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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 464
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 14 Février 2008
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Egalement dans ce numéro
TIC
La France est devenue "un pays phare pour le logiciel libre"
Premier smartphone à écran souple
Consultation du Cadastre en ligne
Avenir
Un Robot pour guider les acheteurs perdus
Et voici le robot qui fait mouche
Matière
Production d'hydrogène à partir d'éther méthylique avec la chaleur résiduelle des centrales
L'Écosse se met aux énergies renouvelables
Le projet géant de Suez dans le solaire
La Chine en passe de devenir le leader mondial des énergies renouvelables
Eolien : bientôt 100 000 MW installés au niveau mondial
Bilan 2007 de l'éolien allemand
Calvados : un projet éolien en mer devant Port-en-Bessin
Espace
Une nouvelle technique pour expliquer l'expansion accélérée de l'Univers
Terre
Le réchauffement climatique s'accélère
Pour devenir "verte", Londres taxe les poids-lourds les plus polluants
Vivant
Des embryons humains créés à partir d'un homme et de deux femmes
Cancer : l'effet protecteur de l'activité physique confirmé
Diagnostic du cancer ovarien : percée majeure
Un médicament prometteur pour la forme de leucémie la plus grave
Une nouvelle technique d'analyse de l'ADN plus précise
Lancement d'un nouveau médicament anti-sida
Espoir contre l'alzheimer
Edito
Train-avion : vers une nécessaire synergie au service de l'environnement



Le nouveau train à très grande vitesse de quatrième génération, l'AGV marque une rupture technologique majeure par rapport à ses prédécesseurs, le TGV originel de 1981, le TGV Atlantique (1989) et le Duplex à deux étages (1996). Conçu pour rouler jusqu'à 360 km/h, l'AGV est plus rapide que le TGV, qui roule à 320 km/h maximum sur la ligne Est européenne. Il se veut aussi moins gourmand en énergie grâce à un système de moteur ("à aimants permanents") 15 % plus économe que ses principaux concurrents. Ces performances sont rendues possibles car l'AGV possède une motorisation répartie sur toutes les voitures du train, plutôt que concentrée sur les deux motrices en tête et en queue, ce qui permet selon Alsthom de gagner de la place pour les passagers et de réduire les coûts de maintenance.

Mais en 2010, des rames automotrices à grande vitesse (AGV), la nouvelle génération de TGV Alsthom prévue pour rouler à 360 km/h, pourraient être mises en ligne par Air France et KLM. Dominique Bussereau, secrétaire d'État chargé des Transports, a fait part à deux reprises de cette possibilité lors d'une rencontre avec l'Association des journalistes ferroviaires. Il a désigné comme première desserte la ligne qui relirait Paris-Roissy-CDG à Amsterdam-Schiphol, les deux «hubs» d'Air France et de KLM.

Il est vrai qu'à partir de 2010, année de la libéralisation du transport ferroviaire international de passagers, des opérateurs privés pourront mettre en places des dessertes ferroviaires concurrentes de celles de la SNCF. Air France-KLM peut acquérir donc des AGV et les confier à un opérateur ferroviaire (la SNCF elle-même ou une autre entreprise) ou encore affréter des rames circulant à ses couleurs. La ligne à grande vitesse, déjà ouverte jusqu'à Bruxelles, doit être prolongée jusqu'à Amsterdam d'ici à la fin de l'année. Avec une AGV roulant à 360 km/h, Roissy et Schipol pourraient être reliés en moins de deux heures, soit un temps de voyage équivalent à celui de l'avion. Des expériences ont déjà été tentées par Lufthansa avec Deutsche Bahn entre Francfort et Cologne. Une telle liaison aurait le double intérêt de se substituer à des vols peu rentables tout en concurrençant la SNCF sur son propre terrain.

L'avion émet entre 134 et 148 grammes de CO2 par voyageur-kilomètre alors que le TGV n'en émet que 3 grammes. En outre, selon le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, l'industrie aérienne devrait être responsable de 3 % des émissions de CO2 en 2050, contre 2 % aujourd'hui. Mais l'impact environnemental de l'industrie aérienne ne se limite pas aux gaz à effet de serre. D'autres polluants ont un effet négatif sur la qualité de l'air, comme les oxydes d'azote.

Les émissions des transports aériens augmentent plus rapidement que celles de tous les autres secteurs. Celles qui sont dues aux vols internationaux ont augmenté de 73 % entre 1990 à 2003 et devraient, d'après les projections de la Commission européenne, atteindre 150 % d'ici à 2012 si aucune mesure n'est prise.

Une telle croissance annulerait alors plus d'un quart de la réduction de 8 % de l'ensemble des émissions de gaz à effet de serre que l'UE-15 est censée réaliser entre 1990 et 2012 en vertu de protocole de Kyoto. En tout état de cause, même si les avions parvenaient à diminuer de 50 % leurs émissions de GES d'ici 2050, ce qui est loin d'être évident, ce gain serait annulé par la multiplication globale par 3 ou quatre du trafic aérien mondial. En outre, en attendant la rupture technologique des avions à hydrogène, en 2030 ou 2040, un avion émettra toujours au moins 25 fois plus de CO2 en consommant 10 fois plus d'énergie par passager-kilomètre que le train à grande vitesse.

D'ici 2030, près de 3 000 km de lignes nouvelles à très grande vitesse devraient être ouvertes en Europe et la grande majorité des capitales et des grandes métropoles européennes devraient alors être raccordées à ce réseau européen à grande vitesse. Dès lors, grâce à cette nouvelle génération de TGV pouvant rouler à 360 km/heure, ce réseau européen organisé autour de hubs pourrait permettre sur notre continent une synergie tout à fait nouvelle avec le transport aérien tout en limitant très sensiblement la croissance du trafic aérien et son cortège de nuisances pour l'environnement.

Mais pour parvenir à cet indispensable rééquilibrage entre le train et l'avion et satisfaire ainsi aux objectifs très ambitieux de réduction des émissions de gaz à effet de serre annoncés par l'Union européenne le 23 janvier, il faudra une volonté politique très forte, tant au niveau nationale qu'européen. Il faudra également que nous développions des comportements plus "écoresponsables" en acceptant, quand nous voyageons à l'intérieur de notre continent de privilégier le train, même si ce mode de transport allonge de quelques heures nos déplacements. La nécessité vitale de maîtriser l'accélération du réchauffement climatique est à ce prix : nous devons être cohérents avec nous-mêmes et accepter de modifier profondément nos comportements et nos modes de vie si nous voulons éviter aux prochaines générations un catastrophe écologique majeure.

