotterdam, PB) a cherché à savoir si la consommation modérée de boisson alcoolisée, connue pour réduire les risques cardiovasculaires, eux-mêmes pouvant être associés à des troubles neurologiques, n'avait pas un effet sur les risques de démence. Les chercheurs ont examiné, dans une étude prospective de six ans, parmi une base de donnée nationale de 7983 personnes âgées de plus de 55 ans, ceux qui n'avaient jamais eu de démence et dont les informations concernant leur consommation d'alcool étaient connues et vérifiées (n=5395). Après ajustement selon l'âge, le sexe, la PA, le tabac, l'IMC et le niveau d'éducation, les auteurs ont comparé la population ne buvant pas et celle consommant de l'alcool régulièrement, concernant le risque de démence. Durant les six ans de l'étude, 197 personnes ont développé une démence (146 maladies d'Alzheimer, 29 démences d'ordre vasculaire et 22 autres sortes de démence). La consommation modérée d'alcool (e.g. 1 à 3 vers par jour) a été associée à une réduction de la démence totale de 42% ainsi qu'à une baisse d'environ 70% du risque de démence d'origine vasculaire. Ces réductions de risque n'ont pas été trouvées associées au type d'alcool consommé. Les investigateurs suggèrent plusieurs mécanismes de prévention des risques de démence par l'alcool chez les plus de 55 ans comme la réduction du risque cardiovasculaire ou bien l'amélioration des fonctions cognitives grâce à la stimulation de la libération de l'acétylcholine dans l'hippocampe, qui améliore la mémoire et les processus d'apprentissage.

Lancet du 26 janvier 2002 : http://www.thelancet.com/journal/vol359/iss9303/full/llan.359.9303.talking_point...

La vitamine C améliore l'efficacité des médicaments neurotropes
Samedi, 02/02/2002 - 00:00

Selon une recherche italienne, l'adjonction d'une molécule de vitamine C aux médicaments aidant à traiter les pathologies cérébrales dont la maladie d'Alzheimer, l'épilepsie et la maladie de Parkinson, les aiderait à entrer dans le cerveau. L'étude sera publiée dans l'issue du 30 janvier de la revue Journal of Medicinal Chemistry et est consultable sur le site internet de la revue depuis le 21 décembre dernier.Certains médicaments ont du mal à traverser la barrière hémato-encéphalique. Stefano Manfredini et ses collègues italiens et américains, ont récemment découvert que l'acide ascorbique (ou vitamine C), se liait à un transporteur cellulaire, le récepteur SVCT2.L'adjonction de vitamine C à trois molécules-test a significativement augmenté leur capacité à interagir avec SVCT2, alors qu'habituellement, l'acide diclofénamique bloque le transport de l'acide ascorbique et que les deux autres molécules n'interagissent normalement pas avec SVCT2. Afin de tester l'efficacité de ces molécules, les chercheurs ont injecté de l'acide nipécotique à des souris chez qui on avait induit des convulsions. Le médicament non couplé à la vitamine C n'a eu aucun effet alors que celui couplé à la vitamine C a permis de diminuer les convulsions. Aucune souris n'a présenté d'effets indésirables. «Nous avons ouvert une porte pour une nouvelle forme de délivrance des médicaments neurotropes en utilisant un nutriment naturel vitamine C]», a conclu S Manfredini.

