RTFlash

RTFlash a besoin de vous pour continuer à exister !

Propulsé par HelloAsso

RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 134
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 16 Février 2001
Recommander  |  Désinscription  |  Lire en ligne
Egalement dans ce numéro
TIC
Les ressources des principales bibliothèques françaises sur internet
Les liaisons internet à haut débit ont doublé aux USA en 2000
Du bon usage du courrier électronique
Un jour, l'ordinateur quantique...
Record de miniaturisation pour un micro robot autonome
La directive sur les droits d'auteur adoptée par le Parlement européen
Avenir
Entrez dans la cinquième dimension
Voir le micro-monde en relief
Matière
Microprocesseurs : la botte secrète d'AMD
Nouveau câble supraconducteur à haute température
Espace
La sonde NEAR se pose sur l'astéroïde Eros
Premier vol hypersonique cet été pour le X-43A
Terre
50 ans pour régénérer la couche d'ozone
Vivant
Anti-inflammatoires : la révolution en marche ?
Inhaler de la morphine sur ordonnance
Magnétiser le cancer de la prostate
La médecine profite du haut débit avec Mégalis
Les médicaments donnent de la voix !
Des dérivés de l'aspirine inhibent la croissance des cellules cancéreuses
La bactérie qui produit du plastique
Vivre centenaire : une formidable expansion
Un nouveau médicament efficace contre la septicémie
Les promesses des vaccins anti-cancer
Un nouveau procédé de traçabilité génétique pour la viande bovine
Explorateur de génome
Un cerveau plus jeune et génétiquement modifié
Edito
Décodage du génome humain : l'aventure ne fait que commencer



Il y a quelques jours les deux équipes en compétition pour le séquençage complet du génome humain, le Projet Génome humain (HGP), qui regroupe des organismes publics aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, en France, en Allemagne, au Japon et la firme privée Celera Genomics annonçaient que leur tâche était terminée et publiaient leurs travaux dans Nature pour le HGP htpp://www.nature.com/genomics/human et dans Science pour Celera( http://www.sciencemag.org/5507.1304.html) HGP et Celera Genomics avaient déjà annoncé conjointement en juin dernier que le séquençage du génome humain était quasiment achevé. Les quelque 3,5 milliards de paires de ''brins'' qui composent l'ADN humain, molécule à structure en double hélice, sont le constituant de base des gènes humains. Mais il faudra sans doute encore deux ans avant d'avoir cette carte génétique complète. Ce ne sera là qu'un début car il faudra ensuite comprendre toute la "grammaire" et le sens des mots et des phrases ainsi traduits. Cette fois, les deux équipes ont donné chacune une évaluation comparable du nombre de gènes : entre 26.000 et 39.000 pour Celera et entre 30.000 et 40.000 pour HGP. Mais les deux pensent qu'il est raisonnable de placer ce chiffre un peu en deçà de 35.000. Alors que certains évaluaient jusqu'ici le nombre de gènes à plus de 100.000, cette nouvelle évaluation est d'autant plus surprenante lorsqu'on la compare à d'autres espèces. Une petite plante appelée Arabidopsis thaliana contient 25.000 gènes, le petit ver C. elegans en possède 19.000 et la mouche drosophile 13.600. Quant à la souris, elle contient environ 30000 gènes, c'est-à-dire autant que nous ! Mais alors, pourquoi l'Homme est-il plus complexe qu'une mouche ou une souris ? Ce mystère reste fascinant, mais les scientifiques estiment que ce nombre de gènes n'est qu'un point de départ. La plupart des gènes agissent en donnant instruction à l'organisme de fabriquer certaines protéines et on pense que les gènes humains ont plus tendance que la drosophile ou le ver à faire produire plusieurs protéines à la fois. Or, HGP et Celera ont découvert que seulement 1,5 à 1,5 % de l'ADN transporte des ordres de fabrication de protéines, et non pas entre 3 et 5 % comme on le croyait auparavant. La complexité de notre génome vient également du fait que le moment où s'active un gène ou encore sa zone d'action peut jouer une grande différence dans les effets obtenus sur l'organisme. Tant HGP que Celera assurent que leurs travaux ont déjà aidé la communauté scientifique à découvrir des gènes qui entraînent des maladies. Le projet HGP en a ainsi recensé 30 et l'institut Celera annonce en avoir découvert également. Un des grands enseignements de cette extraordinaire aventure scientifique est que la complexité de l'organisme humain ne peut s'expliquer par la quantité supérieure de gènes mais par l'organisation de notre génome et aussi par l'histoire singulière de notre espèce, en particulier la croissance du cortex cérébral et le développement du larynx qui permettent le langage et ses conséquences sur le plan comportemental. A cet égard, il faut relire l'extraordinaire essai de Jean Piaget, "Le comportement, moteur de l'évolution" écrit il y a 25 ans. L'analyse de notre patrimoine génétique montre que celui-ci recèle de vastes étendues presque désertiques, avec peu ou pas de gènes, des gènes essentiellement regroupés en lots, et des traces d'échange de gènes avec des bactéries. Le génome humain comporte un grand nombre de variations, dont plus de 2 millions identifiées par Celera ont une importance pour la recherche d'une médecine personnalisée. Ces changements subtils, désignés sous le nom de "polymorphismes mononucléotidiques" ou "SPN", distinguent les individus. Elles jouent un rôle dans la prédisposition à toutes sortes de maladies, cancer, diabète, maladie d'Alzheimer, et la façon dont notre corps réagit à un médicament. Cela dit, de nombreuses questions restent en suspens. On ignore par exemple la fonction d'environ 40 % des gènes. Malgré ces lacunes dans nos connaissances, les perspectives thérapeutiques ouvertes sont immenses et les chercheurs s'attellent déjà à d'autres chantiers aussi ambitieux, comme l'étude des millions de variations subtiles du code génétique, surnommées "snips" (SNP), pour y repérer la toute petite proportion, moins d'1 %, qui permettra de déboucher sur une médecine et des médicaments personnalisés. Ces variants du patrimoine génétique jouent un rôle dans la prédisposition à toutes sortes de maladies, comme le diabète ou la maladie d'Alzheimer, et "sur la façon dont notre corps réagit à un médicament", explique Aravinda Chakravarti (Baltimore, Etats-Unis) dans la revue britannique Nature. Autre défi, l'étude des protéines, une discipline baptisée "protéomique", pour repérer des cibles thérapeutiques prometteuses parmi les centaines de milliers de protéines dont dispose l'homme. A terme, mais pas avant au moins une dizaine d'années, on pourra commencer à envisager la mise au point de médicaments sur mesure, spécifiquement adaptés à l'identité génétique d'un patient malade, et d'une efficacité sans commune mesure avec nos médicaments actuels. Les prédispositions génétiques pourront également être détectées très tôt, permettant de combattre ces maladies dont on sait qu'au moins 1.500 d'entre elles naissent de mutations d'un ou plusieurs gènes. La connaissance du génome pourrait aussi permettre d'améliorer la prise en compte de la dépendance aux drogues. "L'un des gros problèmes actuels avec la drogue, c'est la très grande variabilité des potentiels de dépendance d'un individu à l'autre. La découverte des gènes de vulnérabilité devrait logiquement donner lieu à des conseils génétiques : « vous êtes vulnérable, évitez toute drogue », commente le neurobiologiste Jean-Pol Tassin (Collège de France). Mais ce séquençage complet du génome humain modifie également fondamentalement la manière dont l'homme se situe lui-même dans le grand arbre de la vie et au sein de sa propre espèce. C'est ainsi que la ressemblance génétique entre primates -la séquence d'ADN de notre cousin le chimpanzé est à 99 % identique à la nôtre- est elle aussi surprenante. "Entre l'homme et le chimpanzé, relève Craig Venter, le PDG de Celera Genomics, le nombre des gènes, leurs fonctions et leurs structures, l'organisation des chromosomes et du génome, les types de cellules et les anatomies du système nerveux sont pratiquement impossibles à distinguer". Autre constat fondamental et irréfutable : avec le décryptage du génome, c'est tout le fondement biologique du concept de race qui disparaît. Chaque individu sur Terre partage en effet 99,99 % du même code génétique avec le reste des humains. Des individus de "races" différentes peuvent présenter plus de similarités génétiques entre eux que les individus d'un même groupe ethnique. Les variations individuelles ne représentent que 0,01 %, soit à peine 1.250 "lettres" différentes dans la séquence toute entière. Mais à peine le séquençage du génome humain est-il terminé que déjà les chercheurs sont passés à un autre défi : l'étude et le recensement des protéines, la "protéomique", qui devrait repérer des cibles thérapeutiques prometteuses parmi les centaines de milliers de protéines dont dispose l'homme. Mais avec ce nouveau défi, on change d'ordre de grandeur en complexité car il nécessitera une puissance de calcul 10000 fois plus grande que celle utilisée pour décoder notre génome. On peut cependant parier que bien avant 2053, pour le 100ème anniversaire de la découverte de l'ADN par Watson et Crick, cet inventaire de tous les composants du vivant et de leurs fonctions sera achevé. Après avoir dominé la matière et l'énergie, l'espèce humaine entrera alors dans une nouvelle ère, celle de la construction du vivant sur mesure. Face à cette vertigineuse perspective, il nous faut prendre la mesure de notre immense responsabilité et apprendre à utiliser ce pouvoir pour améliorer le sort de tous les hommes, tout en respectant leur dignité et leur singularité. Il y va de l'avenir de notre civilisation.