René Trégouët

Sénateur honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


TIC
Information et Communication
La France est devenue "un pays phare pour le logiciel libre"
Vendredi, 15/02/2008 - 00:00

Avec un chiffre d'affaires de 730 millions d'euros, le marché français des logiciels libres et des services associés est le plus important sur le Vieux Continent, esime le cabinet Pierre Audoin Consultant (PAC). Ce chiffre, en augmentation de 66 % par rapport à 2006, représente le cumul des investissements des entreprises et des administrations dans les solutions non propriétaires. Rapporté au revenu total du secteur des logiciels et services (libre comme propriétaire), soit 30 milliards d'euros en 2007, le segment du libre en France représente 2,4 % ; ce ratio était de 1,5 % l'année dernière. À titre de comparaison, le même segment a pesé, en Allemagne et au Royaume-Uni, respectivement 444 et 448 millions d'euros. Soit moins de 1 % du CA global du secteur des logiciels et services dans ces deux pays (44,7 et 54,6 milliards d'euros).

ZDNet

Premier smartphone à écran souple
Vendredi, 15/02/2008 - 00:00

Le premier appareil à mi-chemin entre le livre électronique et le téléphone mobile sera commercialisé à la mi-2008. Baptisé Readius, il sera équipé d'un écran souple enroulable pouvant atteindre les cinq pouces (près de 13 cm) quand il est déroulé. Dans la veine des livres électroniques, il permettra de lire son journal, un livre ou encore de consulter une carte. Mais également d'accéder à ses mails. Le tout, grâce à une connexion 3G HSDPA. Il dispose d'une capacité de stockage de 8 GB. Les fichiers pourront être téléchargés sur Internet, par clé USB ou par Bluetooth. Enfin, il offre une autonomie de trente heures en mode actif. Il est proposé par la société Polymer Vision, une firme de Philips.

"Les utilisateurs souhaitent accéder à tout moment à de l'information et à leurs fichiers personnels avec plus de flexibilité et de choix", souligne Karl McGoldrick, p-dg de Polymer Vision. "Ils ne veulent pas être freinés par un petit écran, avoir un problème de batterie ou avoir à emporter avec eux un appareil électronique trop encombrant", ajoute-t-il. Toujours d'un point de vue technique, le Readius dispose des fonctions téléphones basiques avec un petit plus : son interface intuitive. Et il devrait offrir des services audio, avec la possibilité d'écouter des fichiers MP3, des podcasts ou encore des livres audio.

Atelier

Consultation du Cadastre en ligne
Vendredi, 15/02/2008 - 00:00

Il est désormais possible de consulter en ligne les 150 000 plans cadastraux. Avec la mise en place par la Direction générale des impôts du site internet Cadastre, les particuliers comme les professionnels peuvent accéder en quelques secondes au plan cadastral souhaité. La mise en ligne des plans se fait de façon progressive et d'ici à la mi-février, 600 000 plans seront accessibles en ligne ; mais dès aujourd'hui, quelque 150 000 plans sont déjà accessibles. Créé sous Napoléon, ce document offre une représentation topographique de chaque propriété sur le territoire français.

Le site du cadastre comporte un volet «consultation» en libre accès permettant d'accéder à certaines données associées à chaque parcelle de terrain : orientation, numéro d'identification, échelle de la représentation par exemple. La recherche d'un plan s'effectue simplement en tapant l'adresse du lieu recherché. Il est alors possible d'en éditer des extraits, de les imprimer ou encore d'effectuer des mesures avec les outils du site très simples à utiliser. Une autre option permet de commander des fichiers cartographiques numériques sur papier ou sur CD.

Le cadastre permet d'identifier chaque parcelle de terrain sur les 36 000 communes française par un numéro et ainsi de retrouver son propriétaire. Son but premier était de permettre de déterminer l'impôt foncier des propriétaires terriens. Il donne des informations précieuses sur chaque parcelle, sa taille, son orientation ou ses limites avec la voie publique et les parcelles voisines. «Pour les particuliers et les professionnels, c'est une petite révolution, explique-t-on à la Direction générale des impôts. Cela leur permet de consulter les plans, d'effectuer des mesures en quelques minutes sans se déplacer en mairie ou dans le centre d'impôt foncier.

Cadastre

^ Haut
Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Un Robot pour guider les acheteurs perdus
Vendredi, 15/02/2008 - 00:00

Des chercheurs japonais ont développé un robot qui reconnaît quand les gens sont perdus et les aide à trouver leur chemin. S'appuyant sur des données provenant de 16 caméras, 6 lasers télémétriques et 9 lecteurs RFID. Les capteurs sont installés dans et autour de la zone, le robot est capable de suivre jusqu'à 20 personnes à la fois, déterminer leur emplacement à quelques centimètres de précision et de classer chaque individu en fonction de son comportement dans l'une des 10 catégories (l'attente, l'errance, la marche rapide, la course, etc).

Néanmoins, cet humanoïde est apparemment autorisé à fonctionner à l'Universal Citywal d'Osaka avec l'Advanced Telecommunications Research Institute qui teste sa capacité à interpréter les signaux. Quand il reconnaît des individus perplexes, il confirme leur état de confusion et poliment offre des directives pour la destination de leur choix.

Gaboneco

Et voici le robot qui fait mouche
Vendredi, 15/02/2008 - 00:00

La mouche, un insecte agaçant, voire nuisible ? Pas pour les roboticiens, admiratifs de sa rapidité et de sa dextérité. Grâce à ses yeux à facettes, ses poils et ses antennes, la mouche peut en permanence redresser son vol et contrôler sa trajectoire. Un modèle à imiter pour les chercheurs de l'EPFL, qui tentent de reproduire au mieux les capteurs sensoriels de l'insecte sur le MC2, leur robot-mouche.

Ce dernier est équipé de trois minicaméras à basse résolution, d'un gyroscope et d'un anémomètre, une sorte de petite girouette. «Superléger, il pèse à peine 10 grammes, il est capable de se diriger tout seul et d'éviter les obstacles», explique son concepteur, Jean-Christophe Zufferey, chercheur au Laboratoire des systèmes intelligents.

Les tests en vol se déroulent dans une pièce spécialement prévue à cet effet : des projecteurs reflètent sur les murs des dessins noirs et blancs. Comme une mouche, le robot volant ne distingue pas les parois unies. Pour éviter les crash, il a besoin de contrastes. «La mouche utilise le mouvement de l'image sur ses rétines, indique le roboticien de l'EPFL. Plus ça bouge vite, plus ça signifie qu'elle est proche des obstacles.»

