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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 478
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 15 Juin 2008
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Egalement dans ce numéro
TIC
Japon : quand le téléphone portable fait cabine d'essayage et coiffeur
Bruxelles prépare l'interconnexion des casiers judiciaires européens
«Plate-forme Internet rapide pour tous» : l'AMF, l'ADF, l'ARF et l'AVICCA pour le haut débit mobile et le très haut débit «accessibles dans tous les territoires»
Avenir
Nouvelle prothèse oculaire sans connectique
Les robots humanoïdes de plus en plus performants
Matière
Climat : l'AIE appelle à une "révolution technologique" immédiate
La consommation d'énergie et les émissions de CO2 se sont stabilisées en France en 2007
Espace
La sonde Phoenix a collecté son premier échantillon du sol martien
Terre
Les effets du réchauffement climatique lié aux activités humaines sont déjà observables
La ville de Tokyo va lancer des quotas d'émissions de carbone
Une éolienne flottante géante bientôt testée au large de la Norvège
Vers la transformation douce du méthane en méthanol !
Par l'éolien et les panneaux solaires, Amsterdam veut se mettre au vert
La France obtient deux avancées majeures au conseil européen environnement et énergie
Vivant
Des cellules souches humaines ont guéri des souris atteintes d'une maladie neurologique
Microchirurgie sans points de suture
Deux fonctions complémentaires pour l'actine dans le contrôle de l'adhérence intercellulaire
Un vaccin double le temps de survie de patients avec une tumeur du cerveau
La complexité du cancer du poumon : défi pour les nouvelles armes anti-tumeur
Les fruits et les légumes aideraient à préserver la masse musculaire
Recherche
Toyota développe un nouveau véhicule hybride à batterie à combustible
Edito
comment nourrir la planète en 2050 ?



Au cours de la conférence internationale de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), qui s'est tenue du 3 au 5 juin à Rome, les principaux dirigeants de la planète ont pris l'ampleur du nouveau défi mondial que représente la sécurité alimentaire qui doit simultanément faire face à une forte augmentation de la demande et des prix, aux effets du réchauffement climatique et la concurrence croissante des productions d'agrocarburants.

A l'issue de ce sommet, les pays se sont engagés à lutter "par tous les moyens" contre la crise alimentaire, qui touche de plein fouet les pays les plus pauvres et provoque des émeutes en Afrique et en Asie. Les états s'engagent également à réduire de moitié le nombre de personnes sous-alimentées pour 2015 au plus tard.

Environ 850 millions de personnes souffrent de malnutrition dans le monde et la crise actuelle, marquée notamment par une augmentation de 50 % du cours des céréales en 6 mois, met en danger 100 millions de personnes supplémentaires. La Banque mondiale a averti que l'inflation alimentaire n'est pas un phénomène temporaire et que les cours devraient rester supérieurs à ceux de 2004 jusqu'en 2015.

Selon les prévisions, il sera nécessaire de doubler la production agricole d'ici à 2050, au regard de la croissance démographique et de l'évolution des habitudes alimentaires. Avec l'élévation du niveau de vie, la consommation de viande augmente, et donc les besoins en céréales pour nourrir le bétail également. Les habitants des pays en voie de développement, qui, récemment encore, se contentaient de peu, veulent maintenant de la viande et des produits laitiers. Conséquence : afin de nourrir le bétail, la demande de céréales augmente de manière considérable. Pour produire un kilo de viande, il faut 7 kilos de céréales. En 20 ans, a constaté la FAO, la consommation annuelle de viande par habitant en Chine est passée de 20 kilos à 50.

Selon l'ONU, la production alimentaire doit augmenter de 50 % d'ici 2030 pour faire face à la demande, ce qui exige un effort financier de 15 à 20 milliards de dollars par an. Les émeutes contre la "vie chère" ont fait prendre conscience qu'il fallait produire plus et vite. Selon les projections 2007 du Food and Agricultural Policy Research Institute (Fapri), un centre de recherche américain, le monde aura besoin de 200 millions de tonnes de céréales supplémentaires dès 2015 - il en a produit 2,1 milliards en 2007.

Pour produire plus, deux leviers existent : l'augmentation des surfaces et celle des rendements. Selon la FAO, il y a 1,5 milliard de terres cultivées à l'échelle mondiale, et 4 milliards de cultivables. Avec plus ou moins de potentiel néanmoins, car celles cultivées aujourd'hui sont les meilleures et les plus accessibles.

"Il est certes possible d'augmenter le nombre de terres cultivées, mais cela se fera au détriment des forêts ou des pâtures, des surfaces importantes pour le stockage du carbone et la biodiversité", explique Bruno Dorin, chercheur au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad).

Tout cela est donc question d'arbitrages. "Les pâtures servant à l'alimentation animale, ne vaut-il pas mieux laisser brouter le bétail que de cultiver des céréales pour le nourrir?", interroge l'économiste. Deux autres points font également question : le développement des agrocarburants et la culture des OGM.

Le niveau élevé des prix agricoles devrait constituer l'une des principales incitations à produire davantage, estime l'institut technique Arvalis dans sa revue Perspectives agricoles. Selon la Commission, l'UE pourrait, dans les dix ans, augmenter sa production de céréales de 50 millions de tonnes (256 millions en 2007). Elle envisage d'en gagner 38 millions par une hausse de 1 % des rendements par an, le reste provenant d'hectares supplémentaires. La jachère pourrait être supprimée.

Selon l'indice FAO des prix alimentaires, la moyenne des quatre premiers mois de l'année est supérieure à 53 % à la même période de 2007. Cette crise touche les plus pauvres, qui consacrent la plus grande partie de leur budget à l'alimentation. Ce n'est donc plus seulement la sécurité alimentaire de la planète qui est en jeu, mais la paix mondiale.

