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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 728
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 13 Décembre 2013
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Egalement dans ce numéro
Terre
Europe : réchauffement, pluies intenses et vagues de chaleur au programme…
Vivant
Les risques d'autisme augmenteraient avec la pollution de l'air
Reprogrammer le système immunitaire pour combattre la maladie
Découverte d'un lien entre flore intestinale et dépression
Des cellules pulmonaires humaines obtenues à partir de cellules souches
Découverte d'un nouvel interrupteur qui bloque la dissémination cancéreuse
Horloge biologique et anxiété : les mécanismes génétiques se précisent
Le cholestérol augmenterait le risque de cancer du sein
Maladie d'Alzheimer : la protéine Tau pourrait à elle seule déclencher la maladie
Vers un vaccin contre l'hépatite C
Quand la forme du cerveau influence les capacités cognitives…
Un nouveau traitement en vue contre le cancer du cerveau
Les nanotechnologies vont-elles remplacer la seringue ?
Recherche
Des voitures qui deviennent des pluviomètres intelligents
Amazon veut livrer ses colis par drone !
Edito
LA CHINE : Première Puissance Mondiale… C’est pour Bientôt !



Il n’aura fallu que 10 ans à la Chine pour s’affirmer comme une nouvelle grande puissance spatiale aux côtés des États-Unis, de l’Europe et de la Russie. Après avoir développé son lanceur spatial de grande capacité « Longue Marche », en 1996, la Chine a envoyé son premier homme dans l’Espace en 2003.

A partir de cette date, les succès chinois en matière spatiale n’ont cessé de s’enchaîner de manière impressionnante : en juin 2013, la Chine a notamment réussi sa cinquième et plus longue mission habitée dans l'Espace, baptisée Shenzhou X. Au cours de cette mission, trois astronautes sont restés 15 jours en orbite autour de la terre et ont amarré deux fois leur vaisseau spatial au module Tiangong ("palais céleste").

De manière complémentaire à ses missions habitées, la Chine a également réussi, en novembre 2011, son premier amarrage de deux vaisseaux spatiaux non habités – Shenzhou VIII et Tiangong 1, à une vitesse de 28 000 km/h et à 343 km au-dessus de la Terre.

Enfin il y a quelques jours, le 1er décembre, le lanceur chinois « Longue Marche » a décollé de sa base de lancement de Xichang en direction de la lune, pour une mission d’exploration scientifique d’une complexité sans précédent qui marque une nouvelle étape dans l’affirmation des ambitions chinoises en matière de conquête spatiale.

Fait révélateur, ce sont les Chinois eux-mêmes, à l’occasion d’un vote électronique en ligne, qui ont décidé, s’inspirant de leur mythologie, que leur module d’exploration lunaire de 120 kg s’appellerait « Lapin de jade ». Or dans la mythologie chinoise, ce « lapin de jade » vit en compagnie de Chang'e, la déesse chinoise de la Lune et son départ sur la lune est définitif…

Ce module d’exploration chinois qui est en orbite lunaire depuis le 6 décembre sera le premier engin à se poser sur la lune, en principe le 16 décembre prochain, depuis la sonde soviétique Luna, il y a 37 ans. Si tout va bien, il devrait alunir dans la très poétique Baie des Arcs-en-Ciel, une région de la Lune encore inconnue mais qui présente cependant tous les critères nécessaires en matière d’intérêt scientifique et permet également une bonne communication radio avec la Terre

Officiellement, ce "Lapin de jade" doit réaliser une mission exclusivement scientifique, composée notamment de différents types d’analyses géologiques du sol et du sous-sol lunaire. Prévu pour être opérationnel pendant environ trois mois et pouvant se déplacer en théorie à une vitesse d’environ 5 km par jour, ce module d’exploration très sophistiqué et bourré d’électronique et d’instruments de mesure devrait envoyer vers la Terre de nombreuses images en haute définition et en trois dimensions de notre satellite. Muni d’un télescope, ce module devrait également réaliser de nombreuses observations de l’Espace dans les conditions très favorables que permet l’absence d’atmosphère sur la lune.

Fidèle à son approche méthodique et progressive, la Chine avait déjà envoyé en 2007 et 2010 deux sondes d’exploration lunaire en reconnaissance pour choisir le plus judicieusement possible la région lunaire à explorer.

La Chine devrait envoyer vers 2015 un deuxième laboratoire spatial, puis vers 2018 un module expérimental formant le noyau d'une station spatiale. Mais parallèlement à son programme de vol habité, la Chine a mis en œuvre le programme d'exploration et d’exploitation de la Lune qui lui permettra d’affirmer sa puissance politique, économique et scientifique.

Il faut bien comprendre que cet objectif de base lunaire s’inscrit pour la Chine dans une stratégie de conquête et d’exploitation de l’Espace beaucoup plus large et ambitieuse, qui inclut notamment la construction et l’utilisation vers 2022 d’une station spatiale capable de prendre le relais de la station spatiale internationale qui devrait cesser d’être opérationnelle à l’horizon 2025 (Voir Space News).

