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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 436
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 21 Juin 2007
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Egalement dans ce numéro
TIC
Un réseau WiMAX Wi-Fi à Montréal
Suède : les sites d'informations sur les revenus des particuliers font un malheur
Avenir
Japon : un robot conçu pour réagir comme un jeune enfant
Un robot au secours des soldats
Matière
Cellules photovoltaïques : vers des rendements de 20 %
Les parcs éoliens offshore, futures mines d'or de l'énergie allemande
Une pile à combustible comme du tissu
Transmettre le courant sans fil grâce à la RMN
Espace
Un océan a pu recouvrir une partie de Mars dans le passé
Terre
L'industrie numérique prend le virage écologique
Pluies tropicales et fonte des pôles : tout se tient !
La France pourrait économiser 2 millions de tonnes de CO2 en individualisant le chauffage
Vivant
Les cellules souches embryonnaires humaines peuvent se transformer en cellules cardiaques
Leucémie : première découverte d'un gène de prédisposition
Cancers du sang : un nouveau traitement bientôt à l'essai
Radiothérapie des cancers du sein : séances plus courtes mais tout aussi efficaces !
Testostérone et espérance de vie : les liens se dévoilent
Des aliments thérapeutiques à consommer à domicile : nouvelle arme contre la malnutrition
Un riz transgénique pourrait servir de vaccin oral contre le choléra
Un tout petit noyau au centre du cerveau contrôle nos comportements moteurs et affectifs
Parkinson : un nouveau médicament prometteur
Edito
les nanotechnologies : nouveau moteur de la révolution technologique



Une étude de la Commission européenne consacrée à l'essor économique des nanotechnologies, révèle que celles-ci pourraient bien supplanter les biotechnologies et être aussi génératrices de profits que les technologies de l'information et de la communication (TIC). Les auteurs du document recoupent les études menées sur l'essor économique des nanotechnologies, en évaluent les conclusions et cherchent à localiser les secteurs présentant le plus fort potentiel économique. Ils dressent également une comparaison entre l'Europe et ses concurrents dans le secteur des nanotechnologies.

Cette étude identifie les produits optimisés à l'échelle nanométrique comme le secteur appelé à dominer le marché dans l'avenir. «Les estimations portant sur l'ensemble du secteur de la nanoélectronique s'établissent à environ 226 milliards d'euros pour 2015 (contre 40 milliards d'euros en 2006) et couvrent les semi-conducteurs, les ultracondensateurs, le nanostockage et les nanocapteurs. Ce rapport prévoit également une croissance substantielle du côté des nanomatériaux, et notamment des nanoparticules, nanorevêtements et nanostructures latérales. Le marché de l'administration médicamenteuse optimisée à l'échelle nanométrique devrait également croître de 50 % annuellement jusqu'en 2012.

Cependant, comme l'expliquent les auteurs du document, aucune de ces projections ne prend en compte l'adhésion du public à l'égard des nanotechnologies. «L'expérience montre qu'il convient de prendre en considération les attentes et craintes des citoyens, ainsi que leur perception des risques et des bénéfices, étant donné qu'elles ont un important impact sur l'approbation de ces nouvelles technologies par le marché et peuvent décider de leur succès ou de leur échec commercial», peut-on lire dans le document.

L'aversion des consommateurs pour les nanotechnologies ne doit cependant pas être surestimée, comme le montre clairement une enquête dirigée par Steven Currall, professeur de management au London University College, publiée dans la revue Nature Nanotechnology. L'étude, qui s'appuie sur les réponses de 5 500 questionnaires, est la plus importante jamais réalisée sur la question. Cette étude montre que les consommateurs sont tout à fait prêts à recourir aux nanotechnologies, y compris dans le cas où celles-ci seraient contenues dans des cosmétiques et des médicaments, tant qu'ils sont certains d'en retirer des bénéfices (praticité, coût, santé...). Et « plus les bénéfices potentiels sont importants, plus les consommateurs sont prêts à tolérer les risques », constate Currall.

Il est toutefois absolument nécessaire que l'Etat et les scientifiques multiplient les initiatives et les instances de concertation et d'information pour désamorcer les peurs et les hostilités souvent de nature irrationnelle que peuvent susciter les nanotechnologies.

Si le grand public comprend et accepte le développement des nanotechnologies, celles-ci sont susceptibles de créer de nombreux emplois, souligne cette étude. «À la différence des biotechnologies, la plupart de ces entreprises de "nanotech" opéreront dans des secteurs où la taille compte moins que la R & D, la production ou la commercialisation. Une fois leur percée technologique accomplie, elles ne seront pas forcément condamnées à être rachetées par une entreprise plus importante», souligne le rapport.

Il reste qu'en matière de financement, l'Europe est devancée par ses concurrents, principalement en raison de la faiblesse des investissements consentis par le secteur privé. Le financement public soutient en revanche la comparaison par rapport à ce qui se fait ailleurs. L'Europe doit par ailleurs observer les évolutions dans des pays comme la Chine, l'Inde et la Russie. L'avenir de l'Europe dépendra donc, dans une large mesure, de son excellence scientifique et de sa capacité à retenir la meilleure main-d'oeuvre et les meilleurs spécialistes en nanotechnologies, ainsi qu'à mettre en place des infrastructures compétitives.

Parmi les dernières applications en date, dans le cadre du projet CANVAD, les chercheurs sont parvenus à développer au niveau nanolitographique des nanotubes alignés, ouvrant ainsi la voie à de nouvelles possibilités dans le domaine des télécommunications au sol et par satellite.

Aux Etats-Unis, John Rogers, professeur de chimie de l'Illinois, a développé une technique d'impression qui leur permet de combiner une grande variété de nanostructures, telles que des nanotubes de carbone. Cette technologie peu onéreuse permet de créer des dispositifs optiques et électroniques multicouches et à rendement élevé. Elle ouvre également la voie vers une nanoélectronique souple.

En biologie, les nanovecteurs et nanoparticules (de silice, d'or ou d'oxyde de fer) ouvrent également de grands espoirs, notamment dans la lutte contre le cancer. En outre, dans un rapport passionnant rapport de prospective consacré aux applications médicales des nanotechnologies, les meilleurs experts de ce domaine envisagent très sérieusement pour 2025 la possibilité d'injecter dans le corps humain des nanosystèmes autonomes qui pourront à la fois analyser et diagnostiquer les anomalies au niveau cellulaire puis élaborer et délivrer les nanothérapies nécessaires à la guérison des malades.

Ces prévisions viennent d'être étayées par deux présentations soutenues dans le cadre de la conférence 2007 "NSTI Nanotech" à Santa Clara (Californie, USA). Des chercheurs ont présenté les résultats de leurs recherches de pointe qui montrent que les nanotechnologies peuvent favoriser la régénération de cellules nerveuses. La première méthode, développée à l'Université de Miami, utilise des nanoparticules magnétiques (MNPs) afin de créer une tension mécanique stimulant la croissance et l'élongation des axones au niveau des neurones.La seconde méthode proposée par l'Université de Californie, utilise des nanofibres alignées contenant un ou plusieurs facteurs de croissance et servant de matrice bioactive pour la croissance des cellules nerveuses. Les chercheurs californiens ont développé une technologie qui permet de déposer des nanofibres alignées dans la même direction et de les rendre bioactives par l'ajout de facteurs de croissance. Ils sont parvenus par cette méthode, à faire croître de 4 millimètres en 5 jours des neurones de rat en culture le long de cette matrice !

