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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 22
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 30 Octobre 1998
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Egalement dans ce numéro
TIC
Surfez sur le web avec votre portable
Elève Java : satisfaisant, mais peut mieux faire
Internet sans fil grâce à la radio numérique
Internet: les sites des quotidiens ont du succès
Les entreprises américaines devront protéger les données personnelles
L'internet à haut débit pour tous
IBM fait découvrir Internet aux aveugles
La Chine, premier utilisateur de l'Internet en Asie d'ici 2001
Une solution de partage d'accès Internet
Ne jetez pas votre PC le 1er janvier 2000
Merced donne un nouveau souffle à Unix
C'est gratuit, c'est "careware"
IBM annonce des records de miniaturisation
Microsoft se lance dans la technologie carte à puces
USA : démarrage timide et onéreux de la télé haute-définition
Internet affole les producteurs
Espace
Ariane-5 : double succès pour l'Europe spatiale
Callisto vit-elle de sel et d'eau fraîche ?
Le GPS se pose
Terre
L'eau purificatrice
L'Antarctique ne fond pas, révèlent les satellites
Vivant
Une nouvelle stratégie pour les greffes de moelle osseuse
Le cancer n'aime pas la vitamine C
Les USA misent sur les puces à ADN
L'ombre du SIDA sur la démographie mondiale
Des oestrogènes contre la maladie de Parkinson
Essais préliminaires "positifs" d'un vaccin anti-grippe par voie nasale
" SOS ADN "
Un gène de l'obésité commune localisé en France
Les chimpanzés savent compter
Homme
Les PME investissent la recherche
Informatique : Les PME - PMI tardent à se brancher en réseau
Les pays émergents misent sur les nouvelles technologies de l'information
Discutez avec des élus français
Recherche
Une auto à vapeur fabriquée au Québec
Téléportation : c'est parti !
TIC
Information et Communication
Surfez sur le web avec votre portable
Samedi, 31/10/1998 - 00:00

En partenariat avec le Groupe Alcatel, 400 abonnés du service de téléphonie mobile SFR (Cegetel groupe Vivendi) testent l'accès à un bouquet de services Internet à partir de leur téléphone. Ils pourront recevoir des mails, gérer leur compte bancaire BNP, Crédit mutuel, CCF ou Banque directe, ainsi qu'accéder à certains services spectacles (Allociné), voyages (Dégriftour), météo, trains, jeux ou circulation (suivi en temps réel du trafic sur le périphérique parisien). La possibilité de commerce électronique sera assurée par l'intermédiaire de KLEline (Paribas). L'offre devrait s'étoffer grâce à un partenariat avec AOL, qui apparteint aussi au groupe Vivendi. Si elle est concluante, elle sera, à terme, étendue à 1 million d'abonnés.

(ZD-net/23:10/98)

http://194.98.7.131/fr/actu/cgi-bin/actu.cgi?Conf=E&Dat=19981023&ID=06618

Elève Java : satisfaisant, mais peut mieux faire
Samedi, 31/10/1998 - 00:00

Créé en 1995, le langage de programmation Java s'est démocratisé grâce à Internet. Si son universalité constitue un avantage important dans un monde informatique éclaté, il lui reste encore à prouver sa capacité à produire autre chose que de simples mini-applications. Depuis son introduction, en 1995, on a reproché à Java d'être plus accrocheur que réaliste, de se préoccuper davantage de sa haine envers Microsoft que de résoudre les problèmes, et de produire des applets* tape-à-l'oeil plutôt que de véritables applications. La salle de poker de Yahoo ! est un exemple de solution qui s'inscrit en faux contre ces critiques. Et même s'il reste quelques problèmes, un nombre croissant d'entreprises font confiance à Java pour résoudre les tâches difficiles. Les sociétés comme Yahoo ! sont attirées par ce langage parce qu'il fonctionne sur n'importe quelle plate-forme, ce qui place tous les joueurs sur un pied d'égalité. De grandes entreprises comme Saab et Nike l'utilisent parce qu'il leur permet de relier beaucoup d'ordinateurs au sein de leur réseau interne : les utilisateurs de PC, de Macintosh, de stations Unix, de gros systèmes IBM et les nouveaux ordinateurs de réseau peuvent tous télécharger le même programme et le faire tourner. Saab et Nike utilisent des outils en Java développés par IBM pour regrouper ces systèmes disparates en quelque chose qui, aux yeux de l'utilisateur, s'apparente à un seul système. "Java est devenu le moyen d'animer les pages du Web parce qu'avant rien ne permettait de les rendre un peu vivantes", dit Jon Kannegaard, vice-président responsable du développement de Java chez Sun. "A présent, les gens utilisent des GIF animées ou du HTML dynamique et tout va bien. Pour les applications les plus simples, ce type de solution plus légère est mieux adapté." Mais "Java est devenu la référence pour développer des applications de réseau", ajoute-t-il. Dans un avenir proche, un autre défi attend Sun : introduire avec succès la version 1.2 de sa technologie. Désormais, les utilisateurs auront un meilleur contrôle et les programmeurs pourront utiliser Java pour des tâches plus traditionnelles comme écrire un programme de traitement de texte. D'après M. Kannegaard, la version 1.2 sera disponible fin 1998.

(courrier international/22/10/98)

http://www.expansion.tm.fr/courrier/hebdo/somheb.htm

Internet sans fil grâce à la radio numérique
Samedi, 31/10/1998 - 00:00

La toile du Web s'affranchira du réseau téléphonique et profitera de celui de la radio numérique. Les sociétés Ericsson Mobile data, Teracomp, Bosch et France Télécom développent actuellement un nouveau standard pour la téléphonie mobile. En combinant les technologies GSM et Digital Audio Broadcasting (DAB), ces sociétés européennes ont mis au point des terminaux portables capables de se connecter à Internet en évitant tout lien physique avec un réseau téléphonique. Selon les premières expérimentations, la transmission se fait à 1,7 Mbits/s et avec une qualité parfaitement adaptée. Le système fonctionne déjà et des essais à grande échelle démarreront cet automne dans la région de Goeteborg en Suède.

(Science&Avenir/22/10:98)

http://www.sciences-et-avenir.com/flash/saflash.exe/show?filename=221098b.txt

Ambassade de France en Suède

http://www.afsr.se/automne

Internet: les sites des quotidiens ont du succès
Samedi, 31/10/1998 - 00:00

Les sites d'informations sur internet sont parmi les plus consultés, ceux des quotidiens obtenant le plus de succès, selon une enquête réalisée sur une trentaine de sites français et publiée lundi par le cabinet Médiangles. Les sites d'information figurent parmi les dix catégories de sites les plus fréquentées et ceux d'actualité générale viennent en deuxième position, immédiatement après les moteurs de recherche et les annuaires, d'après cette étude. Elle a été réalisée en mai 98 auprès de 5.000 internautes et porte sur des sites de quotidiens, de périodiques, de télévisions, de radios, ainsi que sur des sites spécifiques internet, dont celui de l'AFP. Interrogées sur les types de sites qu'elles ont consultés au cours des 30 derniers jours, 55% des personnes interrogées ont répondu l'actualité générale, 47% l'art et la culture, 40% les informations sur l'informatique et les télécoms, 35% la météo, 31% l'actualité sportive et 28% l'actualité économique et financière. Parmi les sites étudiés, ceux des quotidiens (Dernières Nouvelles d'Alsace, Les Echos, Libération, Le Monde, La Tribune) reçoivent 978.000 visites par mois en moyenne, suivis par les sites spécifiques Internet, avec 778.000 visites, les télévisions (626.000), les radios (319.000) et les magazines (286.000). Toujours selon cette étude, le public des visiteurs des sites est souvent très différent de celui du média lui-même et Internet offre un moyen d'élargir son audience. Ainsi, 60% des visiteurs du site des Echos ne sont pas des lecteurs du quotidien, cette proportion tombant à 24% pour RTL ou Europe 2. Sur les sites de presse, 25% des internautes seulement consultent une édition en ligne en remplacement du journal. 43% considèrent les deux supports comme indépendants et 14% comme complémentaires. Quant au financement, une forte majorité (71%) préfère qu'il soit exclusivement assuré par la publicité. Enfin, un tiers des consultations viennent de l'étranger et parmi elles, 30% "sont le fait d'expatriés français". "Il s'agit là d'une cible très intéressante pour un éditeur de site d'information en ligne", souligne Médiangles.