Il est vrai que depuis presque un demi siècle, les pays développés ont favorisé dans le Tiers Monde les cultures de rente et d'exportation, comme le coton, au détriment d'une agriculture destinée à nourrir les populations locales.

Le Président Sarkozy a eu le courage et la lucidité de dénoncer, à Rome, cette « erreur stratégique historique ». Son idée de création d'un groupe d'experts sur la sécurité alimentaire, comme il en existe un sur le climat (le GIEC), est utile et la création d'un tel organisme est urgente.

S'agissant des mesures à prendre pour s'attaquer réellement à ce fléau, elles sont à la fois d'ordre conjoncturelles et structurelles. La première urgence est de renflouer le Programme alimentaire mondial des Nations unies (PAM), dont le déficit de financement atteint 500 millions de dollars, comme le souligne la Banque mondiale qui s'engage par ailleurs à doubler le volume de son prêt en Afrique subsaharienne pour accroître la productivité. Robert Zoellick, de la Banque Mondiale, lance aussi l'idée que les fonds souverains pourraient consacrer 30 milliards de dollars, soit 1 % de leur actif de 3.000 milliards de dollars, aux investissements en Afrique.

Face à une demande alimentaire mondiale qui explose, il faut également réhabiliter et favoriser par tous les moyens les cultures vivrières qui ont petit à petit cédé le terrain à une agriculture non nourricière. Cette tendance s'est étendue jusqu'en Afrique subsaharienne qui se trouve aujourd'hui contrainte d'importer des produits de base à des prix exorbitants.

Face à cette évolution, il faut également traiter la question clé des subventions agricoles dans les échanges mondiaux. L'OMC soutient par exemple que si la libéralisation joue contre les pays importateurs de denrées parce qu'elle entraîne une hausse des prix, elle représente une chance pour les pays en voie de développement et leurs fermiers.

Actuellement, pour un dollar de denrées qu'il produit, un agriculteur d'un des 30 pays membres de l'OCDE reçoit en moyenne près de 30 cents de subvention. Il peut ainsi vendre moins cher ses aliments tout en réalisant un profit. Privé de subventions, le producteur du tiers monde ne peut concurrencer ces prix artificiellement bas, et se voit exclu du marché.

Mais la question des subventions agricoles est complexe car si la diminution de ces subventions peut améliorer le sort de certains pays, elle risque également d'aggraver la situation d'autres états, comme l'Égypte ou l'Indonésie qui sont des importateurs nets de denrées alimentaires et dont la facture agricole est actuellement allégée par les subventions des produits qu'ils importent.

Mais l'éradication de la faim dans le monde passera également par des modifications profondes de nos modes de vie et de nos habitudes, même si cela représente un vrai défi social, culturel et politique. Il faut un demi hectare (5000 m2) de terre cultivable pour produire 70 kg de boeuf ou 10000 kg de pommes de terre.

Entre 30000 et 60000 litres d'eau sont nécessaires pour produire 1 kg de viande de boeuf contre seulement 800 litres pour 1 kg de blé. La production de viande utilise ainsi 60 % des réserves d'eau mondiale. Le bétail des pays riches mange autant de céréales que les indiens et les chinois réunis (2,5 milliards d'êtres humains. Près de 50 % de toutes les récoltes alimentaires dans le monde servent à nourrir le bétail et 64 % des terres cultivables servent à la production de viande (pâturages et fourrage). En terme d'impact économique et écologique, nous devons donc nous interroger sur nos modes de vie et nos choix alimentaires qui ne seront sans doute plus supportables pour la planète dans un monde de 9 milliards d'habitants.

Nous devons aussi sérieusement réévaluer l'intérêt d'accroître la production mondiale des agrocarburants. Pour produire 10 % de leur consommation en 2020, les Etats-Unis devraient mobiliser 43 % de leur surface agricole et l'Europe 38 %, selon l'AIE ! Alors que les terres en jachère ne représentent que 7 % de la surface agricole de l'Union.

En 2008, on estime que 15 millions d'hectares étaient utilisés au niveau mondial pour la production d'agrocarburants, soit 1 % du total des terres arables. Selon les prévisions de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), si les pays adoptent les politiques en cours d'examen sur la sécurité énergétique et les émissions de CO2, alors 52,8 millions d'hectares seront nécessaires à la culture d'agrocarburants, soit cette fois 3,8 % du total des terres arables. Compte tenu de la raréfaction des terres agricoles et l'augmentation de la demande agricole mondiale, une perspective est-elle vraiment souhaitable ?

On voit donc que cette question essentielle de la sécurité alimentaire et de l'éradication de la faim dans le monde doit être abordée non seulement sous l'angle économique et politique mais également dans ses dimensions sociales et culturelles et chacun d'entre nous, par ses choix de vie personnels et ses attitudes de consommation "équitables", peut contribuer à résoudre ce redoutable problème.

René Trégouët

Sénateur honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


TIC
Information et Communication
Japon : quand le téléphone portable fait cabine d'essayage et coiffeur
Lundi, 16/06/2008 - 00:00

Les jeunes Japonaises, déjà adeptes des commandes de vêtements via des sites internet pour téléphone mobile, vont prochainement pouvoir essayer virtuellement les modèles proposés et tester une nouvelle coupe de cheveux en ligne, grâce à une simulation visuelle. Le deuxième opérateur de télécommunications nippon, KDDI, va lancer fin juin un outil qui permettra d'assortir des tenues en écumant les catalogues en ligne et de voir sur l'écran de son téléphone ce que cela donne sur soi. Pour cela, l'utilisatrice sera invitée à faire son choix parmi des pantalons, jupes, chemisiers et autres pièces proposées par diverses marques partenaires du concept. Elle pourra ainsi constituer des ensembles sur une représentation de mannequin, puis coller sa tête au-dessus en envoyant la photo de son visage par e-mail mobile. Si le rendu lui plaît, il ne lui restera plus qu'à commander ou à se rendre dans une boutique ayant pignon sur rue, auquel cas le téléphone la guidera automatiquement par localisation GPS jusqu'au point de vente le plus proche.

