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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 21
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 23 Octobre 1998
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Egalement dans ce numéro
TIC
La nouvelle ligne Internet
Naviguer de conserve
IBM étend sa base de données de brevets
L'apport de L'Internet aux administrations étrangères
Une nouvelle version de Netscape : Communicator 4.5
Cyberpub : l'union fait la force
Le premier constructeur automobile du monde se lance dans la cyber-vente de voitures
Apple renoue avec les bénéfices et l'optimisme.
Quand les supermarchés distribueront gratuitement des PC à leurs clients...
Les USA autorisent l'immigration high tech
Ordinateur polyvalent pour policiers scientifiques
Quelle architecture pour les prochains microprocesseurs
Les vieilles images retrouvent leur jeunesse grâce au numérique !
Espace
Tempêtes sur Mars
Vivant
Premiers succès pour un vaccin à base d'ADN contre la malaria
Identification d'un gène lié à la consommation d'alcool
L'arme foetale
Homme
"Le Télégramme" ouvre un site Internet scolaire
Recherche
Chrysler pourrait utiliser un nouveau carburant
Quand le neurone se connecte au silicium
TIC
Information et Communication
La nouvelle ligne Internet
Samedi, 24/10/1998 - 00:00

Nouvelle vertu du réseau Internet : une vingtaine de procédés permettent aujourd'hui de téléphoner à l'autre bout du monde pour le prix d'une communication locale. Beaucoup s'accordent à voir dans ce système une révolution dans le monde des transmissions longue distance. Le calcul est en apparence convaincant. Là où une communication d'une heure en direction des Etats-Unis par le réseau téléphonique normal revient à 135 francs, elle tombe à 16,80 francs via le réseau Internet. Pour les Antilles ou toute autre destination lointaine, l'économie est encore plus intéressante : pour le Japon, au lieu de 354 francs l'heure, 16,80 francs encore, c'est-à-dire le prix d'une heure de communication locale (vingt unités de trois minutes à 84 centimes TTC). Bref, Internet appliqué à la téléphonie permet de communiquer à l'autre bout de la planète pour le prix de la rue d'à côté (voire moins puisqu'aux Etats-Unis par exemple, les communications locales sont devenues gratuites). On imagine l'aubaine pour les personnes appelées à souvent téléphoner loin et longtemps, soumises aux seules conditions de se connecter via un serveur d'accès au réseau et de disposer des équipements adéquats. D'ores-et-déjà, une vingtaine de procédés seraient ainsi disponibles sur le marché pour voir ces conversations se faufiler sur le web, notamment à partir d'un PC standard dûment équipé d'un petit micro, d'un casque d'écoute ou de hauts parleurs et surtout d'un logiciel spécifique accessible par abonnement. Ainsi celui proposé par la société Mediaring, laquelle ambitionne de devenir le numéro un de la spécialité. Pour joindre un correspondant basé à Los Angeles ou Singapour, il suffit de composer sur son ordinateur son numéro de téléphone et d'attendre d'être mis en communication, ce qui demande une ou quelques minutes. C'est tout ? " Un PC muni d'une carte son suffit en effet ", explique Gérald Bernard, représentant de Mediaring en France. " La seule chose manquante est le modem, qui revient aujourd'hui à 900 francs, et un microphone que l'on trouve dans le commerce à 90 francs ". Il faut également qu'à l'autre bout du fil, le correspondant ait téléchargé le logiciel proposé par Mediaring et qu'il figure ainsi sur l'annuaire des numéros accessibles. Car la spécificité du logiciel mis au point par la société est de déclencher seul le système Internet et de parvenir chez votre correspondant même si sa machine est en position " veille ". Mais un PC ou un portable ne sont pas forcément indispensables pour utiliser la téléphonie Internet. Tout abonné au téléphone disposant d'un combiné traditionnel peut en effet à son tour appeler via le réseau un correspondant éloigné, à condition de disposer d'un petit boîtier comme celui d'Aplio, PME basée à Sarcelles en région parisienne, désormais vendu dans les surfaces spécialisées. Alors jusqu'où se développera une telle téléphonie bon marché ? Pas d'inquiétude du côté de France Télécom : l'investissement de départ nécessaire et l'obligation de disposer de part et d'autre d'équipement et d'abonnement limitent le nombre d'élus à une " niche " de clientèle spécifique (société à succursales ou membres d'une même famille éloignés). Par ailleurs, la distribution du trafic Internet n'est pas vraiment faite pour le téléphone. Pourtant, nombreux sont ceux qui pensent qu'il s'agit au contraire bien là du début d'une petite révolution des communications longue distance. Parmi les arguments favorables, le développement irrésistible de l'ordinateur chez le particulier comme du réseau Internet, peu imaginable il y a seulement cinq ans. De plus, la rapidité de l'évolution des technologies laisse à penser que la connexion téléphonique par le web sera de plus en plus simple et transparente.

