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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 532
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 29 Octobre 2009
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Egalement dans ce numéro
TIC
Le gouvernement autorise de nouvelles démarches administratives en ligne
De l'intelligence collective pour réduire sa consommation d'énergie
Amazon transforme les PC en lecteurs d'e-books
Le portable va permettre l'encaissement de chèques à distance
Les biens virtuels, aussi légitimes que les biens physiques
La réalité augmentée arrive sur les téléphones portables
Emission de radio en direct par WiMAX
Matière
Dix secondes pour recharger une batterie !
Espace
Arès I-X réussit son vol d'essai
Terre
Le réchauffement de la Terre est confirmé
7 % des émissions de gaz à effet de serre des États-Unis pourraient être réduites par des mesures simples
De plus en plus de villes se mettent au vert
Vivant
Une grande avancée dans la compréhension du mécanisme d'initiation de la transcription génétique
Prostate : vers des traitements moins agressifs
La thérapie génique fait ses preuves contre la cécité
Trop de protéines nuit au cerveau
Les biobanques se multiplient
L'espérance de vie mondiale pourrait gagner cinq ans
Corriger les troubles mémoriels causés par l'insomnie
Recherche
Chronomove® : Fluidifier les déplacements dans les métropoles
Edito
le virus, maillon essentiel du vivant



En mars dernier, j'évoquais dans mon éditorial la découverte d'un mécanisme remarquable et totalement inconnu jusqu'alors permettant à un virus d'infecter un autre virus.

Confirmant cette fois le rôle central des virus dans l'évolution du génome humain, des chercheurs français viennent à présent d'apporter la démonstration que les mammifères doivent à des gènes viraux une faculté indispensable à leur reproduction : la formation du placenta. En outre, on sait désormais qu'environ 8 % de l'acide désoxyribonucléique (ADN) d'Homo sapiens est composé de séquences transmises par des virus à ses ancêtres. On peut d'abord s'étonner de la présence de séquences génétiques virales dans les chromosomes de l'homme. Les virus en cause appartiennent à une catégorie bien particulière de ce bestiaire : ce sont des rétrovirus - dont le représentant le plus tristement célèbre est le VIH, responsable du sida.

"Les rétrovirus ont cette propriété remarquable d'intégrer leur patrimoine génétique aux chromosomes de la cellule-hôte, explique Heidman (Institut Gustave-Roussy, CNRS, université Paris-XI), coauteur de ces travaux. Ainsi, lorsque la cellule infectée est une cellule germinale - spermatozoïde ou ovule -, le patrimoine génétique viral est transmis à la descendance de l'individu infecté."

Habituellement, les séquences génétiques ainsi passées d'un rétrovirus à un organisme vivant ne sont pas "exprimées" par celui-ci. C'est-à-dire qu'elles ne conduisent pas à la synthèse de protéines : elles demeurent, en somme, silencieuses.

Mais parfois, ces gènes s'activent et chez l'homme, deux gènes d'origine rétrovirale, introduits chez les primates voilà quelque 40 millions d'années, codent pour des molécules appelées syncytines, et qui sont présentes dans le placenta. "Nous avons d'abord recherché chez la souris les gènes homologues, qui se sont révélés avoir été introduits il y a environ 20 millions d'années, raconte M. Heidmann.

Puis nous avons manipulé les souris de manière à "éteindre" les gènes en question. Les souris chez lesquelles ces séquences étaient inactivées ne pouvaient mener à bien une gestation pour cause de placenta non fonctionnel." Voilà qui démontre le caractère nécessaire de ces gènes dans la placentation.

Les virus ont sans doute transmis une autre propriété aux organismes placentaires : celle de l'immunosuppression. En "désactivant" le système immunitaire localement et temporairement, cette propriété permettrait le développement du foetus in utero sans susciter de rejet de la part de la mère.

Le placenta est en effet un organe foetal et non un organe maternel. Un corps étranger, en quelque sorte, qui demeure toléré pendant la gestation.

Ces découvertes montrent que la placentation pourrait être, pour une large part, mise au crédit du monde viral - dont les biologistes se demandent s'il faut ranger les représentants parmi les organismes vivants ou parmi les assemblages inertes de macromolécules. Voilà qui prend à contre-pied l'idée simple selon laquelle les virus ne participeraient à l'évolution des espèces qu'en éradiquant sporadiquement des individus, participant ainsi aux mécanismes de sélection naturelle. "La question qui se pose est en effet de savoir comment un événement aussi rare et accidentel que l'entrée d'un rétrovirus dans une cellule germinale peut jouer un rôle déterminant dans l'émergence d'un phénomène biologique aussi crucial que la placentation", ajoute M. Heidmann.

A cette interrogation, les auteurs répondent par une hypothèse audacieuse mais logique: l'apparition des mammifères et de leur mode de reproduction a sans doute été suscitée par l'introduction, dans le génome de leur ancêtre commun, d'un rétrovirus primordial.

On le voit, les virus n'ont décidemment pas fini de nous étonner et semblent bien jouer un rôle fondamental dans le mécanisme d'évolution du vivant et dans l'apparition de caractéristiques biologiques et génétiques spécifiques aux mammifères, notamment en matière de reproduction.