Depuis 2008, la Chine travaille sur cet ambitieux projet de station spatiale et il y a quelques jours, Gu Yidong, l’un des principaux responsables du programme spatial chinois, a présenté à la communauté scientifique la dernière version de ce projet à l’occasion d’un colloque organisé par la société américaine de recherche spatiale.

Selon le planning annoncé à cette occasion, un premier module devrait être lancé en 2018 ; il sera ensuite suivi tous les deux ans par d’autres modules complémentaires. Cette station spatiale chinoise évoluera, comme son homologue l’ISS, sur une orbite basse située entre 350 et 450 kilomètres d’altitude. En revanche, la station chinoise devrait avoir un plan d’inclinaison par rapport à l’équateur de 42°, contre 51,6° pour l’actuelle station spatiale internationale.

Un équipage d’au moins trois scientifiques occupera en permanence, par période de six mois, cette station qui devrait être approvisionnée par des navettes spatiales capables de transporter jusqu’à six tonnes de marchandises.

Environ deux fois moins grande que la Station spatiale internationale, 35 m contre 73, cette station chinoise sera également moins puissante mais pourra néanmoins faire fonctionner 13 modules d’expérimentation scientifique ainsi qu’une une plate-forme extérieure qui sera utilisée pour l’observation de la Terre et du Cosmos.

Officiellement, cette station spatiale sera entièrement dédiée à la recherche scientifique et biomédicale ainsi qu’à l’exploration de l’Univers. Dotée des équipements et des instruments les plus modernes, cette station mènera notamment des travaux et expérimentations en physique des fluides et des matériaux, un domaine qui présente de très grandes potentialités en matière d’application et de retombées industrielles et technologiques.

Mais quelles sont les motivations qui poussent la Chine à réaliser un tel effort en matière de technologie et de conquête spatiale ? La réponse est simple : en se lançant à corps perdu dans cette aventure spatiale, la Chine veut tout simplement affirmer son hégémonie politique, économique et scientifique au niveau mondial.

Sur le plan politique, la Chine, forte de sa nouvelle puissance économique et technologique, affirme à présent sans complexe sa volonté d’expansion de sa sphère d’influence territoriale et géopolitique, que ce soit vis-à-vis de l’Inde, avec un regain de tension lié au litige concernant les frontières himalayennes ou avec le Japon, avec les récents incidents provoqués par l’initiative militaire chinoise dans l’archipel des Senkaku, en mer de Chine.

La nouvelle génération de dirigeants chinois arrivée au pouvoir fin 2012 se caractérise d’ailleurs par un nationalisme et une volonté de grandeur revendiqués et le nouveau Président chinois Xi Jiping a prononcé en mars 1013 un discours très remarqué dans lequel il a évoqué avec force « la grande reconnaissance de la nation chinoise et la défense de la souveraineté de la Chine ». Il faut d’ailleurs toujours considérer la politique de la Chine dans sa dimension historique et ne pas oublier que ce sont les Chinois qui ont inventé les premières fusées au milieu du XIe siècle, sous la dynastie des Song. Il faut également se rappeler que les empereurs de Chine se faisaient appeler « Fils du Ciel », un titre prémonitoire…

En matière économique, la puissance économique chinoise devrait dépasser celle des États-Unis entre 2025 et 2035, en fonction des scénarios retenus pour l’évolution des paramètres de ces deux économies géantes. Car, contrairement aux États-Unis et à l’Europe, la Chine dispose d’immenses réserves de liquidités (de l’ordre de 2 500 milliards de dollars) qui lui permettent de se donner les moyens de ses ambitions technologiques et spatiales.

Par ailleurs, cette volonté de maîtriser les technologies spatiales n’est pas séparable de l’effort considérable entrepris par la Chine en matière de recherche scientifique et technologique. On estime qu’aujourd’hui la Chine consacre presque 2 % de son PIB, soit environ 110 milliards d’euros par an à la recherche et au développement et ce pays compte bien accroître encore son effort pour atteindre en 2020 les 2,5 % de son PIB consacré à la recherche, ce qui correspondrait à une dépense d’environ 300 milliards de dollars par an, équivalente à l’effort économique et financier des États-Unis en la matière. Il faut également rappeler que la Chine compte aujourd’hui davantage de chercheurs que les Etats-Unis (1,6 million contre 1,4 million) ou l'Union européenne.

Mais cette conquête spatiale à marche forcée de la Chine répond également à des objectifs stratégiques fondamentaux à long terme qui vont bien au-delà des ambitions chinoises actuellement affichées visant à rattraper le niveau américain et européen dans les domaines de la recherche scientifique fondamentale.

L’un de ces objectifs est certainement d’assurer l’indépendance et la sécurisation de l’approvisionnement énergétique gigantesque dont la Chine va avoir besoin pour continuer à alimenter sa machine économique en plein essor. Depuis 2010, la consommation énergétique de la Chine dépasse celle des États-Unis. Elle se monte aujourd’hui à environ 2,5 gigatonnes d’équivalent pétrole, soit un peu plus du cinquième de toute l’énergie consommée par la planète.