(Le Progrès/19:15:98)

http://www.leprogres.fr/Progres/une/la-une-f.htm

Naviguer de conserve
Samedi, 24/10/1998 - 00:00

Fini le temps de la navigation solitaire, des longues plongées sur le Web, seul devant son écran d'ordinateur. Grâce à la société californienne HipBone, le concept hype de l'Internet est désormais la "conavigation". Principe: jusqu'à dix personnes connectées n'importe où dans le monde peuvent surfer ensemble, chacun des participants à ce gang-bang techno voyant sur son écran les mêmes sites et pages que les autres, au même moment. Un clic de souris de l'un d'entre eux sur un lien, et toute la troupe se retrouve propulsée au même endroit. Conavigator donne aussi aux internautes le loisir d'écouter de la musique et de voir de la vidéo en ligne, en troupeau. Pour l'instant disponible uniquement sur PC, le module Conavigator, en téléchargement gratuit, se greffe en quelques minutes sur les dernières versions des navigateurs de Microsoft et de Netscape. Nul besoin d'être très entouré pour profiter de ce gadget, HipBone a aussi pensé aux internautes sans amis: le site de l'entreprise dispose d'un coin rencontre, où l'on peut débusquer des inconnus avec lesquels explorer le web en groupe. .

(Liberation:/16/10/98)

IBM étend sa base de données de brevets
Samedi, 24/10/1998 - 00:00

Mise en accès gratuit sur la Toile en janvier 1997, la base de données des brevets américains du géant de l'informatique IBM va s'enrichir de 4 millions de documents en intégrant les demandes de brevets internationales, annonce le SJMN. Cette extension devrait accélérer l'accès à l'innovation car les Etats-Unis ne publient que les brevets enregistrés, tandis que le reste du monde ouvre au public les demandes de brevets 18 mois après leur dépôt. Paradoxalement, les autres acteurs du marché de l'information en matière de brevets saluent l'initiative de leur concurrent, qui favorise la progression de la demande et profite donc aux niches fructueuses des recherches spécialisées, multilingues ou sur plusieurs bases. De son côté, IBM Global Government Industry va proposer un service payant d'accès aux dossiers techniques complets avec images de haute résolution et prépare un service de concession de licence pour l'année prochaine.

(S&T Presse:15:10/98)

