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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 567
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 23 Septembre 2010
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Egalement dans ce numéro
TIC
Une application « smartphone » pour visiter Fourvière et Saint-Jean
Une peau électronique pour restituer le sens du toucher
Une nouvelle méthode pour démasquer les robots du Web
Avenir
La chirurgie robotisée arrive à Lyon
Matière
Biocarburant : de la levure transgénique pour produire de l'éthanol
Espace
Détourner les astéroïdes, un projet à l'oeuvre aux Etats-Unis
Terre
Inauguration du plus grand parc éolien en mer du monde au large de l'Angleterre
Un chauffage par les égouts
Vivant
Un malade atteint d'anémie guéri par thérapie génique
Cancer: un nouveau traitement à base d'ARN interférent
Un vaccin contre le cancer qui stimule l'ensemble du système immunitaire
Des chercheurs parviennent à limiter les symptômes pulmonaires de la mucoviscidose sur des souris
Un test pour dépister le diabète 10 ans à l'avance
Asthme : une nouvelle thérapie
Obésité : le sport plus fort que la génétique
Risque cardiaque : le stress chronique au coeur des cheveux
Découverte des mécanismes d'activation de la production d'anticorps par les cellules immunitaires
Le corps domine l'esprit
Recherche
Les voitures consommeront trois fois moins dans 20 ans
Le moteur à explosion n'a pas dit son dernier mot
Edito
Les nouvelles technologies de l'information vont révolutionner nos modes de déplacements



Jusqu'au 26 novembre, le département de l'Isère expérimente - entre l'agglomération grenobloise et les communes du massif du Vercors - l'"é.covoiturage", un système de covoiturage instantané à finalité écologique.Ce système permet à un passager et un conducteur, tous deux préalablement inscrits sur une interface en ligne gérée par le conseil général, d'entrer en relation afin de partager les frais d'un trajet commun.

Concrètement, le passager transmet par SMS, à tous les conducteurs connectés par leur smartphone à Covisoft, l'application dédiée au concept, les coordonnées GPS de l'un des 76 points relais où il se trouve. Si un conducteur accepte sa demande de covoiturage, il s'engage à se rendre au lieu de rencontre et à déposer le passager jusqu'à un point d'arrivée décidé. Jusqu'à la fin de l'expérience, qui devrait coûter 70 000 euros au conseil général, le conducteur percevra 10 centimes d'euro au kilomètre et des bons d'achat de 30 euros délivrés par le conseil général.

Dans ce système, aucune transaction financière n'a lieu au sein du véhicule. Grâce à un code secret inscrit par le passager sur le téléphone du conducteur à sa montée et à sa descente de la voiture hôte, les comptes des deux acteurs sont crédités ou débités.

L'expérience, qui doit permettre d'évaluer sur le terrain la fiabilité des moyens techniques mis en place et l'accueil réservé aux usagers, sera testée pendant deux mois par 150 volontaires. Pour la collectivité, l'objectif sera, à plus long terme, de diminuer le flux de circulation des 9 000 véhicules qui encombrent chaque jour les deux axes reliant le plateau du Vercors et Grenoble. Et pourquoi pas de généraliser le système à l'ensemble du département.

A Toulouse, c'est une autre technologie capable d'indiquer en temps réel aux automobilistes, sur leur téléphone mobile, les places de stationnement disponibles qui est expérimentée.

Quatre de ces places de stationnement sont, depuis quelques semaines, dotées de capteurs high-tech placés sous le bitume qui détectent si une voiture est garée ou non et communiquent l'information à un central de gestion. Sur l'écran de son smartphone, un plan du quartier affiche le statut de chaque stationnement : résidentiel ou de courte durée, libre ou occupé. Demain, c'est tout un bouquet de services que recevra le conducteur connecté.

L'enjeu de cette expérimentation est considérable car, selon le Centre d'études sur les réseaux de transport, l'urbanisme et les constructions publiques (Certu). La pénurie de places de stationnement est responsable de 10 % des véhicules en circulation dans les villes françaises qui cherchent simplement à se garer.A San Fransisco, cette part grimpe à 30 %, selon l'autorité municipale des transports.

Quand on sait qu'à peine un tiers des stationnements payants sont effectivement réglés, la tarification à la minute et les prélèvements automatiques autorisés par le parking communicant représentent pour les collectivités une source potentielle considérable de recettes.

Comment ne pas voir que ces deux expérimentations complémentaires, celle du covoiturage à Grenoble et celle du stationnement intelligent à Toulouse ont vocation à se rejoindre.

Au-delà de leur contribution à la lutte contre le réchauffement climatique et la pollution de l'air, cette double gestion « intelligente » et en temps réel de l'offre et de la demande de déplacement et de stationnement va permettre aux villes une véritable reconquête de l'espace public. Les collectivités cherchent en effet à équilibrer l'offre entre parking résidentiel, stationnement pour les salariés, arrêts de courte durée pour les commerces. Elles veulent également pouvoir mieux contrôler et moduler les flux de déplacements urbains.

C'est pourquoi nous pouvons imaginer sans peine qu'à ces systèmes de gestion de flux et de stationnement s'ajouteront d'ici quelques années (bien que les élus locaux s'en défendent), des systèmes « intelligents » de péage urbain qui sauront moduler le coût d'utilisation de la voiture en ville en fonction de plusieurs paramètres, type de véhicule, nombre de passagers, heure...

La combinaison et la généralisation de ces diffèrents systèmes fait appel à des technologies existantes et ne prendra que quelques années. Elle aura des conséquences socio-économiques majeures car elle changera radicalement notre façon de concevoir la voiture et plus largement de nous déplacer. Mais la collectivité devra veiller à ce que les recettes dégagées par cette nouvelle économie des transports urbains soient bien réaffectée à l'amélioration et à la diversification de l'offre de transports publics propres.

René Trégouët

Sénateur honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


TIC
Information et Communication
Une application « smartphone » pour visiter Fourvière et Saint-Jean
Vendredi, 24/09/2010 - 00:00

C'est une première en France, le Diocèse de Lyon et la Fondation Fourvière lance leur première application smartphone. Elle consiste en un circuit audioguidé de sept étapes pour découvrir la Basilique de Fourvière ou la cathédrale Saint-Jean.Cette application, appelée « ZeVisit », découpe en sept étapes thématiques la visite des deux lieux de culte.

