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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 225
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 10 Janvier 2003
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Egalement dans ce numéro
TIC
L'internaute européen est moins réticent à payer pour du contenu
Les robots deviennent indispensables
Une machine pour repérer les terroristes à la trace
Des "puces" partout pour révolutionner la vie quotidienne
Avenir
Vitesse de la gravité : Einstein avait raison
Espace
Après son dernier succès spatial la Chine prépare son premier vol habité
Une planète extra-solaire découverte grâce à une nouvelle technique
Hubble utilise un "zoom cosmique" pour observer les confins de l'univers
Terre
Climat: Animaux et plantes affectés par le réchauffement climatique
La calotte glaciaire de l'Antarctique a commencée sa fonte depuis plus de 10.000
Vivant
L'obésité explose aux Etats-Unis
Indispensables fruits et légumes
Première prothèse de disque à l'étage cervical de la colonne vertébrale
La cocaïne cible directement les « cellules du plaisir »
La consommation de poisson réduit le risque d'accident vasculaire cérébral
La nicotine aussi favorise le cancer!
Natalizumab : des résultats encourageants pour le traitement de la sclérose en plaque
L'obésité aussi mortelle que le tabagisme!
Notre horloge biologique commence à livrer ses secrets
Création d'une "usine vivante" pour fabriquer une hormone humaine
Anthropologie : DES orangs-outangs très cultivés !
Edito
L'obésité : Un fléau social majeur



L'obésité a fait un bond de 5,6 % en un an aux Etats-Unis, où au moins un cinquième de la population adulte est désormais obèse, une tendance dont l'effet dévastateur se matérialise déjà par une forte progression des cas de diabète. A ce jour, plus de 44 millions d'Américains adultes sont considérés comme obèses, soit une hausse de 74 % par rapport à l'état de santé du pays en 1991. En comptant les enfants, près de 60 millions d'Américains sont obèses (31,5 % de la population). Conséquence de cette augmentation de l'obésité : les cas de diabète ont en effet bondi de 61 % entre 1990 et 2001. Le diabète touchait seulement 4,9 % de la population en 1990, comparé à 7,9 % en 2001. Les dernières études américaines montrent que, par rapport aux personnes d'un poids normal, les personnes obèses sont sept fois plus à risque de diabète, six fois plus à risque d'hypertension, près de deux fois plus à risque de niveaux de cholestérol élevés, près de trois fois plus à risque d'asthme et plus de quatre fois plus à risque d'arthrite. Quant à la France, elle n'est malheureusement pas épargnée par cette augmentation irrésistible de l'obésité qui caractérise nos sociétés développées. L'obésité en France a été multipliée par cinq en vingt ans. Elle concerne aujourd'hui 10 % des adultes et surtout 16 % des enfants. Aujourd'hui, près de 40 % des Français sont concernés par un problème de poids. Alors que la France avait récemment le taux d'obésité le plus bas d'Europe, nous risquons, d'ici 20 ans, de rattraper les Etats-Unis et si cette progression se confirme, un Français sur cinq sera obèse en 2020, 50 % de la population et 25 % d'enfants souffriront d'une surcharge pondérale ! Une étude scientifique récente menée par des chercheurs néerlandais montre que l'obésité réduit l'espérance de vie tout autant que la cigarette. Selon cette étude, à 40 ans une femme obèse réduit son espérance de vie de sept ans par rapport à une femme de poids normal, et un homme obèse de près de six ans. En juin 2002, la Fédération mondiale du coeur estimait qu'un humain sur six est obèse. La surcharge pondérale, à l'origine de maladies cardio-vasculaires, serait même la cause directe d'un décès sur trois chaque année dans le monde. Selon l'organisation, une obésité sérieuse multiplie par 12 la mortalité chez les 25-35 ans et accroît les risques d'apparition du diabète et du cholestérol, principaux facteurs des maladies cardio-vasculaires et d'accidents vasculaires cérébraux. On attribue souvent, et à juste titre, cette augmentation continue de l'obésité à une alimentation trop riche et déséquilibrée. Mais il faut également souligner le rôle majeur joué par la diminution considérable de l'activité physique dans nos sociétés depuis un siècle. L'utilisation systématique de la voiture pour les déplacements, la consommation croissante de télévision et de jeux vidéos, chez les jeunes, pour ne citer que ces deux exemples, sont les signes d'une modification profonde de notre mode de vie. Face à cette évolution dramatique, dont le coût économique, social et humain risque de devenir bientôt exorbitant pour notre collectivité, nous devons prendre des mesures qui soient à la hauteur de ce défi de société. Il convient notamment de revaloriser la place de l'éducation physique à l'école mais aussi de favoriser la pratique du sport dans le cadre de l'entreprise et, d'une manière générale, à tous les âges de la vie. Parallèlement, il est indispensable de faire de la diététique une discipline scolaire à part entière et d'inculquer à nos enfants tout au long de leur scolarité les connaissances indispensables à l'acquisition de bonnes pratiques alimentaires pour toute la vie. Ce problème majeur de l'obésité nous démontre que nous ne pouvons pas tout attendre des progrès de la science et de la médecine et que nous sommes responsables de nos habitudes de vie et de nos comportements. Il nous appartient donc, en pleine connaissance de cause, et en tenant compte de notre profil génétique personnel, d'adopter des modes de vie plus sains qui peuvent nous apporter des bénéfices considérables en matière de santé et de bien-être.

René TRÉGOUËT

Sénateur du Rhône


TIC
Information et Communication
L'internaute européen est moins réticent à payer pour du contenu
Samedi, 11/01/2003 - 00:00

Une majorité d'internautes d'Europe de l'Ouest sont prêts à payer pour accéder au contenu d'un site internet ou le télécharger, selon une étude publiée lundi par l'institut de statistiques Jupiter Research. La réticence des internautes à débourser une somme pour télécharger de la musique ou consulter des articles en ligne est descendue à 41 pour cent l'an dernier, contre 47 pour cent en 2001. Les Européens de l'Ouest dépenseront 2,5 milliards d'euros d'ici 2007 pour du contenu numérique, toutes formes confondues, contre 337 millions d'euros en 2002. L'institut ajoute que 19% des internautes d'Europe occidentale se disent prêts à payer pour télécharger des chansons sur l'internet, contre 16% il y a un an et 13% d'entre eux y seraient favorables pour le téléchargement de contenu vidéo, contre 3% en 2001. Pour les jeux en ligne, les internautes pourraient dépenser en moyenne 100 à 150 euros chaque année pour les télécharger ou jouer à plusieurs. Au cours des deux dernières années, un certain nombre de fournisseurs d'accès à l'internet (FAI), dont l'allemand T-Online et le français Wanadoo, ont lancé des offres d'abonnement pour jouer en ligne, dans l'espoir de compenser la baisse de leurs revenus publicitaires sur le Net. Les éditeurs de magazines et de journaux, dont Times Newspapers, appartenant au groupe de presse de Rupert Murdoch News Corp et le Financial Times de Pearson, se sont aussi lancés sur le marché électronique, facturant à leur lecteurs l'accès à leur pages en ligne. Pendant ce temps, les grosses maisons de disques et les chaînes de disquaires continuent à se battre pour imposer un tarif aux consommateurs et les détourner des plates-formes gratuites d'échange de fichiers tels que Kazaa ou LimeWire. Même si les consommateurs sont plus nombreux à être prêts à payer pour accéder à du contenu en ligne les abonnements ne sont pas à la veille de détrôner la publicité en ligne en tant que plus importante source de revenus. L'étude a été conduite auprès de 10.000 internautes en Grande-Bretagne, Allemagne, France, Italie, Espagne et Suède.

