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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 250
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 04 Juillet 2003
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Egalement dans ce numéro
TIC
Téléchargements et services électroniques: la TVA européenne s'applique
Vers un passeport biométrique
Nec-Mitsubishi dévoile des écrans LCD souples et pliables
Des normes communes pour doper l'échange de contenus numériques
Avenir
L'existence du plasma "primitif"quark-gluon confirmé
Des nanotubes aux fibres textiles : une étape décisive est franchie
Matière
EDF inaugure les plus puissantes éoliennes en France
Terre
Les souris pourraient prévoir les grands tremblements de terre
Vivant
Découverte majeure dans la lutte contre le cancer en Australie
Tabagisme maternel : des conséquences désastreuses
Les Espagnolsvivent plus vieux, mais les Italiens sont en meilleure santé, selon une étude européenne
Mieux vieillir et vivre plus longtemps: pas d'âge pour la prévention
Une pilule pour prévenir les accidents cardio-vasculaires
Le virus avec succès
Une biopsie au laser
Naissances de bébés souris grâce à la greffe d'utérus
La grippe, prochaine arme bioterroriste ?
Des chercheurs sud-coréens implantent des cellules souche humaines dans des souris
Vers une évaluation plus objective de la douleur
Edito
La diététique doit devenir la clef de voûte de la prévention en matière de santé