René Trégouët

Sénateur honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


TIC
Information et Communication
Le gouvernement autorise de nouvelles démarches administratives en ligne
Vendredi, 30/10/2009 - 00:00

150 000 Français ont déjà ouvert un compte sur Mon service public. Ce guichet virtuel mis en place l'année dernière seulement, permet de stocker des fiches pratiques et de mémoriser le nom des contacts dans les différents services administratifs. Mais il sert aussi de coffre-fort virtuel pour conserver les données personnelles et les pièces justificatives utiles pour effectuer des démarches en ligne comme une demande de RSA, une notification de changement d'adresse, une demande d'acte d'état-civil... Cet espace permet aussi de suivre l'avancée de ses démarches. Une quinzaine d'organismes sont déjà accessibles sur Mon.service-public.fr, et la Caisse nationale des allocations familiales vient de les rejoindre.

Du côté des améliorations à venir, le gouvernement annonce quinze mesures destinées à simplifier les démarches administratives. Cinq seulement concernent directement les particuliers (les autres s'adressent aux entreprises et aux associations, comme les demandes d'agrément et de subvention pour ces dernières).

Elles portent sur l'inscription aux listes électorales par Internet (un privilège jusqu'à présent réservé aux habitants d'Aixe-sur-Vienne, du Havre et d'Issy-les-Moulineaux), le recensement des jeunes de plus de 16 ans, la déclaration de perte de papiers d'identité et leur renouvellement, l'ouverture des droits pour les personnes handicapées et enfin la centralisation des déclarations auprès des administrations en cas de décès d'un proche. Ces nouvelles procédures en ligne devraient être mises en place en 2010.

Un groupe de travail, dirigé par le député Franck Riester, vient d'être constitué. Il devra remettre d'ici à la fin de l'année des propositions de nouveaux services en ligne en adéquation avec les besoins et les modes de vie des Français.

OINet

De l'intelligence collective pour réduire sa consommation d'énergie
Vendredi, 30/10/2009 - 00:00

En matière d'énergie, les conseils des internautes sont plus efficaces que les rapports officiels, avancent des chercheurs de l'université du Vermont. Partant de ce principe, ils ont développé une plate-forme communautaire destinée à réduire la consommation des Américains. Baptisée EnergyMinder, elle combine les ressources des internautes avec celles de la machine. L'idée est simple : afin de réduire sa consommation d'énergie, il faut d'abord comprendre pourquoi on en consomme autant. L'utilisateur doit d'abord rentrer dans le système les informations concernant le montant de ses factures mensuelles. L'algorithme classe du coup la personne selon son profil de consommateur.

Le relais est ensuite pris par les internautes : le site affiche en effet des questions supplémentaires adaptées à la situation de l'utilisateur : Quelle est la surface de votre habitat ? Combien de personnes y résident ?

Toutes ces questions étant proposées par les internautes et les membres du projet. "Plusieurs facteurs peuvent influencer la consommation d'énergie", explique à L'Atelier Josh Bongard, responsable du projet. "Par exemple, le nombre de petits enfants dans la famille, ou encore la quantité de fenêtres exposées au soleil". Plus l'utilisateur répond aux questions, plus le résultat est précis. La machine propose ensuite un graphique interactif et détaillé, qui permet d'identifier les facteurs augmentant la consommation d'énergie. Mais aussi de comparer ses résultats avec ceux des autres. "Si l'on sait que l'on consomme plus que le voisin, on a envie de savoir pourquoi", poursuit Josh Bongard. Ainsi que comment réduire sa facture".

Sur cette étape, l'utilisateur peut décider de s'adresser à la communauté pour poser des questions, solliciter des réponses et partager des idées. "Les réseaux sociaux permettent aux gens de travailler ensemble afin de trouver une explication à leurs questions", conclut le professeur. Toute personne ayant plus de dix-huit ans peut participer au projet, en s'inscrivant sur le site. Les informations collectées sont anonymes et confidentielles.

CEMS

Amazon transforme les PC en lecteurs d'e-books
Vendredi, 30/10/2009 - 00:00

Amazon vient d'annoncer qu'il a développé un logiciel, le Kindle for PC, capable de transformer n'importe quel PC en lecteur de livres numériques. La version bêta sera disponible dès le mois prochain, en téléchargement gratuit sur le site. Il est possible de s'inscrire dès maintenant pour être averti de sa mise en ligne.

Le logiciel est gratuit et s'adresse à tous les utilisateurs de PC fonctionnant avec Windows XP, Vista ou Windows 7. C'est d'ailleurs lors d'une présentation du nouveau système d'exploitation de Microsoft, à New York, que le Kindle for PC a été officiellement dévoilé (voir la vidéo de démonstration en fin d'article).

Le logiciel tire en effet parti de la technologie multipoint intégrée à windows 7, qui permet aux détenteurs d'un écran tactile de zoomer ou de faire défiler les pages d'un livre d'un mouvement des doigts sur l'écran. Pour les autres, les manipulations se feront de manière plus classique, à la souris.

Tous les utilisateurs du Kindle for PC devront passer par la librairie d'Amazon dédiée aux livres électroniques, le Kindle Store, pour acheter l'un des 360 000 e-books, en anglais, au prix moyen de 10 dollars par titre.

Après cela, ils pourront en commencer la lecture sur leur PC. Puis l'interrompre au bout de quelques pages et la reprendre, à l'endroit exact où ils se seront arrêtés, sur un Kindle, un iPhone ou iPod Touch équipés de ll'application Kindle for Iphone. Ce système de synchronisation, qu'Amazon nomme Whispersync, permet aussi de retrouver les annotations et les passages surlignés sur un livre électronique, quel que soit le support de lecture.