Reuters : http://fr.news.yahoo.com/030106/85/2x8k0.html

Les robots deviennent indispensables
Samedi, 11/01/2003 - 00:00

Tous issus de l'Artificial Intelligence Laboratory du Massachusetts Institute of Technology (MIT), les fondateurs d'iRobot de Sommerville (Massachusetts) ont pour principal objectif de développer largement la robotique dans le cadre d'applications militaires et civiles. En Afghanistan, les militaires américains ont d'ores et déjà utilisé quatre PackBot conçus par iRobot afin d'explorer les grottes et les refuges divers des Talibans et de détecter des mines. De son côté, une équipe d'archéologues souhaitant sonder les conduits étroits d'une pyramide égyptienne à l'aide de caméras à fibres optique a fait appel au Pyramid Rover d'iRobot, ce qui a donné lieu à la réalisation d'un programme de télévision sur la chaîne de la National Geographic Society. Par ailleurs, iRobot s'intéresse également au secteur de la domotique pour lequel cette entreprise a déjà conçu Roomba Intelligent FloorVac. Cet aspirateur robotisé a connu un certain succès commercial durant la période des fêtes de fin d'année. En essayant ainsi d'implanter ses prototypes de robots dans différents secteurs, iRobot espère pouvoir franchir plus rapidement l'étape de leur commercialisation.

Chicago Tribune 28/12/02 :

http://www.chicagotribune.com/technology/chi-0212280253dec28,1,441189.story?coll...

Une machine pour repérer les terroristes à la trace
Samedi, 11/01/2003 - 00:00

NYT : http://www.nytimes.com/2003/01/05/weekinreview/05WADE.html

La DARPA (l'agence américaine de recherche sur les projets de défense) travaille actuellement sur une machine capable d'identifier un individu en fonction de son odeur. Cette machine, qui devrait s'inspirer des mécanismes de l'odorat incroyablement développés de certaines espèces de chiens, devrait être capable, d'ici 4 à 5 ans, de détecter la présence de quelques molécules spécifiques constituant l'empreinte olfactive de la personne recherchée. La DARPA souligne que le grand avantage de la détection olfactive, par rapport aux méthodes classiques identification, est que la signature olfactive d'un individu persiste dans le temps et peut être repérée plusieurs heures ou plusieurs jours après son passage. Mais, comme le souligne d'ailleurs la DARPA, l'extraordinaire sensibilité olfactive de certaines espèces animales est encore loin d'être comprise, c'est pourquoi l'agence de recherche va s'appliquer à élucider les liens complexes entre l'état de notre système immunitaire et la présence plus ou moins grande de certaines familles de bactéries à la surface de notre peau, bactéries dont l"action participe à la spécificité de notre empreinte olfactive.

Brève rédigée par @RT Flash

Des "puces" partout pour révolutionner la vie quotidienne
Samedi, 11/01/2003 - 00:00

L'arrivée prochaine d'appareils grand public équipés de microprocesseurs intégrés à la fois très puissants mais aussi très peu chers va être le moteur de l'innovation informatique de la décennie, selon un observateur de premier plan. Pour Paul Saffo, directeur de l'Institute for the Future, un institut californien spécialisé dans les scénarios du futur, cette évolution vers une omniprésence des "puces" dans la vie de tous les jours va avoir un effet comparable à l'impact de l'arrivée des ordinateurs personnels dans les années 1980 ou d'internet la décennie suivante. "Nous sommes au milieu d'un changement sur dix ans", a déclaré Paul Saffo lors d'un symposium international sur les semiconducteurs organisés à Pebble Beach, en Californie. "Tous les dix ans, une nouvelle technologie apparaît et oriente la demande". Les technologies de processeurs intégrés concernent aussi bien les capteurs comme ceux utilisés dans les systèmes de localisation par satellite ou dans les cameras vidéo, que les systèmes d'identification par onde radio (Radio frequency identification ou RFID).Les partisans des systèmes RFID, qui permettent de stocker, d'envoyer et de recevoir des données par ondes radio, sont persuadés qu'ils remplaceront un jour les codes-barres et révolutionneront les inventaires de marchandise dès que le coût de la technologie sera assez accessible. La société Gillette va en ce domaine faire une percée capitale: elle a annoncé lundi qu'elle allait entamer un essai à grande échelle d'une technologie RFID développée par le Massachusetts Institute of Technology (MIT). Ces "étiquettes radio", qui permettraient aux responsables d'être automatiquement alertés quand les stocks de rasoirs seront trop bas, seront fabriquées par Alien Technology, une société californienne. "Philip Morris veut en mettre une dans chaque cartouche de cigarettes. Le RFID va remplacer le code-barres", affirme Paul Saffo. Les industries des secteurs de la biologie et de la santé seront des secteurs de choix pour de telles technologies, prévoit-il. Des entreprises travaillent ainsi d'ores et déjà à des appareils de radiographie miniatures à destination des urgentistes. Des enregistreurs de fréquence cardiaque sont déjà à la disposition des sportifs, aussi bien chez eux qu'à l'extérieur. Paul Saffo pense que la révolution dans les technologies de l'information ne sera rien par rapport à celle qui se dessine dans les sciences de la vie. L'émergence de petits microprocesseurs intégrés devrait aussi permettre de valoriser les services à haute valeur ajoutée. Comme par exemple, les opérateurs téléphoniques qui dans la pratique donnent leurs combinés et réalisent l'essentiel de leur chiffre d'affaires avec les services qu'ils proposent. "Le prochain secteur industriel qui va y venir est l'automobile", affirme Paul Saffo. La berline Mercedes Class C intègre ainsi 153 microprocesseurs et offre en option un système de communication par satellite permettant au conducteur d'obtenir des cartes et des informations routières, de suivre la Bourse en temps réel et d'appeler les secours. "Ce n'est pas une voiture, c'est un ordinateur", explique Paul Saffo. Bientôt, prophétise-t-il, "les voitures seront bradées" parce que le constructeur pourra se rattraper sur les services payants.

