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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 773
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 14 Novembre 2014
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Egalement dans ce numéro
TIC
Un pas important vers l'ordinateur spintronique
Avenir
Le MIT a mis au point des microrobots marcheurs pouvant de déplacer dans le corps humain
Google parie sur la nanomédecine
Matière
La batterie du futur sera produite dans les Pyrénées
Un nouveau mode de diffusion optique de la lumière
Vivant
Une grande avancée dans le traitement du cancer du foie
Cellules-souches : des estomacs humains crées en laboratoire
Les Brocolis réduiraient les symptômes de l'autisme
Le chocolat noir est bon pour le cœur...et le cerveau
L'élastographie révolutionne l'imagerie médicale
L'agressivité pourrait avoir une composante génétique
Maladie d'Alzheimer : un test oculaire pour détecter la maladie
Filmer l'intérieur des cellules en 3D !
Des scientifiques mettent au point des cellules -tueuses- de cancer
Recherche
Les voitures sans chauffeur, une réalité d’ici 2018 ?
Edito
Produits laitiers et santé : il faut dépassionner le débat !



Après avoir été longtemps considérés comme des aliments très bénéfiques pour la santé et indispensables à un bon équilibre alimentaire, les produits laitiers font depuis quelques années l’objet de violentes attaques, souvent très médiatisées, de la part de certains courants de médecine alternative qui y voient, au mieux, une composante inutile de notre alimentation et au pire un « poison » qui serait responsable de tous les maux, des allergies au cancer, en passant par l’angine et la bronchite !

C’est dans ce contexte, où la passion et l’idéologie l’emportent souvent sur la raison et la science, qu’il y a quelques jours, une étude suédoise de grande ampleur, largement reprise et malheureusement déformée et simplifiée par les médias, est venue conforter l’hypothèse d’un possible lien entre une forte consommation de lait chez les seniors et un risque accru de fractures et de mortalité.

Cette étude publiée dans le British Medical Journal, s'appuie sur le suivi de plus de 60.000 femmes et 45.000 hommes. Dans ce travail, les chercheurs de l'Université d'Uppsala ont croisé la quantité de lait, de yaourt et de fromage, consommée quotidiennement par ces personnes, avec l'évolution de leur état de santé.

Les conclusions de ces recherches montrent que les femmes consommant au moins trois grands verres de lait par jour ont un risque relatif de décès de 90 % plus élevé et un risque de fracture de la hanche de 60 % plus élevé par rapport à celles qui boivent moins d'un verre par jour. Pour les hommes, un lien statistique entre une grande quantité de lait consommé et le risque de décès est également observé mais il est beaucoup plus faible que chez les femmes. Selon cette étude, la transformation par l’intestin du lactose (présent dans le lait mais pas dans les fromages et les yaourts), en D-galactose pourrait être à l’origine de ce risque accru, notamment chez les femmes.

Mais, comme souvent dans ce type d’étude épidémiologique, le diable se cache dans les détails et plusieurs scientifiques reconnus ont pointé du doigt les faiblesses et les biais méthodologiques de ce travail. Le Professeur Bourre, membre de l'Académie nationale de médecine et auteur du livre « Le lait : vrais et faux dangers », souligne par exemple que ce travail, « est en contradiction avec une vingtaine d'études précédentes » et rappelle judicieusement que, « la consommation élevée sur laquelle se basent les conclusions de cette étude correspond à plus 830 g de lait, soit huit fois la consommation moyenne française actuelle, qui tourne autour de 100 grammes par jour ».

Ce scientifique souligne également que cette étude ne prend pas en considération le fait que le lait, dans les pays nordiques, est souvent suppléé en vitamine A. Or, il a été montré qu’une consommation excessive de cette vitamine peut être associée à un risque accru pour certains cancers.

Jean Ferrières, spécialiste de la nutrition et de l'épidémiologie des maladies cardiovasculaires à l’Inserm, rappelle pour sa part que le contexte de cette étude n’est pas transposable à la situation française. « Ces recherches ont en effet porté sur la période 1987-1990, pour les femmes. Mais aujourd'hui qui boit encore trois verres de lait par jour ? », souligne ce chercheur qui rappelle que, contrairement à beaucoup d’idées reçues, la consommation de lait a baissé de 17 % en France au cours des 15 dernières années.