(AFP/27/10/98)

http://www.actualinfo.com/

Les entreprises américaines devront protéger les données personnelles
Samedi, 31/10/1998 - 00:00

Les entreprises américaines qui voudront poursuivre les opérations de commerce électronique avec l'Europe devront signer un code établi par le département américain du Commerce pour une protection des données personnelles qui soit équivalente à celle dans l'UE, a-t-on appris lundi de sources européennes. Les représentants des pays membres de l'UE se sont mis d'accord au cours d'une réunion d'un comité spécial lundi à Bruxelles pour la poursuite d'un "dialogue" à ce sujet avec le département américain du Commerce, de façon à aboutir à un arrangement avant la fin de l'année. D'ici là, il a été convenu de ne pas interrompre le flux des données entre l'UE et les Etats-Unis tout comme avec les autres pays "recherchant de bonne foi une protection adéquate des données personnelles", ont précisé les sources européennes. Une directive européenne est en vigueur depuis le 25 octobre 1998 pour la protection des données personnelles dans l'UE de façon à encourager le développement du commerce électronique. Elle prévoit notamment le droit pour les individus d'accéder aux données les concernant, de les faire corriger, de demander une information sur leurs différentes utilisations avec la possibilité de s'opposer à certaines (prospection commerciale). La directive prévoit que les données personnelles ne pourront être transmises hors de l'UE que vers des Etats qui assurent une protection équivalente, la décision devant être prise pour toute l'UE par le comité spécial qui s'est réuni lundi.

(Yahoo/27/10/98)

L'internet à haut débit pour tous
Samedi, 31/10/1998 - 00:00

Le Wall Street Journal (WSJ) soupèse les chances de succès des opérateurs du câble dans la course à la fourniture d'accès réticulo-résidentiel à haut débit (supérieur à 1 mégabit par seconde). Les câblopérateurs ont aujourd'hui une tête d'avance sur les opérateurs de télécommunication. 3Com est ainsi prêt à mettre sur la marché un modem à 2 mégabits par seconde pour 360 dollars, carte réseau incluse). Cinq de ses compétiteurs dont Bay Networks (désormais partie intégrante de Nortel) et Cisco, sont convenus de commercialiser des produits compatibles. Cette innovation mercatique devrait permettre aux câblopérateurs de tester rapidement auprès de leurs abonnés une stratégie originale dans le domaine, puisqu'ils envisagent de vendre les modems plutôt que de les louer. TCI, le premier d'entre eux, débutera dès le mois prochain une expérience en ce sens dans l'Etat de Washington. Le WSJ observe que la standardisation du matériel comme le (relatif) succès public de l'accès à l'internet via le câble (sur 20 millions de foyers câblés, 350 000 ont choisi de l'utiliser) n'exonérera les câblopérateurs des très lourds investissements requis pour mettre leur infrastructure à niveau (communication bidirectionnelle à grande vitesse). A titre d'exemple le WSJ chiffre ce coût pour le réseau de TCI à 3 milliards de dollars qui seront pris en charge par AT&T si ce dernier obtient l'autorisation de prendre le contrôle de TCI.

(ST-Presse/27/10/98)

http://www.france-science.org

IBM fait découvrir Internet aux aveugles
Samedi, 31/10/1998 - 00:00

Home Page Reader est bâti sur Navigator, le logiciel de navigation développé par Netscape. Non seulement il lit le texte contenu sur les pages Internet, mais il décode aussi le langage HTML qui permet de les construire. Ainsi, il reconnaît les fenêtres, les tableaux et les liens hypertextes qui composent une page. Surtout, il est doté de la technologie de reconnaissance de la parole qui libère l'utilisateur du clavier et de la souris. Présenté dans le cadre du salon Informatique et Technologie consacré aux utilisateurs handicapés, Home Page Reader sera commercialisé en janvier prochain pour la plate-forme Windows. Son principal point de vente sera le site IBM. Selon Lisa Wahl, directrice du Centre pour une Technologie Accessible de Berkeley, en Californie, les aveugles constituent moins de 1 % de la population, mais ils souffrent du handicap le plus sérieux en matière d'accès à la technologie.

(Les Echos/29/10/98)

http://www.lesechos.fr/silval/

La Chine, premier utilisateur de l'Internet en Asie d'ici 2001
Samedi, 31/10/1998 - 00:00

La Chine comptera plus d'utilisateurs de l'Internet que n'importe quel autre pays d'Asie ou d'Océanie d'ici 2001, excepté le Japon, selon le cabinet d'études marketing américain IDC. "La surprise de cette étude réside en la vitesse à laquelle la Chine a adopté l'Internet", a indiqué mercredi Pete Hitchen, principal analyste des technologies Internet chez International Data Corporation (IDC). "Avec l'immense marché que représente la Chine, la croissance de l'utilisation de l'Internet était inévitable," a-t-il ajouté, dans un communiqué. Cet engouement de la Chine pour l'internet est surtout du au succès des ventes de périphériques d'accès à l'Internet. Les sites traduits en langue locale se faisant de plus en plus nombreux contribuent également au succès populaire et commercial de l'internet en Chine, selon l'étude. Le réseau sera emprunté par près de 9,4 millions de chinois d'ici 2002, selon cette même étude. En seconde place, l'Australie, qui devrait compter approximativement 5,8 millions d'utilisateurs en l'an 2002. Les bénéfices de la Chine liés au commerce électronique, toutefois, demeure amputés par un revenu par habitant inférieur à celui des autres pays d'Asie. Afin d'améliorer ces résultats, la Chine devra accélérer l'implantation de ses infrastructures "afin de répondre à un marché d'utilisateurs internet grandissant et aux besoins croissants des sociétés désirant faire des affaires par ce réseau," selon M. Hitchen. D'ici 2002, c'est l'Australie qui, dans la région, devrait se hisser en tête des pays avec le plus de bénéfices résultant du commerce Internet, avec 4,97 milliards de dollars, suivie par la Corée du Sud avec 2 milliards, et la Chine avec 1,87 milliard.

(AFP/29:10/98)

Une solution de partage d'accès Internet
Samedi, 31/10/1998 - 00:00

Maxotex annonce qu'il commercialisera en exclusivité pour la France Internet Sharing Software, une application qui permet de partager en réseau l'accès à Internet. Elle ne nécessite qu'un seul modem, un seul abonnement à Internet et un poste serveur non dédié. Les postes clients utiliseront la fonction de connexion à un serveur Proxy (intégrée dans Windows 95, 98 et NT) pour accéder à Internet. Développée par StarTech, Internet Sharing Software, sera présentée sur le stand du distributeur lors du salon Networl+Interop'98 qui ouvre ses portes la semaine prochaine à la Porte de Versailles, à Paris. Il existe toutefois d'ores et déjà en version de démonstration, accessible sur le site web de Maxotex. Pour une licence 5 postes, ce logiciel est commercialisé 990 F HT.

(Yahoo:28/10/98)

Ne jetez pas votre PC le 1er janvier 2000
Samedi, 31/10/1998 - 00:00

Sujet de tous les fantasmes et de quelques réalités sérieuses, le " bug " de l'an 2000 préoccupe de nombreux utilisateurs de PC familiaux. Car si les principaux concernés par une éventuelle - voire probable - apocalypse informatique sont avant tout les grandes compagnies d'assurances, les banques et les services publics - EDF/GDF, France Télécom, etc. -, l'utilisateur moyen de logiciels culturels, de jeux et de productivité personnelle se sent aussi préoccupé par ce problème. En grande partie, ces inquiétudes sont inutiles. Les PC les plus récents (4 ou 5 ans) possèdent un Bios, composant de l'ordinateur qui gère la date et les périphériques de base comme le disque dur, et ont été modifiés en conséquence pour supporter le passage au prochain millénaire. Néanmoins, il est préférable de faire vérifier et éventuellement modifier le Bios. Les utilisateurs de PC plus anciens doivent contacter d'urgence leur revendeur. Réponses sur Internet. Ce sont les applications, dans la plupart des cas, qui poseront le plus de problèmes. La plupart des logiciels très utilisés par le grand public et les PME, les tableurs notamment, n'ont pas été conçus pour aller au-delà de la date fatidique. Pour trouver les réponses à toutes vos questions, le Web se révèle une ressource inépuisable. Microsoft, plutôt concerné par le problème puisque les versions étrangères - et donc françaises - de ses produits datant de l'année dernière au minimum ne sont absolument pas compatibles avec le passage à l'an 2000, a donc établi un site Web francophone très complet sur le sujet (www.microsoft. com/france/an2000). On y trouve aussi bien des informations sur le Bios des PC que sur la compatibilité des logiciels, ainsi qu'une liste de questions-réponses sur le sujet. Des patchs, petits bouts de logiciels à télécharger, sont ou seront disponibles pour résoudre la plupart des problèmes. Le site CCF 2000 (www.ccf.2000.html), en français également, apporte nombre de réponses aux particuliers aussi bien pour les ordinateurs que pour les applications .Quant aux utilisateurs de Macintosh, bien que leurs machines soient conçues depuis 1984 pour résister au choc du millénaire, certaines applications retorses seront la cause de quelques soucis. Apple a également créé un site (www.apple.com/macos/info/ 2000.html) - en anglais - permettant d'envoyer des cartes de voeux par e-mail après le 1er janvier.

