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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 421
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 08 Mars 2007
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Egalement dans ce numéro
TIC
L'Internet par CPL en banlieue parisienne montera jusqu'à 20 Mbit/s
Un million d'abonnés à la fibre optique en Europe
La télévision par ADSL progresse
France : le secteur public dépensera 7 milliards d'euros dans les technologies de l'Information en 2008
Avenir
Des transistors atomiques en carbone
Un projet européen pour fabriquer des robots capables d'émotions
Un micro-robot pour naviguer dans le corps humain
Matière
Moteurs à hydrogène à haut rendement : une nouvelle étape atteinte
Le plus gros aimant supraconducteur du monde descend sous terre au Cern
Le premier microscope capable d'identifier des atomes
Terre
Photosynthèse artificielle : une forêt dans une boîte
Vivant
Grippe aviaire : un premier cas humain au Laos
Douleurs dans la poitrine : un scanner pour accélérer le diagnostic
Boire un peu de vin allongerait l'espérance de vie masculine
Un nouveau médicament à bas prix contre le paludisme
Vers un vaccin contre l'hépatite E
Edito
Cancer : le grand basculement



Selon une étude sans précédent par son ampleur, révélée le 27 février 2007 par la Ligue nationale contre le cancer et réalisée par le Réseau français des registres du cancer, sur quelque 205.000 patients atteints d'un cancer, la survie relative vient enfin de franchir la barre des 50 % pour atteindre 52 %, cinq ans après le diagnostic de la maladie.

L'étude a été menée auprès de 205.000 personnes âgées de plus de 15 ans atteintes d'un cancer, et diagnostiquées sur la période 1989-1997. Plus de 40 cancers différents ont été étudiés. Entre 1989 et 2002, 205 000 personnes âgées de plus 15 ans et atteintes d'un cancer ont été suivis par le Réseau français des Registres du Cancer (FRANCIM). Cette étude a permis de mesurer la survie de ces patients au delà de 5 ans. Elle a notamment révélé que les chances de survie sont plus élevées pour les femmes que pour les hommes.

L'analyse des données confirme qu'aujourd'hui moins de la moitié des patients décèdent des conséquences directes ou indirectes de leur maladie dans les 5 ans qui suivent le diagnostic.

Toutefois, cette moyenne ne doit pas occulter la disparité qui existe entre les différentes pathologies cancéreuses. En effet, on obtient une survie relative de 95 % à 5 ans dans les cancers de la thyroïde, du testicule et de la lèvre, mais moins de 10 % à 5 ans pour les mésothéliomes de la plèvre, les cancers du foie et du pancréas. Dans les faits, le Réseau français des Registres du Cancer note en effet d'importantes disparités au niveau de l'espérance de vie des patients, en fonction du sexe, de l'âge et du type de cancer. La survie au-delà des 5 ans est plus élevée chez les femmes (63 %) que chez les hommes (44 %).

L'espérance de survie diminue avec l'augmentation de l'âge au moment du diagnostic. Elle est de 70 % pour les 15-45 ans, 58 % pour les 45-55 ans, 50 % pour les 55-64 ans et les 65-74 ans et de 39,4 % pour les plus de 75 ans. L'étude, bien que réalisée sur une période relativement courte, a en outre montré une amélioration de la survie pour certains cancers, a souligné le Professeur Faivre. C'est le cas du cancer du sein, avec 82 % de survie à 5 ans pour un diagnostic posé en 1989-91 et 86 % pour un diagnostic posé en 1995-97. Des progrès dus notamment à la mise en place du dépistage organisé.

Pour les quatre cancers les plus fréquents (60 % de l'ensemble des cancers), la survie relative à 5 ans est de 85 % pour le cancer du sein (41.845 nouveaux cas estimés en 2000), 80 % pour le cancer de la prostate (40.309), 56 % pour le cancer colorectal (31.257) et seulement 14 % pour le cancer du poumon (27.743). Si "on ne meurt pratiquement pas d'un cancer du testicule" (survie relative de 95 %), a souligné le Professeur Faivre, certains cancers donnent un taux de survie inférieur à 10 %, comme les cancers du foie ou du pancréas. La survie s'améliore aussi pour le cancer de la prostate (73 % pour un diagnostic en 1989-91 et 83 % pour un diagnostic en 1995-97), dont des formes bénignes sont plus fréquemment diagnostiquées. Sur les progrès enregistrés dans le traitement des cancers du sein, de la thyroïde ou de la prostate, ils concernent pour l'essentiel une meilleure précocité du diagnostic.

"Ces progrès qui ne concernent pas tous les cancers, laissent espérer de nouveaux gains d'espérance de survie", a déclaré le Professeur Pujol. Si l'on projetait le glissement attendu pour les malades traités aujourd'hui, on pourrait estimer que la survie serait proche de 70 % pour les femmes et 55 % pour les hommes" poursuit Le Professeur Pujol.

Cette étude confirme la baisse tendancielle de la mortalité par cancer dans notre pays. Entre 1980 et 2000, l'incidence des cancers a augmenté de 30 % mais la mortalité a diminué de 10 %. Ces résultats sont observés aussi bien chez l'homme que chez la femme. Ce taux progresse lentement mais régulièrement depuis 30 ans d'environ 0,5 % par an, comme le rappelait récemment le Professeur Philip. Si l'on tient compte de l'augmentation et du vieillissement de notre population, on constate que la mortalité par cancer diminue régulièrement en France depuis 1987 chez l'homme et depuis le milieu des années 1960 chez la femme. Mais à présent, en franchissant la barre symbolique des 50 % de survie à 5 ans, la lutte contre le cancer est entrée dans une nouvelle étape.

