RTFlash

RTFlash a besoin de vous pour continuer à exister !

Propulsé par HelloAsso

RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 688
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 08 Février 2013
Recommander  |  Désinscription  |  Lire en ligne
Egalement dans ce numéro
TIC
Suivre son état de santé avec son smartphone
Avenir
Un nanopuzzle magnétique relance la course à l'ordinateur quantique
La commande gestuelle entre dans les blocs opératoires
Matière
Des micro-lasers au germanium pour accélérer les puces
L'éolien marin va poursuivre son essor mondial
L’Hydrogène, un vecteur énergétique qui a de l’avenir !
Des carreaux organiques pour le bâtiment !
Une puce qui emprisonne les micro-ondes
Il y aurait deux Bosons de Higgs
Vers des mémoires statiques de grande capacité
Vers la production d'hydrogène bon marché à partir de nano-silicium
Vers la production propre de méthane comme vecteur énergétique !
Espace
La Corée du sud affirme ses ambitions spatiales
Terre
Certaines bactéries dans l’atmosphère ont-elles un impact sur le climat ?
Les personnes âgées seront touchées de plein fouet par le réchauffement climatique
les pôles thermiques urbains ont un impact climatique à très longue distance
Vivant
Un vaccin oral contre le choléra
Découverte d'une nouvelle cible thérapeutique pour bloquer le cancer
Un peu d'alcool protège le cerveau mais pas pour tout le monde !
Un facteur de transcription associé aux métastases dans le cancer du sein
Le génome du pigeon est séquencé
Des fibres cellulaires pour bloquer le cancer
Embryon et ADN : un lien complexe
Écouter l'intérieur de la cellule !
De la vie sous l'Antarctique ?
Un projet européen pour détecter les métastases à la racine
Cancer du cerveau : le vaccin curatif avance
Un test sanguin pour identifier le cancer du sein
Les bactéries intestinales participent à la malnutrition infantile
Transport des molécules dans les neurones : le mystère s'éclaircit
L'hydrogène sulfuré : une nouvelle arme contre le vieillissement
Voir l'intérieur d'une cellule en haute résolution
La consommation de fruits et légumes contribue à la prévention du cancer du sein
Régime végétarien : bon pour la santé
Les problèmes cardiaques seraient un facteur de déclin cognitif
Le Chili va expérimenter le premier vaccin mondial contre l'alcoolisme
Le Chili va expérimenter le premier vaccin mondial contre l'alcoolisme
La stimulation cérébrale profonde expérimentée pour traiter l'autisme
Une nouvelle cible pour stopper la propagation du cancer
Sclérose en plaques : vers un traitement hormonal ?
Un nanonovecteur intelligent pour transporter des médicaments
Un jeune Américain de 15 ans met au point un nouveau test pour détecter le cancer du pancréas
Un vaccin contre le sida va être expérimenté à Marseille
Seniors : avoir un bon sommeil pour garder une bonne mémoire
Le stress rend les traitements anticancéreux moins efficaces
Soda et cancer : un lien qui se précise
Prévenir l'alcoolisation des adolescents par un travail psychologique
Découverte d'une protéine qui bloque la croissance tumorale
Le vaccin universel contre la grippe se précise
La molécule qui nous permet d'entendre
Autisme : des causes multiples et complexes mais de mieux mieux cernées
Recherche
Mesurer le trafic routier grâce à des micros
Edito
La voiture du futur sera propre, communicante, automatique et… partagée



Le parc automobile mondial a franchi en 2010 la barre symbolique du milliard de voitures et d’ici 20 ans le nombre d’automobiles dans le monde pourrait augmenter de 70 %, atteignant 1,7 milliard de voitures vers 2035.

L’ensemble des voitures et camions roulant sur la planète consomme 2 milliards de tonnes de pétrole par an (presque la moitié de la production mondial de brut) et émet chaque année 2 milliards de tonnes de CO2.

Selon une étude européenne du cabinet britannique Cebr (Centre for economics and business research), les embouteillages coûtent 5,5 milliards d'euros par an à la France, soit 623 euros par foyer se déplaçant en voiture. Aux Etats-Unis, le coût annuel de ces embouteillages a été estimé par Wired à 84 milliards d'euros.

Il faut aussi rappeler que 1,3 million de personnes meurent chaque année sur les routes mondiales, l’équivalent d’une agglomération comme Lyon rayée de la carte !

Face à cette évolution, les pays développés et émergents sont confrontés à un double défi : d’une part, stabiliser puis diminuer, en dépit de l’accroissement du parc mondial, la consommation énergétique globale et les émissions de CO2 liées à la voiture et, d’autre part, optimiser l’utilisation des véhicules et des infrastructures de manière à limiter la croissance du trafic et à éviter une asphyxie complète de nos villes, avec ses conséquences humaines et économiques désastreuses.

Le gouvernement japonais prévoit qu’en 2020, une voiture neuve sur deux vendues dans l’archipel sera un véhicule de nouvelle génération, hybride, tout électrique ou à pile à combustible. Mais une telle transition ne sera possible qu’à la condition de mettre en place des infrastructures interactives et « intelligentes ».

Tous les grands constructeurs nippons, Mitsubishi, Nissan, Toyota, réfléchissent, en collaboration avec les pouvoirs publics, à des nouveaux concepts pour accélérer l’utilisation des différents types de véhicules propres (voitures électriques, voitures à hydrogène, hybrides) qui arrivent sur le marché.

Chez Nissan, on fait remarquer qu’un conducteur japonais effectue à peine 30 kilomètres par jour en moyenne et que l’autonomie des véhicules électriques actuels (120 à 150 km) est donc suffisante, mais à condition de prendre en charge l’angoisse du conducteur qui n’a pas envie de tomber « en panne » d’électricité, faute de pouvoir trouver à temps une borne de recharge.

Nissan travaille donc sur un système de voitures communicantes à gestion subsidiaire de l’énergie. Le principe est le suivant : le conducteur est non seulement informé en permanence de la distance qui le sépare des bornes les plus proches mais il sait également en temps réel si ces bornes sont libres et, si ce n’est pas le cas, dans combien de temps elles le seront.

Mais le système prévu va plus loin car, si les bornes les plus proches sont occupées, il indique au conducteur si ce dernier a assez d’autonomie d’énergie pour se rendre jusqu’à une borne plus lointaine mais disponible. De cette manière, quel que soit l’état d’occupation du réseau de recharge électrique, le conducteur est assuré d’attendre le moins possible pour recharger son véhicule.

En Allemagne, Siemens lancera dans quelques mois à Berlin une expérimentation portant sur l’utilisation d’un système de recharge fonctionnant avec des bobines à induction. Ce dispositif, mis au point par Siemens et le constructeur BMW, permet de recharger rapidement sa voiture sans avoir besoin d’un câble ; il suffit de se positionner juste au-dessus d’une station à induction, enfouie sous la chaussée, pour recharger la batterie.

Siemens parie sur ce concept et pense qu’il incitera les consommateurs hésitants à franchir le pas vers la voiture électrique. Le constructeur allemand imagine déjà, grâce à son réseau de recharge par induction, une recharge automatique pour certaines catégories de véhicules : taxis, navettes de transport, ambulances…

L’autre grand rival technologique de la recharge par induction est le changement robotisé automatique de batteries, développé notamment par Better Place et Renault. Ce système est employé avec succès par 10 taxis électriques de l’aéroport d’Amsterdam.

Chacun de ces taxis électriques roule en moyenne 600 km par jour, sans émissions de CO2 et Better place prévoit que chaque taxi électrique effectuera 80.000 km par an sans aucune pollution. Ce fort kilométrage permet de compenser le surcoût à l’achat de la voiture électrique et le coût de la station d’échange de batteries.

Ford, pour sa part, va tester sur les routes d'Allemagne des voitures communicantes, capables d'interagir entre elles et avec les infrastructures routières. Le but est d’améliorer à la fois la sécurité et le confort de conduite des conducteurs. En cas d’accident, la voiture envoie automatiquement un signal d’alerte aux services de secours et aux véhicules suivants. Le véhicule indique également en permanence le meilleur itinéraire pour arriver à destination, en intégrant en temps réel les conditions de circulation. Le stationnement n’a pas été oublié et cette voiture peut, en fonction de votre heure probable d’arrivée, vous réserver une place de parking et la régler automatiquement.

L'allemand Audi a également présenté, au cours du récent CES de Las Vegas, un système de pilotage automatique qui détecte les obstacles et assiste le conducteur.

Outre-Atlantique, Microsoft et Toyota travaillent sur un système similaire appelé Toyota Media Service. L’idée est de connecter les Toyota hybrides et électriques sur la plate-forme « Cloud » Windows Azure pour proposer au conducteur une multitude de services. Outre le guidage en temps réel, il est ainsi possible d’accéder instantanément par commande vocale à de nombreuses informations de toute nature.

Mais c’est incontestablement Google qui travaille depuis plusieurs années sur le projet le plus ambitieux : la voiture entièrement automatique, sans conducteur. Il y a quelques semaines, Google a embauché Ron Medford, ancien responsable de la sécurité routière américaine, pour préparer avec l’état fédéral le futur cadre réglementaire qui autorisera les véhicules totalement automatiques aux Etats-Unis.
 
Mais sans attendre cette évolution, la Californie a déjà adopté, fin 2012, une loi locale qui autorise la circulation de véhicules automatiques sur son territoire, à condition toutefois qu’une personne soit présente dans la voiture pour pouvoir intervenir en cas de défaillance du système. Depuis trois ans, les "Google Cars" ont sillonné les routes du Nevada et de la Californie. Ces voitures high-tech sont bardées de capteurs, caméras, lasers et radars en tout genre et elles ont parcouru 500 000 km sans accident. Toutefois, Google reconnaît que l’essentiel de ces parcours s’est déroulé en conduite assistée et pas en conduite entièrement automatique.
 
L’objectif visé par Google est de commercialiser dès 2018 son véhicule automatique mais, pour y parvenir, il faudra que le géant numérique parvienne à diviser par 30 en 5 ans le coût des systèmes embarqués très sophistiqués (100 000 euros par voiture) qui permettent la conduite automatique. Même pour Google, l’objectif paraît un peu ambitieux !
 
Dans cette compétition technologique et industrielle stratégique, la France n’est pas en reste et l'Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria), organisme public de recherche, a conçu le "cybercar", un véhicule guidé par des repères optiques et magnétiques et équipé de lasers et de caméras destinés à repérer les obstacles.
 
Ce véhicule pourrait avoir de multiples applications et s’imposer sur des marchés très différents. Conçu comme un « ascenseur horizontal », le cybercar pourrait transporter automatiquement, d’un point A à un point B, des personnes qui ne sont pas en état de conduire, seniors, malades, enfants. Ce type de transport pourrait se faire, soit dans de petits véhicules, prévus pour quelques passagers, soit dans des véhicules collectifs, ressemblant à nos bus actuels mais sans chauffeur.
 
Il est probable que, pendant au moins quelques décennies, plusieurs modes de transports coexisteront : une conduite « assistée » ou «autonome» pour les déplacements individuels interurbains sur route et une conduite entièrement automatique sur autoroutes et dans les navettes urbaines.
 
Mais bien avant la généralisation de la voiture automatique, la connexion de tous les véhicules à l’Internet, combinée à la gestion intelligente des flux de transports, devrait permettre des améliorations considérables en termes d’optimisation de l’utilisation du réseau routier et de diminution du coût et des nuisances liés à l’usage de l’automobile.
 
Actuellement, une voiture passe 90 % de sa vie en stationnement et, quand elle roule, elle n’a, dans 90 % des cas, qu’un seul passager, le conducteur. Si l’on pouvait, grâce à la gestion interactive et intelligents des véhicules, faire baisser ces deux ratios et les ramener par exemple à 75 %, en généralisant l’autopartage et l’utilisation ponctuelle de la voiture à la demande, les conséquences sur un parc mondial qui compte plus d’un milliard d’unités seraient considérables : diminution des accidents de la route, diminution du besoin en nouvelles infrastructures routières, réduction massive de la pollution et des émissions de CO2, réduction du coût d’utilisation par voiture, désengorgement de nos villes au bord de l’asphyxie, etc.…
 
On peut même aller encore plus loin et imaginer que la puissance publique favorise, par des politiques volontaristes, l’utilisation intensive et optimisée de véhicules propres, par exemple en surtaxant l’accès dans les centre-ville pour les voitures les plus polluantes mais également en modulant les péages d’autoroutes et les péages urbains en fonction du nombre de passagers pour inciter à l’autopartage.
 