Reuters : http://fr.news.yahoo.com/030108/85/2xbz3.html

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Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Vitesse de la gravité : Einstein avait raison
Samedi, 11/01/2003 - 00:00

Une équipe internationale de radio-astronomes a mesuré pour la première fois la vitesse de propagation de la gravité, confirmant confirmant ainsi une nouvelle fois la théorie de la relativité générale formulée par Albert Einstein en 1916. "Newton, dans sa théorie de la gravitation universelle, pensait que la force gravitationnelle était instantanée. Einstein, pour sa part, pensait qu'elle se déplaçait à la vitesse de la lumière mais jusqu'à aujourd'hui, personne ne l'avait mesurée", a souligné Serguei Kopeikin, professeur de physique et d'astronomie à l'Université du Missouri-Columbia. Dans sa théorie générale de la relativité (1916), Einstein avait postulé que la vitesse de la gravité était égale à la vitesse de la lumière, soit environ 300.000 km/seconde dans le vide. Le chercheur, qui dirigeait l'équipe d'astronomes, a présenté le 7 décembre le résultat de ses travaux lors de la réunion annuelle de la Société américaine d'astronomie qui se tenait à Seattle (Etat de Washington). Selon ces résultats, la vitesse de la gravité mesurée serait de 1,06 fois la vitesse de la lumière, avec une marge d'erreur de 20%. L'expérience a consisté à mesurer avec une très grande précision la distance angulaire séparant plusieurs quasars, des astres très lointains et d'une très grande luminosité. Pour effectuer cette mesure décisive les astronomes ont profité d'un alignement visuel exceptionnel le 8 septembre entre la planète Jupiter et l'un des quasars. L'hypothèse formulée par les chercheurs était que la gravité de Jupiter devait entraîner un infime déplacement de la position dans le ciel de ce quasar. Selon les chercheurs, l'ampleur de ce déplacement, qui se traduit par une légère déformation des ondes radio provenant du quasar, devait dépendre de la vitesse de propagation de la gravité. "Nous avons déterminé que la vitesse de propagation de la gravité est égale à la vitesse de la lumière, a précisé l'astronome Ed Folamont de l'Observatoire national de radio-astronomie (National Radio Astronomy Observatory, NRAO). Si elle est confirmée, cette découverte, conforme à l'hypothèse d'Einstein, infirmeraient définitivement les théories qui postulent que la gravité exerce sa force de manière instantanée ou infinie. La gravité est la force de gravitation exercée par un astre sur un corps. Dans notre système solaire, c'est la gravité du Soleil qui retient les planètes en orbite. Cette expérience constitue une nouvelle confirmation de la théorie de la relativité générale formulée par Einstein en 1916. D'autres conséquences de cette théorie-cadre de la macrophysique ont déjà été vérifiées sur le plan expérimental, comme par exemple la courbure de l'espace-temps sous l'effet d'une quantité d'énergie ou d'un masse. Mais, faute d'instruments d'observation suffisamment sensibles, personne jusqu'à présent n'avait pu s'attaquer à l'intuition d'Einstein concernant la vitesse de propagation de la gravité. Pour réaliser cette découverte, l'équipe d'astronomes a eu recours à la radio-interférométrie intercontinentale, qui combine plusieurs radiotélescopes sur une vaste distance. Très enthousiaste, Serguei Kopeikin a déclaré "Nous venons d'accomplir un nouveau pas décisif dans la compréhension de la gravitation, l'une des forces fondamentales qui gouverne l'univers, et des relations qu'entretient la gravitation avec les autres grandes interactions qui structurent la Nature".

Université du Missouri-Columbia :

http://web.missouri.edu/%7Enews/releases/gravitymeasuring.html

New Scientist :

http://www.newscientist.com/news/news.jsp?id=ns99993232

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Espace
Espace et Cosmologie
Après son dernier succès spatial la Chine prépare son premier vol habité
Samedi, 11/01/2003 - 00:00

Le vaisseau spatial chinois Shenzhou IV a atterri sans encombre dimanche en Mongolie intérieure, dans le nord de la Chine, une semaine après son lancement, a annoncé l'agence officielle chinoise Chine nouvelle. Il s'agissait du quatrième vaisseau spatial inhabité lancé dans l'espace par la Chine. Le vol du vaisseau Shenzhou IV est considéré comme la dernière étape avant l'envoi d'un homme dans l'espace par les Chinois. L'atterrissage sans encombre du vaisseau à la date prévue était en effet considéré comme un élément clé avant de passer à l'étape d'un vol habité. Le lancement de Shenzhou V est prévu pour la deuxième moitié de 2003", a déclaré Yuan Jie, le directeur de Bureau de navigation aérospatiale de Shanghai. Ce vol accomplira une "percée historique en réalisant un vol spatial habité chinois", a ajouté M. Yuan. La Chine deviendrait ainsi le troisième pays du monde, après l'Union soviétique et les Etats-Unis, à envoyer lui-même des hommes dans l'espace. D'autres pays ont également également envoyé des astronautes dans l'espace, mais en utilisant des fusées et des navettes spatiales américaines ou soviétiques. En novembre, Zhang Qingwei, le président de la Chinese Aerospace Science and Technology Corp, avait déclaré que 14 pilotes de l'armée de l'air chinoise avaient déjà reçu un entraînement dans le cadre du programme Shenzhou. Pour leurs préparatifs, les Chinois ont reçu une importante assistance de la part de la Russie, qui a signé l'an dernier un accord de coopération dans le domaine spatial pour cinq ans avec Pékin. Dans le cadre de cet accord, les Russes fournissent aux Chinois des technologies pour des vols habités dans l'espace et entraînent également des astronautes chinois sur leurs bases. Dès 1995, deux Chinois avaient été envoyés en Russie pour un entraînement dans le but de servir de formateurs aux 12 premiers cosmonautes chinois, des pilotes de l'armée de l'air ayant une formation scientifique de haut niveau, selon Nouvelles de Chine. Le Pentagone avait estimé en juillet que la Chine pourrait envoyer un homme dans l'espace à bord d'un vaisseau construit sur son sol dans un délai de 18 mois, soit avant la fin 2003. Washington avait ajouté que la Chine projetait de se doter de sa propre station spatiale ainsi que d'une navette spatiale réutilisable. Le programme spatial chinois a débuté en 1992 mais il a fallu attendre novembre 1999 pour le lancement du premier vaisseau Shenzhou, qui était retourné sur terre en Mongolie intérieure un jour après son départ. Shenzhou II avait décollé le 10 janvier 2001, mais le silence qui avait entouré son retour dans les médias officiels avait fait croire à nombre d'observateurs qu'il avait pu rater sa réentrée dans l'atmosphère. Enfin Shenzhou III a été lancé le 25 mars et son module de réentrée s'est posé sans encombre en Mongolie intérieure une semaine plus tard. En début de semaine, le président chinois Jiang Zemin a encouragé la poursuite du programme spatial, qualifiant le dernier lancement de "grande victoire". Il a ainsi invité les responsables du programme à "redoubler d'efforts et travailler dans un esprit pionnier pour contribuer d'avantage au développement pacifique de l'espace," selon l'agence Chine Nouvelle. Les déclarations de Jiang réflètent l'importance accordée par le gouvernement au programme spatial, au même titre que les Etats-Unis avec Apollo dans les années 60.

