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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 434
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 07 Juin 2007
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Egalement dans ce numéro
TIC
Microsoft dévoile "Surface" sa table virtuelle interactive
Une technologie Google pour continuer à surfer sans connexion
Avenir
L'Institut des Nanotechnologies de Lyon fait de Rhône-Alpes un pôle d'excellence dans le domaine de l'infiniment petit
Matière
La compréhension de la supraconductivité à haute température va révolutionner l'imagerie médicale
Espace
Des bactéries mangeuses de déchets s'apprêtent à voyager vers Mars
Terre
L'UE doit se préparer à une adaptation difficile au changement climatique
L'Allemagne veut que les quotas de CO2 soient tous mis aux enchères
Vivant
Cancer du sein : découverte de quatre nouveaux gènes
Une mini-caméra au service du chirurgien pour le traitement des cancers du sein
Une alimentation riche en vitamines B aurait un effet protecteur puissant contre le cancer du pancréas
ASCO 2007 : de nouvelles avancées prometteuses contre le cancer
Un nouveau système d'imagerie pour explorer le cerveau et de détecter la maladie d'Alzheimer
Des anticorps monoclonaux contre la grippe aviaire
Des cellules souches à l'aide du diabète insulino-dépendant
Des cellules-souches rétablissent la fonction motrice de rats paralysés par une ischémie de la moelle épinière
L'interférence ARN : un mécanisme universel à l'oeuvre chez tous les êtres vivants
Recherche
La Floride se met aux bus verts à l'hydrogène
Des scooters solaires bientôt au Royaume-Uni ?
Edito
Les biomédicaments donnent un nouvel élan à la recherche pharmaceutique



25 ans après leur apparition, les biomédicaments issus du génie génétique et des biotechnologies sont en train de donner un nouveau souffle à la recherche pharmaceutique et d'ouvrir de multiples espoirs thérapeutiques pour des pathologies graves ou incurables. Tout commence en 1982, avec la commercialisation de l'insuline recombinante, une réplique fidèle de l'insuline humaine, produit par génie génétique qui a considérablement amélioré la prise en charge la qualité de vie des diabétiques. Puis, en 1986, c'est au tour du vaccin recombinant contre l'Hépatite B d'être produit par génie génétique.

Au cours des années 90, la découverte des inhibiteurs de protéase a radicalement transformé le pronostic pour les malades du sida, dans la mortalité a chuté de 90 %. Plus récemment, les biomédicaments ont permis des avancées remarquables dans le traitement de plusieurs autres pathologies graves, notamment la polyarthrite rhumatoïde, la sclérose en plaques et le cancer. L'Embrel et l'Humira, qui utilisent des anticorps monoclonaux, ont en effet révolutionné, le mot n'est pas trop fort, la prise en charge de l'arthrite rhumatoïde, affection particulièrement douloureuse et invalidante.

Dans le domaine de la cancérologie, l'herceptin et l'avastin se sont avérés être très efficaces contre les cancers du sein ou du colon métastatiques. Ils ont ouvert la voie à une nouvelle catégorie de médicaments anticancéreux reposant sur des mécanismes sophistiqués d'action au niveau cellulaire (apostose ou blocage de la formation des vaisseaux sanguins qui irriguent la tumeur).

En terme de service médical rendu les autorités françaises compétentes ont considéré, en 2006, que 68 % des biomédicaments sur le marché avaient un réel intérêt thérapeutique et 40 % un intérêt thérapeutique "majeur".

Néanmoins, les méthodes de production utilisant des bactéries ou des cellules vivantes sont plus délicates à mettre en oeuvre que les méthodes de production par synthèse chimique ou par voie extractive. Certaines étapes de la production peuvent en effet dénaturer les protéines, comme une variation de température ou une agitation mal contrôlée.

Cependant, ces méthodes de production offrent des avantages nouveaux et décisifs. La chimie en effet ne peut pas reproduire des protéines naturelles car ces molécules sont trop complexes. Quant à la voie extractive, réalisée à partir de plasma sanguin ou d'organes prélevés chez les animaux, elle exige une très grande quantité de matière et ne présente pas les mêmes garanties en matière de sécurité.

Au niveau mondial, 200 nouveaux médicaments issus des biotechnologies sont attendus sur le marché au cours des cinq prochaines années et le marché de ces biomédicaments, qui a augmenté de 45 % depuis 4 ans, devrait doubler d'ici 2011, passant de 55 à 110 milliards de dollars. En France, plus de 100 biomédicaments sont déjà disponibles sur le marché en 2007. Sandoz vient par exemple d'annoncer la commercialisation d'Omnitrope, la première hormone de croissance "biosimilaire", issue des biotechnologies.

Mais les biotechnologies sont également en train de bouleverser les méthodes de recherche classique pour découvrir de nouvelles molécules chimiques. En effet, en utilisant les nouveaux outils prédictifs issus des biotechnologies, les grands laboratoires peuvent réduire sensiblement le coût de développement des molécules classiques qui a décuplé depuis 20 ans pour dépasser à présent le milliard de dollars.

Aujourd'hui, à moitié des nouvelles molécules mises sur le marché sont déjà issues des biotechnologies et il ne fait nul doute que cette tendance va s'accentuer au cours des prochaines années. Ces biomédicaments sont-ils pour autant destinés à se substituer complètement aux médicaments classiques ? Non, en tout cas pas dans un avenir prévisible, si l'on en croit la grande majorité des chercheurs. Ceux-ci soulignent en effet que bio médicaments et médicaments de synthèse sont tout à fait complémentaires et que la médecine aura, pendant très longtemps encore, besoin d'associer en synergie ces deux types de médicament pour proposer de nouvelles alternatives thérapeutiques dans une multitude de pathologies lourdes et complexes, comme le cancer, les maladies cardio-vasculaires ou les maladies neurodégénératives.

Il est en revanche certaine que les méthodes et outils reposant massivement sur la conception et la simulation informatique des molécules et de leurs effets vont se généraliser à l'ensemble de la recherche pharmaceutique et devrait permettre de développer de plus en plus rapidement, pour un coût plus faible, des médicaments toujours plus nombreux et plus efficaces.

René Trégouët

Sénateur honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


TIC
Information et Communication
Microsoft dévoile "Surface" sa table virtuelle interactive
Vendredi, 08/06/2007 - 00:00

Microsoft a dévoilé l'un de ses projets en développement, baptisé « Surface », une sorte de table équipée d'écrans tactiles de grandes dimensions capables de gérer simultanément plusieurs points de contact, grâce à un ensemble de caméras. « Surface »est une table de 75 cm de diagonale capable de gérer plusieurs points de contacts, autrement dit une table avec écran tactile, appareillée avec un lot de caméras intégrées dans la machine, pour capter les mouvements de l'utilisateur.