Un tiers de cancers en moins et une mortalité réduite de 37 % chez les hommes qui ont avalé chaque jour pendant huit ans une pilule de vitamines et minéraux anti-oxydants à "petites doses" : tel est le résultat spectaculaire de l'étude française à grande échelle Suvimax, rendu public le 21 juin. (http://www.suvimax.org/sites/suvimax). "Les doses en jeu sont de niveau nutritionnel, chacun peut les trouver dans son alimentation", insiste le Dr Hercberg. Cinq fruits et légumes par jour apportent ainsi facilement les doses utilisées dans l'étude Suvimax, pour le bêta-carotène et la vitamine C. Par exemple, en mangeant 1 tomate, 100 g de fraises, 200 g de haricots verts, une poire, 200 g de melon. Ou encore 1 orange, 100 g de carottes râpées, 150 g de choux vert, une pomme, 120 g de brocolis. En outre, 150 g de pain complet combiné avec un steak et 200 g de riz couvrent totalement les besoins journaliers en zinc. Ce pain apporte de surcroît 50 % des 100 microgrammes de sélénium. Par ailleurs, deux cuillerées à soupe d'huile de tournesol apportent 10 mg de vitamine E, soit déjà un tiers de la dose journalière utilisée dans l'étude. Pas question donc de pousser à la consommation de suppléments "pilules miracles", qui pourraient d'ailleurs se révéler néfastes, selon lui. "C'est la seule étude, au niveau international, avec des apports à dose nutritionnelle, et non pharmaceutiques à fortes doses", souligne le Dr Hercberg. "En extrapolant, cette réduction du risque de cancer de 31 %, ce serait plus de 40.000 cancers qui pourraient être évités chaque année chez les hommes, tous âges confondus et au moins 12.000 par an, dans une estimation a minima", calcule-t-il, avec ses collègues. Quelque 13.000 personnes ont participé à l'étude Suvimax (SUpplémentation en Vitamines et Minéraux anti-oXydants) lancée en octobre 1994. Objectif principal : vérifier qu'une consommation régulière de vitamines et minéraux antioxydants, présents dans les fruits et légumes, peut réduire les risques de cancers ou de maladies cardio-vasculaires. Le cocktail Suvimax : bêta-carotène (6mg), vitamine C (120 mg), vitamine E (30 mg), sélénium (100 microgrammes), zinc (20mg). "Les anti-oxydants font barrage à l'accumulation toxique, dans les cellules, des radicaux libres, dérivés de l'oxygène. Ils s'opposent à l'oxydation, un phénomène de vieillissement", explique le Dr Hercberg. Un peu comme "du jus de citron (vitamine C) empêche de noircir (oxydation) un morceau d'avocat ou de pomme laissés à l'air libre". Les 13.017 participants, 7.886 femmes de 35 à 60 ans et 5.141 hommes de 45 à 60 ans, ont été sélectionnés parmi 80.000 volontaires. Un groupe (6.481 sujets) a reçu la mystérieuse pilule dont la composition était tenue secrète, et l'autre (6.536) un placebo. En huit ans, ont été enregistrés 562 cancers (350 femmes, 212 hommes), 271 infarctus (221 hommes) ou d'autres accidents vasculaires et 174 décès, principalement de cancers. Parmi les hommes sous placebo, 124 ont eu un cancer contre 88 dans le groupe "anti-oxydants". Cette réduction "significative" concerne la plupart des cancers, "principalement digestif, ORL, respiratoire et peau", selon l'étude. Cette étude Suvimax confirme pleinement le rôle protecteur contre le cancer, des fruits et légumes, déjà mis en évidence par plusieurs autres études de grande envergure. Il y a quelques jours, le 24 juin, une étude publiée par le New England Journal of Medicine (http://content.nejm.org/cgi/content/short/348/26/2599) et portant sur 22000 adultes suivis pendant 4 ans, vivant en Grèce, a ainsi confirmé les bienfaits du régime méditerranéen en montrant qu'il pouvait entraîner une réduction globale de la mortalité allant jusqu'à 25 % pour ses adeptes les plus assidus. Une autre étude épidémiologique récente menée en Grande Bretagne a également confirmé que la consommation régulière de fruits peut prévenir le déclenchement des maladies cardio-vasculaires et de certains cancers. Cette étude a porté sur plus de 30.000 hommes et femmes de Norfolk, âgés de 49 à 79 ans dont la santé a été constamment surveillée. Les chercheurs ont constaté qu'un faible niveau de vitamine C (présente dans les fruits et légumes) dans le sang des personnes étudiées est associé à des taux de mortalité plus élevés par maladies de coeur chez les hommes et des femmes, et à une surmortalité masculine spécifique pour certains cancers. Cette surmortalité globale semble indépendante de l'âge des personnes, de leur tension artérielle ou de leur consommation de tabac. Selon cette étude, il suffirait que les personnes qui consomment peu de fruits et légumes mangent simplement une pomme ou une orange par jour pour voir leur risque de mortalité par cancer diminuer de 20 %. L'étude Suvimax confirme aussi les résultats de l'étude EPIC, (Etude Prospective Européenne sur l'alimentation et le cancer), actuellement dirigée par le CIRC. Cette étude est la plus grande étude européenne sur nos habitudes alimentaires. Son but est d'établir le lien entre alimentation et cancer. Depuis 1992, 520 000 volontaires dans 10 pays européens sont suivis en temps réel. Les résultats préliminaires de cette étude sans précédent sont édifiants : une consommation quotidienne de 500 grammes de fruits et de légumes diminue de moitié l'incidence des cancers des voies aérodigestives, et réduit notablement celle des cancers du côlon ou du rectum. Mais l'étude Suvimax, décidément riche d'enseignements, a également permis de montrer que l'obésité a augmenté de façon significative dans notre pays. Un homme sur huit est aujourd'hui obèse, contre un sur onze il y a seulement 9 ans. Pourtant, l'étude Suvimax montre que les apports énergétiques sont en légère baisse. Alors qu'ils se situaient à 1 684 Kcal/j pour les femmes en 1994, ils sont aujourd'hui de 1 570 Kcal/j. Soit une baisse de 7 %. Il semblerait donc que l'augmentation de l'obésité soit liée à la fois à une alimentation déséquilibrée et à une diminution croissante de l'exercice physique. Il est très important de rappeler que l'obésité et le surpoids ne sont pas seulement des problèmes esthétiques mais entraînent de graves conséquences sur la santé. On connaissait déjà les effets du surpoids en matière cardio-vasculaire et articulaire mais on sait à présent qu'il existe aussi un lien puissant entre cancer et surpoids, comme vient de le confirmer une vaste étude américaine publiée le 24 avril dernier dans le New England Journal of Medicine. Cette étude montre que l'excès de poids augmente de 14 % le nombre de morts par cancer chez l'homme et de 20 % chez la femme. L'obésité est devenue un véritable problème de santé publique aux Etats-Unis. En 2000, environ 65 % de la population adulte était en surpoids ou obèse. Selon les statistiques officielles, l'obésité est à l'origine de quelque 300.000 morts annuellement et le coût annuel des traitements liés aux problèmes de poids atteint 100 milliards de dollars. Le dernier rapport de l'OCDE publié le 24 juin révèle que la proportion d'obèses augmente partout avec les mêmes causes : mauvaises habitudes alimentaires et manque d'exercice. Elle aura à l'avenir «des conséquences considérables» sur le plan de la santé et des dépenses. Plusieurs pays, comme l'Australie, le Mexique et le Royaume-Uni rattrapent les Etats-Unis en tête du classement de l'obésité. L'obésité et le surpoids sont en train de devenir un véritable fléau social dans nos pays développés. Compte tenu des résultats convergents de ces études scientifiques et de leurs conséquences majeures en matière de prévention et de santé publique, il est nécessaire que les pouvoirs publics mettent en oeuvre une politique plus ambitieuse et plus globale sur le long terme de prévention alimentaire des grands pathologies dévastatrices, cancer, maladies cardio-vasculaires, diabète, arthrose, qui frappent de plus en plus de nos concitoyens et sont liées à la fois au vieillissement de notre population et à l'augmentation constante du nombre de personnes en surpoids. Non seulement la diététique doit devenir une discipline obligatoire et incontournable, tout au long du cursus scolaire, et doit être pleinement intégrée à notre culture générale, mais les bonnes pratiques alimentaires doivent également être encouragées en permanence par les médecins généralistes, qui bénéficient d'un fort capital de confiance, et par les caisses d'assurance-maladie et les mutuelles. Dans cette perspective, il conviendrait de pérenniser le Programme national nutrition-santé (PNNS), lancé pour 5 ans en janvier 2001 par le gouvernement. Il serait également souhaitable que l'actuel programme soit prolongé jusqu'en 2007 de façon à ce qu'à l'avenir ce programme coïncide avec la durée de la législature. Il est également nécessaire que les entreprises participent plus activement à ce travail d'information et d'éducation en privilégiant les repas équilibrés et les grands groupes agro-alimentaires doivent s'investir d'avantage dans ce domaine capital de la prévention alimentaire en passant avec l'Etat, dans le cadre du PNNS, de véritables contrats d'objectifs et en privilégiant la dimension diététique dans la conception et la commercialisation de leurs produits. C'est ce type de démarche novatrice que vient d'annoncer outre atlantique Kraft Foods, premier groupe alimentaire américain, qui a promis, le 1er juillet, d'encourager des modes d'alimentation plus sains en adaptant ses produits et sa politique marketing. A terme, et en ne considérant que le cancer et les maladies cardio-vasculaires, ce sont 100 000 vies par an qui pourraient être sauvées dans notre pays si nous parvenons à éduquer l'ensemble de nos concitoyens en matière nutritionnelle et à les convaincre, en respectant bien entendu les goûts et le libre choix de chacun, d'adopter une alimentation plus équilibrée d'une manière générale. A plus long terme, notre médecin pourrait même nous proposer une alimentation personnalisée, en fonction des risques génétiques spécifiques de chacun, que nous serons bientôt en mesure de connaître avec précision grâce à la banalisation de nouveaux outils technologiques comme les puces à ADN. Il y a là un grand et exaltant défi de société que nous pouvons gagner tous ensemble dans une génération si nous conjuguons volonté politique sans faille de l'Etat, responsabilité personnelle et engagement fort des acteurs médicaux et industriels concernés.