AP : http://tech.tbo.com/tech/MGAGP8ZWBAD.html

Une planète extra-solaire découverte grâce à une nouvelle technique
Samedi, 11/01/2003 - 00:00

Utilisant une nouvelle technique pour découvrir des planètes hors du système solaire, une équipe d'astronomes aux Etats-Unis a identifié une nouvelle "exoplanète" située à 5.000 années- lumière sur laquelle règne une chaleur brûlante. L'équipe du Centre d'astrophysique du Harvard-Smithsonian a identifié le corps céleste en détectant grâce à des télescopes la très faible atténuation de lumière provoquée par le passage de la planète devant une étoile. Cette technique sophistiquée revient à apercevoir l'ombre d'un moustique volant devant une lampe torche à 320 mètres de distance. Une centaine de planètes extra-solaires ont déjà été découvertes en mesurant les oscillations d'une étoile provoquées par la gravité d'une planète proche. Mais c'est la première fois qu'une exoplanète est découverte en utilisant la technique dite de recherche du transit, qui observe directement la faible altération de lumière. "Nous avons trouvé un meilleur moyen de détecter de nouveaux mondes dans notre galaxie qui ouvre la voie à de futures découvertes de planètes", souligne Dimitar Sasselov, le chef de l'équipe. La nouvelle planète, légèrement plus petite que Jupiter, a été découverte dans l'orbite d'une étoile située plus près du centre de notre galaxie, la Voie lactée, que le soleil. La planète est très proche de son étoile, dont elle fait le tour en seulement 29 heures. Cette orbite rapide a permis aux chercheurs de vérifier plusieurs fois la présence de la planète, souligne M. Sasselov. Du fait de sa proximité avec l'étoile, l'exoplanète est dotée d'une atmosphère inhospitalière, suffisamment brûlante pour vaporiser la plupart des métaux. "C'est la planète la plus chaude que nous connaissions", souligne M. Sasselov. "Elle est assez brûlante pour avoir des pluies de gouttes de fer en fusion." La découverte prouve que la technique du transit peut être utilisée pour découvrir des planètes extra-solaires. La NASA prévoit de lancer un programme, baptisé Kepler, qui utilisera un observatoire en orbite et la technique du transit pour rechercher de nouveaux mondes. La découverte "est un pas important qui devait être fait pour ce programme", souligne M. Sasselov, qui est membre de l'équipe du programme Kepler. Le but à long terme est de chercher des planètes de la taille de la Terre qui sont à peu près à la même distance de leur étoile que la Planète bleue du soleil, soit environ 150 millions de kilomètres. Du fait de leur situation, elles sont en effet considérées comme celles qui sont les plus susceptibles de contenir de l'eau, de présenter des températures modérées et ainsi d'abriter une forme de vie.

Centre d'Astrophysique Harvard-Smithsonian :

http://cfa-www.harvard.edu/press/pr0301.html

Hubble utilise un "zoom cosmique" pour observer les confins de l'univers
Samedi, 11/01/2003 - 00:00

Le télescope spatial Hubble s'est servi d'un amas de galaxies situé à plus de 2,2 milliards d'années-lumière comme d'un "zoom naturel" amplifiant la lumière émise par des galaxies extrêmement lointaines, ouvrant une nouvelle fenêtre sans précédent sur le cosmos, a annoncé mardi la Nasa. L'un des équipements du télescope, installé à bord lors de la dernière visite d'une navette spatiale rendue à l'observatoire orbital en 2002, a permis de regarder à travers Abell 1689, l'un des plus massifs amas de galaxies connus, pendant une durée de 13 heures, ont expliqué les auteurs de la découverte. La gravité de l'amas composé de milliards d'étoiles a agi comme un zoom, jouant le rôle d'un miroir naturel d'un diamètre de deux millions d'années-lumière, selon les astronomes. Cette "optique gravitationnelle" a amplifié la lumière produite par des galaxies situées derrière elle, bien plus loin dans l'univers, ont précisé les chercheurs, lors de la réunion annuelle de la Société américaine d'astronomie qui se tient cette semaine à Seattle (Etat de Washington, nord-ouest). La précision de l'équipement, appelé Advanced Camera for Surveys (ACS), combinée au zoom naturel constitué par l'amas de galaxies, a permis de révéler des galaxies qui n'auraient pas pu être détectées par Hubble sans ce phénomène optique naturel. Les astronomes, tout en soulignant qu'une analyse approfondie des données doit encore être effectuée, estiment que certains objets célestes captés par Hubble pourraient être situés à plus de 13 milliards d'années-lumière de la Terre, une première dans l'observation du cosmos. Les images produites par Hubble, qui représentent des centaines de galaxies situées à plusieurs milliards d'années-lumière, sont brouillées par la distorsion gravitationnelle de la lumière, un phénomène qui avait déjà été étudié par les astronomes mais n'avait jamais été capté dans de tels détails, selon les chercheurs. Une analyse des images devrait faire avancer la connaissance sur la "matière noire", cette masse de matière invisible qui serait la source de l'essentiel de la gravité de l'Univers, en raison de son extrême abondance, comparée à la matière dite "normale" qui forme les planètes et étoiles. Les astronomes vont également tenter de retracer l'histoire de la formation de l'Univers au cours des 13 milliards d'années écoulées, grâce à ces données. Selon la Nasa et les astronomes de l'Institut du télescope spatial Hubble à Baltimore (Maryland, est), les nouvelles images constituent la démonstration des théories de la relativité d'Albert Einstein, dans lesquelles il postulait la déformation de l'Univers sous l'effet de la gravité, provoquant une distorsion de la lumière. A l'époque où Einstein formulait ses théories, au début du 20e siècle, les astronomes ignoraient l'existence d'étoiles et de galaxies au-delà de notre Voie lactée, ont rappelé les chercheurs mardi. Pour ces derniers, les amas de galaxies sont suffisamment massifs pour provoquer une déformation de l'espace et une distorsion de la lumière de façon à les rendre visibles de la Terre. NASA : http://hubble.nasa.gov/

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Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
Climat: Animaux et plantes affectés par le réchauffement climatique
Samedi, 11/01/2003 - 00:00