Cette diminution de la mortalité par cancer s'observe également dans la plupart des pays développés et notamment aux Etats-Unis où la mortalité par cancer s'est stabilisée depuis 1997, après avoir régulièrement augmenté entre 1987 et 1997, passant de 460.000 à 540.000 morts. Fait encore plus remarquable, le nombre annuel de nouveaux cas de cancers aux USA, pondéré par l'évolution démographique, diminue en moyenne de 0,8 % par an entre 1990 et 1997 et la mortalité par cancer a diminué de 1,1 % par an en moyenne de 1993 à 2001. Les données du National Center for Health Statistics, pour 2003 et 2004, confirment cette baisse tendancielle des décès par cancer et révèlent une diminution des décès par cancer de 2,2 % en 2003. Aux Etats-Unis, Le nombre des survivants de la maladie --rémission d'au moins cinq ans-- est passé de 3 millions en 1971 à 9,8 millions en 2001.

Enfin, en février 2006, la société américaine du Cancer (ACS) a annoncé que, pour la première fois depuis 1930, le nombre de décès annuels par cancer aux Etats-Unis en 2003 avait légèrement diminué en valeur absolue (- 369 personnes). Certes, la mortalité par cancer diminuait régulièrement en pourcentage aux USA depuis 1993 (d'environ 1,5 % par an) mais les décès par cancer continuaient tout de même à augmenter en raison de l'augmentation globale de la population américaine.

Mais en 2003 on a assisté à la première diminution du nombre absolu de décès par cancers, avec 556.902 morts, contre 557.271 en 2002, selon le rapport par la société américaine du Cancer (ACS). "Bien que cette diminution paraisse modeste, elle marque une étape fondamentale dans la lutte contre la cancer", souligne le Docteur Michael Thun, qui dirige la recherche épidémiologique au sein de la société américaine du Cancer.

Le rapport 2007 de l'Association américaine contre le cancer confirme l'amplification de cette tendance historique et montre qu'en 2004, pour la deuxième année consécutive, la mortalité totale par cancer a diminué en valeur absolue aux USA de 3014 personnes, passant de 556.902 à 553.888 personnes, soit 3014 décès en moins. Parallèlement, ce rapport précise que le taux de survie à 5 ans après un cancer ne cesse de progresser aux USA. En 2007, 2 malades américaines sur 3 atteints d'un cancer sont encore en vie au bout de 5 ans.

Cette diminution globale et persistante de la mortalité par cancer sur le long terme est d'autant plus encourageante qu'elle survient alors que le nombre de nouveaux cas de cancer augmente régulièrement à la fois à cause de l'augmentation de notre population et de son vieillissement (2 cancers sur 3 se déclarent après 60 ans). Nous devons évidemment ces résultats aux progrès remarquables, tant au niveau de la détection que des traitements anti-cancéreux. Demain, l'arrivée de nouvelles armes encore plus efficaces, comme les vaccins thérapeutiques de 3e génération, les nanovecteurs ou les ARN interférents, vont permettre de nouvelles avancées décisives contre cette maladie qui reste la plus redoutée de nos concitoyens.

Mais la victoire définitive contre ce fléau passera également, et de plus en plus, par la prévention personnalisée et active, mise en oeuvre dès le plus jeune âge et conçue en fonction du profil génétique de chacun car on sait à présent que sans doute plus de deux cancers sur trois pourraient être évités ou sensiblement retardés en modifiant notre mode de vie.

Le président Chirac a donné à la lutte contre le cancer une nouvelle impulsion décisive et nous devons poursuivre sans relâche cet effort national pour que, d'ici une génération, le cancer ne soit plus une maladie mortelle et puisse être soit vaincu soit contrôlé pour devenir une maladie chronique. Cet objectif exaltant est à notre portée. A nous de nous donner les moyens de l'atteindre.

René Trégouët

Sénateur honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


TIC
Information et Communication
L'Internet par CPL en banlieue parisienne montera jusqu'à 20 Mbit/s
Vendredi, 09/03/2007 - 00:00

Le projet Courant porteur en ligne de la couronne parisienne prend forme. Mecelec, l'opérateur choisi par le Sipperec (Syndicat intercommunal de la périphérie de Paris pour l'électricité et les réseaux de télécommunication) vient de retenir la technologie DS2 de Schneider Electric. Sa filiale Ilevo développe des équipements qui permettent d'atteindre sur la prise électrique une vitesse d'accès de 200 Mbit/s en empruntant le réseau d'approvisionnement de l'électricité.

Sur le futur réseau de la périphérie de Paris, Ilevo promet une vitesse de connexion comprise entre 40 et 150 Mbit/s. Les utilisateurs finaux disposeront, quant à eux, d'un débit compris entre 5 à 20 Mbit/s, soit des performances équivalentes à celles de l'ADSL. Mais le CPL a l'avantage d'offrir ces vitesses dans les deux sens, en voie montante (de l'abonné vers le réseau) et descendante (du réseau vers l'abonné). Selon Mecelec, les faibles latences du réseau CPL permettront aux internautes de jouer en ligne ou bien encore de disposer de la VOiP quelle que soit leur distance par rapport au point d'accès. En revanche, il n'est pas prévu de proposer de la télévision sur ce type de réseau.

Par ailleurs, le 21 février dernier, Mecelec a mis un terme à la période de souscription auprès des opérateurs de détail. En échange d'un apport financier, les FAI intéressés obtiendront l'exclusivité de la commercialisation des accès pendant la durée de déploiement du réseau, à laquelle s'ajoute une année calendaire. Grâce à l'argent levé, Mecelec pourra financer le début des travaux pour ce réseau qui devrait relier 1,5 million de foyers des 86 communes adhérentes au Sipperec.