Comme je l’ai déjà souligné à plusieurs reprises dans mes éditoriaux, j’ai la conviction que nos enfants ne considéreront plus la voiture comme un bien, qu’il faut posséder, mais comme un service que l’on utilise seulement quand on en a besoin et qui doit coûter le moins cher possible à l'usager et à la collectivité.
 
Mais une telle révolution ne pourra se faire que si chacun d’entre nous, quel que soit son niveau de revenus et son lieu de résidence, peut avoir accès à une offre performante, diversifiée, souple et adaptée de transports qui lui permette, à moindre coût pour lui et la collectivité, de se déplacer de manière propre et rapide.
 
Pour effacer cette frontière séculaire entre transports individuels et collectifs, la technologie seule ne suffira pas. Nous devons également repenser le concept même de transport et l’articuler de manière radicalement nouvelle à une nouvelle approche de l’urbanisme, du développement local et de la production de valeur économique.
 
Un exemple suffit à illustrer cette complexité : imaginons que toutes les entreprises du tertiaire mais également la fonction publique demandent, avec un cadre législatif adéquat, à leurs salariés de pratiquer, un jour ou deux par semaine, le télétravail à domicile.
 
Si l’on enlève de la population active (26 millions de personnes) tous les travailleurs du public et du privé dont la présence physique est nécessaire sur leur lieu de travail, on constate qu’il reste tout de même environ 12 millions de travailleurs qui pourraient tout à fait remplir leurs missions une partie de la semaine par télétravail.
 
Sachant que 7 actifs sur 10 utilisent leur voiture pour se rendre sur leur lieu de travail, on peut donc estimer qu’une seule journée de télétravail obligatoire par semaine correspondrait, en moyenne, à 1,7 million de voitures en moins sur les routes chaque jour (8,4 millions de voitures par semaine au total, soit 20 % du parc automobile français).
 
Au total, les voitures françaises rouleraient 10 milliards de km en moins par an. L’économie de carburants qui en résulterait serait d’environ 600 millions de litres par an (valeur 850 millions d’euros) et nos voitures émettraient un million de tonnes de CO2 par an en moins !
 
Comme le montre cet exemple, pour résoudre le problème de la circulation automobile, de la maîtrise des coûts de transports et d’une offre de déplacement adaptée à l’évolution de la société et aux besoins de chacun, nous devons repenser globalement l’organisation et le fonctionnement de notre économie et abandonner la conception que nous avons de la voiture depuis plus d’un siècle.
 
C’est à ce prix que la voiture restera un instrument irremplaçable de liberté de déplacement et que, devenue propre, intelligente, efficiente et partagée, elle retrouvera une nouvelle jeunesse.

René TRÉGOUËT

Sénateur Honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


TIC
Information et Communication
Suivre son état de santé avec son smartphone
Mercredi, 06/02/2013 - 14:46

A l'occasion du congrès de Tel Aviv sur les innovations en matière cardio-vasculaire, une start-up israélienne a présenté une application pour smartphone permettant de contrôler les principaux paramètres biologiques et notamment le poids, la fréquence cardiaque, la tension artérielle, le taux de cholestérol et la glycémie.

Les informations recueillies sont cryptées et protégées ; l'utilisateur peut choisir de les transférer sur son compte Web ou les laisser sur son mobile. Cette application est actuellement expérimentée à la clinique Mayo.

Autre logiciel présenté à ce congrès : le Mobile-CliniQ, une application qui permet au médecin d'accéder très facilement à distance aux paramètres médicaux concernant un patient et qui peut également déclencher une téléalarme si les variables transmises sortent des valeurs paramétrées par le médecin, valeurs qui peuvent, bien entendu, être modifiées en permanence.

On a également pu voir dans ce salon le Labstyle Innovation Dario, un glucomètre portable, permettant aux diabétiques d’utiliser leur smartphone pour mesurer leur taux de glucose. Cette application possède une unité intégrée qui comprend un adaptateur spécialement conçu pour relier une bande de test de glucose à un smartphone.

Ce système permet une visualisation permanente des informations relatives au niveau de glucose et prévient le patient s'il a besoin d’une injection d’insuline. Tous les paramètres enregistrés sont transmis au médecin qui est ainsi informé en temps réel de l'état du malade.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

ihealth

^ Haut
Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Un nanopuzzle magnétique relance la course à l'ordinateur quantique
Jeudi, 07/02/2013 - 19:42

Une équipe de recherche helvético-indienne est parvenue à réaliser un agencement de nano-aimants à deux dimensions puis à désactiver le magnétisme d’un aimant sur deux, modifiant ainsi leurs propriétés quantiques.

Les physiciens ont utilisé des molécules organiques d'un nanomètre de diamètre et ont magnétisé chacune de ces molécules en y déposant un seul atome de fer ou de manganèse. Les molécules sont alors devenues des nano-aimants un million de fois plus petits que leurs homologues dans le disque dur des ordinateurs.

Comme ces molécules ne contiennent qu’un seul atome magnétique, elles changent d'état et deviennent soumises aux lois de la physique quantique.

Au lieu d'agencer l'ordre des atomes magnétiques un par un, les chercheurs ont eu l'idée d'utiliser des molécules qui s'autoassemblent pour former un damier.

Ces travaux montrent qu'il est possible de commuter de manière reproductible les propriétés d’un grand nombre d’atomes au sein d’un système simple. Ils ouvrent une nouvelle voie vers le réalisation d'un système informatique utilisant des propriétés quantiques.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Wiley

La commande gestuelle entre dans les blocs opératoires
Mercredi, 06/02/2013 - 14:59

Au cours d'une intervention chirurgicale, les médecins utilisent fréquemment l’IRM (imagerie par résonance magnétique) mais la consultation et le choix de ces images nécessitent un opérateur qui va être mobilisé pour aller chercher dans l'ordinateur les clichés à afficher. Ces manipulations sont non seulement un facteur de distraction pour le chirurgien mais posent en outre un problème d'asepsie car le matériel informatique peut être un vecteur de contamination.

Pour surmonter ces difficultés, des chercheurs de l’université Purdue aux États-Unis ont présenté un système de manipulation des IRM par commande gestuelle utilisant le capteur Kinect de Microsoft et capable d'interpréter différents gestes et postures.

En collaboration avec des chirurgiens, ces chercheurs ont d'abord sélectionné dix gestes spécifiques : pivoter à droite et à gauche, zoomer et dézoomer, défiler vers la droite ou vers la gauche, vers le haut ou vers le bas, augmenter et réduire la luminosité. Ils ont ensuite mis au point un algorithme capable de faire la différence entre ces différents gestes.

Cet outil va alors comparer les mouvements du chirurgien avec sa base de données et décider si le geste effectué commande une manipulation d’image. Si tel est le cas, la trajectoire en 3D de la main créée par le capteur Kinect est analysée par le programme en utilisant un modèle de Markov caché, très utilisé dans la reconnaissance de forme en intelligence artificielle.

Ce système intégrant les informations provenant de l'environnement, il apprend à devenir de plus en plus précis. La reconnaissance des mouvements définis atteint à présent 97 % !

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Microsoft

^ Haut
Matière
Matière et Energie
Des micro-lasers au germanium pour accélérer les puces
Jeudi, 07/02/2013 - 19:38

Une équipe de recherche italo-suisse a montré que le germanium, se combinant bien avec le silicium qui constitue les puces, pouvait servir de matériau laser dans certaines conditions.

Malgré l’augmentation du nombre de transistors sur les puces informatiques, la puissance des processeurs ne parvient plus depuis une dizaine d'années à suivre la loi de Moore édictée en 1965 : le goulet d'étranglement qui ralentit le rythme de progression de la puissance des puces réside notamment dans la vitesse insuffisante des communication des données entre les cœurs des microprocesseurs.

Les chercheurs ont analysé les propriétés du germanium à l'aide d’un puissant laser qui leur a permis de produire des impulsions lumineuses de seulement 100 picosecondes (0,1 milliardième de seconde). Ils ont ainsi pu observer le comportement des électrons dans le germanium et ont montré que ce matériau pouvait être utilisé comme laser, ce qui ouvre la voie à une communication ultra-rapide des informations entre les différents noyaux d'une puce.

Article rédigé par Gaël Orbois pour RT Flash

PRL

L'éolien marin va poursuivre son essor mondial
Mercredi, 06/02/2013 - 15:34

Selon le rapport du cabinet de conseil GlobalData, le marché mondial de l’éolien marin va continuer sa croissance et pourrait être multiplié par dix d'ici 2020, passant de 5 gigawatts de puissance installée à 55 GW. Le Royaume-Uni sera l'un des moteurs mondiaux de cette croissance avec plus de la moitié de la capacité mondiale installée l’an dernier (2,7 GW).

Les industries éoliennes marines des autres pays européens devraient  également connaître une forte croissance au cours de la décennie. L’Allemagne vise les 95 GW de capacité installée en 2050.

En France, le Grenelle de l’environnement prévoyait 6 GW de puissance éolienne marine installée en 2020 mais la France a revu ses ambitions à la baisse et vise à présent une puissance éolienne marine de 2 GW.

L'éolien marin est également dopé par les avancées technologiques considérables en cours qui permettent de construire des machines de plus en plus grandes et de plus en plus puissantes et donc plus rentables économiquement, surtout dans la perspective d'une augmentation inévitable du prix des énergies fossiles.

Siemens vient de présenter une éolienne marine équipée de pales d'un diamètre de 154 mètres (l'équivalent de trois terrains de football) et d'une puissance de 6 mégawatts (MW) de puissance électrique, l'équivalent de la consommation électrique de 6000 foyers.

Les autres géants du secteur, Alstom et REpower testent également des machines de 6 MW et travaillent sur la conception de machines de 10 MW qui seront opérationnelles en 2020.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

GlobalData

L’Hydrogène, un vecteur énergétique qui a de l’avenir !
Mardi, 05/02/2013 - 17:30

Dans un contexte de mutation énergétique mondial, nous sommes confrontés à de nouveaux défis tels que répondre à une consommation énergétique croissante, le réchauffement climatique et la protection de l’environnement. L’hydrogène vecteur énergétique est une solution très intéressante : il peut être utilisé pour de multiples applications comme le stockage des énergies renouvelables, un prolongateur d’autonomie pour les véhicules électriques, la cogénération…

Depuis plus de 15 ans, ALPHEA Hydrogène apporte son expertise sur la question de l’hydrogène énergie. Ses travaux couvrent toute la « chaîne hydrogène » : de sa production à son utilisation, en étudiant l’économie qui se développe autour de cette technologie avec ses différentes applications et les questions relatives à la réglementation et à la sécurité.

Son objectif : développer les filières industrielles utilisant l’hydrogène en apportant soutien et conseil à toutes les entreprises et collectivités dans le développement de leurs projets et applications. Au fil des années, de solides partenariats ont été établis avec des grands groupes (GDF SUEZ, TOTAL, EDF…), des PME (Mc Phy Energy, Ceram Hyd, CETH2…) et des collectivités (Région Lorraine, Communautés d’Agglomération de Forbach et Sarreguemines).

Aujourd’hui, les industriels et les pouvoirs publics manifestent un intérêt croissant pour ce vecteur énergétique. Ainsi, l’OPECST a lancé une étude pour faire le point sur le potentiel et les applications possibles de cette technologie, évaluer les atouts et faiblesses et formuler des recommandations. Dans ce cadre, ALPHEA Hydrogène, en la personne de Michel JEHAN (Président), a été sollicité pour participer au Comité d’experts de cette étude.

Contact : michel.jehan@alphea.com –        site web : www.alphea.com

Des carreaux organiques pour le bâtiment !
Lundi, 04/02/2013 - 07:35

L'Union européenne doit réduire sa consommation d'énergie de 20 % d'ici 2020 et, dans cette perspective, l'Institut Fraunhofer a mis au point un nouveau carrelage organique. En effet, ces carreaux sont plus économes en ressources que les carreaux en céramique et ouvrent donc de nouvelles options créatives en conception. Les bioplastiques à base de polylactides (PLA) sont résistants à la chaleur, par conséquent, ils sont bien appropriés aux procédés de remplissage à haute température dans l'industrie alimentaire.