René TREGOUET

P.S. Vous avez été plusieurs centaines parmi les abonnés à @RT Flash à me faire parvenir votre candidature pour participer gratuitement, mercredi prochain, 21 février, au Sénat, au grand colloque sur l'Effet de Serre organisé par le Groupe de Prospective du Sénat que j'ai l'honneur de présider. Nous ne nous attendions pas à un tel afflux de candidatures. Devant une telle demande, le cabinet CRC qui a en charge l'organisation matérielle de ce colloque a accepté de porter à 30 le nombre de places gratuites offertes aux abonnés d'@RT Flash au lieu des 10 initialement prévues. Je tiens à remercier le Cabinet CRC d'avoir fait spontanément un tel geste envers notre lettre @RT Flash. J'ai, par ailleurs, tenu à envoyer à chacun d'entre vous, qui n'avait pu être retenu, un message personnel pour lui annoncer que nous n'avions pu répondre favorablement à son attente. Toutefois, si dans le nombre, certains parmi vous n'avaient pas reçu ce message, je vous demande de bien vouloir m'excuser. Devant une telle mobilisation des lecteurs d'@RT Flash, et en accord avec le Cabinet CRC, je peux vous annoncer dès maintenant que pour le prochain colloque du Groupe de Prospective du Sénat qui se tiendra le 27 juin 2001 plusieurs places gratuites seront encore offertes à nos lecteurs. Ce colloque traitera d'un sujet qui préoccupe, je le sais, beaucoup de lecteurs d'@RT Flash puisque ensemble nous essaierons de voir avec les meilleurs spécialistes du monde quel est l'Avenir de l'Homme face aux robots. Hugo de Garis, qui a longuement travaillé sur ce sujet au Japon et qui émet beaucoup d'idées décapantes dans ce domaine, nous a promis d'être des nôtres ce jour là. Cela promet des débats très intéressants. Toutefois, il est inutile que vous vous inscriviez dès maintenant pour retenir votre place pour ce colloque du 27 juin. Comme cette fois-ci, nous ferons un appel à candidatures dans la quinzaine qui précèdera le colloque. Bien Cordialement.

René TRÉGOUËT

Sénateur du Rhône


TIC
Information et Communication
Les ressources des principales bibliothèques françaises sur internet
Samedi, 17/02/2001 - 00:00

En tapant l'adresse "ccfr.bnf.fr" les chercheurs et étudiants du monde entier peuvent désormais avoir accès à plus de 14 millions de notices d'ouvrages et de périodiques venant des principales bibliothèques françaises. Ce projet, commun aux ministères de l'Education nationale et de la Culture et de la Communication, a vu le jour grâce au rapprochement de trois grands catalogues à présent interrogeables simultanément : le catalogue de la Bibliothèque Nationale de France, qui contient près de 7 millions de notices décrivant 8 millions de livres et de périodiques, le catalogue de 110 bibliothèques universitaires ou d'établissements de l'enseignement supérieur (4 millions de notices sur des livres, périodiques ou thèses), et enfin celui des fonds anciens regroupant des livres imprimés avant 1811 et des fonds locaux de 55 bibliothèques municipales ou spécialisées comprenant plus de 2 millions de notices. Pour chaque recherche, l'étudiant peut savoir dans quelle bibliothèque de France il est disponible. Dans une prochaine étape, le catalogue collectif de France proposera un service de fourniture à distance de documents, prêt entre bibliothèques, reproduction et réservation.

Europeinfos :

http://www2.europeinfos.com/cgi-bin/login.cgi?type=2&oid=127844

Les liaisons internet à haut débit ont doublé aux USA en 2000
Samedi, 17/02/2001 - 00:00

Le nombre de foyers américains connectés à l'internet par une liaison à haut débit numérique, de type câble ou DSL (Digital Subscriber Line), a plus que doublé en 2000, passant de 5 millions en décembre 1999 à 12 millions un an plus tard, selon une étude de la société de recherche Nielsen/NetRatings . Les deux tiers des utilisateurs grand public se connectent toujours à l'internet par un modem analogique avec un débit maximal théorique de 56 kilobits par seconde. La lecture et le téléchargement des contenus multimédia de divertissement apparaît comme un des principaux motifs pour les internautes de passer à une liaison à haut débit "qui devient rapidement le service à avoir chez soi", a expliqué T.S. Kelly, directeur de la division Internet Media Strategies de NetRatings. "Cela signifie que l'amélioration de la qualité, de la facilité d'utilisation et de l'accessibilité doit continuer si le téléchargement doit devenir aussi commun que la télévision hertzienne ou par câble", a-t-il ajouté.