Disponible sur smartphone (iPhone, androïd phone et windows phone), l'application appelée « ZeVisit », permet un circuit audio-guidé en sept étapes intérieures ou extérieures, pour chacun des monuments. Le touriste découvrira ainsi l'histoire, l'architecture, l'art et la spiritualité de ces édifices, grâce aux voix de plusieurs guides, mais aussi de l'archevêque de Lyon, le cardinal Philippe Barbarin, du recteur de la primatiale, le père Michel Cacaud, du recteur de la basilique, Mgr Jean-Marie Jouham, ou encore de l'architecte en chef des monuments historiques, Didier Repellin.

L'application propose aussi le principe de la « réalité augmentée » puisque le téléphone, en reconnaissant certains lieux, les enrichit sur son écran de quelques indications contextuelles. Ainsi, un vitrail par exemple peut être identifié et expliqué, en direct, sur le smartphone.

Pour ceux qui ne possèdent pas de samrtphones, l'application sera directement transférable des sites internets sur un lecteur mp3. Une version anglaise sera également disponible d'ici une quinzaine de jours. Ce sont quelques deux millions de visiteurs qui franchissent chaque année le seuil de ces deux monuments lyonnais.

Narthex

Une peau électronique pour restituer le sens du toucher
Vendredi, 24/09/2010 - 00:00

Deux équipes de chercheurs californiens, l'une à l'université de Berkeley, l'autre à Stanford, ont mis au point chacun de leur côté une peau synthétique capable de renseigner un robot sur la pression exercée par un objet, de faire en sorte qu'il règle ses mouvements en fonction. Les résultats de ces travaux ont été décrits dans un long article du journal scientifique Nature Materials. Chaque université a publié un résumé de ses propres travaux sur leur site Internet.

La « peau » conçue par l'équipe de Berkeley, appelée « e-skin », consiste en un film de silicium et de polyimides, une variété de polymères capables de garder une température stable. Ce film contient des nanofibres de silicium et de germanium. Ces composants captent la pression des objets qui entrent en contact avec la peau électronique, permettant ensuite d'adapter les mouvements d'un robot.

Les premiers tests ont été effectués sur un prototype de 49 centimètres carrés (photo ci-contre). Il s'agit d'un carré de 7 cm de côté et comptant 18 pixels sur 19, chaque pixel contenant un transistor. Le tout est censé permettre un toucher, allant d'une frappe sur un clavier d'ordinateur à la prise en main d'un objet.

La peau artificielle mise au point par l'équipe de Stanford, munie de capteurs, mesure moins de 1 millimètre d'épaisseur. Elle contient des poches d'air qui peuvent la rendre élastique. C'est la grande différence avec le projet de Berkeley. Quand les capteurs détectent la pression des objets, l'épaisseur de la peau s'adapte. En fonction de la pression, elle s'épaissit ou s'amincit dans un intervalle de temps de l'ordre de la milliseconde.

Autant dire qu'elle approche le temps de réaction d'une peau humaine.Ce changement d'épaisseur est ensuite converti en signal électrique. Lequel, transmis à un robot, indique comment toucher ou attraper un objet. A très long terme, le projet serait de pouvoir connecter cette peau artificielle pleine de composants non pas seulement aux circuits électroniques d'un robot, mais au système nerveux de personnes privées (à la suite d'un accident, d'une maladie ou atteintes d'une malformation) du sens du toucher.

OINet

Une nouvelle méthode pour démasquer les robots du Web
Vendredi, 24/09/2010 - 00:00

Des mots incompréhensibles, des lettres étirées, barrées et illisibles... Les 'Captcha' (prononcer 'Capture' en anglais), fleurissent sur les sites Web, permettant de faire la distinction entre un internaute bien réel, et un simple robot spammeur.

Mais ces dispositifs, censés assurer une navigation plus sûre pour les internautes ont aussi leurs inconvénients. D'abord les termes abscons à reproduire pour s'identifier. Ce défaut a été en partie corrigé depuis le rachat, fin 2009, de l'une des principales société fournissant ce service par Google : ReCaptcha.

ReCaptcha propose des mots anglais 'Morning', 'upon'... au lieu des habituelles syllabes imprononçables. L'acquisition de Google est donc stratégique : elle permet d'améliorer ses services de numérisation d'ouvrages. En effet, Google se sert des transcriptions tapées chaque jour par des millions d'internautes dans ces formulaires pour améliorer les algorithmes de reconnaissance des caractères des livres anciens, qui ont souvent été effacés par le temps. Une manière d'étoffer à moindres frais sa bibliothèque numérique.

Malgré la forte présence de Google, d'autres entreprises se lancent désormais dans ce marché. Solve Media, une jeune pousse new-yorkaise, propose depuis lundi 20 septembre une nouvelle méthode, fondée sur la publicité, pour s'assurer que les utilisateurs d'un site Web ne sont pas des robots, rapporte le site spécialisé Venture Beat. Plutôt que des termes incompréhensibles, le service propose de montrer à l'internaute des messages publicitaires, qu'il s'agisse d'images, ou même de vidéo. L'utilisateur doit ensuite recopier le slogan affiché pour s'identifier.

Pour la jeune entreprise, soutenue financièrement notamment par AOL, ce système est vertueux pour toutes les parties. Pour les internautes, les messages sont simples à retranscrire, et les publicitaires ne paient que si les messages sont correctement orthographiés.

LM

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Avenir
Nanotechnologies et Robotique
La chirurgie robotisée arrive à Lyon
Vendredi, 24/09/2010 - 00:00

Utilisée pour les interventions mini invasives, la chirurgie robotique fait sa rentrée au CHU de Lyon dans un centre qui lui est dédié à l'Hôpital Lyon Sud. Jusqu'à présent, la coelioscopie ou chirurgie "sans cicatrice" a révolutionné les interventions chirurgicales. Le nouveau robot Da Vinci décuple cette technique chirurgicale et offre au praticien une dextérité inédite !

Avec plus de 6 ans d'expérience dans le domaine de la chirurgie robotisée, le CHU de Lyon ouvre le premier centre régional de chirurgie robotisée. ORL, urologues, gynécologues, chirurgiens digestifs et prochainement cardiologues,se partageront les interventions dans une salle spécialement réservée à cette chirurgie mini invasives. L'objectif a été fixé à 500 patients par an. Du côté des patients, ces interventions mini invasives sont plus plaisantes, elles laissent de plus petites cicatrices, entraînent moins de pertes sanguines et permettent une récupération plus rapide au cours de l'hospitalisation.