Ce système est par exemple capable de transformer des mouvements des mains en commandes. Les technologies sans fil permettent de transférer des photos prises avec une caméra numérique placée à l'intérieur du périmètre de la table. A partir de mouvement de la main, l'utilisateur peut augmenter ou réduire la taille de l'image, la déplacer ou encore la transférer dans une autre caméra ou un système de stockage.

Contrairement à la plupart des écrans tactiles, Surface est capable de répondre à plus d'un toucher à la fois. Lors d'une démonstration avec un journaliste la semaine dernière, Mark Bolger, directeur de la mise en marché du groupe Surface Computing, a «trempé» un doigt dans une palette virtuelle de couleurs affichée à l'écran, puis l'y a glissé pour dessiner un visage souriant. Il a ensuite utilisé les dix doigts à la fois pour coiffer son visage d'une touffe de cheveux bien garnie.

L'appareil s'adresse au grand public, bien que le tarif reste encore assez inaccessible (environ 10.000 dollars). Pourtant, cette innovation pourrait bien se voir intégrer dans plusieurs domaines, comme sur les bars par exemple pour sélectionner les boissons, ou dans les boutiques pour tout simplement voir, sélectionner et choisir les articles.

Présentée à la conférence : All Things Digital, organisée par le Wall Street Journal, le concept peut également être utilisé à plusieurs, pour le jeu par exemple. Mais l'on peut imaginer de multiples applications pour cette table collaborative. Actuellement, elle est équipée d'un processeur Intel Pentium 4 de 3GHz avec de 2Go de mémoire vive, ainsi que de cinq caméras infrarouges.

Microsoft

Une technologie Google pour continuer à surfer sans connexion
Vendredi, 08/06/2007 - 00:00

Google a annoncé avoir créé un logiciel orienté internet qui permettra aux utilisateurs de travailler lorsqu'ils sont connectés normalement, par intermittence ou plus du tout. Google Gears devrait permettre de gérer entre autres une messagerie électronique, un agenda en ligne, l'accès à des services d'informations, que ce soit dans les transports aériens et ferroviaires ou dans des zones reculées à faible connectivité."Le Web c'est chouette mais ça ne marche pas très bien quand vous n'avez pas de connexion internet", a fait remarquer lors d'une interview le vice-président de la branche développement de Google, Jeff Huber. "Gears est destiné à combler cette lacune."

La technologie devrait être proposée gratuitement sous forme d'un logiciel au code source public et modifiable, dit logiciel libre ou "open source", autorisant ainsi n'importe quel développeur de logiciels à le faire évoluer et l'intégrer à ses produits. Google promet ainsi que nombre de ses produits et services, ainsi que ceux de milliers d'éditeurs de logiciels indépendants, seront dès lors plus accessibles dans des zones et à des moments auparavant sans connexion possible.La technologie permettra de lancer un nombre minimum de recherches sur le web dès lors que l'utilisateur aura une recherche équivalente lorsqu'il était connecté normalement. Le système se réactivera automatiquement dès qu'il détectera une connexion.

Le premier produit Google à intégrer la technologie Gears sera Google Reader, un logiciel de recherche des mises à jour sur une vaste sélection de sites internet. Huber a ajouté que d'autres produits l'intégreraient sans pour autant fixer de calendrier, estimant que la technologie aurait un impact plus important en Afrique, Asie ou Amérique du Sud, où les connexions internet sont irrégulières voire inexistantes. Adobe Systems, éditeur des logiciels d'animation en ligne Flash et de partage de fichiers Acrobat, a déclaré qu'il serait l'un des premiers utilisateurs de la technologie de Google.

OINet

^ Haut
Avenir
Nanotechnologies et Robotique
L'Institut des Nanotechnologies de Lyon fait de Rhône-Alpes un pôle d'excellence dans le domaine de l'infiniment petit
Vendredi, 08/06/2007 - 00:00

Opérationnel depuis le début de l'année, l'Institut des Nanotechnologies de Lyon a été officiellement inauguré le 31 mai. Il regroupe plus d'une centaine de chercheurs et trois laboratoires lyonnais : le LEOM de l'Ecole Centrale de Lyon, le LPM de l'INSA de Lyon, le LENAC de l'Université Claude Bernard, Lyon 1 (ex-EA 3730). L'INL s'appuie sur la plate-forme lyonnaise « NANOLYON » constituée de la Centrale de Technologie et des pôles « Nanocaractérisation » et CAO.

La vocation de l'INL est de développer des recherches, s'étendant des matériaux aux systèmes, qui doivent aboutir à l'émergence de filières technologiques originales. Les domaines d'application couvrent de grands secteurs économiques: les industries des semiconducteurs, de la microélectronique et de la photonique, les télécommunications, l'énergie, la santé, la biologie, le contrôle industriel, la défense, l'environnement, etc...

Les projets de recherche, souvent pluridisciplinaires, sont développés au sein de quatre départements thématiques :

- Matériaux

- Electronique

- Photonique et Photovoltaique

- Biotechnologie et Santé

Combinées aux nanosciences dont l'objectif est de comprendre les propriétés de la matière structurée à petite échelle, les nanotechnologies visent à élaborer de nouveaux matériaux, dispositifs et systèmes toujours plus petits et performants, en bénéficiant des avantages de propriétés nouvelles (physiques, chimiques ou biologiques) liées à la réduction, à l'échelle du nanomètre, des dimensions des objets ou dispositifs.

La fabrication des dispositifs nanotechnologiques peut se faire par deux approches complémentaires. La première est la voie descendante (« top down ») qui consiste à miniaturiser de plus en plus les composants élémentaires. C'est la voie traditionnelle suivie depuis plusieurs décennies par la microélectronique silicium (loi de Moore) et qui a conduit à la révolution technologique de l'industrie informatique et d'internet.

La seconde correspond à la voie ascendante qui consiste à manipuler et à assembler des objets atome par atome ou molécule par molécule pour les intégrer ensuite dans des systèmes plus grands aux fonctionnalités nouvelles. Elle est encore en devenir mais pourrait conduire dans le futur à des révolutions dans le domaine de la santé et de l'environnement.

Les principaux champs scientifiques et technologiques sont la microélectronique (systèmes sur puce, nanoélectronique, électronique de spin, ...), la photonique (nanosources de lumière, circuits intégrés photoniques, microsystèmes optiques), les nanomatériaux (nanoparticules, boîtes quantiques et nanofils, surfaces nanostructurées ...), la chimie (édifices supramoléculaires, biomimétisme, ...) et les biotechnologies (analyses ciblées, vectorisation des médicaments, ...).