René TRÉGOUËT

Sénateur du Rhône


TIC
Information et Communication
Téléchargements et services électroniques: la TVA européenne s'applique
Samedi, 05/07/2003 - 00:00

Depuis 1er juillet, les pays de l'Union européenne prélèveront la TVA sur les téléchargements et services électroniques vendus aux Européens par des entreprises hors UE et détaxeront les ventes des sociétés européennes à des clients extra-communautaires. Ces modifications, qui découlent de l'entrée en vigueur d'une directive européenne adoptée le 7 mai 2002 par les ministres européens de l'Economie et des Finances, pourraient peser sur le prix final payé par les consommateurs. De nombreuses transactions, jusque là taxées dans le pays de l'entreprise vendeuse, sont concernées: téléchargement de musiques, d'images, de films, de textes ou de logiciels (y compris mises à jour), casinos, mises aux enchères en ligne, hébergement et maintenance de sites internet et enseignement à distance. Par exemple, une entreprise américaine qui vend, par téléchargement, un logiciel à un Européen (particulier ou entreprise), ne versait jusqu'ici pas de TVA à l'Etat de son client. Elle n'en versait pas non plus à l'Etat américain car les Etats-unis ont décidé un moratoire fiscal pour le commerce électronique. Depuis mardi, l'entreprise américaine vendeuse devra identifier le pays d'origine de son client et reverser à ce pays la TVA qui y est pratiquée (et dont le taux varie en Europe. L'entreprise est libre d'augmenter ou non ses prix pour ses clients européens pour répercuter ou non ces charges supplémentaires. Dans l'autre sens, une entreprise européenne vendant un logiciel à un Américain (particulier ou entreprise) devait jusqu'ici verser la TVA à son propre Etat (19,6% pour les entreprises françaises, par exemple). "Cela entraînait une distorsion de concurrence qui pénalisait les enteprises vendeuses européennes, qui payaient une TVA contrairement aux entreprises vendeuses américaines", notait lundi à Paris un représentant du fisc français. C'est cette distorsion qui a été à l'origine de l'adoption de la directive, à la satisfaction des entreprises comme Vivendi. A compter de mardi, l'entreprise européenne sera donc exonérée de la TVA européenne quand elle vend à des clients hors UE. Comme les Etats-Unis appliquent une taxe nulle, elle ne devra rien reverser non plus à l'Etat américain lorsqu'une vente y sera faite. Pour simplifier les procédures, les pays de l'UE sont convenus qu'une entreprise extra-communautaire pourra déclarer l'ensemble de ses ventes à des Européens à n'importe lequel des 15 portails fiscaux des Etats membres, qui se chargera ensuite de reverser les TVA demandées.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/030630/1/3abae.html

Vers un passeport biométrique
Samedi, 05/07/2003 - 00:00

D'ici la fin 2004, l'ensemble des ressortissants européens pourrait avoir à changer de passeport. Le traditionnel petit carnet bordeaux devrait embarquer, à cette date, une puce contenant des informations dites "biométriques", telles les empreintes digitales, un scan de la rétine ou un hologramme du visage. "Chaque pays de l'Union Européenne décidera des modalités, mais il faudra sans doute changer tous les passeports existants", a expliqué Pietro Petrucci, porte-parole du Commissaire européen chargé de la Justice et des Affaires intérieures. Ce projet, qui intègrera pour la première fois des données permettant une identification biologique dans les passeports, répond à deux nécessités. Il est d'abord une extension d'un projet concernant les Visas et les permis de séjour, évoqué dans une communication sur "le développement d'une politique commune relative à l'immigration illégale, la contrebande et le trafic des êtres humains, les frontières extérieures et le retour des résidents illégaux".Dans ce texte, il est avancé que "l'introduction des dernières technologies disponibles et de la biométrie pour la sécurisation des documents devra être envisagée" dans le contexte "d'une coopération" contre l'immigration illégale". "La plupart des immigrés clandestins arrive en Europe par avion, avec un visa touristique", explique Pietro Petrucci. "Une fois celui-ci expiré, ils détruisent l'intégralité de leurs papiers, puis mentent sur leur identité", poursuit-il. "Avec la biométrie, il sera plus facile de les identifier". Ce projet a été étendu aux passeports pour des raisons de sécurité : "L'aviation civile a réclamé des documents de voyage plus fiables, moins facilement falsifiables". Or, les documents comportant des données biométriques sont difficiles à falsifier.

TF1 : http://www.tf1.fr/news/multimedia/0,,1081367,00.html

Nec-Mitsubishi dévoile des écrans LCD souples et pliables
Samedi, 05/07/2003 - 00:00

La joint-venture qui lie les géants japonais de l'électronique, Nec et Mitsubishi, pourrait révolutionner l'informatique mobile avec ses deux moniteurs LCD pliables. Nec-Mitsubishi Electronics Display a dévoilé, le 25 juin, deux écrans de 15 et 17 pouces. À la différence des modèles à cristaux liquides classiques (LCD, Liquid Crystal Displays), ces nouveaux moniteurs disposent d'un revêtement en acrylique et de cadres souples qui permettent de les plier. Ils pèsent respectivement 3,9 et 6 kg, a déclaré la société dans un communiqué.

Cette nouvelle conception ne fait toutefois pas bondir les prix, qui restent dans la norme. Ainsi, le NEC LCD1565 de 15 pouces, offrant une résolution maximale de 1024x768 pixels, est vendu 349 dollars US, soit environ 300 euros. Le modèle de 17 pouces, le NEC 1765, coûte pour sa part 549 dollars (environ 500 euros) et propose une résolution de 1280x1024 pixels. Ces deux écrans ne sont pour l'instant disponibles qu'aux États-Unis, aucune date sur un lancement en Asie et en Europe n'a été encore annoncée. «Pour la plupart des consommateurs, de plus en plus nombreux à vouloir passer à un écran LCD, la portabilité sera le facteur déterminant. Cela leur permet de bénéficier des avantages de la technologie LCD dans différents types d'environnements informatiques», explique Sam Bhavnani, analyste spécialisé dans les écrans pour la société d'études ARS. D'autres fabricants ont emboîté le pas à NEC-Mitsubishi et ont présenté des offres similaires au cours de l'année, dans l'espoir de se positionner sur un marché qui commence à se développer. Samsung affirme être le premier à avoir introduit des écrans LCD pliables, avec un modèle monochrome de 8,4 pouces présenté au salon du livre électronique, qui s'est tenu au mois d'avril en Corée. À la différence des écrans pliables de NEC-Mitsubishi, destinés à des utilisateurs d'ordinateurs de bureau, le produit de Samsung est conçu pour être adapté sur les livres électroniques. Pour les besoins spécifiques de ce marché de niche, il utilise une technologie développée à la fin des années 90 développée par l'armée américaine (Cholesteric LCD). Elle permet au moniteur de continuer à afficher une image même lorsqu'il n'est plus alimenté.