Deux enquêtes publiées dans la revue scientifique internationale "Nature" suggèrent que le réchauffement climatique dû à l'activité humaine, bien que récent, a déjà un impact sur la faune et la flore, modifiant leur comportement et leur implantation, et pourrait aboutir à l'extinction de certaines espèces. Selon une étude des Nations unies, l'effet de serre provoqué par l'émission de gaz issus de l'industrie pourrait faire augmenter les températures d'une moyenne de 1,4 à 5,8 degrés Celsius d'ici à 2100. Alastair Fitter, professeur de biologie à l'Université de York qui a étudié la tendance à une floraison précoce des fleurs en Grande-Bretagne, affirme que le réchauffement climatique pousse plusieurs centaines d'espèces vers le nord et souligne que, bien que la température moyenne n'ait grimpé que d'environ un degré en un siècle, les plantes et animaux sont déjà affectés. "Ces études démontrent que le monde naturel réagit déjà fortement au changement climatique, alors qu'il ne fait que commencer", déclare-t-il, ajoutant que certaines espèces pourraient disparaître, du fait de la réduction de leur territoire ou de l'arrivée d'espèces concurrentes. "Les animaux pondent leurs oeufs de plus en plus précocement, les fleurs éclosent prématurément et les mammifères arrêtent leur hibernation plus tôt", observe Terry Root de l'université Stanford, l'un des auteurs de l'étude.Ces phénomènes "gagnent" 5,1 jours en moyenne par décennie pour les espèces des zones tempérées, conclut l'étude. "Manifestement si de tels changements ont pu intervenir alors que la Terre ne s'est réchauffée que d'un degré (fahrenheit, O,5 degré celsius, ndlr) depuis un siècle, on peut prévoir des conséquences considérables pour les espèces et les écosystèmes d'ici 2100 lorsque les températures pourraient augmenter jusqu'à 11 degrés" (fahrenheit, 6 degrés celsius, ndlr), observe Mme Root. Les deux équipes scientifiques distinctes déduisent du recoupement d'études réalisées principalement en Grande-Bretagne et en Europe du Nord que le réchauffement climatique a effectivement marqué des centaines d'espèces allant des insectes aux oiseaux, en passant par des mammifères. Ces conclusions, soulignent d'autres chercheurs, vont dans le sens d'autres enquêtes montrant, avec le recul des glaciers ou le réchauffement des océans, que le réchauffement climatique a un impact sur la Terre. Mike Novacek, responsable scientifique à l'American Museum of Natural History de New York, estime que de nouvelles recherches effectuées à plus grande échelle donneraient sans doute les mêmes résultats. "Les climatologues ont montré que le réchauffement climatique était une réalité. Ce que nous avons trouvé, c'est que cela a un grand impact", explique Camille Parmesan, biologiste à l'Université du Texas d'Austin, qui a étudié avec un collègue des études portant sur 1.700 espèces et souvent plusieurs décennies, avant de publier ses conclusions dans "Nature". Les changements de comportement ou d'implantation constatés chez la moitié des espèces sont manifestement imputables au réchauffement climatique, selon elle. Elle note par exemple en analysant 172 espèces de plantes, oiseaux, papillons et amphibiens que les événements printaniers, comme la ponte des oeufs ou l'éclosion des fleurs, avancent de 2,3 jours en moyenne tous les dix ans. En outre, 99 espèces d'oiseaux, de papillons et de plantes alpines d'Amérique du Nord et d'Europe se sont déplacées vers le Nord d'une moyenne de 6km tous les dix ans. Plus frappant encore, l'exemple du cuivré fuligineux (Heodes Tityrus): encore observable près de Barcelone il y a quelques décennies, ce papillon s'est récemment déplacé d'une centaine de kilomètres vers le nord, et son territoire, qui s'arrêtait en Autriche, a atteint l'Estonie, où on ne l'avait jamais vu avant ces cinq dernières années. D'après l'analyse des chercheurs de la Stanford University sur plus de 1.400 plantes et espèces animales, environ 80% des espèces ont subi un changement de territoire ou de comportement probablement lié au réchauffement climatique mondial. L'arrivée précoce du printemps a notamment avancé de quelque cinq jours par décennie la ponte, la fin de l'hibernation ou l'éclosion des fleurs des espèces vivant dans les zones tempérées. Et si rien n'est fait pour lutter contre l'effet de serre, d'autres modifications d'envergure sont à prévoir.

Nature : http://www.nature.com/nature/climate

La calotte glaciaire de l'Antarctique a commencée sa fonte depuis plus de 10.000
Samedi, 11/01/2003 - 00:00

Un des glaciers de l'ouest de l'Antarctique, en fonte régulière depuis 10.000 ans, pourrait disparaître entièrement d'ici 7.000 ans, ce qui ferait probablement monter le niveau des mers de 4,8m, selon une nouvelle étude américaine publiée dans la revue "Science". Les chercheurs, qui s'appuient sur des mesures géologiques, ont découvert que la fonte des plates-formes de l'ouest de l'Antarctique a débuté il y a environ 10.000 ans. "La fonte est graduelle et continue", déclare John Stone, auteur de l'étude et professeur de géologie à l'Université de l'Etat de Washington, à Seattle. Pour réaliser cette étude, le Pr. Stone et plusieurs autres chercheurs ont mesuré les isotopes chimiques des roches situées sur le flanc des Monts de la Terre Marie Byrd dans l'ouest de l'Antarctique. A l'apogée de la dernière ère glaciaire, ces montagnes étaient couvertes de glace. Lors de la fonte des glaciers, les montagnes et les roches ont été à découvert, recevant les rayons cosmiques venus de l'espace. Ce phénomène a altéré la chimie isotopique des roches, permettant aux chercheurs de déterminer quand elles sont sorties de la glace, et à quelle vitesse celle-ci a fondu. "Nous ne voyons aucune preuve de l'arrêt de la fonte à un moment donné", précise Pr. Stone. "Le schéma que nous voyons est très stable et continu. (...) Nous avons eu 10.000 ans de climat semblable à celui d'aujourd'hui et la couche de glace s'est rétrécie continuellement pendant ce temps." Selon le Pr. Stone, le taux de fonte des glaciers était d'environ cinq centimètres par an au cours des milliers d'années passées. Si ce glacier de l'Antarctique fond entièrement, le niveau global des mers pourrait s'élever de près de 4,8m, suffisamment pour recouvrir certaines îles et zones côtières. "Nos mesures suggèrent une fonte à un rythme régulier mais nous ne pouvons exclure des phénomènes courts et rapides", dit-il. Selon ce chercheur, cette étude ne prouve pas que la fonte des glaciers est due au réchauffement de la planète. Au contraire, les chercheurs ont mesuré ce qui semble constituer un cycle naturel de gel et de fonte des glaces, sur une période de plusieurs millions d'années. Pour les scientifiques, l'étude est toutefois importante car elle établit une tendance de base de la fonte naturelle des glaciers, permettant ensuite de mesurer toute fonte due à l'activité humaine. Tout changement dû à l'homme "viendra s'ajouter à cette tendance", voire l'accélérer, note ainsi l'océanographe Robert Ackert. L'Arctique est également affectée par la fonte des glaciers, qui serait en partie due au facteur humain, notamment aux émissions de gaz à effets de serre et au réchauffement subséquent de la planète, selon une étude publiée début décembre par des scientifiques américains. Le Groënland a ainsi connu son climat le plus chaud depuis les années 1930, provoquant cette année la fonte de sa plus grande masse de glace en 24 ans, tandis la zone de fonte s'est agrandie de 16% depuis 1976.