OINet

Le portable va permettre l'encaissement de chèques à distance
Vendredi, 30/10/2009 - 00:00

Les services de RDC (pour Remote Deposit Capture) étaient jusqu'ici plutôt réservés aux clients professionnels des banques. Plus pour longtemps, selon Celent. Le cabinet souligne dans une étude que l'utilisation du mobile est de nature à favoriser son extension aux particuliers et aux petites entreprises. Pourquoi ? Tout simplement parce que pour cet usage, le téléphone est utilisé à la fois comme scanner - grâce à l'appareil photo - et comme interface d'envoi. Du coup pour les chercheurs, tout converge pour faire de l'encaissement de chèques par mobile un succès.

D'une part, l'infrastructure est en place : plus de trois quarts des institutions financières américaines sont équipées d'appareils de vérification des chèques numérisés. D'autre part, les téléphones équipés d'appareil photo d'une résolution de 2 méga pixels (la résolution minimale pour le RDC) se banalisent. Plus de 70 % des foyers américains en possèdent. Plutôt que de conserver leurs chèques durant des semaines ou des mois, les clients pourront avoir recours à l'encaissement à distance. Soit par mobile, mais aussi depuis leur domicile en utilisant un scanner. Les banques y ont tout intérêt : un chèque non encaissé, c'est de l'argent qui ne travaille pas pour elles.

Atelier

Les biens virtuels, aussi légitimes que les biens physiques
Vendredi, 30/10/2009 - 00:00

Avec le succès des réseaux sociaux et des communautés en ligne, il n'est pas étonnant que la consommation aussi se virtualise", affirme à L'Atelier Vili Lehdonvirta. Le chercheur finlandais est l'auteur d'une étude sur la consommation des biens virtuels pour l'Institut des Technologies d'Helsinski.

Et selon lui, l'achat de ces produits n'est plus de l'ordre du simple divertissement. Les consommateurs dépensent de l'argent dans des biens virtuels pour des raisons similaires à celles qui les poussent à s'en offrir dans le monde "réel". "Ils cherchent à affirmer leur statut social et à marquer leur identification à un groupe", explique le chercheur. "Par exemple, les fans de football vont acheter un maillot virtuel de leur équipe". Le marché s'annonce en tout cas juteux. "En Asie du Sud-Est, il représente déjà 5 milliards de dollars", affirme Vili Lehdonvirta.

"Aux Etats-Unis, il s'élève à un milliard de dollars, et un peu moins en Europe". Des sommes non négligeables en temps de crise : "On a beaucoup entendu dire que les sommes dépensées dans les produits virtuels étaient de l'argent jeté par les fenêtres", explique le chercheur. "Mais d'un point de vue macroéconomique, savoir si l'argent a été dépensé dans un bien réel ou virtuel n'a aucune importance". La récession actuelle a également de fortes chances de contribuer au développement de ce marché hors normes. "Les gens sortent moins, ils sont plus donc souvent devant leur ordinateur", explique Vili Lehdonvirta. Et de poursuivre : "la diminution des achats importants - voiture, maison, etc. - laisse plus de place aux micro dépenses".

Par produits virtuels, il faut entendre les articles numériques ne pouvant pas être copiés. Cela n'inclue donc pas les fichiers audio ou vidéo. "Il y a une notion de rareté et d'exclusivité, comme pour les biens réels", précise Vili Lehdonvirta.

Atelier

La réalité augmentée arrive sur les téléphones portables
Vendredi, 30/10/2009 - 00:00

Le téléphone portable a de fortes chances de devenir le support de prédilection des applications de réalité augmentée. Selon le cabinet ABI Research, les plates-formes mobiles transformeront l'écosystème de cette technologie qui permet de superposer des images virtuelles ou du contenu à une image réelle. Pour les chiffres : le marché représentera 350 millions de dollars en 2014, contre 6 millions en 2008, stimulé notamment par la multiplication d'applications mobiles. Dans les faits, de nombreuses applications pour iPhone ou pour les téléphones sous Androïd voient le jour. Pourquoi un tel engouement ? Tout simplement parce que les combinés portables embarquent des technologies adaptées à la réalité augmentée comme les caméras, les GPS, les accéléromètres, et des processeurs performants.

"Les capacités de ces plates-formes mobiles créent de réelles opportunités pour les technologies liées à la réalité augmentée", affirme Joe Madden, auteur de l'étude. Voilà pour la technique. Côté usage, le mobile rend particulièrement adaptée la distribution d'informations géolocalisées, qu'elles soient d'ordre culturel, commercial ou encore social. D'ailleurs, ABI Research note sans grande surprise que l'un des secteurs qui en profitera le plus est celui du marketing. "Les applications professionnelles de réalité augmentée continueront à faire l'objet d'une importante demande dans les domaines militaire, automobile et du divertissement", poursuit Joe Madden.

Ateleir-20091027]

Emission de radio en direct par WiMAX
Vendredi, 30/10/2009 - 00:00

SABC (South African Broadcasting Corporation), premier groupe audiovisuel sud africain, et l'entreprise Siemens se sont associés pour expérimenter la transmission en direct d'une émission radio en utilisant la technologie sans fil WiMAX. Un projet pilote de transmission a été réalisé à l'occasion du match de football entre les Clubs Manchester City et Kaizer Chiefs qui s'est déroulé à Durban en juillet dernier. L'objectif était d'étudier la viabilité d'une transmission entre le stade et le centre de production. L'équipe SABC/Siemens continuera ses recherches technologiques sur les transmissions WiMAX et si le succès obtenu à l'occasion du match de Durban se confirme, l'équipe envisage une installation permanente.