ZDNet : http://news.zdnet.fr/story/0,,t118-s2136646,00.html

Des normes communes pour doper l'échange de contenus numériques
Samedi, 05/07/2003 - 00:00

Dix-sept entreprises figurant parmi les premiers opérateurs mobiles et fabricants d'ordinateurs et d'électronique grand public, ont annoncé s'être mis d'accord sur des normes communes afin de faciliter la circulation des images et du son numérique entre leurs différents produits. Des leaders de leur secteur comme Hewlett-Packard, International Business Machines, Microsoft, Intel, Gateway, Nokia, Sony, Matsushita, Sharp, Samsung Electronics, Thomson et Philips font partie du Digital Home Working Group (groupe de travail sur la maison numérique). "Un environnement cohérent pour partager et développer de nouveaux médias numériques et services de contenus va rendre le réseau domestique transparent de façon à ce que les utilisateurs puissent plus facilement créer, gérer, accéder et partager du contenu numérique", a déclaré le groupe dans un communiqué. Les premiers appareils compatibles entre eux seront commercialisés dans la seconde moitié de 2004, a déclaré Cesar Vorhringer, responsable technologique de la filiale d'électronique grand public de Philips, le premier groupe d'électronique grand public européen. Il a ajouté que des normes trop nombreuses et parfois contradictoires empêchaient actuellement les utilisateurs d'envoyer facilement des photos d'un appareil numérique à une télévision, ou de la musique d'un ordinateur à une chaîne audio-numérique. Le groupe a déjà adopté de facto certaines normes comme la technologie sans fil WiFi, et d'autres technologies ont été sélectionnées pour les protocoles de réseau, la commande à distance des appareils et les formats numériques. Toutes les entreprises membres du DHWGA intégreront ces normes à leurs produits, parallèlement à leurs propres technologies, si elles le souhaitent, a précisé Vorhringer.

Reuters : http://fr.news.yahoo.com/030625/85/39zp0.html

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Avenir
Nanotechnologies et Robotique
L'existence du plasma "primitif"quark-gluon confirmé
Samedi, 05/07/2003 - 00:00

Des scientifiques américains ont démontré la formation d'un nouvel état de la matière, 30 à 50 fois plus dense, semblable à celui ayant existé quelques millionièmes de seconde après le Big Bang : le plasma quark-gluon (PQG). On appelle "quarks" les particules élémentaires formant les protons et les neutrons, maintenues en place par les "gluons". En théorie, il est possible, sous de très hautes températures et pressions, de casser le système et de libérer les quarks, donnant naissance au fameux PQG. Afin d'éprouver cette théorie, des expériences de collisions de noyaux d'atomes d'or à des vitesses proches de la lumière ont été menées en 2001 au Brookhaven National Loboratory avec le Relativistic Heavy Ion Collider. Pour chaque collision, une paire de quarks, assimilable à deux jets, est normalement formée - l'un s'éloignant du noyau, l'autre le traversant. Mais cette première série d'expérimentations n'a permis de détecter qu'un seul jet. Cette absence, selon les scientifiques, pouvait avoir deux explications. Soit le quark censé traverser le noyau avait été absorbé par le PQG formé par le noyau - on aurait alors la preuve indirecte de l'existence du PQG -, soit il n'existait pas de deuxième quark. D'autres recherches ont donc été entreprises, cette fois avec des noyaux d'or et de deutérium (isotope de l'hydrogène). Ce dernier étant trop léger pour former du PQG, si un seul jet de quark était observé, la seconde hypothèse était la bonne ; mais si deux jets étaient identifiés, alors la "réalité" du PQG était confirmée. Et c'est bien cette dernière configuration qu'ont révélée les nouvelles expériences, prouvant la formation un nouvel état de la matière.

NYT 19/06/03 : http://www.nytimes.com/2003/06/19/science/19PLAS.html

Des nanotubes aux fibres textiles : une étape décisive est franchie
Samedi, 05/07/2003 - 00:00

Les propriétés mécaniques et électriques extraordinaires des nanotubes de carbone fascinent les scientifiques depuis plus de 10 ans. Mais l'un des grands défis pour les chercheurs consiste à exporter au niveau macroscopique les étonnantes propriétés des nanotubes dont la largeur n'excède pas quelques nanomètres ( quelques milliardième de mètre). en s'appuyant sur des travaux français dirigés par Philippe Poulin, du Centre de Recherche Paul Pascal de Passac, une équipe américaine de l'Université de Dallas au Texas, dirigée par Ray Baughman, est parvenue à produire, en utilisant de l' alcool polyvinylique, un polymère industriel commun, une nanofibre plus résistante et plus légère que n'importe quel matériau naturel ou synthétique. Les fibres produites ont environ le diamètre d'un cheveu et mesurent plus de 100 mètres de long. Les chercheurs du Texas ont examiné les propriétés mécaniques de leurs fibres et les ont comparées aux valeurs connues pour 3.000 autres matériaux. Les fibres sont 20 fois plus résistantes que le fil d'acier, 17 fois plus résistantes que le Kevlar utilisé dans des gilets pare-balles, et 4 fois plus résistantes que la toile d'araignée, un matériau pourtant renommé pour ses extraordinaires propriétés mécaniques. Baughman et ses collègues travaillent également sur l'utilisation de ces nanofibres dans des dispositifs de stockage énergétique appelés supercondensateurs, qu'ils ont incorporés au tissu ordinaire. L'objectif est de réaliser des textiles électroniques légers, résistants et fiables, tels que des tenues de combat militaire avec antennes intégrées, capteurs biologiques et micro-batteries. Pour Philippe Poulain, du Centre de Passac, la mise au point de ces nanofibres est " une très bonne nouvelle dans le domaine de recherche des nanotubes," Il est vrai que de tels fibres pourraient trouver des applications dans une multitude de secteurs : énergie, automobile, industrie... Reste à présent à faire baisser le coût de production de ces nanofibres pour passer au stade de la production industrielle.