Science :

http://www.sciencemag.org/cgi/content/abstract/299/5603/99?etoc

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
L'obésité explose aux Etats-Unis
Samedi, 11/01/2003 - 00:00

L'obésité a fait un bond de 5,6% en un an aux Etats-Unis, où au moins un cinquième de la population adulte est désormais obèse, une tendance dont l'effet dévastateur se matérialise déjà par une forte progression des cas de diabète. "Ces hausses sont dérangeantes et sont probablement même sous-estimées", a commenté Julie Gerberding, la directrice des Centres de contrôle des maladies (CDC), à la publication par cet organisme public de son étude annuelle sur les facteurs de risque pour la santé des Américains. "Si nous continuons à ce rythme, l'effet sera dévastateur tant pour la santé du pays que pour notre système de soins", a mis en garde Mme Gerberding. A ce jour, plus de 44 millions d'Américains adultes sont considérés comme obèses, soit une hausse de 74% par rapport à l'état de santé du pays en 1991. En comptant les enfants, près de 60 millions d'Américains sont obèses (31,5% de la population), selon une autre étude des CDC menée en 1999 et 2000 et publiée en octobre dernier. "Plus important, nous voyons nombre de conséquences graves sur la santé résulter de l'obésité et du surpoids", a ajouté Mme Gerberding, dont les CDC, basés à Atlanta (Géorgie), sont chargés de la surveillance des maladies et de la définition des politiques américaines de santé. Les cas de diabète ont en effet bondi de 61% entre 1990 et 2001. Le diabète touchait seulement 4,9% de la population en 1990, comparé à 7,9% en 2001. Les résultats de l'étude montrent que, par rapport aux personnes d'un poids normal, les personnes obèses sont sept fois plus à risque de diabète, six fois plus à risque d'hypertension, près de deux fois plus à risque de niveaux de cholesterol élevés, près de trois fois plus à risque d'asthme et plus de quatre fois plus à risque d'arthrite. L'étude montre que l'obésité chez les adultes est passée de 19,8% en 2000 à 20,9% en 2001 (soit une hausse de 5,6%). Et les cas de diabète diagnostiqués chez les adultes sont passés de 7,3% à 7,9% durant la même période (+8,2%). La progression a touché, à des degrés divers, toutes les tranches de la population adulte, quel que soit le sexe, l'âge, l'origine ethnique ou le niveau d'éducation. C'est l'Etat du Mississippi (sud) qui compte le taux d'obèses le plus élevé (25,9%) et le Colorado (ouest) le taux le plus faible (14,4%). L'Alabama (sud) arrive en tête des cas de diabète (10,5%) et le Minnesota en compte le moins (5%). Les Afro-américains sont les plus touchés par l'obésité (31,1%) et le diabète (11,2%). Le faible niveau d'éducation est également noté par les auteurs de l'étude, les personnes ayant quitté l'école avant leur majorité comptant 27,4% d'obèses et 13% de diabétiques. L'étude a été menée par téléphone auprès de 195.005 personnes de plus de 18 ans habitant aux Etats-Unis. Elle est publiée par la revue Journal of the American Medical Association (JAMA). Les auteurs soulignent que les cas d'obésité et de diabète aux Etats-Unis sont certainement supérieurs à ces statistiques en raison de la méthode utilisée pour l'étude, qui exclut les personnes ne possèdant pas le téléphone (les plus pauvres) et qui est basée sur les déclarations des participants concernant leur poids et taille. Les cas non diagnostiqués de diabète n'entrent pas dans les statistiques. On parle généralement d'obésité quand l'indice de masse corporelle (IMC) dépasse le seuil de 30, et de surpoids quand il dépasse 25. Le poids dit "souhaitable" est compris entre 18,5 et 24,9. L'IMC est égal au rapport du poids d'une personne, exprimé en kilogrammes, sur le carré de sa taille exprimée en mètres.

JAMA : http://jama.ama-assn.org/

Indispensables fruits et légumes
Samedi, 11/01/2003 - 00:00

Cancer, maladies cardio-vasculaires, diabète, obésité, les fruits et les légumes sont indispensables à notre santé. Tout du moins lorsqu'ils sont mangés en quantité suffisante. Les spécialistes recommandent de consommer au moins cinq fruits et légumes par jour. Un objectif facile à atteindre puisqu'il est possible de les consommer frais, en conserve ou surgelés. Une réserve toutefois, la peau des fruits tout comme celle des légumes frais est particulièrement riche en vitamines, minéraux et polyphénols. L'épluchage élimine donc une grande partie des micronutriments. De plus, certains minéraux comme le potassium sont très sensibles à la cuisson. Pour conserver cette richesse en micronutriments, l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (INPES) donne en cette fin d'année quelques conseils de préparation et de dégustation. Il conseille notamment d'utiliser un couteau économe pour obtenir de fines épluchures et de consommer le plus souvent possible les légumes et les fruits avec la peau, après les avoir rincés rapidement à l'eau, notamment les tomates, les radis, les pommes, poires, raisins, etc. De gratter simplement les légumes tels que les carottes, céleris ou navets plutôt que de les éplucher. D'éviter de laisser tremper les légumes dans leur eau de lavage et préférer un simple passage rapide sous l'eau courante. Privilégier les cuissons à l'étouffée ou à la vapeur. L'alimentation est particulièrement importante chez les enfants et les (pré)adolescents. Les apports nutritionnels des fruits et légumes sont indispensables pour la croissance, le développement et la puberté des plus jeunes. Mais les enfants préfèrent souvent consommer des aliments tels que les boissons sucrées ou les snacks salés qui ont une forte densité énergétique, c'est-à-dire qu'ils apportent beaucoup de calories, de sucres et de graisses. C'est pourquoi, rappelle l'INPES, il est important de commencer très tôt leur éducation nutritionnelle. Toutes les astuces sont bonnes pour intégrer les fruits et légumes au cours de la journée: un jus de fruit frais au réveil, un fruit pour le goûter, un gratin ou une quiche aux légumes...

AP : http://fr.news.yahoo.com/021231/5/2wug1.html

Première prothèse de disque à l'étage cervical de la colonne vertébrale
Samedi, 11/01/2003 - 00:00

La première pose au monde d'une prothèse de disque à l'étage cervical de la colonne vertébrale a été réalisée par la clinique St Elisabeth à Straubing, au sud de l'Allemagne, rapporte medizindirekt, qui se présente comme "l'agence de presse du monde médical". Cette intervention permet de rétablir une colonne vertébrale qu'une défaillance du disque intervertébral a rendue instable tout en maintenant sa mobilité, souligne l'agence allemande. Jusqu'ici, les opérations à l'étage cervical consistaient à retirer le disque défaillant et à le remplacer par des os ou des implants, ce qui ôtait à la colonne vertébrale sa mobilité, selon medizindirekt. Seules quelques cliniques spécialisées en Allemagne ont procédé jusqu'à présent à la pose de prothèse de disque, et toujours exclusivement au niveau de la colonne vertébrale lombaire, où le risque neurologique est moindre comparé à la partie cervicale. La pose de prothèse de disque au niveau de la cervicale fait l'objet en France d'un essai dans plusieurs centres, afin de vérifier son innocuité, dont la preuve n'a toujours pas été établie, notamment au vu des risques liés à la mobilité des vertèbres cervicales et surtout à la proximité de la moelle épinière, selon les spécialistes français.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/021231/202/2wuxt.html