Il sera de la même façon possible de tester virtuellement diverses coupes de cheveux élaborées par des coiffeurs associés au service, et de suivre ensuite le guide vocal du téléphone pour aller dans un salon, de préférence celui d'où est originaire le modèle. KDDI et ses partenaires vont également enrôler des starlettes du show-biz pour donner des conseils aux jeunes nippones qui veulent à tout prix ressembler à leurs idoles. Le service sera facturé 157 yens (environ 95 centimes d'euro) par mois et nécessitera l'emploi d'un récent terminal de troisième génération avancée de KDDI.

AFP

Bruxelles prépare l'interconnexion des casiers judiciaires européens
Lundi, 16/06/2008 - 00:00

La Commission européenne veut créer un « système européen d'information sur les casiers judiciaires », qui sera baptisé ECRIS. Elle a adopté une résolution de décision en ce sens. Le texte « vise à donner à l'ensemble des vingt-sept États membres des outils concrets pour l'échange d'informations facilement exploitables entre eux, alors que leurs systèmes judiciaires et pénaux, leurs langues et leurs alphabets sont différents », précise l'exécutif européen.

Les juges, les membres du ministère public et les autorités policières pourront ainsi retrouver plus rapidement les éventuelles condamnations d'une personne dans un autre pays. « Les juridictions nationales prononcent fréquemment des peines sur la seule base du relevé des condamnations produit par leur registre national, en totale méconnaissance des condamnations éventuellement prononcées dans d'autres États membres », ajoute Bruxelles. « Plus généralement, ces informations, qui sont particulièrement utiles à des fins diverses, comme l'accès à certains types d'emplois, ne circulent pas correctement. »

Concrètement, sa proposition fournit le socle pour mettre en place une architecture informatique décentralisée, et une interconnexion entre les différents casiers judiciaires nationaux. Pas question, pour l'instant, de créer une gigantesque base de donnée centralisée. « Le système est conçu pour garantir que les informations soient transmises sous une forme immédiatement compréhensible par leur destinataire », note la Commission, qui garantit être en mesure de fournir en 2009 le logiciel d'interconnexion.

ZDNet

«Plate-forme Internet rapide pour tous» : l'AMF, l'ADF, l'ARF et l'AVICCA pour le haut débit mobile et le très haut débit «accessibles dans tous les territoires»
Lundi, 16/06/2008 - 00:00

«Les collectivités sont aujourd'hui en première ligne pour leurs administrés qui ne peuvent accéder aux meilleures offres de communications électroniques, et elles sont le premier investisseur public sur ces questions», indique un communiqué commun de l'AMF, l'ADF, l'ARF et l'AVICCA. Ces associations ont adopté une «plate-forme commune pour aborder cette nouvelle période. En dix points, cette plate-forme décline des objectifs, principes et moyens d'actions, qui devront déboucher sur des mesures concrètes, telles que l'organisation d'une péréquation nationale, la mutualisation des infrastructures, etc.».

Cette plate-forme a été remise le 4 juin à Hubert Falco, secrétaire d'Etat à l'Aménagement du territoire, à l'occasion du colloque «Territoires et réseaux d'initiative publique». Elle servira également de «référence» pour les travaux menés dans le cadre du «Comité pour la couverture numérique du territoire», initié par Hubert Falco et Luc Chatel, secrétaire d'Etat chargé de l'Industrie et de la Consommation.

Selon les quatre associations de collectivités, «la demande continue d'augmentation des débits, l'accès au très haut débit, le développement de la mobilité nécessitent une mutation technologique des réseaux qui va s'étendre sur plusieurs années.» Elles rappellent que ces questions sont dans l'actualité, avec le volet numérique du projet de loi pour la modernisation de l'économie et le rapport commandé à Eric Besson, secrétaire d'Etat chargé notamment du Développement de l'économie numérique.

Pour elles, de nombreuses collectivités «se sont déjà impliquées pour étendre l'accès et l'usage à Internet, à la téléphonie mobile, au haut débit. Aujourd'hui, face à ces nouveaux enjeux, elles sont prêtes à agir pour l'aménagement de leurs territoires, dans un cadre national adapté et concerté, assorti d'un mécanisme de solidarité nationale.»

MI

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Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Nouvelle prothèse oculaire sans connectique
Lundi, 16/06/2008 - 00:00

Depuis 12 ans, des chercheurs en neuro-informatique, microélectronique, médecine et sciences des matériaux travaillent à la réalisation d'une prothèse oculaire destinée à des patients ayant perdu la vue suite à une maladie de la rétine. Un premier exploit dans ces recherches a eu lieu en septembre 2007 dans le cadre du projet EPI-RET. En effet, au travers d'une étude clinique portant sur 6 patients, le groupe de recherche a réussi à montrer qu'une prothèse oculaire entièrement intégrée est réalisable d'un point de vue technologique et qu'elle permet d'améliorer nettement les perceptions oculaires du patient.

Le Docteur Hoc Khiem Trieu de l'Institut Fraunhofer des circuits microélectroniques et systèmes IMS était présent lors du commencement du projet EPI-RET. Il explique : "les patients atteints depuis plusieurs années de cécité ont pu, lors de l'étude clinique, attester qu'ils percevaient des points lumineux ou des formes géométriques selon la stimulation des cellules nerveuses." En collaboration avec le Docteur Ingo Krisch et Michael Görtz, le Docteur Hoc Khiem Trieu a réussi à matérialiser sous forme d'une puce implantable les consignes des médecins et des chercheurs sur les matériaux. Pour ce travail, les trois scientifiques ont reçu en 2008 le prix Joseph-von-Fraunhofer.