Brève rédigée par @RT Flash

Science News : http://www.sciencenews.org/20030614/fob3.asp

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Matière
Matière et Energie
EDF inaugure les plus puissantes éoliennes en France
Samedi, 05/07/2003 - 00:00

EDF a inauguré le 1er juillet à Bouin (Vendée) un parc éolien constitué des huit aérogénérateurs (ou éoliennes) les plus puissants installés en France à ce jour, capables de développer ensemble 45 millions de kWh par an. Le site retenu est un polder à quelques kilomètres du passage du Gois vers l'île de Noirmoutier, aux confins de la Vendée et de la Loire-Atlantique. Selon EDF, dont la filiale SIIF Energies a construit le parc entre septembre 2002 et février 2003, l'énergie produite à Bouin correspond à la "consommation électrique hors-chauffage" de 22.000 foyers. L'opérateur, qui a commandé un sondage en janvier dans la région de Bouin, a insisté lundi sur la "forte adhésion" de la population locale au nouvel équipement. Les opposants ont été déboutés en décembre 2002 d'un recours en référé qu'ils avaient déposé "en raison du caractère gigantesque et disproportionné des constructions à proximité de sites remarquables". L'Union européenne a produit en 2002 les trois quarts de l'électricité mondiale d'origine éolienne, selon les statistiques des associations américaine (AWEA) et européenne (EWEA) de ce secteur. L'Allemagne est au premier rang, avec 12.000 MW, soit un tiers des capacités internationales. La France fait encore modeste figure avec 145 MW, selon les mêmes chiffres. Elle doit porter de 14% actuellement à 21% en 2010 la part des énergies renouvelables dans sa consommation d'électricité, en application d'une directive (loi) européenne de septembre 2001.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/030701/202/3aczv.html

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Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
Les souris pourraient prévoir les grands tremblements de terre
Samedi, 05/07/2003 - 00:00

Des chercheurs japonais ont affirmé avoir démontré que les souris ont un comportement étrange lorsqu'elles sont soumises à des ondes électromagnétiques similaires à celles souvent détectées à l'approche de grands tremblements de terre. Au cours de leurs expériences, les scientifiques ont exposé les petits rongeurs à de faibles ondes que les êtres humains ne peuvent ressentir, a expliqué Takeshi Yagi, professeur à l'université d'Osaka, dans l'ouest du Japon. "Les souris sont devenues instables et se sont mises à courir à l'intérieur de la cage, se sont gratté le museau et ont plongé la tête dans la sciure répandue dans leur cage", a-t-il raconté. "Nous avions observé pour la première fois des mouvements inhabituels des souris de notre laboratoire il y a huit ans, la veille du tremblement de terre de Kobe", rappelle M. Yagi. Ce séisme, de magnitude 7,3 sur l'échelle de Richter, a secoué le 17 janvier 1995 la ville de Kobe, située à l'ouest d'Osaka, tuant 6.433 personnes et en blessant 43.700. "Nous avons émis l'hypothèse que les pulsations électromagnétiques générée avant un tremblement de terre perturbaient l'horloge interne d'une souris", a-t-il poursuivi. "D'autres expériences doivent encore être menées pour consolider les résultats mais il est très significatif que pour la première fois, à notre connaissance, des données scientifiques montrent la capacité des animaux à sentir les signes avant-coureurs d'un grave tremblement de terre", a-t-il déclaré. Cette hypothèse a été présentée lors d'une réunion de la Bioelectromagnetic Society (BEMS) aux Etats-Unis à Honolulu (Hawaï). Au Japon, l'un des pays du monde les plus exposés aux tremblements de terre, l'on dit que certains êtres vivants, tels que les rats ou les poissons chats ont le don de prévoir les séismes.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/030625/202/3a0ua.html

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Découverte majeure dans la lutte contre le cancer en Australie
Samedi, 05/07/2003 - 00:00

Un nouveau traitement contre le cancer, mis au point en Australie, va être testé dans des grands hôpitaux d'Europe et des Etats-Unis après avoir été qualifié mardi de découverte majeure lors d'une conférence médicale à Washington. Ce traitement, qui pourrait être disponible d'ici deux ans, stimule le système immunitaire du corps humain pour qu'il produise plus de cellules T à même de lutter contre le cancer et, potentiellement, contre le virus VIH du Sida. Les recherches ont été menées à l'Université Monash de Melbourne, avec le soutien d'une société de biotechnologie, Norwood Abbey, et leur résultat a été rendu public lundi à Washington par le Premier ministre de l'Etat australien du Victoria, Steve Bracks, lors d'une conférence mondiale sur la biotechnologie, Bio 2003. Quatre hôpitaux américains, un hôpital britannique et un hôpital suisse ont accepté de tester ce traitement sur des patients souffrant d'un cancer au cours de l'année à venir tandis que des hôpitaux suisses, en partenariat avec l'Institut national de la santé américain, vont le tester sur des personnes atteintes du Sida. "C'est une première mondiale en matière de traitement du cancer", a déclaré Steve Bracks. La société Norwood Abbey de Melbourne, qui a investi 4 millions de dollars US dans ce projet, a indiqué qu'elle envisageait un partenariat avec une société internationale et que, sous réserve du succès des essais humains, le traitement serait disponible d'ici deux ans. Il permet de renforcer le système humanitaire en rajeunissant le thymus qui se détériore avec l'âge, avec des effets secondaires minimes en dehors d'irritations de la peau et de bouffées de chaleur, a indiqué Peter Hansen, directeur général de Norwood Abbey. La thérapie a déjà donné de bons résultats lors d'essais sur des patients souffrant de cancer de la prostate et de leucémie. Elle se base sur des médicaments de type GnRH, utilisés pour bloquer la production d'hormones sexuelles chez des gens atteints de cancers de la prostate, du sein ou d'endométriose mais qui a aussi la propriété de déclencher la production de cellules T. Il s'agit de la deuxième découverte en matière de lutte contre le cancer présentée par l'Australie au cours de cette conférence à Washington. Le Premier ministre du Queensland, Peter Beattie, avait auparavant annoncé la mise au point par des chercheurs australiens d'un vaccin contre le mélanome (cancer de la peau), qui pourrait être homologué d'ici cinq ans.