La chirurgie robotique est très utilisée en urologie, spécialité qui a le plus d'avance dans ce domaine, en particulier pour ce qui concerne le cancer de la prostate. A Lyon, les équipe d'urologie du CHU ont plus de 8 ans d'expérience dans l'ablation de la prostate par coelioscopie assistée d'une robot. Forts de cette expérience, les chirurgien ont pu développer d'autres techniques comme les ablations de tumeurs du rein et les cures de jonction uretéro-pyélique. D'autres pistes sont amenées à être explorées dan l'avenir notamment en chirurgie digestive, avec le traitement des tumeurs du pancréas, de la surrénale et du rectum.

En chirurgie cardiaque, la robotisation est particulièrement intéressante car elle permet de réaliser des interventions sur le coeur sans avoir à inciser le thorax.

L'utilisation du robot permet la mise en place d'outils très performant qui facilitent le travail opératoire : caméras 3D, dissection plus fine, la mobilité réduite limite les traumatismes musculaires.

Au final, c'est un temps de convalescence pour le patient qui est nettement réduit ! La robotique chirurgicale est devenue en quelques années un domaine d'innovation permanente. Cette technologie va voir son utilisation nettement augmenter dans le prochaines années, surtout dans les spécialités très sophistiquées comme la chirurgie cardiaque, de l'obésité, et la pédiatrie pour lesquelles les interventions difficiles peuvent être réalisées sans ouverture et des cicatrices et très petite taille.

Avec cet investissement d'avenir, le CHU de Lyon se positionne en référent national grâce aux recherches qui vont être conduites, et aux collaborations qui seront développées avec les établissements publics, privés et industriels. Les Hospices Civils de Lyon ont notamment été sélectionnés pour conduire un projet de recherche avec l'Institut National du Cancer et l'INSERM.

D'autre part, une étude nationale coordonnée par le Pr Marc Collombel, urologue à l'Hôpital Edouard Herriot a été lancée pour prouver la supériorité du bénéfice pour le patient de l'utilisation du robot Da Vinci sur d'autres techniques, et de promouvoir la chirurgie robotique comme chirurgie d'avenir.Le robot articulé pèse 500 kg, est haut de près de 2 mètres pour 1 mètre de profondeur. Son coût s'élève à 1,2 millions d'euros.

LFW

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Matière
Matière et Energie
Biocarburant : de la levure transgénique pour produire de l'éthanol
Vendredi, 24/09/2010 - 00:00

Des chercheurs de l'université de Berkeley ont publié une étude sur la levure S.cerevisiae, utilisée pour transformer les sucres du maïs en éthanol. Ils travaillent sur un moyen de la faire pousser sur les sucres issus de la cellulose, via une manipulation génétique.

La levure S.cerevisiae ne pousse pas naturellement sur les sucres issus de la cellulose. Mais d'après l'étude récemment publiée, la donne pourrait changer grâce à une manipulation transgénique. Jonathan Galazka et son équipe de l'université de Berkeley ont en effet découvert que le champignon N.crassa se développe très bien sur ces sucres, et ce grâce à un ensemble d'enzymes de transport des sucres.Les chercheurs ont alors introduit ce système d'enzymes chez la levure S.cerevisiae.

Suite à cette manipulation, la souche transgénique de la levure utilisée pour produire de l'éthanol a réussi à pousser sur des sucres dérivés de la cellulose. Cette expérience tend à montrer que Saccharomyces cerevisiae pourrait devenir un outil de choix pour développer et améliorer la production de biocarburant à partir de cellulose

MS

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Espace
Espace et Cosmologie
Détourner les astéroïdes, un projet à l'oeuvre aux Etats-Unis
Vendredi, 24/09/2010 - 00:00

Le gouvernement américain envisage la mise en place d'un dispositif destiné à détourner de leur trajectoire les astéroïdes les plus menaçants pour la planète Terre. Washington réfléchit à la possibilité de positionner une série de "satellites de sécurité" dans l'espace. La Nasa s'est d'ores et déjà portée candidate: un Bureau de coordination de la protection planétaire (PPCO) a même été créé au sein de l'agence spatiale.

En 2008, le Congrès avait déjà autorisé l'agence spatiale à repérer et à surveiller 90% des astéroïdes proches de la Terre et mesurant plus d'un kilomètre de large. Désormais, la Nasa réclame un milliard de dollars - le double ou presque de ce qui est dépensé actuellement dans ce domaine. A défaut, le centre ne pourrait pas remplir sa tâche, confirme un rapport de l'Académie Nationale des Sciences.

Les premiers résultats de ces observations sont toutefois là. Le site web de la Nasa indique en effet que le nombre des astéroïdes repérés à proximité de la Terre a augmenté nettement entre 2000 et 2010 en raison de l'amélioration des moyens de détection; ils seraient environ 7000 dont plus de 600 mesureraient plus d'un kilomètre de diamètre.

Tous constitueraient une menace sérieuse en cas de collision, comme ce fut le cas dans la région de la Tunguska le 30 juin 1908, lorsque la forêt sibérienne a été aplatie dans une zone de vingt kilomètres de rayon. Une explosion 100 fois plus puissante que celle de la bombe d'Hiroshima. Actuellement, selon les calculs des spécialistes, l'astéroïde le plus menaçant a une chance sur 300 de percuter la Terre, le 16 mars 2880.

Express

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Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
Inauguration du plus grand parc éolien en mer du monde au large de l'Angleterre
Vendredi, 24/09/2010 - 00:00

Le plus grand parc éolien en mer du monde a été inauguré jeudi 23 septembre au large de la côte est de l'Angleterre. Construit par le groupe suédois Vattenfall en mer du Nord, à 12km au large de la côte de Thanet, il comprend une centaine de turbines capables, au maximum de leur rendement, de produire par an 300 mégawatts d'électricité, suffisamment pour alimenter une ville de 200.000 habitants.

Avec l'ouverture du parc de Thanet, la Grande-Bretagne a désormais la capacité de produire cinq gigawatts d'électricité grâce à l'éolien, soit l'équivalent des besoins de l'ensemble des foyers de l'Ecosse, selon le secrétaire à l'Energie Chris Huhne.