La cocaïne cible directement les « cellules du plaisir »
Samedi, 11/01/2003 - 00:00

Ceci explique-t-il cela ? Une étude américaine vient en effet de montrer que la cocaïne s'attaque directement aux cellules du cerveau qui produisent la dopamine, le fameux «messager du plaisir». Mais bien des zones d'ombre subsistent. Le Dr Karley Little et son équipe, de l'Université du Michigan, ont prélevé par biopsie des cellules cérébrales chez 35 consommateurs réguliers de cocaïne. Ils ont ainsi mesuré plusieurs indicateurs, dont la production cellulaire de dopamine. Ils ont ensuite comparé leurs résultats avec des échantillons provenant de 35 sujets non toxicomanes, utilisés comme contrôles. « Pour la première fois, nous montrons que la cocaïne cible directement les centres cérébraux du plaisir » explique le Dr Karley Little. « Sans compter que ce travail peut constituer une aide intéressante pour mieux comprendre le processus d'addiction à la cocaïne mais aussi la dépression ». Le métabolisme de la dopamine et de la sérotonine, un autre médiateur cérébral, est en effet perturbé en cas de troubles dépressifs. Quelques inconnues subsistent. Il reste notamment aux auteurs à déterminer si les cellules cibles en question sont simplement « endormies ou vraiment endommagées. Et si cet effet est réversible ou non. »

Destination Santé : http://www.destinationsante.com/home.cfm

La consommation de poisson réduit le risque d'accident vasculaire cérébral
Samedi, 11/01/2003 - 00:00

Les hommes qui consomment du poisson au moins une fois par mois ont un risque réduit d'accident vasculaire cérébral (AVC) ischémique comparés à ceux qui en mangent mois souvent, selon une étude parue dans le Journal of American Medical Association (JAMA). Les effets des acides gras polyinsaturés en omega-3 ou de la consommation de poisson ne sont pas complètement établis sur le risque d'accident vasculaire cérébral, expliquent les auteurs de cette publication. L'étude présentée par le Dr Ka He et ses confrères de l'école de santé publique de Harvard fait partie de la 'Health Professional Follow-up Study', une vaste enquête menée auprès de plus de 43000 professionnels de santé avec 12 années de suivi. Des informations nutritionnelles étaient régulièrement recueillies auprès des participants. D'après les auteurs de cette étude, une consommation de poisson même faible (une à trois fois par mois) est associée, chez les hommes, à une réduction significative (environ 43 %) du risque d'AVC ischémique par rapport aux hommes qui en mangent moins d'une fois par mois. Les bénéfices ne sont pas plus importants pour les consommations plus élevées. Le risque d'AVC hémorragique n'a pas semblé influencé par la consommation de poisson, ajoutent les auteurs.

JAMA : http://jama.ama-assn.org/

La nicotine aussi favorise le cancer!
Samedi, 11/01/2003 - 00:00

CBS : http://www.cbc.ca/stories/2003/01/03/Consumers/nicotine_cancer030103

On savait déjà que la cigarette contenait de nombreuses substances cancérigènes, dont les fameux goudrons. Mais voici qu'une nouvelle étude américaine, dirigée par Phillip Dennis, montre que la nicotine, sans être directement cancérigène, exerce un "effet facilitateur" dans l'apparition du cancer. Il semble en effet que la nicotine active un enzyme baptisé Akt qui inhibe le mécanisme naturel de "suicide cellulaire", ou apostose, dont le rôle est essentiel pour empêcher la prolifération des cellules cancéreuses. Cette étude souligne toutefois que la prise de nicotine de substitution pendant la phase d'arrêt du tabac est beaucoup moins nocive que la poursuite de la cigarette. Brève rédigée par @RT Flash

Natalizumab : des résultats encourageants pour le traitement de la sclérose en plaque
Samedi, 11/01/2003 - 00:00

Le natalizumab est une nouvelle molécule qui a donné de bons résultats dans des modèles expérimentaux de sclérose en plaques. Un essai mené chez des patients semble confirmer son activité, avec une réduction du nombre de nouvelles lésions et poussées.Des réactions auto-immunes qui font appel aux monocytes et lymphocytes sont directement impliquées dans la formation des lésions inflammatoires caractéristiques de la sclérose en plaques. Le natalizumab est un antagoniste de l'intégrine alpha-4, une glycoprotéine de surface retrouvée sur les monocytes et lymphocytes activés. Dans cet essai randomisé avec contrôle placebo, les chercheurs ont testé plusieurs doses de natalizumab chez des patients atteints de sclérose en plaques. Durant les six mois de traitement, le nombre moyen de nouvelles lésions était plus faible dans les groupes natalizumab (0,7 et 1,1 selon le dosage) que dans le groupe placebo (9,6). Les poussées étaient également moins nombreuses chez les patients qui avaient reçu le natalizumab (P=0,02).

NEJM : http://content.nejm.org/cgi/content/short/348/1/15

L'obésité aussi mortelle que le tabagisme!
Samedi, 11/01/2003 - 00:00

Une étude scientifique menée par des chercheurs néerlandais montre que l'obésité réduit l'espérance de vie tout autant que la cigarette. Les chercheurs ont examiné les dossiers médicaux de près de 3500 adultes du Massachusetts, qui étaient conservés depuis les années 1950. Ils ont constaté que les femmes qui souffraient d'obésité à 40 ans mouraient sept ans plus tôt que les femmes de poids normal, et les hommes, près de six ans plus tôt. Les pires résultats se retrouvent cependant chez les personnes obèses qui fument: celles-ci meurent en moyenne 13 ans plus tôt que les obèses non-fumeurs. Ces données sont publiées au moment où les recherches les plus récentes montrent que près du tiers de la population adulte américaine souffre d'obésité. Les résultats de la recherche viennent d'être publiés par le Collège américain des médecins. En juin 2002, la Fédération mondiale du coeur estimait qu'un humain sur six est obèse. La surcharge pondérale, à l'origine de maladies cardio-vasculaires, serait même la cause directe d'un décès sur trois chaque année dans le monde. Selon l'organisation, une obésité sérieuse multiplie par 12 la mortalité chez les 25-35 ans et accroît les risques d'apparition du diabète et du cholestérol, principaux facteurs des maladies cardio-vasculaires et d'accidents vasculaires cérébraux.

Radio Canada : http://://radio-canada.ca/nouvelles/Index/nouvelles/200301/06/014-obesite-mortal...