Pour le Professeur Bourre, s’appuyer sur cette étude pour exclure le lait de notre alimentation quotidienne n’est pas justifié et celui-ci recommande la consommation quotidienne de trois produits laitiers. Ce scientifique souligne qu’on peut effectivement trouver du calcium dans d'autres aliments que les produits laitiers mais rappelle que ceux-ci peuvent très difficilement couvrir plus de la moitié de nos besoins journaliers car il est rare qu’ils présentent à la fois une teneur en calcium et un taux de biodisponibilité de ce calcium aussi grands que ceux des produits laitiers.

Par exemple, la rhubarbe contient environ 350 mg de calcium par tasse, contre 300 mg par tasse de lait. Mais comme la biodisponibilité de ce calcium n’est que de 8,5 %, contre 31 % pour le lait, il faut manger plus de 4 tasses de rhubarbe pour que notre organisme absorbe autant de calcium qu'en consommant une seule tasse de lait.

En France, une vaste étude, baptisée MONA-LISA-NUT, et portant sur 3078 Français des deux sexes, âgés de 35 à 64 ans, a été présentée aux Journées européennes de la Société française de cardiologie. Ce travail montre que le risque de mortalité cardio-vasculaire à dix ans est diminué de 30 % chez les plus grands consommateurs de produits laitiers frais par rapport aux plus petits. « Cette réduction est essentiellement imputable à un niveau de cholestérol LDL (le mauvais cholestérol) plus faible », souligne le cardiologue Jean Ferrières, de l’Inserm.

Ces résultats confortent ceux de l’étude MONICA (Monitoring of trends and determinants of cardiovascular diseases), qui a montré, après quinze années de suivi de 976 hommes, que la mortalité, toutes causes confondues, était réduite de 39 % pour les buveurs de lait, de 51 % pour les consommateurs de yaourt et de fromage blanc et de 39 % pour les consommateurs de fromages.

Selon une autre récente étude dirigée par Johan Auwerx (EPFL de Lausanne) et publiée en 2013 dans la revue Cell Metabolism, le lait contiendrait une vitamine, la nicotinamide riboside, qui empêcherait de prendre du poids de manière excessive et ce, même en suivant un régime très calorique. Des chercheurs de l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (Suisse) ont en effet découvert que ce composant du lait stimule un gène qui agit sur le métabolisme et sur la longévité (Voir EPFL).

Ces recherches ont notamment permis de montrer sur des souris de laboratoire que les animaux consommant beaucoup de lait perdaient davantage de poids que les autres, à apport calorique identique. Les souris qui avaient été soumises à un régime laitier avaient en outre une efficacité musculaire augmentée et semblaient, contrairement à leurs congénères privés de lait, protégées contre le diabète...

Ces résultats sont à rapprocher d’une autre étude présentée il y a quelques semaines, à l’occasion du Congrès annuel de l'Association européenne d'étude du diabète, en Autriche. Ces travaux suédois dirigés par Ulrika Ericson ont porté sur 27 000 adultes suivis pendant 14 ans ; ils ont montré que la consommation de 8 portions de produits laitiers par jour diminuerait le risque de diabète 2 de 23 % (voir Science Daily).

Quant à l’impact de la consommation de produits laitiers en matière de cancer, il a fait l’objet d’un colloque européen très intéressant à Paris en juin 2013. Au cours de ces rencontres, les spécialistes venus de différents pays se sont accordés sur le fait que, dans l’état actuel de nos connaissances scientifiques et si on s'en tient aux quantités recommandées, la consommation de produits laitiers diminue sensiblement les risques de cancer colorectal et cancer de la vessie et n’augmente pas le risque de cancer du sein. En revanche il semble que le risque de cancer de la prostate soit légèrement augmenté (+ 12 %) chez les hommes très gros consommateurs de produits laitiers.

Afin d'évaluer le lien entre la consommation de calcium et de vitamine D et le risque de cancer colorectal, des chercheurs de l'Université de Hawaii ont mené une étude portant sur 85.903 hommes et 105.108 femmes, âgés de 45 ans et plus, recrutés entre 1993 et 1996. Tous les participants ont été invités à remplir un questionnaire sur leur alimentation. A la fin de l'année 2001, 2.110 volontaires (1.138 hommes et 972 femmes) avaient développé un cancer colorectal.