La Grande-Bretagne ne tire actuellement que 3% de son électricité des énergies renouvelables, mais a pour objectif d'atteindre 15% en 2020. Le pays se classe au 25e rang des nations de l'Union européenne en termes d'énergie verte.Chaque éolienne de Thanet mesure 115m de haut, et le site est au total aussi vaste que 4.000 terrains de football. Le groupe Vattenfall estime qu'il pourra produire de l'électricité pendant au moins 25 ans.

AP

Un chauffage par les égouts
Vendredi, 24/09/2010 - 00:00

La ville de Levallois-Perret (92) inaugure vendredi 10 septembre le système de chauffage de son centre aquatique par récupération de chaleur des égoûts.Elle est la première commune française équipée du procédé Degrés bleus de Lyonnaise des eaux pour maintenir en température les trois piscines de son centre aquatique. Basée sur l'insertion d'un échangeur dans les canalisations d'eaux usées relié à une pompe à chaleur réversible installée dans le bâtiment, cette solution devrait réduire de 27 % la consommation d'énergie du complexe levalloisien. « Soit une économie de 9 % sur le coût global du chauffage » , précise l'adjointe au maire de Levallois, Sophie Deschiens.

La communauté urbaine de Bordeaux ( CUB) pourrait bien être la deuxième sur la liste. L'appel d'offres repose également sur la récupération de l'énergie des eaux usées pour chauffer et climatiser l'hôtel communautaire et son futur bâtiment administratif.

Livrés d'ici à la fin de 2011 par le groupement Fayat-Cofely, ces nouveaux bureaux seront une vitrine environnementale, via un bâtiment à énergie positive équipé de 1 210 m2 de panneaux solaires. D'un coût global de 1,25 million d'euros, cette solution devrait permettre à la CUB d'économiser 30 000 euros par an sur sa facture énergétique actuelle et de s'affranchir des tours aéroréfrigérantes, des installations classées à la maintenance coûteuse. Au final, Bordeaux escompte un retour sur investissement en moins de cinq ans. Tentant !

EM

^ Haut
Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Un malade atteint d'anémie guéri par thérapie génique
Vendredi, 24/09/2010 - 00:00

L'annonce de la guérison d'un homme atteint d'une maladie génétique grave du sang, une thalassémie, est un événement majeur. C'est la première fois que l'on parvient à venir à bout par thérapie génique d'une affection congénitale qui concerne des millions de personnes. Près de 200.000 enfants naissent chaque année dans le monde avec cette maladie.

Trois ans après le traitement, le patient, vivant en France et aujourd'hui âgé de 21 ans, n'a plus besoin de recevoir des transfusions sanguines. Ces résultats publiés aujourd'hui dans la revue britannique Nature sont le fruit d'une collaboration entre plusieurs équipes françaises (CEA, Assistance publique, universités Paris-Sud, Paris-Descartes et Paris-Diderot), les universités américaines de Pennsylvanie, la société Bluebird, avec le soutien du Téléthon et de l'Association française de lutte contre les myopathies.

«Le jeune Français, d'origine vietnamienne et thaïlandaise, auquel le gène correcteur a été administré à l'âge de 18 ans présente une forme de la maladie - dite “betaE/beta0” - fréquente en Asie du Sud-Est», explique le Pr Marina Cavazzana-Calvo (hôpital Necker, Paris). Cette anomalie génétique est responsable d'une déformation des globules rouges, entraînant leur destruction précoce, une anémie et différents troubles dus à une surcharge de l'organisme en fer consécutive aux transfusions répétées.

L'équipe du Pr Philippe Leboulch (CEA) avait réalisé il y a près de dix ans la première correction d'une anémie génétique chez la souris par thérapie génique. Il a encore fallu de longues années avant de mettre au point un protocole sur l'homme. Schématiquement, il a d'abord fallu mettre au point un lentivirus contenant le gène corrigé et totalement inoffensif pour l'homme. « Le malade a d'abord subi un prélèvement de moelle osseuse dont les cellules souches ont été extraites, explique le Pr Cavazzana-Calvo.

Ces cellules souches ont été cultivées avec le lentivirus modifié afin que le nouveau gène s'insère au coeur des cellules souches.» Enfin, le malade a reçu une chimiothérapie pour détruire sa propre moelle osseuse malade. Et 48 heures après, les cellules souches modifiées lui ont été réinjectées par voie intraveineuse. «Le patient est resté environ un mois à l'hôpital, indique le Pr Éliane Gluckman, pionnière en matière de greffe de moelle osseuse (hôpital Saint-Louis, Paris). Au bout de onze mois, il n'avait plus besoin de transfusion, note le Pr Marina Cavazzana-Calvo. C'est une grande avancée mais qui devra être confirmée avec d'autres patients.»

TR

Nature

Cancer: un nouveau traitement à base d'ARN interférent
Vendredi, 24/09/2010 - 00:00

Depuis le mois d'avril, 19 patients souffrant de cancer du foie et n'ayant pas eu de réponse avec la chimiothérapie, testent un médicament expérimental. Après seulement une semaine de traitement, les premiers résultats sont encourageants. Le médicament empêche aux tumeurs de fabriquer des protéines, ce dont elles ont besoin pour survivre. Avec un design légèrement différent, ce traitement pourrait marcher pour des centaines de maladies, venant ainsi réussir là où les cellules souches et la génothérapie ont échoué.

Alnylam, une compagnie de biotechnologie, a annoncé en juin que ce médicament, ALN-VSP, avait réduit le flux sanguin de 62% dans les tumeurs des 19 patients. Alors que les traitements conventionnels essaient de stopper les protéines causant la maladie, ALN-VSP empêche la création de ces protéines, une tactique qui pourrait fonctionner pour toute sorte de maladie. Le principe de fonctionnement est appelé « ARN Interférence » ou ARNi.

Parce que cette approche est fondamentalement simple, la thérapie ARNi pourrait être prête d'ici deux ans, d'après l'expert John Rossi, un généticien moléculaire du « City of Hope National Medical Center ».

