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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 893
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 31 Mars 2017
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Egalement dans ce numéro
TIC
BNP Paribas va employer un robot pour répondre aux clients
Quand l'ordinateur repère les criminels en puissance…
Avenir
Un robot pour aider les enfants hyperactifs à mieux se détendre
Un robot déchiffre les pensées de l'homme
Matière
Vers de nouvelles mémoires moléculaires magnétiques
Compétitivité du solaire en France : trois décennies d’avance…
Une île artificielle produisant de l'énergie verte pour 80 millions d'Européens
Terre
Les arbres stockeraient moins de carbone que prévu…
Climat : les rejets de CO2 baissent en Chine et aux États-Unis
Vivant
La thérapie par vibrations aussi efficace que l'exercice physique contre l'obésité
L'Evolocumab réduit le risque cardio-vasculaire
Lésion de la moelle épinière : des essais sur l'homme vont démarrer
La plus ancienne plante sur Terre aurait 1,6 milliard d'années...
Tuberculose et antibiorésistance : un nouveau prototype de médicament
Le pacemaker sans sonde arrive
Edito
Les eaux usées : une richesse inexploitée !



La consommation mondiale d'eau, tous usages confondus, a triplé depuis 1960 et au rythme de croissance actuel, la consommation mondiale d'eau devrait encore augmenter de 50 % d'ici 2030 et atteindre 67 milliards de m3 par an d'ici 2020 (soit plus de 6,7 km3 d'eau). A l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, le 22 mars dernier, l’Unesco – l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture –, a publié un rapport entièrement consacré aux eaux usées – c’est-à-dire l’eau dont la pureté et la qualité ont été altérées par les activités humaines.

Aujourd'hui, les eaux souillées sont à 80 % rejetées dans l’environnement sans traitement ; à 92 % en moyenne dans les pays à faible revenu et à 30 % dans les plus prospères. En outre, les eaux usées ne sont quasiment pas ré-exploitées. Sur les 16,5 milliards de mètres cubes collectés et traités par an dans le monde, seuls 2 % font l’objet d’une réutilisation...Cette absence de recyclage organisé de l’eau réduit non seulement les ressources d’eau potentiellement disponibles pour l’agriculture et l’alimentation mais amplifie également de manière considérable les effets néfastes pour l’homme et la nature des différentes pollutions charriées par les rivières et les fleuves.

L’ONU souligne cependant, et il faut s'en réjouir, une indéniable amélioration depuis 25 ans dans le domaine vital d'un accès pour tous à une eau de qualité. Il faut en effet rappeler que l'objectif du Millénaire pour le développement (OMD) concernant l'eau a été atteint en 2010. On estime aujourd'hui que 91 % de la population mondiale (environ 6,6 milliards de personnes) utilise un point d’eau amélioré, contre 76 % en 1990. 

Mais en dépit de ces progrès incontestables, la question lancinante de l'accès à l'eau potable reste centrale et 2,4 milliards de personnes dans le monde n’ont toujours accès à aucun équipement correct. Dans les pays en voie de développement, l'ONU estime que la consommation d'une eau polluée continue à entraîner 842 000 morts chaque année, dont 361 000 enfants de moins de cinq ans, qui auraient pu être sauvés s’ils avaient bénéficié d’installations correctes, ne serait-ce que pour se laver les mains. L'étude de l'ONU précise qu'un enfant sur quatre dans le monde vivra d’ici 2040 dans des régions où les ressources en eau seront rares et que, d’ici 20 ans, près de 600 millions d’enfants vivront dans des zones où les ressources en eau potable seront très limitées, en raison de l’accroissement de la population et d’une demande en eau plus importante conjuguée aux effets du réchauffement climatique.

Ces travaux de l’ONU montrent que, face à l’accroissement de la population mondiale et des besoins de toute nature en eau, il ne sera pas possible d’assurer à tous un accès à une eau de qualité et de répondre aux différents besoins en eau de l’agriculture et de l’économie sans mettre en place le recyclage et la valorisation systématique des eaux usées. Cela ne nécessite pas forcement des installations de haute technologie en utilisant intelligemment les extraordinaires capacités d’épuration et de régénération de la nature.

Les eaux usées sont une véritable mine de matériaux, de minéraux et d’énergie. Encore faut-il en prendre conscience et construire de nouveaux modèles économiques. La récupération d’azote et la production de biogaz à partir de boues d’épuration pourraient faire baisser la facture de l’assainissement et créer des emplois. Mais si les auteurs veulent attirer l’attention sur la réutilisation de l’eau, c’est avant tout parce que ce changement d’état d’esprit pourrait atténuer le manque qui se fait de plus en plus sentir. Le Forum économique mondial a estimé en 2015 que la crise de l’eau constitue « le risque le plus préoccupant de la planète, pour les personnes et les économies, pour les dix prochaines années ». Les deux tiers de la population mondiale connaissent des pénuries pendant au moins un mois par an, surtout en Inde et en Chine.

Les techniques de traitement disponibles permettent également de récupérer des nutriments (phosphore, nitrates...) dans les eaux d'égouts ou les boues d'épuration. « On estime que 22 % de la demande mondiale en phosphore pourraient être satisfaits grâce au traitement des urines et des excréments humains », souligne le rapport de l'ONU. La Suisse impose d'ailleurs déjà la récupération du phosphore. Les substances organiques des eaux usées peuvent aussi, par fermentation, produire du biogaz. Au Japon, le gouvernement s'est ainsi donné comme objectif la récupération de 30 % d'énergie à partir des eaux usées d'ici à 2020.