Après une analyse statistique, les chercheurs hawaïens ont montré que la consommation totale de calcium -issu des aliments et des compléments nutritionnels- des volontaires s'est avérée inversement proportionnelle au risque de développer un cancer colorectal.

Les hommes ayant la consommation la plus élevée de calcium ont ainsi présenté un risque réduit de 30 % de développer un cancer colorectal par rapport aux hommes ayant la consommation la plus faible. Chez les femmes, cette différence de risque entre les grandes et les petites consommatrices de calcium s'est élevée à 36 %.

Ces résultats confirment le rôle protecteur exercé par le calcium, la vitamine D et les produits laitiers contre le risque de cancer colorectal, concluent les auteurs. Une méta-analyse publiée en février 2007 dans la revue "American Journal of Preventive Medicine" avait déjà montré que la consommation quotidienne d'une forte dose de vitamine D (de 1.000 à 2.000 UI) réduisait le risque de développer un cancer colorectal.

Bien entendu, comme n’importe quel autre aliment, le lait et ses dérivés ne conviennent pas à tout le monde. Mais là encore, il faut rappeler quelques vérités. L'intolérance au lactose et l'allergie sont deux phénomènes différents. L’intolérance concerne l'expression du gène de l'enzyme qui dégrade le lactose, le sucre du lait. Elle n’empêche pas une consommation modérée de lait et surtout elle ne s’oppose pas à la consommation de yaourts ou de fromages, qui ne contiennent pas de lactose. En revanche, l'allergie aux protéines de lait de vache relève du système immunitaire mais elle concerne moins de trois pour cent des jeunes enfants et disparaît spontanément chez 80 pour cent d'entre eux dès l'âge de trois ans.

Il faut enfin souligner que, contrairement à ce qu’affirment les opposants irréductibles aux produits laitiers, plusieurs études et fouilles archéologiques récentes ont montré que le lait et ses dérivés sont consommés par l’homme, dans certaines régions du monde et notamment au Proche-Orient et en Europe , depuis le néolithique, il y a 9 000 ans. En analysant les lipides emprisonnés dans l’argile de poteries retrouvées au centre de la Pologne, grâce à une méthode isotopique mise au point par Richard Evershed, de l’Université de Bristol, une équipe internationale de recherche a même pu prouver en 2012 que l’homme savait déjà fabriquer du fromage blanc il y 7000 ans ! « Nos résultats démontrent de manière très solide que des produits laitiers à teneur réduite en lactose, comme le fromage, étaient déjà consommés 5 000 ans avant notre ère », précise Peter Bogucki, coauteur de l’étude, qui ajoute « Comme la plupart des humains n’étaient pas tolérants au lactose à cette époque, manger du fromage leur permettait d’accéder aux qualités nutritionnelles remarquables du lait sans être malade ». 

Loin de se contenter, comme on l’a cru très longtemps, d’un élevage « primaire », uniquement centré sur la consommation de la viande des animaux, les hommes du Néolithique avaient su également développer une maîtrise remarquable de la production laitière, comme le montre l’excellent article intitulé  "L'histoire de l'utilisation du lait au néolithique".

Que nos concitoyens se rassurent : le lait, présent dans la vie des hommes depuis des temps immémoriaux, reste, sous ses différentes formes, un aliment savoureux et bénéfique pour leur santé et leur forme. Sauf exceptions liées à des allergies, intolérances ou pathologies particulières, il n’y a pas de raison de vouloir, au nom de je ne sais quel intégrisme alimentaire ou arguments irrationnels, le bannir de notre alimentation. Nous pourrons donc, longtemps encore, savourer sans crainte le goût inimitable de nos 400 fromages qui, comme le disait le Général De Gaulle, font de la France un pays si difficile à gouverner…

René TRÉGOUËT

Sénateur Honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


TIC
Information et Communication
Un pas important vers l'ordinateur spintronique
Lundi, 10/11/2014 - 07:10

La spintronique exploite le spin des électrons - leur rotation intrinsèque - plutôt que leur charge. Ce nouveau champ technologique permet en théorie des puces bien plus rapides et moins gourmandes en énergie. Mais pour réaliser de tels circuits, il faut pouvoir contrôler le spin sans que la charge de l’électron n’interfère dans le processus.