PS

Un vaccin contre le cancer qui stimule l'ensemble du système immunitaire
Vendredi, 24/09/2010 - 00:00

Une équipe de chercheurs de l'Institut pour la Médecine Génétique de l'Université d'Hokkaido, menés par le professeur NISHIMURA, vient d'effectuer des premiers essais cliniques encourageants pour un vaccin peptidique artificiel contre le cancer au fonctionnement original.Les vaccins anti-cancer sont une des possibilités de traitement explorées actuellement par les chercheurs. Pour l'instant, le mode de fonctionnement de la plupart des vaccins à l'étude consiste en l'injection au patient d'un peptide caractéristique du cancer visé, ce qui entraîne l'activation de lymphocytes T cytotoxiques spécifiques de ce cancer. Ces derniers sont des cellules du système immunitaire capables de reconnaître les cellules cancéreuses et de les détruire.

L'originalité du vaccin mis au point par l'équipe du professeur NISHIMURA est qu'il stimule non seulement les lymphocytes T cytotoxiques mais aussi un autre type de cellules du système immunitaires, les lymphocytes T auxiliaires. Ces cellules n'attaquent pas directement les pathogènes ou les cellules cancéreuses qu'elles reconnaissent, mais stimulent l'activité des autres cellules immunitaires : lymphocytes T cytotoxiques mais aussi lymphocytes B producteurs d'anticorps. Pour stimuler les deux types de lymphocytes T, les chercheurs ont synthétisé un peptide artificiel qu'ils ont baptisé Helper/killer hybrid epitopelong peptide, ou H/K-HELP.

Les chercheurs ont ensuite effectué des premiers essais cliniques, qui se sont avérés plutôt concluants. Sur les six patients qui ont reçu le vaccin peptidique, quatre ont vu leur immunité contre le cancer augmenter : une augmentation des nombres de lymphocytes T cytotoxiques et de lymphocytes T auxiliaires spécifiques du cancer, ainsi que du nombre d'anticorps spécifiques, a été observée.

Deux cas, aux résultats relativement spectaculaires, sont détaillés par les chercheurs. Le premier est celui d'une femme atteinte d'un cancer du sein récurrent et métastasé, résistant à la chimiothérapie et à la radiothérapie. Selon les chercheurs, deux mois après l'administration du traitement, une tomodensitométrie (technique d'imagerie médicale) a révélé que les cellules cancéreuses avaient complètement disparu. Le second cas est celui d'un homme atteint d'un cancer du colon qui avait métastasé au niveau du poumon. Le traitement a permis de stopper temporairement la croissance des métastases. Enfin, les participants ne semblent pas avoir développé d'effets secondaires graves suite au traitement.

Ces résultats, qui auront besoin d'être confirmés par des études à plus grande échelle pour préciser l'efficacité, l'innocuité et les indications de ce traitement, représentent un pas important pour le développement de l'immunothérapie comme traitement contre le cancer.

BE

Des chercheurs parviennent à limiter les symptômes pulmonaires de la mucoviscidose sur des souris
Vendredi, 24/09/2010 - 00:00

La mucoviscidose est une des maladies génétiques les plus fréquentes, touchant 70.000 personnes dans le monde, dont 30.000 en Europe. Elle se caractérise par de graves perturbations de la respiration et de la digestion, dues à l'épaississement des sécrétions muqueuses en particulier au niveau des poumons, du pancréas et de l'intestin grêle.

Ces sécrétions favorisent la colonisation des bactéries au niveau des voies respiratoires, ce qui entraîne des infections pulmonaires fréquentes puis la mort du patient. Des scientifiques de la Clinique universitaire de Tübingen sont parvenus à limiter les effets de la mucoviscidose sur les poumons en bloquant des récepteurs spécifiques sur des modèles animaux. Leurs travaux sont publiés dans la revue Nature Medicine en ligne du 5 septembre 2010.

Le groupe de recherche Emmy Noether du professeur Dominik Hartl

Le récepteur CXCR2 couplé à la protéine G joue un rôle dans les mécanismes cellulaires de synthèse des NETs. Ce type de récepteur étant une cible thérapeutique idéale, l'équipe de Dominik Hartl s'y est intéressée et a montré, sur des modèles murins de mucoviscidose, que l'administration d'antagonistes [3] du récepteur CXCR2 freine la formation de NETs et augmente la capacité pulmonaire. Les chercheurs espèrent développer de nouveaux traitements qui permettent d'allonger l'espérance de vie des patients atteints de mucoviscidose, qui ne dépasse pas les 37-40 ans.

[BE">2], financé par l'Agence allemande de moyens pour la recherche (DFG), s'est intéressé aux granulocytes, des cellules du système immunitaire impliquées dans la lutte contre les bactéries. Il a travaillé en étroite collaboration avec Marcus Mall de la Clinique universitaire d'Heidelberg, Gerd Döring du département de microbiologie de la Clinique universitaire de Tübingen, ainsi qu'avec des chercheurs du Centre Helmholtz de Munich, de l'Université d'Amsterdam et de l'Université de Salzbourg.

Sur le lieu d'une infection, les neutrophiles sécrètent des fibres protéiques mêlées à de l'ADN, qui forment une sorte de filet (appelé NETs, pour Neutrophil Extracellular Traps, "pièges extracellulaires du neutrophile") dans lequel les bactéries sont prises au piège, puis détruites. Les chercheurs ont montré que ces NETs endommageaient les voies respiratoires et altéraient la respiration.

Le récepteur CXCR2 couplé à la protéine G joue un rôle dans les mécanismes cellulaires de synthèse des NETs. Ce type de récepteur étant une cible thérapeutique idéale, l'équipe de Dominik Hartl s'y est intéressée et a montré, sur des modèles murins de mucoviscidose, que l'administration d'antagonistes [3] du récepteur CXCR2 freine la formation de NETs et augmente la capacité pulmonaire. Les chercheurs espèrent développer de nouveaux traitements qui permettent d'allonger l'espérance de vie des patients atteints de mucoviscidose, qui ne dépasse pas les 37-40 ans.

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Un test pour dépister le diabète 10 ans à l'avance
Vendredi, 24/09/2010 - 00:00

C'est une nouvelle qui pourrait sauver la vie de nombreuses personnes. Un test pour dépister le diabète de type 2 (le plus courant, souvent lié à l'obésité) dix ans à l'avance a été mis au point par un groupe de scientifiques britanniques. L'annonce a été faire lors du festival britannique de science de Birmingham. L'examen consiste à analyser une certaine molécule, appelée microARN et, selon son taux plus ou moins important, prévenir un éventuel risque d'accident cardiovasculaire.