Ces carreaux sont constitués d'un mélange d'époxy à base d'huile de lin, de différentes fibres naturelles et de célite, un matériau provenant de diatomées fossilisées. Ils sont à la fois plus écologiques, plus légers et plus souples d'utilisation que les carreaux traditionnels. Ce nouveau matériau pourrait, selon les chercheurs, révolutionner complètement le bâtiment et l'architecture car, après moulage, ils peuvent prendre n'importe quelle forme.

Motifs et  couleurs peuvent être en outre individualisés et on peut également y intégrer des pigments fluorescents pour qu'ils deviennent lumineux. Ces "bio-carreaux" peuvent être installés partout, sur le sol, dans la cuisine ou la salle de bains.

Les chercheurs de l'Institut Fraunhofer ont également réussi à conférer à ce bio-matériau une excellent résistance à la chaleur (120°), ce qui permet d'envisager des applications industrielles.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Institut Fraunhofer

Une puce qui emprisonne les micro-ondes
Lundi, 04/02/2013 - 07:15

Des chercheurs de l’EPFL sont parvenus à retenir une micro-onde prisonnière dans une puce pendant plusieurs millisecondes, puis à la restituer sans pertes. Une telle durée de stockage était inenvisageable jusqu'à présent.

En collaboration avec le Walther-Meissner-Institute de Garching en Allemagne, les chercheurs du Laboratoire de photonique et mesures quantiques (LPQM1), dirigés par Tobias Kippenberg, ont découvert un nouveau moyen de contrôler la propagation de ces micro-ondes.

Au lieu de recourir à des composant électroniques classiques (condensateurs et bobines) pour retenir une onde, les chercheurs ont eu l'idée d'utiliser un nano-oscillateur mécanique mille fois plus petit qu'un cheveu humain. Cette innovation leur a permis de stocker un signal électromagnétique pendant 3,5 millisecondes dans un circuit, puis de le transmettre sans perte de qualité. Comme le souligne Xiaoqing Zhou, qui dirige ces recherches, "Normalement, pour retenir une onde durant 3,5 millisecondes, il faut la faire circuler le long de 600 kilomètres de câbles coaxiaux".

Cette prouesse a été obtenue en combinant sur une puce deux dispositifs : une cavité micro-onde et un nano oscillateur mécanique. Le signal qui arrive sur la micro cavité est piégé à l’intérieur, ce qui permet de le stocker un bref instant. Le nano oscillateur mécanique permet pour sa part de préserver la qualité du signal.

En jouant sur ce système rétro-actif (le signal modifie l’oscillateur mécanique, qui modifie en retour ce signal), il devient  possible de bloquer ou de libérer l'onde à volonté.

Cette innovation pourrait avoir une multitude d'applications dans des domaines variés tels que télécommunications, électronique, industrie...

Article rédigé par Gaël Orbois pour RT Flash

Nature

Il y aurait deux Bosons de Higgs
Lundi, 04/02/2013 - 07:10

Un coup de théâtre vient d'avoir lieu dans l’affaire du Boson de Higgs, la particule mythique qui donne sa "consistance" à la matière. En fait, il y aurait non pas un, mais deux Bosons de Higgs, présentant des masses sensiblement différentes.

Le 4 juillet 2012, l'équipe du CERN annonçait officiellement la découverte du boson de Higgs, la seule particule élémentaire du "modèle standard" qui restait introuvable et désespérait les physiciens. Elaboré dans les années 30,  le "modèle standard" est  la théorie de référence qui décrit les constituants élémentaires de la matière. Ces fermions sont 12 auxquels il faut ajouter les quatre particules qui véhiculent les 4  interactions fondamentales (forces) de l'univers, la gravitation, l'électromagnétisme, la force nucléaire forte et la force nucléaire faible.

Théorisée en 1964 par Peter Higgs, Robert Brout et François Englert, cette particule est nécessaire au modèle théorique admis car elle explique pourquoi les particules ont une masse.

Mais selon les résultats de l’expérience ATLAS, il y aurait en réalité deux Bosons de Higgs. Précédemment, les recherches faisaient état d’un Boson de masse approximative de 125 gigaélectrovolts (GeV). Mais un nouvel éclairage dans l’étude du Boson indique deux particules de masses respectives de 123,5 GeV et 126,6 GeV, soit une différence importante de 3 Gev. Reste à savoir comment ce 2ème boson s'intègre dans le cadre théorique en vigueur et si son existence n'annonce pas un grand bouleversement de la physique...

Article rédigé par Gaël Orbois pour RT Flash

Scientific American

Vers des mémoires statiques de grande capacité
Samedi, 02/02/2013 - 22:32

La mise au point et la production industrielle de mémoires de grande capacité, sans pièces mobiles susceptibles de rupture, est l'un des grands défis de l'informatique.

Pour atteindre cet objectif, de nombreuses voies technologiques sont explorées dans les laboratoires de recherche et notamment les nanodispositifs magnétiques qui ne sont pas autre chose que de minuscules pistes magnétiques submicroniques, séparées physiquement par des "trottoirs" isolants.

Des chercheurs de l'Institut d'électronique fondamentale, en collaboration avec leurs collègues du Laboratoire de génie électrique de Paris et du Laboratoire Cavendish (Université de Cambridge), ont développé des structures hybrides submicrométriques capables de provoquer une déformation locale à l'aide d'un élément piézoélectrique micrométrique sur lequel est déposée une piste magnétique de quelques centaines de nanomètres de largeur.

Dans ce dispositif, il suffit d'appliquer une tension sur les électrodes placées parallèlement à la piste pour modifier localement cette dernière par magnétostriction inverse. Ces recherches ont débouché sur une première démonstration d'un nanodispositif opérationnel. Ce travail démontre également qu'il est possible de modifier le spin (propriété quantique d'une particule caractérisée par son moment angulaire intrinsèque qui ne peut prendre que valeurs entières ou demi-entières) à l'aide de déformations mécaniques locales, ce qui ajoute un degré de liberté supplémentaire pour contrôler l'aimantation en électronique de spin.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Nature

Vers la production d'hydrogène bon marché à partir de nano-silicium
Vendredi, 01/02/2013 - 14:59

Des chercheurs de l'Université de Buffalo sont parvenus à produire de grandes quantités d'hydrogène à partir de nanoparticules de silicium. Ils ont montré que des nanoparticules de silicium de 10 nm peuvent produire 150 fois plus d'hydrogène que des nanoparticules de silicium de 100 nm, et 1.000 fois plus que le silicium massif. Cette découverte pourrait ouvrir la voie vers une production massive d'hydrogène pour les appareils portables.

"Ces recherches montrent que le silicium peut réagir avec l'eau assez rapidement pour produire de l'hydrogène à la demande", souligne Mark Swihart, professeur de génie chimique et biologique à l'Université de Buffalo, qui ajoute que "L'oxydation des nanoparticules de silicium ne sera sans doute pas employée à court terme pour la production industrielle d'hydrogène à grande échelle mais ce processus très efficace et peu onéreux pourrait être compétitif pour alimenter en énergie et recharger rapidement nos appareils numériques et portables."

Cette technique de l'oxydation du silicium pour la production d'hydrogène a deux avantages majeurs : son rendement inégalé et sa simplicité de mise en oeuvre. L'hydrogène est en effet produit rapidement, à température ambiante, et sans la nécessité d'une source d'énergie externe.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Phys

Vers la production propre de méthane comme vecteur énergétique !
Vendredi, 01/02/2013 - 14:50

Audi a annoncé la construction d'une usine qui utilisera l'énergie solaire et éolienne pour produire du méthane à partir d'eau et de dioxyde de carbone. L'usine, qui utilisera la technologie SolarFuel, produira assez de méthane pour alimenter 1.500 véhicules au gaz.

Avec la montée en puissance des énergies renouvelables en Allemagne, l'offre excède de plus en plus la demande à certains moments et notamment la nuit lorsque le vent souffle.

Pour produire du méthane, SolarFuel combine de manière innovante deux technologies existantes. La première est l'électrolyse, qui sépare l'hydrogène et l'oxygène de l'eau. La deuxième est la méthanisation, qui combine l'hydrogène avec le carbone à partir du dioxyde de carbone pour produire du méthane.

SolarFuel affirme que son approche pourrait contribuer à régler l'un des grands défis à la généralisation des énergies renouvelables : les variations considérables de production électrique liées à l'intermittence de ces énergies. Le méthane présente en outre l'avantage de pouvoir être stocké dans les installations existantes de stockage du gaz naturel.

La quantité excédentaire d'énergie renouvelable en Allemagne est passée, en deux ans, de 150 gigawatt-heures par an à 1.000 gigawatt-heures par an et c'est ce gisement très important d'énergie que veut mobiliser Audi pour atteindre l'objectif des "deux fois 80" : 80 % d'énergie renouvelable en 2050 et 80 % de gaz à effet de serre en en moins.

Le méthane de SolarFuel ne peut pas concurrencer directement le gaz naturel mais il peut être aussi rentable que le biogaz, produit à partir de sources biologiques.

Reste le point faible de cette production de méthane : son faible rendement énergétique et pour convertir l'électricité en méthane, environ 30 %. SolarFuel espère toutefois pouvoir récupérer une grande partie de cette énergie perdue en produisant de la vapeur qui pourrait ensuite être utilisée pour le chauffage ou pour l'industrie.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

MIT Technology Review

^ Haut
Espace
Espace et Cosmologie
La Corée du sud affirme ses ambitions spatiales
Lundi, 04/02/2013 - 07:25

Après deux échecs, la Corée du Sud a réussi, contre toute attente, à placer le 30 janvier un satellite en orbite. Elle entre ainsi dans le club fermé des puissances spatiales asiatiques.

Le lanceur de 140 tonnes KSLV-I (Korea Space Launch Vehicle) de conception russo-coréenne s’est élevé à 16h00 de la base de Naro dans le sud du pays et a poursuivi sa trajectoire pendant 9 minutes avant de libérer le satellite STSAT-2C, destiné à recueillir des données sur les radiations cosmiques.

Ce succès relance le programme spatial de la Corée du Sud qui veut développer, d'ici 10 ans, une fusée de trois étages capable d’emporter une charge de 1,5 tonne. Ce nouveau lanceur qui sera 10 % coréen, sera doté de trois étages de propulsion fonctionnant au carburant liquide, contrairement à Nora-1 qui n'a que deux étages, dont un à carburant liquide et l'autre à carburant solide.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Space

^ Haut
Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
Certaines bactéries dans l’atmosphère ont-elles un impact sur le climat ?
Jeudi, 07/02/2013 - 19:49

Des chercheurs américains viennent de découvrir dans la troposphère, une partie de l'atmosphère située entre six et dix kilomètres d'altitude, de grandes quantités de micro-organismes qui pourraient avoir un impact non négligeable sur le climat.

Ces micro-organismes ont été collectés à partir d'échantillons d'air prélevés par avion. Ils ont fait l'objet d'un séquençage génétique, ce qui a permis de les identifier et d'évaluer leurs quantités. Celles-ci, qui se répartissent en 17 familles différentes, représentent, en moyenne, environ 20 % de la masse totale de particules détectées dans ces échantillons.

«Nous avons été très surpris de trouver autant de micro-organismes dans la troposphère, considérée comme un environnement peu propice à la vie», souligne l'auteur de cette étude, le Professeur Kostas Konstantinidis, de l'Institut d'ingénierie de Géorgie.

Ces scientifiques ignorent encore si ces micro-organismes vivent de façon permanente dans cette portion de l'atmosphère, peut-être sur des particules de carbone en suspension, ou s'ils y restent brièvement après avoir été transportés par des vents depuis la surface de la planète.

Les échantillons ont été prélevés au-dessus des terres et des océans, notamment la mer des Caraïbes et certaines parties de l'océan Atlantique, pendant et après les deux ouragans Earl et Karl en 2010.

Ces travaux suggèrent que ces micro-organismes pourraient jouer un rôle dans la formation de nuages et de glace et avoir une influence sur le climat global de la terre. Les chercheurs ont en effet montré que certaines de ces bactéries pouvaient transformer et dégrader les composants de carbone issus des émissions de CO2 dans l'atmosphère. En outre, ce transfert de bactéries véhiculées par les vents, sur de longues distances, constitue un nouveau facteur à intégrer dans l'étude de la propagation des maladies infectieuses.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

PNAS

Les personnes âgées seront touchées de plein fouet par le réchauffement climatique
Mercredi, 06/02/2013 - 15:26

Selon une étude  internationale portant sur 1.258 personnes vivant dans 5 pays (Australie, Canada, Etats-Unis, Grande-Bretagne, Suède) et rédigée conjointement par le Stockholm Environment Institute (SEI), l’université de York (Grande-Bretagne) et le centre de recherche en gérontologie de l’université Simon Fraser au Canada, le changement climatique affectera particulièrement les personnes âgées.