http://www.france-science.org

L'apport de L'Internet aux administrations étrangères
Samedi, 24/10/1998 - 00:00

Une étude réalisée pour le Commissariat Général au Plan fait le point sur les modes d'utilisation d'internet par les administrations de neuf pays développés. Cette étude montre que les autres pays progressent très vite dans ce domaine, et qu 'Internet est considéré comme une source d'innovation "douce" dans l'administration: il la rapproche du citoyen (appelé souvent client), il assure une plus grande transparence et une plus grande rapidité. Il permettra une baisse des coûts, mais à plus long terme en raison de l'obligation de maintenir en parallèle les procédures traditionnelles "courrier papier". l'Internet est aussi vu comme une composante de la "politique industrielle" de l'Etat. L'administration, le plus gros client au plan national, doit montrer l'exemple et entraîner le pays vers la société de l'information. Cette réinvention de l'administration souhaitable, et maintenant rendue possible par l'Internet, ne sera pas facile. Le système d'information de l'administration, les pratiques, la culture sont centrés sur l'administration elle-même, alors que l'Internet est naturellement ouvert à l'extérieur. Tous les pays mettent donc en avant la nécessité de réviser les procédures, de sensibiliser et former des agents aux nouvelles formes de communication. En ce qui concerne les politiques de diffusion de l'information publique, la question qui a motivé initialement cette étude, celles-ci restent encore mal définies. Aucun pays à notre connaissance n'a produit de nouvelles règles de diffusion de l'information à la suite du développement de l'Internet qui remet en cause toute la chaîne de production et de diffusion de l'information. S'il y a unanimité pour dire que l'information produite par le Parlement (et souvent aussi celle de la justice) doit être gratuite, il y a pour les autres des pratiques variables. A une extrémité, on trouve les Etats-Unis qui ont traditionnellement une politique de gratuité: ils y voient un moyen de renforcer la démocratie. Il s'ajoute le principe que ce qui a été payé par le contribuable ne peut pas l 'être une deuxième fois. Cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas aux Etats-Unis de valeur ajoutée marchande développée à partir de l'information publique: ce pays possède un secteur marchand de l'information publique, la valeur marchande résultant de l'addition à l'information publique d'une valeur ajoutée privée. A l'autre extrême on trouve la Grande-Bretagne: son secteur de l'information administrative est invité à se financer, au moins en partie, par la vente de ses informations. A côté de ces considérations générales l'étude a permis de souligner quelques pratiques. La démarche suivie aux Etats-Unis pour inventer une nouvelle administration à partir de la communication sur l'Internet, est conduite sur la durée par le vice-président Al Gore. On note aussi aux Etats-Unis la diversité des actions entreprises: laboratoires pilotes de l'innovation, promotion de champions, multiplication des conférences et des séminaires de formation et sensibilisation... Au niveau de la présentation et des contenus des webs, un déplacement en Amérique du Nord montre un rôle plus limité donné à l'image, un souci de permettre une navigation par le seul pointage sur des menus en mode "texte", la présence quasi-systématique d'un "moteur de recherche" et souvent une carte du site et un accès par lexique. Les points d'entrée (prototypes du "guichet unique") de l'administration sont mis en avant. Ils ont généralement des noms courts et évocateurs: www.business.gov est le point d'entrée des informations à destination des entreprises américaines, www.sg est le point d'entrée de tous les sites sur Singapour. Les Etats-Unis et l'Australie ont aussi des projets de structuration de l'information pour faciliter la recherche (Global Information Locator Service par exemple pour les USA). La question de sécurité des transactions avec l'administration ralentit la mise en place des procédures en ligne. Plusieurs pays (et notamment ceux d'Europe du Nord) ont de grands projets de "carte à puce du citoyen". Israël s'oriente vers un procédé moins ambitieux: l'introduction facultative d'une identification administrative dans les cartes bancaires. Mais en règle générale, il semble bien que l'on puisse reprendre à notre compte l'idée que la société de l'information sera peut être sans papier, mais pas sans carte à puce.

rapport disponible sur le site:

http://www-leibniz.imag.fr/PLAN/som.htm

Une nouvelle version de Netscape : Communicator 4.5
Samedi, 24/10/1998 - 00:00

Netscape propose depuis le 19 octobre la version améliorée de son logiciel de navigation sur internet, Netscape Communicator 4.5, disponible gratuitement sur son site Netscape Netcenter. Ce groupe de programmes comporte des logiciels multimédia permettant d'écouter du son et de visionner de la vidéo à partir d'Internet (FlashPlayer de Macromedia et Realplayer de RealNetworks). Il comprend également une application de moteur de recherche (Smart Browsing) qui permet de trouver des sites par mots clés ainsi qu'une nouvelle version de Netscape Messenger, le logiciel d'e-mail à haute vitesse du groupe qui comporte un carnet d'adresses. Enfin, Netscape Communicator 4.5 se veut plus compatible avec Windows (Microsoft) pour que les utilisateurs puissent "choisir facilement" le navigateur du groupe comme leur premier outil plutôt qu'Explorer de Windows. La sortie de cette nouvelle version coïncide avec l'ouverture du procès de Microsoft accusé de visées monopolistiques sur l'internet et d'avoir voulu écarter Netscape du marché.

Cyberpub : l'union fait la force
Samedi, 24/10/1998 - 00:00

Trente-cinq des cinquante plus importants journaux américains viennent de s'associer, dans une initiative commerciale sur le Web qui constitue une première. Selon TechWeb, pour la première fois, des éditeurs de presse concurrents vont mettre en commun leurs publicités liées à l'automobile afin de permettre aux visiteurs du site Cars.com d'acheter des voitures ou des pièces détachées. "La mise en commun de services sur le Web correspond à une phase de maturation d'Internet", assure l'analyste Philip Costa

Les Echos/20/10/98)

http://www.lesechos.fr/silval/

Le premier constructeur automobile du monde se lance dans la cyber-vente de voitures
Samedi, 24/10/1998 - 00:00