Ces recherches, bien qu'à un stade préliminaire, confirment les potentialités extraordinaires de la nanomédecine et ouvrent des perspectives thérapeutiques tout à fait nouvelles dans le traitement de lésions cérébrales et de maladies neurodégénératives graves face auxquelles la médecine reste pour l'instant désarmée.

On le voit, à l'approche du cinquantenaire du discours historique de Feynman en 1959, les nanotechnologies sont déjà en train de révolutionner l'ensemble des domaines de connaissances scientifiques et techniques. Dans moins de 20 ans, ces technologies de l'infiniment petit auront transformé notre monde et notre vie quotidienne à un point que nous pouvons à peine imaginer aujourd'hui. Souhaitons que la France se donne, au cours de la prochaine législature, les moyens de rester dans cette compétition économique, technologique mais aussi politique majeure qui déterminera le rang et la puissance des nations à l'horizon 2025.

René Trégouët

Sénateur honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


TIC
Information et Communication
Un réseau WiMAX Wi-Fi à Montréal
Vendredi, 22/06/2007 - 00:00

Un nouveau réseau WiMAX Wi-Fi est présentement en déploiement à travers la région métropolitaine et devrait être disponible sur le Plateau Mont-Royal à compter du mois de septembre. En 2009, 87 % des résidents de l'île de Montréal devraient avoir accès à ce service d'Internet haute vitesse sans fil et de téléphonie IP. Le réseau est le fruit d'une collaboration entre Radioactif.com et l'installateur et exploitant de réseaux sans fil Nomade Télécom.

"Pour moins de 30 $ par mois, les résidants de Montréal auront bientôt accès à des services Internet et de téléphonie IP sans fil presque partout sur l'île, a expliqué dans un communiqué Daniel Robichaud, président de Radioactif.com. La téléphonie sans fil, incluant la messagerie vocale, l'appel en attente et les appels locaux sans frais, sera disponible à travers le réseau et ce, sans facturation à la minute, sauf dans les cas d'interurbain. "Le réseau offrira une capacité d'accès d'une vitesse allant jusqu'à 5 Mbps.

Une fois le déploiement complété à Montréal, les partenaires étendront leur réseau à la Rive-Nord et à la Rive-Sud. Il est également prévu de développer des réseaux à Québec, Halifax, Toronto, Windsor, Winnipeg, Calgary, Edmonton et Vancouver.

Branchez-vous

Suède : les sites d'informations sur les revenus des particuliers font un malheur
Vendredi, 22/06/2007 - 00:00

Combien gagne votre patron ? Votre voisin est-il aussi riche qu'il le dit ? Le petit ami de votre fille est-il criblé de dettes ?... Pour le savoir, les Suédois n'avaient jusqu'à présent qu'à consulter des sites Internet gratuitement et anonymement. Mais cet accès, jugé trop facile par certains, à des informations financières personnelles est désormais limité pour protéger la vie privée.

Face au mécontentement de l'opinion et à la pression des autorités, les propriétaires de sites dévoilant ce type d'informations ont accepté de modifier un service permettant aux Suédois de connaître gratuitement et anonymement les finances de leurs concitoyens.

"Votre voisin sait combien vous gagnez, votre beau-frère sait combien vous gagnez et les gens autour de vous peuvent savoir si vous avez des dettes", souligne Hans Karnlof, avocat du Conseil suédois d'inspection des données (DIB). "C'est un peu embarrassant."

Connaître en ligne l'état des finances du contribuable lambda est devenu un passe-temps populaire en Suède après que le site Ratsit.se a commencé à publier gratuitement en novembre des informations provenant des services fiscaux. Le site compte quelque 610.000 utilisateurs enregistrés, dans un pays de neuf millions d'habitants.

Ce service donnait jusqu'ici accès à des informations financières à caractère privé simplement en tapant le nom d'une personne et en cliquant sur "chercher". Estimant que l'objectif louable des lois sur la transparence en Suède avait été dévoyé, les autorités ont fait pression pour que Ratsit et d'autres sites similaires imposent des restrictions. Désormais, les informations personnelles sur les revenus et les dettes ne sont accessibles que moyennant le paiement de 15 couronnes suédoises (1,60 euro) pour 10 requêtes par semaine, toute requête supplémentaire étant facturée 25 couronnes (2,70 euros).

En outre, ces informations ne peuvent plus être obtenues anonymement : les personnes dont les données financières ont été vues par un internaute seront averties par courriel de l'identité de celui-ci. Pour une information plus complète sur les finances et les biens d'une personne, la recherche revient à 49 couronnes (5,20 euros).

"Je pense que notre service est justifié parce que des choses comme les salaires doivent être transparentes", déclare Anders Johansson, directeur général de Ratsit. "Beaucoup de gens l'utilisent pour négocier leur salaire." Les employeurs y ont également recours pour déterminer si la personne qu'ils envisagent d'embaucher est endettée, ajoute-t-il.

Le principe de la transparence est profondément enraciné dans la société suédoise. La première loi sur la liberté de l'information en 1766 visait à donner aux citoyens un droit de regard sur les affaires du gouvernement. Ces droits ont été progressivement élargis et les Suédois disposent aujourd'hui d'un accès libre à presque tous les documents de l'Etat concernant la population.

Une vrai mine d'or pour les journalistes, qui peuvent passer au crible les déclarations fiscales pour obtenir des informations sur des personnages publics. Mais le citoyen ordinaire est habituellement beaucoup plus hésitant à se rendre à l'administration des impôts pour demander des informations sur ses voisins. L'obstacle a désormais disparu avec Internet.

De nombreux Suédois n'ont cependant guère apprécié que des données financières personnelles les concernant aient été si facilement accessibles. Le DIB a reçu "une avalanche" de plaintes fin 2006 émanant de personnes estimant que les demandes d'informations sur le Web étaient abusives, souligne Me Karnlof.

AP

^ Haut
Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Japon : un robot conçu pour réagir comme un jeune enfant
Vendredi, 22/06/2007 - 00:00

Des chercheurs japonais ont mis au point un robot aux traits humains qui se comporte comme un bambin commençant à peine à marcher. Une expérience destinée à mieux comprendre le développement de l'enfant. L'"Enfant-Robot avec un corps biomimétique" (CB2), élaboré par une équipe de l'université d'Osaka, dans l'ouest du Japon, est conçu pour bouger comme un véritable enfant âgé entre un et trois ans. CB2, mesure 1,3 mètre de haut et pèse 33 kilos, peut changer l'expression de son visage et se balancer d'avant en arrière. Il est doté de 197 capteurs pour le toucher, de petites caméras qui lui font office d'yeux et d'un capteur audio. Il peut parler en utilisant une corde vocale artificielle.