OINet

Un million d'abonnés à la fibre optique en Europe
Vendredi, 09/03/2007 - 00:00

En dépit des efforts prodigués par les opérateurs France Télécom, Iliad (Free) ou Neuf Cegetel, la fibre optique à domicile (ou FTTH, pour Fiber To The Home) n'est aujourd'hui une réalité que pour une poignée seulement des habitants de la métropole. D'autres se sont montrés plus rapides, ou plus efficaces : l'Europe occidentale compterait aujourd'hui plus d'un million de foyers reliés à Internet grâce à un fourreau de fibre optique, d'après une étude réalisée par Telecom Markets pour Informa Telecoms & Media's Broadband Subscriber Database. A elle seule, la Suède compte pour près de 65 % de ce total, avec 650.000 foyers connectés en très haut débit.

Sur les 79 millions d'abonnements haut débit recensés sur l'Europe occidentale, seuls 1,4 % correspondent à un accès à Internet de type FTTH, indique cette étude, qui souligne par ailleurs la naissance de nouveaux modèles dans les pays scandinaves. Alors qu'en France, les grands opérateurs d'envergure nationale se chargent de déployer les réseaux en fibre optique, la Suède a opté pour un développement progressif et mutualisé de son réseau. Ce ne sont donc pas trois ou quatre mais 150 opérateurs qui ont opéré le déploiement de la fibre optique. Dépendant parfois des collectivités territoriales, ces opérateurs oeuvrent au niveau municipal et non national.

Vouloir déployer la fibre optique au niveau national implique de consentir de colossaux investissements, suffisamment importants pour décourager les bonnes volontés et les actionnaires même s'il apparait maintenant clairement que ces réseaux auront une durée de vie importante qui justifie cet investissement. Dans certains pays, les opérateurs se contentent d'ailleurs de fibre jusqu'à l'immeuble (FTTB - Fiber To The Building), pour diminuer les coûts, les derniers mètres étant assurés par la traditionnelle paire de cuivre.

La France devrait compter plus de quatre millions de foyers connectés à L'internet très haut débit par fibre optique d'ici 2012. Quant au Japon, il comptait déjà 6 millions d'abonnés FTTH fin 2006.

Clubic

La télévision par ADSL progresse
Vendredi, 09/03/2007 - 00:00

Les récents accords entre TF1, M6 et les différents fournisseurs d'accès à Internet (FAI) ouvrent la voie à la personnalisation des contenus de télévision. En effet, le catalogue des vidéos à la demande (VOD) de ces deux chaînes est dorénavant disponible sur la majorité des bouquets de télévision par ADSL, comme chez Free, par exemple, qui dispose depuis le début de la semaine de trois offres VOD sur Freebox TV.

TF1 Vision, M6 Vidéo et Canal Play permettent donc de composer ses propres programmes grâce aux centaines de films, documentaires, dessins animés, concerts, spectacles mais également émissions et séries-phares des deux chaînes généralistes. Les tarifs restent toutefois relativement élevés, bien que chaque catalogue tente de fidéliser ses clients par des offres promotionnelles ou des packs et des séries. Il faudra tout de même compter entre 1,99 ? et 4,99 ? pour un film suivant son ancienneté de sortie en salles, et entre 1,49 ? et 1,99 ? pour un épisode de séries comme "Dolmen", "Sous le soleil" (TF1) ou "Kaamelot", "Alias", "Desperate Housewives" et "Commander in Chief" (M6).

La vente par packs est une bonne idée, mais le grand absent reste l'achat à durée illimitée. Toutes les offres sont en effet limitées dans le temps, ce qui pénalise par rapport à l'achat d'un DVD. De même, la HD n'est pas encore présente sur toutes les offres, mais apparaît progressivement chez les fournisseurs d'accès (Canal Play et Club Internet notamment, et plus anecdotiquement Free ou TF1 Vision). Ce démarrage en douceur des offres VOD est aussi dû à certaines contraintes et problèmes techniques mais il va progressivement s'étoffer et se stabiliser, d'autant que ce mode de diffusion devient de plus en plus stratégique pour les diffuseurs.

L'arrivée d'un nouveau système d'encodage moins gourmand en bande passante va également améliorer la diffusion "iptv" (Internet Protocol TV), mais aussi et surtout le nombre d'internautes susceptibles d'adopter la télévision par ADSL. Expérimenté depuis de nombreux mois chez la majorité des FAI, l'encodage en MPG4 (nécessitant de 1,5 à 2,4 Mbit/s) entre donc progressivement en fonction en lieu et place du MPG2 (nécessitant entre 3,8 et 5 Mbit/s).

LM

France : le secteur public dépensera 7 milliards d'euros dans les technologies de l'Information en 2008
Vendredi, 09/03/2007 - 00:00

Selon le cabinet Markess International, le marché des logiciels et des services IT devrait croître de 9 % l'an prochain dans le service public en France et passer de 5.960 à 7.080 millions d'euros, soit une dépense de 170 euros par habitant adulte.

Pour la période 2007-2008, d'après les analystes, la mise en oeuvre de la Lolf (Loi d'Orientation sur les Lois de Finances) et la décentralisation induiront ministères, administrations centrales et locales à aborder une nouvelle phase de leur processus de modernisation. Avec, pour principales préoccupations, l'urbanisation des systèmes d'information et la mise en place d'outils de pilotage, particulièrement au sein des ministères, ainsi que la standardisation et la valorisation des données et des contenus. Les collectivités territoriales, elles sont particulièrement impliquées dans la dématérialisation et le contrôle de la légalité.

Parmi les chantiers principaux, les applications liées à la numérisation des documents, à leur gestion électronique et à la gestion de contenu représentent 13 % des projets examinés par le cabinet. "C'est le cas, par exemple, du projet Diadème de l'assurance maladie, qui prévoit la gestion électronique des flux documentaires des Caisses Primaires d'Assurance Maladie " précise Nicolas Leboeuf.