Pour imiter le vol de la mouche, Jean-Christophe Zufferey s'est appuyé notamment sur le travail de neuro-informaticiens de l'Université de Zurich. Ces roboticiens décortiquent les battements d'aile de la mouche drosophile dans les moindres détails grâce à des systèmes de mesures très sophistiqués. Comme le résume l'un d'eux, Chuncey Gretzel : «La mouche n'a l'air de rien, mais autant d'intelligence contenue dans moins d'un milligramme, cela reste un exemple très dur à imiter»

LM

^ Haut
Matière
Matière et Energie
Production d'hydrogène à partir d'éther méthylique avec la chaleur résiduelle des centrales
Vendredi, 15/02/2008 - 00:00

Toshiba développe une technologie permettant de produire de l'hydrogène avec un haut rendement à partir d'éther méthylique ou DME (pour dimethyl ether). L'entreprise utilise pour cela la chaleur résiduelle des centrales électriques, des incinérateurs à ordures ou d'usines. L'hydrogène obtenu peut être utilisé directement sur place pour produire de l'électricité ou être stocké et servir à approvisionner des piles à combustibles. Une unité de démonstration sera construire d'ici 2010.

Le DME est un carburant qui peut être produit à partir de nombreuses sources : gaz naturel, charbon, biomasse etc. Il est considéré comme un substitut potentiel des hydrocarbures. Ses propriétés sont les suivantes :

- Liquéfaction à -25 degrés C ou à 6 atm : aussi facile à stocker et à transporter que du GPL.

- Indice de cétane (85-96) supérieur à celui du diesel : adapté aux moteurs diesels.

- Pas d'effets nocifs pour la santé : pas de problèmes quant à sa diffusion.

- Se dégrade rapidement dans l'atmosphère (quelques heures) : ne provoque pas d'effet de serre.

- Ne contient pas de soufre : ne dégage pas d'oxydes de soufre (SOx) lors de la combustion.

- N'a pas de liaison directe carbone-carbone : ne dégage pas de suie ou de particules lors de la combustion.

Ces propriétés ainsi que la possibilité de le produire à partir de nombreuses sources dont la biomasse en font un carburant vert très prometteur.

L'activité des centrales ou des usines engendre souvent de la chaleur qui atteint les 300 degrés C. Or, cette énergie n'est actuellement utilisée que pour chauffer des piscines par exemple. Toshiba a développé un système couplant deux catalyseurs spécifiques qui permet d'utiliser cette chaleur pour produire à haut rendement de l'hydrogène à partir de DME. Du DME et de l'eau sont vaporisés par la chaleur puis sont chauffés afin de provoquer les réactions menant à de l'hydrogène. La petite unité expérimentale mise en place par Toshiba sur une de ses centrales peut produire 1 m3 d'hydrogène par heure, ce qui correspond à la consommation horaire d'une pile à combustible alimentant un foyer.

A l'avenir, Toshiba planifie de coupler ces unités aux centrales nucléaires qui pourraient alors générer de l'électricité en plus et qui deviendraient de grands centres de production d'hydrogène. L'entreprise espère donc construire un démonstrateur qui pourra produire 100 m3 d'hydrogène par heure sur un site à définir dans la préfecture d'Aomori. Elle examine en outre la possibilité de synthétiser du DME à partir des restes de coupe et de taille d'arbres de la région, ce qui permettait de valoriser des déchets agricoles et de gérer la production à une échelle locale.

Pour l'instant, le DME étant encore coûteux, ce mode de production d'hydrogène revient cinq fois plus cher que ceux industriels traditionnels. Cependant, de nombreux sites de production de DME se mettent en place, notamment en Chine, et d'ici 2015, le coût de revient sera inférieur aux méthodes actuelles.

BE

L'Écosse se met aux énergies renouvelables
Vendredi, 15/02/2008 - 00:00

Le gouvernement écossais a approuvé le projet de construction de la troisième plus grande ferme éolienne du pays, qui fournira de l'électricité à des milliers de foyers. La ferme éolienne de 68 turbines près d'Aberfeldy dans le Perthshire, aura une capacité de production d'électricité de 204 mégawatts, ce qui aidera à réduire les émissions de dioxyde de carbone provenant des centrales électriques à combustion de charbon.

« Cette ferme éolienne aura la capacité nécessaire pour satisfaire la demande en électricité de plus de 100 000 foyers, ce qui montrera encore une fois le vaste potentiel de l'Écosse pour l'énergie renouvelable », a déclaré Jim Mather, ministre de l'Énergie de l'Écosse, dans un communiqué.

« Il ne fait aucun doute que ce pays peut devenir la capitale de l'énergie écologique de l'Europe. Le gouvernement de l'Écosse s'est engagé pour mener une stratégie énergétique diverse et équilibrée, sans utiliser le nucléaire », a-t-il ajouté. Le gouvernement écossais s'est fixé pour objectif de produire 50 % de son électricité à partir de sources renouvelables d'ici 2020.

Canoe

Le projet géant de Suez dans le solaire
Vendredi, 15/02/2008 - 00:00

Coincé entre le parc régional du Lubéron et le massif des Écrins, Curbans (Alpes-de-Haute-Provence) est un village de 420 âmes à peine. C'est dans cette petite commune qu'Electrabel France (filiale de Suez) a choisi d'installer ce qui serait à ce jour la plus grande centrale solaire d'Europe. Au sommet verglacé du col de Blaux, à près de 1 000 mètres d'altitude, Daniel Rolland, maire du village, promène son 4×4 sur les trois plateaux, au total 300 hectares, qui devraient bientôt accueillir entre 150 000 et 250 000 panneaux solaires pour une puissance installée « de 30 à 50 mégawatts crête (MWc) », l'équivalent d'une vingtaine d'éoliennes. Par comparaison, l'immense centrale en construction dans les environs de Leipzig n'occupera que 220 hectares. « Voyez ici, il n'y a pas la moindre trace d'ombre. Le terrain est exposé plein sud, et le soleil brille du matin au soir.

L'élu, agriculteur en retraite, qui termine son quatrième mandat, est fier de son coup. Sûr des qualités d'ensoleillement de son site, c'est lui, avec son équipe municipale, qui est allé chercher des groupes intéressés pour investir sur une commune, qui abrite déjà une centrale électrique EDF sur la rive gauche de la Durance et un barrage hydraulique. C'est même Curbans qui s'est payé le luxe de choisir la filiale de Suez face à deux concurrents également alléchés par l'offre. « Ce n'est pas Suez qui mettait le plus d'argent sur la table, mais nous avons choisi cette entreprise pour les valeurs éthiques qu'elle véhicule », soutient Daniel Rolland.

C'est à peine un mois après leur rencontre en novembre dernier, qu'Electrabel et Curbans signent une promesse de bail de trente ans renouvelable deux fois dix ans sous réserve d'une modification du plan local d'urbanisme. Electrabel, qui n'a pas encore obtenu d'autorisation auprès de l'administration française, investira entre « 150 et 250 millions d'euros » sur le site, en fonction de ce qui lui sera permis de réaliser.