Les personnes âgées étant en effet plus sensibles aux maladies, au stress, à la chaleur et aux déplacements, elles vont souffrir plus que les autres des bouleversements liés à l’augmentation des températures et à la multiplication des épisodes climatiques extrêmes.

En 2050, un quart de la population mondiale aura plus de 55 ans, un cinquième plus de 60 ans et il y aura plus de 400 millions de personnes de plus de 80 ans (contre 110 millions en 2012).

La France a découvert de manière brutale ce problème à l'occasion de la canicule de 2003 en enregistrant une surmortalité de 15 000 décès, essentiellement chez les personnes fragiles de plus de 75 ans.

En 2010, la tempête Xynthia (47 morts et 79 blessés) a également particulièrement touché les seniors, comme l'a montré la Revue européenne de géographie qui souligne que les victimes sont surtout des personnes âgées de plus de 60 ans, prises au piège dans leur domicile et victimes d'un stress intense.

L'étude plaide pour un développement de la gérontologie environnementale qui intègre la sensibilité particulière des personnes âgées au changement climatique et leur capacité d'adaptation à ces événements extrêmes.

Article rédigé par Gaël Orbois pour RT Flash

SEI

les pôles thermiques urbains ont un impact climatique à très longue distance
Samedi, 02/02/2013 - 22:08

Une étude réalisée par des chercheurs de l'Université de Californie, de l'Université de Floride et du Centre national de recherche atmosphérique (NCAR) américain, et publiée le 27 janvier dans Nature Climate Change, montre que les pôles de chaleur urbains ont un impact sur le climat local environnant et, dans une moindre mesure, sur le climat planétaire global.

Selon ces travaux, la chaleur spécifique émise par les grandes mégapoles est transportée par les courants aériens et peut avoir un impact significatif sur la température de régions très éloignées. Les chercheurs ont ainsi été étonnés de constater que ces pôles thermiques urbains pouvaient entraîner, dans l'hémisphère Nord, une hausse distante de température allant jusqu'à 1°C.

Comme le souligne Guang Zhang, l'un des responsables de cette étude, "Nous avons été surpris de constater qu'une consommation d'énergie locale relativement faible pouvait avoir un impact important, si loin de la source de chaleur".

L'étude montre, de manière plus précise, que ce réchauffement atteint ainsi 1°C en Russie et en Asie septentrionale, jusque 0,8°C dans le nord-est des Etats-Unis et 0,5°C dans l'est de la Chine, ce qui est loin d'être négligeable.

Ces travaux ont également montré que l'effet des ces pôles de chaleur urbains sur les températures variait avec les saisons. Pendant l'hiver et le printemps, cette chaleur urbaine provoque un réchauffement de l'atmosphère mais, pendant l'été et l'automne, elle entraîne au contraire un refroidissement lié à la modification des courants atmosphériques.

Cette étude expliquerait les causes de variations des températures, inexpliquées jusqu'à présent, constatées au niveau continental. Les chercheurs recommandent donc d'intégrer ce phénomène d'impact thermique à distance des villes dans les futurs modèles climatiques.

Article rédigé par Gaël Orbois pour RT Flash

Nature

^ Haut
Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Un vaccin oral contre le choléra
Vendredi, 08/02/2013 - 07:44

Selon l'OMS, le nombre des cas de choléra continue de croître et l'on estime que cette maladie touche 5 millions de personnes dans le monde chaque année et en tue au moins 100 000. Cette maladie est provoquée par une infection intestinale aiguë due à une bactérie, Vibrio cholerae. elle se traduit par une diarrhée sévère qui entraîne la déshydratation et peut causer la mort si l'infection n'est pas traitée.

La grande majorité des vaccins disponibles contre le choléra sont injectables et doivent être conservés au froid, ce qui complique et renchérit leur utilisation dans les pays en voie de développement. Il est donc important de développer des vaccins oraux, beaucoup plus faciles à utiliser dans des conditions locales difficiles.

Une chercheuse de l'Université technologique de Chalmers, Annika Borde, a découvert un excipient qui permet de stabiliser le vaccin durant le processus de séchage et de préserver l'efficacité de son principe actif. Cette découverte devrait permettre de congeler un vaccin buvable existant et efficace, le Dukoral. Pour l'instant, ce vaccin buvable est cher et requiert un accès à de l'eau potable.

Ces travaux devraient à terme déboucher sur un vaccin anti-cholériques sous forme de tablette ou de poudre qui sera moins onéreux à produire et bien plus facile à conserver et à utiliser dans les régions touchées par cette maladie.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Chalmers

Découverte d'une nouvelle cible thérapeutique pour bloquer le cancer
Vendredi, 08/02/2013 - 07:36

Des chercheurs de l’Université de Californie ont découvert une nouvelle cible prometteuse pour bloquer différents cancers. Ils ont montré qu'une mutation spécifique de la protéine p53 est impliquée dans près de 40 % des cas de cancer diagnostiqués.

Dans sa forme normale, la protéine p53, surnommée le « gardien du génome » contribue à réparer l'ADN endommagé dans les cellules ou provoque l'apoptose (mort cellulaire). Mais lorsque cette protéine mute, elle ne reconnaît plus les cellules tumorales et celles-ci échappent aux mécanismes de contrôle et peuvent essaimer. Cette protéine est donc une cible clé de la recherche en matière de cancer.

Dans les cellules, les protéines p53 ondulent constamment, comme le font les algues sur le fond de la mer. De ce fait, il est difficile de localiser les sites de liaison utiles pour concevoir des médicaments ciblés. Mais ces chercheurs ont réussi à modéliser ce mouvement et ont pu identifier ainsi une  fenêtre de liaison.

Les scientifiques ont alors testé plusieurs centaines de molécules et ont découvert qu’un acide, l’acide stictique, était capable, en utilisant le site de liaison, d'actionner chez ces protéines p53 mutantes des mécanismes suppresseurs de tumeur. La prochaine étape va consister à trouver des molécules d'une structure proche de celle de cet acide et qui pourront agir sur la protéine p53 altérée.

L'intérêt de cette approche est qu'elle concerne potentiellement toutes les mutations d’une même protéine. Elle devrait donc pourvoir déboucher sur les médicaments efficaces pour de multiples formes de cancer.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Nature

Un peu d'alcool protège le cerveau mais pas pour tout le monde !
Vendredi, 08/02/2013 - 07:21

Une étude italienne a repris et compilé les articles de littérature scientifique portant état des effets de la consommation d'alcool en matière de déclin cognitif et de démence. Il s'agissait d'essayer de trancher entre les résultats contradictoires de ces articles : certains indiquent qu'une consommation légère d'alcool peut avoir un effet protecteur sur le maintien des fonctions cognitives et les risques de démences. Mais d'autres articles affirment qu'ils ne trouvent pas le moindre effet bénéfique pour le cerveau à la consommation d'alcool, même modérée.

Cette étude parvient à la conclusion que les deux affirmations sont vraies ! Comment est-ce possible ? En fait, selon ces chercheurs, une consommation faible d'alcool a effectivement un effet protecteur sur l'apparition de troubles cognitifs et de démence mais uniquement  si plusieurs conditions cumulatives sont remplies. Première condition : l'alcool consommé doit être du vin et deuxième condition : il ne faut pas que les sujets soient touchés par une prédisposition génétique particulière (absence allèle epsilon 4 de l'apolipoprotéine E). Dernière condition qu'il est toujours bon de rappeler : les autres facteurs de risque vasculaires, tabac, hypertension et cholestérol, doivent être normaux.

Reste que, même quand ces conditions sont réunies, les scientifiques ne sont pas d'accord sur la consommation journalière maximum de vin pour bénéficier de ces effets protecteurs. Dans le doute, buvons un peu de bon vin mais toujours avec modération !

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Wiley

Un facteur de transcription associé aux métastases dans le cancer du sein
Vendredi, 08/02/2013 - 07:14

A la suite d’un cancer du sein avancé, des métastases peuvent envahir les ganglions lymphatiques, les os, les poumons, et d’autres tissus, à distance. Une cascade de modifications moléculaires concernant les cellules cancéreuses primaires permet à ces dernières de se transformer, par le biais d'une transition épithéliale-mésenchymateuse (EMT), ce qui ouvre ensuite la voie à la formation de métastases.

Ce rôle de la transition épithéliale-mésenchymateuse l’EMT dans les métastases reste cependant mal compris. C'est pourquoi des chercheurs américains dirigés par le professeur Goutham Narla (Mount Sinaï School of Medicine à New York) ont essayé de comprendre le rôle du variant du gène suppresseur de tumeur KLF-6, appelé KLF6-SV1, dans la formation des métastases du cancer du sein.

A partir de l'étude des tumeurs de 671 patientes ayant un cancer du sein, les chercheurs ont constaté que les femmes dont les tumeurs expriment des taux élevés de KLF6-SV1 ont un risque de décès augmenté de 50 %. Ils ont pu établir que la surexpression du KLF6-SV1 provoque bien une transition épithélio-mésenchymateuse et favorise également le développement de métastases. A contrario, le blocage de ce gène KLF6-SV1 dans des cellules de cancer du sein métastatique réduit nettement le risque de métastases.

Ces travaux montrent donc le rôle de KLF6-SV1, dans le déclenchement de la chaîne de réactions moléculaires qui va conduire à la formation de métastases et établit un lien fort entre la surexpression de KLF6-SV1 et le faible taux de survie des patientes. Ce variant génétique KLF6-SV1 pourrait donc devenir une cible thérapeutique prometteuse pour le cancer du sein.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

NCBI

Le génome du pigeon est séquencé
Jeudi, 07/02/2013 - 20:32

Une équipe internationale de chercheurs issus du Centre de recherche BGI-Shenzhen en Chine, de l’Université de Copenhague au Danemark et du centre du cancer M.D. Anderson de l’Université du Texas, a annoncé avoir achevé le séquençage du génome du pigeon biset (Columba livia). Son génome comporte 17.300 gènes (contre 21.000 gènes chez l'humain). Le pigeon rejoint ainsi la liste des quelques oiseaux dont le génome a été entièrement séquencé.

Il existe plus de 350 races de pigeon qui diffèrent par la taille, la forme, la couleur, la longueur du bec, la structure osseuse, le chant ainsi que le plumage. "C'est l'un des rares oiseaux dont le génome a été séquencé avec le poulet, la dinde, le diamant mandarin et la perruche ondulée", précise Michael Shapiro, professeur adjoint de biologie à l'Université d'Utah.

Ces travaux ont montré, en analysant de manière comparative les génomes du pigeon, du poulet, et de la dinde, que ces espèces se sont séparées il y a 100 millions d'années. Mais les résultats les plus surprenants concernent les mutations génétiques à l'origine de certains traits physiques des pigeons. Les chercheurs ont ainsi eu la surprise de constater que la simple mutation d'un gène appelé EphB2, qui fait pousser vers le haut les plumes du cou et de la tête du pigeon, contribue chez l'homme à la maladie d'Alzheimer ainsi qu'au cancer de la prostate, ce qui confirme le grand intérêt d'une analyse comparative de génomes des différentes espèces vivantes.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Science Daily

Des fibres cellulaires pour bloquer le cancer
Jeudi, 07/02/2013 - 19:33

Quand un cancer se développe, les cellules anormales se divisent rapidement. Les médicaments utilisés en cancérologie empêchent, par plusieurs voies différentes, cette division anarchique. L'une de ces voies consiste à bloquer la séparation des chromosomes. Ce sont des fibres fines, les microtubules, qui interviennent dans ce processus et bloquent la division cellulaire.

Ce mécanisme est à l'oeuvre dans des molécules comme le Taxol, issue de l'écorce de l'if et utilisée contre le cancer depuis plus de 20 ans. Mais le détail et le déroulement interne de ce mécanisme restait inconnu.

A l'issue de dix ans de recherches, les chercheurs de l'Institut Paul Scherrer et de l'ETH de Zurich sont parvenus à comprendre le fonctionnement de deux agents actifs qui sont capables, comme le Taxol, de contrôler les microtubules. Le premier est le zampanolide, une substance présente dans les éponges marines et le second est l'épothilon A, présent chez certaines bactéries.