Il faut souligner que les eaux usées constituent une source importante et encore largement sous-exploitée d’énergie et de biocarburant. A partir de 43.000 tonnes de boues d'épuration, la ville d'Osaka produit par exemple chaque année 6.500 tonnes de biocarburant. Il est également techniquement possible de récupérer une partie de la chaleur stockée dans ces eaux usées pour chauffer bâtiments publics et logements.

En début d’année, Enerlis a annoncé avoir conclu un partenariat avec l'entreprise hongroise Thermowatt pour proposer à ses clients une technologie de valorisation des eaux usées. Le dispositif permet de valoriser les calories des eaux usées pour le chauffage et le refroidissement des bâtiments. Le principe s'appuie sur un échangeur qui transfère les calories vers une pompe à chaleur, raccordée aux circuits de chauffage, refroidissement et eau chaude sanitaire du bâtiment. Les économies d’énergie obtenues par ce procédé simple sont considérables, de l’ordre de 25 % du budget énergie global annuel et le retour sur investissement d’une installation de ce type se fait en moins de 7 ans. 

Plusieurs grandes métropoles, comme Bruxelles ou Vancouver, se sont déjà dotées de systèmes de récupération de chaleur à partir des égouts et à Paris, depuis octobre 2016, la récupération de la chaleur contenue dans l’eau des égouts permet d’assurer environ la moitié des besoins en chauffage de la piscine Aspirant-Dunand qui accueille plus de 130 000 personnes par an et, à terme, l’ensemble des piscines parisiennes devraient bénéficier de ce procédé, ce qui permettra de très importantes économies d’énergie.

Mais les eaux usées peuvent également être tout simplement récupérées et réutilisées pour de multiples usages, à commencer par l’usage agricole, ce qui constitue un enjeu majeur dans de nombreuses régions du monde, comme les rives sud et est de la Méditerranée, où l’on estime qu’au moins 250 millions de personnes ont des difficultés d’accès à l’eau… En Europe, bien que la situation en matière d’accès à une eau utilisable soit moins tendue, la moyenne de réutilisation des eaux usées reste très faible - de l’ordre de 2 % -, à l’exception notable de l’Espagne qui réemploie plus de 10 % de ses eaux usées. Heureusement, les choses avancent et face aux problèmes de stress hydrique qui s’accentuent dans de nombreuses régions du monde sous le double effet de la pression démographique et du changement climatique, la réutilisation au stade industriel des eaux usées est en plein essor et le marché du traitement des eaux industrielles devrait doubler d’ici 2025, selon l'ONU. Au niveau agricole, cette pratique est plus développée, même si elle reste souvent informelle et elle concerne déjà plus de 10 % de l’ensemble des terres irriguées de la planète. 

En Amérique latine, le traitement des eaux usées a déjà doublé au cours des trente dernières années, ce qui permet aux grandes métropoles de ce continent de récupérer en moyenne un quart des eaux collectées dans les réseaux urbains d'égout. Mais c’est Israël qui, pour des raisons évidentes liées à son cadre géoclimatique, est le pays le plus avancé au monde dans ce domaine du retraitement des eaux, avec la moitié des terres cultivées irriguées avec des eaux recyclées et 85 % des eaux rejetées qui sont réutilisées.

La cité-état de Singapour, en Asie du Sud-Est, est également pionnière, au niveau mondial dans le recyclage des eaux usées. Cette mégapole en plein essor économique a baptisé du nom de «  NEWater » les eaux déjà utilisées mais ramenées à une «  qualité potable » par une série de traitements appropriés. Singapour couvre déjà plus du tiers de ses besoins en eau grâce à ce recyclage et vise l’objectif ambitieux des 80 % d’ici 2060.

Non loin de Singapour, le géant chinois est également confronté au défi titanesque que représente l’accès à une eau de qualité et le recyclage à grande échelle des eaux usées et polluées. La Chine a récemment mis en service sa première installation de traitement des eaux usées utilisant des faisceaux d'électrons. Cette technique de pointe, qui ne nécessite aucun traitement chimique, permet en effet de traiter une grande variété de molécules chimiques complexes présentes dans les eaux très polluées de certains sites industriels chinois. Ces molécules, une fois « cassées » et dégradées par ces faisceaux hautement énergétiques, peuvent facilement être digérées par des bactéries spécialement sélectionnées à cet effet. La centrale à faisceaux d’électrons située dans la ville de Jinhua, dans la région de Shanghai, traite ainsi chaque jour 1 500 mètres cubes d'eaux usées par cette méthode d’avenir.

Pour retraiter et dépolluer les eaux usées, on peut également faire appel à des techniques biologiques d’une efficacité remarquable. C’est par exemple le cas de l’usine SCA Tissue France de Kunheim (Haut-Rhin) qui s’est dotée depuis deux ans d'une station de traitement biologique qui complète l'action du traitement physico-chimique déjà existant. Ce système repose sur quatre lagunes dans lesquelles ont été plantés 45 000 roseaux représentant une superficie de 7 500 m2. En passant dans ces lagunes, l’eau est naturellement filtrée, en traversant des couches successives de graviers et de sable, grâce à l’action des bactéries fixées sur les racines des roseaux qui digèrent avec une grande efficacité les matières organiques contenues dans l’eau. Ce procédé connu de longue date mais encore peu utilisé au stade industriel permet, pour un coût modeste, d’améliorer sensiblement la qualité des 3000 m3 d’eaux qui sont rejetées chaque jour dans le Rhin par cette installation industrielle.