Selon le Docteur Ingo Krisch, "une étape importante a été franchie lorsque la prothèse a pu fonctionner sans l'aide d'une connexion extérieure." Michael Görtz confirme : "les prototypes sont devenus de plus en plus petits, les matériaux plus flexibles, plus robustes permettant ainsi aux patients de porter la prothèse avec un certain confort."

Pour réaliser cette prothèse, les chercheurs ont su tirer profit de la particularité de la rétinite pigmentaire (retinitis pigmentosa). Dans le cas de cette maladie, seules les cellules photosensibles sont endommagées, tandis que la connexion des cellules nerveuses avec le cerveau reste intacte. L'astuce des chercheurs a ainsi consisté à compenser le défaut de la rétine par la prothèse oculaire.

BE

Les robots humanoïdes de plus en plus performants
Lundi, 16/06/2008 - 00:00

C-3PO n'est plus seulement un personnage de science-fiction, mais un objectif de recherche. A l'occasion de la 4eme édition du salon de l'innovation (Seri 2008), qui a eu lieu du 5 au 7 juin au Parc des Exposition de Paris, une équipe de chercheurs français du CNRS a présenté une démonstration de son robot humanoïde HRP-2.

HRP-2 (Human Robotic Project) est un robot de forme humaine qui pèse 58 kg et mesure 1m57. Cette plate-forme robotique humanoïde, conçue et fabriquée au Japon depuis 2003, a été acquise pour 400.000 ? en 2006 par l'équipe du Laas-CNRS) de Toulouse afin de compléter ses capacités physiques par des capacités de calcul et de raisonnement lui conférant plus d'autonomie.

En plus de ses deux jambes et de ses deux bras qui lui permettent de se déplacer et d'agir sur les objets alentour, HRP-2 a été équipé de caméras pour la vision et de capteurs d'effort et de posture pour la gestion et la coordination de ses déplacements. Les chercheurs du Laas se sont ensuite concentrés sur la planification et le contrôle fin des mouvements, indispensables dans la locomotion bipède.

Même si, contrairement à D2R2 ou aux robots de l'industrie automobile, HRP-2 n'a pour l'instant aucune utilité pratique, son développement est d'un grand intérêt théorique. En effet, selon Jean-Paul Laumond, directeur de recherche au Laas, «les robot humanoïdes constituent un nouvel objet de recherche qui permet d'ouvrir de nouvelles thématiques à l'interface de la robotique et des sciences de l'homme» : maîtrise des systèmes mécaniques complexes, robotique d'assistance personnelle, bio-mécanique, réalité virtuelle, interfaces homme-machine, etc.

20 minutes

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Matière
Matière et Energie
Climat : l'AIE appelle à une "révolution technologique" immédiate
Lundi, 16/06/2008 - 00:00

Une "révolution technologique" est nécessaire pour diviser par deux les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050, et le monde doit être prêt à y consacrer sans délai 1 % de son revenu chaque année, a estimé le 6 juin l'Agence internationale de l'énergie (AIE). Si aucune mesure immédiate n'est prise, les émissions de dioxyde de carbone (CO2), un des principaux gaz à effet de serre, bondiront de 130 % d'ici le milieu du siècle, tandis que la demande de pétrole augmentera de 70 %, a prédit l'AIE dans un rapport publié à Tokyo.

Pour diviser par deux ses émissions de CO2, le monde devrait d'ici 2050 dépenser 45.000 milliards de dollars (28.850 milliards d'euros) additionnels pour développer des technologies énergétiques "propres", soit 1,1 % du produit intérieur brut (PIB) de la planète prévu pendant cette période, selon l'Agence basée à Paris, qui conseille 27 pays en matière de politique énergétique. "Atteindre l'objectif de 50 % de réductions d'émissions constitue un formidable défi", a déclaré lors d'une conférence de presse à Tokyo le directeur exécutif de l'AIE, Nobuo Tanaka.

Cet objectif "nécessiterait des actions politiques immédiates et une transition technologique d'une ampleur sans précédent. Cela requerrait une nouvelle révolution technologique qui transformerait complètement la façon dont nous produisons et utilisons l'énergie", a-t-il poursuivi. M. Tanaka a rappelé que la réduction de 50 % des émissions mondiales de CO2 d'ici 2050 est le scénario le plus ambitieux envisagé par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) des Nations unies pour empêcher la température moyenne mondiale d'augmenter de plus de 2,4°C.

Selon le rapport de l'AIE, ce scénario suppose que 35 centrales thermiques au charbon et 20 centrales au gaz soient équipées chaque année de technologies pour capter et stocker le CO2 qu'elles émettent. Un total de 32 centrales nucléaires et 17.500 éoliennes devraient, en outre, être bâties chaque année. Aucune forme d'énergie ou de technologie ne peut à elle seule résoudre le problème du réchauffement, a souligné l'AIE.

Selon le Giec, de vastes régions peuplées de millions d'individus seront englouties par la mer et 20 à 30 % des espèces végétales et animales seront menacées d'extinction si la température augmente de 1,5 à 2°C supplémentaires en 2100 par rapport à la fin du 20e siècle. Mais pays riches et pays pauvres sont divisés sur les mesures à prendre pour empêcher ce scénario.

AIE

La consommation d'énergie et les émissions de CO2 se sont stabilisées en France en 2007
Lundi, 16/06/2008 - 00:00

La consommation d'énergie primaire est restée stable en France en 2007, de même que les émissions de CO2, selon le bilan énergétique rendu public par le ministère de l'Ecologie. D'une façon générale, la consommation d'énergie primaire est restée stable en France en 2007 par rapport à l'année précédente, avec 276,1 millions de tonnes d'équivalent pétrole (Mtep), "de même que la consommation d'énergie finale, c'est-à-dire celle qui est achetée par les ménages et les entreprises après transformation, transport et pertes", précise le ministère.