Pour alimenter sa croissance économique, la Chine absorbe à présent, à elle seule, plus de la moitié de la consommation de charbon mondiale ! En 2012, les importations chinoises de pétrole ont atteint 271 millions de tonnes, en hausse de 6,8 % par rapport à 2011, et ont coûté à la Chine 221 milliards de dollars américains, soit 12 % de plus qu'en 2011 et les Chinois devraient être obligés d’importer environ les deux tiers des 700 millions de tonnes de pétrole qu’ils consommeront chaque année à l’horizon 2020, ce qui représentera pour ce pays une dépense de l’ordre de 500 milliards de dollars par an !

Pour étancher sa soif insatiable d’énergie, la Chine a considérablement renforcé son implantation économique en Afrique et en Amérique du Sud depuis une dizaine d’années, multipliant les partenariats et projets de coopération dans le secteur minier et le domaine de l’énergie, dans le but de diversifier et d’accroître ses ressources énergétiques. La Chine a également entrepris de développer de manière accélérée l’ensemble des énergies renouvelables -solaire et éolien notamment- même si celles-ci ne représentent encore qu’à peine 3 % de la production chinoise d’électricité.

Pourtant, le géant chinois doit voir encore plus loin et a compris que la maîtrise des technologies spatiales pourrait lui permettre à terme l’exploitation industrielle de la Lune et de son extraordinaire potentiel énergétique. Selon la communauté scientifique, il existerait en effet sur la Lune de grandes quantités d' Hélium 3, un isotope d'origine solaire, repoussé par l'atmosphère de la Terre, mais absorbé par son satellite naturel.

La mission chinoise Chang'E-1 a d’ailleurs confirmé cette présence d’Hélium 3 dans des quantités bien plus importantes que sur la Terre. Ces réserves lunaires d’hélium 3 sont estimées aujourd’hui à au moins 100 000 tonnes, et certains scientifiques parlent d’un million de tonnes récupérables. L’ exploitation de cet hélium 3 pourrait permettre de développer une nouvelle filière de fusion thermonucléaire contrôlée à côté de celle reposant sur l'association Deutérium - Tritium qui est à la base du projet mondial ITER de recherche sur la fusion thermonucléaire, basé à Cadarache, dans le sud de la France.

On mesure mieux l’enjeu stratégique que représente cet hélium 3 quand on sait qu’à l’horizon 2050, même en supposant que la consommation mondiale d’électricité soit multipliée par deux par rapport à son niveau actuel, il suffirait de moins de 100 tonnes par an de cet élément pour produire par fusion contrôlée toute l’électricité de la planète !

En outre, le potentiel énergétique de la lune ne se limite pas à son Hélium 3. Récemment, une société japonaise Shimizu Corporation, a en effet rendu public un projet futuriste mais tout à fait sérieux visant à produire sur la Lune de l’électricité en grande quantité à l’aide de panneaux solaires photovoltaïques répartis sur un anneau lunaire de 400 km de large. Selon ce projet, il serait ainsi possible de produire et de transférer sur Terre, sous forme de faisceau de micro-ondes, 13 000 térawatts heure d’électricité, ce qui représente les deux tiers de la consommation électrique mondiale actuelle ou encore trois fois la consommation d’électricité de la Chine !

Mais l’exploitation énergétique de la Lune n’est pas, loin s’en faut, la seule source de richesse économique promise par la conquête spatiale. L’exploitation minière des astéroïdes constitue également un potentiel économique et industriel prodigieux pour les états et les firmes qui maîtriseront toutes les technologies nécessaires à cette industrialisation de l’Espace.

On estime en effet qu’un seul astéroïde de taille moyenne (500 mètres de diamètre) représente une valeur allant jusqu’à 5 000 milliards de dollars grâce aux différents minerais, parfois précieux (platine, béryllium) qu’il contient. Une quinzaine de ces astéroïdes représenterait donc une valeur équivalente à celle du produit mondial brut actuel de la Terre, c’est-à-dire de l’ensemble de la richesse créée par l’Humanité en une année !

Quand on connaît l’importance de ces enjeux économiques technologiques, on comprend mieux pourquoi la Chine consent un tel effort dans la durée pour devenir la première puissance spatiale mondiale.

Face à cette volonté hégémonique chinoise qui ne cesse de s’affirmer et qui se traduit par des avancées technologiques impressionnantes que personne n’aurait imaginées il y a encore 20 ans, nous devons redéfinir rapidement le cadre des objectifs de nos ambitions dans le domaine spatial. Seul un partenariat nouveau entre l’Europe, les États-Unis et la Russie, fondé sur une synergie puissante entre recherches publiques et capitaux privés, peut contrer efficacement cette irrésistible montée en puissance de la Chine dans le domaine spatial. C’est pourquoi il faut souhaiter que nos responsables politiques prennent conscience de cette réalité et replacent la conquête de l’Espace au cœur des priorités stratégiques de ce siècle. 