Université Monash : http://www.monash.edu.au/news/

Tabagisme maternel : des conséquences désastreuses
Samedi, 05/07/2003 - 00:00

Une nouvelle étude vient montrer les conséquences dévastatrices du tabagisme maternel durant la grossesse. D'après une équipe américaine, la nicotine aurait les mêmes effets sur le comportement de l'enfant à naître que l'héroïne et la cocaïne ! Les femmes qui fument six ou sept cigarettes par jour pendant leur grossesse augmentent leur risque de donner naissance à un enfant plus agité, plus tendu et plus difficile à consoler qu'un enfant de non-fumeuse » explique Karen Law de la Brown Medical School à Providence aux Etats-Unis. D'après elle, ces comportements sont également observés chez les enfants de consommatrices d'héroïne et de crack, la cocaïne qui peut être fumée. « Nous nous retrouvons donc face à une drogue légale qui produit les mêmes effets que d'autres substances qui sont elles, interdites » ajoute l'auteur. Voilà pourquoi Karen Law insiste sur la nécessité d'un arrêt total du tabac durant la grossesse. « Car même une consommation modérée influe sur le comportement de l'enfant à naître ».

Pediatrics :

http://pediatrics.aappublications.org/cgi/content/abstract/111/6/1318

Les Espagnolsvivent plus vieux, mais les Italiens sont en meilleure santé, selon une étude européenne
Samedi, 05/07/2003 - 00:00

Les Italiens sont les mieux portants, les Espagnols vivent les plus vieux et les Britanniques sont les plus gros, selon une étude européenne dévoilée mardi. Réalisée pour le laboratoire pharmaceutique Pfizer, elle montre que l'espérance de vie moyenne dans l'Union européenne est de 78 ans. Dans ce cadre, ce sont les Espagnols qui vivent le plus longtemps (82 ans), bien qu'ils soient les plus gros fumeurs du Vieux continent. Suivent l'Italie (79 ans) et la France (78. Le tableau est moins rose pour les pays qui rejoindront bientôt l'UE : la Hongrie jouit de la plus basse espérance de vie (70 ans), alors qu'elle est de 73 ans en Pologne et de 74 ans en République tchèque. Sans surprise, ce sont les maladies cardio-vasculaires qui sont la première cause de mortalité en Europe. Exception culturelle et gastronomique sans doute, la France -qui a pourtant la mauvaise habitude d'aimer le vin et le fromage- a le plus bas taux de décès dans cette catégorie. Par contre, le goulash n'a pas l'air recommandé: le taux de crises cardiaques mortelles le plus élevé d'Europe se trouve en Hongrie avec 587 pour 100.000. La Grande-Bretagne est épinglée pour le surpoids des sujets de Sa gracieuse majesté. Le taux d'obésité (20 %) est le plus élevé d'Europe. De l'autre côté du spectre, on retrouve les Norvégiens, dont seulement 6 % ne sont pas sveltes. Enfin, alors que la question des retraites est sur toutes les lèvres, l'étude confirme les craintes: le nombre des plus de 65 ans va augmenter de 50 % d'ici 2020, soit 42 millions de personnes. C'est en Suède que le troisième âge est le plus représenté avec 27,1 % de la population. A l'opposé, la Pologne ne compte que 17,5 % de seniors. Enfin, l'étude note que c'est en Italie que l'on vit le plus longtemps en bonne santé (71 ans). Mais les Italiens ne semblent pas apprécier ces données à leur juste valeur : seuls 20 % des plus de 65 ans se considèrent comme en bonne santé.

AP : http://fr.news.yahoo.com/030624/5/39zte.html

Mieux vieillir et vivre plus longtemps: pas d'âge pour la prévention
Samedi, 05/07/2003 - 00:00

Il n'est jamais trop tard pour agir : l'activité physique (marche, natation, vélo, même d'appartement...) associée à une bonne tension artérielle et un rythme cardiaque pas trop rapide après 60 ans, augmentent la longévité en bon état, selon une étude sur plus de 7.000 "jeunes retraités" de 60 à 70 ans. Jusqu'à présent, la plupart des travaux sur les facteurs de risque des principales maladies (cardio-vasculaires et cancers) ont privilégié des sujets d'âge moyen. L'étude apporte pour la première fois des résultats chiffrés sur la longévité des plus de 60 ans, selon ses auteurs, et sur les moyens d'agir pour la favoriser. "L'activité physique augmente de 45 % la probabilité de dépasser l'âge de 80 ans chez les hommes", selon le professeur Athanase Bénétos, directeur de la recherche à l'IPC et gériatre (Nancy) qui en a présenté les premiers résultats avec le Pr Louis Guize (Paris) mercredi à l'occasion d'une réunion d'Agrica (Groupe de protection sociale complémentaire). "Il faut bouger! L'activité physique est "la plaque tournante du maintien en bonne santé", insiste-t-il. En revanche, "à chaque fois que la pression artérielle systolique, c'est-à-dire le chiffre le plus haut quand on prend la tension, grimpe de 10 millimètres (mmHG millimètres de mercure), on perd 10% de chances de dépasser les 80 ans pour un homme et les 85 ans pour une femme", indique à l'AFP le Pr Bénétos. En langage courant, une progression de 10 mmHg correspond à un point de plus. Par exemple: 12 + 1= 13 ou 130 mmmHg. "Une pression artérielle de 14 (140 mmHg), c'est bien, 12 c'est mieux", dit-il. Une fréquence cardiaque dépassant au repos les 80 battements cardiaques par minute ampute de 20 % les chances d'un homme de devenir un alerte octogénaire. "La perte musculaire est liée à l'inactivité physique ainsi qu'à un apport protéique (viande, laitage...) insuffisant", poursuit-il. On peut donc agir et développer sa force musculaire, à l'aide de poids ou de petites haltères, pour contrer la fonte des muscles. L'exercice aide en outre à maintenir ses os en bon état ainsi que ses capacités respiratoires. De bons scores au test respiratoire appelé VEMS (volume expiratoire maximum), reflet de l'activité physique et sans doute d'absence d'atteintes des bronches, sont également associés à une bonne survie, selon l'étude. "Le cholestérol joue un rôle beaucoup moins important à 65-70 ans qu'à 35-40 ans. Mais il est clair que l'absence d'activité physique, un excès de poids et une glycèmie élevée (traduisant un diabète, même débutant) sont fortement lié à la mortalité". On compte ainsi dans l'étude 12 % d'obèses parmi les hommes morts avant 80 ans contre 8,5 % parmi ceux qui ont franchi cet âge. L'observation est comparable chez les femmes. En revanche, pas d'association claire avec le tabagisme (plus de dix cigarettes/jour). Hypothèses: les plus gros fumeurs ou les plus fragiles sont déjà morts...ou ne viennent pas de faire de bilan. L'effet péjoratif du cumul, fréquent, de facteurs risques est marqué chez les hommes: alors qu'en présence d'un seul de ces facteurs, la probabilité d'aller au-delà de 80 ans peut être de 85 %, elle tombe à 40-45 % avec l'association de quatre facteurs de risque. L'étude est basée sur les bilans de santé de 7.476 personnes (5.014 hommes, 2.462 femmes) de la région parisienne, venus dans le centre parisien de médecine préventive IPC (investigations préventives et cliniques) entre 1972 et 1988. Les données concernant les patients ayant survécu au-delà de 80 ans pour les hommes (3.681) et de 85 ans pour les femmes (1.919) ont été comparées à celles reccueillies auprès de hommes (1.333) et des femmes (543) décédés avant ces âges.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/030626/202/3a3ah.html