Les nanotechnologies représentent une enjeu économique majeur : un marché estimé à 1 000 milliards de dollars en 2015 au niveau mondial, sans doute plus. Jean-Yves Marzin, directeur de Laboratoire de Photonique et de Nanostructures au CNRS, souligne qu'en 2014, 100 % des ordinateurs personnels, 85 % de l'électronique grand public, 21 % des automobiles contiendront des systèmes « nano » qui seraient présents dans 15 % des produits manufacturés.

En microélectronique, le silicium tire depuis quarante ans l'industrie des semiconducteurs. Cette tendance devrait se poursuivre. Cependant, aujourd'hui on assiste à une convergence des technologies : l'électronique, l'optique, la chimie, la biologie sont combinées. Les « puces électroniques », les microsystèmes et les microcapteurs se diversifient avec l'ajout de plus en plus de nouvelles fonctions. Les applications potentielles des "nano" sont immenses et permettront des mutations ou des avancées dans les grands secteurs économiques : microélectronique, télécommunications, informatique, énergie, environnement, biologie, santé, transports...

Autre exemple, en matière de santé, demain, les nanomédicaments seront "intelligents". La même molécule contiendra le principe actif destiné à soigner, des molécules permettant d'atteindre la cible, des molécules d'imagerie permettant de suivre le médicament, et un système permettant de savoir si le traitement est efficace. Tout cela sous la forme d'un paquet plus petit que les médicaments actuels.

Un an après l'inauguration à Grenoble du Minatech, le grand pôle européen de recherche sur les nanotechnologies, Rhône-Alpes confirme donc sa place et ses ambitions dans cette compétition scientifique, technologique et économique planétaire pour la maîtrise de l'infiniment petit qui sera l'une des grandes aventures de la connaissance au cours de ce siècle.

ILN

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Matière
Matière et Energie
La compréhension de la supraconductivité à haute température va révolutionner l'imagerie médicale
Vendredi, 08/06/2007 - 00:00

La supraconductivité est un état de la matière caractérisé par une résistance électrique nulle et une imperméabilité au champ magnétique. Déjà utilisée dans l'imagerie médicale par exemple (appareils d'IRM), elle pourrait avoir des applications spectaculaires dans l'acheminement et le stockage d'énergie électrique sans perte, le développement de moyens de transports basés sur la lévitation magnétique, les communications sans fils ou encore l'ordinateur quantique. Mais pour l'instant, ces applications sont limitées par le fait que la supraconductivité ne se manifeste qu'à très basse température. Il a d'ailleurs fallu attendre la mise au point de la liquéfaction de l'hélium liquide (4,2 Kelvin, soit -269 °C) pour que la supraconductivité soit découverte en 1911 (découverte récompensée par le prix Nobel deux ans plus tard).

Depuis la fin des années 1980 (prix Nobel en 1987), les chercheurs ont réussi a obtenir des matériaux supraconducteurs à « haute température » : l'azote liquide (77 K, soit -196 °C) suffit à rendre certains de ces composés 3 supraconducteurs. Le record de température critique (la température de transition de phase au-dessous de laquelle la supraconductivité se manifeste) est aujourd'hui de 138 K (soit - 135 °C). Cette nouvelle classe de supraconducteurs, plus faciles et mois coûteux à utiliser, a relancé la course aux températures critiques, dont le but ultime est l'obtention de matériaux supraconducteurs à température ambiante.

Les chercheurs vont s'appuyer sur ce résultat, attendu depuis 20 ans, pour comprendre la supraconductivité à haute température critique, qui résistait jusqu'ici à la modélisation. Cette découverte fait le ménage dans la foison de théories qui avaient vu le jour pour expliquer le phénomène et apporte une base concrète pour établir une nouvelle théorie. Elle permettra de concevoir des matériaux plus performants, dont la température critique se rapproche de la température ambiante.

SG-

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Espace
Espace et Cosmologie
Des bactéries mangeuses de déchets s'apprêtent à voyager vers Mars
Vendredi, 08/06/2007 - 00:00

Le jour où des astronautes partiront vers la planète Mars, ils devront recycler leurs déchets au maximum pour y arriver et pour ce faire une équipe bulgaro-russo-belge s'apprête à envoyer des bactéries mangeuses de déchets dans l'espace. "On n'a jamais validé notre connaissance sur le recyclage des déchets dans l'espace. C'est la première fois qu'on y enverra des bactéries anaérobies thermophiles de façon à comprendre leur comportement", explique Christophe Lasseur de l'Agence spatiale européenne (ESA), chef du projet Melissa.

Lancé en 1989, Melissa prépare un voyage d'humains vers Mars, envisageable dans plusieurs décennies et qui devrait durer trois ans environ. Si l'on excepte les missions Apollo, qui d'ailleurs étaient de courte durée, "l'homme n'a jamais quitté l'orbite terrestre plus que quelques semaines", rappelle M. Lasseur. La distance relativement proche de la station MIR, puis de la station spatiale internationale (ISS), a permis aux astronautes d'apporter avec eux tout le nécessaire et de rapporter leurs déchets sur terre, ajoute-t-il en marge d'une récente réunion de l'ESA à Sofia.

Or, ce ne sera pas possible lors d'un voyage vers Mars car le minimum de consommation par jour pour rester en vie s'élève à environ 1 kg d'oxygène, 1 kg de nourriture, et 3 kg d'eau. Pour une mission de 6 personnes pour 1.000 jours, cela fait 30 tonnes qu'aucun vaisseau ne pourrait porter, précise-t-il. La solution offerte par Melissa réside dans le développement d'un écosystème fermé où les déchets organiques seront "recyclés" par des bactéries non consommatrices d'oxygène lesquelles réduiront leur volume en dégageant du CO2 à utiliser par des algues et des plantes productrices d'oxygène.

Selon le professeur Viachheslav Ilyn de l'Institut des problèmes médico-biologiques à Moscou, il s'agit surtout de réduire le volume des déchets résultant de l'hygiène personnelle. Dans l'espace les cosmonautes ne prennent pas de douche, mais s'essuient avec des serviettes. Celles-ci sont aussi utilisées à traiter des surfaces très contaminées par des champignons qui se multiplient dans le vaisseau cosmique, précise-t-il.