Reuters : http://fr.news.yahoo.com/010208/2/w03g.html

Du bon usage du courrier électronique
Samedi, 17/02/2001 - 00:00

Depuis l'avènement d'Internet, le courrier électronique demeure la principale activité des personnes qui se connectent. Pour les entreprises, l'e-mail est devenu un outil très important, qu'il s'agisse de la communication ou du marketing. Les communiqués de presse électroniques remplacent progressivement les dossiers expédiés par la voie postale classique. Les organismes de formation proposent d'ailleurs des séminaires destinés à former les responsables de la communication à utiliser ce nouvel outil pour promouvoir les activités de leur entreprise. Avec le Net, les individus et les sociétés réapprennent à communiquer, le courrier électronique étant un instrument de communication direct, souple et pratique. Selon une étude réalisée en décembre 2000 par NFO Interactive, 74 % des personnes interrogées qualifient de «vitale» l'utilisation du mail, alors qu'elles ne sont que 50 % à penser la même chose de la Toile. On peut ajouter que les internautes ont davantage utilisé le courrier électronique et les cartes postales électroniques que les sites de commerce à l'occasion des fêtes de fin d'année, comme le soulignait le Pew Internet Project, rappelant au passage qu'Internet reste davantage un outil de communication que de transactions commerciales. Aujourd'hui, le mail peut revêtir des formes plus gaies que le classique fond blanc à l'interlignage proche des meilleures pages de la Pléiade. La couleur, le son, l'image ont droit de cité et contribuent à entretenir l'enthousiasme à son égard. Toutefois, cet engouement pourrait faire long feu si l'on n'y prend pas garde. De plus en plus régulièrement, les consommateurs que nous sommes utilisent le courrier électronique plutôt que le téléphone pour s'adresser à une administration, à une entreprise ou à des connaissances, dans l'espoir d'obtenir une réponse rapide et argumentée à leurs interrogations. Or, à en croire le baromètre Qualiweb de l'institut d'études Cocedal Conseil, les sites français ne répondent en moyenne qu'à un courrier électronique sur deux. Cette tendance illustre aujourd'hui la difficulté de gérer cet afflux de correspondance électronique dont on a mal mesuré le volume et les conséquences. Certaines entreprises ont trouvé la parade en utilisant des logiciels qui génèrent des réponses automatiques, attestant la bonne réception du message envoyé, mais, lorsqu'il s'agit de répondre concrètement aux questions posées, il n'est pas rare de ne jamais avoir de retour. J'en ai fait la triste expérience récemment en m'adressant à un célèbre câblo-opérateur parisien qui, par ailleurs, invite ses clients à réagir et à utiliser l'e-mail pour contacter le service clients. Dans ces conditions, on comprend pourquoi de plus en plus de sites Internet «dissimulent» leur adresse électronique, sachant qu'ils n'auront pas les moyens de répondre. La gestion du courrier électronique devient donc un enjeu important au sein des entreprises, qui doivent s'adapter à ce nouveau moyen d'expression, faute de quoi celui-ci perdra de sa vigueur et de son intérêt. C'est d'autant plus urgent qu'avec l'arrivée des nouvelles générations d'appareils mobiles l'expédition d'un e-mail sera aussi simple qu'un coup de fil.

Un jour, l'ordinateur quantique...
Samedi, 17/02/2001 - 00:00

Trois chercheurs, travaillant pour le compte du laboratoire de Los Alamos, on prouvé qu'il était théoriquement possible de fabriquer un ordinateur quantique fonctionnant à température ambiante, grâce à l'usage de composants optiques conventionnels. Jusqu'à présent, il fallait en effet utiliser des équipements complexes fonctionnant à des températures proches du zéro absolu. Les chercheurs ont obtenu ce résultat en travaillant sur des codes de corrections d'erreurs censés pallier la fragilité des informations quantiques. Ainsi, ils ont montré qu'il était possible de remplacer les composants optiques non linéaires par des composants optiques linéaires et un système de feed-back. Pour ce faire, chaque bit d'information quantique est affublé d'un bit réservé à la remontée d'informations. « Le feed-back génère ses propres erreurs, mais l'application d'un code correcteur d'erreurs adapté améliore la résilience du système au-delà de nos espérances », affirme Raymond Laflamme, chercheur au laboratoire de Los Alamos. L'ordinateur quantique promet des capacités de calcul hors de portée des machines actuelles, le crackage des plus complexes codes de cryptage, la possibilité de manipuler naturellement les équations propres à la physique quantique... « En matière d'ordinateur quantique, nous sommes dans la position des chercheurs en informatique conventionnelle des années 50 : nous commençons, tempère Raymond Laflamme. Dans un ou deux ans, j'espère que nous aurons démontré que notre théorie fonctionne. » Réaliser un démonstrateur d'ordinateur quantique devient « presque » facile. Certes, il s'agit d'une avancée. Mais que la machine quantique de bureau semble lointaine... Ce qui nous laisse les années nécessaires pour nous familiariser avec les déroutants concepts quantiques.

OINet : http://www.01net.com/rdn?oid=136498

Record de miniaturisation pour un micro robot autonome
Samedi, 17/02/2001 - 00:00

Une équipe des laboratoires américains Sandia basée à Albuquerque au Nouveau-Mexique a mis au point un micro-robot qui, selon elle, pourrait être le plus petit des robots autonomes au monde : 4 cm3 pour près de 25 grammes (il tient sur une pièce de cinq cents, tourne sur une pièce de dix). Ce concentré de technologie se compose d'un microprocesseur de 8Ko de ROM, de deux moteurs actionnant les roues et d'un capteur de températures. Grâce à ses minuscules chenilles, il peut rouler sur terrain accidenté en se déplaçant à une vitesse de l'ordre de 50 cm à la minute. Il tire son énergie de trois piles, comme celles utilisées dans les montres. Les scientifiques souhaitent aujourd'hui équiper le robot d'une mini-caméra, d'un microphone, d'un système de communication et d'un capteur chimique. Travaillant en essaim, il sera capable de communiquer avec ses congénères et avec nous, via une station relais. Selon Ed Heller, chercheur de l'équipe, du fait de leur petite taille et de leur autonomie, le micro-robot pourrait rendre de grands services en se glissant dans les tuyaux ou conduits : on pense par exemple au repérage d'éventuels survivants après un tremblement de terre, à la détection de fuite de gaz et autres produits chimiques... Autre application envisagée : le déminage et la détection des armes chimiques ou biologiques.

Automates Intelligents : http://www.automatesintelligents.com/

La directive sur les droits d'auteur adoptée par le Parlement européen
Samedi, 17/02/2001 - 00:00

Ce texte sur les droits d'auteur garantit le droit exclusif des auteurs et de leurs ayants-droit d'autoriser ou d'interdire par tout moyen juridique ou technique la reproduction de leurs oeuvres, écrites, plastiques ou audiovisuelles. La directive entend protéger les droits des consommateurs en même temps que ceux des auteurs. Elle prévoit également une liste de 21 exceptions, dont 20 peuvent être mises en oeuvre, à titre facultatif, par chaque Etat. La seule exception impérative concerne les intermédiaires, et notamment les fournisseurs d'accès à Internet, qui conservent le droit de transmettre une oeuvre dès lors qu'elle est destinée à une « utilisation licite », c'est-à-dire autorisée par le titulaire du droit.Parmi les exceptions facultatives, la directive prévoit le droit de reproduction « sur tout support, pour l'usage privé d'une personne physique et à des fins non commerciales, à condition que les titulaires de droits reçoivent une compensation équitable ». Cette disposition devrait concerner notamment la copie d'oeuvres musicales par le biais d'Internet. Elle va dans le sens du récent arrêt de la cour d'appel de San Francisco qui a demandé à la société Napster d'interrompre les possibilités d'échange, sur son site, d'oeuvres musicales protégées par un copyright. D'autres exceptions concernent notamment la simple photographie des oeuvres, leur reproduction à l'usage des bibliothèques et des établissements d'enseignement, ou la constitution d'archives par les organismes de radiodiffusion. Les milieux artistiques et culturels étaient demandeurs d'une législation qui les protège du piratage, en plein développement grâce aux technologies numériques, mais jugeaient les exceptions prévues trop nombreuses et trop larges. Les groupes politiques, qui avaient déposé une série d'amendements visant à réduire le champ d'application de certaines d'entre elles, n'ont pas été suivis par les eurodéputés. L'adoption définitive de la présente directive par Bruxelles devrait intervenir très prochainement. Elle permettra l'adhésion de l'Union européenne à deux traités de l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (Ompi) sur les droits d'auteur et sur l'exécution des phonogrammes conclus en 1996.