Un investissement encore jamais consenti en France où le marché du photovoltaïque, bien qu'à la traîne par rapport au reste de l'Europe, est en plein essor. Les projets fourmillent et les groupes sont en quête de sites. « C'est une aubaine que la commune soit venue nous chercher car le lieu qui est situé en altitude, loin des regards, ne reçoit pas d'ombre, qui plus est dans la région la plus ensoleillée de France, affirme le responsable technique du projet chez Electrabel, Thierry Robot. Le développement des centrales photovoltaïques est tout neuf. Cela fait à peine plus d'un an que les industriels se sont vraiment lancés dans cette course. La tenue du “Grenelle de l'environnement” n'y est pas étrangère », explique-t-il encore.

En France, l'objectif de production d'énergie photovoltaïque s'élève à 150 MWc en 2010. Si le projet de Suez dans les Alpes-de-Haute-Provence voit le jour, il représenterait, à cette date et à lui seul, un tiers de la puissance hexagonale. Une fois opérationnelle, la centrale emploiera une quinzaine de personnes, ce qui permettra au site d'atteindre son seuil de rentabilité vingt ans après que le premier Watt aura été produit et vendu.

Un premier Watt qu'Electrabel aimerait commercialiser dès la fin 2009. Une bénédiction pour Curbans, d'autant que les panneaux solaires ne seront pas (ou presque) visibles depuis la vallée. Comme le résume ce chasseur autochtone qui voit le projet d'un bon oeil : « Là où elle sera, cette centrale ne dérangera que les sangliers.»

Figaro

La Chine en passe de devenir le leader mondial des énergies renouvelables
Vendredi, 15/02/2008 - 00:00

La Chine va vraisemblablement atteindre et peut-être même dépasser son objectif de tirer 15 % de son énergie des énergies renouvelables d'ici 2020, selon le nouveau rapport établi par l'Institut Worldwatch. Si la Chine poursuit sa volonté de diversifier ses ressources énergétiques et de devenir le numéro un mondial dans l'industrie des énergies renouvelables, ces dernières pourraient fournir plus de 30 % de l'énergie du pays d'ici 2050.

Ceci est la conclusion principale du rapport "Développement Energétique Chinois : le Rapport sur les énergies renouvelables", établi par Eric Martinot, chercheur établi à Pékin et cadre de Worldwatch, et Li Junfeng, Vice-Président de la Société Chinoise des Energies Renouvelables à Pékin. « L'association d'une politique de leadership et d'un sens des affaires aiguisé conduira à une croissance spectaculaire des énergies renouvelables, en augmentant de manière significative sa part dans le marché de l'électricité, du chauffage et du transport des carburants », a déclaré Martinot. « La Chine est sur le point de devenir le numéro un mondial de l'industrie des énergies renouvelables, ce qui aura des conséquences mondiales pour l'avenir de la technologie »

Plus de 50 milliards de dollars ont été investis dans les énergies renouvelables à travers le monde en 2006 et la Chine s'apprête à investir plus de 10 milliards de dollars dans de nouvelles énergies renouvelables en 2007, en deuxième position juste après l'Allemagne. Les énergies éoliennes et solaires se développent particulièrement vite en Chine, avec des productions d'éoliennes et de capteurs solaires qui ont toutes les deux doublé en 2006. La Chine est en passe de devenir le leader de la production d'énergies solaire et éolienne en Europe, au Japon et en Amérique du Nord d'ici 3 ans et domine déjà les marchés de la production d'eau chaude solaire et des petites centrales hydroélectriques. Le Président de Worldwatch, Christopher Flavin, a fait l'éloge de l'investissement croissant de la Chine dans les énergies renouvelables : « L'association d'objectifs ambitieux soutenus par des politiques gouvernementales et un sens des affaires solides permettront bientôt au secteur des énergies renouvelables chinois de devancer bon nombre de nations développées. »

NPI

Eolien : bientôt 100 000 MW installés au niveau mondial
Vendredi, 15/02/2008 - 00:00

Le marché global de l'énergie éolienne a atteint un nouveau record en 2007, avec 20 000 nouveaux mégawatts (MW) qui ont été installés dans le monde. C'est ce qu'a révélé le Conseil mondial de l'énergie éolienne (GWEC). Selon Actualité News Environnement, ce serait une augmentation de 30 % par rapport aux nouvelles installations de 2006. Ainsi, les États-Unis affichent la plus forte progression en matière de puissance énergétique éolienne installée en 2007 avec 5 200 nouveaux MW installés. L'Espagne et la Chine suivent, ajoutant respectivement 3 500 MW et 3 600 MW à leur capacité totale.

L'énergie éolienne est devenue l'un des principaux acteurs du marché énergétique mondial, avec près de 37 milliards de dollars investis annuellement dans la construction de nouveaux équipements.

«L'énergie éolienne est de plus en plus compétitive sur le plan économique par rapport aux formes conventionnelles de production d'électricité. L'augmentation du cours du baril de pétrole, combinée à la prise de conscience grandissante de la nécessaire sécurité d'approvisionnement en matières premières, fait que le kilowattheure éolien est souvent l'option la plus intéressante pour augmenter les capacités de production électrique, selon tous les points de vue», affirme le professeur Arthouros Zervos, président du GWEC.

L'éolien est de plus en plus populaire auprès des gouvernements, car il joue un rôle prépondérant pour éviter les émissions de gaz à effet de serre en partie responsables du changement climatique. La capacité installée totale dans le monde atteint aujourd'hui 94 000 MW et permet d'éviter le rejet d'environ 122 millions de tonnes de CO2 dans l'atmosphère, équivalent au fonctionnement de 20 centrales à charbon.

«Nous sommes sur la bonne voie pour réaliser notre objectif de réduction de l'émission de 1,5 milliard de tonnes de CO2 par année, mais nous avons besoin d'un signal large et fort des gouvernements indiquant qu'ils veulent vraiment mettre fin à leur dépendance aux combustibles fossiles et éradiquer le changement climatique», explique Steve Sawyer, secrétaire général du GWEC.

Canoe

Bilan 2007 de l'éolien allemand
Vendredi, 15/02/2008 - 00:00

Le bilan annuel 2007 de l'éolien allemand a été présenté le 22 janvier 2008 par les associations fédérales de l'énergie éolienne (BWE) et de la construction mécanique (VDMA) : 883 éoliennes ont été installées en 2007 sur le territoire allemand, soit une puissance de 1.667 MW. Le marché intérieur de l'éolien affiche ainsi un recul de 25 % par rapport à 2006, où 1.208 éoliennes avaient été installées. Fin 2007, le parc éolien allemand compte 19.460 éoliennes, pour une puissance installée de 22.247 MW. Avec une production de 39,5 TWh, l'éolien représente 7,2 % de la consommation électrique nationale en 2007.