Lorsqu'il se met debout, avec l'aide d'une personne, il vacille comme un enfant qui apprend à marcher. Minoru Asada, professeur à l'université d'Osaka, qui dirige ce projet pour le compte de l'Agence japonaise de la science et de la technologie, précise que le robot a été créé pour tenter de mieux comprendre le développement de l'enfant. L'objectif est par exemple d'étudier "comment l'enfant apprend une langue, reconnaît des objets et apprend à communiquer avec son père et sa mère", souligne-t-il.

AP

Un robot au secours des soldats
Vendredi, 22/06/2007 - 00:00

L'armée américaine développe actuellement un robot qui a les traits d'un ours en peluche pour secourir les soldats blessés sur les champs de bataille. Le robot qui mesure 1,8 mètres et se prénomme Bear (Battlefield Extraction-Assist Robot), est conçu pour déambuler sur les terrains cahoteux sans basculer grâce à un ensemble de gyroscopes et d'ordinateurs chargés de maintenir son équilibre. Le prototype est capable de lever 135 kilogrammes avec un seul bras et de monter les escaliers en transportant un mannequin de la taille d'un humain. Ses chenilles lui permettent de se déplacer couché pour se cacher lorsqu'il porte les soldats en lieu sûr.

Bien qu'il soit important de procurer des soins médicaux le plus rapidement possible aux soldats blessés, il est souvent périlleux pour les camarades des blessés d'aller les chercher là où ils sont tombés. Le robot contrôlé à distance est muni de caméras et de microphones qui permettent aux opérateurs de voir et d'entendre ce qui se passe autour de lui.

«Nous avions besoin d'un robot qui peut aller partout là où les soldats vont», explique Daniel Thebald, président de Vecna Technologies, l'entreprise responsable du développement du robot pour l'armée américaine. «Le robot Bear fera dorénavant partie de la grande famille militaire.» La face ronde de Bear et ses petites oreilles semblables à celles d'un ours ont été dessinées pour rassurer les soldats blessés au combat. Le robot devrait être prêt pour exécuter ses premiers essais militaires d'ici cinq ans.

ASP

^ Haut
Matière
Matière et Energie
Cellules photovoltaïques : vers des rendements de 20 %
Vendredi, 22/06/2007 - 00:00

Mitsubishi Electrics a annoncé qu'elle a atteint un rendement de conversion de 18 %, le plus élevé du monde, sur des cellules photovoltaïques (PV) de 150 mm de côté. Cette valeur a été vérifiée par l'AIST (Advanced Industrial Science and Technology) qui dispose du seul laboratoire japonais de validation de ces cellules. Cette performance permet d'augmenter de 7 % la génération d'électricité par m2 de module PV.

L'entreprise a utilisé trois technologies qui lui sont propres afin d'augmenter le rendement de ses cellules PV :

- La réflectivité de la surface de captage a pu être réduite par gravure ionique réactive utilisant un masque nanométrique, augmentant ainsi l'absorption de lumière. Cette technologie est issue d'un projet de la NEDO (New Energy and Industrial Technology Development Organization).

- Le temps de recuit des composés a été diminué afin de limiter les pertes dans les électrodes.

- La taille de la grille de collection a été réduite de 40 % augmentant ainsi la surface de production électrique.

Un laboratoire de l'université d'Osaka a par ailleurs développé une nouvelle technique de fabrication permettant d'atteindre en théorie des rendements de conversion supérieurs à 20 %. Le principe est de creuser de nombreuses micro-cavités à la surface des cellules PV afin de piéger la lumière et donc de limiter la réflexion lumineuse. Il serait alors possible d'atteindre des rendements de conversion supérieurs à 20 %.

Des particules d'argent ayant un diamètre de 30 à 100 nm sont enfouies dans le substrat en silicium. Une catalyse à base d'argent permet de dissoudre le substrat aux alentours des particules. Celles-ci sont ensuite éliminées par voie chimique. On obtient ainsi une cellule PV avec des micro-cavités en surface. Le laboratoire va poursuivre ses recherches afin de creuser des cavités de forme plus complexe afin d'augmenter l'efficacité de collecte de lumière.

BE Japon

Les parcs éoliens offshore, futures mines d'or de l'énergie allemande
Vendredi, 22/06/2007 - 00:00

Le «claim», c'est le nom donné à toutes les parcelles en Mer du Nord et Mer Baltique sur lesquelles des éoliennes offshore pourront être bâties. Ces parcelles, la plupart du temps réservées par de petites entreprises, peuvent alors se transformer en mine d'or. L'énergie éolienne est en effet un pilier de la politique de protection de l'environnement du gouvernement fédéral allemand. Et les grands groupes énergétiques, qui sont les seuls à avoir les moyens financiers pour réaliser ces projets gigantesques, se ruent alors sur ces parcelles.

Ainsi aura peut-être enfin lieu l'éclosion tant attendue de l'énergie offshore. «La demande pour ce genre de projets est très grande, et cela peut devenir très lucratif pour les petites entreprises», explique le directeur de l'agence de l'énergie allemande Stephan Kohler. Et de citer comme exemple le géant de l'énergie Vatenfall, qui a récemment acheté à la petite entreprise pour l'énergie et l'écologie (GEO) une grande parcelle à 70 km au large de l'île de Sylt, où 800 megawatts pourront être produites. Le numéro un allemand de l'énergie EON a quant à lui déjà fait l'acquisition de quatre parcelles en Mers du Nord et Baltique.

C'est que l'Allemagne, longtemps à la traîne dans le domaine des éoliennes offshore, s'est lancée un défi de taille : produire d'ici 2020 -comme en ont décidé les Vingt-sept de l'Union européenne-- 20 % de son énergie grâce aux énergies renouvelables. Une chance pour l'éolien en mer, où le vent souffle plus fort et où les turbines ne dérangent personne. Mais avant de s'implanter, il faut trouver le terrain, un travail délégué à de nombreuses petites entreprises, comme WPD, leader dans le financement et l'installation de parcs éoliens. Et ce n'est pas si simple : il ne faut pas être trop proche des côtes, qui sont souvent des zones naturelles protégées, ni trop loin, où la mer est trop profonde.

Et une fois que l'endroit adéquat a été trouvé, il reste encore deux ans de travail à le parcourir sans cesse en bâteau, à analyser les trajectoires de vol des oiseaux migrateurs ou à compter le nombre de marsouins, explique Christian Schnibbe de WPD. Malgré toutes ces difficultés, les autorités ont déjà accordé des autorisations pour l'installation de 24 000 MW en mer, alors que 10 000 sont suffisantes pour atteindre les objectifs fixés à l'horizon 2020.