L'intensité énergétique, qui est le rapport entre la consommation d'énergie d'un pays et son produit intérieur brut (en hausse de 1,9 % en 2007), baisse de 1,8 % pour l'énergie primaire et de 1,9 % pour l'énergie finale (livrée au consommateur final, comme l'électricité, le carburant, ndlr). Cette évolution est proche de l'objectif national de baisse de 2% par an d'ici 2015.

L'ensemble des résultats est également porté par le «bond des énergies renouvelables» dont la production primaire a progressé de 4,2 % avec notamment des hausses spectaculaires pour l'éolien avec + 85 % et pour le solaire photovoltaïque avec + 70 %.

La consommation d'énergie finale (corrigée du climat), a stagné (+0,2 %) dans l'ensemble. Si elle a baissé fortement dans l'industrie (-1,7 %), elle a en revanche connu une "forte hausse" dans les transports (+1,5 %). Les contrastes sont forts également selon les sources d'énergie : +9,5 % pour les énergies renouvelables thermiques, -3,5 % pour le charbon, -1,8 % pour le pétrole, +0,3 % pour le gaz et +0,8 % pour l'électricité. "Malgré des prix élevés", les ventes de carburants routiers ont augmenté de 1,4 %, après 0,5 % en 2005". Celles de gazole progressent de 3,3 % alors que celle d'essence ralentissent leur chute avec -4,5 %.

Les émissions de CO2 liées à l'énergie sont restés stables, essentiellement parce que les centrales nucléaires ayant moins fonctionné que les années passées pour des raisons conjoncturelles, il a fallu produire plus d'électricité à partir de charbon et de gaz ; d'autre part en raison de hausses de la consommation de carburants pour les transports, explique le ministère. "Les émissions de gaz à effet de serre de la France devraient ainsi rester, comme en 2006, nettement inférieures au plafond fixé par le protocole de Kyoto pour la période 2008-2012", assure le ministère.

Pour le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo, "l'évolution du bilan énergétique de la France est plutôt positive ; les efforts engagés commencent à porter leurs fruits". "Dans un contexte de flambée des prix des énergies fossiles et au-delà des mesures en faveur des professionnels en crise et des personnes les plus défavorisées, il faut relever le défi climatique et aller beaucoup plus loin, en mettant en oeuvre les programmes d'économies prévus par le Grenelle Environnement, notamment dans le bâtiment et les transports", a-t-il jugé.

DD

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Espace
Espace et Cosmologie
La sonde Phoenix a collecté son premier échantillon du sol martien
Lundi, 16/06/2008 - 00:00

La sonde américaine Phoenix, qui s'est posée dans l'arctique de la planète rouge le 25 mai, a collecté son premier échantillon du sol martien, entamant sa quête d'eau et de composants organiques, a indiqué un responsable de la mission. Cet échantillon d'environ 200 millilitres comprend un morceau de sol recouvert d'une croûte blanche, objet d'un débat au sein de l'équipe de scientifiques de la Nasa, montre une caméra de la sonde.

Certains avancent l'hypothèse de glace tandis que d'autres pensent que cela pourrait être du sel laissé après l'évaporation d'eau. "Ceci est vraiment une occasion importante pour nous de faire pour la première fois des analyses du sol arctique (martien) qui nous dira quelle proportion d'eau pourrait s'y trouver ainsi que les minéraux qui le composent", a dit Peter Smith, le principal scientifique de la mission Phoenix, lors d'une téléconférence de presse.

"Nous sommes curieux de savoir si la glace qui, nous pensons, devrait se trouver sous la surface du sol, a déjà fondu dans le passé et modifié le sol", a-t-il ajouté. L'échantillon du sol arctique martien a été récolté par la pelleteuse se trouvant à l'extrémité du bras articulé de 2,40 mètres déployé de Phoenix.

Le bras a ramené sa moisson qui se trouve dans la pelle juste au-dessus d'un petit four appelé TEGA ("Thermal and Evolved Gas Analyzer") dans lequel elle sera déposée. Ensuite le four sera verrouillé pour être étanche et l'analyse de l'échantillon commencera, un processus qui durera plusieurs jours, a dit le scientifique. "La première étape est d'extraire l'eau pour en déterminer la proportion, un test qui devrait nous dire très rapidement ce qu'il en est", selon lui. Ce four chauffera progressivement l'échantillon jusqu'à une température de mille degrés Celsius.

"Je pense que bientôt nous serons probablement en mesure d'avoir une première analyse du sol et si nous avons de la chance une partie du matériau blanc se trouvant dans la pelle aura pu être déposée dans le four", a poursuivi Peter Smith. Selon lui, ce matériau n'est probablement pas de la glace. "Nous suspectons que la glace doit être dure à creuser pour en prendre un morceau", a-t-il dit.

Phoenix collectera ensuite deux autres échantillons du sol martien avec son bras pelleteuse. L'un destiné au microscope optique, un autre pour des analyses chimiques, a pour sa part indiqué Mat Robinson, du Jel Propulsion Laboratory de la Nasa à Pasadena (Californie), chargé de la mission Phoenix.

Mais la sonde n'est pas équipée pour détecter des fossiles ou des microbes vivants, précisent les scientifiques de la mission. Phoenix a déjà transmis des images avec la plus grande résolution jamais prise des grains de sable et de poussière du sol d'une autre planète que la Terre. Pour ce faire, Phoenix est équipée d'un microscope optique capable de montrer des particules de la taille d'un dixième du diamètre d'un cheveu humain.