Au second rang, figurent les projets d'archivage électronique et de stockage, qui représentent 10 % des projets, en progression de 4 points par rapport à l'an dernier. Les applications liées à la numérisation des documents, à leur gestion électronique et à la gestion de contenu représentent 13 % des projets examinés par le cabinet.

Au même rang de préoccupation, figurent les projets de téléservices et téléprocédures, en partie dus à la mise en place de téléguichets ou de points d'accès unique aux téléservices, ainsi qu'au développement de l'accès aux ressources en ligne.

Silicon

^ Haut
Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Des transistors atomiques en carbone
Vendredi, 09/03/2007 - 00:00

Des chercheurs de l'Université de Manchester viennent de trouver le moyen de fabriquer des transistors grâce à une unique couche atomique de carbone. Une découverte qui permet d'obtenir des transistors larges de 10 nm seulement, alors que les technologies actuelles sur silicium arrivent tout juste aux 45 nm. Selon le professeur Andre Geim, qui dirige le groupe de recherche anglais, il est possible de contrôler un flot d'électrons uniquement avec cette couche de carbone, épaisse d'un atome seulement. On appelle cela un transistor au graphène.

Le transistor au graphène posait un problème de fuite d'énergie et d'électron trop important pour une utilisation de haute technologie, dans les ordinateurs par exemple. Mais la dernière trouvaille des laboratoires de l'Université de Manchester permet d'éliminer purement et simplement ce dernier défaut, selon les chercheurs. Le carbone permet alors d'obtenir des transistors de 10 nm, une taille que les transistors issus d'autres matériaux ne peuvent pas atteindre de manière stable. Alors que les premiers transistors en graphène nécessitaient de très basses températures pour fonctionner, les derniers se comportent très bien à température ambiante.Cette technologie pourrait succéder au silicium qui devrait atteindre ses limites ultimes -20 nm- vers 2020.

UM

Un projet européen pour fabriquer des robots capables d'émotions
Vendredi, 09/03/2007 - 00:00

L'objectif du nouveau projet financé par l'UE consiste à concevoir des robots dotés d'une conscience émotionnelle, capables d'interagir avec les humains dans leur cadre de vie quotidien et de se développer d'un point de vue émotionnel répondant ainsi aux besoins de leur propriétaire. L'initiative FEELIX GROWING (FEEL, Interact, eXpress: a Global appRoach to develOpment With INterdisciplinary Grounding - FEEL, Interact, eXpress: une approche globale du développement sur des bases interdisciplinaires) regroupe des partenaires de domaines aussi variés que la psychologie développementale et comparative, la neuro-imagerie, l'éthologie et la robotique.

Elle est financée au titre du sixième programme-cadre dans le cadre du domaine thématique sur les technologies de la société de l'information (TSI), dispose de la modique somme de 2,5 millions d'euros et s'étendra sur trois ans et demi. Les robots ont le potentiel de nous offrir de nombreux services importants, comprenant la compagnie, les soins, le divertissement, le suivi des patients et le soutien à la thérapie. Cependant, afin de s'intégrer totalement dans la vie quotidienne des personnes, les robots doivent pouvoir s'adapter à leur environnement.

«Plutôt que de tout apprendre aux robots destinés à vivre avec des humains, nous devrions leur apprendre à grandir aux côtés de leurs utilisateurs humains afin qu'ils se développent en harmonie avec eux», explique la coordinatrice du projet, Lola Canamero, de la faculté d'informatique de l'Université de Hertfordshire. «Par exemple, si un humain fond en larmes, le robot apprendra progressivement s'il est préférable d'essayer de le réconforter ou de le laisser seul.» Les robots développés dans le cadre du projet seront dotés de caméras et de capteurs conçus pour détecter des paramètres tels que la chaleur, le toucher et la distance afin de relever des indices non-verbaux offrant des informations sur l'état émotionnel de la personne.

Par exemple, l'accent sera mis sur la façon dont se déplacent les personnes. «Notre façon de marcher peut en dire beaucoup sur notre état émotionnel», déclare le Dr Canamero à CORDIS Nouvelles. Le ton de la voix constitue un autre indicateur de l'état émotionnel, et bien sûr, les expressions du visage, bien qu'il soit extrêmement difficile d'apprendre aux robots à reconnaître ce dernier. «La lumière doit être stable et des marques doivent être faites autour de la bouche et des yeux de la personne», explique le Docteur Canamero.

Les robots ne ressentiront pas les émotions de la même façon que nous, cependant ils seront dotés de mécanismes leur permettant d'exprimer des émotions correspondant au comportement de leur propriétaire. Le comportement des robots se développera sur la base des réponses des personnes avec lesquelles ils passent le plus de temps. De plus, ils seront capables de distinguer les individus, par exemple les différents membres d'un même foyer, et d'apprendre à réagir avec pertinence en fonction de leurs différentes personnalités.

Cependant, alors que les robots devront apprendre à interagir avec les humains, ces derniers devront également s'habituer à avoir un robot autour d'eux, apprendre à communiquer avec lui et comprendre ses limitations. Les propres expériences du Docteur Canamero ont montré que les personnes adaptent automatiquement leur comportement au robot. Par exemple, elles apprennent rapidement à adapter leurs pas afin que les robots puissent les suivre et les aident à surmonter les obstacles. Mais quand sera-t-il vraiment temps pour un humain d'accueillir un robot dans sa vie ? Selon le Docteur Canamero, c'est une question en grande partie culturelle.