René TRÉGOUËT

Sénateur Honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
Europe : réchauffement, pluies intenses et vagues de chaleur au programme…
Mercredi, 11/12/2013 - 18:54

Dans le cadre du projet Euro-Cordex, une équipe internationale de recherche associant notamment des chercheurs du CNRS, du CEA et de Météo-France vient de montrer, à l'aide d'une série de simulations d'une précision sans précédent, que la température globale du continent européen augmentera de 1 à 5°C d'ici la fin du siècle, avec un réchauffement plus rapide en Europe du Sud en été et plus rapide dans le nord et l'est en hiver.

Comme le souligne Robert Vautard, spécialiste des simulations climatiques au CNRS, "Ce travail a permis de préciser les projections réalisées dans le cadre de la rédaction du dernier rapport des experts du Giec en les ramenant à l'échelle des impacts du changement climatique et des mesures d'adaptation pouvant être prises par les responsables politiques et les industriels".

Ce programme a consisté à décliner les modèles globaux à des échelles plus serrées que celle du Giec puisque les mailles utilisées ont en moyenne 12 km de large, contre une centaine pour celle du Giec. Grâce à ce modèle beaucoup plus précis, les chercheurs ont pu prédire une accélération des événements météorologiques extrêmes et notamment des précipitations intenses qui devraient augmenter partout en Europe.

"Une autre conclusion robuste, c'est l'augmentation des vagues de chaleur en Europe du Sud et du Centre. De plus, les périodes sèches sont aussi en augmentation dans le sud de l'Europe", ajoute le chercheur. Ce nouveau modèle prévoit également davantage de vagues de chaleur et d'épisodes de sécheresse exceptionnelle sur notre continent.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Météo France

^ Haut
Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Les risques d'autisme augmenteraient avec la pollution de l'air
Jeudi, 12/12/2013 - 07:20

Des recherches menées par une équipe de la faculté de médecine de l'université de Californie du Sud, dirigée par Heather Volk et Daniel Campbell, viennent de montrer qu'une exposition à un niveau de pollution de l’air excessif augmentait sensiblement le risque d’autisme chez les enfants présentant une prédisposition génétique particulière.

Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont travaillé sur une population de 400 enfants âgés de deux à cinq ans, dont 250 présentaient des troubles du spectre autistique. Les scientifiques ont commencé par analyser l'évolution des niveaux d'exposition à la pollution de l’air de ces enfants et de leurs mères. Ils ont ensuite recherché, grâce à des prélèvements sanguins, la présence chez ces enfants d'une mutation du gène du récepteur de la tyrosine kinase (le gène MET), un gène connu pour provoquer une prédisposition à cette pathologie du comportement.

Ce travail a pu montrer que les enfants les plus exposés à la pollution de l’air et porteurs de cette  prédisposition génétique particulière présentaient effectivement un risque sensiblement plus grand de développer un trouble du spectre autistique. Selon cette étude, "C’est la première fois qu’on démontre qu’une interaction spécifique entre une prédisposition génétique et une pollution environnementale augmente le risque d’autisme".

Ces résultats viennent corroborer ceux d'une autre équipe américaine de la faculté de santé publique de Harvard. Ces chercheurs ont en effet montré, en travaillant sur une population très large de plus de 116 000 femmes et en analysant l'évolution du niveau de pollution auquel ont été soumis ces enfants et leurs mères, que les enfants exposés à une pollution sensiblement supérieure à la normale avaient deux fois plus de risques de développer des troubles autistiques que la moyenne de la population.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

NCBI

Reprogrammer le système immunitaire pour combattre la maladie
Jeudi, 12/12/2013 - 07:10

Il y a deux ans, une nouvelle thérapie innovante mise au point par David Porter et mobilisant les lymphocytes T contre les cellules cancéreuses a permis des succès spectaculaires dans le traitement de certaines formes de leucémie.

Dans ce nouveau type de traitement, les lymphocytes T repèrent les cellules leucémiques grâce à une protéine (CD19) qui se trouve à leur surface. Le problème est que cette protéine est également présente sur d’autres cellules et tissus qui ne sont pas touchés par la maladie et qui risquent d'être éliminés par cette approche thérapeutique.

Plusieurs équipes américaines tentent donc d'améliorer cette reprogrammation du système immunitaire pour la rendre encore plus sélective et efficace de manière à pouvoir combattre certains cancers à mauvais pronostics, comme le cancer du pancréas, des ovaires ou encore les myélomes multiples.

La thérapie mise au point par David Porter a notamment inspiré un autre chercheur, George Coukos, qui a annoncé, il y a six mois, la prochaine expérimentation d'un vaccin thérapeutique contre le cancer des ovaires et pense également développer de nouveaux types de vaccins thérapeutiques contre le cancer du sein et le mélanome.

Mais un autre chercheur, en lien avec Porter et Coukos, veut aller encore plus loin et souligne que cette nouvelle approche thérapeutique ne se limite pas aux cancers et pourrait également permettre de combattre très efficacement certains virus redoutables, comme le VIH.

Concrètement, cette approche utilise le fait que les malades dont les lymphocytes T sont démunis de la protéine CCR5 en surface deviennent résistants au VIH. S'appuyant sur cette particularité biologique, les chercheurs sont parvenus à modifier génétiquement les lymphocytes T de patients séropositifs de manière à ce que leurs lymphocytes T n'expriment plus cette protéine CCR5.