Journal of Medicinal Chemistry : [http://pubs.acs.org/journals/jmcmar/

Le suicide recule en France
Samedi, 02/02/2002 - 00:00

C'est une bonne nouvelle dans un domaine particulièrement dramatique. Le nombre de personnes mettant fin à leur jour en France diminue régulièrement d'année en année. Il s'élève à 10 534 personnes, selon les dernières estimations de l'Inserm, contre un peu plus de 12 000 décès dix ans plus tôt. « Cela montre que les associations d'écoute ont fait un gros travail depuis dix ans, même si ces chiffres sont encore beaucoup trop élevés », a déclaré hier le professeur Michel Debout, président de l'Union nationale de prévention du suicide (UNPS), en présentant les sixièmes Journées de prévention du suicide (*). Ce colloque international permettra à des spécialistes venus du monde entier de confronter leurs points de vue sur la meilleure façon de détecter et de prévenir les signes annonciateurs de la « crise suicidaire ». « Les adolescents sont particulièrement vulnérables. Car à cet âge, on n'est pas encore totalement construit et il est parfois difficile de répondre avec sérénité aux pressions de la société, qui impose le modèle de la réussite sociale et amoureuse », explique le psychiatre Jean-François Solal. Le suicide des personnes âgées : « Un drame méconnu » Le travail des professionnels est de savoir repérer la vraie crise suicidaire banale et de ne pas la confondre avec une banale « crise d'adolescence ». « Il est incroyable de voir que, dans neuf cas sur dix, un ado auteur d'une tentative de suicide n'est vu ensuite ni par un psy ni par un médecin. Or, si rien n'est fait, la guérison ne se fera pas toute seule », s'insurge le psychiatre. Les observateurs notent une évolution dans le mode de suicide. La pendaison reste le moyen le plus souvent employé, mais elle diminue. La part des armes à feu progresse, mais de façon plus importante chez les hommes que chez les femmes. Celles-ci choisissent plus souvent qu'avant les intoxications médicamenteuses ou les noyades. Dure réalité également, la fréquence « élevée » du suicide chez les personnes âgées de plus de 65 ans. La France n'est précédée que par l'Autriche en Europe sur ce triste chiffre. « Il faut absolument développer de nouvelles structures, permettant de mieux détecter les appels au secours des personnes âgées. Ce drame est méconnu », lance le docteur Jean-Claude Blond, psychiatre.

Le Parisien : http://www.leparisien.fr/home/info/permanent/article.htm?source=Le%

Biotechnologies : vers le labo-sur-puce
Samedi, 02/02/2002 - 00:00

Les laboratoires sur puce (lab-on-a-chip) sont des systèmes d'analyse chimique et biochimique tenant sur un support de quelques centimètres carrés. De nombreuses équipes tentent de développer de tels systèmes susceptibles d'effectuer des analyses sur des quantités d'échantillons allant du picolitre au nanolitre en quelques minutes. En plastique, verre ou silicium, ces dispositifs sont constitués de réseaux de micro-canaux connectés (de dimension latérale de l'ordre de 10 microns) permettant par exemple de mélanger successivement l'échantillon à différents réactifs, puis d'isoler, trier et détecter les produits de cette réaction. À ces très petites échelles, la mise en oeuvre d'une telle technologie nécessite le développement de plusieurs fonctionnalités de base : micro-pompes, micro-valves, micro-mélangeurs, etc...Pour explorer cette voie une équipe commune s'est constituée entre l'Université de Harvard et de l'équipe CNRS du Laboratoire de physico-chimie théorique à l'ESPCI. Cette équipe est parvenue à réaliser des rainures de petite amplitude sur une seule face du canal, orientées à 45° de l'axe de ce canal. Ceci entraîne naturellement un écoulement hélicoïdal du fluide. Un motif plus élaboré que de simples rainures parallèles, en chevrons alternés, aboutit même à un écoulement où les lignes de courant sont successivement étirées, séparées et repliées. Il en résulte un mélange dit chaotique pendant le transport du fluide, dont l'efficacité est démontrée. Une géométrie complexe d'écoulement est ainsi obtenue par une simple gravure du « plancher » du canal, opération extrêmement facile à réaliser avec les techniques de microfabrication développées initialement pour les composants électroniques. Cette solution pourrait donc être intégrée à de nombreux dispositifs.