Les premières de ces bactéries seront expédiées dans l'espace au printemps 2009, selon le chef du projet ANDIOMUM, le professeur Ivan Siméonov de l'institut de microbiologie auprès de l'Académie bulgare des Sciences. "Nous enverrons des bactéries à un stade différent de leur développement pour les laisser 10 jours dans l'espace. Parallèlement nous ferons la même expérience sur terre pour comparer les effets", explique-t-il. "La vie sur terre est née dans des conditions constantes de gravité. La microgravité (la gravité fortement réduite dans l'espace) est pour ces bactéries un état de stress, il faut voir si elles sont capables d'y survivre", indique-t-il.

AFP

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Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
L'UE doit se préparer à une adaptation difficile au changement climatique
Vendredi, 08/06/2007 - 00:00

"L'adaptation est un complément inévitable aux efforts d'atténuement du changement climatique. Un certain degré de changement climatique sera inévitable, même si des efforts d'atténuement sur les prochaines décennies s'avèrent réussis", écrit la Commission dans un "livre vert" sur l'adaptation de l'UE au changement climatique, qui sera publié mi-juin.

Aggravation de la sécheresse en Europe du sud, augmentation des tempêtes et des précipitations intenses (entraînant inondations et érosion des sols), fontes des glaces, hausse du niveau de la mer... "Le grand public n'a qu'une perception très imprécise de ce qui va venir", prévient la Commission.

"Les citoyens vont ressentir de manière inexorable les effets du changement climatique sur leur santé, leur travail et leur logement. En outre, il pourrait mener à de vastes déplacements de population des pays voisins", ajoute-t-elle.

Le rapport cite des mesures relativement faciles à mettre en oeuvre dans l'agriculture, comme les changements des assolements, des dates de semis et l'utilisation de cultures résistantes à la sécheresse. Mais il évoque des mesures beaucoup plus difficiles et coûteuses, comme le "réhaussement des digues, le déplacement de ports, d'industries et de villes et villages entiers des zones côtières basses et des plaines inondables".

85 % de la côte belge et néerlandaise, et 50 % de la côte allemande, se situent ainsi à moins de 5 mètres au-dessus du niveau de la mer. Des choix douloureux devront être faits face à la raréfaction des ressources naturelles: "les centrales hydro-électriques, l'industrie, l'agriculture, les ménages et le tourisme vont par exemple être en concurrence pour les ressources en eau dans le sud de l'Europe", note le document.

Les investissements dans les grandes infrastructures (ponts, ports et autoroutes) doivent aussi prendre en considération cet impact. Les Etats-Unis "partent déjà du principe d'une hausse du niveau de la mer d'un mètre lorsqu'ils construisent des ponts dans des zones côtières".

L'agriculture étant un des secteurs les plus touchés, la Commission suggère de réorienter les aides européennes aux agriculteurs pour "atténuer l'impact du changement climatique sur les fluctuations de revenus, qui vont devenir de plus en plus fortes". L'adaptation au changement climatique ne sera cependant "jamais une alternative à la réduction des émissions de gaz à effet de serre parce qu'il y a des limites à l'adaptation et qu'une fois certains seuils franchis, des dispersions de population à grande échelle pourraient devenir la seule option".

L'UE s'est engagée en mars à réduire de manière unilatérale d'au moins 20 % en 2020 ses émissions de gaz à effet de serre par rapport à leur niveau de 1990. Elle s'est dite prête à aller jusqu'à 30 %, comme le recommandent les scientifiques, dans le cadre d'un accord international succédant au protocole de Kyoto, qui expire en 2012.

TSR.ch

L'Allemagne veut que les quotas de CO2 soient tous mis aux enchères
Vendredi, 08/06/2007 - 00:00

Alors que la prochaine publication du "livre vert" sur l'adaptation de l'UE au changement climatique est très attendue et contient des prévisions alarmistes (Voir article précédent), le ministre allemand de l'Environnement Sigmar Gabriel a souhaité que les droits d'émissions de CO2 qui seront distribués aux entreprises après 2012 en Europe soient "mis aux enchères à 100 %" et non plus distribués gratuitement comme actuellement. "Nous avons besoin d'une vente plus importante aux enchères, nous pensons qu'il faut prévoir 100 % à partir de 2013", a-il affirmé à l'issue d'une réunion avec les ministres européens de l'Environnement à Essen (ouest de l'Allemagne) consacrée aux technologies environnementales.

Dans les plans nationaux d'émissions de C02 pour la période 2005-2007, ces quotas ont été distribués gratuitement et dans la période 2008-2012, seul un maximum de 10 % de ces droits pourront être vendus aux enchères par les Etats qui le souhaitent. "Tant que la destruction de l'environnement n'aura pas de prix, personne n'aura intérêt à investir dans les technologies propres", a souligné M. Gabriel.

Ces quotas de CO2 sont au coeur de la politique de l'UE pour respecter son objectif de réduction d'émissions de gaz à effet de serre (-8 % en 2012 par rapport à 1990) dans le cadre du protocole de Kyoto pour lequel elle est très en retard. L'idée est d'inciter les industries "énergivores" (11.400 sites, dans les secteurs de l'énergie, du papier, du ciment et du métal), responsables de la moitié des émissions de CO2 en Europe, à investir dans des technologies propres en donnant un prix, et donc un coût, aux émissions de CO2.

Les entreprises qui réussissent à réduire leurs émissions peuvent ainsi revendre les quotas non utilisés à d'autres entreprises qui n'y arrivent pas. Mais la générosité des quotas d'émissions attribués pour la première période 2005-2007 avait provoqué un effondrement des cours de la tonne de CO2 sur le marché du carbone. Aussi la Commission a-t-elle imposé aux Etats membres des restrictions sévères dans les plans 2008-2012.

Elle doit faire une présentation législative d'ici la fin de l'année pour réviser la directive sur le fonctionnement du marché du C02 après 2012. L'un des objectifs des Européens est d'intégrer les Etats-Unis dans le cadre d'un marché mondial. Selon M. Gabriel, ce marché peut être une explication de la proposition inattendue de George Bush de lancer un nouveau cycle de négociations avec les grandes économies mondiales pour fixer d'ici à fin 2008 un objectif mondial à long terme de réduction des gaz à effet de serre.

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Cancer du sein : découverte de quatre nouveaux gènes
Vendredi, 08/06/2007 - 00:00

Quatre nouveaux gènes jouant un rôle dans la transmission génétique du cancer du sein ont été identifiés, améliorant la connaissance d'un des cancers les plus meurtriers pour les femmes, annonce la revue britannique Nature. Jusqu'ici, seuls 25 % des gènes soupçonnés de jouer un rôle dans la transmission du cancer du sein avaient été identifiés. Les nouveaux gènes détectés représenteraient 4 % de plus, selon une étude dirigée par des scientifiques britanniques.