Des scientifiques de l’EPFL ( Ecole Polytechnique de Lausanne), en collaboration avec l’Université de Paris-Sud et le Paul Scherrer Institut (PSI), ont découvert que certains matériaux isolants traditionnels ne sont pas altérés par la charge et s’avèrent ainsi être de parfaits conducteurs spintroniques.

La technologie spintronique exploite une propriété quantique des électrons appelée le spin. Celui-ci peut prendre deux directions, soit «en haut» soit «en bas», correspondant respectivement aux deux sens de rotation de l’électron autour de son axe. Enfin, le spin donne leurs propriétés magnétiques aux électrons.

Il s’avère possible d’utiliser ces deux directions du spin pour encoder des informations, comme on le fait avec le code binaire. Cette technologie ouvre donc la voie à une nouvelle génération d’appareils combinant les principes de la microélectronique traditionnelle à des effets spintroniques et repoussant ainsi les limites de l’électronique.

Ces travaux ont montré que le gaz électronique présent à la surface du titanate de strontium (SrTiO3) a un spin polarisé. Cela signifie qu’il peut être utilisé pour contrôler le spin des électrons. « C’est la première fois que nous avons la preuve d’un important effet de polarisation du spin sur un substrat véritablement isolant », explique le chercheur Hugo Dil.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Nature

^ Haut
Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Le MIT a mis au point des microrobots marcheurs pouvant de déplacer dans le corps humain
Jeudi, 13/11/2014 - 08:10

Des chercheurs du MIT ont réussi à joindre deux minuscules boules magnétiques, composées d’un mélange de polymère et de métal, et à les faire se déplacer sur une surface, grâce à un champ magnétique. Ce dispositif permet d'envisager la réalisation de micro et nanorobots capables de se déplacer à l'intérieur du corps humain en "marchant", grâce à la différence de friction.

Selon Alfredo Alexander-Katz, l'un des chercheurs impliqués dans ce projet, "nous pouvons faire marcher cette chose et trouver des régions où certains récepteurs sont exprimés. Elle pourrait y déposer certains médicaments". Ces petits marcheurs pourraient en effet être adaptés pour se coller à certains types de récepteurs, en fonction de l’objectif qui leur a été assigné. A plus long terme, le chercheur imagine des systèmes autonomes qui pourraient se déplacer dans le corps et y surveiller les changements des cellules et tissus en temps réel.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

MIT News

Google parie sur la nanomédecine
Jeudi, 13/11/2014 - 08:00

Google a dévoilé un nouveau projet de recherche ambitieux qui confirme sa volonté de devenir l'un des leaders mondiaux dans le domaine des technologies médicales et de la nanomédecine. Ce projet vise à utiliser des nanoparticules pour diagnostiquer des maladies comme le cancer. Ces nanoparticules pourraient être ingérées sous forme de comprimés afin de pénétrer dans le sang. Elles seraient conçues pour repérer et se fixer sur un type particulier de cellules, comme les cellules tumorales. Un diagnostic pourrait ensuite être réalisé en associant ces nanoparticules à un objet connecté, équipé de capteurs spéciaux.

"L'idée initiale consiste à faire basculer la médecine dans l'ère préventive et à disposer de nouveaux outils puissants et fiables pouvant détecter les maladies dès leurs prémices", souligne Google, qui évoque plusieurs applications potentielles, comme un diagnostic pour les patients cancéreux ou encore "un test pour déceler les enzymes secrétées par des plaques artérielles sur le point de se rompre et de provoquer une crise cardiaque ou un AVC".

Google va se focaliser sur le potentiel des nanoparticules pour détecter des cellules très rares, comme les fameuses "Cellules tumorales circulantes" (CTC), dont la présence permet de prévoir l'apparition d'un cancer au tout premier stade. Nous proposerons la technologie sous contrat de licence à des partenaires, afin qu'il développent des produits dont l'efficacité et la sécurité pourront être testées lors d'essais cliniques", indique encore le groupe américain.

Ce n'est pas la première initiative du groupe dans le domaine de la santé. Il avait ainsi annoncé en début d'année qu'il était en train de mettre au point des lentilles de contact intelligentes à destination des diabétiques, capables de mesurer en temps réel le taux de glucose dans les larmes.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Wired

^ Haut
Matière
Matière et Energie
La batterie du futur sera produite dans les Pyrénées
Mercredi, 12/11/2014 - 08:20

Le géant canadien de l'énergie Hydro-Québec va développer dans son futur laboratoire de recherche de Lacq (Pyrénées-Atlantiques), une technologie révolutionnaire permettant de produire d'ici à 2020 la batterie du futur.