«Dans certains pays, les robots font déjà partie de la vie quotidienne», dit-elle. «Au Japon, les robots font même partie de la vie quotidienne des personnes âgées.» Les robots sont utilisés à des fins thérapeutiques dans les centres de soins pour personnes âgées au Japon, et la relation des résidents avec les robots diffère des relations qu'ils pourraient avoir avec un animal. En Europe, les jeunes sont plus enclins à accepter les robots, mais les personnes plus âgées sont plus sceptiques, bien que le Docteur Canamero pense que cela peut changer. «La peur de notre remplacement par des robots disparaît peu à peu», note-t-elle. «Ils sont de plus en plus considérés comme des outils pouvant travailler avec nous et pour nous.»

Une partie importante du projet repose sur la compréhension de ces différences culturelles concernant l'acceptation des robots. Ainsi, les partenaires de l'initiative FEELIX GROWING travailleront en étroite collaboration avec les scientifiques de l'Institut technologique du Massachussetts (Massachusetts Institute of Technology) aux États-Unis et le Laboratoire de recherche en communication (Communications Research Laboratory) au Japon. D'ici la fin du projet en mai 2010, les partenaires du projet espèrent disposer de deux prototypes de robots possédant les aptitudes nécessaires leur permettant de travailler dans un environnement domestique et un cadre de soins.

FEELIX GROWING

Un micro-robot pour naviguer dans le corps humain
Vendredi, 09/03/2007 - 00:00

Il ne s'agit pour l'instant que d'un prototype, mais son application pourrait intéresser un grand nombre de scientifiques. Une équipe de chercheurs de l'Université de Ritsumeikan, au Japon, a mis au point un micro-robot médical capable de circuler dans le corps. Un tel robot pourrait permettre par exemple de détruire une à une chaque tumeur cancéreuse détectée chez un patient, évitant ainsi les effets secondaires de la chimiothérapie ou des traitements par irradiation.

Ce prototype est l'aboutissement de trois années de recherches diligentées par le ministère des Sciences japonais et financées par plusieurs industriels de l'électronique nippons, dont Omron. Il pèse cinq grammes, mesure deux centimètres de long et un de large, et ressemble à première vue à un insecte. Il est inséré dans le corps par une petite entaille et est dirigé par l'intermédiaire d'une télécommande filaire. Ce micro-robot peut prendre des photos, s'éclaire à l'aide d'une diode et se dirige grâce à divers capteurs qui repèrent les parois. A long terme, les chercheurs souhaitent qu'il soit équipé d'un émetteur/récepteur sans fil pour se déplacer sans entraves.

TF1

^ Haut
Matière
Matière et Energie
Moteurs à hydrogène à haut rendement : une nouvelle étape atteinte
Vendredi, 09/03/2007 - 00:00

Une nouvelle étape dans le développement de moteurs à hydrogène à haut rendement et à hautes performances a été atteinte grâce au concours financier de l'UE. Des chercheurs d'Allemagne, de Suède, de France et d'Autriche, collaborant dans le cadre d'un projet de recherche financé par l'UE en association avec des partenaires américains, ont mis au point une nouvelle technologie de l'hydrogène permettant de produire des moteurs d'un type nouveau et présentant un meilleur rendement.

Le projet de moteur à combustion interne à hydrogène HyICE («Hydrogen Internal Combustion Engine») a donné lieu à des essais de moteurs à hydrogène aussi performants que les moteurs diesel actuels mais non polluants, sans différence notable sur le plan du volume et de la puissance du moteur.

Ces moteurs fonctionnant à l'hydrogène offrent de nets avantages par rapport aux moteurs de la génération actuelle et s'annoncent concurrentiels en termes de performances et de coût par rapport aux autres systèmes de propulsion. Les membres du projet, qui sont issus de l'industrie automobile, des équipementiers et des universités, ont développé des techniques d'injection de carburant innovantes, aussi bien pour les moteurs de voiture que pour les moteurs de camion et d'autobus. Les spécialistes européens des techniques de l'hydrogène participant au projet de moteur à combustion interne à hydrogène HyICE ont procédé à des échanges d'informations réguliers sur les résultats de leurs travaux avec les chercheurs des laboratoires et des universités dépendant du ministère de l'énergie des États-Unis.

Il s'agit d'un exemple concret de coopération entre la Commission européenne et le ministère américain de l'énergie en vue de promouvoir la recherche ainsi que les idées nouvelles sur l'énergie de l'hydrogène et les sources d'énergie de substitution. Les résultats du projet ont été présentés à Munich.

Le membre de la Commission européenne chargé de la science et de la recherche, Janez Potočnik, a déclaré: «Le projet HyICE illustre clairement le rôle que la recherche européenne peut jouer pour réduire notre dépendance à l'égard des combustibles fossiles. Voilà un exemple d'investissement réussi de l'UE dans la recherche préconcurrentielle, dont les retombées potentielles dépassent largement les frontières de l'Europe. Les résultats obtenus avec ce moteur à hydrogène devraient encourager l'industrie à poursuivre le développement de cette forme de mobilité. La mise au point de technologies de ce type nous permettra de préserver notre environnement tout en conservant à l'Europe sa position de force face à la concurrence mondiale.»

Ce projet de moteur à combustion interne à hydrogène HyICE d'une durée de trois ans, animé par une équipe issue des milieux de l'industrie et des universités, en association avec des partenaires aux États-Unis, a produit des résultats expérimentaux très concluants, ouvrant la voie à une nouvelle génération de moteurs à hydrogène. Très peu polluants mais aussi performants que les moteurs diesel actuels, à dimension et puissance égales ou presque, ces nouveaux moteurs comblent utilement le fossé qui sépare les véhicules classiques d'aujourd'hui et les véhicules à pile à combustible de demain, posant ainsi un jalon décisif dans l'utilisation de l'hydrogène comme carburant de substitution.