Cette nouvelle thérapie a ensuite été expérimentée chez 13 patients séropositifs qui ont accepté de suspendre de manière très encadrée et pour une durée limitée leur traitement antiviral classique. Après être d'abord remontée, la charge virale a ensuite chuté jusqu'à devenir indétectable, ce qui démontre l'efficacité de ce nouveau traitement.

Néanmoins, les chercheurs restent prudents et rappellent qu'en dépit de ces résultats très prometteurs, le VIH possède la propriété de pouvoir rester en sommeil dans certains types de tissus pendant de nombreuses années, ce qui le rend quasiment indétectable. Il se pourrait toutefois que cette nouvelle approche thérapeutique permette à terme aux malades du sida de pouvoir vivre pratiquement normalement avec leur maladie sans être obligés de prendre toute leur vie de lourds traitements antirétroviraux.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

NCBI

NCBI

NATAP

Découverte d'un lien entre flore intestinale et dépression
Mercredi, 11/12/2013 - 20:19

Décidément, notre flore intestinale n’en finit pas de révéler de nouvelles fonctions biologiques et semble jouer un rôle majeur dans le contrôle d'un grand nombre de pathologies. La semaine dernière, une équipe française associant des chercheurs de l'INRA et du CNRS a montré que notre microbiote pouvait stimuler de manière puissante notre système immunitaire afin de le mobiliser pour lutter contre un cancer (Voir notre article "La flore intestinale : un allié inattendu contre le cancer").

Mais cette fois, des chercheurs irlandais de l'Université de Cork, dirigés par Timothy G Dinan, ont montré que certaines bactéries présentes dans notre flore intestinale peuvent produire et libérer des substances neuro-actives. Des essais réalisés chez la souris montrent que certains « psychobiotiques » possèdent un effet antidépresseur ou anxiolytique.

Cette action résulte de mécanismes qui ne sont pas totalement élucidés mais qui impliqueraient un effet anti-inflammatoire de ces psychobiotiques ainsi que leur capacité à agir directement sur l'hypophyse et les surrénales.

Ces recherches ont notamment permis de montrer que l'administration de Bifidus infantis et Lactobacillus casei à des patients présentant un syndrome de l'intestin irritable, diminue sensiblement les symptômes liés à la dépression et au syndrome de fatigue chronique.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Science Direct

Des cellules pulmonaires humaines obtenues à partir de cellules souches
Mercredi, 11/12/2013 - 19:00

Des chercheurs américains de l'Université de Colombia (New York) ont réussi pour la première fois à transformer des cellules souches humaines en cellules pulmonaires et épithéliales bronchiques fonctionnelles. Cette avancée devrait non seulement permettre de mieux comprendre les maladies pulmonaires mais pourrait également déboucher sur une production de tissu pulmonaire biocompatible utilisable pour des transplantations.

Les scientifiques, dirigés par Hans-Willem Snoeck, sont parvenus à identifier de nouveaux facteurs capables de réaliser la transformation de cellules embryonnaires humaines ou de cellules souches pluripotentes induites (iPS, générées à partir de cellules cutanées) en cellules précurseurs endodermiques des cellules pulmonaires.

Comme le souligne Hans-Willem Snoeck, "Même si les retombées concrètes de ces recherches fondamentales prendront encore plusieurs années, cette avancée majeure ouvre des perspectives positives pour la transplantation pulmonaire, une opération qui reste lourde et risquée".

Rappelons que l'utilisation des cellules souches en médecine régénératrice a déjà permis de produire de nombreux types de cellules, parmi lesquelles des cellules cardiaques, hépatiques, nerveuses et intestinales.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Nature

Découverte d'un nouvel interrupteur qui bloque la dissémination cancéreuse
Mardi, 10/12/2013 - 08:20

Des chercheurs britanniques des universités de Bristol et Birmingham ont découvert que la protéine PRH, déjà connue pour son rôle dans la croissance cellulaire qui intervient au cours du développement du fœtus, interagit avec certains gènes spécifiques et permet d'empêcher la dissémination des cellules cancéreuses.

Ce qui fait la gravité du cancer, c'est sa capacité à se disséminer dans l'organisme. Il est donc essentiel de parvenir à bloquer cette migration des cellules cancéreuses, ce qui suppose de mieux comprendre l'ensemble des mécanismes par lesquels les cellules cancéreuses se déplacent hors de leur site d'origine.

La protéine  PRH appartient à un groupe de protéines appelées « facteurs de transcription » dont le rôle est d'interagir avec l'ADN pour « éteindre » ou « allumer » des gènes particuliers. Ces travaux effectués sur des cellules cancéreuses du sein et de la prostate ont permis de montrer de quelle manière cette protéine PRH régulait la migration cellulaire.