(La Tribune/23/10/98)

http://www.latribune.fr/tribjour/indextri.html

Merced donne un nouveau souffle à Unix
Samedi, 31/10/1998 - 00:00

Windows NT, le système d'exploitation pour serveur de Microsoft n'enterrera pas Unix. IBM a ainsi rendu publique le 27 octobre son alliance avec Santa Cruz Operation (SCO) et Sequent Computer Systems, pour développer une version d'Unix adaptée au nouveau microprocesseur à 64 bits d'Intel, Merced, attendu pour l'année prochaine. Dans le même temps, Sun Microsystems, acteur majeur du marché des serveurs et stations de travail Unix, vient de présenter la dernière version de Solaris. Avec ce système Unix à 64 bits et le langage Java, Sun espère proposer la meilleure architecture pour le commerce électronique et les réseaux de clients exécutant des applications sur le serveur distant via un navigateur pour l'internet. La prochaine génération de processeurs d'Intel, Merced, qui vise le marché des puissants serveurs d'applications pourrait faire jouer à Intel un rôle majeur dans ce secteur d'ici quelques années. Alors que le camp Unix semble repartir à l'assaut, Microsoft vient lui de retarder la livraison de son prochain système, Windows NT 5, prévu pour être plus robuste et plus puissant que l'actuel.

(ST Presse:27/10/98)

Technologique http://www.france-science.org

C'est gratuit, c'est "careware"
Samedi, 31/10/1998 - 00:00

A l'heure où l'industrie informatique semble avoir les yeux entièrement rivés au boulier compteur de ses milliards de dollars, un vent frais venu du Web rappelle que l'idéalisme n'a pas entièrement déserté les premiers génies de la programmation des micro-ordinateurs. Ce vent frais émane d'un certain Paul Lutus, un personnage moins connu du grand public que Bill Gates ou Steve Jobs, mais qui fut pourtant l'un des premiers millionnaires en dollars de l'informatique personnelle. Au début des années quatre-vingt, ce programmeur hors pair avait en effet conçu le logiciel "AppleWriter", un traitement de texte d'une efficacité redoutable malgré sa taille réduite., Paul Lutus vient de réapparaître avec un produit d'une efficacité à nouveau limpide. Baptisé "Arachnophilia", ce produit est un logiciel d'édition HTML, tournant aujourd'hui sous les dernières versions de Windows (95, 98 et NT). Il permet de composer des documents dans le langage informatique de l'Internet, de créer ou d'entretenir un site Web. Malgré sa taille réduite (l'ensemble pèse 1,6 Mo, la moitié de plusieurs logiciels commerciaux du même type), la presse spécialisée américaine en a fait une petite star. Notamment parce que "Arachnophilia" fournit, aux débutants comme aux "pros", les clefs des différents formats du Web (HTML, RTF, Text, Java, etc.), tout en permettant de gérer souplement un site Internet. Le coût du joujou? Eh bien, voici l'idée "saugrenue" de Paul Lutus. Cela s'appelle le "Careware": le logiciel peut être téléchargé et utilisé par tout le monde, sans échange de monnaie sonnante et trébuchante, ni même de numéro de carte de crédit. Cependant, il n'est pas tout à fait gratuit non plus. Voici le marché que je vous propose, explique Paul Lutus sur son site Web: Cessez de rechigner durant une heure, un jour, une semaine, à vous de choisir, et vous aurez gagné une copie d'Arachnophilia. Prononcez des paroles encourageantes aux jeunes, faites leur sentir qu'ils sont bienvenus sur la planète Terre (bon nombre ne le sentent pas). Montrez par l'exemple que nous n'avons pas besoin de tout ce dont nous disposons pour être heureux et productifs. En un mot, le logiciel s'échange contre une bonne action. Paul Lutus, qui signale ne pas appartenir à une quelconque chapelle, encourage, par ce "deal", à télécharger ses diverses créations dont une excellente calculatrice. Et surtout, une bonne dose d'optimisme. ...

(Le Soir/27/10/98)

http://www.lesoir.com/

IBM annonce des records de miniaturisation
Samedi, 31/10/1998 - 00:00

IBM a annoncé le disque dur le plus spacieux pour blocs-notes haut de gamme. D'une capacité de 14,1 Go (gigaoctets), il contient environ quatre fois plus de données que les disques durs équipant la moyenne des blocs-notes actuels. À peine plus lourd qu'une balle de base-ball, le Travelstar 14GS contient l'équivalent d'une liasse de 709 m de hauteur de feuillets imprimés à double interligne. Le Travelstar 14GS fait partie d'un trio de disques durs record lancés aujourd'hui par IBM pour le marché des blocs-notes. "Cette unité ne manquera pas de rallier les professionnels nomades qui exploitent leur bloc-notes au maximum", a déclaré Bill Healy, directeur général des produits de stockage pour informatique mobile d'IBM Corporation. "Les utilisateurs ont maintenant la possibilité de transporter avec eux une quantité d'information et des fonctionnalités impressionnantes." Presque aussi mince qu'une cassette audio, le disque dur mesure 17 mm d'épaisseur mais il peut contenir plus de 10 000 photos numériques d'un méga-octet, 140 programmes CD-ROM de 100 Mo, ou encore plusieurs heures de vidéo MPEG-2. IBM a également annoncé aujourd'hui le Travelstar 6GN, le disque dur 9,5 mm le plus spacieux du monde pour ultraportables. La compacité et la légèreté du Travelstar 6GN valent à ce disque de 6,4 Go le nouveau record du monde de densité de stockage : 5,7 Gb/po2 (gigabits par pouce carré). Une densité de stockage élevée se traduit habituellement par un disque dur plus fiable et moins coûteux. Le record précédent était détenu par le Microdrive IBM, le disque dur le plus petit du monde, avec une densité de stockage de 5,1 Gb/po2. IBM offre également un nouveau disque dur de 10 Go pour les blocs-notes grand public. Le Travelstar 10GT mesure 12,5 mm et peut stocker l'équivalent de 9 000 romans de 200 pages, soit le contenu d'une petite librairie. C'est le disque le plus spacieux de sa catégorie, et il permettra à une vaste catégorie d'utilisateurs de blocs-notes de bénéficier des avantages d'une capacité de stockage massive. En première mondiale, tous les nouveaux disques Travelstar intègrent la nouvelle technologie DFT (Drive Fitness Test) d'IBM. Le système DFT offre à l'utilisateur un moyen rapide et convivial de vérifier l'état de son disque dur IBM. Des études montrent que la majorité des disques durs remplacés parce qu'on soupçonne un problème sont en réalité en parfait état. La technologie DFT évitera les inconvénients liés au remplacement d'unités non défectueuses. Le système réside dans une "chambre secrète" du disque dur et peut être activé même si le système d'exploitation du PC ne répond plus.

(matinternet:27/10/98)

Microsoft se lance dans la technologie carte à puces
Samedi, 31/10/1998 - 00:00

Le groupe Microsoft lancera vers la mi-99 un système logiciel baptisé "smart cards for windows" (cartes à puce pour windows), destiné à offrir une interconnexion entre tous les logiciels windows et des cartes à puce, ainsi que des lecteurs de cartes qui auront adopté ce système. Le vice-président de la division plateforme et développement de Microsoft, Craig Mundie, a dévoilé cette nouvelle orientation stratégique du géant américain lors du premier jour du salon européen de la carte à puces, baptisé "Cartes 98". Smart cards for windows est compatible avec Windows 95, Windows 98, Windows NT (serveur d'entreprise) et Windows CE (agenda électronique). Microsoft a annoncé qu'une vingtaine de grandes entreprises du secteur des cartes à puce soutenaient son initiative, notamment les groupes Schlumberger et Gemplus. Une version test de smart cards for windows devrait être disponible dès janvier 1999, la version définitive étant prévue vers le milieu de l'année prochaine. Cette nouvelle extension des systèmes windows vise à faire du groupe américain le nouveau leader des cartes, des lecteurs et des systèmes de connexion aux PC, dans ce domaine en rapide développement que sont les cartes à puce. Ces cartes pourront servir au règlement de transactions sur Internet mais également par exemple à recevoir la télévision par Internet ou encore à effectuer des transactions boursières. Le système de Microsoft comprend notamment des systèmes de cryptage, de contrôle à l'utilisateur, de partage des fichiers lus par une carte à puce. Pour l'instant, a précisé M. Mundie, ce système n'est cependant pas compatible ni avec les cartes bancaires Visa ou MasterCard ni avec la norme de téléphone mobile GSM.