SABC qui a récemment décidé de moderniser l'équipement de ses véhicules de production en adoptant la technologie numérique envisageait l'utilisation de fibre optique et Siemens a proposé d'utiliser des technologies sans fil. "C'est alors que nous avons pensé à la technologie WiMAX qui fonctionne comme un réseau sans fil local mais est capable de transmettre sur grandes distances" a précisé Johannes Von Weyssenhoff, responsable du programme à SABC.

Le WiMAX (Worldwide Interoperability for Microwave Access) permet d'établir des liaisons à grande distance, de 50 à 70 kilomètres, entre deux antennes. Le débit théorique grimpe alors jusqu'à 70 mégabits par seconde (Mbps ) en rase campagne et redescend à 20 Mbps s'il y a des obstacles. Von Weyssenhoff indique que, tout en assurant une bonne qualité audio, la liaison WiMAX permet d'éliminer l'utilisation des câbles, renforce la sécurité de transmission et réduit les coûts.

BE

^ Haut
Matière
Matière et Energie
Dix secondes pour recharger une batterie !
Vendredi, 30/10/2009 - 00:00

Les chercheurs Maria Strømme et Gustav Nyström du laboratoire Angström de l'université d'Uppsala, ont ainsi présenté récemment une nouvelle batterie qui bat tous les records de rapidité. Elle peut être rechargée en une dizaine de secondes seulement. Elle a tout pour plaire : légère, bon marché, une grande capacité et rapide. Le secret provient de la nanostructure d'une algue verte.

L'utilisation conjuguée de cellulose et de polymères conducteurs n'est pas nouvelle et de nombreux chercheurs développent cette technique à travers le monde. Cependant, le principal obstacle au développement de cette technique était l'important temps de charge. La raison en était la couche trop épaisse de polymères conducteurs dans laquelle est stockée l'énergie, ce qui allongeait le temps de déplacement des ions dans la structure.

La solution mise au point par les chercheurs de l'université d'Uppsala, est basée sur une couche fine d'algues, de 50 nanomètres, tenue par un polymère nommé Polypyrrole. La minceur de la couche rend le chargement très rapide. La cellulose est produite par les algues, une première dans une batterie. C'est donc grâce à l'algue verte appelée Aegagropila linnaei de la famille des Cladophoraceae que ces résultats impressionnants ont été obtenus. La structure de l'algue présente une très grande surface extérieure, interface où sont stockés les ions en grande quantité, d'où une importante capacité. De l'eau salée est utilisée comme électrolyte dans un papier filtre: c'est très simple, on peut presque fabriquer une telle batterie soi-même.

Après une centaine de cycles charge-décharge, le premier prototype de batterie a perdu 6 % de sa capacité. Cela peut être un facteur limitatif pour certaines applications mais ne sera pas un problème pour d'autres utilisations. Par ailleurs, les chercheurs affirment avoir déjà identifié plusieurs pistes pour réduire efficacement ces pertes, notamment en améliorant les contacts.

BE00

^ Haut
Espace
Espace et Cosmologie
Arès I-X réussit son vol d'essai
Vendredi, 30/10/2009 - 00:00

Le prototype de la future fusée américaine a réussi un vol sans faute le 27 octobre. A 16 h 30 (heure légale française), le moteur à poudre du premier étage s'est allumé, arrachant Arès I-X à la plate-forme de lancement 39B du centre spatial Kennedy, en Floride. L'accélération produite a été de 3 G et la vitesse maximale atteinte a égalé Mach 4,76. En deux minutes, ce booster modifié de navette spatiale a propulsé l'engin à environ 45 km d'altitude, au-dessus de l'océan Atlantique.

Une fois son carburant épuisé, il s'est séparé du deuxième étage (une maquette de masse et de forme identique au véritable deuxième étage en cours de développement) et a entamé sa chute. Les petites fusées destinées à l'orienter correctement pour éviter toute collision avec le deuxième étage ont bien rempli leur office. Ses parachutes se sont ouverts normalement et ont permis sa récupération en douceur dans l'Atlantique moins de dix minutes après le décollage.

Le compte à rebours avait débuté comme prévu dans la nuit en vue d'un lancement à partir de 8 h du matin locales (soit 13 h à Paris). Mais la météo, initialement jugée plus optimiste que la veille, a persisté à jouer les trouble-fête. Des nuages d'altitude risquant de créer des arcs électriques lorsque la fusée les traverserait a conduit à un arrêt du compte à rebours à T-4 minutes et à une attente assez longue. Finalement, à la faveur d'une amélioration, le feu vert a pu être donné à 16 h 26 pour un décollage impeccable et une mission réussie.

Avec ce vol, la Nasa a démontré que la voie suivie depuis le début du programme Constellation avec la mise au point du lanceur Arès I n'est pas une impasse. Les vibrations et effets de tangage redoutés n'ont pas rendu la fusée incontrôlable, contrairement à ce que certains observateurs avaient prédit plusieurs semaines avant le lancement. Les données du vol seront analysées dans les prochains jours et permettront à la Nasa d'en savoir davantage sur les points positifs et négatifs de son nouveau lanceur.