Afin de satisfaire les exigences de la Commission européenne pour 2020 (couvrir 18 % de la consommation d'énergie finale à partir de sources renouvelables), l'Allemagne compte beaucoup sur le développement de l'éolien en mer ainsi que sur le remplacement du parc des machines à faible puissance de première génération par des éoliennes modernes ("repowering"). En 2007, 108 anciennes machines d'une puissance cumulée de 41 MW ont été remplacées par 45 nouvelles éoliennes d'une puissance cumulée de 103 MW.

BE

Calvados : un projet éolien en mer devant Port-en-Bessin
Vendredi, 15/02/2008 - 00:00

« Nous projetons d'implanter cinquante éoliennes offshore dans la baie de Seine. Le parc s'étendra sur une vingtaine de km2 », explique Frédéric Lanoë, directeur de la filiale française de WPD. Sa société internationale a déjà installé des éoliennes au large du Danemark et de l'Allemagne. D'autres à terre, dans le Centre et dans l'Est de la France. « Ce parc aurait une puissance de 250 MW, soit la consommation hors chauffage de 70 % des habitants du Calvados (environ 600 millions de kWh par an). » Les avantages d'être en mer sont de tous ordres.

« La production commence lorsqu'il y a 10 km/h de vent. Elle doit s'arrêter à 120 km/h. Comme nous sommes au large, nous pouvons installer des éoliennes plus grandes qui produisent chacune 5 Mégawatts d'électricité au lieu de 2 à terre. »« Nos mâts sont hauts de 90 m et les trois pâles mesurent chacune 60 m », indique Brice Cousin, ingénieur en charge de ce projet. Soit un point culminant à 150 m au-dessus de l'eau. Pour limiter l'impact visuel au maximum, la société a décidé "de ne pas les implanter à moins de 8 km du rivage.

Nous ne pouvons pas dire qu'elles ne seront pas visibles de la côte mais elles ne seront pas visibles tous les jours. Nous ne les installerons pas devant les sites historiques tels que le cimetière américain de Saint-Laurent-sur-Mer". La société promet de ne pas gêner l'activité des pêcheurs. « Nous avons constitué des groupes de travail avec les pêcheurs, avec les présidents des comités locaux des pêches...

L'emplacement n'est pas déterminé. On évitera les zones de concentration de coquilles Saint-Jacques et les zones de chalutage. » Les promoteurs évoquent des pistes pour faire de ce parc une chance pour la pêche. À la clé, un investissement de 600 millions d'euros avec des retombées directes pour le Département du Calvados et les communes riveraines : une redevance annuelle de 60 000 ? à se partager.

CMV

^ Haut
Espace
Espace et Cosmologie
Une nouvelle technique pour expliquer l'expansion accélérée de l'Univers
Vendredi, 15/02/2008 - 00:00

Irrésistiblement, l'Univers se dilue. Les galaxies s'éloignent les unes des autres dans une expansion éperdue, en constante accélération. Découverte voilà une dizaine d'années, cette étrangeté n'en finit pas d'interroger les cosmologistes. Pour l'expliquer, ces derniers ont dû postuler l'existence d'une énergie dite "sombre" (ou noire) contrecarrant les effets de la gravitation - qui tendrait, au contraire, à ramasser l'Univers sur lui-même. Une équipe de chercheurs, menés par Luigi Guzzo (Osservatorio astronomico di Brera, Italie) détaille, dans la revue Nature, une nouvelle technique de mesure de cette énigmatique forme d'énergie, qui compte pour environ 70 % du cosmos.

"Nous avons fait une cartographie complète d'une vaste portion de l'Univers, distante d'environ 7 milliards d'années-lumière", explique Olivier Le Fèvre, directeur du laboratoire d'astrophysique de Marseille (CNRS et université de Provence) et coauteur de ces travaux. "Dans ce volume, grâce à un nouvel instrument (Visible Multi Object Spectrograph, Vimos), nous avons pu mesurer la position et la vitesse de 10 000 galaxies", révèle M. Le Fèvre. Les chercheurs ont ainsi pu déterminer la quantité d'"énergie sombre" nécessaire à en expliquer la répartition et la dynamique. "Nous parvenons à un résultat de 70 % environ, le même que celui que l'on atteint en utilisant les autres méthodes, qui n'ont pourtant rien à voir avec celle-ci", précise-t-il.

Obtenir un résultat cohérent avec les précédentes techniques n'est pas le moindre intérêt de ces travaux. Mais, ajoute le chercheur, "cette nouvelle méthode de mesure, étendue à de plus vastes zones de l'Univers, pourrait permettre de déterminer la nature de l'énergie sombre". Cette question compte parmi les grandes énigmes cosmologiques. Deux visions se font face. Soit l'Univers "baigne" en effet dans une énergie dont la science actuelle ignore le vecteur et le support. Soit il faut, selon l'expression de Jean-Michel Alimi, directeur du laboratoire Univers et théories (CNRS et Observatoire de Paris), "adapter à la description de l'Univers les lois de la physique connue en laboratoire".

Dans une étude récemment publiée par Physical Review D, Jean-Michel Alimi et André Füzfa (FNRS, Belgique) proposent une telle "correction". "Ce que nous avons envisagé est qu'il existe, dans l'Univers, des corps qui réagissent anormalement à la gravitation, c'est-à-dire qui ne "tombent" pas de la même façon que ceux qui nous sont familiers", explique M. Alimi. Cette matière "anormalement pesante" - qui, dans la théorie de MM. Alimi et Füzfa, pourrait être la matière noire - permettrait d'expliquer l'accélération de l'expansion de l'Univers. Et donc, de percer l'énigme de l'énergie sombre.

LM

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Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
Le réchauffement climatique s'accélère
Vendredi, 15/02/2008 - 00:00

La concentration de CO2 dans l'atmosphère a progressé plus rapidement au cours du 20ème siècle qu'à n'importe quelle autre époque de ces 22 000 dernières années, selon des scientifiques suisses. Ces résultats, basés sur l'examen d'échantillons prélevés dans les couches profondes des glaces de l'antarctique et du Groenland, donnent encore plus de poids aux conclusions que l'ONU a tirées en 2007. A travers plusieurs rapports publiés en 2007, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), principal bureau onusien consacré au climat, a conclu que le réchauffement climatique de la planète était manifeste : élévation du niveau des mers, fonte des neiges et des glaces. Selon l'étude que viennent de publier les chercheurs de l'Université de Berne dans le cadre d'une publication américaine, «Proceedings of the National Academy of Sciences», la preuve est faite que l'augmentation de la concentration des gaz à effets de serre ne cesse de s'accélérer.