Cyberpresse

Une pile à combustible comme du tissu
Vendredi, 22/06/2007 - 00:00

Le laboratoire du professeur Wakisaka de l'université d'Osaka a développé une pile à combustible de type PEFC (Polymer Electrolyte Fuel Cell) sous forme de feuillet, appelée "Power Sheet". Le prototype de 3 cm2 pèse 0.7g et sa production électrique est de 1 W/g. Les différentes couches composant la pile sont chauffées puis assemblées, ce qui a permis d'éliminer les pièces métalliques habituelles et donc d'alléger le produit. Les électrodes sont de type Pt/C pour la cathode et Pt-Ru/C pour l'anode. Elles sont séparées par une membrane protonique type Aciplex-S dans un électrolyte. Le courant généré est directement récupéré par un collecteur poreux en titane plaqué or. L'épaisseur globale de la pile est de 0,4 mm.

L'hydrogène est insufflé dans la face arrière de la pile et réagit avec l'oxygène atmosphérique pour générer de l'énergie. Il est également possible de remplacer la source d'H2 par un dispositif développé par le même laboratoire, générant de l'hydrogène grâce à un polymère et de la poudre de calcium (cf. brève 442/ENV/1492 du 27/04/07). Cette pile pourra être employée dans l'électroménager outdoor, type lampe ou réfrigérateur de camping. Elle pourra également servir de source d'énergie pour les petits robots d'intervention en cas de catastrophe naturelle.

BE Japon

Transmettre le courant sans fil grâce à la RMN
Vendredi, 22/06/2007 - 00:00

Une équipe de chercheurs américains, dirigée par Marin Soljacic et André Kurs, a réussi à transmettre un courant électrique sans fil, grâce au phénomène de résonance magnétique nucléaire. Après avoir théorisé et simulé sur ordinateur leur procédé l'année dernière, Soljacic et ses collègues sont passés à l'acte. Ils ont réussi à allumer une ampoule de 60 W à partir d'une source d'énergie située à plus de deux mètres, sans connexion physique entre les deux. De précédentes méthodes de transmission de l'électricité sans fil ont déjà été testées -l'idée est très ancienne- et certaines utilisent des radiations électromagnétiques. Cependant la déperdition est très élevée et le procédé inefficace.

Les physiciens du MIT ont préféré se passer des radiations et mettre à profit le principe de la résonance : deux objets qui ont la même fréquence de résonance peuvent échanger de l'énergie sans interagir avec d'autres objets environnants. L'exemple le plus connu de résonance est l'enfant sur sa balançoire : s'il donne des impulsions qui coïncident avec l'oscillation naturelle de la balançoire, l'énergie apportée par l'enfant va amplifier le mouvement de la balançoire.

Les chercheurs ont conçu deux aimants de cuivre dont les fréquences sont couplées. L'émetteur est relié à la source d'énergie, le receveur à l'ampoule. Les objets placés entre les deux ne bloquent pas la transmission puisqu'ils n'ont pas la même fréquence, expliquent les chercheurs. Autre avantage : la résonance magnétique interagit très peu avec les organismes vivants, contrairement à un champ électrique. Avec ce procédé, Marin Soljacic estime qu'un ordinateur portable peut fonctionner dans une pièce sans avoir besoin d'être branché. D'autres appareils pourraient également être rechargés sans fil : téléphones, PDA...

Science

^ Haut
Espace
Espace et Cosmologie
Un océan a pu recouvrir une partie de Mars dans le passé
Vendredi, 22/06/2007 - 00:00

Des scientifiques américains ont montré qu'un océan a bien pu recouvrir une partie de la planète Mars dans un lointain passé et que le principal argument invalidant cette hypothèse était contestable. Les astronomes connaissent depuis longtemps ces formations géologiques, formant anneau autour des grandes plaines septentrionales de la planète rouge, qui évoquent irrésistiblement les traces d'un ancien rivage. La mer ainsi délimitée aurait occupé près du tiers de la surface de Mars.

Mais selon les détracteurs de cette hypothèse, le niveau d'une telle mer n'aurait pas été horizontal : par endroits, le rivage est en effet jusqu'à 2,5 kilomètres plus élevé que le niveau attendu de l'eau. Pour J. Taylor Perron (Université Harvard) et ses collègues, cette embarrassante anomalie pourrait tenir à une déformation du sol martien entraînée par des changements de l'axe de rotation de la planète. Un bouleversement qu'expliquerait l'histoire géologique tourmentée de Mars.

La région équatoriale de Mars est en effet dominée par le massif volcanique de Tharsis, un géant dix mille fois plus massif que le plus grand volcan terrestre (le volcan Mauna Loa à Hawaï), alors que Mars est huit fois moins volumineuse que la Terre. Tharsis s'est formée très tôt dans l'histoire de la planète rouge, peut-être il y a 3,8 milliards d'années, et donc assez nettement avant la formation de l'hypothétique océan martien.

Mais pour M. Perron, l'émergence de Tharsis pourrait avoir conduit, par contrecoup, à d'autres phénomènes géologiques extrêmes, comme la formation de la zone volcanique d'Elysium, la deuxième en importance de la planète, ou le remplissage du bassin d'impact d'Utopia. La planète rouge aurait donc dû retrouver un équilibre, à travers un basculement de son axe de rotation.

L'état actuel des franges des plaines septentrionales de mars "a été utilisé comme un argument fondamental" pour ne pas les considérer comme des rives et "pour semer le doute sur l'existence de mers sur Mars", note M. Perron. "Nos travaux confortent l'hypothèse que la topographie présente de Mars puisse ne pas être représentative de la topographie" d'une époque où la planète rouge était encore une "planète bleue", ajoute-t-il.

Nature

^ Haut
Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
L'industrie numérique prend le virage écologique
Vendredi, 22/06/2007 - 00:00

Cette fois çà y est : les géants du secteur informatique et numérique prennent résolument le virage écologique et s'engagent dans ce que les américains appellent les « clean technologies ».Le 13 juin, google et Intel ont ainsi rejoint l'initiative Climate Savers Computing, lancée par l'association World Wildlife Fund (WWF) qui regroupe déjà près d'une trentaine d'acteurs de l'industrie informatique, dont les poids lourds Dell, HP, IBM et Microsoft.

Le but de cette initiative est très concret : il s'agit d'économiser 5,5 milliards de dollars de dépenses énergétiques par an et réduire les émissions de gaz à effet de serre de 54 millions de tonnes annuelles à partir de 2010. Tel est l'objectif de Dell, HP, IBM, Lenovo, Fujitsu, Sun, ou encore AMD, qui se donnent pour mission de produire des ordinateurs plus économes.

Les éditeurs et acteurs comme Microsoft, la Fondation Linux, Canonical ou Yahoo, mais aussi des organisations d'utilisateurs (eBay, EMC, Starbucks, Unisys, des universités...) s'engagent à utiliser et promouvoir ces futurs outils plus respectueux de l'environnement et des ressources de la planète. "D'ici à 2010, la +Climate Savers Computing Initiative+ réduira les émissions de gaz à effet de serre d'un montant équivalent à la disparition de 11 millions de voitures ou à la fermeture de 500 centrales thermiques à charbon de 500 mégawatts chacune", a ajouté Pat Gelsinger, directeur général d'Intel.