ANE

Le plus gros aimant supraconducteur du monde descend sous terre au Cern
Vendredi, 09/03/2007 - 00:00

Le plus gros aimant supraconducteur du monde, lourd comme cinq avions de ligne, a entamé sa descente sous terre à l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire (Cern) pour une expérience de re-création de l'univers. L'aimant, qui pèse près de 2.000 tonnes, est arrivé à 100 m sous terre dans le tunnel circulaire de 27 km de long qui passe sous la frontière franco-suisse près de Genève, a expliqué le Cern dans un communiqué.

Suspendu à l'aide d'un immense portique et quatre câbles massifs, l'aimant a rejoint son emplacement définitif. "C'est un véritable exploit technique, car il n'y a que 20 cm de jeu avec les parois du puits", a expliqué Austin Ball, coordinateur technique de l'opération. L'aimant de 16 m de haut pour 17 m de large et 13 m de long doit être réassemblé sous terre avec 15 autres éléments, avant sa mise en service à la fin de l'année. Il a déjà fonctionné en surface en novembre dernier avant d'être démonté.

Il sera chargé d'une des quatre expériences réalisées au Cern grâce au Grand collisionneur de hadrons (LHC) qui doit faire entrer en collision des particules élémentaires à une vitesse proche de celle de la lumière, permettant aux chercheurs d'ouvrir une fenêtre sur les premiers instants de l'univers. L'expérience baptisée Solénoïde Compact pour Muons (CMS) doit permettre entre autres d'expliquer pourquoi les particules fondamentales ont les masses qu'on leur connaît. Le CERN, premier laboratoire de recherche au monde pour la physique des particules, est un organisme international fondé en 1954 par 12 pays européens.

CERN

Le premier microscope capable d'identifier des atomes
Vendredi, 09/03/2007 - 00:00

Des physiciens du Japon, d'Espagne et de la République Tchèque ont développé un nouveau microscope à force atomique (AFM) capable de procéder à un véritable relevé de l'identité chimique d'atomes différents disposés sur une surface. C'est un pas en avant par rapport aux AFM actuels, qui ne peuvent que détecter la position des atomes. Le dispositif détermine la composition et les structures locales en utilisant une méthode précise d'étalonnage, et peut même être utilisé pour manipuler des espèces atomiques spécifiques, une caractéristique qui pourrait permettre à des nanostructures d'être élaborées "atome par atome".

L'AFM, inventé il y a 20 ans, est le meilleur outil que les scientifiques possèdent pour examiner les atomes à la surface des isolants et des conducteurs. Dans son mode "dynamique" le plus précis, une minuscule sonde vibrante en diamant est passée au-dessus d'un matériau et enregistre les forces chimiques par le biais des variations des fréquences de résonance. Ces forces variables permettent aux scientifiques de reproduire une carte en 3 dimensions de la surface. Mais, bien que cette technique soit à même de discerner différents atomes, elle ne pouvait pas jusqu'ici distinguer leur identité chimique réelle, rendant difficile la détermination de la structure atomique.

Óscar Custance, de l'Université d'Osaka, avec ses collègues espagnols et tchèques ont désormais démontré qu'un AFM pouvait établir l'identité chimique d'un matériau si sa composition fondamentale était déjà connue. Cette information fournit les concentrations relatives des atomes sur une surface, qui peuvent alors être corrélées avec la carte topographique normale de l'AFM pour en déduire la position des atomes de tel ou tel type.

Le défi principal de cette approche, cependant, est que les forces chimiques attractives responsables de la carte dépendent fortement de la qualité de l'extrémité de la sonde (pour faire simple, il n'est pas possible de garder une "empreinte" significative d'un type d'atome d'une mesure à l'autre). L'équipe de Custance a surmonté cet obstacle en inventant une méthode sensible d'étalonnage : la première étape consiste à effectuer des mesures détaillées des variations de la force sur la pointe en fonction de la distance pour différents atomes, et de stocker de nombreuses courbes force-distance.

Les physiciens comparent les mesures pour obtenir les valeurs relatives pour chacune des espèces atomiques. Comme ces valeurs relatives ne dépendent plus d'aucun facteur externe tel que la pointe de la sonde, elles peuvent servir de références ("d'empreintes") atomiques pour caractériser les surfaces des différents matériaux. "La possibilité d'identifier les atomes de cette façon pourrait multiplier les possibilités déjà exceptionnelles de l'AFM", affirme Custance.

Custance a également indiqué que cette fonctionnalité supplémentaire ouvrait la voie à de nouvelles applications dans le domaine des semi-conducteurs, permettant aux ingénieurs de fabriquer des dispositifs électroniques plus performants par dopage sélectif des transistors à l'échelle nanométrique

TS

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Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
Photosynthèse artificielle : une forêt dans une boîte
Vendredi, 09/03/2007 - 00:00

Un groupe de chercheurs de l'université de Kyoto a développé un matériau qui pourrait être utilisé pour reproduire à bas coût la photosynthèse. Cette innovation pourrait permettre l'utilisation de systèmes bon marché et efficaces pour synthétiser des sucres et de l'éthanol à partir de la lumière et du dioxyde de carbone. Ce système présenterait aussi l'intérêt de réduire la quantité de dioxyde de carbone dans l'atmosphère.

Sous la direction du Docteur Hideki Koyanaka, les chercheurs ont utilisé une technique innovante de combustion permettant de produire des particules de dioxyde de manganèse très pures, de la taille de plusieurs nanomètres. Le matériau développé est donc à base de manganèse, qui coûte quelques centaines de yens (environ quelques euros) au kilo et joue ici un rôle prépondérant dans la photosynthèse. La petite taille des particules permet de rendre le matériau plus réactif et efficace à l'imitation du phénomène naturel de photosynthèse.