Selon une récente étude de J. D. Power, un quart des Américains qui achètent des voitures s'aident d'ores et déjà d'Internet. Et même si tous ne vont pas jusqu'à souscrire un emprunt on-line pour financer un achat qu'ils effectuent également en ligne, tous se servent du Net pour choisir entre les différents modèles, comparer les prix et localiser le concessionnaire le plus proche. Un marché tellement prometteur que plusieurs grands sites sur le Web (Auto-by-Tel, CarPoint, AutoVantage) ont déjà fait la preuve qu'ils pouvaient convaincre plusieurs centaines de milliers d'automobilistes d'acheter leur nouvelle voiture en choisissant leurs services. Comme les compagnies aériennes commencent à le faire avec les agences de voyage, les grands constructeurs automobiles tentent de reprendre l'initiative et d'inventer des solutions qui leur permettent, eux aussi, de vendre en direct sur le Net. Depuis plusieurs mois, General Motors, premier constructeur automobile mondial, teste, à l'usage des Californiens, un programme pilote qui sera proposé à l'ensemble des consommateurs américains au début de l'année prochaine. Baptisé GM Buy Power, ce programme permet aux internautes de la côte Ouest des Etats-Unis de sélectionner un modèle précis avec ses options, négocier le prix le plus avantageux possible, entamer le processus d'un plan de financement et prendre rendez-vous avec le concessionnaire le plus proche pour effectuer un test de conduite...

(Les Echos:221/10/98)

http://www.lesechos.fr/silval/

Apple renoue avec les bénéfices et l'optimisme.
Samedi, 24/10/1998 - 00:00

Donné pour quasiment mort il y a un peu plus d'un an, le groupe informatique américain a annoncé hier avoir enregistré un profit net de 309 millions de dollars pour l'année fiscale qui s'est achevée le 30 septembre dernier, contre une perte nette de 1 milliard de dollars l'année précédente. Le succès du lancement de l'i-Mac début août y est pour quelque chose (en sept semaines, avant la clôture de l'exercice, 278 000 de ces ordinateurs au design "Twingo" ont été vendus). Mais il n'explique pas à lui seul un retour à une meilleure fortune qui avait débuté dès le premier trimestre de cette année. Apple s'est aussi retiré de toutes les activités jugées non rentables pour se concentrer sur un volant réduit de domaines comme l'éducation et l'édition. Il a rafistolé son web ouvrant un magasin en ligne. "Il y a un an, nous avions un million de visites par jour, c'est multiplié par dix aujourd'hui", a dit Steve Jobs qui, pour toutes précisions sur le chiffre d'affaires réalisé en ligne, a parlé de "centaines de millions de dollars". Autant d'initiatives qui ont contribué à créer un environnement favorable au regain d'une marque à forte notoriété mais qui ne laissent encore rien préjuger de l'avenir. Apple ne représente encore que 3,2% du marché des ordinateurs personnels contre 12% à l'époque glorieuse. L'entreprise, toujours convalescente, ne pourra prétendre à la guérison que si les éditeurs de logiciels se mettent à son diapason. L'arrivée de Microsoft dans son capital l'an dernier à hauteur de 6,5% a contribué à améliorer les adaptations des produits de la firme de Bill Gates au Mac. 200 personnes salariées par Microsoft sont d'ailleurs occupées exclusivement à la création de logiciels spéciaux pour Apple. Pour renouer avec la croissance, Steve Jobs doit aussi encore convaincre que son système d'exploitation MacOS est capable de résister face à l'omnipotent Windows. "Dans quelques mois, l'iMac aura perdu de sa nouveauté et Apple devra concrétiser sa capacité à innover", explique Kevin House, analyste international Data Corporation (IDC). Apple pourrait chercher à se développer sur le marché encore jeune des appareils de communication axée sur les nouvelles technologies de l'information.

(Libération:16/10/98)

Quand les supermarchés distribueront gratuitement des PC à leurs clients...
Samedi, 24/10/1998 - 00:00

Brian Halla, PDG de la firme National Semiconductor, cité par PC World, est formel : les micro-ordinateurs seront bientôt gratuits, commercialisés sur le même modèle que les téléphones sans fil (le prix du terminal est inclus dans le service). Brian Halla va même plus loin : il s'attend à ce que les grandes chaînes de supermarchés, par exemple, donnent directement des PC à leurs clients pour que ceux-ci acceptent de faire leurs courses on-line...

(Les Echos:16/10/98)

http://www.lesechos.fr/silval/

Les USA autorisent l'immigration high tech
Samedi, 24/10/1998 - 00:00

Avec l'accord conclu par le Congrès et la Maison Blanche sur une clause d'extension du programme de visas H1-B jusqu'en 2001 et sur d'autres mesures favorables à l'industrie "high tech", celle-ci fait la preuve de sa bonne image et de l'efficacité de ses groupes de pression, commente le San Jose Mercury News (SJMN). Ce sont 115 000 visas H1-B (contre 65 000 en 1998), une catégorie réservée aux travailleurs très qualifiés et utilisée principalement par le secteur du logiciel, qui seront délivrés par les services de l'immigration américaine en 1999 et en 2000, 107 500 sont prévus pour 2001. Malgré les critiques formulées par des organisations professionnelles nationales qui arguent des licenciements massifs qui ont affecté les secteurs industriels technologiques ces derniers mois, cette mesure a été adoptée et autorise un accroissement considérable du nombre d'étrangers qui vont pouvoir travailler dans les entreprises américaines de haute technologie.