OINet : http://www.01net.com/rdn?oid=137308&rub=1642

Parlement européen : http://www.europarl.eu.int/press/index_fr.htm

^ Haut
Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Entrez dans la cinquième dimension
Samedi, 17/02/2001 - 00:00

Gare ! La science est en train de rattraper la science-fiction. Cinquième dimension, univers parallèles, voire multi-univers quittent l'imagination des écrivains pour se retrouver en équations sur les feuilles et les ordinateurs de milliers de chercheurs dans le monde. La fièvre est encore montée d'un cran depuis que deux d'entre eux, Lisa Randall et Raman Sundrum, respectivement au Massachusetts Institute of Technology et à Stanford, ont montré l'an dernier l'existence d'une cinquième dimension d'une taille infinie comparable à nos trois dimensions spatiales. " Le travail de Randall et Sundrum donne un développement inattendu et superbe à la théorie ", s'enflamme Brian Greene, physicien à l'université de Columbia et brillant vulgarisateur de ces nouvelles théories dans L'Univers élégant (voir Sciences et Avenir n° 645). Pour toute la communauté de physiciens, un vrai paradis s'est alors ouvert : explication de la masse manquante et des trous noirs, nouvelle approche de l'évolution de l'Univers depuis le Big Bang, voire le pré-Big Bang. Plus quelques autres énigmes de la physique comme l'unification des forces. Fols espoirs pour les chercheurs, certes, mais coup de massue sur notre ego. Car ajouter une dimension infinie à l'Univers revient à nous écraser comme une mouche sur une table. En fait, l'idée d'une ou plusieurs dimensions supplémentaires n'est pas neuve. Mais jusqu'à présent elle apparaissait comme une facétie de physicien, une pirouette pour franchir des obstacles. Un peu à la façon dont les mathématiciens inventèrent les nombres complexes pour travailler avec des nombres dont le carré est négatif. Pour la physique, c'est aussi pour la bonne cause puisqu'il s'agit d'unifier les quatre forces de la nature en une seule équation. Ou encore, de réconcilier les deux grandes théories du XXe siècle : la mécanique quantique pour la description du monde microscopique des atomes et des particules et la Relativité générale pour celle du monde macroscopique des planètes et des galaxies. Tout portait à croire que ces commodités de théoriciens resteraient dans les laboratoires. Et même si les dimensions supplémentaires finissaient par en sortir, nous ne les verrions pas car elles sont très petites ; pour les exprimer en mètre, il faudrait trente-cinq zéros après la virgule ! Qui plus est, elles s'enroulent sur elles-mêmes pour mieux se cacher. Ces arguments coupaient court à toutes les fantaisies et les calculs continuaient. Premier coup de théâtre au début des années 90, lorsque Ignatio Antoniadis, de l'Ecole normale supérieure, étire les spaghettis de la théorie : les trente-cinq zéros ne sont plus que dix-huit. Juste assez pour que les microscopes géants que sont les accélérateurs de particules puissent les voir ! Second coup de théâtre en 1995 avec l'apparition de la théorie M d'Edward Witten. Les " spaghettis " sont remplacés par des " raviolis ", des membranes en langage officiel. Et enfin, l'an dernier, Randal et Sundrum bousculent encore les limites avec une cinquième dimension d'une taille infinie ! Mais finalement à quoi ressemble notre univers ? D'abord nos quatre dimensions (trois d'espace et une de temps). Puis les physiciens en ajoutent sept de plus. Parmi celles-ci, une (au moins) est infinie, les autres sont enroulées sur elles-mêmes, de très petite taille. Dans ces nouveaux mondes, tout n'est pas autorisé. Seules les particules portant la force de gravitation peuvent voyager le long de ces dimensions supplémentaires. Les photons, qui portent la lumière, restent collés à notre monde familier quadridimensionnel. Raffinement supplémentaire : la cinquième dimension infinie est courbe, alors que les nôtres sont plates. Pour nous, un mètre à Lille est identique à un mètre à Marseille. Dans un espace courbe ce n'est plus vrai : l'unité de longueur dépend de l'endroit où l'on est...

Science&Avenir :

http://www.sciencesetavenir.com/encouverture/page42.html

Voir le micro-monde en relief
Samedi, 17/02/2001 - 00:00

Des chercheurs du Centre de physique moléculaire optique et hertzienne (CPMOH) du CNRS à Bordeaux ont mis au point un nouveau type de microscope permettant la reconstruction tridimensionnelle de l'image d'un objet. Pour y parvenir, ils utilisent un effet non linéaire de génération de troisième harmonique (GTH) d'un faisceau laser. Ce faisceau laser génère dans l'objet en question un signal qu'on détecte en transmission. L'intensité de ce signal dépend du milieu traversé et change fortement aux interfaces. C'est ce principe qui permet la reconstruction point par point de la structure de l'objet. Par rapport aux technologies existantes utilisées pour l'analyse de milieux biologiques (comme la fluorescence à deux photons), cette technique présente plusieurs avantages. D'abord, elle ne nécessite pas l'insertion d'éléments chimiques dans l'objet à étudier. En plus, cette nouvelle technique de microscopie à balayage laser peut aussi s'appliquer à l'étude de matériaux. Cette technique devrait, selon le CNRS, faire très bientôt l'objet d'un transfert technologique.

Industries&Techniques : http://www.industries-techniques.com/

^ Haut
Matière
Matière et Energie
Microprocesseurs : la botte secrète d'AMD
Samedi, 17/02/2001 - 00:00

Dans sa course poursuite incessante avec Intel, AMD vient de dévoiler l'arme secrète qui devrait permettre de propulser sa prochaine génération de puces au-delà des processeurs 64 bits d'Intel : HyperTransport, un super-bus 24 fois plus rapide que les meilleurs bus disponibles sur les PC actuels. Et pour prouver qu'il ne s'agit pas de “vaporware”, mais d'un produit qu'il compte bien amener sur le marché aussi vite que possible, AMD révèle que HyperTransport bénéficie déjà du support d'une centaine d'entreprises, au premier rang desquelles Broadcom, Cisco Systems et Sun. La technologie sera particulièrement efficace dans des systèmes multiprocesseurs de haut de gamme, typiquement des configurations utilisant jusqu'à huit processeurs en parallèle. Donc, avant tout, des super-serveurs. Mais même si elle n'est pas indispensable pour un PC de bureau, sa bande passante montant jusqu'à 6,4 gigabits/seconde en crête devrait se traduire par une amélioration importante des performances. C'est une mauvaise nouvelle pour Intel qui n'arrive toujours pas à lancer Itanium, sa première puce 64 bits, et semble avoir pris du retard sur le processeur suivant, McKinley. Durant l'été 2000, les ambitions d'AMD avaient commencé à poindre. Après avoir rattrapé Intel dans le tout-venant des processeurs, le concurrent du géant des microprocessseurs se préparait à monter une offensive contre les puces 64 bits d'Intel. À l'époque, AMD semblait avoir beaucoup de retard et donc une carte difficile à jouer. Mais aujourd'hui, avec l'architecture IA64 d'Intel toujours dans les limbes et le lancement de HyperTransport, AMD prouve qu'il a comblé une bonne partie de son retard et que c'est lui, désormais, qui a le vent en poupe.

Usine nouvelle :

http://www.usinenouvelle.com/usn/site/pages/actualit/actua_j/general.cfm?breveId...

Nouveau câble supraconducteur à haute température
Samedi, 17/02/2001 - 00:00

Les compagnies Chubu Electric Power et Fujikura ont mis au point conjointement un nouveau type de câble supraconducteur a hautes conductivité et compacité. Les câbles conventionnels fabriques a partir d'enroulements de matériaux sur plusieurs couches sont le siège de pertes, électriques importantes. Afin de supprimer les courants de fuite, un nouveau câble a été développé, qui présente d'excellentes propriétés mécaniques. La perte est réduite a 0,1 W/m. Le câble doit être refroidi a l'aide d'azote liquide, mais grâce a cette faible dissipation thermique, sa compacité peut être accrue de façon très importante. De plus, les distances entre stations de refroidissement s'en trouvent rallongées, et une estimation du coût de la ligne supraconductrice (investissement et fonctionnement) montre que celui-ci devient presque comparable a celui des réseaux électriques conventionnels. La force de traction résultant de la contraction thermique, et qui conduit habituellement a une dégradation des caractéristiques électriques du câble, est compensée par des tampons espaceurs dont les coefficients de dilatation sont plus élevés.