Mais face à la double pression croissante sur les ressources en eau potable que représentent l’augmentation attendue de la population mondiale et le réchauffement climatique (qui risque de faire baisser d’un quart le niveau moyen des nappes phréatiques d’ici 2050), le retraitement et le recyclage à grande échelle des eaux usées ne suffiront pas et une autre solution innovante, mais complexe à mettre en œuvre, devra être généralisée, celle de la recharge artificielle d’aquifères.

Cette technique consiste à réinjecter, après une série de traitements appropriés, les eaux usées dans le sous-sol, soit après décantation dans des bassins, soit directement par des puits, en cas d’évaporation intense. Cette méthode présente un avantage décisif, celui de permettre le stockage dans le sous-sol d’une grande quantité d’eau qui échappe ainsi à l’évaporation de surface et peut être réutilisée de manière différée pour des usages agricoles mais également domestiques. 

En France, cette pratique est autorisée par l’État dans des conditions très strictes et sous réserve que l’eau renvoyée en sous-sol présente des garanties de propreté et de pureté au moins aussi grandes que celles contenues dans les nappes-cibles. Des expérimentations récentes ont confirmé l’intérêt de cette approche et montré que la végétation et le sous-sol constituaient d’excellents filtres naturels capables de dégrader et d’éliminer de nombreuses substances chimiques mais également des agents biologiques tels que des bactéries ou virus.  

La recharge artificielle d’aquifères est une voie très prometteuse mais avant d’être généralisée, de nombreuses recherches restent à faire pour mieux évaluer les traitements et temps de filtration nécessaires pour renvoyer dans le sous-sol une eau d’une qualité biochimique irréprochable. Le programme de recherche européen Frame, lancé dans ce domaine en 2015, devrait permettre d’envisager une généralisation de cette méthode d’ici 5 à 10 ans, ce qui modifierait de manière profonde la gestion économique et politique du cycle de l’eau. 

Même si l’origine de l’eau sur Terre fait toujours l’objet de vifs débats au sein de la communauté scientifique, on sait depuis quelques années que, contrairement à l’hypothèse qui a longtemps prévalu, l’eau n’est pas apparue sur Terre il y a 3,3 milliards d’années, mais il y a 4,4 milliards d’années, c’est-à-dire moins de 200 millions d’années après la formation de la Terre. Nous devons nous rappeler que la vie foisonnante que nous connaissons sur Terre n’aurait jamais pu apparaître, ni se développer et se complexifier jusqu’à l’homme, sans la présence importante d’eau sous forme liquide. Comme les plantes et les animaux, nous sommes constitués à 65 % d’'eau. L’eau et la vie sont consubstantielles et pourtant, l’Humanité risque d’ici la fin de ce siècle, si elle ne modifie pas complètement son rapport à l’eau, de subir des pénuries d’eau croissantes et dévastatrices.

Face à cette menace, l’Homme doit apprendre non seulement à réduire dans tous les domaines ses immenses besoins en eau mais il doit également, pour que notre planète reste vivable, concevoir, gérer et consommer l’eau comme une ressource réutilisable et valorisable à l’infini.

René TRÉGOUËT

Sénateur honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


TIC
Information et Communication
BNP Paribas va employer un robot pour répondre aux clients
Jeudi, 30/03/2017 - 11:00

Confrontée aux milliers de questions identiques de ses clients, exigeant les mêmes réponses, la banque BNP Paribas a décidé d’automatiser certaines communications, explique le journal. Toutefois, la prise en charge par le robot des questions ne sera que partielle. En effet, sur 3 millions de questions reçues annuellement, le « chat bot » répondra à 500.000 questions aux réponses faciles et immédiates.

Le fait de déléguer une partie de ces questions au robot offrira au service clientèle un gain de temps considérable pouvant être utilisé pour des thèmes plus précis avec un apport de valeur ajoutée. Cette procédure est appliquée dans certaines agences où les questions les plus simples sont automatisées, ce qui permet au personnel de consacrer davantage de temps pour guider le client. La procédure devrait permettre à la banque d'améliorer encore la qualité du service.

Le robot devra être capable d’identifier une même question posée par plusieurs clients mais exprimée différemment afin d’y répondre dans des termes identiques. Les questions les plus simples, telles que l’information sur les cartes de crédit, seront assignées à la machine. Les questions complexes seront toujours traitées par un membre de la banque. L’utilisation du « chat bot » devrait être fonctionnelle cette année.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Express.Live

Quand l'ordinateur repère les criminels en puissance…
Mercredi, 29/03/2017 - 14:47

Des chercheurs du Salk Institute for Biological Studies de La Jolla (USA) affirment avoir réussi à détecter si une personne a réalisé une action criminelle simplement en analysant son activité cérébrale. Pour réaliser cet exploit, une première, les scientifiques ont scanné les ondes cérébrales de cobayes, grâce à un IRMf, qui permet de mesurer l'activité de nos méninges, puis ont analysé les résultats à l'aide d'une intelligence artificielle.