Comme le souligne Andrea Prota du Laboratoire de recherche biomoléculaire de l'Institut Paul Scherrer, "Nous avons pour la première fois analysé de manière précise le type de liaison moléculaire impliqué et cela va nous permettre de développer des médicaments bien plus efficaces car nous possédons à présent le schéma complet de la "serrure" et de la "clé" moléculaire à activer.

C'est grâce à la Source de Lumière Synchroton Suisse de l'Institut Paul Scherrer que les chercheurs ont pu visualiser, par cristallographie, la structure des protéines concernées.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Science

Embryon et ADN : un lien complexe
Mercredi, 06/02/2013 - 16:07

La moitié de notre génome est constitué de séquences d’ADN inactives, parmi lesquelles on trouve des séquences d’origine virale : les retrotransposons endogènes. Des travaux dirigés par Maria-Elena Torres-Padilla et son équipe de l'Institut de Génétique et de Biologie Moléculaire et Cellulaire de Strasbourg, ont montré que ces séquences s'activent au cours des premières étapes du développement embryonnaire, ce qui provoque un déplacement et une duplication de ces retrotransposons. Ce phénomène, encore mal compris, peut altérer le patrimoine génétique de l’embryon et être également à l’origine de cancers ou de défauts d’implantation de l’embryon pendant la grossesse.

C'est en étudiant la structure de l’ADN dans des cellules embryonnaires que les chercheurs ont découvert un état inhabituel de l’ADN, permettant l’expression de séquences qui sont normalement inactives. Il apparaît donc que la reprogrammation cellulaire qui suit la fécondation entraine un "réveil" des retrotransposons. Heureusement, ce phénomène est bref et s'arrête aussitôt que l’embryon est implanté dans la muqueuse utérine.

Ces recherches ont également montré que cette activation des retrotransposons est effectuée par une famille encore inconnue à ce jour d'ARN, beaucoup plus petits que les micro ARN ou ARN interférents.

Ces travaux fondamentaux sur la régulation de l’expression des gènes durant les premiers stades embryonnaires pourraient permettre de mieux comprendre le développement de certaines tumeurs

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Nature

Écouter l'intérieur de la cellule !
Mercredi, 06/02/2013 - 15:56

Les ondes sonores sont largement utilisés dans l'imagerie médicale, notamment en échographie mais des scientifiques français du laboratoire de mécanique et de l'Institut de Chimie et Biologie de l'Université de Bordeaux, ont mis au point une technique permettant d'utiliser les sons pour explorer les cellules à l'échelle moléculaire. Ces chercheurs ont utilisé des ondes sonores à haute fréquence pour tester la rigidité et la viscosité du noyau de chacune des cellules humaines.

"Nous avons développé un nouvel outil, sans contact et non-invasif pour mesurer les propriétés mécaniques à l'échelle intra-cellulaire. Cet outil pourrait permettre d'observer l'activité des cellules ou d'identifier certains cancers", explique Bertrand Audoin, professeur au laboratoire de mécanique à l'Université de Bordeaux."

Baptisée "Ultrasons picoseconde", cette technique a d'abord été appliquée dans l'industrie électronique comme un moyen de mesurer l'épaisseur des couches de puces de semi-conducteurs. Audoin et ses collègues ont eu l'idée de l'adapter à la biologie en utilisant des impulsions laser ultra-brèves pour générer des ondes sonores à haute fréquence. Un autre laser mesure ensuite la propagation de l'onde acoustique dans la cellule, ce qui donne des informations sur les propriétés mécaniques des composants intra-cellulaires.

"Plus la fréquence du son que vous créez est grande, plus la longueur d'onde obtenue est petite et plus vous pouvez explorer des structures minuscules", explique le Professeur Audoin qui ajoute : "Nous utilisons des ondes d'une fréquence de plusieurs gigahertz, ce qui nous permet de sonder des objets de l'ordre de quelques centaines de nanomètres, cent fois plus petit que le noyau d'une cellule."

L'équipe a expérimenté avec succès cet outil sur des polymères et des cellules végétales avant de passer à des cellules humaines. Ces chercheurs veulent appliquer leur découverte à l'identification des cellules cancéreuses par leur signature sonore car un tissu cancéreux est plus rigide qu'un tissu sain et n'a pas les mêmes propriétés acoustiques."

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Eurekalert

De la vie sous l'Antarctique ?
Mercredi, 06/02/2013 - 15:46

En Antarctique, les chercheurs américains du projet Wissard viennent d'atteindre le lac sous-glaciaire Whillans, situé à 800 mètres sous la glace. Ils ont effectué les premiers prélèvements de sédiments jamais réalisés sous l'Antarctique.

Ce projet vise à étudier la stabilité de cette région ouest de l'Antarctique qui repose sur un vaste réseau de lacs communicants. L'eau de ces lacs se comporte comme un lubrifiant sous la masse glaciaire qui peut se déplacer par endroits de plus d'un kilomètre par an.

Mais en attendant de mieux comprendre la formation et la structure de l'Antarctique, les chercheurs ont déjà fait une découverte de taille. Les premiers échantillons remontés de ce lac contiennent en effet d'importantes traces d'ADN.

Or, compte tenu des précautions prises et notamment du système combinant l'eau chaude à un appareil de stérilisation émettant des UV, il est peu probable que cet ADN résulte d'une contamination apportée par les chercheurs. Si cette découverte est confirmée, ce serait la deuxième fois, après le lac Vida, que de la vie est découverte dans les eaux sous-glaciaires de l'Antarctique.

Reste à savoir de quelle forme de vie il s'agit. En novembre 2012, des chercheurs américains avaient déjà découvert une nouvelle famille de bactéries étonnante, vivant sans lumière ni oxygène sous la glace du lac Vida, à l'est du continent antarctique. Ces micro-organismes vivaient sans apport d'énergie externe, dans une eau dont le taux de salinité dépasse les 20 % et dont la température est de - 13°C ! (PNAS)

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Discover

The Huffington Post

Un projet européen pour détecter les métastases à la racine
Mercredi, 06/02/2013 - 15:15

Le cancer est responsable d'un décès sur six dans le monde et environ 90 % des décès par cancer sont dus à des métastases et à un échec de la thérapie.

Face à cette situation, l'UE a lancé le projet CAMINEMS («Integrated MicroNano-Opto Fluidic systems for high-content-diagnosis and studies of rare cancer cells»), qui vise à réaliser une caractérisation moléculaire détaillée sur les cellules tumorales circulantes (CTC) comme biopsie liquide fournissant des informations sur des métastases connues ou inconnues. Le projet a été financé au titre du septième programme-cadre (7e PC) de l'UE pour un montant de 3,5 millions d'euros, qui a rassemblé 9 partenaires, des techniciens et cliniciens provenant de 5 pays européens.

Les CTC, cellules originaires de la tumeur primaire qui circulent dans le sang par le système de vaisseaux sanguins, sont à l'origine des métastases et l'idée est de pouvoir effectuer un profil moléculaire des CTC avant qu'elles ne migrent et aillent envahir des organes à distance.

Les technologies disponibles restent pour l'instant insuffisantes tant en matière de sensibilité que de spécificité car elles ne peuvent détecter les micro-métastases que chez les patients atteints d'un cancer avancé et ne sont pas encore capables de détecter tous les biomarqueurs.

Ce projet CAMINEMS a abouti à la mise au point d'un système de génération à haute sensibilité et d'un système d'imagerie à haute résolution qui ont permis une véritable rupture technologique et médicale. Testé  pour la caractérisation du lymphome, cet outil a atteint une précision de 91 % avec moins de 50 cellules par échantillon, ce qui constitue  la meilleure performance mondiale en la matière.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Caminems

Cordis

Cancer du cerveau : le vaccin curatif avance
Mercredi, 06/02/2013 - 15:04

Une équipe de recherche dirigée par Apostolos Stathopoulos et travaillant pour la firme pharmaceutique ERC Belgium (Epitopoietic Research Corporation), a mis au point un vaccin curatif contre le glioblastome, une forme agressive de cancer du cerveau.

Le principe consiste à injecter au patient un vaccin composé de cellules cancéreuses prélevées à différents stades, de protéines, d’épitopes antigéniques et d’adjuvants permettant la stimulation des cellules.

Ces différents composants, qui sont administrés séparément, vont réveiller le système immunitaire du patient qui va reconnaître les antigènes tumoraux et les associer à la toxicité du vaccin. Il va ensuite les identifier et éliminer les cellules porteuses de ces antigènes spécifiques des tumeurs, pour finalement rejeter la tumeur dans sa totalité.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

LBS

ERC

Un test sanguin pour identifier le cancer du sein
Mercredi, 06/02/2013 - 14:40

Des chercheurs israéliens de l'hôpital Hadassah à Jérusalem ont mis au point un test pouvant détecter rapidement la présence de gènes favorisant le cancer du sein. Ce nouveau test sanguin, simple et rapide, permet de repérer avec une précision de 95 % chez les femmes en bonne santé des mutations BRCA1 et BRCA2. Les femmes porteuses de ces mutations présentent effectivement un risque accru de développer un cancer du sein.

Ce test repose sur un prélèvement des globules blancs qui sont ensuite mis en culture. Les cellules sont alors irradiées, ce qui permet de mesurer le niveau d’expression de 18 gènes. Le résultat permet d’identifier les femmes porteuses d’une mutation des gènes BRCA1 et BRCA2 avec un très haut degré de précision. Selon le Docteur  Asher Salmon, directeur de cette recherche au CHU Hadassah, l’examen aidera les médecins à repérer plus rapidement les femmes susceptibles de développer un cancer du sein.

Ce test représente une alternative moins coûteuse que les tests génétiques actuellement en vigueur. En outre, cette technique permet de mieux comprendre le fonctionnement des cellules affectées par les mutations BRCA1 et BRCA2.

Ces travaux ont permis d'étudier les différences du profil d’expression génétique dans l’ensemble du génome grâce à la technologie Microarray. Les chercheurs ont découvert 1500 gènes s’exprimant de façon significativement différente entre les femmes porteuses de la mutation et les non-porteuses.

La technologie RT-PCR (Reverse Transcription-Polymerase Chain Reaction) a permis pour sa part d'identifier les 18 gènes présentant la plus grande différence sur les 1500 sélectionnés.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Hadassah

Les bactéries intestinales participent à la malnutrition infantile
Lundi, 04/02/2013 - 07:45

Des chercheurs américains ont montré qu'une alimentation insuffisante ou médiocre n'est pas la seule cause de malnutrition infantile en Afrique et que certaines bactéries intestinales peuvent aussi provoquer ce problème.

Cette recherche a été menée pendant trois ans au Malawi avec 377 paires de jumeaux dès leur naissance ainsi qu'en parallèle avec des souris de laboratoire. Elle montre comment un dysfonctionnement de la flore intestinale de ces enfants combiné à une mauvaise alimentation déclenche une forme de malnutrition appelée kwashiorkor. "Nourrir ces enfants avec des aliments riches en calories et nutriments améliore provisoirement l'état de leur flore intestinale mais cela ne suffit pas pour supprimer définitivement le symptômes", souligne Jeffrey Gordon, de la faculté de médecine de l'Université Washington à St Louis.

Durant cette étude, la moitié des paires de jumeaux est restée en bonne santé tandis que les autres, l’un ou les deux de la paire de jumeaux, présentaient des signes de malnutrition de kwashiorkor. L’analyse de leur flore intestinale a révélé que les enfants sévèrement dénutris avaient un profil microbien distinct de celui des enfants sans signe de malnutrition.

Les chercheurs ont pu constater qu'après la fin du régime thérapeutique et le retour à l'alimentation traditionnelle, la flore intestinale des enfants a retrouvé son état antérieur anormal. Cette découverte permet de comprendre pourquoi certains enfants souffrent de malnutrition et pas d'autres alors qu'ils ont la même alimentation dans la même famille.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Science

Transport des molécules dans les neurones : le mystère s'éclaircit
Lundi, 04/02/2013 - 07:40

Des chercheurs français, spécialistes de la maladie de Huntington, ont découvert d’où provient l’énergie utilisée pour le transport des molécules le long des axones et ainsi par quel biais l’information nerveuse est véhiculée dans l’organisme.