BE Japon : http://www.adit.fr

^ Haut
Espace
Espace et Cosmologie
La sonde NEAR se pose sur l'astéroïde Eros
Samedi, 17/02/2001 - 00:00

La NASA a réussi le 12 février dernier une manoeuvre jamais tentée auparavant dans l'histoire de la conquête spatiale: faire atterrir en douceur une sonde sur un astéroïde. Deux jours avant la Saint-Valentin, la sonde NEAR Shoemaker a réussi son rendez-vous amoureux avec l'astéroïde Eros, un petit astre mort en forme de patate d'environ 33 kilomètres de long et 13 km de diamètre, en perdition dans l'immensité du système solaire. Nommé d'après le dieu grec de l'amour, Eros se trouvait alors à 316 millions de km de la Terre. Après une longue "descente contrôlée" de quatre heures et demie à partir d'une altitude de 35 km, la sonde NEAR s'est posée à l'heure prévue sur la surface désolée de l'astéroïde et a survécu à la manoeuvre audacieuse. "J'ai le plaisir d'annoncer que la sonde NEAR s'est posée sur la surface d'Eros. Nous continuons de recevoir un signal, donc il semble évident qu'elle transmet toujours depuis la surface", a déclaré Robert Farquhar, directeur de la mission NEAR au laboratoire de physique appliquée (APL) de l'Université Johns Hopkins, à Laurel (Maryland). Il s'agit d'une première pour la NASA. "C'est la première fois qu'une sonde se pose sur un petit corps céleste", a-t-il lancé, sous les applaudissements de ses collègues. Au fur et à mesure de sa descente, la sonde a envoyé vers la Terre jusqu'au moment de l'impact une série de photographies spectaculaires de la surface de l'astéroïde parsemée d'énormes cratères et de gros rochers. NEAR (Near Earth Asteroid Rendezvous), qui pèse plus de 500 kg, s'est posée à "une vitesse relativement basse qui lui a permis de survivre à l'atterrissage", a indiqué l'un des porte-parole de l'APL, Michael Buckley. La vitesse d'impact était comprise entre 5,4 km et 6,5 km/h, l'équivalent d'un atterrissage un peu rude en parachute durant la Deuxième guerre mondiale, selon la NASA. La faible gravité sur l'astéroïde (un millième de la gravité terrestre) a facilité ce relatif "atterrissage en douceur". La NASA tentait là un véritable pari car la sonde n'avait été conçue à l'origine que pour une mission orbitale. Suivant une première manoeuvre de désorbitage qui avait permis de faire descendre la sonde de son orbite circulaire de 35 km à une altitude de 25 km, les ingénieurs ont procédé à une série de quatre mises à feu télécommandées des moteurs du vaisseau, respectivement à cinq, trois, un kilomètre d'altitude et finalement à 400 m. Ces manoeuvres ont permis de freiner la descente avant l'impact et de ralentir la vitesse de la sonde de 32 km/h à 8 km/h. Avec cette mission inédite, la communauté scientifique espère en apprendre davantage sur la composition des astéroïdes, véritables vestiges des origines de l'Univers. Découvert en 1898, Eros 433 est un astéroïde de type "S", une de ces petites planètes rocheuses en orbite elliptique autour du Soleil et dont la taille n'excède généralement pas quelques centaines de km. Certains astéroïdes frôlent fréquemment notre planète. En 1975, Eros est passé à seulement 22 millions de km de la Terre. Les astronomes estiment qu'un risque minime de collision est possible dans 1,5 million d'années. Depuis son lancement en 1996, NEAR a parcouru quelque 3,2 milliards de km et se trouvait depuis février 2000 sur orbite autour d'Eros, dont elle a pris plus de 160.000 photos. Sur l'astre, elle a déjà détecté la présence de magnésium, de silicium et d'aluminium, ce qui indique que ce corps céleste est une relique quasi intacte de la formation du système solaire à partir des gaz et poussières stellaires.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/010212/1/wff9.html

NASA : http://www.nasa.gov/

Premier vol hypersonique cet été pour le X-43A
Samedi, 17/02/2001 - 00:00

Le premier prototype de véhicule hypersonique X-43A devra réaliser son premier vol cet été, alors que le deuxième prototype est arrivé au Dryden Flight Research Center de la NASA. Ce véhicule de la NASA est destiné à démontrer l'utilisation en vol d'un statoréacteur à combustion supersonique. Ce moteur fonctionne grâce à la combustion d'hydrogène dans un filet d'air, celui-ci étant comprimé directement avec la vitesse de l'avion, en opposition avec un réacteur classique qui utilise des hélices pour comprimer l'air. Construit par MicroCraft, le X-43 a été monté sur un lanceur Pegasus d'Orbital Science et les deux véhicules effectueront prochainement un vol intermédiaire, accrochés à un bombardier B-52, pour vérifier tous les systèmes avioniques. Au cours d'un vol de qualification, le lanceur Pegasus emporte le X-43A à une certaine altitude puis largue le prototype, qui effectue ensuite un vol hypersonique avant de retomber dans l'Océan Pacifique. Trois vols sont prévus, deux à Mach 7 et un à Mach 10.

Etats Unis Espace : http://www.france-science.org/usa-espace

^ Haut
Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
50 ans pour régénérer la couche d'ozone
Samedi, 17/02/2001 - 00:00

Si les gouvernements de tous les pays concernes continuent de respecter les mesures du protocole de Montréal de 1987 qui interdisent l'utilisation de chlorofluorocarbone (CFC), le trou de la couche d'ozone devrait se résorber et être totalement referme dans cinquante ans environ. En analysant l'évolution de la couche d'ozone, un chercheur de l'université de Reading, affirme qu'il y a une corrélation entre les mesures adoptées et la réduction sensible du trou de la couche. Ce serait l'une des premières fois que l'on peut mesurer l'efficacité d'actions destinées a préserver l'environnement. Aujourd'hui les émissions de CFC sont relativement maîtrisées dans la majorité des pays. Les Etats Unis en utilisaient 306 000 tonnes en 86 et n'en ont consomme que 2500 en 98, les pays européens ont diminue leur consommation de 300 000 tonnes en 86 a 4300 en 98, les pays de l'ex-URSS sont passes de 100 000 tonnes a 1000,quant au Japon sa consommation actuelle est nulle. Seule la Chine utilise de plus en plus de CFC puisqu'elle en utilisait 29 000 tonnes en 86 et en a consomme 51 000 en 97. De manière globale la consommation de CFC utilises dans les équipements médicaux, les matériels de lutte contre les incendies et les applications industrielles, est en baisse depuis deux ans; en ce qui concerne les CFC principalement utilises dans les systèmes de climatisation et les réfrigérateurs, la production est stabilisée.

Financial Times : http://news.ft.com/

^ Haut
Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Anti-inflammatoires : la révolution en marche ?
Samedi, 17/02/2001 - 00:00

Faut-il " remplacer tout traitement (anti-inflammatoire) au long cours par un anti-Cox 2 ? " Pour le Pr Maxime Dougados (CHU Cochin, Paris), la question paraît tranchée au bénéfice des seconds. Les anti-Cox 2 sont les représentants d'une nouvelle classe de médicaments anti-inflammatoires. Aussi efficaces que les AINS (anti-inflammatoires non stéroïdiens) conventionnels, ils n'en présentent pas les inconvénients. Gastro-intestinaux notamment... A l'occasion du XIIIème Congrès français de Rhumatologie, Maxime Dougados a ainsi souligné la remarquable sécurité d'emploi de ces nouveaux médicaments, dont il existe maintenant deux représentants en France. Le rofecoxib et le celecoxib, ce dernier d'introduction plus tardive. L'un et l'autre, testés sur plusieurs milliers de malades, auraient montré leur efficacité tant sur l'inflammation que sur ses manifestations douloureuses. Ils auraient surtout prouvé " qu'ils diminuent le risque d'événements digestifs graves " - hémorragies, ulcères gastriques et leurs complications... - lors de traitements à moyen terme. Or les maladies concernées par ce type de traitement relèvent très souvent de traitements au long cours. Les arthrosiques, les malades atteints de spondylarthrite ankylosante doivent prendre des médicaments defaçon quotidienne, pendant des mois voire des années. Pour ceux-là, la sécurité apportée par ces médicaments sera d'autant plus apprécié qu'elle supprimeral'obligationde prendre des " protecteurs gastriques " qui ne sont pas toujours dénués d'inconvénients... et peuvent coûter fort cher. Alors... le cas échéant, parlez-en au médecin...