La concentration du dioxyde de carbone (CO2) dans l'atmosphère au 20ème siècle a augmenté dix fois plus rapidement qu'à n'importe quelle autre époque de ces 22.000 dernières années ! La plus grande augmentation de CO2 de la période préindustrielle a été de 31 ppm (parties par million) et a nécessité 1600 ans. Une augmentation de 31 ppm a également été constatée au cours des seules... 20 dernières années.

«La vitesse du changement de climat co-détermine l'impact sur les systèmes naturels et socio-économiques, ainsi que les possibilités de s'adapter au changement de climat», déclare Joos de Fortunat, l'un des auteurs de cette recherche. Car c'est évident : une évolution plus lente permet une meilleure adaptation qu'une évolution rapide.

Les chercheurs sont parvenus à ces conclusions en analysant des échantillons d'air pris dans des bulles emprisonnées dans la glace. «Le défi est d'avoir des enregistrements de la température à différents endroits et d'assembler les résultats», explique Joos de Fortunat. «Au lieu d'analyser directement les enregistrements de la température, nous avons examiné les concentrations de gaz à effet de serre, puisqu'ils sont reconnus pour être les principaux agents du changement climatique.» Selon le chercheur, le fait que le changement climatique s'accélère de plus en plus «n'avait jamais été démontré de manière aussi indiscutable». Jusque là, les recherches et les réflexions avaient davantage porté sur la concentration des gaz à effets de serre plutôt que sur l'évolution des taux de concentration.

Les gaz à effet de serre ont une influence sur ce que les scientifiques appellent le «forçage radiatif», soit la différence entre l'énergie radiative reçue et l'énergie radiative émise par un système climatique donné. Le forçage radiatif a ainsi été employé pour comparer les influences des facteurs anthropogènes (liés au développement humain) et les facteurs naturels. Les facteurs anthropogènes sont liés aux changements que l'on constate actuellement en matière de gaz à effets de serre - CO2, méthane, protoxyde d'azote.

Les facteurs naturels sont dus par exemple aux changements de l'énergie solaire et aux émissions des volcans en activité. A l'arrivée, des chiffres qui indiquent que les facteurs anthropogènes, depuis l'âge industriel, sont très largement responsables du changement climatique en cours.

SI

Pour devenir "verte", Londres taxe les poids-lourds les plus polluants
Vendredi, 15/02/2008 - 00:00

Les poids-lourds les plus polluants devront payer à partir une taxe de 200 livres (266 euros) la journée s'ils veulent entrer dans Londres, dans le but affiché de faire de la capitale britannique "la plus vaste zone à faibles émissions polluantes au monde". Les poids-lourds, camping-cars et camions de transport de chevaux de plus de 12 tonnes qui ne respectent pas les normes européennes en matière de rejets polluants devront avoir acquitté la taxe avant leur entrée dans le Grand Londres, une vaste zone de plus de 1.500 km2 et qui abrite sept millions et demi d'habitants. En juillet, ce sera au tour des bus, cars et camions de moindre tonnage. Puis les vans et minibus suivront en octobre.

Un système de taxation similaire, mais destiné celui-là à réduire les embouteillages chroniques dont souffre la capitale, avait déjà été instauré il y a cinq ans. Il taxe huit livres (environ 11 euros) tout véhicule à quatre roues désireux de pénétrer dans Londres. La zone est cependant beaucoup plus petite, ne concernant que le centre de la capitale. Selon ses partisans, la nouvelle taxe "verte" permettra une réduction de 16 % des rejets les plus polluants d'ici à 2012, ce qui devrait se traduire par un allègement de 250 millions de livres (331 millions d'euros) de la facture de santé, en particulier pour des problèmes respiratoires.

"Dans une ville du monde moderne, la population devrait avoir la possibilité de vivre et de travailler sans la peur d'être empoisonnée par l'air qu'elle respire", avait déclaré le maire de Londres, Ken Livingstone, lors de l'approbation du système, en mai dernier. La taxe, et l'amende de 1.000 livres (1.326 euros) qui menace les resquilleurs, devraient pousser les transporteurs à mettre leurs véhicules aux normes, estiment les autorités municipales.

AFP

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Des embryons humains créés à partir d'un homme et de deux femmes
Vendredi, 15/02/2008 - 00:00

Des chercheurs britanniques de l'université de Newcastle, dans le nord-est de l'Angleterre ont créé un embryon humain en mélangeant l'ADN de deux femmes et d'un homme, une première scientifique qu'ils espèrent voir déboucher sur des traitements efficaces contre de nombreuses maladies génétiques. L'idée est d'empêcher les femmes porteuses de défauts génétiques dans leur ADN mitochondrial, qui peuvent donner lieu à diverses formes d'épilepsie ou à des problèmes de développement, de transmettre ces troubles à leurs enfants.

Les mitochondries sont des organites intracellulaires qui fournissent les cellules en énergie. En raison de défauts génétiques, il arrive que les mitochondries ne brûlent pas complètement la nourriture et l'oxygène, ce qui conduit à une accumulation de toxines responsables d'une quarantaine d'affections pathologiques. "Nous n'essayons pas d'altérer les gènes, nous tentons juste d'échanger une portion de mauvais ADN contre une portion de bon", a déclaré Patrick Chinnery, professeur de neurogénétique à l'université de Newcastle, impliqué dans l'étude.

La technique utilisée cherche à éviter le passage chez les enfants de mauvais gènes mitochondriaux, des gènes qui se trouvent à l'extérieur du noyau cellulaire dans un ovule normal. Les mitochondries représentent la source de l'énergie de la cellule, mais des anomalies dans son code génétique peuvent aboutir à des maladies graves, notamment une épilepsie, un accident vasculaire cérébral ou encore une arriération mentale.

Le Professeur Chinnery et ses collègues ont utilisé des embryons normaux créés à partir d'un homme et d'une femme qui, elle, présentait des anomalies mitochondriales de l'ovule. Puis ils ont tranplanté cet embryon dans l'ovule vide d'une deuxième femme dont l'ADN mitochondrial était normal.

Les chercheurs de Newcastle sont persuadés que ces maladies pourraient être évitées si les embryons à risque subissaient une transplantation mitochondriale efficace : lors de la fécondation in vitro, le noyau de l'ovule est remplacé par celui d'un autre donneur dont l'ADN a été précédemment retiré. Le foetus hérite donc de l'ADN nucléaire, ou des gènes, des deux parents mais de l'ADN mitrochondrial d'une tierce personne.