Pour arriver à ces résultats, les chercheurs ont analysé l'activité du cerveau au moment même de la réalisation d'un crime fictif. Ils ont demandé à 40 personnes d'utiliser un petit jeu sur ordinateur où on leur demandait de traverser une frontière équipés d'une valise. Certains savaient clairement que le bagage contenait du matériel de contrebande. Les autres devaient choisir une valise parmi 5, en sachant que l'une d'entre elles contenait des choses illégales. Il y avait donc un risque, mais aucune certitude.

Pendant tout ce temps, leur activité cérébrale était enregistrée. Ensuite, une intelligence artificielle a été utilisée pour comparer les résultats du scanner. Celle-ci a réussi à détecter, avec une grande précision, des activités dans certaines zones du cerveau en fonction de la situation. Bref, à faire la distinction entre ceux qui ont enfreint la loi consciemment et ceux qui ont pris un simple risque, sans être sûrs de faire quelque chose d'illégal.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Pnas

^ Haut
Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Un robot pour aider les enfants hyperactifs à mieux se détendre
Jeudi, 30/03/2017 - 11:07

Comment prendre en charge les enfants hyperactifs sans avoir recours à des médicaments comme la ritaline dont les effets secondaires peuvent être importants ? Peut-être en essayant le NeuroAtt, un outil développé par la startup Carolo Human Waves et qui, en fait, est un robot que l'on ne peut activer que par la pensée. Ce dernier n'obéit qu'aux enfants et qu’à une seule condition : qu'ils soient détendus.

Pour Dorian, qui a onze ans, le système d'électrodes qui lui est fixé sur la tête lui permet d'interagir avec le robot. Pour le faire avancer, une seule solution : fermer les yeux et penser à des choses agréables. Et cela marche car le robot avance. Aujourd’hui, cela fait plus de quatre ans que Dorian expérimente l'outil et les effets sont bénéfiques.

Pour lui, "Avant, je stressais pour mes contrôles, surtout les contrôles de fin d’année. Et, maintenant que j’ai commencé à faire ça, j’ai appris à me détendre. Auparavant, j’étais beaucoup plus stressé, je répondais beaucoup trop vite aux questions et j’avais beaucoup plus de fautes. Et maintenant que je suis avec le robot, j’étudie mieux à la maison et j’ai de plus bons points : je suis passé de 60 % à 80 % et maman est contente. "

Les neurosciences au service de la santé, c'est donc un des aspects développés par la start-up de Charleroi. Mais comment ça marche ? Anne-Marie Clarinval, sa présidente, explique : "L’enfant va se rendre compte par lui-même que certains états le récompensent par le fait que le petit robot se met à fonctionner. Donc, finalement, ce n’est pas la pression du parent qui dit de se détendre et de se calmer ou de l’instituteur qui dit de faire ceci ou cela qui va compter. C’est plutôt par le jeu qu’on amène l’enfant à identifier ses rythmes cérébraux qui vont le mettre dans un état de relaxation. C’est une façon d’aider l’enfant à se recentrer sur ce qu’il doit faire". Précisons que cet outil est encore à l'état de prototype mais il devrait prochainement être utilisé dans le domaine médical.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

BE Infos

Un robot déchiffre les pensées de l'homme
Mardi, 28/03/2017 - 16:50

Les derniers travaux du laboratoire d’informatique et d’intelligence artificielle (csail) de l’Université de Boston font émerger l’espoir de pouvoir, un jour, établir une véritable communication partagée avec la machine, par la seule force de l’esprit.

Au cœur de l’expérimentation un système permettant à l’homme de corriger, par la pensée, les erreurs du robot Baxter, inventé par Rethink Robotics. Des capteurs, placés sur la tête de l’ordonnateur, envoient des signaux cérébraux au robot qui les déchiffre et les analyse pour en retirer une commande simple. Ainsi, plus besoin d’interfaces mécaniques entre l’homme et le robot. C’est par le langage de la pensée, moins exigeant et chronophage, que s’opère la communication.

Testées par les équipes en charge du projet, ces avancées se sont avérées concluantes. Baxter est capable de lire et de comprendre les ondes cérébrales reçues et de réorienter le cours de ses actions, grâce à un algorithme qui calcule très rapidement (de 10 à 30 millisecondes) la probabilité d’erreur de l’action qu’il est en train d’effectuer. Une façon d’autonomiser encore plus le robot mais aussi et surtout de le connecter d’avantage à l’homme dans une nouvelle forme de collaboration.

A terme, la pensée pourrait agir comme une télécommande connectée à son environnement robotique et/ou numérique. De quoi ouvrir le champ des possibles en termes d’innovation dans les secteurs du travail, de la santé et même pourquoi pas de la smart home. L’objectif à long terme de la manœuvre est de faire du robot de demain une extension du cerveau humain.

On peut ainsi légitimement penser qu’en se perfectionnant, les robots de nouvelles générations pourront recevoir une multitude de signaux cérébraux différents et donc une palette de commandes et d’aptitudes. Il s’agit alors bien des prémices d’un dialogue de l’homme avec la machine, d’une communication plus spontanée en continu, d’une collaboration entre l’esprit et la technique.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

CSAIL

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Matière
Matière et Energie
Vers de nouvelles mémoires moléculaires magnétiques
Jeudi, 30/03/2017 - 15:50

Le traitement et le stockage de l'information numérique exigent une miniaturisation de plus en plus poussée des composants, jusqu'à l'échelle de la molécule. Pour atteindre ce but, les chercheurs du Laboratoire des multimatériaux et interfaces (CNRS/Université Claude Bernard-Lyon1) ont élaboré des matériaux moléculaires magnétiques en imaginant une approche originale qui consiste à assembler des métaux et des radicaux libres qui portent tous des moments magnétiques. Ils espèrent ainsi pouvoir faire varier les propriétés magnétiques en intervenant soit sur le magnétisme des radicaux, soit sur celui des métaux.