Panorama du Médecin :

http://fr.news.yahoo.com/010214/81/wmu3.html

Inhaler de la morphine sur ordonnance
Samedi, 17/02/2001 - 00:00

Deux essais expérimentaux positifs viennent d'être publiés, l'un conduit chez de jeunes blessés atteints de fractures qui, aux urgences, ont «sniffé» de la morphine avec profit, l'autre chez des diabétiques insulinodépendants qui ont remplacé les injections quotidiennes par des inhalations. De quoi redonner de l'élan aux recherches déjà intenses conduites dans de nombreux pays sur les substances «à libération contrôlée». Un domaine dont les champs d'application dépassent largement la pharmacie: sont par exemple intéressées la droguerie, la parfumerie, la bonneterie, l'agriculture et autre pâtisserie. Des médecins britanniques préconisent de donner de la morphine à inhaler aux enfants. Shocking? Incitation à la débauche? Pas du tout, car il s'agit de recommandations concernant le traitement de la douleur aiguë chez les jeunes blessés. Après une rigoureuse étude clinique, des pédiatres urgentistes estiment que la voie nasale est préférable à la voie intramusculaire pour administrer des sels de morphine à des enfants victimes de fractures du bras ou de la jambe. On imagine mal qu'un enfant ou un adolescent puisse ne pas être d'accord avec eux pour estimer que les sprays sont préférables aux piqûres. Pour les pédiatres qui ont conduit une étude, la voie nasale doit être préférée aux injections. Les auteurs de l'étude remarquent que toutes les méthodes utilisées pour calmer la douleur aiguë chez les malades jeunes ont leurs limites. Les sprays de sels de morphine ou d'autres opiacés (fentanyl, meperidine) ont déjà été utilisés pour le traitement des douleurs opératoires. Chez l'enfant, une étude avait déjà montré l'intérêt de l'analgésie de la morphine par voie nasale. Une autre étude a montré la supériorité du spray sur les gouttes. Dans l'essai conduit en Grande-Bretagne, les jeunes blessés (fractures du membre supérieur ou inférieur) avaient entre 3 et 16 ans. Le protocole de l'étude prévoyait de conduire dans huit hôpitaux britanniques une comparaison des deux voies d'administration de sels de morphine sur une population totale de quatre cents jeunes, dimension suffisante pour mettre en évidence une différence d'efficacité, si elle existait, et d'éventuels effets secondaires sérieux de fréquence notable (supérieure à 18 pour 1 000). Pour les pédiatres qui ont conduit cette étude, la voie nasale doit être choisie, et préférée aux injections, pour administrer de la morphine aux jeunes blessés en cas de douleur aiguë due à une fracture. Il conviendrait aussi, notent-ils, d'y recourir pour calmer la douleur traumatique chez les jeunes, après par exemple des brûlures ou des blessures des doigts, et lorsqu'on refait les pansements. Le spray est par ailleurs actuellement évalué chez l'adulte pour le contrôle des douleurs lors de soins palliatifs et pour l'analgésie postopératoire.

Figaro : http://www.lefigaro.fr/

Magnétiser le cancer de la prostate
Samedi, 17/02/2001 - 00:00

Exit chirurgie, chimiothérapie et effets secondaires du cancer de la prostate ? Une nouvelle technique américaine, à base d'implants électro magnétiques, pourrait bien révolutionner l'approche de ce cancer qui est l'un des plus communs de la gent masculine. Ce nouveau traitement - dont on attend les résultats des épreuves cliniques - consiste en l'implantation d'une soixantaine de tiges magnétiques (d'1,4 cm de long sur 1 mm de large) au sein même de la tumeur. Elles sont alimentées par un champ magnétique alternatif extérieur permettant de les chauffer. Objectif : mettre à mort les cellules cancéreuses et l'apport sanguin fourni à la tumeur. Les plus de la méthode : sans douleur (sous anesthésie péridurale), rapide (une heure de temps et renvoi chez soi le jour même), moins de risques (pas de dommages causés par la chimiothérapie sur ces tissus sensibles), moins traumatisante et sans effets secondaires. Cette approche, si elle fonctionne, pourrait en plus convenir à d'autres styles de tumeurs localisées...

Besok : http://www.besok.com/homme/actu/acth_bs_CF.cfm?id=5222

La médecine profite du haut débit avec Mégalis
Samedi, 17/02/2001 - 00:00

Deux démonstrations de télémédecine ont été réalisées dans le cadre de l'inauguration officielle du réseau haut débit breton Mégalis : la transmission d'images et les soins périnataux. Les applications médicales du réseau Mégalis, inauguré le 7 décembre dernier, sont issues de plusieurs années d'expérimentations. L'objectif à terme est de mettre en relation toutes les spécialités médicales, les principales concernées pour le moment étant les urgences, l'imagerie médicale et la neurochirurgie. La transmission d'images et de dossiers permet notamment d'éviter des transferts inutiles des malades. Elle autorise une consultation spécialisée à distance, ou encore un avis médico-chirurgical en urgence ou en différé dans le cadre des "téléstaffs", réunions d'équipes médicales distantes qui peuvent étudier et commenter un dossier en temps réel par la transmission simultanée des images et de la voix. Dans le cadre de l'inauguration officielle de Mégalis, deux démonstrations de télémédecine ont été réalisées. L'une concernait la transmission d'images médicales, l'autre les soins périnataux, dans le cadre du réseau Périnat. Dans chacun des établissements connectés au réseau régional, les médecins ont accès à un Serveur d'Images Commun (SIC) où seront progressivement stockés les dossiers de chaque patient,constitués de divers types de documents et notamment d'images numériques provenant de différents services médicaux. Le serveur, qui permettra le partage des dossiers multimédia entre les différents établissements hospitaliers, est une plate-forme sécurisée destinée à garantir la confidentialité du dossier du malade, transmis sous forme de données cryptées aux seuls médecins qui en assurent le suivi. Un projet d'informatisation a été élaboré entre les différents partenaires du réseau afin de pouvoir transmettre les dossiers d'obstétrique d'un centre de maternité à un autre au moyen d'un dossier informatisé au format AUDIPOG (2) et d'une messagerie médicale sécurisée. Dans chacun des sept établissements, l'installation d'une station de visioconférence connectée à un échographe permettra de visualiser à distance les examens réalisés pour solliciter l'avis d'un confrère. L'objectif de cette collaboration est de permettre une meilleure prise en charge médicale des patientes, et parfois d'éviter leur transfert. Pour compléter le dispositif, une salle de réunion sera équipée d'un système de visioconférence couplé à une caméra pour la présentation de documents médicaux. Des téléstaffs pourront ainsi avoir lieu sans que les médecins quittent leur établissement. Le système pourra être étendu à de nouveaux établissements et élargi à d'autres spécialités médicales.