Le docteur Manuel Mayr, de l'Université King à Londres, attend beaucoup de cet examen comme il l'explique dans les colonnes du Daily Telegraph : "C'est très important pour les médecins de diagnostiquer les patients atteints de diabète, car ils risquent de développer des maladies cardiovasculaires. Nous espérons que ces nouveaux marqueurs sanguins nous donneront plus d'indices pour définir la maladie que les tests cliniques actuels".

Ce dépistage permettra donc de prévoir avec plus de précision si le patient possède ou non des risques de complications cardiaques liés aux suites de sa maladie. Les dégâts causés sur les vaisseaux sanguins étant plus précis, les prévisions des médecins le seront d'autant plus.Un gain de temps et d'argentCe test qui ne coûte que 2 livres (2,30 euros) affine le diagnostic. Les médecins peuvent donc administrer le traitement adéquat. C'est une économie de temps, d'argent et une assurance pour le patient de recevoir la bonne médication.

Il faut savoir que plus de 2 millions de Britanniques sont atteints de diabète. Chaque année, le système de santé publique du Royaume-Uni (National Health Service) dépense près de 9 milliards de livres (10,6 milliards d'euros) rien que pour traiter le diabète.

Enfin, et c'est peut-être le plus important, ce test préventif permettrait de sauver des milliers de vies. Le Dr. Mayr précise que 5% des adultes britanniques sont atteints de diabète de type 2, mais il estime qu'ils ne sont pas seuls. Pour lui, 3% des hommes et 2% des femmes de plus de 35 ans n'ont pas conscience d'avoir du diabète.

MS

Asthme : une nouvelle thérapie
Vendredi, 24/09/2010 - 00:00

Une nouvelle thérapie combinant des doses fixes de propionate de fluticasone (PF), une corticostéroïde inhalé, et de fumarate de formotérol (FORM), un bronchodilatateur de longue durée d'action, présenterait un délai d'action plus rapide que la combinaison actuellement utilisée, selon des données du Congrès annuel de la Société Respiratoire Européenne (SRE).

Ce nouveau traitement pourrait permettre une meilleure prise en charge des asthmatiques. Cette nouvelle combinaison serait également plus efficace que le traitement n'utilisant que le propionate de fluticasone seul. Enregistrée auprès des autorités européennes de règlementation au cours du premier semestre 2010, cette combinaison inédite a été développée par Mundipharma. "Les données présentées aujourd'hui démontrent le bon profil d'efficacité de la combinaison PF/FORM et renforcent ses chances de devenir une option alternative de traitement pour les personnes souffrant d'asthme", explique le Pr David Price de l'Université d'Aberdeen au Royaume-Uni.

TS

Obésité : le sport plus fort que la génétique
Vendredi, 24/09/2010 - 00:00

Selon une étude britannique, il serait possible de réduire l'influence des prédispositions génétiques à l'obésité, simplement en pratiquant une activité physique.L'équipe du Dr Ruth Loos, de l'Université de Cambridge au Royaume-Uni, a suivi 20 430 personnes. Toutes présentaient entre 10 et 13 variations génétiques prédisposantes à l'obésité, dont chacune était associée à une augmentation de l'indice de masse corporelle (IMC) équivalant à un excès pondéral de 445 grammes. Les participants ont ensuite répondu à un questionnaire très précis sur leur niveau d'activité physique et leurs loisirs en général.

« Chez les plus actifs, la prise de poids s'est avérée inférieure de 40% à ce que l'on a pu observer chez les sujets inactifs », précise l'auteur. Même lorsqu'on présente des facteurs génétiques exposant à l'obésité, il est donc possible de contrer l'influence de ces derniers. « Ce travail démontre une fois de plus l'importance de l'activité physique pour prévenir l'obésité », conclut le Dr Loos. Rappelons qu'en France, près d'un adulte sur trois est en surpoids. Près d'un sur six est obèse.

DS

Risque cardiaque : le stress chronique au coeur des cheveux
Vendredi, 24/09/2010 - 00:00

Un groupe de chercheurs de l'Université Western Ontario conduit par Stan Van Uum et Gideon Koren, a mis en avant la preuve que le stress chronique jouait un rôle incontestable dans les risques de crises cardiaques...

Soucis dans votre vie professionnelle, problèmes de couple ou difficultés financières, tous ces ennuis, on le sait, augmentent les risques de développer une maladie cardiovasculaire ou une attaque cardiaque. Mais jusqu'à maintenant il n'existait aucun marqueur biologique permettant de mesurer avec précision le stress chronique et ses implications.

Des chercheurs ont donc étudié le niveau de cortisol -hormone du stress- contenu dans les cheveux. En effet, jusqu'à présent, cette hormone était mesurée dans l'urine, le sang ou la salive, mais ces analyses ne reflétaient que les niveaux de stress des heures ou jours précédents.

Elles ne permettaient pas de remonter plus loin et d'étudier le stress sur de longues périodes. « On sait qu'en moyenne, les cheveux poussent d'un centimètre par mois. Donc si on prend un échantillon de cheveux de six centimètres de long, on peut déterminer le niveau de stress des six mois passés en calculant le niveau de cortisol contenu dans ces cheveux » expliquent les scientifiques. En permettant une étude du niveau de cortisol sur le long terme, ces chercheurs ont donc mis au point, pour la première fois, « un marqueur biologique objectif et comparable du rôle du stress chronique dans les accidents vasculaires ».

Pour parvenir à ce résultat, les spécialistes ont étudié 56 hommes admis au centre Meir Medical de Kfar-Saba en Israel suite à une crise cardiaque. Ils ont examiné leurs cheveux et les ont comparé à 56 autres hommes sans problème de santé. Résultat : le taux de cortisol était nettement supérieur chez les messieurs touchés par une crise cardiaque...

Toutefois, soulignent les chercheurs, des recherches sur un plus grand échantillon comprenant également des femmes devront être réalisées pour établir la précision du test. Les auteurs pensent également que leurs résultats permettront aux médecins de mieux prendre en compte le stress chronique pour détecter les patients à risque.