L'équipe du Laboratoire des multimatériaux et interfaces vient de montrer que certains de ces systèmes peuvent changer d'état magnétique avec la température. A température ambiante, les molécules sont magnétiques (état ON) mais lorsqu'on les refroidit, un électron est transféré du métal vers le radical et la molécule n'est alors plus magnétique (état OFF).

Lorsque l'on réchauffe, la molécule redevient magnétique. Le système peut donc passer d'un état à l'autre de manière réversible, comme un commutate. L'étape suivante va consister à optimiser ces systèmes commutables pour leur utilisation future dans le traitement et le stockage de l'information, où l'augmentation des densités de stockage exige une miniaturisation de plus en plus pointue.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

JACS

Compétitivité du solaire en France : trois décennies d’avance…
Mercredi, 29/03/2017 - 15:03

Le prix moyen pour les projets de centrales solaires au sol dont la puissance est de 5 à 17 MW est à présent de 62,5 €/MWh en France. C'est équivalent au prix de revient de l'électricité des anciennes centrales nucléaires déjà amorties, et environ deux fois inférieur à celui du nucléaire de nouvelle génération (réacteurs de 1650 MW l'unité). Le prix moyen de l'électricité issue des ombrières photovoltaïques de parking est à présent de 105,6 €/MWh.

La plus grande centrale solaire PV du monde est en Chine (Longyangxia, 850 MW). La seconde est en Inde (Kamuthi, 648 MW). La troisième en Californie (Topaz, 550 MW). En France, réaliser de grandes centrales au sol de plus de 100 MW, ce qui permettrait de baisser les coûts par effet d’échelle, est presque impossible.

Dans son étude de prospective intitulée « Vers un mix électrique 100 % renouvelable en 2050 », l’ADEME estimait en 2015 que le coût du grand solaire au sol sera de 60 €/MWh (6 c€/kWh) en 2050. Estimation réalisée « uniquement pour les 4 régions françaises les plus au sud » précisait l’ADEME.

Dès 2017, c’est-à-dire un tiers de siècle plus tôt que ce qu’avaient prévu les experts de l’Etat français, le prix moyen de l’électricité des centrales au sol de moyenne puissance est déjà de 62€/MWh.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Techniques de l'Ingénieur

Une île artificielle produisant de l'énergie verte pour 80 millions d'Européens
Mercredi, 29/03/2017 - 14:55

Les opérateurs des réseaux électriques TenneT (Pays Bas / Allemagne) et Energinet (Danemark) ont annoncé la signature d’un protocole d’accord pour développer une gigantesque plate-forme marine destinée à la production d’électricité renouvelable en Mer du Nord. Ces éoliennes et ces panneaux photovoltaïques nécessiteront la construction de plusieurs îles artificielles. Capacité de production annoncée : 70 000 à 100 000 mégawatts à terme.

Le projet prévoit la construction de plusieurs îles, nommées Power Link Islands, sur les bancs de sable de Dogger Bank, à une centaine de kilomètres à l'est du Royaume-Uni. Les îles permettraient de regrouper la production de champs éoliens offshores à travers la mer du Nord et de la distribuer au Royaume-Uni, en Belgique, aux Pays-Bas, en Allemagne, au Danemark et en Norvège. Les promoteurs imaginent une puissance entre 70 000 et 100 000 MW alimentant un bassin de 80 millions d'habitants. Cette projection semble extrêmement optimiste. A titre de comparaison, l'ensemble du parc nucléaire français, composé de 58 réacteurs répartis sur 19 sites, produit 63 100 MW.

L’augmentation de la part d’énergies renouvelables dans le mix énergétique mondial représente un facteur clé de succès dans l’atteinte des objectifs de la COP21. La limitation du réchauffement climatique, à 2°C, d’ici 2100, passe par une optimisation du prix de revient du mégawatt d'origine renouvelable.

“Les éoliennes marines se sont montrées, ces dernières années, de plus en plus compétitives et il est important pour nous d’aller plus loin dans la réduction de leur coût de raccordement et d’interconnexion au réseau de distribution. Nous avons besoin de projets innovants de grande envergure pour permettre à l’énergie éolienne de jouer un rôle plus important dans notre approvisionnement énergétique futur”, confirme Peder Østermark Andreasen, le PDG d'Energinet.

Pour TenneT et Energinet, la construction de l’île artificielle est le point de départ d’une coopération européenne visant à développer l’exploitation d’énergies renouvelables dans la mer du Nord jusqu’en 2050.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

L'Usine Nouvelle

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Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
Les arbres stockeraient moins de carbone que prévu…
Mardi, 28/03/2017 - 17:08

Une étude réalisée par la Western Sydney University, associant des chercheurs de l'Inra, vient remettre en cause la capacité généralement admise des arbres à stocker les émissions de dioxyde de carbone (CO2). Les chercheurs ont en effet constaté que "les arbres communs d'Australie ne sont pas en mesure de stocker autant de carbone qu'on ne l'imaginait jusqu'ici", indique l'Inra.

Cette étude montre que "les forêts d'eucalyptus emblématiques de l'Australie sont susceptibles d'avoir besoin d'éléments nutritifs complémentaires pour assurer leur croissance et profiter du dioxyde de carbone supplémentaire disponible dans l'atmosphère".