Notre horloge biologique commence à livrer ses secrets
Samedi, 11/01/2003 - 00:00

L'horloge biologique, qui permet à l'organisme d'être réglé sur un cycle de 24 heures, a pour base une protéine à deux faces, selon les travaux des chercheurs à l'Université de Purdue (USA). James et Dorothy Morré ont découvert l'existence d'une protéine qui rythme les périodes d'activités et de repos des cellules. Ils publient leurs travaux dans la revue Biochemistry. Les deux chercheurs, qui travaillent sur ce sujet depuis près de quarante ans, ont d'abord observé que les cellules croissent sur un rythme périodique: 12 jours de croissance, 12 jours de repos. James Morré a alors cherché la protéine qui pouvait en être responsable. Il a finalement découvert une protéine cylindrique qui régulait ce cycle grâce à ses ''deux visages'': un côté commande la croissance, l'autre le repos. Grâce à cette volte-face de la protéine, les cellules vivent sur un cycle de 24 minutes. Ces observations ont été confirmées en isolant le gène codant pour cette protéine afin de la cloner. Les chercheurs ont ainsi pu modifier son rythme et vérifier qu'elle jouait bien un rôle d'horloge. Beaucoup de problèmes de santé pourraient être traités en agissant sur le mécanisme biologique de l'horloge humaine. Biochemistry : http://jb.bcasj.or.jp/

Création d'une "usine vivante" pour fabriquer une hormone humaine
Samedi, 11/01/2003 - 00:00

Les chercheurs du centre de génétique moléculaire du CNRS et la société pharmaceutique Aventis viennent de réussir, à partir d'une seule cellule, à remplacer l'ensemble du processus industriel menant à la fabrication de l'hydrocortisone, une des principales hormones stéroïdiennes présente chez l'homme. Les résultats de ces travaux - qui ont débuté en 1992 - sont publiés en détail dans la revue Nature Biotechnology à paraître en février. L'équipe du chercheur Denis Pompon s'est servie d'un organisme uni-cellulaire microscopique, la levure de boulanger, pour réaliser ce que le CNRS qualifie de "tour de force" : la mise au point de la plus grande et la plus complexe usine génétique jamais tentée. Grâce à ces travaux, une seule cellule est désormais capable de remplacer l'ensemble du processus industriel menant à la fabrication de l'hydrocortisone. Cette hormone, d'un intérêt pharmaceutique majeur, est aujourd'hui produite à grande échelle, à raison de plusieurs dizaines de tonnes par an, pour ses propriétés anti-inflammatoires. Mais le procédé actuellement utilisé implique neuf étapes et est de ce fait, coûteux et long. La nouvelle méthode a certes impliqué la manipulation d'une quinzaine de gènes d'origine humaine, animale et végétale, mais elle n'aura pas ces inconvénients, affirment les chercheurs. La mise au point de cette "usine vivante" plus simple et meilleur marché présente des intérêts industriels, commerciaux et environnementaux indiscutables, souligne le CNRS. "Les levures recombinées sont mises en présence de leur nourriture, du sucre ou de l'alcool et il suffit de laisser l'ensemble des étapes de la synthèse s'effectuer pour récupérer à la fin le médicament, secrété sans risques de pollution, sans création de déchets secondaires avec, au final, l'obtention d'un médicament de haute pureté", expliquent les chercheurs. Selon eux, ces travaux "ouvrent la voie à une nouvelle chimie, une chimie verte, plus respectueuse de l'environnement. D'autres stéroïdes pourraient désormais être produits selon une méthode similaire et aussi d'autres types de médicaments dont la synthèse était jusqu'alors trop complexe".

AFP : http://fr.news.yahoo.com/030108/202/2xbkb.html

Anthropologie : DES orangs-outangs très cultivés !
Samedi, 11/01/2003 - 00:00

Une feuille d'arbre pour serviette ou un sifflement pour dire bonsoir, et les orangs-outangs prouvent leur capacité à inventer de nouveaux comportements et à les transmettre aux générations suivantes, donnant un coup de vieux à la notion de culture chez les ancêtres de l'homme. Cette découverte, rapportée dans le magazine "Science", suggère que les premiers primates ont inventé de nouveaux comportements, comme d'employer des outils, il y a peut-être 14 millions d'années, et non six comme on le pensait jusqu'ici. "Si les orangs-outangs sont cultivés, cela nous montre que la capacité à développer une culture est très ancienne", explique Birute Galdikas, co-auteure de l'étude. Au cours de l'évolution, "les orangs-outangs se sont séparés de nos ancêtres et des singes africains il y a des millions d'années", souligne-t-elle, or cette nouvelle étude suggère "qu'ils pourraient avoir eu une culture avant la séparation". Birute Galdikas, chercheuse à l'Orangutan Foundation International, a analysé avec huit autres spécialistes internationaux des primates des années d'observations réalisées sur l'orang-outang timide du sud-est asiatique avant de conclure que l'animal possédait la capacité d'adopter et de transmettre des comportement acquis. Les recherches ont été effectuées sur six groupes très distincts d'orangs-outangs de Bornéo et de Sumatra, qui ont chacun développé des comportements différents. Par exemple, à Bornéo comme à Sumatra, les orangs-outangs envoient un baiser sifflant en aspirant de l'air entre leurs lèvres resserrées, mais seul le groupe de Bornéo a découvert qu'il pouvait modifier le son obtenu en plaçant ses mains en coupe devant la bouche. Les sons semblent utilisés pour la communication sociale. Un seul des six groupes a de son côté inventé un rituel apparemment lié au coucher, qui consiste à produire un sifflement en soufflant de l'air entre les lèvres pressées. A Sumatra, un groupe se sert de feuilles pour manipuler des fruits piquants, à Bornéo on s'essuie le visage avec des feuilles de parents en enfants. Et un seul groupe sait utiliser des branches pour extraire des insectes des trous dans les troncs d'arbres ou pour ôter les graines des fruits. Ces outils sont communs chez les chimpanzés, mais l'orang-outang de Sumatra y ajoute sa touche, en saisissant la brindille non avec les mains mais avec les dents. Les chercheurs ont ainsi repéré 24 comportements habituels en usage chez au moins l'un des groupes dans lequel ils sont transmis de génération en génération. D'autres comportements, comme la confection de coussins avec des brindilles, ont été rarement constatés ou mis en oeuvre par un unique individu. "Le développement de cette culture est le signe d'un niveau cognitif très élevé", souligne Birute Galdikas, qui étudie les animaux sauvages depuis 30 ans. "Les orangs-outangs sont aussi intelligents que les chimpanzés ou les gorilles mais ils ont une sorte différente de mentalité et de personnalité", plus "méditative", explique-t-elle. "Ils sont très, très rusés". L'orang-outang ne se trouve plus aujourd'hui que dans le sud-est asiatique. Ses ancêtres ont probablement émigré d'Afrique, considérée comme le continent originel des primates. L'espèce est menacée d'extinction à cause notamment de la disparition de son habitat. Selon Birute Galdikas, 90% de la population a disparu en 50 ans et il ne reste plus que 15.000 à 20.000 de ces animaux à l'état sauvage.

AP : http://fr.news.yahoo.com/030102/5/2wyc1.html

Science du 3-01-2003 :

http://www.sciencemag.org/cgi/content/abstract/299/5603/102?etoc

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