La maladie d'Huntington, aussi appelée chorée de Huntington, est liée à une anomalie génétique localisée sur le chromosome 4, qui entraîne la synthèse d’une protéine altérée de huntingtine à l’origine de la mort accélérée des neurones. Cette maladie neurodégénérative progressive se caractérise par l'apparition de mouvements incontrôlés et d’une dégradation de l'état du cerveau.

Ces chercheurs de l’Institut Curie et de l’Institut de la santé et de la recherche médicale ont montré, en étudiant le fonctionnement de la huntingtine dans les neurones, que cette protéine peut stimuler le transport rapide d’un bout à l’autre de l’axone des vésicules contenant les molécules porteuses de l’information nerveuse.

Ces travaux ont également pu montrer que ce n'est pas l’adénosine triphosphate (ATP), qui est utilisée dans ce mécanisme par la mitochondrie. Les vésicules, qui transportent les molécules porteuses de l’information nerveuse, possèdent en effet leur propre système de glycolyse.

Cette découverte ouvre de nouvelles pistes thérapeutiques dans le traitement de la Chorée de Huntington et plus largement des maladies neurodégénératives.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Cell

L'hydrogène sulfuré : une nouvelle arme contre le vieillissement
Lundi, 04/02/2013 - 07:30

Selon une étude de l’Université de Chine du Sud dirigée par Zhi-Sheng Jiang, le sulfure d'hydrogène (H2S) pourrait permettre de lutter contre les effets du vieillissement.

Ces chercheurs de l’Institute of Cardiovascular Disease and Key Lab for Arteriosclerology of Hunan Province ont pu montrer que le sulfure d'hydrogène pouvait bloquer les réactions des radicaux libres, en activant SIRT1, un enzyme-clé qui est commandé par le gène Klotho, très impliqué dans le vieillissement cellulaire.

L’hydrogène sulfuré (H2S) entraîne de nombreux effets physiologiques importants. Il détend notamment la paroi interne des vaisseaux sanguins, ce qui prévient les accidents cardio-vasculaires. Il bloque également les processus inflammatoires liés au vieillissement.

Le gène, klotho, dont l’expression est favorisée par l'hydrogène sulfuré, pourrait prolonger la durée de vie en augmentant la production d’antioxydants et en bloquant l'enzyme de conversion de l'angiotensine, comme le font certains médicaments pris par les hypertendus et qui font baisser la pression artérielle.

Le problème est que la production de sulfure d'hydrogène diminue avec l'âge, ce qui augmente d'autant les risques de pathologies liées au vieillissement. En conclusion, l'étude souligne que "Les données disponibles à ce jour suggèrent fortement que H2S peut devenir le prochain agent majeur pour la prévention et l'amélioration des symptômes du vieillissement et des maladies liées à l'âge".

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

ASM

Voir l'intérieur d'une cellule en haute résolution
Lundi, 04/02/2013 - 07:20

Pour la première fois, les chercheurs de l’EPFL en Suisse, dirigés par Kai Johnsson, ont réussi à observer l'intérieur de cellules et tissus vivants avec une résolution supérieure à celle du microscope classique.

Pour réussir ce tour de force, le chercheurs ont utilisé les propriétés d’une molécule sensible à la lumière infrarouge et ont imaginé une technique appelée "fluorophore". Le principe consiste à associer aux protéines des molécules sensibles à la lumière. Ainsi, lorsque les cellules sont éclairées, ces protéines marquées deviennent lumineuses et observables facilement au microscope.

Par rapport aux méthodes classiques, la lumière infrarouge est bien plus adaptée, en raison de son pouvoir de pénétration, pour visulaiser les mécanismes biolgiques profonds. L'équipe a mis au point une substance qui réagit à la lumière infrarouge et rend les protéines particulièrement brillantes pour faciliter leur observation.

Grâce à cette molécule sensible à la lumière infra-rouge, les chercheurs sont parvenus à la "super résolution", une technique qui permet, après reconstruction informatique, d'atteindre une résolution d'observation de seulement 50 nanomètres, ce qui est quatre fois plus précis qu'actuellement. Dernier avantage de cette innovation, elle permet d'obtenir des images en trois dimensions, très utiles pour révéler la structure interne des composants de la cellule.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

EPFL

EPFL

La consommation de fruits et légumes contribue à la prévention du cancer du sein
Lundi, 04/02/2013 - 07:05

La consommation régulière de fruits et légumes pourrait diminuer le risque de certains types de cancer du sein, selon une étude américaine dirigée par Seungyoun Jung, de la Harvard Medical School de Boston.

Le rôle préventif des fruits et légumes reste discuté en matière de cancer du sein. Mais cette méta-analyse portant sur 20 études publiées, soit 994.000 femmes, montre que les fruits et légumes ont un effet préventif contre une forme particulière de cancer du sein, celle qui n'exprime pas le récepteur des estrogènes (ER-). Pour ce type de cancer seulement, les femmes qui consomment  plus de légumes ont un risque de cancer du sein ER diminué de 18 %.

les cancers du sein ER-, plus agressifs, ne constituent que 20 % du total des cancers du sein. Ces cancers sont moins sensibles à la présence d’œstrogènes (hormones sexuelles féminines) que les cancers ER+, ce qui expliquerait pourquoi l’effet des fruits et légumes n’a pu être observé lors d’études portant sur l’ensemble de ces cancers.

Article rédigé par Elisa Tabord pour RT Flash

JNCI

Régime végétarien : bon pour la santé
Lundi, 04/02/2013 - 07:00

Des chercheurs de l’Université d’Oxford en Grande-Bretagne ont montré que les personnes pratiquant un régime végétarien réduisent de 32 % le risque d’hospitalisation et de décès résultant de maladies cardiovasculaires par rapport à celles consommant de la viande et du poisson. Cette étude, la plus vaste sur le sujet réalisée en Grande-Bretagne, a analysé pendant 12 ans la santé et la mortalité d'une population de 45 000 personnes âgées de 50 à 70 ans, parmi lesquelles on comptait un tiers de végétariens. Selon Francesca Crowe, principale auteure de ces travaux, "Ce bénéfice pour la santé s’explique par les effets de de régime sur le cholestérol et de la tension artérielle".

Ces travaux confirment que les végétariens ont, en moyenne, une tension artérielle et des taux de cholestérol plus bas que les non-végétariens. Ils présentent également un indice de masse corporelle (IMC), moins élevé et sont moins touchés par le diabète.

Cette recherche conforte les conclusions d’une étude américaine publiée en 2012 et réalisée sur une population de 120 000 personnes, qui révélait une nette corrélation entre la consommation journalière de viande rouge et le risque de mortalité globale (+12 %). La professeure Crowe souligne toutefois que, selon une étude américaine de 2009, le risque de cancer semble identique chez les végétariens et les non-végétariens.

Rappelons enfin que le choix d'un régime végétarien n'est pas sans conséquence pour la santé car l'équilibre alimentaire est une question complexe. Certains régimes végétariens ou végétaliens mal conduits et pratiqués sans rééquilibrage nutritionnel, peuvent entraîner des carences graves en protéines, acides aminés, oméga-3 et vitamines.

Rappelons également que d'autres types de régime, comme le régime méditerranéen, qui n'excluent pas la consommation modéré de viande, de vin ou de produits laitiers, semblent aussi bénéfiques que le régime végétarien en matière de santé et de diminution de la mortalité (Voir article).

Article rédigé par Elisa Tabord pour RT Flash

AJCN

Les problèmes cardiaques seraient un facteur de déclin cognitif
Dimanche, 03/02/2013 - 12:08

Selon des chercheurs de la Mayo Clinic à Rochester, au Minnesota, dirigés par Rosebud Roberts, les maladies cardio-vasculaires sont associées à un risque accru de déficience cognitive légère impliquant le langage, la concentration et la prise de décision.

Cette étude montre que la déficience cognitive légère, sans perte de mémoire, peut être un signe avant-coureur de pathologies plus graves, comme la maladie d'Alzheimer.

Les chercheurs ont évalué pendant un an 2719 personnes âgés de 70 à 89 ans.

Sur les 1450 sujets de l'étude sans déficience cognitive légère au début de l'expérimentation, 669 avaient une maladie cardiaque et 59 ont développé une déficience cognitive légère. En revanche, sur les 781 qui n'avaient pas de maladie cardiaque, seuls 34 ont développé une déficience cognitive légère. Les troubles cognitifs légers sont apparus de manière plus fréquente chez les femmes que chez les hommes.

Article rédigé par Elisa Tabord pour RT Flash

UPI

Le Chili va expérimenter le premier vaccin mondial contre l'alcoolisme
Dimanche, 03/02/2013 - 11:59

Des chercheurs de l’Université du Chili, à Santiago, vont expérimenter un vaccin contre l'alcoolisme qui bloque le processus de dégradation de l’alcool par les enzymes du foie. Avec ce vaccin, le buveur, à la plus petite consommation d'alcool, est malade et ressent vertiges et nausées. "Le but de ce vaccin est de couper l’envie de boire de l'alcool", souligne le docteur Juan Asenjo qui travaille sur ce vaccin.

Les chercheurs ont commencé par isoler un gène qui empêche le foie de dégrader l’alcool et rend immédiatement les buveurs d'alcool malades. A l'aide d'un virus inactivé, il ont ensuite pu concevoir un vaccin efficace pendant au moins 6 mois.

Des essais sur le rat ont été concluants et l'expérimentation sur l'homme devrait commencer fin 2013, sur un groupe de vingt Chiliens ayant un fort degré de dépendance à l’alcool.

Juan Asenjo est réaliste et sait que son vaccin ne constitue pas la panacée contre l'alcoolisme qui est lié à des facteurs sociaux, affectifs et psychologiques. Mais il pense que ce vaccin peut être une aide précieuse pour permettre aux personnes dépendantes à l'alcool de "décrocher" plus facilement et de sortir de l'addiction.

On mesure mieux l'intérêt d'un tel vaccin quand on sait qu'au Chili, une personne sur cinq consomme trop d'alcool et que l'alcool reste un fléau social dans le monde avec au moins 2,5 millions de décès par an, selon l'OMS. 

Article rédigé par Elisa Tabord pour RT Flash

The Huffington Post

Le Chili va expérimenter le premier vaccin mondial contre l'alcoolisme
Dimanche, 03/02/2013 - 11:59

Des chercheurs de l’Université du Chili, à Santiago, vont expérimenter un vaccin contre l'alcoolisme qui bloque le processus de dégradation de l’alcool par les enzymes du foie. Avec ce vaccin, le buveur, à la plus petite consommation d'alcool, est malade et ressent vertiges et nausées. "Le but de ce vaccin est de couper l’envie de boire de l'alcool", souligne le docteur Juan Asenjo qui travaille sur ce vaccin.

Les chercheurs ont commencé par isoler un gène qui empêche le foie de dégrader l’alcool et rend immédiatement les buveurs d'alcool malades. A l'aide d'un virus inactivé, il ont ensuite pu concevoir un vaccin efficace pendant au moins 6 mois.

Des essais sur le rat ont été concluants et l'expérimentation sur l'homme devrait commencer fin 2013, sur un groupe de vingt Chiliens ayant un fort degré de dépendance à l’alcool.

Juan Asenjo est réaliste et sait que son vaccin ne constitue pas la panacée contre l'alcoolisme qui est lié à des facteurs sociaux, affectifs et psychologiques. Mais il pense que ce vaccin peut être une aide précieuse pour permettre aux personnes dépendantes à l'alcool de "décrocher" plus facilement et de sortir de l'addiction.

On mesure mieux l'intérêt d'un tel vaccin quand on sait qu'au Chili, une personne sur cinq consomme trop d'alcool et que l'alcool reste un fléau social dans le monde avec au moins 2,5 millions de décès par an, selon l'OMS. 

Article rédigé par Elisa Tabord pour RT Flash

The Huffington Post

La stimulation cérébrale profonde expérimentée pour traiter l'autisme
Dimanche, 03/02/2013 - 11:43

Pour la première fois au monde, la stimulation profonde, une technique neurochirurgicale consistant à implanter des électrodes dans le cerveau, a été utilisée dans l'autisme. Les résultats ont été publiés le 21 janvier dans une revue médicale secondaire, Frontiers in Human Neuroscience. Ils n'auraient peut-être pas retenu l'attention si l'opération n'avait été effectuée par le célèbre neurochirurgien allemand de l'hôpital universitaire de Cologne, Volker Sturm.