NASA

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Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
Les effets du réchauffement climatique lié aux activités humaines sont déjà observables
Lundi, 16/06/2008 - 00:00

Des changements significatifs des systèmes physiques et biologiques depuis 50 ans sont aujourd'hui établis, pour tous les continents et la plupart des océans, avec une concentration des observations sur l'Europe et l'Amérique du nord. Ces changements sont observés essentiellement dans les régions où la température a augmenté significativement et ils vont, en très grande majorité, dans le sens attendu des effets du réchauffement.

Cette étude conclut que le réchauffement d'origine anthropique constaté à l'échelle globale depuis une cinquantaine d'années a déjà produit des effets significatifs, observables sur les systèmes terrestres physiques et biologiques. Un chercheur de l'INRA est un des auteurs de ce résultat paru dans la revue Nature du 15 mai 2008.

Cette publication peut être considérée comme un prolongement des conclusions du GIEC en 2007, issues du groupe de travail sur les impacts, adaptation et vulnérabilité. La quasi-totalité des auteurs de l'article paru dans Nature appartenaient à ce groupe du GIEC, dont Bernard Seguin, responsable de la mission « changement climatique et effet de serre » de l'INRA. A l'occasion de ce travail collectif, l'analyse de la bibliographie - qui représente la fonction essentielle des rédacteurs des rapports du GIEC - avait permis de constituer une base de données, à partir d'une sélection d'articles contenant des études documentées sur les réponses des systèmes physiques (cryosphère, hydrologie, processus côtiers) et biologiques (aquatiques, terrestres, agriculture et forêt) de 1970 à 2004.

A partir d'environ 80 publications répertoriées, les chercheurs ont introduit dans la base de données quelque 29 500 séries observées, qui ont été localisées géographiquement et mises en relation avec les évolutions climatiques mesurées pendant la même période.

L'analyse quantitative approfondie parue dans Nature à partir de cette base de données permet d'obtenir des résultats statistiques très significatifs : plus de 90 % des 29 500 séries observées vont dans le sens attendu des effets du réchauffement : précocité des stades de débourrement de la végétation, avancée des dates de floraison des arbres fruitiers et dates des vendanges, augmentation du taux de sucre dans les baies de raisin et de l'acidité, augmentation de la productivité des forêts estimée à partir de données satellitaires, diminution de la longueur des glaciers, variation de la composition chimique des océans et variations des populations de poissons.

Il est très improbable pour l'Amérique du nord et l'Asie (p<0.05) et l'Europe (p<0.10) que les évolutions observées soient dues à la seule variabilité naturelle du climat. Par ailleurs, un nombre très faible d'études (9 séries) fait apparaître une probabilité forte d'effet résultant d'autres facteurs déterminants tels que le changement d'occupation du sol ou la pollution, conséquences de l'activité humaine autres que l'émission directe de gaz à effet de serre.

Les auteurs en concluent que le réchauffement d'origine anthropique, lié à l'activité humaine, constaté à l'échelle globale depuis une cinquantaine d'années, a déjà produit des effets significativement observables sur les systèmes terrestres physiques et biologiques.

Voici pour information les grandes lignes des effets observés, tels qu'ils ressortent des rapports du GIEC :

- pour la cryosphère : une fonte accélérée qui se traduit par un recul généralisé des glaciers, une augmentation du ruissellement et des débits dans les zones glaciaires ou nivales, ainsi que des avalanches de glaces et de rochers, le déplacement des mammifères dans l'Arctique et de la faune de l'Antarctique, la fonte du permafrost dans les hautes latitudes, le déplacement vers le haut de stations de ski, etc...

- pour l'hydrologie et les ressources en eau : l'accroissement des sécheresses en zone aride et semi-aride, les inondations et les glissements de terrain pendant la saison chaude en zones montagneuses.

- pour les écosystèmes aquatiques (océans, eaux douces, fleuves et rivières) : le réchauffement avec des conséquences bien établies sur la stratification thermique et la composition chimique, l'abondance et la productivité, la composition des communautés, la phénologie, la distribution et la migration des espèces végétales et animales.

- pour les systèmes biologiques terrestres : des réponses bien établies dans l'hémisphère nord avec une avancée généralisée de la phénologie au printemps, et une saison de végétation plus longue. La population de certaines espèces a diminué ou même disparu, et des mouvements vers le nord ou des altitudes plus élevées ont été observés.

- pour l'agriculture et la forêt : une avancée similaire de la phénologie en Europe et en Amérique du nord, avec une saison de végétation sans gel allongée (en partie sans doute à l'origine de l'augmentation de la productivité forestière, de l'ordre de 30 à 40 %, maintenant confirmée par des observations satellitaires). En dehors de l'observation d'une avancée systématique des dates de floraison des arbres fruitiers, l'illustration la plus nette se situe en viticulture, particulièrement sensible à ce réchauffement.

NPI

La ville de Tokyo va lancer des quotas d'émissions de carbone
Lundi, 16/06/2008 - 00:00

La ville de Tokyo se prépare à instaurer des quotas d'émissions de carbone pour lutter contre le réchauffement climatique, alors que le gouvernement japonais peine à remplir ses obligations du protocole de Kyoto, a-t-on appris auprès de la municipalité. Cette initiative de Tokyo rappelle celle de l'État de Californie, qui avait voté en 2002 une loi imposant aux constructeurs automobiles de réduire de 30 % les émissions polluantes des véhicules entre 2009 et 2016, alors que l'administration Bush ne voulait pas légiférer au plan national.

Le gouverneur de Tokyo, Shintaro Ishihara, a annoncé à l'assemblée de la capitale qu'il voulait créer le premier système de quotas d'émissions de carbone du Japon, une idée qui rencontre habituellement l'hostilité des milieux industriels et du gouvernement. «La ville de Tokyo visera une réduction de 25 % des émissions de carbone en 2020 par rapport au niveau de 2000», a déclaré à l'AFP Katsunori Yano, un responsable du département environnement de la municipalité.