BBC

Cancer : l'effet protecteur de l'activité physique confirmé
Vendredi, 15/02/2008 - 00:00

Les évidences du rôle de l'activité physique pour prévenir le cancer, voire participer à son traitement, sont très abondantes dans la littérature scientifique mondiale. À la lumière de ces multiples études, les cancers du sein, du côlon, de l'utérus et de la prostate sont ceux qui semblent récolter la plus grande protection de l'activité physique.

Dans la littérature scientifique, le lien entre l'activité physique et le risque d'apparition d'un cancer est apparu le plus fort dans le cancer du côlon, où la diminution du risque atteignait de 40 à 50 % chez les personnes les plus actives. Le transit de toutes les matières alimentaires dans le côlon est plus court chez les personnes plus actives. Chez les personnes sédentaires, la muqueuse du côlon est par contre plus longtemps en contact avec les acides biliaires qui sont sécrétés durant la digestion et qui peuvent induire l'apparition de tumeurs.

L'épidémiologiste Christine Friedenreich, de l'Alberta Cancer Board, qui est aussi professeure à l'Université de Calgary, mène des études sur les liens possibles entre l'activité physique et les cancers du sein, de la prostate et de l'utérus depuis 14 ans. À la suite de vastes études dans lesquelles elle a comparé des individus qui souffraient d'un cancer à d'autres qui n'en étaient pas encore atteints, elle a découvert que les femmes qui avaient été actives durant toute leur vie voyaient leur risque de cancer du sein diminuer de 42 %.

Chez celles qui avaient été sédentaires avant la ménopause mais qui étaient devenues actives après, la réduction du risque atteignait 40 %. «Cela est très intéressant du point de vue de la santé publique, car cela veut dire que, même si vous étiez inactives avant la ménopause, vous pouvez encore bénéficier d'une réduction du risque de cancer du sein si vous êtes plus actives après la ménopause, fait remarquer la chercheuse.

Or, on pensait a priori que les femmes qui avaient été actives avant la ménopause étaient mieux protégées, car on croyait qu'une activité physique intense pouvait influencer la développement des seins, sachant que les filles qui font beaucoup de gymnastique, d'athlétisme ou de ballet présentent souvent un retard au niveau de leurs règles et traversent fréquemment des périodes d'anovulation. En clair, elles subissent moins de stimulation de la part des hormones sexuelles féminines que sont les oestrogènes et on croyait que cela pouvait les protéger pour la vie. Mais le bénéfice tiré par ces premières années d'activité physique ne s'est pas avéré aussi important que prévu.»

LDV

Diagnostic du cancer ovarien : percée majeure
Vendredi, 15/02/2008 - 00:00

Une percée «majeure» visant à faciliter le diagnostic du cancer ovarien, et ce faisant son traitement, vient d'être faite par une équipe de chercheurs de l'Université de Sherbrooke (UdeS).

Cette découverte, publiée dans la revue scientifique Cancer Research au sujet des travaux de l'équipe du professeur Sherif Abou Elela, est la première émanant de la Plate-forme de RNomique Génome Québec et UdeS, inaugurée en novembre 2006. Le groupe de ce professeur du département de microbiologie et infectiologie est associé à la faculté de médecine et des sciences de la santé (FMSS).

«C'est vraiment majeur comme découverte. C'est le premier exemple de résultat des travaux que notre équipe mène à notre laboratoire de génomique fonctionnelle sur l'ARN plutôt que l'ADN. Et ces nouveaux marqueurs moléculaires qu'on a découverts vont pouvoir être appliqués pas juste face au cancer de l'ovaire mais pour d'autres cancers», a résumé à La Tribune le professeur Abou Elela.

Au bout du compte, c'est d'arriver à établir le plus rapidement possible le diagnostic et d'y consacrer le traitement approprié. «Le problème actuellement avec le cancer de l'ovaire, c'est qu'il n'existe pas de dépistage fiable. Quand c'est découvert, c'est souvent trop tard», rappelle le chercheur, entouré d'une équipe d'une trentaine de personnes.

De fait, le cancer de l'ovaire, qui touchera une femme sur 70 au cours de va vie, est le plus mortel de toutes les formes de cancer gynécologique, y compris le cancer du col de l'utérus ou de l'endomètre. Près des deux tiers (environ 70 pour cent) des cas de cancer de l'ovaire sont diagnostiqués à un stade avancé car les symptômes sont très généraux et non spécifiques. Il en résulte que les chances de survie sur un horizon de cinq ans sont d'à peine 20 pour cent.

CP

Un médicament prometteur pour la forme de leucémie la plus grave
Vendredi, 15/02/2008 - 00:00

Un médicament administré pour le cancer du rein se révèle prometteur pour le traitement de la forme la plus courante et la plus grave de la leucémie chez l'adulte, selon une étude rendue publique aux Etats-Unis. La molécule Sorafénib, commercialisée sous le nom de Nexavar, s'attaque à une mutation génétique présente chez environ un tiers des patients atteints de Leucémie myéloïde aiguë (AML). "Les malades de l'AML présentant cette mutation ont un pronostic vital particulièrement réduit, aussi ce médicament très ciblé apparaît comme un progrès significatif dans la thérapie de la leucémie", a déclaré le principal auteur de cette étude, Michael Andreeff, du centre de recherche sur le cancer de l'Université du Texas (sud) à Houston.

Lors de la première étape d'un essai clinique, le Sorafénib a réduit le pourcentage médian de cellules leucémiques circulant dans le sang de 81 à 7,5 % et dans la moelle osseuse de 75,5 à 34 % chez des malades atteints de leucémie myéloïde et présentant cette mutation génétique. Deux des 16 patients étudiés ont vu leur taux de cellules leucémiques tomber à zéro. Aucun effet secondaire grave de ce traitement n'a été constaté lors de cet essai clinique et aucune dose maximale tolérée n'a été atteinte, a dit M. Andreeff. Le médicament a en revanche peu d'effet sur les cellules ne présentant pas de mutation génétique ni sur la formation des cellules sanguines normales.

L'équipe de M. Andreeff a aussitôt débuté une deuxième phase de l'essai clinique combinant le Sorafénib et le traitement classique par chimiothérapie de la leucémie myéloïde aiguë. Avec l'avancée des recherches, le Sorafénib pourrait jouer un rôle majeur dans la thérapie, a ajouté le chercheur. Environ 14.000 nouveaux cas de cette forme de leucémie sont diagnostiqués chaque année aux Etats-Unis et ce cancer tue quelque 9.000 personnes annuellement.