(ST-Presse/16/10/98)

http://www.france-science.org

Ordinateur polyvalent pour policiers scientifiques
Samedi, 24/10/1998 - 00:00

Aux Etats-Unis, une équipe de chercheurs du Pacific Northwest National Laboratory, dépendant du Département de l'énergie, apportent les dernières retouches à une modernisation radicale de la silhouette des enquêteurs de la police scientifique. Dénommé ScenePro, il intégrera un système interactif sophistiqué qui aidera les policiers à faire des relevés précis et complets sur le lieu d'un crime. Le système permettra de limiter le nombre de spécialistes nécessaires, selon Dan Irwin, directeur du projet, ce qui réduira les risques d'altération des empreintes ou autres traces: cheveux, fibres, etc. Cet "ordinateur vestimentaire" regroupera, autour d'une unité centrale à base de Pentium 233, des outils d'acquisition: appareil numérique de prise de vues (vidéo ou fixes), système de positionnement GPS, enregistreur vocal, pointeur laser, ainsi que des moyens de télécommunications pour envoyer sans délai les données recueillies par fax ou courrier électronique, mais aussi pour consulter des images satellites, des cartes géographiques, des plans d'accès d'immeubles, des bases de données techniques ou scientifiques, etc. A partir des mesures fournies par le pointeur laser, l'ordinateur dressera automatiquement un plan des lieux avec la localisation précise de toutes les pièces à conviction. ScenePro, qui a d'abord été appelé Team Leader, avait été développé comme outil d'assistance aux traités de désarmement et utilisé, à ce titre, en Irak. Après des tests sur le terrain par la police de Baltimore, Miami et Los Angeles, ScenePro devrait être commercialisé en 1999 par la société Mnemonic Systems (Washington D.C.).

(La Recherche/octobre 1998)

http://www.larecherche.fr/ARCH/98/10/tec.html

Quelle architecture pour les prochains microprocesseurs
Samedi, 24/10/1998 - 00:00

A la suite du Microprocessor Forum qui s'est tenu la semaine dernière à San Jose, le Financial Times (FT) met en doute la stratégie d'Intel. Le géant de Santa Clara a adopté pour sa prochaine génération de microprocesseurs - la famille IA-64 dont le premier microprocesseur, de nom de code Merced, est prévu pour le début de l'an 2000 - une toute nouvelle architecture baptisée Epic (Explicit Parallel Instruction Computing). Cette approche, fondée sur des compilateurs permettant d'effectuer en parallèle de multiples opérations, est fort prometteuse, et les puces IA-64 pourraient surpasser les performances de la plupart des autres microprocesseurs, en particulier ceux à architecture Risc employés dans les ordinateurs à hautes performances. Néanmoins, la stratégie d'Intel est périlleuse. D'une part, des systèmes d'exploitation et des applications spécifiques devront être mis au point pour exploiter pleinement les capacités de la famille IA-64. D'autre part, les spécialistes de plusieurs rivaux d'Intel dont Compaq, AMD et Cyrix, considèrent que des approches plus conventionnelles fourniront de meilleurs résultats. Confiant dans le succès de son architecture IA-64 mais conscient du caractère hasardeux de sa stratégie, Intel a décidé de commercialiser un nouveau microprocesseur 32 bits plus classique, appelé Foster, peu après la sortie du Merced.

(ST-Presse/22/10/98)

http://www.france-science.org

Les vieilles images retrouvent leur jeunesse grâce au numérique !
Samedi, 24/10/1998 - 00:00

Jusqu'à présent, la restauration des vieux films devait se faire image par image et restait lente, fastidieuse et coûteuse, ce qui limitait considérablement l'exploitation du très riche patrimoine audiovisuel accumulé depuis un siècle. Mais un nouveau procédé de traitement numérique de l'image pourrait révolutionner l'utilisation de ce patrimoine. Mis au point par l'Université de Cambridge, ce procédé permet de reconstituer les images altérées en utilisant des informations provenant d'autres images de la même séquence. Le système fonctionne en temps réel et permet simultanément d'améliorer la définition et la qualité des vieux films et de diffuser ceux-ci par voie numérique. Cette technologie pourrait aussi être utilisé sur internet et exploitée par les éditeurs de cédéroms ou DVD pour faciliter l'accès pour tous à l'ensemble des images produites depuis l'invention du cinéma et de la photographie.