(Yahoo/27/10/98)

USA : démarrage timide et onéreux de la télé haute-définition
Samedi, 31/10/1998 - 00:00

Les premières émissions télévisées haute-définition commenceront le 1 /11/1998 aux Etats-Unis, mais cette révolution s'effectuera lentement en raison des investissements considérables que les diffuseurs doivent engager et du prix encore élevé des postes de télévision numérique. Les programmes haute-définition seront diffusés avec parcimonie par une quarantaine de stations à destination des dix plus grandes villes américaines. Le coup d'envoi sera donné dimanche par ABC avec le film "Les 101 dalmatiens". Le réseau télévisé prévoit de diffuser un à deux films par semaine en haute définition. Le 8 novembre, ce sera au tour de CBS avec un match de football américain avant la diffusion dix jours plus tard du premier épisode numérique de la série "Chicago Hope". Les deux autres réseaux nationaux, NBC et Fox, se réservent pour plus tard. La chaîne publique PBS, en revanche, lance "une semaine numérique" le 9 novembre autour de deux documentaires. Avec la collaboration du fabricant d'électronique Intel, ces programmes seront interactifs pour les utilisateurs d'ordinateurs équipés d'une carte vidéo et de réception TV. "C'est une transition et elle n'interviendra pas du jour au lendemain", a prévenu Chuck Sherman, vice-directeur de la NAB (association des diffuseurs). Selon la FTC, l'agence de régulation gouvernementale, le passage de la technique actuelle --analogique-- à la haute définition --numérique-- s'étalera jusqu'en 2006. Jusqu'à cette date, les programmes numériques resteront disponibles en analogique. Cette transition est d'une ampleur sans précédent, pour 1.500 stations de télévision et 230 millions postes télés. A titre de comparaison, il a fallu vingt ans pour que le nombre de postes couleur dépasse celui des noir et blanc dans les foyers américains. Ce changement va surtout coûter une fortune aux réseaux TV, aux producteurs de programmes et aux diffuseurs. Pour ces derniers, le coût d'une nouvelle antenne et d'un émetteur tourne autour du million de dollars, selon Maximum Service Television, un laboratoire testant les équipements numériques. L'équipement d'un studio de production oscille lui entre 5 et 10 millions. Le cinéma étant, avec le sport, le type de programme le plus apte à bénéficier d'une diffusion numérique, le studio de cinéma Sony a déjà converti au format numérique plusieurs centaines de films dans son catalogue. Un obstacle important subsiste avec les opérateurs du câble, qui servent deux foyers américains sur trois. Leur participation est indispensable, car c'est par leur biais que les principaux réseaux comme ABC, NBC ou CBS, mais aussi la plupart des chaînes indépendantes diffusent. Ces câblo-opérateurs n'ont pas décidé le type de boîtiers qui permettra aux abonnés de recevoir un signal numérique et demandent une contrepartie pour véhiculer le signal des émissions haute-définition. "Le modèle économique permettant de soutenir une diffusion numérique reste inexistant", souligne Leo Hindery, directeur du câblo-opérateur TCI. La véritable réussite de l'opération dépendra en fin de compte de son adoption par le téléspectateur. Le prix des postes HDTV reste prohibitif, autour de 3.000 dollars pour une télévision à tube, et un minimum de 5.000 pour un rétroprojecteur. Il faut y ajouter plus de 1.000 dollars pour le boîtier numérique. Certes, les prix vont baisser mais, selon la CEMA (association des fabricants d'électronique grand public), un an avant la cessation théorique des émissions analogiques, soit en 2005, seulement 20% des foyers seront équipés d'une télé haute-définition.

(AFP/29/10/98)

http://www.actualinfo.com/

Internet affole les producteurs
Samedi, 31/10/1998 - 00:00

La technologie de compression de fichiers musicaux de type MP3 représente un danger extrême pour nous "... Cette réflexion d'Hervé Rony, directeur général du Snep (Syndicat national de l'édition phonographique), prend une dimension particulière au moment où un tribunal californien vient d'autoriser la commercialisation de Rio, un petit appareil fabriqué par Diamond Multimedia. Celui-ci permet d'écouter sur son micro-ordinateur de la musique chargée sur Internet avec une qualité de son proche de celle d'un CD audio. Une technique qui représente une menace directe pour les maisons de disques qui avaient demandé son interdiction à la vente. La RIAA, association américaine des maisons de disques, a ainsi recensé en une journée 80 sites Internet offrant quelque 20.000 fichiers musicaux pirates au format MP3.

(La Tribune/29/10:98)

http://www.latribune.fr/tribjour/indextri.html

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Espace et Cosmologie
Ariane-5 : double succès pour l'Europe spatiale
Samedi, 31/10/1998 - 00:00

La nouvelle fusée lourde européenne Ariane-5 a passé avec brio mercredi son examen de passage avant l'exploitation commerciale, tout en apportant une contribution essentielle au succès de la capsule expérimentale de rentrée atmosphérique. Lancée à 13h37 (18h37 heure de Paris) du Centre spatial de Kourou, elle a largué, à quelque 218 km d'altitude, la capsule ARD (Atmospheric Reentry Demonstrator), avant de poursuivre son ascension jusqu'à 1.000 km d'altitude pour mettre en orbite géostationnaire une maquette de satellite, Maqsat-3. "La première exploitation des paramètres enregistrés fait apparaître des données presque parfaites", a résumé jeudi à Kourou le chef du programme Ariane-5 au CNES (Centre national d'études spatiales). "Toutes les phases du vol se sont passées normalement. Le moteur de l'étage supérieur a même pu être rallumé une seconde fois, pour essais, avant la fin de la mission du lanceur". Les responsables de ce vol ont notamment relevé que les corrections apportées à l'étage principal d'Ariane-5 ont permis de résoudre le problème de son roulis excessif, constaté sur le vol précédent, en octobre 1997. Cet incident technique avait entraîné une extinction prématurée du moteur cryogénique (à hydrogène et oxygène liquides).Même si sa qualification pour un service commercial ne sera formellement annoncée qu'en décembre, la société de gestion et de commercialisation des lanceurs européens Ariane peut d'ores et déjà offrir sur le marché douze à quinze lancements d'Ariane-4 et Ariane-5 par an sur la période 1998-2001. Pour Ariane-5, Arianespace avait commandé dès juin 1995 quatorze lanceurs, dont le premier exemplaire a par ailleurs été utilisé mercredi pour le troisième lancement de qualification. Quatre lanceurs de cette nouvelle génération doivent être livrés à Kourou en 1999. Le premier d'entre eux doit inaugurer l'exploitation commerciale des Ariane-5 vers le mois de mars-avril, avec deux satellites de télécommunications à bord. Six à huit Ariane-5 doivent être produites à partir de l'an 2000. Jusqu'en 2001-2002, le nouveau lanceur lourd, capable d'amener en orbite deux satellites de trois tonnes chacun ou une charge utile unique de 6,8 tonnes, sera "accompagné" par des Ariane-4, en service depuis déjà dix ans, avant de prendre complètement la relève. En même temps, le nouveau lanceur commencera à subir des améliorations notamment pour anticiper la croissance des satellites et être capable de lancer, vers 2005-2006, en orbite géostationnaire (36.000 km au-dessus de l'équateur), des charges utiles de 11 tonnes. Après le succès de la troisième Ariane-5, le Centre spatial de Kourou reprend du service dès le 28 octobre: Ariane-4 doit emporter deux satellites, GE-5 (télécommunications et télévision) de la société GE American Communications et AfriStar de WorldSpace (radiodiffusion directe). 37 autres satellites à lancer figurent dans le carnet de commande d'Arianespace pour un montant de plus de 20,5 milliards de F. Enfin, bien qu'un peu éclipsé par le succès de la fusée Ariane-5 elle-même, celui de la capsule ARD n'est pas moins important dans son domaine. Construit par la société française Aérospatiale pour l'Agence spatiale européenne (ESA), ce "démonstrateur" entièrement automatique a été récupéré dans les eaux du Pacifique, après un vol suborbital lui aussi parfaitement réussi.

(AFP/23/10/98

http://www.actualinfo.com/

Callisto vit-elle de sel et d'eau fraîche ?
Samedi, 31/10/1998 - 00:00

La lune Callisto de Jupiter, de la taille de Mercure, n'était encore récemment " qu'une lune morte et ennuyeuse, un morceau de roche et de glace ", explique Margaret Kivelson, professeur à l'Université de Californie à Los Angeles. Son équipe, qui s'intéresse notamment aux champs magnétiques des lunes de Jupiter visitées par Galiléo, la sonde de la NASA, vient de révéler que " de nouvelles données suggèrent qu'il y a certainement quelque chose de caché sous la surface de Callisto, et que ce quelque chose pourrait très bien être un océan salé ", explique Margaret Kivelson. Cette hypothèse permettrait d'expliquer comment des courants électriques peuvent se propager dans Callisto. Selon l'équipe, la variation de la direction des courants électriques de Callisto " est un élément clé, compatible avec l'idée d'un océan salé ". Cependant, Callisto ne posséderait pas de sources d'énergie suffisante pour abriter la Vie, supputent les chercheurs.