Les chercheurs ont passé au crible l'ADN d'environ 50.000 femmes, dont la moitié atteintes d'un cancer du sein. Les causes génétiques sont responsables d'entre 5 à 10 % des cancers du sein, le reste étant lié aux facteurs "style de vie", tels que le tabac, ou l'environnement. Les versions défectueuses des 4 gènes - FGFR2, TNRC9, MAP3K1 et LSP1 - sont répandues dans la population mais les femmes qui les possèdent courent un risque relativement faible de développer un cancer, souligne l'étude.

En revanche, les gènes bien connus du cancer du sein BRCA1 et BRCA2 sont relativement rares parmi la population mais à très haut risque pour le développement de la maladie. Les test de recherche de BRCA1 et BRCA2 aident à sauver de nombreuses vies parce qu'ils permettent aux femmes à risque de suivre un dépistage régulier. Comme les 4 gènes identifiés sont répandus mais présentent un risque relativement faible, les tests de repérage ne sont pas forcément adaptés, estiment les chercheurs anglais.

"Au fur et à mesure que ces gènes "à faible risque" sont trouvés, on peut définir des tests pour une combinaison de gènes", souligne le communiqué. "Cela peut aider les médecins à prendre des décisions sur la prévention, le diagnostic et le traitement pour les femmes qui héritent de l'un ou plus de ces gènes défectueux". Reste à savoir si ces 4 gènes réagissent les uns aux autres ou se combinent aux facteurs "style de vie" d'une façon qui accroît le risque pour les femmes, soulignent les chercheurs. Le cancer du sein est le plus répandu parmi les femmes, constatait en février 2006 l'Organisation mondiale de la santé (OMS). En 2005, il a causé 502.000 décès, soit 7% des décès par cancer.

Nature

Une mini-caméra au service du chirurgien pour le traitement des cancers du sein
Vendredi, 08/06/2007 - 00:00

Pouvoir guider les gestes d'un chirurgien à l'aide d'une mini caméra sensible aux tissus tumoraux est désormais possible. Après plusieurs années de travail, des chercheurs de l'IN2P3-CNRS viennent de finaliser la gama caméra miniaturisée POCI utilisable en bloc opératoire. Dédié au traitement chirurgical du cancer, ce nouveau dispositif d'imagerie médicale permet de cibler les lésions tumorales préalablement marquées de manière radioactive. Fruit de la première collaboration entre physiciens de l'IN2P3-CNRS, médecins de l'hôpital Tenon à Paris et méthodologistes de l'Assistance publique des hôpitaux de Paris (AP-HP), cette gamma caméra est évaluée en bloc opératoire sur 200 patientes présentant un cancer du sein. Cette étude, qui présente d'ores et déjà des résultats plus qu'encourageants, confirme l'intérêt de l'imagerie per-opératoire.

Cette caméra, à l'interface entre cancérologie et physique, est une remarquable illustration des avancées technologiques actuelles pour améliorer la prise en charge des cancers. Parmi celles-ci, les techniques d'imagerie médicale basées sur l'utilisation de traceurs tumoraux radioactifs connaissent un essor important grâce à la mise au point de molécules nouvelles et spécifiques.

Au-delà de l'instrumentation, cette recherche pluridisciplinaire s'étend à l'aspect clinique et vise à établir une méthodologie adaptée afin d'évaluer l'intérêt de l'appareil sur patient. C'est dans ce contexte que des chercheurs du laboratoire IMNC ont mis en place un groupe de recherche interdisciplinaire avec des médecins de l'hôpital Tenon (Paris) dont les travaux ont permis l'élaboration d'un Programme hospitalier pour la recherche clinique (PHRC), programme national qui cadre l'évaluation clinique de l'imageur POCI sur 200 patientes.

Dans le cadre du traitement chirurgical du cancer, des sondes agissant comme des compteurs de radioactivité ont été introduites en bloc opératoire pour assister le chirurgien en temps réel lors de l'ablation des tumeurs préalablement radio-marquées. Cette technique de radio-guidage permet d'accéder à la localisation précise et à l'ablation complète des tissus tumoraux. C'est pour renforcer cette technique que l'équipe "Imagerie et Modélisation en Cancérologie" de l'IMNC a entrepris le développement d'une nouvelle génération de gamma-caméra miniaturisée pour l'assistance au traitement chirugical du cancer appelée POCI.

Il s'agit d'une application particulièrement novatrice des développements instrumentaux utilisés en physique fondamentale. Avec 13 cm2 de champs de vue et des dimensions réduites, cet imageur a été conçu pour être facilement positionné au contact de la plaie opératoire en vue de localiser les lésions tumorales radio-marquées durant l'intervention chirurgicale. Après examen d'une centaine de patientes avec la caméra POCI tant en service de médecine nucléaire qu'en bloc opératoire, les premiers résultats sont extrêmement encourageants.

Plusieurs groupes de recherche, en particulier en Amérique du Nord, au Japon et en Italie, se sont orientés vers le développement de gamma-caméras portables spécifiquement dédiées à la détection per-opératoire. C'est dans ce contexte de forte concurrence internationale que l'équipe de l'IMNC reste aujourd'hui la seule à avoir évalué, en bloc opératoire et sur un nombre significatif de patients, un système d'imagerie miniaturisé pour l'assistance au traitement chirurgical du cancer.

CNRS

Une alimentation riche en vitamines B aurait un effet protecteur puissant contre le cancer du pancréas
Vendredi, 08/06/2007 - 00:00

Une étude américaine publiée dans le Journal de l'Association américaine contre le cancer montre que les personnes minces et ayant une alimentation riche en vitamines B6, B9 (acide folique) et B12 voient leurs risques de cancer du pancréas diminuer de 59 % à 81 %. « Tout que nous pouvons dire en l'état actuel de nos recherches est qu'il est souhaitable, pour prévenir ce cancer relativement rare mais mortel, de maintenir un poids normal et de manger beaucoup de fruits et légumes, » souligne la directrice de l'étude, Eva Schernhammer, Professeure à l'école médicale de Harvard.

AACR

ASCO 2007 : de nouvelles avancées prometteuses contre le cancer
Vendredi, 08/06/2007 - 00:00

Un vent d'optimisme régnait à Chicago où vient de se tenir la conférence annuelle de la Société Américaine d'Oncologie Clinique, qui a réuni le gratin international de la recherche cancérologique. Cette rencontre a permis de faire le point sur les dernières avancées dans la prévention et le traitement de cette maladie, deuxième cause de mortalité après les maladies cardiaques. « Pour la première fois depuis 1930, le nombre de morts est en recul en valeur absolue aux Etats-Unis depuis deux années consécutives et les traitements disponibles sont beaucoup plus ciblés et entraînent moins d'effets secondaires », rapporte Allen Lichter, vice-président de l'ASCO.