L'ensemble des membres engagés dans le Climate Savers Computing devront suivre rigoureusement, voire dépasser les critères établis par la spécification Energy Star de l'EPA (Environmental Protection Agency), l'Agence fédérale américaine de protection de l'environnement. Laquelle, à travers la version 2007 de Energy Star, vise un rendement électrique d'au moins 80 % pour un ordinateur de bureau alors qu'il plafonne aujourd'hui à près de 50 % et 70 % pour les serveurs mono et bi processeurs, selon Urs Holzle, senior vice président de Google, chargé des opérations. D'ici 2010, la barre de rendement électrique sera élevée à 90 %, voire 92 % dans le cadre des serveurs contre 85 % actuellement.

Dans une démarche similaire, la firme Apple s'est engagée le mois dernier à produire des ordinateurs, des écrans et des iPod plus "verts", notamment en éliminant les produits polluants et toxiques des procédés de fabrication.

CSCI

Intel

Pluies tropicales et fonte des pôles : tout se tient !
Vendredi, 22/06/2007 - 00:00

En matière de climat, tout se tient et des événements apparemment éloignés et sans liens entre eux sont, en réalité, en interrelation. Des scientifiques de Kiel viennent ainsi de montrer que des modifications climatiques aux pôles ont des répercussions directes et rapides sur la température et les précipitations en régions tropicales : une augmentation de la température polaire est suivie d'une forte pluviométrie tropicale alors qu'à l'inverse, lorsque les températures chutent brusquement au Pôle Nord, l'Afrique manque d'eau.

Pour parvenir à cette conclusion, les géologues de Kiel ont analysé une carotte de 37 mètres de long, prélevée en 2003 au fond du Golfe de Guinée, au niveau des embouchures des fleuves Niger et Sanaga. Ils ont étudié des couches calcaires de foraminifères, une classe de protozoaires qui s'accumulent dans les fonds marins au cours des siècles et représentent de bons bio-indicateurs des changements environnementaux. Ces fossiles, ou plus précisément le ratio baryum/calcium dans leurs tests (aussi appelés, à tort, coquilles) donne une indication sur la part d'eau douce apportée par les fleuves dans le golfe de Guinée durant cette période. Ainsi, plus la proportion de baryum est importante, plus l'eau douce a rejoint la mer et donc plus les précipitations étaient importantes sur le continent.

Ces résultats ont été comparés aux données recueillies par carottage glaciaire au Nord du Groenland. Les conclusions montrent que les modifications pluviométriques extrêmes au-dessus de l'Afrique de l'Ouest n'ont nécessité que 40-50 ans pour s'établir et ont dans une large mesure suivi les changements climatiques polaires.

Le Docteur Syee Weldeab, auteur principal de l'étude et géologue à l'Institut Leibniz de Sciences Marines de l'Université de Kiel (IFM-GEOMAR) apporte la conclusion suivante : "On supposait jusqu'ici que les précipitations en Afrique de l'Ouest étaient déterminées principalement par l'irradiation solaire du continent. Cette théorie est correcte, toutefois, la preuve vient clairement d'être apportée que les moussons réagissent également de manière sensible aux modifications transitoires des calottes polaires. Ceci semble être particulièrement le cas pour les périodes chaudes, comme celle dans laquelle nous nous trouvons actuellement".

BE

La France pourrait économiser 2 millions de tonnes de CO2 en individualisant le chauffage
Vendredi, 22/06/2007 - 00:00

La France pourrait économiser 2 millions de tonnes de CO2, l'un des principaux gaz à effet de serre, en individualisant les frais de chauffage dans les logements collectifs, selon une étude parrainée par l'Ademe présentée le 12 juin 2007. La démarche se traduirait en outre par une économie d'énergie de 20 % dans les immeubles collectifs par rapport à leur consommation actuelle, a estimé l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) en présentant l'étude commanditée par le Syndicat de la Mesure, qui regroupe les entreprises assurant l'installation de ce type de service.

Près de cinq millions de logements pourraient être équipés de répartiteurs, qui permettent de relever la consommation de chauffage par appartement et même par radiateur. De même que l'installation de compteurs d'eau individuels, "la pose de répartiteurs incite les habitants à moins gaspiller le chauffage", relève l'Agence. Plus attentifs, ils réduisent les températures ou ferment les radiateurs en leur absence, lorsqu'ils aèrent ou pendant la nuit. "C'est un moyen simple et efficace de faire baisser la consommation d'énergie de façon significative", insiste Jean-Louis Plazy, directeur de l'Efficacité énergétique à l'Ademe.

L'étude qui a porté sur 260 logements répartis sur sept sites en banlieue parisienne et en province souligne l'importance des comportements individuels : 30 % des habitants déclarent avoir modifié leurs habitudes depuis que les frais de chauffage sont individualisés. La France est particulièrement à la traîne, par rapport au nord de l'Europe : seulement 10 % du parc de logements concernés est équipé de répartiteurs contre 95 % en Allemagne, 80 % en Autriche ou au Danemark et 70 % au Benelux.

Selon l'étude, les syndics d'immeubles sont réticents, jugeant que l'individualisation des frais de chauffage - qui suppose un relevé et un facture ajustée à chaque logement - constitue une charge de travail supplémentaire pour eux. Pourtant, depuis 1974 et à la suite du premier choc pétrolier, une loi impose le comptage individuel du chauffage en France, mais elle n'est assortie d'aucune sanction ou incitation. Et le diagnostic de performance énergétique des logements, qui fait déjà partie des informations obligatoires à fournir lors de la vente d'un logement, le sera également pour les bailleurs à partir du 1er juillet rappelle l'Ademe.

Afin de protéger le climat du réchauffement déjà en marche, la France s'est engagée à diviser par quatre ses émissions de gaz à effet de serre (GES) d'ici 2050. Sur 140 millions de tonnes par an, les émissions du secteur résidentiel/tertiaire représentaient en 2004 19 % du total, en augmentation de 22 % par rapport à 1990, tandis que celles de l'industrie (20 %) avaient baissé de 22 % pendant la même période.

Ademe

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Les cellules souches embryonnaires humaines peuvent se transformer en cellules cardiaques
Vendredi, 22/06/2007 - 00:00

Des chercheurs français ont démontré que des cellules souches embryonnaires humaines transplantées dans le coeur de rats se transformaient en cellules cardiaques. Des cellules souches embryonnaires humaines injectées chez des rats souffrant d'une insuffisance cardiaque se sont différenciées en cardiomyocytes, les cellules du muscle cardiaque, prouvant ainsi leur capacité à régénérer un coeur endommagé, expliquent des chercheurs français. Aucune tumeur ou inflammation, effets secondaires indésirables fréquents après ce genre de transplantation cellulaire, n'a été détectée, selon les chercheurs.

Les équipes de Michel Pucéat, chercheur à l'Inserm, et de Philippe Menasché, chirurgien cardiologue à l'hôpital Georges-Pompidou (APHP), avaient déjà montré que des cellules souches embryonnaires de souris pouvaient réparer les séquelles d'un infarctus chez les rats et les moutons.