En théorie, les chercheurs pensent que ce matériau devrait pouvoir réduire le dioxyde de carbone dans l'atmosphère 300 fois plus efficacement que les plantes. Au vu du faible coût de leur système, ils envisagent la commercialisation de leur matériau dans des dispositifs pratiques, de petite taille, qui permettraient de réduire l'émission de dioxyde de carbone à la source, c'est-à-dire qui seraient embarqués dans les voitures ou utilisés par les usines.

BE

Rish Kyoto

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Grippe aviaire : un premier cas humain au Laos
Vendredi, 09/03/2007 - 00:00

Une adolescente de 15 ans, habitante de Vientiane, la capitale du Laos, est atteinte du virus H5N1. C'est le premier cas humain détecté au Laos, un pays frontalier avec le Vietnam, a rapporté le mercredi 28 février l'agence de presse chinoise Xinhua.

Des tests révèlent que la jeune fille, qui habite à proximité d'une ferme où ont été découverts des canards morts de la grippe aviaire, a été infectée par le virus. L'adolescente souffre de maux de tête, de fièvre et de toux, des symptômes similaires à ceux de la grippe aviaire. Elle a été admise dans un hôpital à Vientiane le 15 février dernier pour y subir des tests. Selon les membres de sa famille, l'adolescente n'a pas été en contact avec des volailles avant de tomber malade.

Le gouvernement laotien a lancé un appel à des organisations internationales pour des aides financière et technique, afin de maîtriser la propagation de l'épizootie, qui s'est déclarée dans la ville il y a trois semaines.

OMS

Douleurs dans la poitrine : un scanner pour accélérer le diagnostic
Vendredi, 09/03/2007 - 00:00

Pour réduire l'attente aux urgences des personnes victimes de douleurs dans la poitrine, les médecins américains utilisent un scanner très sophistiqué qui leur permet de voir plus rapidement l'état des artères coronaires de leurs patients et de n'hospitaliser que ceux qui en ont besoin. "Quand les artères ne sont pas bouchées, vous pouvez dire que les risques pour un patient de faire un accident cardiaque dans les cinq ans qui viennent est très très faible", a déclaré le Dr Udo Hoffmann, hôpital général du Massachusetts. "S'ils reviennent une semaine après avec des douleurs dans la poitrine, vous savez qu'il ne s'agit pas du coeur".

De soudaines douleurs dans la poitrine conduisent chaque année six millions de personnes aux urgences. C'est le signe annonciateur le plus courant d'infarctus, mais c'est aussi un signe exaspérant, qui, dans la moitié des cas, a une autre origine. Faire la différence est difficile.

Le dilemme commence dès la description de la douleur. La sensation classique "d'avoir un éléphant sur la poitrine" n'est pas ressentie par tout le monde. Certaines personnes n'ont pas mal, mais plutôt l'impression d'un étau thoracique. D'autres ressentent une douleur dans le bras, le cou ou l'épaule. Pour d'autres encore la douleur s'apparente à une douleur dentaire avant l'infarctus, d'autres, enfin, ont la nausée.

Tenter d'évaluer s'il existe des problèmes cardio-vasculaires graves en se basant sur ces seuls symptômes est difficile, a expliqué le Docteur James Golstein, hôpital William Beaumont, Royal Oak, Michigan. Parfois, cela semble évident et vous vous trompez. A l'inverse, les symptômes peuvent ne pas être impressionnants et vous vous trompez aussi. Les conséquences d'une erreur de diagnostic sont catastrophiques.

L'imprécision de l'électrocardiogramme, les dangers de l'angiographie cardiaque ou ceux du test d'effort conduisent de plus en plus les médecins à utiliser l'angiographie CT. Pour observer les artères, ils injectent aux patients un produit de contraste qui éclaire les parois. Puis les appareils de dernière génération, les scanners CT-64 coupes qui utilisent des ordinateurs à rayons X, permettent de mesurer les calcifications de la paroi des artères et la plaque d'athérome. En moins de 30 minutes, des images en 3-D peuvent montrer si les artères sont rétrécies, et de combien.

Les chercheurs de Beaumont ont étudié 197 personnes souffrant de douleurs thoraciques et considérées à faible risque d'infarctus, dont la moitié ont bénéficié de ce matériel dernier cri. En onze heures de moins que les tests de routine, l'appareil a permis de faire la part entre les cas graves et ceux sans gravité chez 75 % des patients, selon une étude publiée dans le Journal du collège américain de cardiologie.

Pour certains, le CT-64 ne doit pas être réservé aux seules personnes à faible risque. Ainsi le Docteur Udo Hoffmann a utilisé le scanner chez 103 patients, 14 d'entre eux présentaient soit un infarctus, soit une pathologie grave, l'angine de poitrine instable. Les scanners ont bien fait la part entre des artères bouchées chez ces patients et celles qui ne présentaient qu'un minimum de caillots. Son étude est publiée dans le dernier numéro de "Circulation".

Qui doit donc bénéficier de ces scanners ? Hoffmann et l'équipe de Beaumont mettent tous les deux en place des études importantes pour tenter de répondre à cette question, et pour déterminer si le recours à ces scanners améliore l'évolution de la maladie ou s'il ne fait qu'accélérer son diagnostic.

AP

Boire un peu de vin allongerait l'espérance de vie masculine
Vendredi, 09/03/2007 - 00:00

Selon une étude néerlandaise, boire régulièrement un peu de vin semble allonger de quelques années l'espérance de vie chez les hommes. Pour évaluer l'impact sur la santé et l'espérance de vie de la consommation d'alcool, ils ont suivi 1.373 hommes nés entre 1900 et 1920 à Zutphen, une cité industrielle des Pays-Bas.