(ST Presse/23/10:98

http://www.france-science.org

Le GPS se pose
Samedi, 31/10/1998 - 00:00

Le Aerospace Daily fait état des essais menés le vendredi 16 octobre en Islande sur des systèmes de navigation aérienne combinant des dispositifs américains et européens. Des avions de la FAA (Federal Aviation Administration), de la Civil Aviation Administration King Air islandaise et des National Air Traffic Services anglais ont ainsi effectue des approches de l'aéroport de Keflavik (Islande) avec des précisions en catégorie I, en recevant des signaux du Northern European Satellite Test Bed anglais ainsi que du National Satellite Test Bed americain, qui préfigure le WAAS (Wide Area Augmentation System). Les signaux américains étaient diffusés par un satellite Inmarsat III AOR-W et les signaux anglais par un satellite Inmarsat III F5. Par ailleurs, AlliedSignal a annonce l'intégration prochaine dans sa gamme du système EGPWS (Enhanced Ground Proximity Warning System) qui fonctionne a partir de signaux GPS. Ses nouveaux systèmes de gestion de vol pourront ainsi prévenir le pilote du rapprochement rapide du sol.

(Etats-Unis espace/23/10/98

http://www.france-science.org/lire/usa-espace.html

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Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
L'eau purificatrice
Samedi, 31/10/1998 - 00:00

Sous forte pression et à haute température, l'eau "nettoie" les polluants de leur toxicité. Issue de l'industrie nucléaire, cette technologie pourrait avoir bien d'autres applications. A haute température (500 °C) et sous forte pression (300 bars), l'eau se trouve à l'état dit supercritique et constitue un milieu réactionnel très puissant. Ce qui, en présence d'oxygène, permet de minéraliser les matières organiques, lesquelles se transforment en gaz carbonique et en eau. Cette opération d'oxydation hydrothermale peut également être effectuée avec de l'eau en état sous-critique (température inférieure à 374 °C et pression inférieure à 221 bars, seuils du passage de l'eau à son point critique), éventuellement en présence d'un catalyseur. Deux laboratoires du Commissariat à l'énergie atomique, à Cadarache et à Pierrelatte, utilisent de tels procédés pour les besoins du CEA, et travaillent à l'extension de leurs applications à d'autres domaines. L'oxydation hydrothermale avec de l'eau sous-critique permet par exemple de traiter les boues produites par les stations d'épuration - qui peuvent contenir des polluants organiques et des métaux lourds -, avec un rendement de 96 %, selon Sylvain Faure, du Laboratoire des procédés de traitement des effluents de Cadarache. Quant à l'oxydation hydrothermale avec de l'eau supercritique, elle présente l'avantage d'être très rapide et d'avoir un rendement de près de 100 %, mais elle ne s'applique qu'aux déchets organiques. Le laboratoire de Pierrelatte, notamment l'équipe de Christophe Joussot-Dubien, peut ainsi offrir des solutions performantes aux industries papetière et pétrochimique.

(science&vie)

http://www.science-et-vie.com/breves/index.html

L'Antarctique ne fond pas, révèlent les satellites
Samedi, 31/10/1998 - 00:00

Contrairement aux hypothèses souvent avancées, l'Antarctique ne fond pas et la plus grande partie de la masse glaciaire emmagasinée au pôle sud reste très stable, selon les données des satellites d'observation ERS, a indiqué samedi l'Agence spatiale européenne (ESA). L'Antarctique n'est donc probablement pas à l'origine de la hausse globale du niveau de la mer constatée au XXème siècle, dont les causes sont plutôt à rechercher du côté du réchauffement du globe et de la fonte des glaciers de montagne, selon les conclusions d'une étude, qui s'appuie sur l'analyse de données d'ERS recueillies pendant cinq ans. Au cours des cent dernières années, le niveau de la mer s'est élevé de 18 cm. Selon les données dont on disposait jusqu'alors, les scientifiques pensaient pouvoir attribuer à l'Antarctique la responsabilité d'une hausse globale du niveau des mers de 14 cm. "Les chercheurs n'ont jamais bien compris le rôle de l'Antarctique dans la hausse du niveau de la mer au cours du siècle. Nos travaux montrent que ce rôle est probablement minime", a commenté le professeur Duncan Wingham, qui a dirigé ces recherches. Ces travaux de chercheurs britanniques, néerlandais et américains, dirigés par le Pr Wingham, du University College de Londres, sont publiés dans le magazine américain Science. "Nos connaissances sur la hausse du niveau de la mer sont cruciales pour les millions de personnes qui vivent près des côtes. Le réchauffement de la planète pourrait avoir des conséquences alarmantes que les satellites peuvent nous aider à gérer", a souligné de son côté Guy Duchossois, responsable des missions d'observation de la Terre de l'ESA.

(AFP/24/10/98)

http://www.actualinfo.com/

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Une nouvelle stratégie pour les greffes de moelle osseuse
Samedi, 31/10/1998 - 00:00

Les greffes de moelle osseuse ont de très bonnes chances de réussite même si toutes les caractéristiques génétiques du donneur et du receveur ne sont pas compatibles, affirment des chercheurs dans le New England Journal of Medicine .Unique espoir pour de nombreux malades atteints de leucémie, la transplantation de moelle osseuse est, faute de donneurs entièrement compatibles, la plupart du temps impossible pour environ 40% des malades. Généralement, un donneur et un receveur sont considérés comme compatibles s'ils disposent des six mêmes gènes, identifiés sous le nom de HLA, qui pilotent la réponse immunitaire de l'organisme en cas de greffe d'un corps étranger. Ces gènes sont regroupés par trois dans deux haplotypes, l'un hérité du père et l'autre de la mère. Des médecins de l'université de Pérouse (Italie) et de l'Institut Weizmann de Rehovot (Israël) ont cependant tenté de greffer, sur un malade, de la moelle osseuse issue d'un donneur qui ne disposait que de trois gènes identiques à celui du receveur. Un parent et ses enfants partageant toujours au moins trois mêmes gènes HLA, cette méthode accroît considérablement le nombre des donneurs potentiels. Pour tester leur idée, ces médecins ont réalisé une série de 43 transplantations entre donneurs et receveurs de la même famille présentant ce degré de compatibilité. Afin d'accroître leurs chances de réussite, ils ont également nettoyé les greffons de moelle osseuse de leurs lymphocytes-T, des cellules susceptibles de provoquer un rejet. Le succès a été inespéré. Aucune des transplantations n'a provoqué de rejet, ont rapporté les médecins. Et dix mois après la greffe, 12 des 43 patients étaient toujours en vie et considérés comme guéris de la leucémie, un résultat identique à ceux obtenus entre personnes parfaitement compatibles. "Comme virtuellement chaque personne atteinte d'un cancer du sang dispose d'un membre de sa famille doté d'un haplotype identique, le perfectionnement de cette stratégie devrait augmenter les chances de soigner" les malades, concluent les chercheurs. Chaque année, près de 30.000 personnes subissent dans le monde une greffe de moelle osseuse. Même si les résultats de ces opérations se sont améliorés, de nombreux patients meurent encore de rejet ou d'infections.

(AFP/23/10/98)

http://www.actualinfo.com/

Le cancer n'aime pas la vitamine C
Samedi, 31/10/1998 - 00:00

Les antioxydants (vitamines C et E, bêta-carotène, sélénium) ont la propriété de neutraliser les radicaux libres, toxiques pour les cellules. D'où leur aptitude à retarder les phénomènes du vieillissement. Une équipe de chercheurs américains de l'université d'Arizona (Tucson), a démontré l'action préventive sur le cancer des antioxydants. Ils ont analysé les taux sanguins de dix d'entre eux chez trois groupes de femmes : le premier constitué de femmes atteintes d'un cancer, le second, de patientes souffrant de lésions précancéreuses, et le troisième, de femmes ne montrant aucun signe de cancer. Résultat les femmes en bonne santé avaient les taux d'antioxydants les plus élevés, et celles atteintes d'un cancer les taux les plus faibles. Les chercheurs ont constaté qu'un faible taux de bêta-carotène était associé à un risque accru de cancer de l'utérus.