SA

Découverte des mécanismes d'activation de la production d'anticorps par les cellules immunitaires
Vendredi, 24/09/2010 - 00:00

Des chercheurs du Centre d'études des signaux biologiques BIOSS à Fribourg-en-Brisgau (Bade-Wurtemberg)

Afin de comprendre comment les BCR peuvent être activés par tous les antigènes, Jianying Yang et Michael Reth ont "copié" le BCR de souris dans des cellules de mouches (drosophiles) par des méthodes de biologie synthétique. Ils ont remarqué que les BCR de lymphocytes B non-activés sont structurés en multimères, complexes denses de monomères, qui empêchent l'activation des signaux responsables de la réponse immunitaire. Le contact de la cellule avec un antigène provoque la dissociation des multimères et déclenche ainsi la transmission du signal. Le procédé de dissociation est indépendant de la structure de l'antigène, et explique comment les BCR peuvent être activés par des milliers d'antigènes différents.

Ce nouveau modèle d'activation des BCR pourrait permettre de mieux comprendre les mécanismes à l'origine de l'hyperactivité du système immunitaire, impliquée dans l'apparition de tumeurs des lymphocytes B, comme les leucémies et les lymphomes. A plus long terme, ces travaux pourraient ouvrir éventuellement de nouvelles perspectives de traitement ou de vaccins contre ces cancers.

[BE">1] ont découvert des mécanismes qui activent la production d'anticorps par le système immunitaire. Ces résultats ont été publiés en ligne dans la revue Nature le 5 septembre 2010 .

Les cellules du système immunitaire sont activées par l'intermédiaire des molécules-récepteurs présentes à la surface de ces cellules. En général, chaque récepteur est spécifique à une molécule particulière, comme une serrure et sa clef. Certaines cellules immunitaires, les lymphocytes B, ont pour rôle de déclencher la production d'anticorps quand elles détectent la présence d'antigènes, c'est-à-dire de cellules étrangères, virus ou molécules bactériennes. Pour cela, elles présentent à leur surface jusqu'à 120.000 récepteurs, les "récepteurs antigéniques des cellules B" (BCR), dont les mécanismes sont encore à élucider.

Afin de comprendre comment les BCR peuvent être activés par tous les antigènes, Jianying Yang et Michael Reth ont "copié" le BCR de souris dans des cellules de mouches (drosophiles) par des méthodes de biologie synthétique. Ils ont remarqué que les BCR de lymphocytes B non-activés sont structurés en multimères, complexes denses de monomères, qui empêchent l'activation des signaux responsables de la réponse immunitaire. Le contact de la cellule avec un antigène provoque la dissociation des multimères et déclenche ainsi la transmission du signal. Le procédé de dissociation est indépendant de la structure de l'antigène, et explique comment les BCR peuvent être activés par des milliers d'antigènes différents.

Ce nouveau modèle d'activation des BCR pourrait permettre de mieux comprendre les mécanismes à l'origine de l'hyperactivité du système immunitaire, impliquée dans l'apparition de tumeurs des lymphocytes B, comme les leucémies et les lymphomes. A plus long terme, ces travaux pourraient ouvrir éventuellement de nouvelles perspectives de traitement ou de vaccins contre ces cancers.

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Le corps domine l'esprit
Vendredi, 24/09/2010 - 00:00

Nos sensations physiques ont une forte influence sur les décisions que nous prenons. C'est le résultat de l'étude menée par Joshua Ackerman, un professeur assistant de marketing à la MIT Sloan School of Management, rapporte le Technology Review. Son article publié dans la revue Science, avec Christopher Nocera de Havard et John Bargh de Yale, décrit six études permettant de démontrer que les sensations exercent une très large influence sur la pensée, de manière peut-être inconsciente.

Un test consistant à placer le CV de 54 demandeurs d'emplois sur deux types de presse-papiers a révélé des résultats surprenants. Ceux dont les dossiers étaient placés sur des presse-papiers à l'aspect lourd retenaient plus facilement l'attention que ceux dont les CV était sur des presse-papiers légers.

Dans une autre étude, il a été demandé à 86 personnes de faire des offres pour l'achat d'une voiture.

Les tactiques de négociations ont été influencées par le type de chaises sur laquelle le client était assis. Ceux assis sur des chaises moelleuses ont fait des offres 39% supérieures à celles assises sur des chaises rugueuses.Ackerman explique ces résultats surprenants:

«Comme les gens explorent le monde à travers le toucher, ils utilisent ces sensations physiques pour se faire une idée du monde»

The Huffington Post rapporte qu'une étude réalisée en 2008 par le professeur John A. Bargh et Lawrence Williams, alors doctorant à Yale, avait montré que les gens sont plus généreux et attentionnés après avoir bu du café chaud à la place d'une boisson froide.

Le professeur Bargh soutient ainsi que le corps et l'esprit sont fortement connectés:«Les vieux concepts sur la dualité entre le corps et l'esprit s'avèrent fausses. Notre esprit est profondément relié à notre corps»

TR

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Les voitures consommeront trois fois moins dans 20 ans
Vendredi, 24/09/2010 - 00:00

Selon un chercheur de l'Université du Michigan, le moteur à explosion est loin d'être mort et la consommation des véhicules utilisant ce type de motorisation peut être encore divisée par trois dans les 25 prochaines années. Il faut continuer à remplacer la puissance par la capacité de calcul et «l'intelligence» embarquée.

John DeCicco, maître de conférences à l'Université du Michigan, n'est pas un adversaire des carburants alternatifs et des véhicules électriques. Mais il estime que le moyen le plus économiquement efficace de réduire les émissions de gaz à effet de serre dans les prochaines années est de continuer à améliorer l'efficacité du moteur à combustion. Et le potentiel est d'après lui considérable à condition de faire de l'efficacité énergétique la priorité avant la puissance et d'adopter des systèmes électroniques bien plus «intelligents» pour nos automobiles.

Dans une étude, DeCicco identifie les tendances qui poussent déjà le monde automobile vers de plus en plus d'équipements de confort et de loisirs dans les véhicules comme l'internet à bord et de moins en moins vers la puissance des moteurs, les moteurs V8 étant en voie de disparition même aux Etats-Unis.

Au fur et à mesure que les voitures offrent plus de services aux passagers, elles doivent aussi devenir «plus intelligentes» sous le capot. Réduire la taille des moteurs et le poids des véhicules est le moyen le plus évident d'augmenter l'efficacité énergétique. Une baisse de 10% du poids d'un véhicule augmente de 6,5% son efficacité énergétique. La récupération de l'énergie au freinage et l'utilisation de moteurs hybrides augmente encore cette efficacité d'un cran.