C&E

^ Haut
Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
Le réchauffement de la Terre est confirmé
Vendredi, 30/10/2009 - 00:00

La Terre continue de se réchauffer et ne montre aucun signe de refroidissement, contrairement à ce qu'affirment certains sceptiques du changement climatique, montre une étude statistique commandée par l'Associated Press. Les statisticiens indépendants qui ont examiné deux banques de données sur l'évolution des températures dans le monde n'ont constaté aucune tendance à la baisse des températures. Les données du gouvernement américain montrent même que la décennie qui s'achèvera en décembre aura été la plus chaude depuis 130 ans que des archives existent.

Les sceptiques du réchauffement climatique mettent en avant l'année inhabituellement chaude de 1998 pour affirmer que les températures ont baissé et en tirer la conclusion d'une tendance au refroidissement, mais c'est faux. Depuis 1998, les températures ont plongé, remonté, re-plongé et remonté. En outre, si les registres météorologiques britanniques et les données des satellites américains utilisées par les sceptiques font de 1998 l'année la plus chaude, 2005 a été encore plus chaude d'après les relevés de la NASA et de l'agence américaine de l'atmosphère et des océans (National Oceanic and Atmospheric Administration).

"Les dix dernières années sont la décennie la plus chaude des archives modernes", déclare le responsable de la surveillance du climat de la NOAA, Deke Arndt. "Même en analysant la tendance sur ces dix ans, cette tendance est positive, ce qui signifie que c'est un réchauffement", ajoute-t-il. Les mêmes mouvements de yo-yo que ceux constatés ces dix dernières années s'observent dans les registres tenus depuis 1880, soulignent les statisticiens.

AP

7 % des émissions de gaz à effet de serre des États-Unis pourraient être réduites par des mesures simples
Vendredi, 30/10/2009 - 00:00

Sans avoir à construire une nouvelle maison ou à modifier radicalement leur mode de vie, les citoyens peuvent contribuer efficacement à la réduction des émissions de CO2. il suffit d'appliquer quelques règles simples dans l'habitat et les transports, affirment des chercheurs. L'application de 17 mesures simples par l'ensemble des citoyens américains permettrait d'éviter les rejets de 123 millions de tonnes de carbone par an, soit 20 % des émissions totales liées à l'habitat et 7,4 % des émissions globales des États-Unis, ont calculé Thomas Dietz (Université du Michigan, E-U) et ses collègues. Sachant que les États-Unis sont l'un des plus gros émetteurs de gaz à effet de serre de la planète avec la Chine, ces pourcents de réduction pèsent lourd sur le bilan global des émissions.

La liste des mesures retenues par les chercheurs ne remet pas en cause le confort des ménages. Parmi les actions proposées : améliorer l'isolation de l'habitat, installer des équipements de chauffage, de ventilation ou de climatisation moins consommateurs d'énergie, en changer les filtres régulièrement ; faire sécher le linge sur des fils dès que possible, mieux adapter la température de lavage du lave-linge. Au niveau des déplacements : utiliser un véhicule économe en carburant, pratiquer le covoiturage pour aller travailler ou respecter les limitations de vitesse.

Après avoir évalué le potentiel de réduction d'émissions des 17 mesures, les chercheurs ont appliqué un taux de suivi pour chacune, sachant qu'il y a toujours une partie de la population qui ne les appliquera pas. Dietz et ses collègues, qui publient leurs travaux dans les Proceedings of the National Academy of Sciences (online), comptent sur l'éducation, les campagnes nationales et les médias pour relayer ces mesures simples et efficaces.

L'impact de l'action citoyenne pourrait aller encore plus loin : les 17 mesures retenues pour cette étude ne concernent pas l'alimentation (consommation de viande, de produits importés) ou le fait de prendre l'avion pour ses loisirs, par exemple. En Europe, le site Le climat entre nos mains propose à chacun de calculer son bilan carbone et de réduire ses émissions en s'engageant dans différentes actions, plus ou moins contraignantes.

NO

De plus en plus de villes se mettent au vert
Vendredi, 30/10/2009 - 00:00

L'écologie est devenue l'une des principales priorités dans le monde. A Newcastle en Australie, un compteur géant affiche en temps réel la consommation d'électricité et les émissions de carbone des 140.000 habitants de la ville. De quoi jouer sur la culpabilité des riverains. Et le résultat est positif : en une quinzaine d'années, ces derniers ont baissé de 40 % leur consommation d'énergie. Suivant cet exemple, Amsterdam espère devenir la première «ville intelligente ». En équipant les rues, les logements et les bâtiments de la ville de boîtiers reliés auWeb, les consommations d'énergie des habitants seront étudiées et contrôlées. Objectif : réduire de 20% les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020.

En France, 160 projets ont été proposés dans le cadre d'un concours lancé par le ministère de l'Ecologie. Mais seuls une dizaine d'entre eux sont réalisables. Tous ont le même but : freiner l'étalement des villes. Aux Etats-Unis, le terme de "shrinking cities" traduit par "villes rétrécies", est même apparu.

En multipliant la densité urbaine, les autorités souhaitent réduire les émissions de CO2. Pour le moment, Seattle arrive en tête du classement des villes les plus écolos du monde en recyclant 75 % de ses déchets ménagers. En France, c'est Strasbourg qui obtient la médaille d'or dans ce domaine. On estime que la moitié de la population mondiale produit près de 70 % des gaz à effet de serre. Dans 136 grandes villes portuaires du monde, 40 millions de personnes sont menacées par la montée des eaux.