JNCI

Une nouvelle technique d'analyse de l'ADN plus précise
Vendredi, 15/02/2008 - 00:00

Un laboratoire bordelais d'hématologie légale a mis au point un nouvelle méthode d'analyse des traces ADN, qui permet désormais d'effectuer des recherches d'empreintes génétiques à l'échelle cellulaire, a expliqué à l'AFP son directeur, le Professeur Christian Doutremepuich. Spécialisé dans les empreintes génétiques et "l'identification de traces ou de personnes", le laboratoire a adapté une méthode utilisée en cancérologie, qui ouvre la possibilité "de changer d'échelle", puisque désormais, on pourra établir un profil génétique à partir d'une à 20 cellules, au lieu de plusieurs dizaines auparavant, a précisé le Professeur Doutremepuich.

A condition que les cellules ne soient pas trop dégradées, "cela permet de travailler sur des quantités très faibles (de cellules), même si cela ne permet pas encore d'obtenir des résultats dans toutes les situations", a-t-il ajouté.

"Il y aura des conséquences sur les techniques de prélèvements", qui devront être "très rigoureuses", afin de ne pas altérer la qualité des échantillons, a poursuivi le professeur. Selon lui, dans les années à venir, il est toutefois probable que les scientifiques pourront parvenir à "faire parler" des cellules dites "dégradées" ou "réfractaires".

Présentées à 140 professionnels (magistrats, techniciens de scènes de crimes, etc), cette méthode a rencontré "un énorme intérêt de la part des enquêteurs", selon son instigateur, directeur du laboratoire qui a notamment travaillé sur l'identification des 152 victimes françaises du crash d'un avion en août 2005 au Venezuela. Le procédé, qui fait intervenir une microdissection de la cellule associée à un rayon laser, a subi un protocole de validation de trois ans avant sa présentation officielle.

Yahoo

Lancement d'un nouveau médicament anti-sida
Vendredi, 15/02/2008 - 00:00

Un nouveau médicament anti-sida vient d'être lancé en France par les laboratoires MSD-Chibret, a-t-on appris mercredi 23 janvier. Ce médicament, le raltégravir dont le nom commercial est Isentress, est indiqué en association avec d'autres molécules anti-rétrovirales (ARV), a précisé le laboratoire qui a reçu l'approbation européenne, pour ce produit, en décembre dernier .

Il s'agit du premier inhibiteur d'intégrase, autorisé pour les adultes chez lesquels le virus continue à se multiplier malgré le traitement en cours. En bloquant cette enzyme, l'intégrase, le raltégravir bloque la capacité du virus à se multiplier mais ne guérit cependant pas de l'infection par le virus VIH.

Isentress, commercialisé depuis janvier en France, a également été lancé en Allemagne et en Grande-Bretagne, alors qu'il est déjà disponible au Canada et aux Etats-Unis, selon MSD-Chibret, filiale de l'Américain Merck. A prendre en association avec d'autres ARV actifs, ce médicament représente un recours pour les patients en échec thérapeutique ou en phase d'échappement (lorsque la multiplication du virus reprend). Le prix européen (27 euros par jour) est comparable à celui des derniers ARV mis sur le marché, d'après MSD-Chibret.

1.317 patients en ont déjà bénéficié en France grace aux "autorisations temporaires d'utilisation" accordées par les autorités sanitaires depuis novembre 2006. La firme affirme que 63 % des patients recevant l'Isentress avec d'autres ARV ont obtenu une réduction de la charge virale (quantité de virus dans le sang) en-dessous du seuil détectable, contre 34 % parmi ceux n'ayant pas reçu cette nouvelle molécule mais seulement d'autres ARV. L'anti-intégrase permet aussi une restauration des défenses immunitaires. Selon le professeur Christine Katlama, spécialiste du sida à Paris, ce médicament est "extrêmement puissant", mais bien toléré, même s'il y a toujours un peu de troubles digestifs.

NO

Espoir contre l'alzheimer
Vendredi, 15/02/2008 - 00:00

L'expérience, relatée dans la publication scientifique Annals of Neurology, a fait le tour du monde. En 2003, une équipe de chercheurs torontois a tenté une opération inédite : implanter un stimulateur électrique dans le cerveau d'un patient dans l'espoir de contrôler son appétit. À leur grande surprise, l'intervention a plutôt eu pour effet de raviver un souvenir enfoui depuis 30 ans, avec une acuité telle que le patient avait l'impression de revivre la scène en direct. Celui-ci s'est ensuite prêté à plusieurs semaines de tests, qui ont permis de constater à quel point sa mémoire s'améliorait sous l'effet de la stimulation électrique.

Il s'agit d'une découverte majeure à plusieurs égards. D'abord, c'est la première fois qu'on démontre la possibilité d'améliorer la mémoire en insérant des électrodes dans le cerveau. De plus, la zone stimulée, l'hypothalamus, n'était généralement pas considérée comme un siège de la mémoire. Et dire que certains considèrent encore l'obésité comme un problème relevant de la volonté et non de la médecine ! Si les chercheurs de l'Université de Toronto n'avaient pas pris au sérieux la détresse du patient, qui avait tout essayé pour perdre cet excès de poids dommageable pour sa santé, ils n'auraient jamais entrepris cette opération si riche d'enseignements.

Le Docteur Andres Lozano, qui a reçu sa formation en neurochirurgie à l'Université McGill, poursuit ses recherches sur des patients atteints de l'alzheimer. Il leur implante des stimulateurs afin d'enrayer les ravages de la maladie. Si le procédé s'avère sans danger, la recherche sera élargie à un plus grand nombre de sujets. Il ne s'agit pas de donner de faux espoirs aux personnes atteintes de l'alzheimer ou à leurs proches. Dans le meilleur des cas, il faudra six ou sept ans avant qu'un dispositif puisse être commercialisé, et il devra être implanté à un stade précoce de la maladie. Mais pour une société inquiète du vieillissement de sa population, c'est une avenue prometteuse.

Il faut savoir que ce type d'appareil, qu'on pourrait comparer à un stimulateur cardiaque (pacemaker), ne relève pas de la science-fiction. Plus de 40 000 personnes dans le monde en ont déjà un relié à leur cerveau. C'est en effet un traitement très efficace pour contrôler le parkinson. Il est aussi très encourageant de voir que la recherche sur l'alzheimer ne se mène pas uniquement sur le front pharmaceutique, mais également sur celui de l'appareillage médical. L'ampleur du mal est telle qu'il ne faut négliger aucun moyen pour le contrer. Le patient obèse n'a malheureusement pas réussi à maigrir. Mais en acceptant qu'on explore sa boîte crânienne, il a contribué à une découverte beaucoup plus spectaculaire que n'importe quelle perte de poids.

CP

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