CP

Une éolienne flottante géante bientôt testée au large de la Norvège
Lundi, 16/06/2008 - 00:00

La compagnie pétrolière norvégienne StatoilHydro va tester la première éolienne flottante géante. Pour ce dernier, un modèle réduit de trois mètres de haut a déjà été testé avec succès dans un bassin à vague à Trondheim. D'un coût de plus de 50,9 millions d'euros, il démarrera en grandeur réelle à l'automne 2009 en mer du Nord, au sud-ouest de la Norvège, à 10 kilomètres de l'île de Karmøy. Equipé de ballasts, la tour de 65 mètres de haut supportera des pales de 82,4 mètres de diamètre. Sa puissance nominale est de 2,3 MW pour un poids total de 138 tonnes. Une telle éolienne devrait pouvoir produire pplus de 9 millions de kWh par an, de quoi alimenter 2500 foyers en électricité.

Construite à terre puis remorquée sur son site final, ce type d'éoliennes présente de nombreux avantages. Contrairement à leur soeur fixe, contrainte de rester près des côtes, elles peuvent être mises en place au grand large, à des miles nautiques des côtes. La seule petite limite est le câble d'alimentation.

Elles profitent ainsi de vents plus constants, plus forts et moins turbulents. On améliore ainsi le rendement, la taille de l'éolienne n'étant pas limitée par le support mais par la flottaison, ces éoliennes pourraient atteindre 200 mètres de haut. Alexandra Bech Gjørv, chef de la division nouvelle énergie de StatoilHydro, précise : « si nous y parvenons, alors nous aurons fait un grand pas pour l'industrie éolienne offshore ». la Norvège, avec ses 2.500 kilomètres de côtes a théoriquement la capacité de générer 14.000 terawatt heure (TWH) d'énergie par an. En comparaison, la Norvège produit seulement 2.300 TWH par an à partir de son industrie pétrolière.

TR

Vers la transformation douce du méthane en méthanol !
Lundi, 16/06/2008 - 00:00

Le méthane est le principal composant du gaz naturel. Cette molécule organique très simple, composée d'un atome de carbone et de quatre atomes d'hydrogène est cependant très difficilement oxydable. Actuellement, les conditions de conversion du méthane en méthanol sont très lourdes (haute température et haute pression). Seules les enzymes naturelles, appelées méthane monooxygénases (MMO), sont capables d'oxyder le méthane dans des conditions douces, c'est-à-dire dans l'eau et à température ambiante.

Pendant de nombreuses années, les chimistes ont développé différents modèles chimiques des MMO. Ces derniers permettaient de mimer l'organisation structurale et les propriétés spectroscopiques des MMO mais n'étaient pas utilisés en tant que catalyseurs car incapables d'oxyder le méthane.

Les chimistes de l'IRCELYON (CNRS / Université Lyon 1), l'équipe d'Alexander Sorokin, ont mis au point un nouveau concept : l'utilisation de complexes bioinspirés des MMO comme catalyseurs de la réaction d'oxydation du méthane. Cette approche s'est avérée très fructueuse car le complexe dimérique à base de phtalocyanine du fer possède des propriétés catalytiques remarquables. Il est en effet capable d'activer l'eau oxygénée (H2O2) pour former une espèce oxydante très forte pouvant ensuite réagir avec le méthane. Cette forme oxydante a pu être détectée à l'aide de différentes techniques spectroscopiques. Pour la première fois, l'oxydation efficace du méthane en méthanol, formaldéhyde et acide formique, dans l'eau oxygénée et à température ambiante a été obtenue.

Actuellement, le produit majoritaire de l'oxydation bioinspirée du méthane est l'acide formique. L'objectif des chimistes serait de s'arrêter au stade méthanol, ce qui constituerait une avancée considérable dans sa production industrielle. Quoi qu'il en soit, cette découverte constitue une percée significative dans le domaine de l'oxydation en conditions douces et représente une véritable avancée d'un point de vue fondamental. Outre la production de méthanol, ces catalyseurs pourraient servir à oxyder d'autres composés inertes chimiquement dans des conditions douces respectant l'environnement.

CNRS

Par l'éolien et les panneaux solaires, Amsterdam veut se mettre au vert
Lundi, 16/06/2008 - 00:00

Eoliennes, panneaux solaires sur les toits... Amsterdam veut réduire d'ici 2025 ses émissions de CO2 de 40 %, et ambitionne d'exporter dans le monde ses solutions en matière d'énergies renouvelables, a annoncé la municipalité. "La concurrence entre les villes est forte. Je suis sûr que les villes qui ne se développent pas de manière durable seront larguées d'ici quelques années", a dit le maire de la capitale néerlandaise, Job Cohen, à l'ouverture de trois journées de réflexion intitulées "Amsterdam durable". Il trace la voie : d'ici 2015, la consommation d'énergie des pouvoirs publics de la ville doit être "climatiquement neutre", c'est-à-dire à base de sources renouvelables, ou être compensée par des projets écologiques.

Et d'ici 2025, les émissions de CO2 de la ville doivent avoir diminué de 40 % par rapport à celles de 1990. Mieux : un cinquième de l'énergie consommée dans la ville doit provenir de sources renouvelables. "C'est un grand défi", a concédé M. Cohen. Actuellement, seulement 5,7 % (le double de la moyenne nationale) de l'énergie consommée à Amsterdam est durable, produite par le retraitement de déchets. La solution, selon le maire, réside entre autres dans "les éoliennes et les panneaux solaires", que la ville veut intégrer dans le paysage urbain. Mais réaliser ces objectifs ambitieux "est possible", a assuré son adjointe chargée de l'Environnement, Marijke Vos.