MS

^ Haut
Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Une grande avancée dans la compréhension du mécanisme d'initiation de la transcription génétique
Vendredi, 30/10/2009 - 00:00

Dans le noyau de chaque cellule se situe la double hélice d'ADN, molécule composée de milliers de gènes. Si les mécanismes de copie (ou transcription) et de traduction en protéines de ces gènes sont relativement bien connus, ceux qui permettent à l'ARN polymérase (enzyme qui copie le gène) de trouver le début du gène restaient à élucider.

C'est ce à quoi est parvenue l'équipe du Prof. Patrick Cramer, Directeur du Centre de génétique de l'Université Ludwig Maximilian (LMU) à Munich. Les biochimistes ont montré comment un certain facteur de transcription B permet à la polymérase de commencer la transcription d'un gène. Leurs résultats ont été publiés dans la revue Nature du 9 octobre 2009. Maintenant que les mécanismes de l'initiation de la transcription sont déterminés, les chercheurs espèrent pouvoir identifier les molécules qui régulent ces mécanismes et contrôlent ainsi par l'activation de certains gènes le développement et le maintien de tout l'organisme.

Des chercheurs avaient déjà découvert dans les années 90 comment le début d'un gène est reconnaissable par l'enzyme. Une séquence spécifique de l'ADN appelée "TATA-Box" définit le point de départ de la transcription. Au niveau de cette séquence se fixe la protéine de liaison TBP. Le facteur de transcription B amène la polymérase au point de départ en créant un pont entre cette protéine TBP et la polymérase. Mais la structure de ce pont ainsi que celle de la polymérase dans le complexe avec le facteur B restaient à déterminer.

L'équipe du Prof. Cramer est parvenue à stabiliser ces complexes moléculaires naturellement instables de manière à pouvoir les observer et analyser leur structure en trois dimensions. Avec le groupe du Prof. Michael Thomm de l'Université de Ratisbonne, les scientifiques ont pu déduire de l'analyse structurale du complexe moléculaire "facteur B / polymérase" le déroulé de la transcription.

Une partie du facteur B contribue à l'ouverture de la double hélice d'ADN, permettant ainsi au complexe "facteur B / polymérase" de scanner l'ADN à la recherche du point de départ de la transcription. C'est une autre partie du facteur B qui est indispensable à la lecture du brin d'ADN. Ces résultats s'inscrivent dans un modèle d'initiation de transcription compliqué en 6 étapes. Ils livrent également des pistes de scénarios concernant la fonction des "interrupteurs moléculaires" qui activent les gènes en réponse aux besoins de l'organisme.

BE

Prostate : vers des traitements moins agressifs
Vendredi, 30/10/2009 - 00:00

C'est une troisième voie qui est en train de s'ouvrir pour les hommes atteints de cancer de la prostate. Des nouveaux traitements, locaux et peu agressifs, obtiennent des résultats encourageants, selon des études présentées la semaine dernière à Paris lors d'un symposium international. Actuellement, les patients ont deux options, en fonction du stade d'évolution de leur tumeur, de leur âge et de leurs préférences. Ils peuvent faire l'objet d'une surveillance active, pas toujours bien vécue psychologiquement ; ou d'un traitement actif visant à les guérir (chirurgie, radiothérapie...), avec un risque non négligeable de séquelles urinaires et/ou sexuelles. La troisième voie, encore en expérimentation, est celle d'un traitement partiel de la glande, limité à la partie tumorale (thérapie focale).

Parmi les 70 000 cancers dépistés en France, à peine la moitié sont opérés. Avec l'augmentation constante du dépistage par PSA, qui fait toujours débat, les urologues sont de plus en plus souvent confrontés à de petites tumeurs, localisées et peu évolutives. C'est à ces patients que pourraient être proposées les thérapies focales. Elles visent à détruire les foyers cancéreux par ultrasons - précisément ultrasons focalisés de haute énergie, par le froid (cryothérapie) ou encore par la lumière agissant sur un agent photosensibilisateur (photothérapie dynamique).

Mise au point par des chercheurs de l'institut Weizmann en Israël, cette dernière technique, développée par la société Stebabiotech, a pour particularité de détruire les vaisseaux qui alimentent la tumeur. Une molécule photosensibilisante (un dérivé de la chlorophylle nommé Tookad) est injectée en intraveineux dans l'organisme, puis on l'éclaire par une fibre laser placée uniquement dans la zone cancéreuse. Ainsi activé par la lumière - d'une longueur d'onde très précise -, le produit génère des molécules instables dérivées de l'oxygène, qui vont thromboser les vaisseaux et asphyxier la tumeur en quelques heures.

En pratique, 5 à 10 fibres optiques sont introduites par voie périnéale sous contrôle échographique. L'intervention, sous anesthésie générale légère, dure environ une heure et le patient peut quitter l'hôpital dans la journée. Testée chez une quarantaine de malades avec un cancer de la prostate localisé, cette thérapie vasculaire ciblée a été bien tolérée. Selon des résultats intermédiaires présentés par le Pr Mark Emberton (University College, London), lors du colloque organisé par la firme Stebabiotech, 11 patients sur 18 avaient une biopsie négative - pas de cellules cancéreuses retrouvées - avec six mois de recul.