L'équipe de Pucéat ayant été l'une des premières en France à recevoir l'autorisation de travailler sur des lignées de cellules souches embryonnaires humaines (CSEh), les chercheurs ont pu tester leur capacité régénératrice. Ils ont d'abord cultivé ces cellules avec un facteur de croissance (le BMP2) qui les prépare à se différencier. Ils les ont ensuite injectés dans les tissus cardiaques endommagés de rats.

Lorsque les cardiomyocytes, qui sont des cellules contractiles, sont détruites à cause d'un infarctus ou d'une pathologie cardiaque, le tissu élastique est remplacé par un tissu fibreux qui n'assure plus les fonctions normales du coeur. Lors de précédentes expériences, des cellules souches adultes ont été injectées pour régénérer le tissu cardiaque. Cependant, il n'a pas encore été démontré que ces cellules adultes étaient capables de se différencier en cardiomyocytes, précisent les chercheurs français.

Les CSEh en sont capables, précisent Michel Pucéat et ses collègues, qui publient leurs travaux dans la revue Stem Cells. Chez les rats ainsi traités, les cellules souches se sont transformées en cardiomyocytes et les tissus cardiaques abîmés ont commencé à se refaire une santé. La transplantation n'a pas déclenché la formation de tératomes, des tumeurs agressives qui sont l'un des effets indésirables possibles de l'injection de CSE. La sécurité du protocole devra encore être confirmée par d'autres études avant de pouvoir le tester sur des êtres humains. Jusqu'à présent, tous les essais cliniques menés sur l'homme ont été réalisés avec des cellules souches adultes.

Michel Pucéat a indiqué que l'étape suivante allait consister à faire des tests sur des singes avec des chercheurs spécialistes de la régénération, notamment osseuse (Service de santé des Armées, Brétigny-sur-Orge, Essonne).

Inserm

Leucémie : première découverte d'un gène de prédisposition
Vendredi, 22/06/2007 - 00:00

Des chercheurs américains ont découvert pour la première fois une mutation génétique qui « augmenterait les risques de développer une leucémie lymphoïde chronique ». Il s'agit de la plus commune des leucémies. Les travaux, codirigés par le Professeur Albert de la Chapelle et le Professeur John C. Byrd (Ohio State University Comprehensive cancer Center) sont porteurs d'espoirs. Pour la première fois en effet « nous avons réussi à isoler un gène directement lié à la leucémie lymphoïde chronique héréditaire », précise Albert de la Chapelle.

Concrètement, cette découverte majeure pourrait permettre à terme, d'identifier les sujets à risque de leucémie lymphoïde chronique. Elle pourrait également contribuer à l'élaboration de nouveaux traitements, moins lourds que ceux actuellement utilisés. La mutation mise à jour se trouve sur le gène DAPK1. Et ce n'est pas un hasard. « Ce gène est impliqué dans la destruction des cellules avant qu'elles ne deviennent cancéreuses ».

Cell

Cancers du sang : un nouveau traitement bientôt à l'essai
Vendredi, 22/06/2007 - 00:00

Un nouveau traitement potentiel anti-cancéreux devrait faire rapidement l'objet d'un essai clinique contre certaines formes de leucémies et de cancers des ganglions appelés lymphomes, selon une recherche de l'Institut Curie à Paris.

Ce projet s'appuie sur la découverte d'une nouvelle stratégie thérapeutique pour traiter ces tumeurs du système "hématopoïétique" qui assure le renouvellement des cellules du sang. Les chercheurs (CNRS-Institut Curie) dirigés par Jacques Ghysdael ont montré qu'une enzyme, la calcineurine, est activée de façon durable dans les cellules de lymphomes et de certaines leucémies aiguës lymphoïdes (LAL) et que son activation est "cruciale pour le maintien de l'activité tumorale" de plusieurs lymphomes et leucémies aiguës lymphoïdes (LAL).

Or, la calcineurine, en raison de son rôle dans le rejet des greffes d'organes, est déjà la cible thérapeutique de deux médicaments immunosuppresseurs utilisés chez des patients, la cyclosporine A et le FK506 (également dénommé tacrolimus). Les chercheurs viennent de montrer à l'aide de tests expérimentaux que l'inhibition de la calcineurine par la cyclosporine A ou le FK506 entraîne la mort de ces cellules cancéreuses lymphoïdes et une régression tumorale. "Un essai clinique devrait rapidement débuter à l'Institut Curie pour évaluer le potentiel de cette nouvelle stratégie thérapeutique, et en particulier du FK506, pour le traitement des lymphomes", précise l'institut. Des résultats intermédiaires de tolérance et d'efficacité sont attendus dès l'année prochaine.

Les lymphomes se développent généralement à partir de globules blancs appelés lymphocytes qui contribuent à la défense de l'organisme contre les agents pathogènes. On distingue deux grandes catégories selon les cellules impliquées et la capacité d'évolution de la tumeur : les lymphomes non hodgkiniens (9.000 personnes en France), qui font partie des cancers dont la fréquence a le plus augmenté ces dernières années, et la maladie de Hodgkin, plus rare (1.300 cas en France), qui touche surtout de jeunes adultes.

Alphagalileo

Radiothérapie des cancers du sein : séances plus courtes mais tout aussi efficaces !
Vendredi, 22/06/2007 - 00:00

Il est tout à fait possible de réduire de 25 à 13 le nombre de séances de radiothérapie après traitement chirurgical de cancers du sein, sans pour autant compromettre la qualité des résultats cliniques. Avec en contrepartie un confort très supérieur pour les patientes... et une réduction des coûts très appréciable.

Ces conclusions ressortent d'une étude de phase 3, menée en Ecosse, sur un échantillon de plus de 4.500 malades et avec un recul de 6 ans. Dans le cas d'espèce, le doute ne semble en effet pas permis. John A. Dewar et ses collaborateurs à Dundee en Ecosse, ont en effet évalué différents protocoles de radiothérapie auprès de 2 groupes de 2 236 et 2 215 femmes respectivement, opérées à la suite de cancers du sein invasifs. Traitées les unes en 25 et les autres en 13 séances, ces patientes ont bénéficié de résultats en tous points comparables, sans augmentation du taux de rechutes. Les séquelles esthétiques et les effets secondaires à la radiothérapie ont par ailleurs, été réduits chez les femmes qui avaient subi le moins grand nombre de séances.

Cette approche a eu d'autres effets induits, qui la font plébisciter des malades... et sans doute bientôt des organismes de financement. En particulier une réduction conséquente des dépenses liées aux déplacements au centre hospitalier, lesquels se font généralement en véhicule sanitaire. En outre, ces techniques permettaient enfin d'augmenter le nombre de malades traitées, à infrastructures et équipes identiques...