Ce laboratoire aura pour mission de faire de la recherche fondamentale et de la recherche appliquée visant à l'industrialisation à grande échelle de ce type de batterie à base de lithium-fer-phosphate (LFP) et utilisant des nanoparticules permettant de créer des batteries électriques plus petites et plus légères.

Leur capacité de stockage sera dix fois supérieure à celles actuellement disponibles sur le marché et elles pourront supporter 30.000 recharges au lieu de 3.500 pour les batteries les plus en pointe aujourd'hui, celles à base de lithium-métal-polymère (LMP). Ces batteries LMP sont également issues d'un brevet de l'Institut de Recherche Hydro-Québec, et produites en Bretagne et au Canada pour les Bluecar du groupe Bolloré.

"Ces nouvelles batteries bien plus performantes permettent de travailler à destination des véhicules de transports en commun, mais aussi sur le stockage d'énergie de masse au pied des éoliennes", précise Patrice Bernos, directeur général de Chempark.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Forma TIS

Un nouveau mode de diffusion optique de la lumière
Lundi, 10/11/2014 - 07:20

Les microfibres optiques sont des fibres de verre effilées 50 fois plus fines qu'un cheveu, au diamètre inférieur au micromètre (un millième de millimètre). Pour produire ces minuscules objets, des chercheurs du Laboratoire Charles Fabry ont chauffé et étiré des fibres optiques utilisées pour les télécommunications et mesurant 125 micromètres de diamètre. En injectant un faisceau laser dans ces micro-filaments de verre, des chercheurs du CNRS ont observé, pour la première fois, un nouveau mode de diffusion Brillouin de la lumière, impliquant des ondes acoustiques de surface.

Le diamètre des fibres utilisées étant inférieur à la longueur d'onde de la lumière utilisée (1,5 micromètre, dans l'infrarouge), celle-ci est contrainte à un confinement extrême et fait vibrer de manière infime le matériau. Cette déformation se traduit sous la forme d'une onde acoustique qui se déplace à la surface de la fibre à 3 400 mètres par seconde et cette onde agit en retour sur la propagation de la lumière.

Cet étrange phénomène qui combine acoustique et optique n'avait jamais été observé jusqu'ici, car il ne peut se produire que lorsque la lumière est confinée dans une fibre plus fine que sa longueur d'onde. La maîtrise de ce mécanisme ouvre la voie à la conception de capteurs optiques très sensibles et très compacts pour l'industrie.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Nature

^ Haut
Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Une grande avancée dans le traitement du cancer du foie
Vendredi, 14/11/2014 - 00:30

Une équipe de chercheurs de la Faculté de médecine de la Chinese University of Hong Kong (CUHK) a récemment révélé une grande avancée dans le traitement des cancers primitifs du foie. Intitulé TEA (Transarterial Ethanol Ablation), ce traitement est plus efficace que le traitement conventionnel de Transarterial chemoembolization (TACE) pour tuer les cellules cancéreuses, avec 70 % de chances de détruire complètement la tumeur.

Le cancer primitif du foie (carcinome hépatocellulaire, HCC) est la 4ème cause de décès par cancer dans le monde, avec 700.000 nouveaux cas recensés dans le monde chaque année, dont  8 200 nouveaux cas en France.

Les thérapies transartérielles sont les traitements les plus communs des cancers primitifs "non resecables" et se révèlent efficaces pour prolonger la survie des malades. Elles consistent en l'administration de deux produits : une molécule de chimiothérapie qui va attaquer les cellules cancéreuses et un agent d'embolisation qui va boucher l'artère qui alimente la tumeur en oxygène et en nutriment ; la barrière ainsi formée par les emboles permet d'éviter que le médicament de chimiothérapie ne circule dans l'ensemble de l'organisme.