Interactive Santé : http://www.interactive-sante.com

Les médicaments donnent de la voix !
Samedi, 17/02/2001 - 00:00

Des médicaments qui se présentent poliment à haute et intelligible voix, expliquent à quoi ils servent et à quelle dose ils doivent être pris : c'est ce qui existe déjà (en test) dans deux hôpitaux de Chicago. Baptisé Scriptalk, le dispositif a été développé pour répondre aux besoins des personnes malvoyantes - des personnes âgées, en particulier, pour qui les minuscules caractères des notices sont souvent totalement illisibles. Scriptalk se présente comme un petit synthétiseur vocal, capable de lui sont présentées. Cocorico : l'idée est née en France, chez Inside Technologies, PME spécialisée dans le développement de puces électroniques. La technologie a été transférée à l'Américain En-Vision, qui s'est occupé de la partie "vocale" du projet et procède actuellement aux tests. Le coût de l'équipement ne sera, évidemment, pas négligeable. Le pharmacien devra s'équiper d'une imprimante spéciale, pour encoder la micropuce des étiquettes (1.000 dollars), tandis que les patients achèteront un lecteur à piles (250 dollars). Scriptalk devrait être mis sur le marché dès le mois de juillet 2001 et, à terme, En-Vision entend le commercialiser en Europe. "Nous sommes intéressés par des contacts avec des pharmaciens détaillants en France ou d'autres intervenants intéressés par le test du produit," signale En-Vision. Avis aux amateurs !

Inside Technologies : http://www.insidefr.com

En-Vision : http://www.envisionamerica.com/grindex.html

Des dérivés de l'aspirine inhibent la croissance des cellules cancéreuses
Samedi, 17/02/2001 - 00:00

Les dérivés nitrés de l'aspirine inhibent in vitro la croissance de cellules cancéreuses humaines du colon et du pancréas, affirme la société pharmaceutique NiCox. Le laboratoire estime que les résultats pré-cliniques sont "extrêmement prometteurs" pour les composés nitrés chimio-protecteurs brevetés, parmi lesquels les dérivés de l'aspirine et du sulindac.

Labgénération : http://www.labgeneration.com/fr/club/news.jhtml

La bactérie qui produit du plastique
Samedi, 17/02/2001 - 00:00

Des chercheurs allemands ont obtenu un nouveau polymère grâce aux capacités digestives inhabituelles d'une bactérie, Ralstonia eutropha. Elle est connue pour sa capacité à avaler du zinc ou du plomb. Alexander Steinbüchel, de l'Université de Münster, a donné à cette bactérie des acides carbonés en guise de régime alimentaire. La bactérie a digéré le repas et s'est mise à produire un polyester contenant du soufre. Ce nouveau biopolymère pourra être utilisé pour fabriquer du plastique aux propriétés très intéressantes. Il pourra notamment servir à la fabrication d'implants ou d'outils chirurgicaux invasifs comme les cathéters. Le soufre a en effet des propriétés antibactériennes qui intéressent la médecine. Ces résultats sont publiés dans la revue Microbiology.

Nouvel Obs :

http://quotidien.nouvelobs.com/sciences/20010208.OBS2027.html?1516

Vivre centenaire : une formidable expansion
Samedi, 17/02/2001 - 00:00

"Vivre au-delà de 100 ans", un article paru dans "Population et Société", le bulletin mensuel d'information de l'institut national d'études démographiques, s'intéresse à l'émergence d'une nouvelle classe d'âge : on assiste aujourd'hui à une explosion du nombre de centenaires, avec des âges maximaux au décès de plus en plus élevés. Cependant hommes et femmes ne sont pas égaux face à la longévité. Comme le rappellent très justement les auteurs de l'article ( Jacques Vallin et France Meslé ), les âges extrêmes ont toujours exercé une grande fascination sur l'homme. Bien que des cas de personnes ayant dépassé les 100 ans soient régulièrement rapportés au cours des siècles ( cela commence dans la Bible ), il est peu probable qu'ils correspondent à la réalité. Par contre on compte aujourd'hui les centenaires par milliers : l'Insee prévoit 150 000 centenaires en France en 2050, ce qui correspond à une multiplication par 750 en un siècle. Non seulement le nombre de centenaires progresse, mais on assiste à l'apparition d'une classe de "super-centenaires" constituée par toutes les personnes qui ont fêté leur 110 ans : depuis les années 80, un véritable groupe se constitue alors qu'on ne recensait que quelques cas sporadiques auparavant. Mais hommes et femmes ne sont pas égaux devant l'âge : passé 100 ans, il y a un grand déséquilibre entre les deux sexes du fait d'une surmortalité des hommes à tous les âges. C'est pourquoi passé 100 ans il ne reste plus qu'un homme pour sept femmes, au-delà de 110 ans, le rapport se creuse d'avantage pour arriver à un homme pour dix femmes. L'accroissement de la durée de vie est un phénomène récent et soudain. Même à 100 ans, on assiste depuis quelques décennies à une augmentation de l'espérance de vie : les progrès sanitaires ont permis d'accroître l'espérance de vie à la naissance, mais les auteurs se demandent s'ils n'ont pas permis également d'accroître la durée limite de la vie humaine, c'est à dire la longévité.

Csanté : http://www.csante.com/

Un nouveau médicament efficace contre la septicémie
Samedi, 17/02/2001 - 00:00

Une équipe de recherche internationale annonce avoir découvert un médicament capable de combattre la septicémie, une infection du sang qui tue 225.000 Américains chaque année. Les chercheurs ont passé environ 15 ans à mettre au point cette molécule. Leurs travaux sont publiés vendredi dans le ''New England Journal of Medicine''. La sortie de cette publication était initialement prévue pour le 8 mars, mais l'importance de la découverte a incité les responsables de la revue à avancer cette date. ''C'est une découverte capitale'', a affirmé le Dr Michael Matthay, de l'Université de Californie, après avoir pris connaissance avec d'autres scientifiques de la teneur de ces travaux. L'étude a été menée chez 1.690 personnes présentant une septicémie sévère, répartis dans 11 pays différents. L'ensemble a été coordonné à l'Université Vanderbilt de Nashville, dans le Tennessee, et financé par le groupe pharmaceutique américain Lilly. Selon les chercheurs, les populations ne savent que très rarement ce qu'est une septicémie, même si 750.000 cas sont diagnostiqués chaque année aux Etats-Unis. De nombreux problèmes médicaux favorisent l'apparition de ce type d'infection générale: la pneumonie, les complications chirurgicales et le cancer. La septicémie, une infection bactérienne du sang, est le résultat d'une suite de réactions chimiques. Elle provoque la mort par destruction des organes internes du patient. Les malades sont traités par antibiotiques, anticoagulants et ventilation assistée dans le cas d'une insuffisance respiratoire. Mais aucun traitement n'agit directement sur l'infection sanguine. Le nouveau médicament est dérivé d'une substance naturelle, la protéïne C activée (activated protein C), qui, dans le sang, combat l'inflammation et les caillots. En pratique, la moitié des patients ont reçu le médicament par voie intraveineuse pendant quatre jours, l'autre moitié ayant reçu un placebo. Les malades ont été suivis pendant 28 jours. Selon les résultats, 25 % des personnes traitées sont morts, contre 31% dans le groupe non traité.