Science 25-01-2002 :

http://www.sciencemag.org/cgi/content/abstract/295/5555/647

Une étape importante vers la compréhension des mécanismes de la schizophrénie
Samedi, 02/02/2002 - 00:00

Ce sont deux nouvelles pièces du puzzle qui viennent d'être reliées dans la compréhension des mécanismes cérébraux impliqués dans la schizophrénie. Des chercheurs américains du National Institute of Health (Bethesda), en utilisant la technologie de la TEP, ont observé un lien chez les personnes schizophrènes entre l'afflux inconsidéré de dopamine dans le striatum et la réduction d'activité du cortex préfrontal (CPF).On savait, d'après les techniques d'imagerie cérébrale classiques, que dans la schizophrénie, à la fois la neurotransmission dopaminergique ainsi que la fonction du CPF étaient anormales, sans savoir s'il existait un lien entre les deux.Les chercheurs ayant désormais des techniques d'investigations plus élaborées comme la tomographie par émission de positons (ou TEP), se sont servis de deux types de traceurs radioactifs pour suivre lors du même scanner à la fois le flux sanguin et l'activité cérébrale, en suivant un précurseur de la dopamine.Andreas Meyer-Lindenberg et al ont réalisé ces expériences sur six sujets sains et sur six sujets atteints de schizophrénie.Les scanners ont été effectués pendant que les participants effectuaient un travail de mémorisation et de raisonnement abstrait qui active le CPF. Dans cet exercice, les patients schizophrènes ont mal réussi le test (avec une baisse d'activité du CPF enregistrée) et ont montré un afflux anormalement élevé de dopamine dans le striatum, tandis que les patients contrôle non.Chez les patients malades, il a été observé une corrélation inversée entre ces deux anomalies, suggérant un «mécanisme pathophysiologique commun», selon les auteurs. «Ces résultats fournissent une avancée considérable dans la compréhension des origines de la schizophrénie», a commenté Karen Berman, co-auteur. «Ils suggèrent une stratégie de traitement qui cible le dysfonctionnement cortical, et pas seulement l'excès de dopamine», a ajouté la chercheuse.

Nature Neurosciences : http://www.nature.com/nrn/

^ Haut
Recherche
Recherche & Innovation, Technologies, Transports
Procédé de reconnaissance a infra-rouges du trafic urbain
Samedi, 02/02/2002 - 00:00

Un projet de recherche mené par l'institut géographique de l'université technique de Berlin (TU Berlin) en collaboration avec le département "programmes de recherche sur le trafic" du groupe BMW a permis de mettre au point un nouveau système fiable pour le dénombrement des automobiles en particulier dans les zones urbaines : une camera digitale a infra-rouges située a bord d'un avion prend plusieurs photos par seconde, les envoie à une station au sol en moins d'une demi-seconde par image. Un logiciel permet alors de compter les voitures et de les classer selon trois catégories : véhicules pour particuliers, camionnettes/fourgonnettes et poids-lourds/bus. Il reconnaît ainsi les véhicules selon leurs caractéristiques telles que leur grosseur, leur forme rectangulaire ou leur rayonnement thermique. Un projet-pilote a l'étude, "Développement et essai d'un système pour le contrôle aérien global du trafic en temps réel" mené conjointement par le groupe BMW et le FAV Berlin (groupement de recherche appliquée dans le domaine des systèmes de transport) doit permettre de renseigner sur la rentabilité du procédé dans des applications de plus grande dimension.

Be Allemagne : http://www.adit.fr

^ Haut
VOTRE INSCRIPTION
Vous recevez cette lettre car vous êtes inscrits à la newsletter RTFLash. Les articles que vous recevez correspondent aux centres d'intérêts spécifiés dans votre compte.
Désinscription Cliquez sur ce lien pour vous désinscrire.
Mon compte pour créer ou accéder à votre compte et modifier vos centres d'intérêts.
PLUS D'INFOS
Suivez-nous sur Twitter
Rejoignez-nous sur Facebook
 http://www.rtflash.fr
back-to-top