Les nouvelles molécules présentées à l'ASCO 2007 reposent sur le ciblage moléculaire et sont de véritables interrupteurs biologiques. Elles coupent la cascade de signaux déclenchant le processus de cancérisation de la cellule. Résultat, elles sont capables de s'attaquer à des tumeurs affectant des organes différents. C'est le cas de la famille des antiangiogéniques, molécules très sélectives limitant la croissance d'une tumeur en lui interdisant de recevoir les nutriments contenus dans les vaisseaux sanguins. Les antiangiogéniques, comme l'Avastin, sont désormais utilisés ou envisagés pour soigner la plupart des tumeurs solides.

Cette 43e édition de la principale conférence mondiale sur le cancer a mis en évidence les progrès dans les traitements des cancers du foie, de l'ovaire, gastro-intestinal, du poumon, de la tête et du cou ainsi que du sein. Voici les avancées les plus encourageantes :

- Un médicament double la survie des malades atteints de cancer rénal avancé : Il existait peu de traitement contre le cancer du rein. Désormais, les malades pourront se tourner vers le médicament révolutionnaire Avastin, commercialisé aux Etats-Unis. Celui-ci agit en privant la tumeur de l'apport de sang nécessaire pour se développer et se disséminer dans l'organisme. L'essai clinique a montré que les sujets du groupe traité avec de l'Avastin en plus de leur chimiothérapie standard, ont vécu 10,2 mois après le diagnostic, comparativement à 5,4 mois pour ceux n'ayant pas pris ce médicament.

- Un traitement très prometteur contre le cancer avancé de l'ovaire : Selon un essai clinique en cours du groupe pharmaceutique français Sanofi-Aventis, le traitement Aflibercept freine la progression d'un cancer avancé de l'ovaire. Sanofi a indiqué que des essais cliniques de phase 3 sont en cours pour étudier les effets de l'Afilbercept en combinaison avec de la chimiothérapie traditionnelle sur cinq des cancers avancés du colon, du poumon, de la prostate, du pancréas et de l'estomac. Une démarche en vue de la mise sur le marché d'Aflibercept devrait être faite en 2011.

- Combiner chimiothérapie et chirurgie réduit le retour de métastase du foie : Le traitement actuel conduit à la fréquente résurgence de la tumeur alors que seulement de 30 à 35 % des malades ayant des métastases du foie survivent cinq ans après l'intervention chirurgicale. Selon une étude scientifique américaine, faire de la chimiothérapie avant et après une intervention chirurgicale pour retirer des métastases sur le foie réduit fortement le risque de résurgence de tumeur hépatique.

- Cancer avancé du foie : le Nexavar prolonge la vie des patients de 44 %. Développé par Bayer, le Nexavar (Sorafenib) pris sous forme de comprimés, est autorisé depuis peu en Europe et aux Etats-Unis pour traiter le cancer avancé du rein et fait actuellement aussi l'objet de plusieurs études pour l'évaluer sur d'autres formes de cancer. Le Nexavar est un traitement qui cible deux fonctions du cancer. Il induit sélectivement la mort des cellules cancéreuses en les programmant pour qu'elles s'auto-détruisent et empêche aussi le développement des vaisseaux sanguins de la tumeur dont elle a besoin pour se développer.

"C'est la première fois que nous avons un traitement systémique efficace pour le cancer du foie", troisième cancer le plus meurtrier dans le monde, a déclaré le Docteur Joseph Llovet, directeur de recherche sur le cancer hépatique à la faculté de médecine du Mont Sinaï à New York et principal auteur de cette recherche. " Un tel bénéfice n'avait jamais été observé pour le cancer du foie et constitue "une percée majeure dans la prise en charge de la maladie", a ajouté le Docteur Josep Llovet, principal auteur de l'étude.

Le cancer du foie est la troisième cause de mortalité par cancer dans le monde après le poumon et le colon. "Malgré les progrès dans la recherche sur le cancer, la mortalité résultant du cancer du foie continue à augmenter", a souligné le Dr. Jordi Bruix, chef de la clinique sur le cancer du foie à l'Université de Barcelone en Espagne, co-auteur de cette étude. Environ 40 % des cancers du foie sont diagnostiqués à un stade avancé, cette proportion atteint 80% en Asie et en Afrique sub-saharienne. Avec près de 8 000 morts par an dans notre pays et plus de 600 000 dans le monde, le cancer du foie reste l'un des plus meurtriers.

- Cancer avancé du sein : le pertuzumab, anticancéreux expérimental, donne des résultats prometteurs

Roche a présenté les premiers résultats cliniques de l'essai mené sur le pertuzumab, nouvel anticancéreux prometteur appartenant à la classe des inhibiteurs de la dimérisation du récepteur HER. Ces essais ont montré que, combiné à Herceptin, cette molécule témoignait d'une activité antitumorale substantielle chez des patientes avec cancer du sein HER2-positif déjà traité. Dans cette étude, une patiente sur cinq a répondu au traitement par le pertuzumab ; de plus, une patiente sur cinq également a présenté une stabilisation de la maladie pendant six mois ou plus. Ces résultats sont particulièrement encourageants car le bénéfice thérapeutique a été enregistré lors de cancer évolué, c'est-à-dire à un stade où les options thérapeutiques sont limitées.

L'étude de phase II présentée lors de l'Assemblée annuelle de l'American Society of Clinical Oncology (ASCO) à Chicago a évalué l'effet de l'association de deux molécules Roche ciblant la protéine HER2, à savoir le pertuzumab et Herceptin, chez des patientes avec cancer du sein métastatique HER2-positif ayant progressé pendant le traitement par Herceptin plus chimiothérapie.

Le pertuzumab est le premier représentant d'une nouvelle classe de médicaments novateurs d'action ciblée appelés inhibiteurs de la dimérisation de HER (HDI). Ce médicament empêche l'interaction ou dimérisation de la protéine HER2 avec d'autres récepteurs de la famille HER (HER1, HER2, HER3 et HER4). Cette interaction est en effet supposée jouer un rôle important dans la croissance et la formation de différents types de cancer. Le pertuzumab associé à Herceptin renforce l'activité de ce dernier en raison de son mécanisme d'action différent.