(BBC19/10/98)

(brève rédigée par @RT Flash)

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Espace
Espace et Cosmologie
Tempêtes sur Mars
Samedi, 24/10/1998 - 00:00

Le satellite Mars Global Surveyor de la NASA, qui est sur orbite depuis 13 mois autour de la planète rouge, a transmis de nouvelles informations sur la météorologie martienne, rappelle USA Today. Les perturbations atmosphériques de Mars sont ainsi beaucoup plus violentes que leurs soeurs terriennes avec des vents dépassant les 500 km/h. L'évolution de la météorologie est également impressionnante: D'une petite perturbation locale couvrant 150 km2, un phénomène étudie par le satellite s'est transforme en 36 heures en une tempête de 2500 km2. "Mars est une petite planète qui fait les choses en grand" a déclare John Pearl du Goddard Space Flight Center. Par ailleurs, Le centre de la NASA est a l'honneur, avec un de ses chercheurs, John C. Mather qui a recu la médaille Franklin de Physique, pour ses travaux sur le rayonnement fossile de l'Univers.

(Etats-Unis espace/15/10/98)

http://www.france-science.org/lire/usa-espace.html

^ Haut
Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Premiers succès pour un vaccin à base d'ADN contre la malaria
Samedi, 24/10/1998 - 00:00

Des chercheurs américains ont mis au point un nouveau vaccin expérimental à base de matériel génétique contre la malaria, qui a donné des résultats préliminaires très prometteurs sur l'homme, rapporte l'hebdomadaire Science . Ce vaccin, élaboré par des médecins de l'Institut naval de recherche médical à Bethesda (Maryland) en coopération avec le groupe français Pasteur-Mérieux, a permis de provoquer sur la les 20 patients en pleine santé une réaction du système immunitaire contre plusieurs souches de la malaria. La méthode de vaccination testée par les médecins de l'US Navy consiste à injecter dans les cellules des sujets à protéger du matériel génétique identique à celui du parasite et, de cette façon, à produire dans leur organisme les protéines qui vont stimuler une réponse immunitaire contre la maladie. "Le but de cette étude était de voir si une immunisation induite par de l'ADN était efficace et bien tolérée chez un homme normal", a expliqué son principal auteur, Stephen Hoffman. "Nous avons prouvé que c'était bien le cas, notre prochaine étape va donc être la mise au point d'un vaccin qui fournira une protection" contre la maladie, a précisé le capitaine Hoffman. Les examens destinés à vérifier la protection offerte par ce vaccin contre le parasite de la malaria devraient débuter prochainement, a-t-il précisé. Si de nombreuses équipes de chercheurs ont déjà par le passé testé avec succès des vaccins composés de matériel génétique sur des animaux, ce vaccin contre la malaria est le premier à démontrer des résultats identiques sur des humains en pleine santé. Selon les dernières estimations de l'organisation mondiale pour la santé (OMS), 300 à 500 millions de cas de malaria, un parasite transmis par les moustiques anophèles, sont recensés chaque années dans plus de 90 pays. Environ 2,7 millions de personnes en meurent chaque année..

(science/16:10/98)

http://www.science.com

(bréve rédigée par @RT Flash

Identification d'un gène lié à la consommation d'alcool
Samedi, 24/10/1998 - 00:00

Des chercheurs américains ont identifié sur des souris un gène dont l'absence réduirait de façon considérable le goût pour l'alcool et provoquerait même une réaction de rejet à son égard. "Nos recherches montrent que la suppression de (ce gène) a permis de réduire de moitié la consommation d'alcool", a expliqué l'auteur principal de l'étude, Tamara Phillips, de l'université des sciences de la santé de l'Oregon à Portland. Ce gène, baptisé récepteur de dopamine D2, est l'un des cinq gènes qui pilotent la production d'une substance chimique, la dopamine, qui véhicule dans le cerveau le message de plaisir à l'origine du phénomène de l'accoutumance. Le rôle de ces gènes a déjà été mis en évidence, aussi bien pour l'alcool que pour d'autres drogues comme la cocaïne. Au cours de leurs travaux, les chercheurs américains ont également constaté que les souris génétiquement modifiées pour ne pas disposer de ce gène développaient même un authentique dégoût pour l'alcool. L'absence de ce gène "a aussi changé la consommation d'alcool en véritable aversion", a souligné le docteur Phillips. Ainsi, en présentant aux rongeurs le choix entre une bouteille d'alcool et une bouteille d'eau, ils ont constaté que tous ceux qui avaient été privés de leur gène D2 se détournaient systématiquement de l'alcool. Selon les auteurs de l'étude, la présence ou l'absence de ce seul gène D2 ne suffirait toutefois pas à expliquer à elle seule une tendance génétique à l'alcoolisme. Notre étude "indique que le D2 est, d'une certaine façon, impliqué dans le choix de l'animal de boire ou de ne pas boire", a affirmé un autre de ces auteurs, le docteur David Grandy. "Un dépistage génétique complet de l'Homme sera nécessaire pour déterminer quelles mutations particulières de ce gène pourraient être liées à l'alcoolisme", a-t-il expliqué.