(science&vie/22/10/98)

http://www.science-et-vie.com/breves/index.html

Les USA misent sur les puces à ADN
Samedi, 31/10/1998 - 00:00

Une équipe de chercheurs à l'Université du Michigan, financée depuis 5 ans par les National Institutes of Health (NIH), développe un appareil portable permettant d'analyser en quelques minutes des échantillons d'ADN. Le coeur de cet instrument est un "Lab-on-a-chip", une sorte de puce en silicium utilisant de la microfluidique pour effectuer la séparation des molécules, pour mélanger les échantillons... De nombreuses entreprises travaillent sur des appareils similaires aux Etats-Unis, et considère qu'il faudra attendre une quinzaine d'année avant de voir ces technologies révolutionnaires déboucher sur des applications quotidiennes (diagnostic de maladies, recherche médicale ...).Rappelons que la France est très bien placée dans ce domaine de recherche stratégique (voir @RTFFlash 1&2)

(ST-Presse/23/10/98)

http://www.france-science.org

L'ombre du SIDA sur la démographie mondiale
Samedi, 31/10/1998 - 00:00

Le SIDA oblige à une révision à la baisse les prévisions démographiques mondiales des Nations Unies pour le siècle prochain. Ainsi, au cours des deux dernières années, l'organisation internationale a ramené son évaluation de la population mondiale en 2050 de 9,4 à 8,9 milliards d'individus. La principale cause de cette correction est la prise en compte de la remontée du taux de mortalité dans les régions les plus durement frappées par le SIDA, qui atteint plus de 10 % des adultes dans neuf pays africains. Dans le monde occidental, les prochaines décennies seront marquées par le vieillissement ou même la diminution de la population dans les 61 pays déjà passés sous le seuil de renouvellement. Au siècle prochain, la croissance de la population mondiale va donc se poursuivre en se ralentissant et 97 % de cette croissance sera enregistrée dans les pays en voie de développement.

(Washington Post:/26/10/98)

http://www.washingtonpost.com

(brève rédigée par @RT Flash

Des oestrogènes contre la maladie de Parkinson
Samedi, 31/10/1998 - 00:00

Les hommes ont deux fois plus de risque que les femmes d'être atteints par la maladie de Parkinson. Par ailleurs, les oestrogènes peuvent réduire le risque de la maladie d'Alzheimer, autre affection neurodégénérative et accroître la mémoire de femmes en bonne santé. Ces résultats ont conduit une équipe de la clinique Mayo à faire l'hypothèse que les oestrogènes peuvent diminuer les risques de la maladie de Parkinson et en prévenir une des complication majeure qu'est la démence. Cette maladie qui concerne environ un million d'Américains, est causée par la destruction des cellules cérébrales et entraîne la perte de production d'un neuro-transmetteur, la dopamine. Les recherches en cours montrent que les oestrogènes sont capables de réduire le stress oxydatif, mécanisme impliqué dans la production de ce neuro-transmetteur. Une étude, dont USA Today (USAT) révèle la teneur, recommande ainsi que les femmes ménopausées suivent un traitement à base d'oestrogènes, à titre préventif ou curatif.

(New-York times:/27/10/98)

http://www.nytimes.com

(brève rédigée par @RTFlash)

Essais préliminaires "positifs" d'un vaccin anti-grippe par voie nasale
Samedi, 31/10/1998 - 00:00

Les essais préliminaires d'un vaccin contre la grippe administré par voie nasale ont été "positifs", selon la firme Biovector Therapeutics. Ce candidat-vaccin a été développé en collaboration avec BioChem Vaccins, filiale de BioChem Pharma (Canada), selon la firme française spécialisée dans les systèmes de délivrance des médicaments. L'étude préliminaire (dite de phase 1) visait à valider le mode d'administration par voie nasale de vaccin anti-viral et notamment son innocuité. L'essai comparatif (vaccin contre placebo) sur 60 adultes sains a été conduit au centre de recherche clinique de l'Université de Dalhousie à Halifax (Nouvelle-Ecosse, Canada) par le Dr Scott A.Halperin. Selon Biovector Therapeutics, le vaccin s'est avéré sûr et bien toléré et a induit une réponse immunitaire satisfaisante. "Ces premiers résultats sont très encourageants et nous les considérons comme une validation de notre système de délivrance Biovector-Light, conçu pour l'administration par voie muqueuse de candidats vaccins", a déclaré le Dr Emile Loria, PDG de la société dans un communiqué. BioChem Pharma a le "droit exclusif" d'utiliser cette technologie pour le vaccin contre la grippe et certains de ses vaccins bactériens, précise la firme. D'autres compagnies sont sur les rangs, notamment la société pharmaceutique californienne Aviron avec son modèle FluMist, déjà testé à plus grande échelle, en particulier sur les enfants. Chaque année, entre 35 et 50 millions d'Américains sont atteints par la grippe et plus de 20.000 d'entre eux, essentiellement des personnes âgées, en meurent.

(AFP/28/10/98)

http://www.actualinfo.com/

" SOS ADN "
Samedi, 31/10/1998 - 00:00

Lorsqu'à l'intérieur de la cellule, les mécanismes enzymatiques classiques échouent à réparer une molécule d'ADN endommagée, un service d'urgence se met en place. Moins attaché à la fidélité de la réparation, le système " SOS ADN " se contente de colmater les brèches. Il remplace la portion de matériel génétique détériorée par un fragment intact, pioché au plus près dans l'environnement immédiat de la molécule ; l'important étant avant tout de conserver la forme et l'intégrité physique de la double hélice d'ADN. Pour la première fois, des chercheurs israéliens de l'Institut Weizmann ont recréé ce mécanisme en laboratoire. C'est donc un nouveau champ de recherche. Car, les systèmes de réparation de l'ADN jouent un rôle dans le développement des cancers, la résistance des micro-organismes aux antibiotiques et, plus généralement, dans la distinction entre bonnes et mauvaises mutations. En effet, par les minuscules erreurs qu'il introduit, le dépannage d'urgence de l'ADN est un agent indispensable de l'évolution des êtres vivants.

(science&avenir)

http://www.sciences-et-avenir.com/

Un gène de l'obésité commune localisé en France
Samedi, 31/10/1998 - 00:00

Un gène majeur de prédisposition à l'obésité commune vient d'être localisé par une équipe française de chercheurs, grâce à l'exploration complète du patrimoine génétique de 158 familles. "Ce gène expliquerait environ un tiers du risque familial d'obésité dans la population française", selon les chercheurs. Il pourrait contribuer à mettre au point de "nouvelles thérapeutiques contre cette maladie", ajoutent-ils. Ces travaux sur le gène "ob1", situé sur le chromosome 10, ont été réalisés par l'équipe du Dr Philippe Froguel de Lille (CNRS-Institut Pasteur) et celle du Pr Bernard Guy-Grand à Paris (laboratoire de nutrition, Hôtel-Dieu) et paraissent dans le numéro de novembre de la revue spécialisée Nature Genetics. "C'est la première fois qu'un gène majeur de susceptibilité à l'obésité commune, qui touche 8 % de la population française adulte, soit environ 4 millions de personnes, est localisé", a indiqué à l'AFP le Pr Froguel. "Cette découverte permettra, dès l'identification du gène, de comprendre sa fonction qui agit probablement sur la prise alimentaire", ajoute-t-il. 380 marqueurs génétiques, sur les 23 paires de chromosomes, ont été étudiés, pour trouver les similitudes entre les obèses des 158 familles françaises. Chacune des familles comportait au moins un sujet ayant un indice de masse corporelle (IMC, rapport du poids en kg à la surface corporelle en m2) supérieur à 40 (la normale étant inférieure à 25) soit, par exemple 105 kg pour 1,60 m. Depuis 1997, plusieurs gènes responsables de formes monogéniques (un gène en cause) très sévères, mais exceptionnelles, d'obésité ont été identifiés, comme le gène de la leptine, du récepteur de la leptine et du récepteur MC4 à la mélanocortine. Les gènes ne semblent cependant pas avoir de rôle important dans les formes communes d'obésité impliquant plusieurs gènes. Un accord de collaboration international, conclu en mars 1998, entre le CNRS, l'Université Columbia de New York, la British Diabetic Association et la société pharmaceutique Eli-Lilly, va permettre d'approfondir ces recherches. Mis à part les cas extrêmes, à début précoce, l'obésité est souvent une maladie provenant de causes multiples impliquant quelques gènes majeurs dont le gène du chromosome 10, conclut le Pr Froguel.

(AFP/27/10/98)

Un gène de l'obésité commune localisé en France http://www.actualinfo.com/

Les chimpanzés savent compter
Samedi, 31/10/1998 - 00:00

Compter jusqu'à dix, rien de plus facile c'est le nombre des doigts de nos deux mains. Pourquoi les singes, qui ont aussi dix doigts, n'y arriveraient-ils pas ? Telle est l'idée de départ de deux psychologues américains, le professeur Herbert Terrace et son élève Elizabeth Barron, de l'Université de Columbia. Pendant plusieurs mois, ils ont effectué des expériences sur des chimpanzés. A l'aide d'ordinateurs, ils ont évalué leur capacité à distinguer plusieurs objets, de 1 à 9, et à les classer dans un ordre croissant ou décroissant. Selon les chercheurs, le taux de réussite a été suffisamment significatif pour qu'on puisse conclure à une forme d'intelligence... arithmétique. Et les chercheurs de déclarer dans la dernière parution du journal Science, que " nous avons de larges preuves que ces animaux pensent sans langage comme pourrait le faire un enfant de deux ans ". L'époque obscurantiste où certains voulaient croire qu'un singe pouvait prévoir les fluctuations de la bourse n'est décidément pas révolue.