LF

La thérapie génique fait ses preuves contre la cécité
Vendredi, 30/10/2009 - 00:00

L'équipe des Dr Bennett et High, de l'Ecole de médecine de l'université de Pennsylvanie, a réussi à améliorer la vue d'enfants souffrant de l'amaurose congénitale de Leber (LCA) grâce à la thérapie génique. Cette maladie génétique dégénérative conduit de façon irrémédiable à la cécité. La première phase d'essais clinique s'est déroulée en octobre 2007. Douze patients de trois pays différents, âgés de 8 à 44 ans, ont vu leur vision s'améliorer grâce à l'insertion de gènes dans leurs cellules. Les résultats ont été particulièrement "spectaculaires" chez les enfants : ceux-ci ont récupéré une vision suffisante leur permettant de marcher sans aide.

La LCA rassemble plusieurs maladies causées par des variations de l'un ou l'autre d'une série de treize gènes. La dégénérescence génétique de la rétine constitue l'une des formes les plus graves de la maladie. Dès l'enfance, le malade souffre de pertes de la vision sévères et de mouvements anormaux des yeux. Les pertes de vision s'aggravent avec le temps et aboutissent à la cécité totale vers 30 à 40 ans.Si la thérapie génique n'a pas complètement guéri les patients, la réponse de leurs pupilles à la lumière a été multipliée par cent. Cette découverte ouvre la voie vers le développement de nouvelles thérapies géniques pour des maladies rétiniennes plus communes, comme la dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA).

Yahoo

Trop de protéines nuit au cerveau
Vendredi, 30/10/2009 - 00:00

Une étude dont l'objet est d'évaluer les possibles relations entre l'alimentation et la maladie d'Alzheimer révèle, de façon assez surprenante, qu'une alimentation riche en protéine pourrait affecter la taille du cerveau. Les premiers résultats sont bien sûr à prendre avec les précautions habituelles lorsque l'objet de la recherche porte sur des animaux, ici des souris transgéniques, et pas sur des êtres humains. Mais ils pourraient s'avérer intéressants ne serait-ce que parce qu'ils ouvrent une nouvelle fenêtre d'étude du cerveau, humain, cette fois-ci. Les liens entre alimentation et maladie d'Alzheimer font l'objet d'études depuis plusieurs années maintenant. Ces travaux suggèrent qu'un régime à faible teneur calorique, pauvre en graisses et riche en légumes, fruits et poissons pourrait retarder l'apparition ou ralentir la progression de la maladie d'Alzheimer.

C'est au cours de l'une de ces études consistant à évaluer les effets de différentes diètes sur des souris transgéniques modèles de la maladie d'Alzheimer qu'une équipe Anglo-saxonne a constaté des anomalies cérébrales chez certains rongeurs. Plus précisément sur ceux qui avaient été nourris avec un menu à haute teneur protéique et pauvre en glucide.

En moyenne leur cerveau était 5 % plus petit que celui des souris nourries avec moins de protéines et les chercheurs ont également constaté une atrophie dans certaines zones de l'hippocampe, une région du cerveau connue pour son rôle dans la mémoire et l'apprentissage. Ce résultat a été une surprise, et, jusqu'à ce que les chercheurs testent cet effet sur des souris non transgéniques, il est difficile de savoir si la perte de masse du cerveau est associée à la maladie d'Alzheimer ou s'il s'agit d'un phénomène plus général.

Mis à part les recherches sur les rongueurs, la question urgente est de savoir si ces données ont des implications pour le cerveau humain. « Etant donné l'association démontrée dans plusieurs études entre un régime riche en protéines et le vieillissement des neurones, on se demande si une diète particulière administrée à un âge particulier pourrait augmenter l'incidence ou la progression de la maladie d'Alzheimer », explique Sam Gandy, neurologue à la Mount Sinai School of Medicine de New-York, et auteur principale de l'étude publiée dans le journal Molecular Neurodegeneration.

NO

Les biobanques se multiplient
Vendredi, 30/10/2009 - 00:00

Chaque jour, au Centre hospitalo-universitaire de Strasbourg, de 3 000 à 4 000 échantillons de sang sont analysés. Ils finissent à la poubelle, alors qu'une dizaine de paramètres y ont été mesurés, et qu'ils sont à chaque fois reliés à de précieuses informations cliniques portées par les médecins sur le dossier du patient. 'Notre idée est d'intercepter ce flux de tubes et d'en archiver une partie, pour constituer une biobanque', explique l'immunogénéticien Siamak Bahram, initiateur du projet Biomax, en cours de montage à Strasbourg.

De nombreuses bibliothèques de tissus humains existent déjà. Certaines sont spécialisées selon les organes (cerveau, muscles) ou en fonction de pathologies particulières (tumeurothèques, maladies rares). L'ambition de Biomax est d'étudier à plus grande échelle des maladies communes, dites complexes, car elles ne relèvent pas d'un seul gène et que plusieurs facteurs peuvent y concourir : diabète, obésité, asthme, hypertension, etc.

La banque vise 100 000 échantillons au bout de cinq ans, dans laquelle il sera possible de rechercher divers marqueurs génétiques ou moléculaires. 'Avec les outils informatiques désormais disponibles, nous pourrons extraire de l'information sur plusieurs millions d'analyses biologiques', indique Siamak Bahram.