(AFP/19/10/98)

http://www.actualinfo.com/




L'arme foetale
Samedi, 24/10/1998 - 00:00

Soigner l'enfant avant même qu'il ne paraisse. Le soigner, dans le ventre de sa mère, en lui greffant un gène. Tel est le projet soutenu par l'Américain French Anderson, pionnier en 1990 de la thérapie génique, cette médecine qui se propose d'utiliser les gènes humains à des fins thérapeutiques. Huit ans plus tard, osera-t-on ouvrir la voie à des essais de "thérapie génique in utero" alors même qu'aucune des tentatives de thérapie génique menées sur des enfants ou des adultes n'a encore réussi? Les 24 et 25 septembre, le comité américain chargé d'évaluer les risques des thérapies géniques - le RAC (Recombinant Advisory Committee) - s'est réuni pour entendre French Anderson (University of Southern California) plaider son dossier. Le verdict est en suspens, mais le chercheur et le comité ont atteint leur premier objectif: ouvrir un débat public sur les frontières de la thérapie génique. Ce qu'envisage French Anderson est en effet aussi ambitieux que risqué, au plan médical comme au plan éthique. Il se propose de traiter in utero deux types de maladies génétiques gravissimes. Une maladie du sang, l'alpha-thalassémie, due à une altération génétique qui entraîne le plus souvent la mort du foetus avant terme. Et d'autre part, une déficience immunitaire sévère, nommée SCID, due à l'absence d'un gène. Dans le premier cas, il prévoit de prélever des cellules foetales, de les "réparer" en éprouvette en y greffant la forme saine du gène, puis de les réinjecter. Dans le second cas, il injecterait directement in utero de multiples copies du gène manquant. En effet, les cellules du foetus étant moins nombreuses et se divisant plus vite, la "correction" génétique à effectuer serait moins importante et les cellules corrigées auraient plus de chance de se multiplier. French Anderson a cependant déclaré qu'il ne poursuivrait pas son projet de thérapie in utero si les risques de modification de la descendance se révélaient trop grands. Il a également affirmé que rien ne serait tenté avant une expérimentation animale suffisante, soit avant deux ou trois ans.

(Libération/20/10/98)

http://www.liberation.com/quotidien/semaine/981020marzc.html

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Homme
Anthropologie et Sciences de l'Homme
Le Télégramme de Brest ouvre un site Internet scolaire
Samedi, 24/10/1998 - 00:00

Le télégramme de Brest a ouvert jeudi un site Internet pour développer l'utilisation pédagogique de la presse dans les classes dans le cadre de la première édition des Netdays Europe, lancés par la Commission Européenne pour encourager la connexion des écoles à Internet, a annoncé le journal dans un communiqué. Le site "presse-école", présenté comme le seul site développé en France par la Presse quotidienne régionale, permettra de "communiquer de l'information sur la presse et l'école", "mettre en ligne les contributions des établissements" et "fournir aux enseignants des outils pédagogiques interactifs".Guidés par Titeuf, le personnage de BD créé par Zep, les établissements scolaires pourront se présenter, faire connaissance entre eux, s'informer sur les offres du Télégramme pour créer ou animer un atelier presse et permettre aux élèves de produire des écrits multimédias. Encore en projet, une boîte de dialogue permettra de relier plusieurs classes en direct. De nouvelles applications sont prévues pour réaliser un journal électronique, envoyer des cartes postales virtuelles à l'occasion de voyages ou encore de se perfectionner en anglais. Le projet a été élaboré par la rubrique éducation du quotidien et par la société Cyberouest avec l'aide financière de la Région Bretagne, précise le journal.

www.presse-ecole.com

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Recherche
Recherche & Innovation, Technologies, Transports
Chrysler pourrait utiliser un nouveau carburant
Samedi, 24/10/1998 - 00:00