Une pilule pour prévenir les accidents cardio-vasculaires
Samedi, 05/07/2003 - 00:00

Deux chercheurs britanniques, Nicholas Wald et Malcolm Law, de l'Institut Wolfson de Médecine Préventive, ont mis au point une pilule spécialement conçue pour la prévention des accidents cardio-vasculaires. Ce médicament qui se présente sous la forme d'une grosse gélule contient de l'aspirine, une molécule anti-cholestérol, trois molécules destinées à réduire la tension artérielle et enfin de l'acide folique (vitamine B6). Ces chercheurs pensent que la prise quotidienne de ce médicament par des patients à risque, identifiés après examens médicaux, pourrait permettre à un tires de ces patients de gagner 20 ans d'espérance de vie, en évitant les accidents cardio-vasculaires. Les concepteurs de ce médicament préventif rappellent que la moitié de la population anglaise est affectée par des problèmes cardio-vasculaires plus ou moins graves. Le choix des composants de cette pilule se base sur plus de 750 études scientifiques concernant 400000 personnes. La combinaison des différentes substances choisies a pour but de faire simultanément baisser le cholestérol, la tension et le niveau d'homocysteine. Selon Wald et Law, la prise quotidienne de cette pilule pourrait prévenir au moins 80 % des accidents cardio-vasculaires. Mais le Professeur Wald insiste bien sur le fait qu'en aucun cas cette pilule ne peut constituer une alternative à une bonne hygiène de vie basée sur l'arrêt de tabac, l'exercice physique, et une alimentation équilibrée. C'est également l'avis du Professeur Charles George, Directeur de la Fondation Anglaise pour le Coeur qui précise: " Il ne fait aucun doute que cette idée de pilule préventive est très intéressante et doit être testée à grande échelle pour en mesurer l'efficacité. Mais un tel médicament ne doit en aucun cas donner l'illusion à ceux qui n'ont pas une bonne hygiène de vie qu'ils seront protégés contre les maladies de coeur."

Brève rédigée par @RT Flash

BBC : http://news.bbc.co.uk/1/hi/health/3019560.stm

Le virus avec succès
Samedi, 05/07/2003 - 00:00

Des chercheurs décryptent un anticorps du VIH, clé d'un possible vaccin. Des scientifiques ont décrypté la structure d'un anticorps présent chez des patients dont l'organisme est résistant au virus VIH, faisant avancer la recherche pour la mise au point d'un vaccin contre le sida, selon des travaux publiés le 26 juin aux Etats-Unis. Cet anticorps (appelé 2G12) a été isolé il y a une dizaine d'années sur des patients séropositifs. Son analyse révèle pour la première fois un entremêlement inattendu de deux chaînes constituant une partie de l'anticorps qui combat le virus. Les chercheurs ont également établi que l'anticorps neutralise le virus en s'attachant aux sucres se trouvant à la surface du VIH. "Rien de semblable n'avait jamais été vu", a déclaré dans un communiqué le professeur Ian Wilson, chercheur du Scripps Research Institute (TSRI) qui a co-dirigé l'étude. D'ordinaire, rappellent les chercheurs, le système immunitaire ne s'attaque pas aux sucres qui sont créés et attachés au virus par des cellules de l'organisme, et donc considérés comme amis. La découverte, détaillée dans la revue Science, pourrait fournir une base pour la mise au point d'un antigène (substance capable de déclencher une réponse immunitaire) qui induirait la production de cet anticorps, un pas important vers la mise au point d'un vaccin contre le sida. "Cela pourrait nous permettre de créer des anticorps qui reconnaissent une nouvelle série de molécules", a estimé le professeur Dennis Burton, qui a co-dirigé l'étude au TSRI. Environ 42 millions de personnes dans le monde sont actuellement infectées par le VIH qui a fait quelque 25 millions de morts en 20 ans.

Science Daily : http://www.sciencedaily.com/releases/2003/06/030627000017.htm

Une biopsie au laser
Samedi, 05/07/2003 - 00:00

De l'extraction des échantillons de tissus à l'interprétation du pathologiste, il peut s'écouler plusieurs jours avant d'obtenir les résultats d'une biopsie classique. Les chercheurs de l'Université de Cornell proposent quant à eux une alternative qui permettrait d'éliminer l'intervention première du bistouri et la phase intermédiaire du marquage chimique. Publiés dans les Comptes-rendus de l'Académie Nationale des Sciences (PNAS), leurs travaux montrent qu'il est possible d'effectuer une biopsie en "temps réel" grâce à la technologie du laser. Le principe repose sur la capacité de certaines molécules à rayonner en cas d'excitation (phénomène de luminescence). Sous l'action de faisceaux de photons spécifiques, le tryptophane (un acide aminé) et le collagène émettent ainsi de la lumière susceptible d'être à son tour détectée. Le système se compose alors d'un endoscope à fibre optique, qui génère une lumière intense dans l'infrarouge en des points extrêmement précis et durant de brefs instants, et de capteurs, chargés de recueillir les émissions lumineuses qui seront ensuite interprétées par un programme informatique pour donner une image finale de la zone étudiée avec une résolution à l'échelle cellulaire. Loin de remplacer l'IRM (imagerie par résonance magnétique), capable de collecter des images sur l'ensemble du corps à de plus hautes résolutions, cette technique pourrait à l'avenir constituer un outil de diagnostic complémentaire intéressant.