Mais on peut aller bien plus loin dans ses deux domaines. En utilisant des matériaux bien plus légers pour construire les véhicules comme le magnésium, l'aluminium et le carbone. En améliorant l'aérodynamique des automobiles, en améliorant l'efficacité et l'adaptabilité des transmissions, en réduisant la dimension et le poids des blocs moteurs. John DeCicco considère qu'au cours des 25 prochaines années il sera possible de diminuer chaque année le poids des véhicules d'au moins 15 kg.

Il estime au total que la systématisation de nouvelles technologies permettront de ramener la consommation moyenne des véhicules utilisant un moteur à explosion à 3 litres aux 100 kilomètres.

Ces technologies donneront le temps aux véhicules électriques et à ceux utilisant d'autres carburants de prendre progressivement le relais, mais elles contraindront d'ores et déjà les conducteurs à changer, surtout aux Etats-Unis, leurs habitudes de conduite.

PS

Le moteur à explosion n'a pas dit son dernier mot
Vendredi, 24/09/2010 - 00:00

Basée à Dundee en Ecosse, une petite entreprise appelée Oxy-Gen Combustion s'est donné pour mission de rendre possible un futur plus écologique dans le domaine des transports. Pour cela, elle adopte une approche intéressante qui contraste avec les "révolutions" techniques des véhicules hybrides et électriques : améliorer le moteur à combustion interne plutôt que le remplacer.

Entraîné par la demande de marchés émergents tels que le Brésil, la Russie, l'Inde et surtout la Chine, le parc automobile mondial pourrait passer d'environ 800 millions d'unités aujourd'hui à 3 milliards à l'horizon 2050. Il est peu probable que ces nouveaux automobilistes s'équiperont de coûteux modèles hybrides ou électriques. Dès lors, comment faire en sorte que la lutte contre le changement climatique ne soit pas totalement ignorée alors que des véhicules toujours plus nombreux envahissent les routes de la planète ?

Pour David Tonery, diplômé de l'Université de Dundee et fondateur d'Oxy-Gen Combustion, la solution réside dans un moteur à combustion interne, fonctionnant avec des carburants fossiles ou des biocarburants, capable de réduire significativement les émissions par rapport à aux moteurs utilisés actuellement. Un tel produit pourrait être développé relativement rapidement et mis sur le marché dans la foulée à moindre coût. C'est dans cet esprit que la petite entreprise écossaise travaille sur les moteurs HCCI (Homogeneous Charge Combustion Ignition) qu'elle considère comme une étape intermédiaire avant l'adoption à grande échelle de solutions plus radicales telles que les piles à combustible.

Le principe de base du moteur HCCI n'est pas nouveau. Il repose sur la compression du mélange air-carburant contenu dans le cylindre jusqu'à son auto-allumage en plusieurs points simultanément. Ainsi, comme dans un moteur diesel, il n'y a pas besoin d'étincelle pour initier la combustion du mélange ; mais, comme dans un moteur à essence, il s'agit d'un phénomène de combustion homogène qui n'est pas initié par l'injection du carburant dans le cylindre.

En théorie, la mise en oeuvre de ce mode de combustion particulier présente l'avantage de réduire les émissions de dioxyde de carbone et la consommation de carburant (entre 15 et 30%), mais aussi de rendre négligeables les émissions de NOx et de particules polluantes, et ceci sans remettre en cause fondamentalement l'architecture du véhicule ou celle du moteur.

Cependant, il est bien plus difficile de maîtriser la combustion dans le cas des moteurs HCCI (où il faut contrôler la pression, la température et la composition du mélange) que dans les moteurs à essence ou diesel. De plus, la plage d'utilisation des moteurs HCCI est limitée : une faible vitesse occasionnera des problèmes d'allumage tandis qu'une vitesse trop importante entraînera une forte pression dans le cylindre susceptible d'endommager le moteur.

Les progrès des systèmes de contrôle permettent de contourner la première difficulté, mais la seconde explique pourquoi de tels moteurs n'ont pas été utilisés à grande échelle jusqu'à présent.

La réponse d'Oxy-Gen Combustion à ces inconvénients est simple, sinon à concevoir, au moins à formuler. Il suffit de jouer sur la quantité d'oxygène absorbée par le moteur, ce qui va changer la composition du mélange à brûler et donc les conditions de sa combustion tout en rendant celle-ci plus facile à contrôler. Selon David Tonery, la technologie développée par Oxy-Gen Combustion permet déjà de faire face aux sollicitations du moteur 90% du temps, et l'objectif est d'être capable d'utiliser ce mode de combustion en permanence.

Preuve que le projet de l'entreprise de Dundee pourrait bien un jour arriver sur les routes, celle-ci a déjà été lauréate de plusieurs prix attribués notamment par Scottish Enterprise, The Royal Society of Edinburgh ou par des entreprises comme Shell à travers le Shell Springboard Award. Elle bénéficie par ailleurs du soutien de Michelin qui possède une usine à Dundee et qui a permis à Oxy-Gen Combustion de profiter de l'exposition médiatique du Challenge Bibendum organisé à Rio en 2010.

La petite structure cherche maintenant à conclure des partenariats industriels afin de poursuivre sa croissance et de continuer le développement de son bloc propulseur innovant.

D'après David Tonery, un moteur prototype prêt à être mis en production pourrait être disponible d'ici deux ans. Différentes applications seraient alors graduellement mises sur le marché : utilisation en tant que générateurs, en moteurs marins puis à terme sur les automobiles.

Si le temps nécessaire à la diffusion de cette technologie et les bénéfices exacts qu'elle apporterait sont encore assez flous, le dirigeant d'Oxy-Gen Combustion se montre confiant quant à la place de choix réservée aux moteurs HCCI développés par son entreprise dans le parc automobile à moyen terme.

Cette technologie profiterait bien sûr de sa compatibilité avec l'utilisation de biocarburants. Il est vrai que certaines études de marché confortent la vision du chef d'entreprise et prévoient que 40% des poids lourds seront équipés de moteurs HCCI en 2020, entraînant une réduction significative des émissions de gaz à effet de serre du Royaume-Uni.

BE

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