(science&avenir/octobre 98)

http://www.sciences-et-avenir.com/flash/saflash.exe/show?filename=211098b.txt

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Homme
Anthropologie et Sciences de l'Homme
Les PME investissent la recherche
Samedi, 31/10/1998 - 00:00

De 1994 à 1998, les PME ont été deux fois plus nombreuses à participer aux programmes de recherche de l'Union européenne, révèle une étude de la Commission. Elle souligne par ailleurs que ces entreprises sont très satisfaites de leur participation, citant notamment comme bénéfices, la création de partenariats internationaux et la mise au point de nouveaux produits. Pour la Commission, cette hausse s'explique par les mesures spécifiques prises en faveur des PME comme les "primes exploratoires" et les projets de "recherche coopérative", accordés dans le cadre d'une sous-traitance d'une activité de recherche par ces petites et moyennes entreprises.

(hexagone/22/10/98)

http://www.arise-fr.org/transphere/

Informatique : Les PME - PMI tardent à se brancher en réseau
Samedi, 31/10/1998 - 00:00

Si les grandes entreprises s'apprêtent à passer les deux grandes échéances du siècle que sont le passage à l'an 2000 et à l'euro sans trop de difficulté, il n'en va pas de même pour les PME-PMI et les toutes petites entreprises (moins de 99 salariés). Ce constat en cache un autre tout aussi alarmant : la frilosité des PME-PMI face à tout ce qui touche de près ou de loin aux technologies de l'information. Les résultats d'une enquête réalisée l'été dernier par le cabinet d'études GfK pour le compte des revues Computer Reseller News et Informatiques Magazine auprès d'un échantillon de 503 PME-PMI françaises montrent pourtant que, en dépit d'un certain retard, les dirigeants de ces sociétés prennent actuellement conscience de leur carence et des travaux à réaliser pour mettre à niveau leur outil informatique. Ainsi, selon cette enquête, 43 % des PME-PMI interrogées n'ont-elles aucun micro-ordinateur connecté en réseau ; ce chiffre doit toutefois être nuancé en fonction de leur taille : 45 % des PME de moins de 99 salariés ne possèdent aucune connexion réseau contre 27 % des PME de 100 à 499 salariés. Conséquence logique, l'Internet n'est guère répandu : les petites PME-PMI ne sont que 21 % à l'utiliser et 80 %d'entre elles ne jurent encore que par le bon vieux Minitel. Et, lorsqu'elles possèdent un site Internet (17 %), son rôle se limite essentiellement à celui d'une vitrine. Quant au passage à l'an 2000 et à l'euro, 43 % des très petites entreprises n'ont strictement rien fait pour y répondre et à peine 36 % d'entre elles ont entamé des démarches pour se renseigner. Face à l'urgence, les dirigeants (toutes PME-PMI confondues) ont pris conscience des capitaux à mobiliser. 54 % des budgets informatiques 1999 des PME-PMI ont été revus à la hausse. Par ailleurs, le nombre de sociétés disposant d'un site Internet devrait doubler pour atteindre 41 % dès juillet 1999. Une manne financière qui va profiter en premier lieu aux sociétés de services informatiques (SSII), les petites PME-PMI préférant avoir recours aux prestataires extérieurs plutôt que d'embaucher des spécialistes de l'informatique. Pour quels besoins ? Essentiellement la maintenance (77 %), le conseil (38 %) et l'assistance (37%).

(La Tribune/26/10/98)

http://www.latribune.fr/tribjour/indextri.html

Les pays émergents misent sur les nouvelles technologies de l'information
Samedi, 31/10/1998 - 00:00

Un salaire mensuel de 700 à 800 dollars, moins de 5.000 francs. C'est ce qu'il en coûte en Inde pour recruter un chef de projet informatique ayant une bonne formation universitaire et cinq ans d'expérience. Et encore les salaires ont-ils beaucoup augmenté au cours des dernières années, obligeant les sociétés informatiques locales à pratiquer une véritable surenchère pour embaucher des ingénieurs. Car il faut satisfaire la demande des clients occidentaux : avec le passage à l'euro et le fameux " bug " de l'an 2000, l'Inde est devenue un des premiers fournisseurs mondiaux de solutions pour les grandes entreprises. Mais surtout, alors que pendant des années les informaticiens indiens ont fait de " l'abattage ", réécrivant au kilomètre de vieux programmes informatiques pour les mettre au goût du jour, aujourd'hui l'industrie informatique indienne apparaît de moins en moins comme un sous-traitant offrant une faible valeur ajoutée. Au contraire, on considère maintenant qu'elle est source de forte innovation technologique. Des sociétés indiennes comme Infosys ou Infotech, cotées au Nasdaq, ont acquis leurs lettres de noblesse et peuvent rivaliser avec les grands éditeurs occidentaux. Début octobre, les sociétés indiennes de logiciels présentaient pour la plupart des résultats semestriels enthousiasmants, en progression de 60 à 70 %. Et les analystes financiers estiment qu'une telle croissance devrait se maintenir pendant plusieurs années. On estime même qu'un tassement de la croissance aux Etats-Unis, qui reçoivent 70 % des exportations de logiciels indiens, aurait un effet positif pour l'industrie locale. Cela conduirait en effet les sociétés outre-Atlantique à réduire leurs dépenses informatiques en recourant plus massivement encore à l'externalisation et à la délocalisation. Du coup, Narayana Murthy, président d'Infosys, reste serein : " Je crois que les exportations de logiciels indiens vont demeurer excellentes, en dépit d'un possible ralentissement de l'activité économique dans les pays développés. " Quant à Infotech, il travaille avec Merrill Lynch, Reuters, Abbey National Bank... Des clients qui lui assurent un flux de commandes conséquent et régulier. Les transferts de technologie et le caractère mondial des marchés de pointe risquent ainsi d'écorner quelques certitudes sur la répartition Nord-Sud du travail et des marchés. Depuis plus de vingt ans, les économies développées lâchent des pans industriels entiers, comme le textile, estimant que dans la compétition internationale la maîtrise des technologies leur permettra de préserver un avantage concurrentiel en créant des marchés à forte valeur ajoutée. La semaine dernière, Jean-Jacques Rosa, économiste et professeur à Sciences Po, résumait ce point de vue en expliquant dans une tribune parue dans la presse que " plutôt que de produire un peu de tout avec une efficacité médiocre, il vaut mieux en effet se spécialiser dans la production dans laquelle on excelle, en important en échange les produits pour lesquels d'autres pays font mieux que nous ". Mais cette spécialisation internationale semble prendre une nouvelle tournure, les industries technologiques n'étant plus l'apanage des seules économies développées. Et le phénomène pourrait s'accélérer, pense Michel Fouquin, directeur adjoint du Cepii, Centre d'études prospectives d'informations internationales. " La Corée en offre un bon exemple. Partie du bas de l'échelle, elle est devenue aujourd'hui le leader mondial dans les mémoires. " Et les transferts de technologies en direction des pays émergents ne peuvent que s'intensifier, " beaucoup de personnes qui étudient aux Etats-Unis puis travaillent dans la Silicon Valley retournent dans leurs pays d'origine après cinq à dix ans de vie professionnelle. Ils sont bien adaptés aux pays occidentaux, disposent d'un fort réseau de relations et connaissent les règles du jeu ". Bref, l'Inde pourrait selon lui être la Corée de demain. Une perspective prise au sérieux par les observateurs internationaux. Ainsi pour Bénédicte Callan, analyste à l'OCDE qui étudie la globalisation des marchés technologiques, des mutations de grande ampleur pourraient intervenir. " Un fait important pour les Etats-Unis est de savoir jusqu'à quel point les économies en développement peuvent devenir des concurrents dans certains domaines de haute technologie. Alors que des pays comme la Chine, la Russie, le Brésil et la Pologne deviennent de plus en plus aguerris d'un point de vue technologique, on se demande d'abord si des transferts d'activités de R&D à destination de tels pays sont possibles et d'autre part s'ils vont devenir des concurrents sur les marchés de pointe. "

(La Tribune/29/10/98)

http://www.latribune.fr/tribjour/indextri.html

Discutez avec des élus français
Samedi, 31/10/1998 - 00:00

Francepolitique.com organise à partir de la semaine prochaine un forum avec des élus. Cet événement vise à promouvoir l'Internet auprès des élus en vue de proposer un dialogue entre ceux-ci et les internautes. Chaque élu dispose pour cela de son propre forum au regard de ses centres d'intérêts. Il a été convenu que les élus viennent une fois par semaine sur leurs forums pour répondre aux questions des citoyens, leur emploi du temps étant fort chargé. Ils peuvent aussi intervenir, sur les autres forums. Cet événement, en collaboration avec PageFrance.com et Voice.fr, est gratuit et le responsable du site de Francepolitique, Gilbert Wayenborgh, agira à titre de modérateur. Le site de Francepolitique, lancé il y a peu de temps, se veut une plate-forme pour donner la parole aux citoyens et aux élus. C'est un projet de cyber-démocratie dont le site propose, entre autres, de l'actualité politique, un baromètre de la politique française, un forum et des liens pertinents.