Ces recherches ont notamment permis de découvrir le rôle de cette protéine PHR dans l’activation d’une autre protéine appelée Endoglin dont le rôle est également reconnu dans la migration cellulaire. Selon les chercheurs, il serait théoriquement possible, en agissant sur les niveaux de PRH dans les cellules cancéreuses, de bloquer leur capacité à diffuser dans les vaisseaux sanguins voisins, ce qui ouvrirait une nouvelle voie thérapeutique très intéressante contre de multiples formes de cancer.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Nature

Horloge biologique et anxiété : les mécanismes génétiques se précisent
Mardi, 10/12/2013 - 07:47

On sait que chez les mammifères la lumière constitue un signal important dans le fonctionnement et le rythme des différentes horloges biologiques. L’horloge principale, située dans l’hypothalamus, synchronise de nombreuses horloges secondaires présentes dans d’autres aires cérébrales ainsi que certains organes périphériques. L'ensemble de ces horloges participent elles-mêmes au contrôle de l’expression de nombreux gènes permettant à l’organisme de s’adapter quotidiennement à l’environnement.

Pour essayer de mieux comprendre les mécanismes subtils de ces différentes horloges biologiques, des chercheurs de l’Inserm dirigés par Emmanuel Valjent ont travaillé sur un ensemble de comportements associés aux maladies psychiatriques. Pour ce faire, ils ont conçu un modèle de souris chez lesquelles deux gènes essentiels de l’horloge circadienne (cryptochrome 1 et cryptochrome 2) ont été désactivés.

Ces travaux ont permis de révéler des relations de cause à effet entre la perturbation des gènes codants pour les protéines cryptochrome 1 et 2 (Cry 1 et 2) et des comportements associés à des états anxieux. Les chercheurs ont notamment pu montrer que les souris déficientes pour les protéines Cry1 et 2, dont l’horloge est perturbée, présentent des troubles comportementaux qui se traduisent par un niveau d'anxiété élevé.

Ces résultats montrent que ces protéines spécifiques interviennent non seulement dans la régulation de l’horloge moléculaire mais semblent jouer un rôle important en matière de régulation de l’état émotionnel.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

FBN

Le cholestérol augmenterait le risque de cancer du sein
Samedi, 07/12/2013 - 18:29

Des chercheurs américains de l'Université de Duke (Caroline du Nord) ont découvert que certains types de cholestérol peuvent aggraver le risque de cancer du sein, une maladie qui touche plus de 50 000 femmes chaque année en France.

Pour parvenir à ces conclusions, ces scientifiques ont administré un régime alimentaire riche en matières grasses à des souris cancéreuses. En outre, ils ont injecté régulièrement à ces souris un produit de dégradation du cholestérol (le métabolite H27) pour évaluer l'effet de cette substance sur les tumeurs du sein.

Les chercheurs ont alors pu constater que les tumeurs de ces souris ainsi traitées progressaient sensiblement plus vite que celles de leurs congénères qui n'avaient pas été soumises à ce régime. Mais la principale découverte effectuée au cours de ces recherches est que cet effet d'accélération de la cancérogenèse ne semble pas être provoqué par le cholestérol lui-même mais par l'un de ses principaux métabolites (H27).

"Ce métabolite est capable d'imiter les estrogènes et cette hormone favorise de manière intrinsèque, dans environ les trois quarts des cas, le développement du cancer du sein", précise le professeur Donal McDonnell qui a conduit ces recherches.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Science Daily

Science

Maladie d'Alzheimer : la protéine Tau pourrait à elle seule déclencher la maladie
Samedi, 07/12/2013 - 18:22

La protéine Tau peut-elle suffire à entraîner le développement de la maladie d’Alzheimer ? C’est la question que se sont posés des chercheurs de l'Université britannique de Cambridge qui ont pu démontrer que la libération de protéines Tau qui vont infecter des cellules saines du cerveau peuvent déclencher un processus continu menant à la formation de plaques caractéristiques de cette maladie.

Les scientifiques avaient déjà démontré que ces fameuses protéines Tau perturbaient le transport de nutriments intercellulaire, ce qui provoquait la destruction des cellules. Cette nouvelle étude s'est focalisée sur les différentes manières dont ces cellules intègrent les protéines Tau puis les transmettent aux cellules voisines, ce qui aboutit à la formation de ces agrégats spécifiques à cette maladie.

À l'occasion de ces recherches, ces scientifiques ont pu observer que des cellules neuronales saines absorbaient rapidement les protéines Tau qui les entouraient. La rapidité de ce processus fait que ces protéines viennent s'agglomérer au sein de la cellule et forment une espèce de "nœud" neurofibrillaire qui est lui-même absorbé par les cellules voisines. Ces travaux montrent donc formellement que ces protéines Tau sont bien capables, à elles seules, de provoquer l'infection des cellules saines et de propager cette infection.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

JBC

Vers un vaccin contre l'hépatite C
Samedi, 07/12/2013 - 18:16

La voie vers un vaccin contre l'hépatite C se dégage enfin : au terme de six années de recherche, des chercheurs américains ont découvert l'une des clés d’entrée utilisée par le virus de l’hépatite C pour infecter les cellules du foie. Pour empêcher le virus d'infecter les cellules du foie, il suffit donc, en théorie, de bloquer l'action cette protéine.