Au lendemain du sommet de Kyoto, les constructeurs automobiles américains redoublent d'effort pour concevoir un véhicule consommant peu et polluant moins. Le NYT évoque un projet de Chrysler visant à mettre en oeuvre, avant deux ans, une nouvelle génération de moteur diesel ne polluant pas plus que ceux à essence. Pour ce faire, les moteurs utiliseront un carburant synthétique, issu du gaz naturel et produit par la société Syntroleum. Si le prix envisagé (1,5 dollar par gallon) n'est pas prohibitif son utilisation nécessitera de lourds investissements, prévient le NYT. Confiant, M. Robertson, vice-président chargé de la technologie industrielle chez Chrysler, envisage de mettre avant 5 ans sur le marché un carburant constitué à 80% du diesel actuel et à 20% de ce carburant synthétique. Optimiste, il compare cette innovation à l'apparition de l'essence sans plomb. Selon le NYT, les Big Tree sont, sur ce point, solidaires: Ford a déjà commencé des expériences avec ce nouveau carburant tandis que General Motors envisage de l'étudier dans les prochains mois.

(ST-Presse/22/10/98)

http://www.france-science.org

Quand le neurone se connecte au silicium
Samedi, 24/10/1998 - 00:00

Deux personnes totalement paralysées ont réussi, grâce à des implants dans le cerveau, à exprimer leurs besoins par l'intermédiaire d'un ordinateur, rapporte l'hebdomadaire britannique New Scientist. "Si vous pouvez commander un ordinateur, vous pouvez parler au monde", a déclaré Roy Bakay, de l'Université d'Emery à Atlanta (Georgie) , à l'origine de ces premiers résultats, obtenus après huit ans de travail. Les chercheurs américains espèrent que cette technologie permettra un jour aux personnes totalement paralysées de se servir de membres artificiels. Grâce à de minuscules électrodes implantées dans la partie du cerveau gouvernant le mouvement, les deux patients sont capables de déplacer un curseur sur un écran d'ordinateur en "pensant" à bouger un membre. En déplaçant le curseur sur différents icônes, les patients ont réussi à faire prononcer par la voix artificielle de l'ordinateur des phrases comme "j'ai soif" ou "s'il vous plaît, éteignez la lumière". Les implants sont composés de deux minuscules cônes de verre creux, de la taille d'une pointe de stylo bille, préalablement enduits de substances prélevées sur les genoux des patients, et ayant la propriété de favoriser la croissance des cellules nerveuses. Les neurones s'infiltrent à l'intérieur des cônes et se connectent aux microscopiques électrodes. Les signaux cérébraux captés par les électrodes sont transmis à l'ordinateur et utilisés pour bouger le curseur. Pour l'instant, les commandes sont assez simples : en haut et en bas, pour le déplacement vertical, à droite et à gauche pour le déplacement horizontal. Mais, ce n'est que le commencement, selon le Dr Bakay. Pour placer les implants, l'équipe de neurochirurgiens a repéré les régions motrices du cortex les plus actives avec l'imagerie par résonance magnétique. Une fois la croissance des nerfs assurée dans les cônes, ils ont demandé aux patients de penser à bouger différentes parties de leur corps. La difficulté réside dans l'identification du mouvement auquel il faut penser pour entraîner l'émission d'un signal par l'électrode, et qui dépend des nerfs qui se sont faufilés dans les cônes et qui se sont connectés à l'électrode. Les patients doivent donc tester par la pensée les mouvements permettant de déplacer le curseur. Ils sont entraînés à contrôler leur pensée, par exemple bouger un bras ou une jambe pour actionner le curseur dans le bon sens. "Contrôler le curseur devient rapidement une seconde nature", selon le Dr Bakay. Après de longues recherches sur des singes, les chercheurs ont obtenu l'autorisation de la Food and Drug Administration (FDA) américaine d'expérimenter ce procédé sur trois humains. L'équipe vient de recevoir une subvention des Instituts Nationaux de la Santé américains pour poursuivre ses recherches sur trois nouveaux patients. Cependant, Roy Bakay précise qu'il faudra plusieurs années pour que ses implants permettent de transmettre des commandes complexes. Cette expérience extraordinaire constitue une nouvelle étape fondamentale vers une interface cerveau-ordinateur, après les célèbres travaux du physicien allemand Fromherz, qui a réalisé les premières liaisons opérationnelles neurone-transistor fonctionnant dans les deux sens. Désormais la perspective de pouvoir commander directement un ordinateur par la pensée, mais aussi de pouvoir recevoir directement des informations dans notre cerveau ne relève plus de la science-fiction et sera certainement l'un des défis scientifiques majeurs du prochain siècle.

(New Scientist/17/10/98)

http://www.newscientist.com/cgi-bin/pageserver.cgi?/ns/981017/nbrain.html

(Le Monde/17/10/98)

http://www.lemonde.fr/actu/nvtechno/puces/1501.htm

(brève rédigée par @RT Flash)

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