ASCO

Roche

ASCO

Un nouveau système d'imagerie pour explorer le cerveau et de détecter la maladie d'Alzheimer
Vendredi, 08/06/2007 - 00:00

Siemens présente un premier prototype qui combine l'imagerie par résonance magnétique (IRM) et la tomographie par émission de positons (TEP) dans un seul appareil, le TEP-IRM. Siemens est le seul constructeur à proposer ce nouveau type d'appareil qui combine l'examen d'IRM pour une image physiologique et fonctionnelle des tissus mous tels que le cerveau et le TEP pour une image de l'activité métabolique, le tout en un seul examen, sur le même appareil.

Installés en Allemagne à l'Université de Tübingen et aux Etats-Unis à l'université du Tennessee, ces deux prototypes identiques destinés à l'homme devraient fournir d'ici fin 2007 des résultats jusqu'ici inimaginables en neurologie. Le TEP-IRM pourrait devenir une référence pour l'étude de maladies neurologiques, de certaines formes de cancer, des accidents vasculaires cérébraux ou de l'évaluation de thérapie cellulaire par cellules souches.

Par exemple, lors d'accidents vasculaires cérébraux, les praticiens pourront maintenant différencier les tissus du cerveau encore viables, une meilleure caractérisation des dommages neurologiques conduisant à une meilleure prise en charge des patients.

Jusqu'ici une image du cerveau par TEP permettait de différencier les troubles cognitifs bénins qui débutent à un stade précoce de la maladie d'Alzheimer mais l'image ne pouvait pas mesurer une atrophie du cerveau, caractéristique importante de cette maladie. En associant l'IRM et la TEP durant le même examen, la corrélation de ces deux paramètres devient possible.

Cette avancée technologique est d'autant plus prometteuse qu'elle va se combiner avec l'arrivée prochaine de nouveaux marqueurs neurologiques qui vont permettre d'en étendre considérablement les possibilités. (Voir notre article de la semaine dernière « Maladie d'Alzheimer, une détection précoce grâce au Pet-Scan »)

Ce Pet-Scan est donc appelé à devenir un outil déterminant pour le diagnostic précoce de la maladie d'Alzheimer et, plus largement, un nouveau moyen d'investigation irremplaçable dans les domaines de la cancérologie et des affections neurologiques.

Neurology

Capgeris

Des anticorps monoclonaux contre la grippe aviaire
Vendredi, 08/06/2007 - 00:00

Si le H5N1 ou un autre virus aviaire déclenchait une pandémie de grippe, les anticorps monoclonaux pourraient permettre de prévenir l'infection et de soigner efficacement les victimes, selon une étude publiée dans la revue PLoS Medicine. Un virus grippal provoque des ravages lorsqu'il est nouveau et que la population mondiale n'est pas immunisée, autrement dit lorsque le système immunitaire n'est pas préparé à une telle rencontre.

Une équipe de chercheurs travaillant au Vietnam, en Suisse et aux Etats-Unis a prélevé des lymphocytes B chez quatre patients vietnamiens infectés par le H5N1 en 2004 et 2005. Ces cellules du système immunitaire fabriquent des anticorps dirigés contre un ennemi (un antigène) bien précis. Tous ces anticorps sont strictement identiques, d'où leur qualificatif de ''monoclonal''. Les chercheurs ont passé au crible les 11.000 anticorps présents dans les échantillons pour sélectionner ceux qui étaient capables de neutraliser le H5N1. Au final quatre anticorps monoclonaux ont été synthétisés.

Les chercheurs ont administré ces anticorps dirigés contre le H5N1 à des souris avant de les infecter avec le virus de la grippe aviaire. Les souris du groupe contrôle (qui ne recevaient pas les anticorps) sont toutes tombées malades et sont décédées au bout d'une semaine, alors que celles qui avaient reçu les anticorps ont survécu.

Ces anticorps monoclonaux se sont également avérés efficaces pour soigner la grippe jusqu'à 72 heures après l'infection, sachant que plus les traitements antiviraux sont donnés tardivement plus les chances de guérir diminuent. Si ces résultats sont confirmés par d'autres études et par des essais cliniques, les anticorps monoclonaux pourraient être utilisés tant pour la protection que pour le traitement des populations en cas de pandémie grippale. Le principe de la sérothérapie n'est pas nouveau. Pendant la grippe espagnole de 1914-1918, des médecins avaient noté les effets bénéfiques de la transfusion de sang prélevé sur des patients qui avaient survécu à l'infection.

NO

Des cellules souches à l'aide du diabète insulino-dépendant
Vendredi, 08/06/2007 - 00:00

Deux équipes de biologistes travaillant conjointement en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis sont parvenues à transformer des cellules souches, présentes dans le sang du cordon ombilical, en cellules productrices d'insuline.

Ce résultat, publié dans le numéro de juin du mensuel Cell Proliferation, ouvre de nouvelles perspectives de traitement du diabète insulino-dépendant (ou diabète de type 1). Une maladie due à la destruction des cellules qui, au sein du pancréas, assurent la synthèse de cette hormone régulatrice de la concentration de sucre dans le sang.

La plupart des travaux menés, depuis quelques années, sur les cellules souches humaines portent sur des cellules obtenues après la destruction d'embryons conçus par fécondation in vitro. Quelques équipes ont toutefois choisi de porter leurs efforts sur les cellules souches pouvant, au moment de la naissance, être isolées dans le sang du cordon ombilical.

"Dans chaque sang de cordon, nous pouvons obtenir environ 500 000 cellules souches, explique le biologiste français Nicolas Forraz, de l'Institut des cellules souches du nord-est de l'Angleterre (université de Newcastle). Et nous pouvons multiplier in vitro leur nombre par 168, moyennant des procédés à la fois longs et très coûteux."

"Nous sommes parvenus à transformer, en vingt et un jours, des cellules souches en cellules productrices d'insuline", expliquent, dans les colonnes de Cell Proliferation, les chercheurs des équipes dirigées par les professeurs Colin McGuckin (université de Newcastle) et Larry Denner (université du Texas).

Les auteurs de la publication reconnaissent n'être qu'à un stade préliminaire de leurs recherches. Ils estiment, toutefois, que leurs travaux permettront de dépasser bientôt les actuelles impasses thérapeutiques des greffes de fragments de tissus pancréatiques contenant des cellules de Langerhans, naturellement productrices d'insuline.

LM

Des cellules-souches rétablissent la fonction motrice de rats paralysés par une ischémie de la moelle épinière
Vendredi, 08/06/2007 - 00:00

Des chercheurs ont annoncé dans le journal en ligne Neurosciences que trois rats paralysés suite à une ischémie de la moelle épinière ont retrouvé une fonction motrice pratiquement normale, après six semaines de traitement à base de cellules souches de la moelle épinière humaines (hSSC) développées par Neuralstem, Inc.