Ces résultats pourraient ainsi remettre en cause les modèles utilisés sur le climat, "qui supposent généralement que l'augmentation du dioxyde de carbone dans l'atmosphère fertilisera les arbres, favorisera leur croissance et l'absorption du CO2 présent dans l'air".

Ces analyses sont, selon les chercheurs, fondées sur des modèles et des données provenant généralement de forêts de régions tempérées où les nutriments sont en quantité suffisante. Mais ce modèle ne serait pas transposable aux forêts subtropicales et tropicales. "Ces résultats impliquent donc que les estimations mondiales du stockage du carbone dans les forêts pourraient être, en conséquence, trop élevées par rapport à la réalité".

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Nature

Climat : les rejets de CO2 baissent en Chine et aux États-Unis
Mardi, 28/03/2017 - 17:02

Selon l'AIE, si l'on prend en compte uniquement les émissions de CO2 liées à la production d'énergie, les émissions de CO2 (dioxyde de carbone, principal gaz à effet de serre) dans le monde, sont restées stables en 2016, pour la troisième année de suite. En outre, les rejets de gaz à effet de serre sont en recul chez les deux premiers pollueurs, la Chine et les États-Unis.

C'est aux États-Unis que le recul des émissions de carbone est le plus marqué, note l'AIE. Elles ont baissé de 3 %, soit 160 millions de tonnes de carbone de moins envoyées dans l'atmosphère. Cette amélioration, en termes de pollution, s'explique en partie par la progression des renouvelables en Amérique mais surtout à cause de l'essor persistant du gaz de schiste. Le gaz est certes un combustible fossile, qui émet du CO2 quand on le brûle, mais beaucoup moins que le charbon.

Or pour la première fois cette année, l'électricité produite dans des centrales à gaz a devancé celle issue des centrales à charbon. Les émissions des États-Unis ont retrouvé leur niveau de 1992 alors que depuis cette année, le PIB américain s'est accru de 80 %. Le découplage entre production de richesse économique et production d'énergie fossile s'est bel et bien opéré.

En Chine, les rejets de CO2 ont baissé de 1 %. Deux tiers de l'augmentation de la demande d'électricité l'an dernier ont été satisfaits par les énergies renouvelables (surtout hydraulique et éolienne) et le nucléaire. Pas moins de cinq réacteurs atomiques sont entrés en service en Chine en 2016. L'utilisation du gaz naturel est en hausse en Chine également mais il ne représente encore que 6 % du bouquet énergétique, contre 25 % en moyenne dans le monde.

À l'échelle mondiale, plus de la moitié de la consommation additionnelle de l'année a été satisfaite par les énergies renouvelables, l'hydroélectricité se taillant encore la part du lion des énergies propres. Six ans après la catastrophe de Fukushima, le nucléaire connaît une croissance dynamique puisque sa capacité mondiale a connu sa meilleure progression depuis 1993 grâce au démarrage de nouveaux réacteurs en Chine, en Russie, aux États-Unis, en Corée du Sud, en Inde et au Pakistan.

Cette stabilisation observée alors que la croissance économique mondiale a progressé en 2016 de 3,1 % « signale un début de tendance qui conduit à l'optimisme même s'il est trop tôt pour dire que les émissions mondiales ont atteint leur sommet », commente Fatih Birol, le directeur général de l'AIE.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

AIE

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
La thérapie par vibrations aussi efficace que l'exercice physique contre l'obésité
Jeudi, 30/03/2017 - 15:57

Une étude américaine dirigée par Meghan E. McGee-Lawrence (Augusta University en Géorgie) menée chez la souris, révèle une conclusion surprenante qui devrait plaire à tous ceux qui n'ont pas envie de se mettre à courir tous les jours pour perdre du poids : la thérapie par vibrations du corps entier (qui ne demande aucun effort) serait aussi efficace pour brûler des calories que l'exercice physique. Cette méthode par vibrations semble reproduire les bienfaits pour la santé musculaire et osseuse d’un exercice régulier et mieux convenir aux paresseux et à ceux qui éprouvent des difficultés à pratiquer une activité physique régulière.

La thérapie consiste à se placer en position assise, debout ou couchée sur une plate-forme vibrante. Lorsque la machine vibre, elle transmet de l’énergie au corps, les muscles se contractent et se détendent plusieurs fois au cours d’une seule seconde. Une solution -à confirmer !- pour ceux qui éprouvent des difficultés à pratiquer régulièrement l’exercice et qui souhaitent prévenir l’obésité et le diabète. Car point besoin d’énergie, la machine fait tout le travail, et, selon ces données obtenues chez l’animal, la vibration du corps entier peut bien imiter les avantages d’un exercice régulier, pour la santé musculaire et osseuse.

L’étude a été menée sur 2 groupes de souris mâles, un groupe de souris normales et un groupe génétiquement insensibilisé à l’hormone leptine, hormone de la satiété, affectés soit à la "sédentarité", soit aux vibrations (20 mn par jour à fréquence de 32 Hz), soit à l’exercice sur mini-tapis roulant (45 mn/jour durant 12 semaines). Les souris ont été pesées chaque semaine pendant l’étude.