Une étude en double-aveugle réalisée entre 2007 et 2012 a montré que cette nouvelle technique permettait d'atteindre un taux de survie à un an de 81,3 % (contre 66,7 % par la méthode classique). A deux ans, ce taux de survie atteignait 71,9 %, contre 56,7 % par la méthode classique…

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

CPRO

Cellules-souches : des estomacs humains crées en laboratoire
Vendredi, 14/11/2014 - 00:20

Pour la première fois, des chercheurs américains de l’école de médecine de l’Université du Michigan sont parvenus à recréer des micros estomacs humains à partir de cellules-souches.

Les chercheurs ont réussi à cultiver ces mini-organes dans des boîtes de Pétri. De la taille d’un pois et en forme de ballons de rugby, ces tissus soumis à des tests réagissaient de la même manière aux infections que de véritables estomacs humains. Ces cultures représentent les tout premiers modèles d’estomac humain créés in vitro", explique James Wells, spécialiste des cellules-souches à l’hôpital pour enfants de Cincinnati.

Ces tissus mesurent environ 3 millimètres de diamètre et représentent un outil important comme modèles pour tester des infections de l’estomac et leur traitement. Maladies gastriques et ulcères de l'estomac pourraient être plus facilement pris en charge, ces mini-estomacs servant de modèles pour les infections qui précèdent généralement les ulcères.

Cette nouvelle technique pourrait permettre, à terme, d'identifier les gènes et cellules indiquant les modèles qui permettent aux bactéries comme Helicobacter pylori de provoquer des ulcères à l'estomac.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Nature

Les Brocolis réduiraient les symptômes de l'autisme
Vendredi, 14/11/2014 - 00:10

Déjà connu pour ses propriétés anticancéreuses, le sulforaphane (présent notamment dans le brocoli) soulagerait les symptômes comportementaux associés aux troubles du spectre de l’autisme (TSA), selon une étude dirigée par Paul Talalay et Andrew Zimmerman de l’Université de médecine Johns Hopkins, aux États-Unis.

Pour parvenir à ces conclusions, les chercheurs ont réalisé une enquête sur 40 adolescents et jeunes adultes âgés de 13 à 27 ans, atteints d’autisme modéré à sévère. Pendant 18 semaines, 26 participants désignés au hasard recevaient quotidiennement, selon leur poids, une dose de 9 à 27 mg de sulforaphane, les autres patients recevant un placebo.

Ces travaux ont montré que les patients traités avaient répondu positivement au sulforaphane en présentant des améliorations après quatre semaines de traitement : une meilleure communication, plus d’interactions sociales et une réduction des comportements ritualisés et répétitifs. « D’après les résultats, nous pensons que le traitement améliore les symptômes de l’autisme en corrigeant, apparemment, certains problèmes cellulaires sous-jacents », explique le Docteur Paul Talalay.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

The Johns Hopkins News-Letter

Le chocolat noir est bon pour le cœur...et le cerveau
Jeudi, 13/11/2014 - 08:20

Une étude de l’Université Columbia à New York vient de montrer que les flavanols extraits du cacao peuvent inverser le déclin normal de la mémoire chez les personnes âgées de 50 à 70 ans. L’étude prouve qu’une dysfonction d’une région de l’hippocampe, le gyrus denté (GD), cause la perte de mémoire liée à l’âge, et suggère qu’une boisson chocolatée serait en mesure d’y remédier.

De précédentes études ont montré que des changements dans le gyrus denté étaient associés au déclin de la mémoire lié à l’âge, laissant penser qu’il pourrait être à l’origine du déclin.

Pour en avoir la preuve directe, l’équipe du Docteur Scott Small (Université Columbia, à New York) a examiné si une intervention diététique – reposant sur un apport élevé en flavanols du cacao – pouvait améliorer la fonction du gyrus denté (GD) et, par conséquent, la mémoire chez des personnes normales âgées de 50 à 70 ans. Ils ont conduit une étude randomisée en double insu chez 37 participants.

Ceux-ci ont bu chaque jour pendant 3 mois une boisson contenant un taux élevé de flavanols du cacao (900 mg), ou un taux faible (10 mg). Les résultats montrent qu’un apport élevé en flavanols améliore la fonction du GD, comme en atteste l’augmentation du flux sanguin dans le GD à l’IRMf, et la meilleure performance lors du test cognitif.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Nature

L'élastographie révolutionne l'imagerie médicale
Mercredi, 12/11/2014 - 08:10

Actuellement, la biopsie hépatique reste l’examen de référence pour apprécier la présence et l’étendue de la fibrose du foie. Elle consiste à prélever directement un petit morceau de foie à l'aide d'une fine aiguille, introduite à travers la peau, après une anesthésie locale.