Même s'ils n'étaient pas capables de se lever après deux mois de traitement, trois autres rats ont présenté des améliorations considérables de la mobilité des trois articulations des extrémités inférieures ainsi qu'un meilleur tonus musculaire. Chez tous les animaux greffés, la majorité des cellules hSSCs transplantées ont survécu et sont devenues des neurones développés. L'étude a été effectuée à l'Université de Californie à San Diego.

Les rats souffraient de paraplégie spastique ischémique, une forme douloureuse de spasticité et de rigidité extrêmes qui entraîne une perte permanente et incurable de la fonction motrice pour finir en paralysie. Chez les personnes, la paraplégie spastique ischémique peut avoir besoin de la chirurgie afin de réparer les anévrismes aortiques. Aux Etats-Unis, une telle procédure est effectuée sur des milliers de patients chaque année.

« Les autres greffes de cellules humaines dans la moelle épinière avaient avant tout pour objectif le rétablissement des cellules de création de myéline », explique le Dr Karl Johe, premier directeur scientifique de Neuralstem et auteur de l'étude. « Cette étude inédite nous permet de reconstruire la circuiterie neurale, ce qui n'a jamais été entrepris auparavant. C'est une nouvelle approche à laquelle notre technologie, capable de produire des lignes de cellules souches humaines très neurogéniques, est particulièrement adaptée ».

Le Dr Johe a poursuivi : « A la différence des rats de cette étude, les patients humains souffrant d'une paraplégie spastique ischémique seront en mesure de suivre une rééducation à l'issue du traitement. Nous pensons que cela accélérera l'intégration des cellules souches greffées avec le tissu hôte et améliorera les avantages thérapeutiques offerts par les cellules. L'objectif est de fournir un gain considérable de la mobilité fonctionnelle des jambes du patient ».

D'après le Docteur Martin Marsala, investigateur en chef : « Dans cette étude, nous avons démontré que la greffe de cellules neurales humaines directement dans la moelle épinière entraîne un rétablissement progressif de la fonction motrice. Cela peut être un traitement efficace des patients souffrant d'un type identique de paralysie ischémique. Nous étudions actuellement les hSSC dans des cochons miniatures paralysés présentant une anatomie de la moelle épinière similaire à celle de l'homme ». Les premiers essais humains en vue de traiter des patients paraplégiques pourraient avoir lieu d'ici la fin de l'année 2007.

SD

L'interférence ARN : un mécanisme universel à l'oeuvre chez tous les êtres vivants
Vendredi, 08/06/2007 - 00:00

Le mécanisme de l'ARN interférent, dont la découverte par Mello et Fire a été récompensée l'année dernière par le prix Nobel de médecine, a été mis en évidence chez des bactéries, des mammifères, des champignons, des plantes, des protozoaires... Il restait cependant à prouver son existence chez un organisme unicellulaire. Cette démonstration vient d'être faite grâce aux recherches de deux équipes indépendantes qui ont découvert que l'algue verte unicellulaire Chlamydomonas reinhardtii possédait des microARN et des petits ARN interférents. Cette découverte confirme, comme le pressentaient les chercheurs, que ce mécanisme fondamental de l'interférence ARN est à la fois universel et très ancien au sein du vivant.

Ce sont les recherches de Mello et Fire publiées à la fin des années 90 qui ont permis de découvrir le mécanisme d'interférence ARN qui peut bloquer l'expression d'un gène et ainsi empêcher la fabrication d'une protéine. La découverte de l'ARN interférent (ARNi, double brin) a été rapidement complétée par celle des microARN (simple brin) et des petits ARN interférents (short interfering RNA), qui sont des fragments d'ARN double brin.

L'équipe internationale dirigée par Yijun Qi (Institut national de biologie, Chine) et l'équipe britannique menée par David Baulcombe (John Innes Centre, GB) ont toutes deux mis en évidence l'action des ces petits et micros ARN chez l'algue unicellulaire. Les microARN et les siARN de l'algue partagent de nombreux points communs avec ceux des plantes, soulignent les chercheurs. Ils ont la même capacité de se lier avec des ARN messagers impliqués dans la transcription du gène pour bloquer le processus. Les chercheurs pensent que ces petits ARN étaient déjà présents dans les cellules eucaryotes primitives et qu'ils ont ensuite évolué chez les organismes multicellulaires.

Nature

Gene Development

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Recherche
Recherche & Innovation, Technologies, Transports
La Floride se met aux bus verts à l'hydrogène
Vendredi, 08/06/2007 - 00:00

La Floride va être le premier Etat des Etats-Unis à se doter d'une flotte de bus roulant exclusivement à l'hydrogène, ont annoncé les autorités régionales et le constructeur automobile Ford. Le bus qui circule à l'hydrogène depuis deux ans à Orlando va être rejoint par trois autres afin d'assurer les navettes entre la ville et l'aéroport, puis quatre autres bus seront ajoutés, a précisé Ford. La Floride veut "prendre la tête à la fois des politiques et des projets de protection de l'économie et de l'environnement", a assuré le gouverneur républicain Charlie Crist.

Les véhicules à pile combustible sont très écologiques car ils ne rejettent que de l'eau, mais ils ne devraient pas se presser sur les routes américaines avant au moins encore dix ou vingt ans dans la mesure où il existe peu de stations de ravitaillement d'hydrogène actuellement aux Etats-Unis. Ford, qui a livré cinq bus à l'hydrogène au Canada en 2006, prévoit d'en fournir 30 dans toute l'Amérique du Nord d'ici la fin de l'année.

AP

Des scooters solaires bientôt au Royaume-Uni ?
Vendredi, 08/06/2007 - 00:00

Un étudiant britannique de l'Université de Nottingham travaille actuellement sur un projet de conception d'un système écologique pour la charge des véhicules de type motos/scooters. Il s'agit d'un garage à motos couvert comportant des chargeurs alimentés en courant électrique via des panneaux solaires disposés sur le toit du local.

En fait, ce projet a été lancé en partenariat avec l'entreprise Securit GB qui conçoit des abris et garages pour les deux roues. Elle est entrée en contact en début d'année avec l'Université de Nottingham afin de trouver des solutions pour l'intégration de la technologie solaire photovoltaïque aux chargeurs de véhicules électriques.

C'est à Matt Alvey, étudiant en design, qu'a été attribué ce projet dans le cadre de son cursus universitaire. Ces travaux pourraient permettre de contourner les problèmes liés au raccordement électrique des garages à deux roues (le raccordement est relativement coûteux et la demande électrique nécessaire peut conduire à une surcharge du réseau local) et contribuer à intégrer une technologie propre sur le marché des deux roues électriques.

BE

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