Résultat : les souris génétiquement obèses et diabétiques présentent des améliorations métaboliques similaires en cas de thérapie par vibrations ou de pratique de l’exercice sur tapis roulant ; en outre, les souris obèses prennent moins de poids avec l’exercice ou les vibrations que les souris "sédentaires" ; enfin, les scientifiques ont constaté que la thérapie par vibrations, comme l’exercice physique, améliore la masse musculaire et la sensibilité à l’insuline chez les souris génétiquement obèses. Cette étude suggère que la thérapie par vibrations peut être un traitement ou une option complémentaire utile pour lutter contre les troubles métaboliques chez les personnes souffrant d’obésité morbide.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Endocrine Society

L'Evolocumab réduit le risque cardio-vasculaire
Mercredi, 29/03/2017 - 15:10

Selon un vaste essai clinique réalisé aux Etats-Unis, L'Evolocumab - une nouvelle classe d'anti-cholestérol - a nettement réduit le risque de mortalité cardio-vasculaire, d’infarctus ou d'attaque cérébrale chez des personnes souffrant d'athérosclérose. Chez les participants traités pendant 26 mois avec le Repatha du groupe biopharmaceutique américain Amgen, le risque global de mortalité cardio-vasculaire, d'accident vasculaire cérébral (AVC), d'hospitalisation pour de l'angine de poitrine ou un pontage coronarien, a baissé de 15 % comparativement à ceux ayant reçu un placebo.

Ces chercheurs ont également constaté une réduction de 25 % du risque de mortalité cardiovasculaire, d'infarctus ou d'AVC plus graves après la première année de l'essai clinique mené de 2013 à 2015 dans 49 pays avec 27.564 patients d'une moyenne d'âge de 63 ans (40 à 85 ans) dont 75 % d'hommes. Le risque spécifique d'infarctus a diminué de 27 % et de 21 % pour les AVC, ont aussi précisé les chercheurs.

Tous les participants souffraient de maladies cardiovasculaires et étaient traités avec, pour une partie, des doses maximum de statines comme le Lipitor pour abaisser leur taux de mauvais cholestérol (LDL). Le Repatha, administré en injection une ou deux fois par mois, neutralise une protéine - PCSK9 - qui empêche le foie d'éliminer le mauvais cholestérol, un mécanisme différent des statines.

Les patients traités dans cet essai clinique, ont enregistré une baisse de 59 % de leur cholestérol LDL tombé de 92 à 30 mg/dL, un taux extrêmement bas maintenu pendant toute la durée de l'étude. Peu d'effets secondaires ont été observés. “Avec les résultats de cet essai clinique, nous avons désormais des données définitives qui montrent qu'en complétant l'administration de statines avec du Repatha, on peut nettement améliorer la santé cardiovasculaire de ces patients et ce, sans danger", a souligné le Docteur Marc Sabatine, chef du service de médecine cardiovasculaire au Brigham and Women’s Hospital à Boston, qui a dirigé l'essai clinique.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Cardiology Advisor

Lésion de la moelle épinière : des essais sur l'homme vont démarrer
Mercredi, 29/03/2017 - 14:42

Neuronax, société biopharmaceutique basée à Clermont-Ferrand et à Lyon, vient d'obtenir de la part de l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) et de l'Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (AFMPS), l'autorisation de démarrer sur l'homme une étude clinique pour expérimenter le NX210, une molécule – développée dans les laboratoires clermontois depuis treize ans et déjà inoculée de façon convaincante à des rats. « Nous allons tester le produit par injection sur une trentaine de patients qui viennent juste de subir un traumatisme de la moelle épinière, dès la première semaine qui suit leur accident », explique Stéphane Gobron, fondateur et directeur scientifique de Neuronax.

Pour mener à bien cette expérience unique en Europe, la société de biotech travaillera avec cinq hôpitaux français et belges : les CHU de Clermont-Ferrand, Lyon, Bordeaux, le Centre européen Georges-Pompidou à Paris et, enfin, les Cliniques universitaires Saint-Luc de Bruxelles. Les essais démarreront d'ici le troisième trimestre 2017. « L'objectif principal de notre étude sera d'abord d'évaluer la tolérance au produit chez des patients recrutés sur une période d'environ un an. Nous suivrons également l'effet biologique du traitement et la récupération fonctionnelle des patients ».

Des études précliniques ont déjà démontré la bonne tolérance du produit ainsi que son efficacité sur la récupération de la fonctionnalité, notamment la marche chez l'animal lésé. Pour la société Neuronax, qui regroupe cinq chercheurs, cette nouvelle étape est « l'aboutissement concret de nombreuses années de travail ».

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Neuronax

La plus ancienne plante sur Terre aurait 1,6 milliard d'années...
Mardi, 28/03/2017 - 17:24

Charles Darwin voyait l’évolution du vivant comme "Le grand arbre de la vie qui remplit l’écorce terrestre avec ses branches mortes et brisées, et couvre sa surface avec ses belles ramifications toujours actives". Depuis deux siècles, les scientifiques issus de nombreuses disciplines n'ont cessé d'enrichir et de complexifier cet "arbre" de la vie.

Des paléontologues viennent justement de découvrir, près de la ville de Chitrakoot, en Inde centrale, où se trouvait une mer peu profonde, ce qui semble être la plus ancienne plante fossilisée connue. On pensait jusqu’à présent que les premiers organismes multicellulaires n’étaient apparus qu’il y a 600 millions d’années. Or, cette algue rouge, découverte dans des formations calcaires contenues dans des sédiments de phosphorite, daterait d’il y a environ 1,6 milliard d’années, selon ces chercheurs.