AP : http://fr.news.yahoo.com/010209/5/w4ia.html

Les promesses des vaccins anti-cancer
Samedi, 17/02/2001 - 00:00

L'idée de vaincre le cancer avec un vaccin n'est pas nouvelle mais depuis dix ans, les concepts ont évolué, avec la progression du savoir sur les cellules tumorales et grâce aux recherches sur le système immunitaire menées pour mettre au point un vaccin contre le sida. Sur quelle base peut-on fabriquer aujourd'hui un vaccin contre le cancer ? Schématiquement, il s'agit pour la majorité des équipes de mettre en évidence des protéines spécifiques au sein des tumeurs et qui n'existent pas dans les cellules normales. Ensuite, ces protéines spécifiques sont utilisées dans la composition d'un «vaccin» pour induire dans l'organisme une double réponse anti-cancer : des anticorps dirigés spécifiquement contre les cellules tumorales, et des lymphocytes T aptes à anéantir les cellules du cancer, et elles seules.«Ce concept de la vaccination antitumorale présente plusieurs avantages théoriques, explique le docteur Philippe Moingeon (responsable du département recherche et développement des vaccins d'Aventis Pasteur). D'abord, contrairement aux autres traitements du cancer une absence de toxicité supposée, mais en réalité retrouvée lors des premiers essais cliniques; ensuite, une réponse immunitaire qui touche tout l'organisme et donc capable d'éliminer les cellules tumorales où qu'elles soient, ce qui est important s'agissant d'une maladie qui a tendance à se disséminer. Enfin, on peut espérer que ces vaccins seront susceptibles d'induire une réponse immunitaire de longue durée, capable d'être réactivée en cas de récidive. Première étape: identifier des protéines spécifiques des tumeurs. C'est ce qui est en train d'être réalisé par plusieurs équipes, et notamment celle de Thierry Boon en Belgique, une des plus performantes en la matière, qui a découvert, depuis 1991, plusieurs antigènes associés aux tumeurs chez l'homme. Citons par exemple l'antigène carcino-embryonnaire, surexprimé par de très nombreuses tumeurs, la protéine P 53 que l'on retrouve mutée dans 50-% des cancers, ou encore des protéines dites Mage 1 et Mage 2 découvertes à la surface de certains mélanomes malins. Deuxième étape: préparer un vaccin, en utilisant la protéine spécifique purifiée, seule ou avec des adjuvants, ou encore insérer le gène qui code pour cette protéine dans un virus anodin pour l'homme (comme le canarypox). Le but actuel des candidats-vaccins est de pouvoir les utiliser un jour pour prévenir les récidives après un traitement conventionnel ou encore pour contrôler les cancers quand ils échappent aux thérapeutiques. A Paris, le docteur Nicolas Van Baren (Institut Ludwig, Bruxelles) a présenté les résultats de deux essais thérapeutiques réalisés chez des malades souffrant d'un mélanome métastatique au-delà de toutes ressources thérapeutiques. Le premier essai utilise un vaccin basé sur une protéine dite Mage 3, couplée à un autre antigène et retrouvée dans 20% des mélanomes. Sur les vingt-cinq patients ayant reçu plusieurs injections de ce vaccin à diverses doses, dix-huit n'ont eu aucune amélioration, cinq ont bénéficié d'une régression objective des métastases. Pour trois d'entre eux, la tumeur a totalement disparu et n'est toujours pas réapparue cinq ans après.Une seconde étude, actuellement en cours, présentée par ce même médecin, évalue l'intérêt de la même protéine, mais en intégrant son gène dans le canarypox. Pour les treize premiers patients soumis à un tel vaccin, onze ne présentent aucun signe de régression et deux ont une vraie amélioration des lésions cancéreuses. Un essai mené aux Etats-Unis, chez une quinzaine de malades atteints d'un cancer colo-rectal, avec un vaccin basé sur l'antigène carcino-embryonnaire, n'a pas mis en évidence de toxicité particulière et a permis d'observer dans un cas une régression tumorale. En Allemagne, il y a quelques mois un essai vaccinal chez des patients souffrant d'un cancer du rein avec métastases a permis d'obtenir une rémission totale de la maladie chez quatre de ces dix-sept personnes. Le vaccin anti-cancer du futur devra aussi être doté d'une mémoire immunitaire afin de reconnaître et de détruire une tumeur semblable à celle qu'il aurait déjà rencontrée et anéantie. Les chercheurs travaillent actuellement dans deux directions : des vaccins prévenant les rechutes susceptibles de survenir après un traitement conventionnel et des vaccins ayant la propriété de ralentir la progression de cancers déjà existants, tout en préservant la qualité de vie des patients. Ils n'excluent pas non plus, "vers 2015", selon le Dr Moingeon, de pouvoir vacciner préventivement des personnes présentant des prédispositions génétiques aux cancers.

Figaro : http://www.lefigaro.fr

AFP : http://fr.news.yahoo.com/010216/1/wxrx.html

Un nouveau procédé de traçabilité génétique pour la viande bovine
Samedi, 17/02/2001 - 00:00

L'Inra annonce avoir mis au point une méthode de vérification de la traçabilité de la viande grâce à un test ADN capable de répondre à l'exigence de sécurité des consommateurs. Le procédé consiste à établir une carte d'identité génétique à partir d'un échantillon de viande prélevé en magasin. Le procédé est testé en situation réelle depuis novembre dernier. "Cette technique déjà utilisée pour la sélection génétique et l'étude des filiations entre individus, est aujourd'hui appliquée à la traçabilité de la viande", a indiqué Bernard Bibe, chef du département de génétique animale à l'INRA, lors d'une conférence de presse. Le système va permettre de sécuriser et renforcer la nouvelle réglementation sur l'étiquetage des viandes, en suivant l'identification des bovins de l'étable à l'étal. Les premiers résultats obtenus sur 49 veaux et 89 prélèvements dans trois magasins d'un des principaux distributeurs français "sont totalement satisfaisants", a précisé M. Bibe. "Pour vérifier la conformité des indications portées sur l'étiquette, on fait le rapprochement avec l'animal indiqué en établissant la carte génétique d'origine de l'animal, de son éleveur et des conditions d'élevage. Le risque que deux individus aient la même carte génétique a été estimé à une chance sur deux milliards", selon les spécialistes de l'INRA. En apportant "des preuves biologiques irréfutables sur l'origine de l'animal", la traçabilité ADN complète la traçabilité documentaire déjà assurée à chaque maillon de la chaîne : chez l'éleveur, chez l'abatteur et chez le distributeur, explique-t-on à l'INRA.

Figaro : http://www.lefigaro.fr/

Explorateur de génome
Samedi, 17/02/2001 - 00:00

Les étudiants de l'Université de Santa-Cruz (Californie) publient une interface web pour explorer facilement le génome humain, disponible depuis lundi dans sa quasi totalité. Il est possible de cliquer sur diverses parties des chromosomes pour obtenir les gènes connus, et les protéines qui y sont associées. Pour les non-initiés, c'est certes tout à fait incompréhensible, mais quelques minutes de consultation suffisent pour se faire une idée de l'ampleur des données.

Futurs : http://futur-e-s.com

Le "Human Genome Browser" :

http://genome.cse.ucsc.edu/goldenPath/help/hgTracksHelp.html

Un cerveau plus jeune et génétiquement modifié
Samedi, 17/02/2001 - 00:00

Des chercheurs de l'université de Californie à San Diego ont réussi à améliorer les connexions neuronales dans le cerveau de 18 singes rhésus entre 9 ans et demi (l'équivalent de 20 ans pour l'homme) et 27 ans et demi (l'équivalent de 70 ans pour l'homme). Leur expérience a consisté à extraire des cellules, à les modifier génétiquement et à les réinjecter dans le cerveau des animaux. Chez les singes âgés, les connexions neuronales sont alors revenues au niveau de celles d'un singe jeune. Deux patients atteints de la maladie d'Alzheimer se sont déjà portés volontaires pour des essais de cette thérapie génique sur l'homme, et six autres devraient suivre pour voir si l'injection de cellules génétiquement modifiées dans le cerveau peut permettre de réparer les connexions neuronales défaillantes. Ces essais ont été validés par la Food and Drug Administration américaine. Les résultats de cette expérience sont publiés dans les Proceedings of the National Academy of Science datés du 13 février 2001.

Transfert :

http://transfert.net/fr/techno/article.cfm?idx_rub=89&idx_art=4115

Proceedings of the National Academy of Science :

http://www.pnas.org/papbysection.shtml

^ Haut
VOTRE INSCRIPTION
Vous recevez cette lettre car vous êtes inscrits à la newsletter RTFLash. Les articles que vous recevez correspondent aux centres d'intérêts spécifiés dans votre compte.
Désinscription Cliquez sur ce lien pour vous désinscrire.
Mon compte pour créer ou accéder à votre compte et modifier vos centres d'intérêts.
PLUS D'INFOS
Suivez-nous sur Twitter
Rejoignez-nous sur Facebook
 http://www.rtflash.fr
back-to-top