Mais ce procédé agressif pourrait être à terme remplacé par une "nouvelle" technique d'imagerie médicale sur laquelle travaille l'équipe de Mickaël Tanter, directeur de recherche Inserm à l'Institut Langevin (ESPCI) depuis plus de 10 ans. Elle permet de mesurer l’élasticité des tissus du foie grâce à une technique d'échographie ultrarapide associée à un appareil d'étude de la souplesse des tissus.

"L’Aixplorer permet de mesurer de façon très sensible la dureté d’un tissu. Il associe une sonde permettant de palper à distance l'intérieur des organes à étudier à l'aide d'une onde focalisée et un échographe ultra-rapide qui enregistre la propagation de cette onde au rythme de 1.000 images à la seconde", explique Mickaël Tanter qui mène ces recherches.

L’appareil fournit ainsi une image échographiée du foie sur laquelle il superpose une seconde image en couleur qui dresse, pixel par pixel, une sorte de carte de l’élasticité des tissus. Le résultat permet ainsi de repérer les zones fibreuses - et donc l'éventuelle fibrose - du foie. Une étude récente montre que cette technique présente des résultats très concluants puisqu'elle ferait aussi bien que les actuelles biopsies. Mickael Tanter ajoute "La mesure de l'élasticité des tissus apporte de nombreuses informations sur la localisation et la nature de tumeurs malignes dans le sein, le foie, la prostate ou encore sur des nodules thyroïdiens".

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Medical Physics Web

L'agressivité pourrait avoir une composante génétique
Mercredi, 12/11/2014 - 08:00

D'après une étude dirigée par Jari Tiihonen (département de neuroscience au Karolinska Institutet, Stockholm) et menée sur près de 800 Finlandais, emprisonnés pour des crimes violents et des délits sans violence, comparés à la population générale, deux gènes mutés, appelés Maoa (qui commande la production d'une enzyme régulant la production de neurotransmetteurs comme la dopamine) et CDH13 (impliqué dans des troubles du contrôle de l'impulsivité), seraient "associés à des comportements extrêmement violents". Selon, ces travaux, ces résultats auraient pris en compte des facteurs environnementaux - antécédents d'abus de substances (drogues, alcool...), personnalité antisociale et maltraitance dans l'enfance -, sans que cela modifie le résultat.

L'étude n'a pas été conçue pour expliquer l'impact des variations génétiques et, selon les auteurs, de nombreux autres gènes pourraient jouer un rôle, directement ou indirectement. L'étude précise que les deux versions des gènes mutés sont "plutôt courantes", jusqu'à un individu sur cinq en est porteur estime Jari Tiihonen, coauteur de l'étude.

Pour lui cependant, ces résultats ne doivent pas changer l'appréciation que l'on porte sur la responsabilité pénale et ces résultats ne permettent pas un dépistage des comportements violents à titre préventif. 

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

BBC

Maladie d'Alzheimer : un test oculaire pour détecter la maladie
Mardi, 11/11/2014 - 08:10

Une équipe de l’Université de Dundee (Ecosse) conduite par le Professeur Trucco travaille sur un logiciel, connu sous le nom de "Vampire", capable d’analyser en haute définition les images de l’œil. Par l’analyse des artères et des veines oculaires, les chercheurs pensent qu'il est possible de parvenir à diagnostiquer précocement certaines  maladies neurologiques, dont la maladie d'Alzheimer.

L'idée de ces chercheurs consiste à comparer les mesures de milliers d’images oculaires de personnes ayant des antécédents médicaux, stockées à l’Hôpital de Dundee, pour repérer des corrélations fiables. "Si nous parvenons à mettre au point un système simple et peu coûteux qui permet de diagnostiquer les signes précoces de la maladie d’Alzheimer par un simple examen des yeux, nous aurons accompli un pas très important en matière de prévention" souligne Emanuele Trucco qui dirige ces recherches.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

The Evening Telegraph

Filmer l'intérieur des cellules en 3D !
Mardi, 11/11/2014 - 08:00

Eric Betzig, qui vient d'obtenir le prix Nobel de chimie pour sa contribution à la mise au point des microscopes optiques à fluorescence, a mis au point une nouvelle technique qui permet l’observation des processus intracellulaires en 3D et en temps réel. Une invention dont il est "encore plus fier que celle qui lui a valu le Nobel".