Ce fossile indien est 400 millions d’années plus ancien que les précédents spécimens d'algues rouges fossilisées mises au jour avant cela. Il est de loin la plus vieille plante fossilisée jamais découverte jusqu'à présent. Les chercheurs ont pu regarder à l’intérieur de l’algue par tomographie microscopique aux rayons X, qui fournit des images en 3D. Ils ont observé dans chaque cellule de l'algue ancienne ce qui semble être des parties de chloroplaste, où se produit la photosynthèse des plantes. Des structures régulières, au centre de la membrane de toutes les cellules, indiquent qu’il s’agit bien d’un spécimen d’algue rouge.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Plos

Tuberculose et antibiorésistance : un nouveau prototype de médicament
Mardi, 28/03/2017 - 17:17

Les antibiotiques constituent l'une des plus grandes avancées de l'histoire de la médecine. Ils ont transformé la santé humaine en permettant la guérison d’infections jusqu’alors graves ou mortelles. Ils sont également indispensables pour les patients particulièrement vulnérables aux infections tels que ceux atteints de certains cancers ou de diabète, les personnes bénéficiant de greffes d’organe ou subissant des interventions chirurgicales.

La tuberculose est une maladie bactérienne causée par Mycobacterium tuberculosis (Mtb), qui se transmet par voie aérienne et touche principalement les poumons. Le traitement de la tuberculose associe plusieurs antibiotiques sur une durée de six mois.

L’augmentation continuelle du nombre de souches de Mtb résistantes aux antibiotiques est particulièrement inquiétante. En 2016, parmi les 10 millions de nouveaux cas de tuberculose déclarés dans le monde, 500 000 étaient considérés comme multirésistants aux antibiotiques, provoquant dans cette population la mort de près d’un malade sur deux.

La résistance signifie que l’effet antibactérien d’un antibiotique ne se manifeste plus. Chez Mycobacterium tuberculosis, la résistance aux antibiotiques est provoquée par des mutations génétiques souvent considérées comme difficilement réversibles.

L’étude des chercheurs lillois montre qu’il est possible avec l'éthionamide de contraindre le bacille tuberculeux résistant à l’antibiotique à revenir à un état de complète sensibilité. Comme de nombreux antituberculeux, l’éthionamide fait partie des pro-antibiotiques. Ces médicaments, inactifs en tant que tels, doivent être activés à l’intérieur de la bactérie pour la tuer. La résistance au pro-antibiotique éthionamide se produit lorsque des mutations génétiques altèrent ce mécanisme de bioactivation.

"Au travers de la forte collaboration qui lie nos équipes de biologistes et de chimistes médicinaux, nous avons réussi à inventer un prototype de molécule – SMARt-420 – qui réveille  l’éthionamide par une nouvelle voie de bioactivation, provoquant ainsi une resensibilisation complète des bactéries résistantes à cet antibiotique" expliquent le Docteur Alain Baulard, directeur de recherche au Centre d’Infection et d’Immunité de Lille (Inserm, Institut Pasteur de Lille, CNRS, Université de Lille) et le Professeur Nicolas Willand (Inserm, Institut Pasteur de Lille, Université de Lille).

La combinaison de SMARt-420 et de l’éthionamide a ainsi permis de traiter efficacement des souris infectées par des bacilles tuberculeux qui étaient devenus insensibles à l’antibiotique seul. "Ce projet, qui fait la fierté de nos équipes, illustre le potentiel important des scientifiques lillois dans le domaine de la recherche de nouveaux médicaments" explique Benoit Déprez, directeur de l’U1177, laboratoire entièrement dédié à la recherche de stratégies innovantes en drug discovery.

Ces travaux ouvrent aujourd’hui la voie à un candidat-médicament, actuellement en développement en partenariat avec GlaxoSmithKline et la biotech Bioversys. Les équipes lilloises travaillent également à élargir ce concept à d’autres infections bactériennes dont les traitements sont mis en péril par la montée en puissance des cas de résistances aux antibiotiques.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Inserm

Le pacemaker sans sonde arrive
Mardi, 28/03/2017 - 16:55

Depuis 2014, les premiers pacemakers sans sonde font une entrée remarquée dans les hôpitaux. Ultra-miniaturisé, fixé contre le myocarde à l’aide de vis ou de petites ancres, ce stimulateur est devenu un système « tout en un » comprenant batterie, électronique et électrodes.

Ce dispositif est invisible sous la peau et ne laisse aucune cicatrice : il suffit d’une petite incision pratiquée au niveau de l’aine pour introduire le stimulateur dans la veine fémorale, pour ensuite le faire remonter jusqu’à la pointe du ventricule droit.

Moins invasive que la pose d’un pacemaker traditionnel, cette nouvelle technologie limite fortement le risque de complications. A ce jour, plus de 200 patients en France ont déjà bénéficié de ce micro-stimulateur dont la durée de vie est de dix ans.

La fermeture percutanée de l’auricule gauche est une technique interventionnelle adaptée aux patients présentant une fibrillation atriale et une contre-indication absolue aux anticoagulants. Ce dispositif est mis en place pour prévenir les AVC.

Rappelons que l’auricule est une sorte de petite poche en cul-de-sac communiquant avec les cavités cardiaques. Elle est considérée comme un site privilégié donnant lieu à la formation de caillots. L’implantation d’une prothèse dans l’orifice de l’auricule permet ainsi d’éviter la migration d’un thrombus pouvant être à l’origine d’un AVC.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

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