Les chercheurs ont étudié leur consommation d'alcool dans le cadre de sept enquêtes menées sur 40 ans, à partir de 1960. Ils ont suivi certains des sujets jusqu'à leur mort et les autres jusqu'en 2000, en les interrogeant sur ce qu'ils boivent, mangent et fument, et en suivant leur poids et la prévalence chez eux des attaques cardiaques, du diabète et du cancer. Boire un peu d'alcool, à savoir moins d'un verre par jour, semble être associé à un taux moindre de décès dû à des problèmes cardiovasculaires, selon l'étude.

Contrairement à d'autres études menées sur les effets de la consommation d'alcool sur la santé, celle-ci s'est efforcée d'identifier son impact sur l'espérance de vie, soulignent les chercheurs. Cette étude montre que les hommes buvant du vin avaient une espérance de vie supérieure de 3,8 années à celle d'hommes n'en buvant pas. Les buveurs de vin ont en outre une espérance de vie supérieure de deux ans à celle de personnes buvant d'autres boissons alcoolisées, selon l'étude, qui ne portait pas sur les risques pour la santé d'une consommation excessive d'alcool.

Par rapport aux abstinents, les hommes qui buvaient un verre de vin par jour ont vu leur risque cardio-vasculaire diminuer de 34 % ! Les résultats ont d'ailleurs été encore plus spectaculaires (48 % de réduction) pour ceux qui limitent leur consommation à un demi-verre quotidien. Il semble donc que la consommation modérée de vin soit plus bénéfique que celle d'alcools forts ou de bière.

Martinette Streppel, qui a dirigé l'étude, souligne cependant que cet effet bénéfique disparaît totalement dès que la consommation dépasse deux verres par jour et n'est observé que pour le vin, et non pour les autres alcools.

MS

Un nouveau médicament à bas prix contre le paludisme
Vendredi, 09/03/2007 - 00:00

Un nouveau médicament à bas prix contre le paludisme, l'ASAQ, est à présent proposé par Sanofi Aventis. L'ASAQ associe l'artesunate et l'amodiaquine et résulte d'une coopération originale entre secteurs public et privé. Vendu sur le principe du no profit-no loss (« pas de bénéfice, pas de perte »), le nouveau médicament coûtera moins d'un dollar le traitement complet de 3 jours pour un adulte, moins de 0,50 dollars pour un enfant. En parlant d'enfants... signalons que pour la première fois un antipaludéen est proposé d'emblée sous une forme adulte et sous une forme pédiatrique spécifique. Vendu bon marché, le nouveau produit est également libre de tout brevet. Peut le copier qui veut.

Sur les 41 pays africains qui recommandent les Artemisinin Combination Therapies (ACT) dont l'OMS s'est faite l'avocate, une vingtaine ont choisi l'association artesunate-amodiaquine -c'est-à-dire l'ASAQ - comme traitement de première ligne.

Sanofi Aventis

Vers un vaccin contre l'hépatite E
Vendredi, 09/03/2007 - 00:00

L'hépatite E (HE) n'a été identifiée comme une entité clinique distincte qu'au début des années 80. Cette infection par un virus à ARN qui se transmet essentiellement par voie oro-fécale est responsable d'un grand nombre d'hépatites sporadiques ou épidémiques touchant des adultes jeunes, principalement en Asie. Si l'affection est habituellement autolimitée et dure de une à 4 semaines, dans de rares cas elle peut évoluer vers une hépatite fulminante, tout particulièrement lors du 3ème trimestre de la grossesse. La mortalité associée à l'hépatite E est très variable selon les publications (en raison de l'inclusion d'un nombre plus ou moins élevé de formes inapparentes), allant de 0,1 % à 4 % dans la population générale et jusqu'à 25 % chez les femmes enceintes.

Le centre de recherche Walter Reed de l'armée américaine a entrepris, en collaboration avec les laboratoires GSK, de mettre au point un vaccin contre ce virus. Le candidat vaccin, rHEV, est une protéine recombinante qui vient d'être l'objet d'une étude de phase II sur des militaires népalais.

Deux mille membres des forces armées népalaises (presque exclusivement des hommes âgés en moyenne de 25 ans) séronégatifs pour le VHE ont été randomisés entre un groupe destiné à recevoir 3 injections intramusculaires de 20 microgrammes de rHEV à J 0, J 30 et J 180 et un groupe placebo. Le critère principal de jugement était l'apparition, au moins 14 jours après la 3ème injection, d'un tableau clinique d'hépatite E (ictère ou affection associant au moins 3 des signes suivants : asthénie, anorexie, gène abdominale, douleurs de l'hypochondre droit, nausées ou vomissement). Lorsqu'un tel syndrome était dépisté grâce à une surveillance systématique bimensuelle ou lors d'une consultation à l'hôpital militaire, le diagnostic d'HE devait être confirmé biologiquement (mise en évidence d'ARN viral dans les selles ou le sérum, sérologie en IgM et en IgG).

L'analyse finale a porté sur 1 794 individus suivis pendant une durée médiane de 804 jours. Après 3 doses de vaccin ou de placebo, 69 cas d'HE symptomatiques ont été diagnostiqués dont 3 dans le groupe rHEV et 66 dans le groupe placebo (efficacité vaccinale 95,5 %). Après deux doses de vaccin l'efficacité n'était que de 85,7 %. Sur le plan sérologique tous les sujets ayant reçu 3 doses de vaccin ont présenté une séroconversion mais seuls 56 % d'entre eux avaient conservé des taux élevés d'anticorps anti-HE à la fin de la période de surveillance. La tolérance du vaccin a été jugée très satisfaisante puisqu'en dehors de douleurs aux points d'injection aucun effet secondaire n'a été rapporté à la vaccination.

JIM

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