Des chercheurs du Scripps Research Institute (TSRI) à l’université de La Jolla en Californie ont réussi à décrypter la structure de cette protéine à l'aide d'un puissant microscope électronique et à isoler chez certains patients les anticorps qui peuvent la neutraliser.

« À présent que nous connaissons bien les sites de liaison de ces anticorps, nous devrions pouvoir concevoir des molécules qui les imitent et qui pourront servir à la mise au point d'un vaccin efficace », souligne le professeur Mansun Law, qui dirige ces recherches.

Ce virus de l’hépatite C s’est largement diffusé à travers le monde, notamment à cause de l'utilisation d’instruments médicaux non stérilisés et de seringues contaminées. Aujourd'hui, on estime qu'au moins 200 millions de personnes seraient porteuses de ce virus.

En France, on évalue à 400 000 le nombre de personnes porteuses d’anticorps contre le virus de l’hépatite C. En termes d’incidence, on estime qu’il y a environ 5000 nouveaux cas par an en France, et les usagers de drogues intraveineuses en représenteraient plus de la moitié. Ce virus de l’hépatite C provoquerait environ 2 600 décès par an dans notre Pays et il faut rappeler que ce virus est l'une des causes principales de cirrhose et de cancer du foie. En outre, environ un tiers des personnes contaminées par le virus de l’hépatite C ignoreraient qu’elles sont porteuses du virus.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Eurekalert

Science

Quand la forme du cerveau influence les capacités cognitives…
Vendredi, 06/12/2013 - 16:29

Des chercheurs du Laboratoire de psychologie du développement et de l’éducation de l'enfant du CNRS, en collaboration avec le centre NeuroSpin, viennent de montrer que la structure du cerveau avait une influence sur les capacités cognitives des enfants.

Ces chercheurs ont notamment montré qu'un certain type d'asymétrie entre les deux hémisphères cérébraux pouvait expliquer en partie les performances intellectuelles d'enfants de 5 ans sur une tâche qui permet de mesurer le contrôle cognitif.

Selon cette étude, les enfants pourraient donc avoir des besoins pédagogiques différents en matière d'apprentissage selon les spécificités anatomiques de leur cerveau, ce qui pourrait conduire à l'élaboration d'une véritable "neuro pédagogie".

Ces recherches ont montré que les enfants dont les deux hémisphères étaient asymétriques au niveau du cortex cingulaire avaient de meilleurs résultats sur certaines tâches cognitives. L'hypothèse avancée par les scientifiques pour expliquer ces performances est que l'asymétrie des hémisphères droit et gauche correspond à une plus grande latéralisation et donc à une plus grande spécialisation de chacun d'entre eux.

Mais qu'on se rassure : ces chercheurs précisent que cette variabilité anatomique entre individus n'interviendrait que pour 20 % dans les résultats cognitifs constatés. Le reste, c'est-à-dire l'essentiel des performances intellectuelles enregistrées, dépendrait de l'ensemble des facteurs environnementaux, éducatifs et sociaux.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

JOCN

Un nouveau traitement en vue contre le cancer du cerveau
Vendredi, 06/12/2013 - 16:23

Le cancer du cerveau reste l'un des plus agressifs et des plus difficiles à traiter car il est malheureusement souvent résistant à la radiothérapie et à la chimiothérapie. Mais une équipe de chercheurs suisses de l'Université de Zurich, dirigée par Burkhard Becher, vient d'expérimenter un nouveau type de traitement contre cette pathologie.

Dans leur approche, les chercheurs agissent sur le système immunitaire et notamment sur les lymphocytes T régulateurs, ce qui permet de réactiver les défenses immunitaires du patient qui vont à nouveau se mobiliser contre la tumeur.

Concrètement, les chercheurs ont recours à une protéine soluble appelée «interleu­kine 12» (IL12) qui a pour effet d'activer des cellules du système immunitaire. Parallèlement, ces scientifiques utilisent un anticorps bloquant l'activation des lymphocytes T régulateurs, ce qui a également pour effet de redonner au système immunitaire toute sa puissance.

Cette nouvelle approche, testée sur la souris, a permis d'éliminer complètement certaines tumeurs cérébrales et a fait passer le taux de survie moyen de ces rongeurs de 0 à 80 %.

Fort de ces bons résultats, Burkhard Becher doit à présent pouvoir commencer le plus tôt possible des essais cliniques sur l'homme. Il souligne cependant qu'il convient "de rester prudemment optimiste car l'expérience montre que de bons résultats sur l'animal ne se retrouvent pas toujours chez l'homme. Nous sommes cependant confiants et pensons que nous avons vraiment ouvert une voie thérapeutique nouvelle contre cette forme grave de cancer."

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Mediadesk

Les nanotechnologies vont-elles remplacer la seringue ?
Vendredi, 06/12/2013 - 16:15

C'est le médecin allemand Johann Daniel Major qui réalisa, il y a plus de trois siècles, dès la fin du XVIIe siècle, les premières injections intraveineuses par seringue. Depuis cette date, en dépit de nombreuses améliorations techniques, ce principe d'administration de substances thérapeutiques continue à être au cœur de la médecine.