ASCO

Testostérone et espérance de vie : les liens se dévoilent
Vendredi, 22/06/2007 - 00:00

Une équipe américaine, dirigée par Gail Laughlin (University of California, Sans Diego), a analysé les dossiers de 795 patients de sexe masculin qui tous, avaient participé dans les années 1970 à une vaste étude épidémiologique. L'objectif était de déterminer si une baisse particulièrement importante de leur taux de testostérone -l'hormone sexuelle masculine- avait pu influer sur leur espérance de vie. Les résultats sont clairs : « Chez les hommes de plus de 50 ans, une baisse anormale du taux de testostérone est susceptible d'augmenter le risque de mortalité ». En revanche, une supplémentation en testostérone n'a pas permis de diminuer ce risque.

C'est la conclusion d'un travail américain qui a englobé près de 800 patients. « Sur 18 ans, les hommes présentant les baisses de taux les plus prononcées ont eu un risque de mortalité plus élevé que la moyenne », précise Gail Laughlin. Un sur-risque qui peut monter jusqu'à... 33 % dans certains cas. En revanche et c'est peut-être là le plus intéressant, la supplémentation hormonale en testostérone n'a entraîné « aucune » diminution de ce sur-risque. D'autres travaux seront donc nécessaires pour lever le voile sur l'influence exacte de la testostérone sur l'espérance de vie des plus de 50 ans.

ML

Des aliments thérapeutiques à consommer à domicile : nouvelle arme contre la malnutrition
Vendredi, 22/06/2007 - 00:00

Selon l'ONU, la consommation d'aliments thérapeutiques à domicile, en association avec le traitement traditionnel dispensé dans les hôpitaux, peut permettre des progrès décisifs dans la prise en charge des 20 millions de moins de cinq ans en état de malnutrition aiguë sévère dans le monde.

Une déclaration commune de l'Organisation mondiale de la santé , du Programme alimentaire mondial , du Comité permanent de la nutrition du système des Nations Unies (CPN) et de le Fonds des Nations Unies pour l'enfance , montre que les trois quarts environ des enfants atteints de malnutrition aiguë sévère - ceux qui ont bon appétit et ne souffrent pas de complications médicales - peuvent être traités chez eux avec des aliments thérapeutiques prêts à l'emploi (RUTF). « Les 20 millions d'enfants de moins de cinq ans qui souffrent aujourd'hui de malnutrition aiguë sévère ont un besoin urgent de traitement », a dit le Docteur Margaret Chan, Directrice générale de l'OMS.

Les enfants sont traités par des agents de santé avec des médicaments oraux de base et reçoivent assez d'aliments thérapeutiques prêts à l'emploi pour durer une semaine. Pendant ce temps, les parents apprennent à aider les enfants atteints de malnutrition et à repérer les signes de danger. « Les aliments thérapeutiques prêts à l'emploi ont prouvé leur efficacité contre la malnutrition aiguë sévère chez les enfants », a déclaré la Directrice générale de l'UNICEF, et présidente du CPN, Ann M. Veneman.

Elle a rappelé que « la malnutrition joue un rôle dans quelque 53% des décès d'enfants de moins de cinq ans, et ces interventions sont donc un outil important pour diminuer les taux de mortalité des enfants ». Ces aliments, qui sont agréables au goût, mous et faciles à écraser et à haute teneur énergétique, peuvent être consommés par les enfants de plus de six mois sans qu'il soit nécessaire d'y ajouter de l'eau, ce qui réduit le risque d'infection bactérienne. Ils offrent les éléments nutritifs nécessaires pour traiter chez lui un enfant qui souffre de malnutrition, même en l'absence de réfrigération et même dans des conditions d'hygiène non optimale. La technologie nécessaire à la production de ces aliments thérapeutiques prêts à l'emploi est relativement simple et pourrait être utilisée dans tous les pays qui enregistrent des taux élevés de malnutrition aiguë sévère.

Longtemps, la réponse à la malnutrition aiguë sévère a consisté à orienter les enfants atteints vers un hôpital ou un centre de soins spécialisés où l'on nourrit le patient avec des régimes spéciaux à base de lait. Certes, ce traitement est efficace mais il se peut que les familles n'aient pas facilement accès à ce genre de centre de santé dans les pays les plus pauvres, là où vivent la majorité des enfants atteints de malnutrition aiguë sévère. Le traitement à l'hôpital ou dans un de ces centres de soins spécialisés peut être impossible pour des parents qui ne sont tout simplement pas en mesure de quitter leur domicile pendant plusieurs semaines. En plus, les enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère sont particulièrement exposés aux risques d'infection dans des hôpitaux souvent surpeuplés car leur système immunitaire est affaibli.

Si la prise en charge communautaire de la malnutrition aiguë sévère était appliquée à vaste échelle et si elle était correctement associée au traitement en milieu hospitalier, elle pourrait prévenir chaque année le décès de centaines de milliers d'enfants. Cette approche a déjà permis d'améliorer considérablement les taux de survie des enfants atteints de malnutrition grave dans des pays en proie à une situation d'urgence, comme l'Ethiopie, le Malawi, le Niger et le Soudan. Le but consiste maintenant à élargir cette approche pour atteindre les enfants atteints de malnutrition aiguë sévère qui vivent dans des communautés qui ne sont pas plongées dans des situations d'urgence, qui sont encore plus nombreux. La malnutrition aiguë sévère tue chaque année un million d'enfants selon les estimations - soit un enfant toutes les trente secondes. Ces enfants risquent jusqu'à 20 fois plus de mourir que des enfants bien nourris.

ONU

Un riz transgénique pourrait servir de vaccin oral contre le choléra
Vendredi, 22/06/2007 - 00:00

Les vaccinations de demain seront peut-être effectuées en mangeant du riz. Une équipe japonaise a publié, lundi 11 juin, dans les Comptes rendus de l'Académie nationale des sciences américaine (PNAS) un article présentant un prototype de vaccin par voie muqueuse. Administré oralement, ne nécessitant pas d'injection, pouvant rester à température ambiante pendant plus d'un an et demi et n'étant pas détruit par les enzymes digestives, il a été testé chez la souris. Ce procédé de vaccination au moyen de riz génétiquement modifié pourrait représenter une voie prometteuse pour les pays du Sud.

Une partie des agents infectieux pénètre dans l'organisme en traversant une muqueuse. C'est le cas aussi bien pour le VIH, le virus grippal ou le vibrion agent du choléra, qui s'introduisent respectivement par les muqueuses génitale, respiratoire ou digestive. Il serait particulièrement intéressant de pouvoir développer une réponse immunitaire locale, au niveau même de cette porte d'entrée. La plupart des vaccins utilisés actuellement sont injectés et induisent la formation d'anticorps dans tout l'organisme, mais pas au niveau des muqueuses.

C'est dans cette optique que l'équipe d'Hiroshi Kiyono (université de Tokyo) a travaillé à la mise au point d'un riz génétiquement modifié pour que l'ADN de ses grains exprime un antigène. L'antigène utilisé pour la démonstration a été la sous-unité "B" de la toxine du choléra (CTB). Chaque grain contenait ainsi 30 microgrammes de CTB, qui se sont montrés résistants à une enzyme, la pepsine. Cela semble indiquer que l'antigène pourrait résister aux conditions d'acidité de l'estomac et de l'intestin.