NYT 26/06/03 :

http://www.nytimes.com/2003/06/26/technology/circuits/26next.html

Naissances de bébés souris grâce à la greffe d'utérus
Samedi, 05/07/2003 - 00:00

Une équipe de médecins et chercheurs suédois a réussi à faire naître des bébés souris à partir d'utérus transplantés chez des rongeurs femelles, selon la société européenne pour la reproduction humaine et l'embryologie (ESHRE). C'est la première fois que des naissances vivantes ont pu être obtenues grâce à des utérus greffés, selon les chercheurs qui entrevoient là un espoir dans le futur pour les femmes. "La greffe d'utérus pourrait aider 3 à 4 % des femmes infertiles et constituer une alternative aux mères porteuses", selon le professeur Mats Brännströme de l'université de Sahlgrenska, Göteborg, qui a présenté mardi les travaux de son équipe au congrès annuel de l'ESHRE (pour European Society of Human Reproduction and Embryology) à Madrid. Elle concernerait "au moins un millier de femmes rien qu'en Suède", dit-il. Cependant des recherches complémentaires, en particulier sur les phénomènes de rejet de l'organe greffé, s'imposent avant de passer à l'expérimentation humaine, selon les chercheurs qui s'attaquent aux cochons pour résoudre ce problème de rejet.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/030701/202/3acqo.html

La grippe, prochaine arme bioterroriste ?
Samedi, 05/07/2003 - 00:00

"Il est probable que la grippe soit utilisée comme une arme biologique. C'est juste une question de technologie. Si cela est difficile maintenant, ce sera plus facile dans six mois et beaucoup plus facile dans un an". Ces propos qui font froid dans le dos ont été tenus par le professeur Mohammed Madjid. Le chercheur et ses collègues du Centre des sciences de la santé à l'université du Texas ont écrit au Journal of the Royal society of medicine pour tirer la sonnette d'alarme : une fois le séquençage du génome de la grippe connu, des scientifiques peu scrupuleux pourraient s'en servir comme une arme redoutable, encore plus dangereuse que la variole ou la maladie du charbon (anthrax). Le virus est si répandu qu'il est très facile à "capturer", avancent les scientifiques. Or, la maladie est également si commune que les experts mettraient beaucoup de temps à établir qu'il s'agit d'une épidémie "non naturelle". Par ailleurs, en cas d'épidémie, la grippe est très difficile à éradiquer : d'une part, parce que sa période d'incubation est courte, ce qui complique les dispositifs de vaccination ; d'autre part, parce que les oiseaux, les rats et les cochons peuvent être également porteurs du virus. Résultat : la grippe qui tue chaque année 20.000 personnes aux Etats-Unis pourrait causer quatre fois plus de victimes, notamment du fait du lien qui existe entre la maladie et les crises cardiaques, lien sur lequel ont travaillé les chercheurs texans. D'où leur appel à renforcer les réseaux de surveillance, les programmes d'immunisation et la sécurité des laboratoires ainsi qu'à développer des vaccins. A l'origine de ces craintes, le séquençage du virus de la grippe de 1918, qui a tué entre 20 et 40 millions de personnes, que mènent parallèlement une équipe britannique et une équipe américaine. Un séquençage qui sera terminé dans deux ans. Pour autant, le professeur John Oxford, qui dirige les travaux britanniques, "ne pense pas" que la grippe pourrait être aujourd'hui utilisée à des fins bioterroristes. "Il faudrait beaucoup d'expertise et des équipes énormes" pour accroître la virulence du virus, a-t-il précisé. On espère qu'il ne se trompe pas.

BBC : http://news.bbc.co.uk/1/hi/health/3031488.stm

Des chercheurs sud-coréens implantent des cellules souche humaines dans des souris
Samedi, 05/07/2003 - 00:00

Des chercheurs sud-coréens ont annoncé avoir réussi à implanter des cellules souche humaines dans des organismes de souris.Maria BioTech, un institut de recherche de Séoul, a estimé que l'expérience, présentée comme une première mondiale, représentait un progrès vers le traitement de différentes maladies car elle permettrait de réaliser des études cliniques sur des souris plutôt que sur des hommes. Un des chercheurs, Kim Un-Yong, a expliqué que les souris étaient de simples souris "à l'exception de quelques gènes humains". Les cellules souches embryonnaires sont considérées comme une piste d'avenir de la médecine en raison de leur potentiel à produire tous types de cellules de l'organisme. Elles pourraient un jour être utilisées pour reconstituer des tissus attaqués notamment par le cancer, les maladies d'Alzheimer ou de Parkinson. L'institut a dit avoir réussi à produire onze petites souris transgéniques après avoir injecté des cellules souche embryonnaires humaines dans des embryons de souris et les avoir implantés dans des utérus de quatre souris.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/030623/202/39w5r.html

Vers une évaluation plus objective de la douleur
Samedi, 05/07/2003 - 00:00

En étudiant l'activité cérébrale de volontaires soumis à une stimulation thermique, des chercheurs américains ont montré que les variations, d'un individu à un autre, dans la perception de la douleur n'étaient pas subjectives. Alors que l'on chauffait une zone de peau de leur jambe droite et que l'on enregistrait par IRM (imagerie par résonance magnétique) les réactions de leur cerveau, 17 personnes ont été invitées à évaluer sur une échelle de 1 à 10 l'intensité de la douleur. La comparaison de cette évaluation et de l'examen cérébral a appris à Robert Coghill, du Centre Médical Baptiste de l'Université Wake Forest, et ses collègues que les parties du cerveau associées à la sensation de douleur étaient plus actives chez les volontaires qui avaient déclaré souffrir le plus. Plus précisément, les chercheurs ont mis en évidence une augmentation d'activité du cortex somatosensoriel primaire et du gyrus cingulaire antérieur, mais pas (ou peu) du thalamus qui aide à la transmission des signaux de douleur depuis la moelle épinière jusqu'aux régions cérébrales. Il se pourrait donc que la différence de perception de la douleur entre individus ne se situe pas sur le chemin vers le cerveau mais plutôt dans la façon dont ce dernier fait face aux stimuli. Quoiqu'il en soit la conclusion des auteurs est la suivante : médecins, quand il s'agit de douleur, faites confiance au jugement de vos patients !

HC 24/06/03 : http://www.chron.com/cs/CDA/ssistory.mpl/health/1964814

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