Il se pourrait cependant que, dans quelques années, cette seringue multiséculaire soit remplacée par une nouvelle technique prometteuse. Une équipe de chercheurs du MIT et de l’hôpital Brigham and Women’s a en effet développé un nouveau type de nano-particules qui s’ingèrent par la bouche, suivent le système digestif et pénètrent dans le sang via les intestins.

Au cours de leurs travaux, les chercheurs ont réussi à injecter de l’insuline à une souris par voie orale. Pour surmonter la barrière que représentent les cellules épithéliales de la paroi intestinale, ces chercheurs se sont inspirés de la méthode utilisée par les bébés pour absorber les anticorps présents dans le lait maternel et renforcer ainsi leurs défenses immunitaires.

Comme une clé entre dans une serrure, ces anticorps se fixent sur un récepteur particulier (FcRN) présent à la surface des cellules de la paroi intestinale, ce qui déclenche l'ouverture de cette paroi. Les chercheurs ont donc recouvert leurs nanoparticules avec des protéines Fc, c’est-à-dire la partie des anticorps qui se lie avec le récepteur FcRN présent aussi dans l’intestin des adultes.

Les essais réalisés par ces scientifiques ont confirmé que les nanoparticules véhiculant cette protéine Fc et contenant de l’insuline, parvenait à pénétrer dans le réseau sanguin avec une efficacité 11 fois supérieure à celles des nanoparticules non revêtues de Fc. Cette avancée majeure ouvre la voie vers le contrôle très fin d'autre barrières biologiques et immunologiques, comme la barrière placentaire ou encore la barrière hémato-encéphalique qui protège le cerveau. À terme, il devrait donc être possible d'acheminer plus efficacement et de manière parfaitement ciblée une multitude d'agents thérapeutiques pour traiter de nombreuses pathologies allant de l'arthrite au cholestérol, en passant par certaines tumeurs cancéreuses.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

STM

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Recherche
Recherche & Innovation, Technologies, Transports
Des voitures qui deviennent des pluviomètres intelligents
Jeudi, 12/12/2013 - 07:00

La plupart des véhicules récents mis sur le marché sont équipés d'un GPS pour le guidage et de plusieurs types de capteurs. En fonction de l'intensité de la pluie, le conducteur peut adapter la vitesse de ses essuie-glaces.

Pour pouvoir tirer le meilleur parti de ces véhicules de nouvelle génération, des chercheurs de l’Université de Hanovre ont lancé le projet “Rain Cars” qui consiste à utiliser ce type de voiture comme des unités de mesures fines et en temps réel du niveau de précipitations.

En Allemagne, il existe de très fortes disparités de précipitations entre les différentes régions et parfois même au sein d'une même région et les différentes stations de mesure et d'analyse de ces précipitations ne forment pas un maillage suffisamment précis pour permettre des prévisions fines et localisées et lancer l'alerte en cas de risque de crues.

L'idée de ces chercheurs dirigés par Ehsan Rabiei est de mobiliser une part croissante des 40 millions de véhicules en circulation sur le territoire allemand pour faire de ces voitures des unités mobiles de mesures et de transmission de données concernant les précipitations.

Concrètement, le système mis en place et en cours de développement utilise notamment les capteurs optiques présents dans les nouvelles voitures pour régler automatiquement la vitesse des essuie-glaces. Ces dispositifs permettent de connaître de manière très précise l'évolution dans le temps du niveau de précipitation dans un endroit donné.

Certes, si l'on considère une voiture prise isolément, la fiabilité moyenne des mesures est moins bonne que celle d'un pluviomètre fixe traditionnel mais ces chercheurs ont montré, en s'appuyant sur plusieurs principes statistiques, que cette moins bonne précision de chaque mesure était très largement compensée par le nombre beaucoup plus grand de mesures effectuées par le nombre croissant de véhicules participant à ce projet.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

HESS

Amazon veut livrer ses colis par drone !
Mardi, 10/12/2013 - 08:14

Depuis quelques années les drones se sont imposés dans une multitude de secteurs d'activité aussi variée que la lutte antiterroriste, l'agriculture de précision ou la prévention des incendies. Mais le charismatique président d'Amazon, Jeff Bezos, veut aller plus loin et vient d'annoncer à la télévision américaine que sa firme travaillait sur un système de livraison par drone.

Le patron d'Amazon a précisé que ce transport aérien se ferait à l'aide de mini-drones octocoptères suffisamment fiables et autonomes pour assurer une livraison de colis dans un rayon de 16 kilomètres. Ces drones pourraient livrer des paquets allant jusqu'à 2,3 kg, ce qui représenterait plus de 80 % des livraisons effectuées par Amazon, selon Jeff Bezos qui souligne par ailleurs l'aspect particulièrement écologique de ce projet.

Ce programme, baptisé « Amazon Prime Air », pourrait être opérationnel en 2019 mais il devra auparavant faire ses preuves en matière de sécurité et surtout recevoir les autorisations nécessaires de la part des autorités fédérales américaines qui interdisent pour l'instant l' utilisation commerciale de ces drones sur le territoire américain.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

MIT

Techland

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