Le riz, utilisé sous forme crue, réduit en poudre et mis en suspension, a ensuite été introduit chez les souris directement dans une anse intestinale comprenant dans sa paroi des formations lymphoïdes riches en cellules immunitaires, les plaques de Peyer. Les chercheurs ont constaté que le vaccin muqueux porté par le riz était capable d'y induire la production d'anticorps (immunoglobulines A, IgA) spécifiques de l'antigène. Le vaccin s'est également révélé plus stable que la seule sous-unité purifiée utilisée comme antigène. Enfin, l'équipe de scientifiques a montré que la CTB exprimée par le riz transgénique entraînait une immunité protectrice contre la toxine cholérique.

Théoriquement, le procédé a beaucoup d'avantages. Il serait moins onéreux que la production industrielle. Si le vaccin est exprimé par les composants de la plante, il n'y aurait pas besoin de le purifier. Le système minimiserait les risques de contamination liés au matériel d'injection. Ne nécessitant pas le recours à une chaîne du froid, comme c'est le cas pour les vaccins actuels, ce nouveau procédé représenterait une option particulièrement adaptée aux pays du tiers monde.

LM

Un tout petit noyau au centre du cerveau contrôle nos comportements moteurs et affectifs
Vendredi, 22/06/2007 - 00:00

Une équipe de chercheurs de l'Inserm dirigée par Luc Mallet et Jérôme Yelnik, en collaboration avec le CEA/SHFJ1, vient de démontrer que les noyaux subthalamiques du cerveau, bien que de très petite taille traitent de façon intégrée des informations de nature différente : motrices, cognitives et émotionnelles. Une hypothèse nouvelle du fonctionnement complexe de cette zone, pas plus grosse qu'un haricot, a pu être proposée grâce à l'observation en imagerie de deux patients souffrant de la maladie de Parkinson et traités par une technique de neurochirurgie.

La Stimulation Cérébrale Profonde est une technique neurochirurgicale qui consiste à implanter deux électrodes dans deux noyaux situés dans la profondeur du cerveau, les noyaux subthalamiques, et à les relier à un stimulateur qui délivre un courant électrique continu. La stimulation électrique court-circuite les séquences de signaux électriques anormaux émis par le cerveau et responsables de la maladie de Parkinson. Cette intervention permet de faire disparaître les symptômes de la maladie : perte de l'initiation motrice (akinésie), rigidité excessive des muscles (hypertonie) et tremblement. Certains patients présentent lors de la stimulation une modification majeure, réversible et reproductible de leur état psychique appelé « hypomanie ». L'hypomanie consiste en une exagération de l'état psychique normal du sujet qui devient hyperactif, insomniaque, éventuellement plus irritable.

C'est à partir de l'observation de ces symptômes que les chercheurs de l'Inserm ont suggéré que ces noyaux avaient un rôle plus important que celui qui leur était jusqu'alors attribué (traitement des informations motrices). Pour que le mécanisme de cette modification psychique puisse être analysé en détail, deux patients ont accepté d'être soumis à un scanner du cerveau pendant l'activation du seul contact de l'électrode déclenchant cet état (l'électrode en comporte quatre distants de 2 mm). Les régions du cerveau activées ou inhibées dans l'état d'hypomanie ont ainsi été mises en évidence.

Puis les chercheurs, sur la base des connaissances qu'ils ont de l'organisation du noyau subthalamique, ont démontré comment ce noyau, bien que de très petite taille (10 x 6 x 3mm), peut recevoir et traiter des informations de nature différente : des informations motrices (ce qui explique l'efficacité de la stimulation cérébrale profonde dans le traitement des signes moteurs de la maladie de Parkinson), des informations cognitives, c'est-à-dire le contenu sémantique, social et intellectuel de nos comportements, et des informations émotionnelles qui colorent invariablement en plus ou en moins chacun de nos comportements.

Cette découverte majeure permet en premier lieu de mieux comprendre comment notre cerveau participe à l'élaboration et à l'exécution de nos comportements et démontre en particulier le rôle crucial que joue le noyau subthalamique dans ce domaine. Elle propose ainsi un cadre explicatif aux modifications comportementales et émotionnelles parfois observées lors de l'utilisation de cette technique chez les patients atteints de la maladie de Parkinson. Elle devrait aussi permettre de mieux maîtriser les effets de la Stimulation Cérébrale Profonde.

Inserm

Parkinson : un nouveau médicament prometteur
Vendredi, 22/06/2007 - 00:00

Un médicament contre l'hypertension testé sur des souris de laboratoire pourrait ralentir et même stopper l'évolution de la maladie de Parkinson, offrant un nouvel espoir thérapeutique, selon les travaux de chercheurs américains publiés dans la revue britannique Nature. L'isradipine, commercialisé notamment pour le traitement de l'hypertension artérielle, "rajeunit" en quelque sorte les vieilles cellules à dopamine, celles dont la mort cause la maladie, selon les auteurs. Ces résultats sont jugés si prometteurs que l'équipe de chercheurs projette de conduire des essais sur des volontaires humains.

La maladie, décrite en 1817 par le médecin britannique James Parkinson, est une affection neurologique liée à la destruction progressive de certaines cellules du cerveau produisant de la dopamine, un messager chimique qui intervient dans le contrôle de la motricité. Elle touche 1 à 2 % des plus de 65 ans et 3 à 4 % des plus de 75 ans. En France, 100.000 personnes en sont atteintes (environ 1 million aux USA) et 10.000 nouveaux cas sont répertoriés chaque année. Le syndrome parkinsonien est caractérisé par l'association de trois signes principaux : un tremblement de repos, qui se manifeste chez deux-tiers des patients, une raideur des muscles (ou rigidité, ou hypertonie), une lenteur des mouvements (akinésie).

"Notre espoir est que ce médicament protège les neurones dopaminergiques, et qu'en le prenant suffisamment tôt, la maladie ne se développera pas, même chez les gens à risque", s'enthousiasme le professeur James Surmeier (Chicago) responsable de l'étude. "Si l'isradipine permettait de doubler ou tripler la période efficace de la L-dopa", un traitement du Parkinson dont les effets s'amenuisent avec le temps, "ce serait une grande avancée", estime-t-il. "Il n'y a pas eu de progrès majeur dans le traitement pharmacologique du Parkinson en trente ans", relève-t-il.

Les chercheurs ont examiné l'activité électrique des neurones à dopamine qui génèrent sans cesse des signaux électriques pour faire leur travail. Ils ont ainsi découvert qu'à l'âge adulte, ces neurones dépendaient de plus en plus des ions calcium pour produire des signaux électriques, une dépendance gourmande en énergie et qui les exposerait à un stress répété épuisant.

L'isradipine bloque les canaux de passage du calcium situés à la surface de ces cellules nerveuses. Quelques heures après son administration, les neurones se remettent à utiliser le sodium comme de jeunes neurones. Ils deviennent en outre moins vulnérables à des toxines pouvant les détruire.

Nature-

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