(branchez-vous/26/10/98)

http://www.branchez-vous.com/actu/98-10/02-315701.html

http://www.francepolitique.com/

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Recherche
Recherche & Innovation, Technologies, Transports
Une auto à vapeur fabriquée au Québec
Samedi, 31/10/1998 - 00:00

Compromis entre la voiture traditionnelle et la voiture électrique, le véhicule hybride de Microvel est propulsé par deux moteurs électriques alimentés par 12 batteries à l'acide et au plomb. Celles-ci sont rechargées par une génératrice qui fonctionne au carburant. L'avantage ? Contrairement aux véhicules électriques, pas besoin de brancher la voiture pour faire le plein d'énergie. " La génératrice se met automatiquement en marche dès que la charge des batteries baisse à 45 %, explique Robert Ménard, pdg de Microvel Technologies et concepteur du véhicule. Même lorsque le véhicule roule, la génératrice arrive à recharger les batteries en 55 minutes. " Au départ, Robert Ménard pensait construire un véhicule tout électrique. C'était le rêve et le projet de retraite de ce responsable du marketing international chez IBM, ancien coureur automobile et physicien de formation. En 1987, le retraité met en branle le concept Microvel. Objectif : offrir un véhicule économique et peu polluant aux pays en voie de développement. Pourquoi ce marché ? " Parce qu'il faut un gros volume d'acheteurs pour rentabiliser une voiture qui coûte moins de 10 000 dollars, dit-il. Et ces pays offrent un tel volume. " Mais en 1995, alors qu'il sonde le marché en Inde, il s'aperçoit qu'il doit réviser ses plans. Le véhicule électrique n'a aucun avenir là-bas : pour le recharger lorsque les batteries sont à plat, il faut de l'électricité, une ressource plutôt rare dans la plupart des pays en voie de développement. Il retourne donc à sa table à dessin pour concevoir un véhicule hybride qui tient compte des besoins et des contraintes de ces pays. La pièce maîtresse du véhicule ? Une génératrice... à vapeur, puissante et peu polluante. En prime, elle pourra fournir de l'électricité pour la maison ! " Dans une automobile traditionnelle, la méthode de combustion engendre une perte de près de 80 % du carburant, ce qui génère de la pollution, dit Robert Ménard. Notre génératrice est une turbine à vapeur. Avec une tasse d'eau, on obtient suffisamment de vapeur pour produire une puissance électrique de 25 000 watts, et le combustible est brûlé à 100 %. En comparaison, une génératrice à 2 cylindres, qui pue et fait du bruit, ne donne que 7 000 watts. " Le plus remarquable, c'est sa faible consommation de carburant. " Le tandem génératrice-batteries permet de consommer deux fois moins d'essence par rapport aux véhicules actuellement sur le marché, indique Robert Ménard. Avec 20 litres d'essence, on parcourt 800 kilomètres, ce qui implique que notre voiture consomme à peine 2,5 litres par 100 kilomètres. " Une excellente performance quand on considère que les plus économiques de nos autos ont besoin d'environ 5,5 litres par 100 kilomètres. . Il fallait également être en mesure d'offrir un véhicule léger, nécessitant peu d'entretien et économique. " Tout a été conçu pour éliminer l'entretien au maximum, dit Robert Ménard. Même la suspension ne bouge à peu près pas, sauf au niveau de deux roulements à bille huilés à vie. Le véhicule aura une durée de vie de 10 ans. Au bout de 5 ans, il faudra seulement vérifier les moteurs, les freins et le brûleur de la génératrice pour rouler un autre 5 ans. " Simple et économique, la nouvelle voiture du peuple prétend aussi être non polluante, un avantage marquant pour des pays où les problèmes de pollution sont importants.

(Quebec-sciences/22:10/98)

http://www.quebecscience.qc.ca/Cyber/0.0/0_0_0.asp

Téléportation : c'est parti !
Samedi, 31/10/1998 - 00:00

Pour une première, c'est une première ! Deux équipes, l'une autrichienne et l'autre italienne, viennent de réaliser la première téléportation de l'histoire. Quoique de manière très différente, chacune a réussi à téléporter ce qu'on appelle l'état quantique d'une particule. Si, pour l'instant, l'expérience n'a été réalisée que sur une toute petite distance (un mètre !), elle est en principe possible à plus grande échelle. L'idée de la téléportation a été popularisée dans les années 60 par la fameuse série télévisée Star Trek. Mais ce n'est qu'en 1993 qu'une équipe internationale de chercheurs a montré comment la théorie quantique (la théorie du monde atomique) permettait l'existence d'un tel phénomène. La confiance en la théorie quantique était telle - c'est la théorie physique la plus précise et la plus efficace jamais élaborée à ce jour - qu'il ne faisait aucun doute que la téléportation était expérimentalement possible. C'est maintenant chose faite : un état quantique d'une particule a disparu à un endroit et est réapparu à un autre. Contrairement à ce qu'on a pu voir dans Star Trek, la téléportation d'un objet d'un point A à un point B n'est pas le déplacement physique de l'objet de A vers B sous forme de faisceau d'atomes. C'est plutôt la " dématérialisation " de l'objet en A, l'envoi d'un signal de A vers B contenant les " plans " de l'objet, puis la reconstruction " de l'objet au point B à partir d'atomes qui s'y trouvent déjà. Par conséquent, aucune matière ne voyage, seulement de l'information. L'objet en B n'est pas le même que l'objet en A (il n'est pas fait des mêmes atomes), mais plutôt une copie parfaite. Autre différence avec la téléportation à la Star Trek : on doit préparer le lieu d'arrivée, c'est-à-dire installer des particules spéciales qui serviront de réceptacles aux entités téléportées. Mais pourquoi envoyer seulement le plan et pas l'objet lui-même ? Notamment pour une question d'énergie. Ainsi, pour accélérer une masse comparable à celle d'un humain à 99 % de la vitesse de la lumière, il faudrait fournir une énergie égale à celle consommée en un mois sur toute la Terre ! Par contre, on peut facilement envoyer un message à la vitesse de la lumière au moyen d'ondes radio, ce qui ne requiert que très peu d'énergie. Cette téléportation repose sur un effet quantique absolument fascinant qui, à première vue, semble violer une des lois les plus fermement établies de la physique à savoir qu'aucune forme de matière ou d'énergie ne peut dépasser la vitesse de la lumière. Ainsi, ce phénomène, appelé effet EPR, permet que, dans certaines conditions, une influence mystérieuse de nature typiquement quantique puisse se propager instantanément d'un point à un autre. Comment cela est-il possible ? Tout simplement parce que cette influence n'est ni matérielle, ni énergétique ! Un exemple ? Imaginons deux boules de billard qui se frappent puis s'éloignent l'une de l'autre. Après l'impact, les deux boules sont complètement indépendantes : une action sur une des boules (l'arrêter avec une main, par exemple) n'a aucune influence sur l'autre. Mais tel n'est pas le cas dans le monde microscopique. Dans certaines circonstances, après avoir interagi et s'être éloignées l'une de l'autre, deux particules peuvent rester unies par un lien mystérieux, même si elles sont à des milliards de kilomètres. Rappelez-vous aussi que, dans le monde quantique, une mesure sur une particule perturbe son état. Lorsque deux particules sont unies par ce lien mystérieux, une mesure sur une particule perturbe aussi l'autre particule ! Et cette influence se propage instantanément, quelle que soit la distance entre les deux. Ce principe de non-séparabilité a été définitivement établi par Alain Aspect en 1978, qui a montré, dans une des plus belles expériences scientifiques de tous les temps, que, lorsque deux photons avaient interagi dans le passé, ils restaient ensuite à tout jamais corrélés, quelle que soit la distance qui les sépare. Pour le moment, on ne sait que téléreporter l'état quantique d'une particule et possiblement d'un atome. On est donc loin de téléporter un objet macroscopique et encore plus un humain ! Néanmoins, la simple téléportation d'états quantiques de particules pourrait avoir des applications intéressantes, qu'il s'agisse de résoudre certains problèmes des ordinateurs quantiques ou d'envoyer des messages secrets sans craindre qu'ils ne soient interceptés.

(Quebec-sciences/22:10/98)

(courrier@QuebecScience.qc.ca).

www.crm.umontreal.ca/~durand

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