LM

L'espérance de vie mondiale pourrait gagner cinq ans
Vendredi, 30/10/2009 - 00:00

La malnutrition infantile, les rapports sexuels non protégés, l'alcool, l'hypertension artérielle et le manque d'eau potable, d'assainissement et d'hygiène sont responsables de près d'un quart des 60 millions de décès prématurés recensés dans le monde chaque année, indique l'agence onusienne. Mais si la question des carences nutritionnelles des enfants reste cruciale dans les pays en développement, le surpoids et l'obésité posent déjà un problème encore plus important aux pays les plus riches. On recense désormais dans le monde plus de décès associés à l'excès de poids qu'à l'insuffisance pondérale.

Selon un rapport de l'OMS publié récemment, l'hypertension artérielle reste le premier facteur de risque évitable de mortalité dans le monde (à l'origine de 13 % des décès), devant le tabagisme (9 %), l'hyperglycémie (6 %), la sédentarité (6 %) et le surpoids ou l'obésité (5 %). Ces facteurs de risque qui favorisent notamment les maladies cardiovasculaires, le diabète et les cancers, étaient traditionnellement observés dans les pays industrialisés.

Mais près des trois quarts des décès dans les pays pauvres et en développement leur sont désormais imputables, disent les auteurs du rapport en évoquant une "mondialisation" de la santé. On assiste à un tournant en ce qui concerne les facteurs ayant une incidence sur la santé, notent-ils. "Les populations vieillissent grâce aux succès (enregistrés dans la lutte) contre les maladies infectieuses ; dans le même temps, les habitudes (en termes) d'activité physique, d'alimentation, de consommation d'alcool et de tabac changent."

Cette évolution a pour conséquence de faire peser une double menace sur la population des pays en voie de développement, qui sont toujours en butte à des difficultés liées à la pauvreté, la sous-nutrition, les rapports sexuels à risque et l'hygiène publique insuffisante.

Yahoo

Corriger les troubles mémoriels causés par l'insomnie
Vendredi, 30/10/2009 - 00:00

L'insomnie, les troubles ou le déficit de sommeil affectent plusieurs milliers de personnes en France et des millions dans le monde. Avec des conséquences sociales parfois importantes mais aussi des répercussions physiologiques et organiques. Parmi elles, les troubles de l'apprentissage ou de la mémoire sont des conséquences fréquemment cités par les patients souffrant de perturbations du sommeil. En effectuant des travaux de recherche sur des souris, Ted Abel, neurologue à l'université de Pennsylvanie à constaté que la privation de sommeil affecte une voie moléculaire importante au niveau de l'hippocampe, une région du cerveau connue pour son rôle dans la mémoire et l'apprentissage.

Les souris privées de sommeil avait des niveaux élevés d'une enzyme PDE4 et en revanche des taux plus bas que la normale d'une autre molécule, l'adénosine monophosphate cyclique ou AMPc, qui joue un rôle primordial dans la formation de nouvelles connexions synaptiques durant l'apprentissage. En administrant un inhibiteur de la PDE4 chez des souris privées de sommeil, les scientifiques ont pu rétablir la concentration moléculaire en AMPc. Ce qui a permis de contrer le déficit en nouveaux raccordements synaptiques, et donc a potentiellement atténuer les conséquences sur la mémoire des troubles du sommeil.

NO

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Recherche & Innovation, Technologies, Transports
Chronomove® : Fluidifier les déplacements dans les métropoles
Vendredi, 30/10/2009 - 00:00

Service mobile de comparaison de trajets multimodaux (métro, train, bus, covoiturage, vélo, automobile) optimisant l'utilisation des transports en commun, Chronomove®, a été développé par la société Senda, issue de l'INRIA (l'Institut National de Recherche en Informatique et en Automatique) et créée à Paris en 2006. « Notre mission est de simplifier et de fluidifier les déplacements dans les métropoles, en proposant aux usagers des alternatives de déplacement.

L'idée est de permettre un choix de déplacement, en temps réel, qui prenne en compte le mode de transport, le temps de trajet et l'impact sur l'environnement » commente Mikael Kaïs, directeur technique et co-fondateur, aux côtés de Angel Talamona, de Senda. Plateforme technologique logicielle dont les contenus sont adaptables à différents supports (smartphone, webmobile, bornes), Chronomove®, s'adresse aux collectivités territoriales et aux grands secteurs industriels, notamment dans les transports, l'Internet, les télécoms et les médias.

Les technologies et services proposés par Senda ont été récompensés à plusieurs reprises : lauréate des concours de création d'entreprise du ministère délégué à la recherche (catégorie en « émergence » en 2006, catégorie « développement » en 2007), « prêt d'honneur » de Scientipôle Initiative, lauréate du concours Navteq Global LBS Challenge « First Runner Up » 2008 et aujourd'hui le Trophée Cap'Tronic de l'Eco-Innovation. L'accompagnement de Cap'Tronic s'est orienté sur le portage de l'application Chronomove® sur l'IPhone et s'est prolongé dans le cadre du Wireless Program financé par la DRIRE et porté par Opticsvalley.

Pour l'instant, le service est disponible à Paris (après un lancement lors de Futur en Seine) et Barcelone (lancé lors du 3GSM). « Nous travaillons avec les collectivités pour récolter les données nécessaires à l'intégration d'une nouvelle agglomération. Nous avons également développé un processus de collecte et des outils d'agrégation de données pour les territoires où ces données de transport ne sont pas toujours disponibles » précise Mikael Kaïs.

JDI

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