Le jeune garçon de 13 ans qui a été opéré est atteint d'un autisme de Kanner sévère avec un comportement d'automutilation mettant sa vie en danger. À tel point qu'il doit être attaché la plupart du temps. Il souffre également d'une infirmité motrice cérébrale et se trouve confiné au fauteuil, incapable de se tenir debout ou de marcher sans aide. Or, deux ans après l'opération, ces symptômes semblent s'être améliorés grâce aux électrodes placées au cœur même de son cerveau, dans l'amygdale, une petite structure aux multiples fonctions.

Dans le cas précis du petit patient allemand, l'impasse thérapeutique était totale puisque même les médicaments neuroleptiques, utilisés aux doses maximales, ajoutés à des sédatifs ne parvenaient pas à éviter les comportements auto-agressifs, ce qui a décidé l'équipe allemande à agir.

La communauté scientifique reste cependant assez prudente face à cet essai et rappelle qu'il s'agit d'un patient atteint d'une forme particulière d'autisme.

Cette expérimentation serait donc à considérer plutôt comme une voie de recherche que comme un outil thérapeutique

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

FHN

Une nouvelle cible pour stopper la propagation du cancer
Dimanche, 03/02/2013 - 11:34

Des chercheurs de l'Université d'Etat de Géorgie ont montré que perturber une interaction importante entre deux types de protéines dans les cellules empêche la propagation des cellules cancéreuses.

La migration cellulaire est essentielle pour la propagation des cellules cancéreuses et la formation de métastases. L'équipe de recherche de Zhi-Ren Liu, professeur de biologie, et Jenny Yang, professeur de biochimie, a étudié l'interaction de deux molécules d'ARN hélicase, p68 et le calcium-calmoduline.

Les chercheurs ont découvert que l'interruption de l'interaction entre les protéines p68 et calcium-calmoduline bloque la formation de métastases.

"Si nous parvenons à bloquer l'apparition de métastases, il ne sera plus nécessaire de détruire la tumeur primaire pour traiter le malade et l'empêcher de mourir" souligne Liu.

La calmoduline est une protéine très intéressante qui interagit avec de nombreuses molécules en réponse aux variations de niveau de calcium et c'est précisément en apprenant à moduler la signalisation calcique qu'il semble possible de bloquer la prolifération cancéreuse.

Mais le Professeur Zhi-Ren Liu souligne également que la migration cellulaire est un phénomène commun et impliqué dans de multiples pathologies et pense que ce mécanisme doit également pouvoir être utilisé pour traiter des maladies neurodégénératives et cardiaques.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Nature

BMC

Sclérose en plaques : vers un traitement hormonal ?
Dimanche, 03/02/2013 - 11:23

Des chercheurs français issus du CNRS et de l'Université de Strasbourg viennent de montrer que la testostérone pourrait ouvrir une nouvelle voie thérapeutique dans la lutte contre la sclérose en plaques.

La sclérose en plaques est une maladie dégénérative de la myéline qui s'accompagne d'une inflammation prononcée du système nerveux central. Touchant environ 80 000 personnes en France, elle se caractérise par des troubles de la motricité et de la vision et par des atteintes neurologiques comme des difficultés d'élocution.

On savait déjà que la maladie présentait une composante hormonale. En effet, les femmes sont deux fois plus atteintes que les hommes. Il a également été constaté que les femmes enceintes atteintes de sclérose en plaques se portent mieux durant leur grossesse, lorsque leurs taux d'hormones sont élevés.

Dans ces travaux, les chercheurs ont provoqué une démyélinisation des fibres nerveuses dans le cerveau de souris et ces animaux ont alors développé des symptômes proches de ceux de la sclérose en plaques. Ces souris ont ensuite été traitées à la testostérone pendant deux mois et les chercheurs ont pu constater que leurs fibres nerveuses s'étaient re-myélinisées et que leurs symptômes avaient régressé.

Les chercheurs ont pu montrer que ces androgènes permettaient la transformation des cellules souches neurales en oligodendrocytes et favorisaient la synthèse de myéline. Ces résultats montrent que l'utilisation d'androgènes constitue une voie thérapeutique à explorer pour la sclérose en plaques.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Brain

Un nanonovecteur intelligent pour transporter des médicaments
Samedi, 02/02/2013 - 22:27

Des chercheurs des Universités de Genève et Fribourg ont réussi à contrôler la libération d'un principe actif à l'aide d'un nanovéhicule magnétique.

Ce nanovecteur est un liposome, une minuscule capsule d’un diamètre de 100 à 200 nanomètres, dans laquelle on place la molécule thérapeutique, en l'occurrence un agent anti-cancéreux. Mais il restait à mettre au point un système fiable permettant d’ouvrir la membrane exactement au moment choisi pour libérer au bon endroit le médicament.

Pour relever ce défi, les chercheurs ont utilisé des nanoparticules d’oxyde de fer (Fe2O3) superparamagnétiques (SPION) qu'ils ont intégrées dans la membrane des liposomes. Ces particules ont une caractéristique intéressante : elles ne deviennent magnétiques que sous l'effet d’un champ magnétique externe. Exposées à ce champ, les SPION s’échauffent, ce qui rend la membrane perméable et permet de libérer le médicament.

Des expérimentations ont validé la pertinence de cette nanotechnologie et, comme le souligne Heinrich Hofmann, chercheur à l’EPFL, "Nous pouvons ici vraiment parler de nanomédecine, car nous exploitons un effet quantique, le superparamagnétisme, qui n’existe qu'au niveau atomique". Dernier avantage de ce procédé, il suffit d'une simple IRM pour suivre les SPION et vérifier qu'elles sont bien arrivées sur la cible qui doit être traitée.

Cette avancée en matière de nanovecteurs télécommandés ouvre évidemment de grandes perspectives dans le traitement du cancer car cette technique permet d'administrer de très fortes doses de médicaments mais uniquement sur les cellules malades, ce qui accroît l'efficacité des traitements tout en réduisant sensiblement les effets secondaires pour le patient.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

FNSRS

Un jeune Américain de 15 ans met au point un nouveau test pour détecter le cancer du pancréas
Samedi, 02/02/2013 - 22:22

C'est une histoire comme les aiment les Américains : un jeune surdoué de 15 ans, Jack Andraka, collégien dans la North County High School (Maryland), après avoir perdu son oncle d'un cancer du pancréas, a décidé, dans le cadre d’un projet d’école, de mettre au point une nouvelle technique de dépistage rapide et fiable du cancer, rien de moins !

S'appuyant sur des publications scientifiques en ligne, Jack Andraka se lance sans complexe dans cette aventure et mise sur l'utilisation d’un bio-marqueur appelé mésothéline ou MSLN. Cette protéine, découverte en 2011 par des chercheurs du Rush University Medical Center, est présente dans les cellules des tissus, mais est exprimée en grande quantité dans les cellules cancéreuses. Un test très simple, à partir d'une goutte de sang, peut alors détecter la mésothéline et révéler la présence de plusieurs types de cancer, notamment au niveau des ovaires, des poumons et du pancréas.

Après avoir adressé son projet à tous les grands centres de recherche sur le cancer des Etats-Unis, Jack Andraka a réussi à attirer l'attention d'un cancérologue réputé, Anirban Maitra, qui travaille à l’Université Johns Hopkind de Baltimore. Ce chercheur a accepté d'accueillir le jeune Jack pour l'aider à développer son projet.

Après plusieurs mois de recherches, un test très innovant a été mis au point. Jack Andraka a en effet eu l'idée d'utiliser des nanotubes de carbone de quelques atomes d'épaisseur qui servent à piéger et à trier les protéines dont la concentration peut être mesurée grâce aux variations de tension du courant électrique appliqué au dispositif.

Finalement, le test développé par Andraka est révolutionnaire à plusieurs titres. 400 fois plus sensible que les tests actuels, il est également bien moins onéreux et permet, en quelques minutes, de détecter la présence de certains cancers dans plus de 90 % des cas. Cette remarquable innovation a valu à Jack Andraka le prix scientifique Gordon E. Moore.

Ce jeune chercheur ne compte pas s'arrêter en si bon chemin et veut poursuivre ses travaux pour étendre le champ d'application de son test à d'autres maladies bactériennes ou virales.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Sciences News

Smithsonian

Un vaccin contre le sida va être expérimenté à Marseille
Samedi, 02/02/2013 - 22:14

A l'issue de 14 ans de travaux, le vaccin curatif contre le sida mis au point par le laboratoire de biologie structurale du Professeur Erwann Loret, à l'hôpital de la Timone à Marseille, va être expérimenté dans les jours qui viennent sur 48 patients séropositifs, après avoir été testé avec succès sur l'animal.

Ces tests vont démarrer dans quelques jours dans le service des maladies infectieuses de l’hôpital  de la Conception. Après une première évaluation de toxicité, les injections proprement dites seront faites vers la mi-octobre. "Trois doses différentes de vaccin seront injectées sur trois groupes de douze malades, le quatrième groupe recevra un placébo", explique le Professeur Loret.

Pendant cet essai, les patients devront arrêter leur traitement habituel afin que les chercheurs puissent évaluer rigoureusement l'efficacité du vaccin.

L'objectif du vaccin est de réduire l'infection par le VIH, voire de parvenir à le bloquer et par là-même d'éviter aux patients d'avoir à prendre une trithérapie à vie, avec de lourds effets secondaires. Les premiers résultats seront connus vers la fin de l'année.

Si les résultats de cet essai sont satisfaisants, une nouvelle phase de test sera lancée sur 80 volontaires qui seront divisés en deux groupes. Un groupe sera vacciné avec la dose optimale de Tat Oyi alors que l'autre groupe sera placébo. Ces essais se dérouleront en "double aveugle" : ni le volontaire ni le médecin qui injectera le vaccin ne sauront si la seringue contient le vaccin ou le placébo. Cette méthode rigoureuse permet de garantir scientifiquement et incontestablement les résultats des tests.

Rappelons qu'en France, il y aurait 150 000 personnes séropositives (6 000 nouveaux cas chaque année pour environ 2 000 décès par an) dont au moins 30 000 ignoreraient leur état.

Au niveau mondial, selon l'OMS, le nombre des décès liés au sida dans le monde baisse régulièrement depuis le pic de 2,2 millions en 2005 et il serait de 1,8 million de personnes en 2010. Il y aurait environ 35 millions de personnes séropositives dans le monde et 2,7 millions de nouveaux cas de SIDA chaque année.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Hôpital de la Timone

Seniors : avoir un bon sommeil pour garder une bonne mémoire
Vendredi, 01/02/2013 - 15:32

Pour la première fois, des chercheurs de l'Université de Californie ont montré un lien entre les troubles du sommeil, la perte de mémoire et la détérioration du cerveau liée à l’âge.

Ces scientifiques ont observé que les ondes cérébrales lentes générées pendant le sommeil profond et réparateur jouent un rôle clé dans le transfert de souvenirs de l'hippocampe, qui les stocke à court terme au cortex préfrontal qui les mémorise à plus long terme. Il semble, selon ces travaux, que le déficit en sommeil profond chez les seniors perturbe ce processus de transfert des souvenirs de l'hippocampe vers le cortex.

Ces recherches démontrent qu'il existe un lien, chez les personnes âgées, entre la capacité de mémorisation à long terme du cerveau et l'altération du sommeil à ondes lentes. On constate en effet que la qualité du sommeil profond chez les personnes âgées est de 75 % inférieure à celui des personnes jeunes, ce qui se traduit par une mémorisation au réveil inférieure de 55 %.

Comme le souligne le chercheur Matthew Walker , "Quand nous sommes jeunes, nous avons un sommeil profond qui permet au cerveau de conserver l'information mais, avec l’âge, la qualité de notre sommeil se détériore et empêche ces souvenirs d'être sauvegardés par le cerveau durant la nuit".

La découverte de ce lien puissant entre sommeil profond et fixation de la mémoire ouvre la voie à de nouvelles thérapies pour améliorer la mémorisation chez les personnes âgées et montre à quel point il est important d’améliorer la qualité du sommeil chez les personnes âgées.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Nature

Le stress rend les traitements anticancéreux moins efficaces
Vendredi, 01/02/2013 - 15:25

Selon une étude du Wake Forest Baptist, dirigée par le Professeur George Kulik, le stress pourrait réduire l'efficacité des médicaments contre le cancer de la prostate et même accélérer le développement de ce cancer.