Le principal problème des microscopes qui tentent d’observer des objets dont la taille est inférieure à 0,2 micromètre est que, pour les étudier à de telles résolutions, ils utilisent des lasers ou des rayonnements. Cette méthode présente l'inconvénient d’endommager fortement l’échantillon et réduit la capacité du microscope à suivre les processus biologiques dynamiques comme la division cellulaire.

Mais une équipe de chercheurs de l'Institut médical Howard Hughes, dirigée par Eric Betzig, est arrivée à surmonter cet obstacle en améliorant une technique appelée microscopie à "feuille de lumière". Elle consiste à réaliser des coupes optiques d’un échantillon en l’illuminant par le côté avec la fameuse feuille de lumière, obtenue à l’aide d’un laser et d’une lentille.

Pour disposer de feuilles de lumière suffisamment fines, les chercheurs ont eu recours à un faisceau particulier de lumière appelé treillage optique 2D, qui permet de prendre des images à des intervalles très courts et d’observer des objets de la taille d’une molécule ou d’une protéine en trois dimensions.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

IEEE

Des scientifiques mettent au point des cellules -tueuses- de cancer
Lundi, 10/11/2014 - 07:00

Des chercheurs de Harvard ont découvert un moyen de transformer des cellules souches en armes ciblées contre les cellules cancéreuses. Lors d'expériences menées sur des souris, des cellules souches ont été génétiquement modifiées afin de cibler et détruire les tumeurs du cerveau sans endommager les cellules saines.

Selon ces chercheurs, il est possible de reprogrammer ces cellules de manière à ce qu'elles s'attaquent uniquement aux cellules cancéreuses sans nuire aux cellules normales. "Après avoir procédé à toutes les analyses moléculaires et l'imagerie pour suivre l'inhibition de la synthèse des protéines dans les tumeurs du cerveau, nous avons observé que les toxines tuent les cellules cancéreuses", a déclaré le docteur Khalid Shah, chef du laboratoire de neurologie moléculaire et d'imagerie de l'Hôpital général du Massachussetts et de l'école de médecine de Harvard.

le docteur Khalid Shah a estimé que les résultats étaient très positifs et a indiqué que les cellules souches génétiquement modifiées pouvaient "servir de base à des médicaments contre le cancer".

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

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Les voitures sans chauffeur, une réalité d’ici 2018 ?
Mardi, 11/11/2014 - 08:20

La voiture sans chauffeur n'est peut-être plus pour longtemps du domaine de la science-fiction. Le nouveau modèle S de Tesla, qui possède un « Dual Motor », propose une fonction de pilotage automatique, simplement en pressant un bouton. La voiture est en effet équipée de 12 capteurs, capables de détecter le trafic, les panneaux routiers, ou encore la luminosité de la route.

Les premiers essais de ce véhicule semblent assez concluants pour qu’Elon Musk déclare que, d’ici 5 ans, ses voitures sans conducteur seront commercialisées et qu’une voiture Tesla pourra être sur pilote automatique 90 % du temps. Mais Tesla va devoir affronter un concurrent redoutable dans ce domaine. En effet, Google, avec son X Labs, travaille depuis plusieurs années sur une voiture connectée autonome et a annoncé que ses voitures avaient parcouru au total 800 000 kilomètres sans aucun accident depuis le début des tests.

Mais les constructeurs automobiles traditionnels n'ont pas dit leur dernier mot. Ford a par exemple noué une collaboration avec le MIT et Stanford afin de développer ses propres voitures autonomes. Audi teste quant à elle son système Traffic Jam Pilot sur les routes de Floride à Tampa.

Il reste que, comme le souligne Carlos Ghosn, le patron de Renault, qui table sur une commercialisation des premiers véhicules autonomes en 2018, ce type de voiture pose de nombreux problèmes légaux et éthiques. Comment, en effet, déterminer et répartir les responsabilités d’un accident avec une voiture automatique ? Il n'est en outre pas certain, compte tenu de la montée en puissance de la technophobie, que la généralisation des voitures entièrement automatiques ne se heurte à de fortes résistances psychologiques, sociales et culturelles…

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Slate

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