Cette étude, réalisée sur des souris génétiquement modifiées pour développer un cancer de la prostate, montre que les animaux maintenus au calme répondent mieux au traitement chimiothérapique administré que leurs congénères exposés au stress.

Lorsque les souris sont maintenues au calme, le médicament supprime les cellules cancéreuses et inhibe la croissance tumorale. Mais lorsque les souris subissent un stress répété, les cellules cancéreuses ne meurent pas et le médicament ne parvient pas à stopper la croissance tumorale.

Les chercheurs ont pu identifier la voie de signalisation cellulaire par laquelle l'adrénaline déclenche la réaction cellulaire en chaîne qui contrôle la mort cellulaire. Ils ont constaté que, pour les souris sous bêtabloquants, le stress ne favorisait pas la croissance des tumeurs de la prostate car ces médicaments bloquent l'activation de la voie de signalisation qui empêche le "suicide cellulaire" de cellules cancéreuses.

Les bêtabloquants pourraient donc améliorer l'efficacité des thérapies anti-cancer, à condition toutefois de pouvoir identifier, grâce à des biomarqueurs spécifiques, les types de tumeurs sensibles au stress.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

WFB

Soda et cancer : un lien qui se précise
Vendredi, 01/02/2013 - 15:19

Une étude suédoise de l’Université de Lund portant sur 8 000 hommes âgés de 45 à 75 ans, suivis pendant 15 ans, a montré que la consommation d’une seule bouteille de soda quotidienne augmente de 40 % le risque de développer un cancer de la prostate.

Des recherches précédentes avaient permis de mettre au jour un risque accru de développer le cancer de l’œsophage. Une troisième étude avait établi une corrélation avec le cancer du pancréas.

Les sodas peuvent contenir du 4-méthylimidazole, un colorant de couleur caramel utilisé dans les colas. L’Etat de Californie avait obligé les industriels de la boisson à communiquer sur le caractère cancérigène de cet additif, ce qui avait poussé ceux-ci à en abandonner l’utilisation. L'aspartame, l'acésulfame-K et la saccharine sont d’autres additifs présents dans ces sodas nuisibles pour la santé.

"En ce qui concerne l'impact exact de la consommation de soda sur les risques de maladies chroniques, il faudrait, en théorie, pouvoir mener un essai en double aveugle dans lequel un groupe boirait du soda pendant 20 ans, pendant qu’un autre groupe n’en boirait pas mais cela est impossible du point de vue éthique" explique Isabel Drake à AlterNet.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Jamaica Gleaner

Medical Specialists

Prévenir l'alcoolisation des adolescents par un travail psychologique
Vendredi, 01/02/2013 - 15:11

Une étude réalisée par des chercheurs du CHU Sainte-Justine, de l'Université de Montréal et du King's College de Londres a montré que des interventions en milieu scolaire, ciblées sur les adolescents à risque, parviennent à réduire et à retarder chez eux la consommation excessive d'alcool, responsable d'un décès sur 10 chez les jeunes de 15 ans à 29 ans dans les pays développés.

"Deux facteurs sont déterminants chez les jeunes qui vont faire une consommation d'alcool abusive : la personnalité et l'influence des relations", explique Patricia Conrod, auteure de l'étude qui ajoute : "Il est important d'apprendre aux jeunes à mieux gérer leur émotivité et leur stress afin qu'ils puissent avoir une meilleur estime d'eux-mêmes".

Ces travaux ont permis d'identifier 1210 élèves présentant un ensemble de fragilités psychologiques les rendant vulnérables à l'alcool et ces jeunes ont bénéficié d'interventions personnalisées qui leur ont permis d'exprimer leurs problèmes et d'améliorer leur état d'esprit, les rendant ainsi moins enclins à consommer de l'alcool.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

JAMA

 

Découverte d'une protéine qui bloque la croissance tumorale
Vendredi, 01/02/2013 - 15:07

En 2012, des chercheurs de l'Institut Curie avaient montré que cette protéine BLM coopère avec une autre protéine appelée PICH, pour activer une enzyme jouant un rôle-clé crucial lors de la division cellulaire, la topoisomérase II alpha.

De nouvelles recherches menées par l'université de Copenhague ont confirmé le rôle de la protéine BLM en matière de croissance et de stabilité cellulaires. Certains types de tumeurs ont besoin de la protéine BLM pour croître. C'est notamment le cas des ostéosarcomes, cancers de l'os difficiles à traiter.

Mais ces recherches ont montré qu'il était possible de bloquer l'activité de cette protéine BLM en utilisant un inhibiteur appelé ML216.

Comme le précise le Professeur Hickson, qui a dirigé ces recherches, "Les sarcomes sont notoirement difficiles à traiter et ce composé ML216 est susceptible de conduire à un traitement qui pourrait bloquer la croissance de ces tumeurs", mais celui-ci précise que plusieurs années de recherche seront encore nécessaires pour disposer d'un médicament utilisable sur l'homme.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Science Direct

Medindia

Institut Curie

Le vaccin universel contre la grippe se précise
Vendredi, 01/02/2013 - 14:54

Les vaccins actuels contre la grippe saisonnière ne sont pas toujours efficaces et doivent être modifiés chaque année car le virus de la grippe se modifie sans cesse. Actuellement, les vaccins contre la grippe saisonnière reposent sur la production d'anticorps dirigés contre une protéine, l'hémagglutinine, qui représente un peu moins de la moitié des protéines de surface du virus. Ce sont les changements rapides de cette protéine qui rendent obligatoire le développement de nouveaux vaccins chaque année.

Mais au lieu de cibler la tête de l'hémagglutinine, comme dans les vaccins actuels, des chercheurs de l'institut américain des allergies et des maladies infectieuses ont eu l'idée de cibler la base de cette protéine, beaucoup plus stable.

Ce nouveau vaccin a été expérimenté chez la souris et a permis à 80 % des ces animaux de survivre, alors que toutes les souris non vaccinées sont mortes. "Grâce à un tel vaccin, on peut envisager une vaccination contre la grippe proche de celle contre l'hépatite, dans laquelle on débute la vaccination dans la petite enfance et on stimule ensuite l'immunité grâce à des injections additionnelles à l'âge adulte" déclare le Docteur Nabel, responsable de l'étude.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

MIT Technology Review

La molécule qui nous permet d'entendre
Vendredi, 01/02/2013 - 14:42

Si le langage se compose de mots, ces derniers doivent être convertis en signaux électriques pour être interprétables par le cerveau. C'est une molécule nommée TMHS et située dans l’oreille interne qui assure ce rôle de "traduction", comme vient de le montrer une équipe de l’Institut Scripps de La Jolla, en Californie.

Ces chercheurs ont exploré le fonctionnement de l’oreille interne et des cellules ciliées, un type de cellules spécialisées recouvertes de cils microscopiques et  baignant dans le fluide de la cochlée. Sous l'effet des ondes sonores entrant dans l’oreille, les mouvements de ce fluide provoquent des ondulations de ces cils, analogues à celles des algues dans l'eau.

Ces travaux ont montré que ces cils étaient interconnectés par un fil moléculaire : lorsque les cils ondulent, ils sollicitent ce fil qui se tend et vient alors modifier la structure spatiale de la molécule TMHS. La balance ionique entre l'extérieur et l'intérieur du fil s'en trouve alors modifiée et un signal électrique est émis vers le nerf auditif avant d'arriver au cerveau où il est interprété comme un son.

A la lumière de ces travaux, il serait donc envisageable de traiter certaines formes de surdité par thérapie génique et cellulaire, en restaurant la fonction altérée des cellules ciliées grâce à la production réactivée de cette molécule TMHS.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Scripps

Autisme : des causes multiples et complexes mais de mieux mieux cernées
Vendredi, 01/02/2013 - 14:38

L'autisme ou plus précisément les "troubles du spectre autistique" regroupent un ensemble de pathologies complexes dont les causes sont multiples et enchevêtrées et font intervenir des facteurs génétiques mais également biologiques, familiaux et environnementaux.

Au cours de ces deux dernières années, trois facteurs de risques en matière d'autisme ont été mieux évaluées. D'abord, en mai 2012, une étude publiée dans le " Journal of the American Academy of Child and Adolescent Psychiatry", et conduite par Sven Sandin, of the Karolinska Institutet (Suède), et des chercheurs du King's College Londres, a montré un lien entre l'âge de la mère et le risque d'autisme. Portant sur 26 000 personnes, cette étude a montré que les enfants nés de mères âgées de plus de 35 ans avaient 30 % de risque supplémentaire de développer un autisme.

Toujours en 2002, une autre étude, réalisée par l'Université de Californie sur 538 enfants autistes a montré que les femmes ayant eu une infection accompagnée de forte fièvre durant leur grossesse et ayant produit de fortes concentrations de protéine C réactive, avaient un risque de mettre au monde un enfant autiste multiplié par 2,12.

Selon ces travaux, les mères infectés par des bactéries ou des virus réagissent par une forte production de cytokines pro-inflammatoires et certaines de ces cytokines sont capables de traverser le placenta, pour atteindre le système nerveux central du fœtus, ce qui pourrait modifier les niveaux de neurotransmetteurs et le développement du cerveau des enfants à naître.

Enfin, une étude publiée récemment, et portant sur 677 femmes, montre que les futures mères exposées à une inflammation pendant la grossesse ont un risque de mettre au monde un enfant autiste qui est majoré de 43 % à 80 % en fonction du niveau de concentration de la protéine C dans le sang des futures mamans.

Ces recherches montrent l'implication du système immunitaire dans le déclenchement de l'autisme mais il reste cependant à comprendre comment ces différents facteurs de risque sont corrélés entre eux et s'articulent avec les nombreux facteurs génétiques et familiaux.

Article rédigé par Elisa Tabord pour RT Flash

Science Daily

Science Daily

Science Daily

^ Haut
Recherche
Recherche & Innovation, Technologies, Transports
Mesurer le trafic routier grâce à des micros
Vendredi, 08/02/2013 - 07:31

Est-il possible d'exploiter la mine d'informations que représente le bruit de la circulation routière ? Oui, si l'on en croit les travaux d'un chercheur suisse de l'EPFL, Patrick Marmaroli. Ce doctorant en acoustique a montré qu'en plaçant judicieusement des micros au bord d'une route, il est possible, après une analyse des sons émis par les véhicules, d'évaluer le nombre de voitures, leur vitesse et même leur catégorie !

Actuellement, pour connaître le nombre de véhicules, leur type et leur vitesse, il faut combiner les mesures de bruits avec les données provenant de radars, de caméras vidéo ou de capteur. Cette synthèse de données hétérogènes est complexe et coûte cher.

Le système suisse lui est simple : deux micros espacés d'une certaine distance et un ordinateur équipé d'un algorithme spécifique. Il suffit ensuite de séquences d'enregistrement de seulement quatre secondes pour détecter une voiture et en évaluer le type et la vitesse. L'efficacité du système repose essentiellement sur un algorithme intelligent, basé sur des probabilités. Celui-ci permet d'isoler les caractéristiques acoustiques des véhicules tout en éliminant les sons parasites. Il permet également  d'analyser plusieurs voitures en temps réel, sans mélanger les pistes. La présence des deux microphones permet, quant à elle, de calculer tous les autres paramètres. Le bruit produit par les pneus du véhicule parvient en effet d'abord au premier, puis au deuxième micro, avec un léger décalage temporel. Au fur et à mesure que le véhicule se déplace, l'évolution de ce décalage est analysée par séquences, à l'aide d'une méthode de Monte-Carlo, permettant de calculer une valeur numérique en utilisant des procédés aléatoires. Il est ainsi possible d'obtenir la position et la vitesse du véhicule.

Les tests ont montré que l'analyse des pistes audio sur chaque microphone est tellement précise qu'on peut même estimer la distance entre les roues avant et arrière des véhicules avec une marge d'erreur de moins de 30 cm.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

EPFL

^ Haut
VOTRE INSCRIPTION
Vous recevez cette lettre car vous êtes inscrits à la newsletter RTFLash. Les articles que vous recevez correspondent aux centres d'intérêts spécifiés dans votre compte.
Désinscription Cliquez sur ce lien pour vous désinscrire.
Mon compte pour créer ou accéder à votre compte et modifier vos centres d'intérêts.
PLUS D'INFOS
Suivez-nous sur Twitter
Rejoignez-nous sur Facebook
 http://www.rtflash.fr
back-to-top