Selon l'étude "Energies renouvelables, les opportunités à l'horizon" commandé par la municipalité, il est techniquement possible de faire en sorte que 240.000 foyers amstellodamois sur 380.000 soient alimentés en énergie provenant de sources renouvelables d'ici 2025. Le monde de l'entreprise, comme le géant pétrolier et gazier Shell, le fournisseur d'électricité Nuon et le groupe aérien KLM, est aux premier rang pour partager l'effort demandé, et aussi récupérer la manne que cela représente.

Pour vaincre les obstacles et dresser des hélices et panneaux "sur les toits à des endroits encore compliqués aujourd'hui", la municipalité compte bien faire appel aux investissements et à la créativité du monde économique. Et si les défis faisaient d'Amsterdam "un pôle d'exportation, une salle d'accouchement d'imagination, d'application et d'exploitation d'initiatives durables ?", a lancé M. Cohen.

Romandie

La France obtient deux avancées majeures au conseil européen environnement et énergie
Lundi, 16/06/2008 - 00:00

Deux "avancées majeures" ont été obtenues sur l'environnement et l'énergie au conseil européen de Luxembourg les 5 et 6 juin, a estimé le ministre français de l'Ecologie Jean-Louis Borloo. "En moins de deux jours, la France a obtenu deux décisions conformes aux positions qu'elle défendait", a-t-il souligné dans un communiqué.

Paris a obtenu le 5 juin le soutien des partenaires européens de la France pour réviser les procédures européennes d'homologation des OGM, une décision qui se situe "dans le prolongement des conclusions du Grenelle de l'environnement" avec davantage de recherche et de transparence, selon le ministère.

Le 6 juin, les ministres de l'Energie de l'Union européenne se sont mis d'accord pour ne pas imposer le découpage des groupes d'énergie en adoptant une solution alternative à la scission proposée initialement par la Commission européenne entre la production, la commercialisation et les réseaux de transport d'électricité et de gaz.

La Présidence slovène de l'UE s'est ainsi inspirée d'une proposition faite par la France avec huit autres Etats, a indiqué le ministère. L'accord conclu à Luxembourg "ouvre définitivement la voie à une meilleure intégration des marchés européens au sein d'un marché unique et à un nouveau défi, celui de la sécurité énergétique en Europe", a-t-il souligné.

AFP

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Des cellules souches humaines ont guéri des souris atteintes d'une maladie neurologique
Lundi, 16/06/2008 - 00:00

Le potentiel thérapeutique des cellules souches humaines semble sans limites. Une nouvelle preuve de l'usage qui pourrait bientôt en être fait vient d'être apportée avec la publication, mercredi 4 juin, dans la revue Cell Stem Cell de résultats spectaculaires. Des souris présentant des atteintes graves du système nerveux ont pu recouvrer une activité cérébrale quasi normale grâce à des injections de cellules souches provenant d'un foetus humain.

La lignée de souris en question est très particulière. Ces animaux souffrent à la fois d'une dépression de leur système immunitaire et d'une anomalie majeure de la structure de leur système nerveux central caractérisée par l'absence de myéline. Sans cette substance grasse qui gaine les fibres nerveuses, le système de communication entre les neurones est défaillant.

La dégradation de la myéline se retrouve dans de nombreuses maladies neurologiques de la petite enfance ainsi que dans la sclérose en plaques. Les souris de laboratoire utilisées par l'équipe dirigée par le docteur Steven A. Goldman (université du centre médical de Rochester, Etat de New York) présentent, quant à elles, une série de déficits graves avec une espérance moyenne de vie de cinq mois.

Une partie de celles (6 sur 26) auxquelles les chercheurs ont greffé, dans le cerveau, des cellules souches foetales humaines, ont présenté une amélioration notable des symptômes pathologiques. Quatre ont en outre pu vivre une année en montrant tous les signes d'une quasi-guérison. Les analyses post mortem pratiquées sur ces animaux ont démontré que la catégorie des cellules souches qui avaient été injectées dans le système nerveux central avait permis une remyélinisation de l'ensemble du cerveau ainsi que de la moelle épinière.

"Les résultats publiés sont impressionnants en ce qui concerne la colonisation par les cellules greffées, souligne le docteur Anne Baron-Van Evercooreen qui, au sein de l'unité 546 de l'Inserm, dirige l'équipe "Approche fondamentale et thérapeutique de la remyélinisation". Il faut néanmoins garder en mémoire que les greffes sont pratiquées dès la naissance et que la colonisation se fait en fonction du développement du cerveau qui, à ce stade, est en pleine myélinisation. Il possède de ce fait tous les facteurs nécessaires pour favoriser la migration et la différenciation des cellules greffées."

Pour Anne Baron-Van Evercooreen, un des apports majeurs des chercheurs américains est d'avoir créé un modèle de souris à la fois démyélinisées et immunodéficientes, ce qui a permis d'utiliser des cellules foetales humaines sans rejet. Un autre apport a été de mettre au point un système d'injection dans différentes régions du système nerveux central. Quant au recours à des cellules humaines d'origine foetale, il s'inscrit clairement dans le projet de mener à terme des essais cliniques sur l'homme.

LM

Microchirurgie sans points de suture
Lundi, 16/06/2008 - 00:00

Un biopolymère dégradable créé par des chercheurs de l'Université de Sydney pourrait bientôt remplacer les sutures employées en microchirurgie du système nerveux. Le biofilm nommé Surgilux a été synthétisé à partir d'un biopolymère naturel extrait de l'exosquelette de crabes, la chitosane qui est réputée pour ses propriétés hypoallergiques et antibactériennes.

Le film placé sur la plaie chirurgicale est ensuite soumis à un rayonnement infra-rouge de type laser qui va le chauffer à une température d'environ 60°C. Les fibres de collagène des tissus et les chaînes structurales du chitosane sont libérées sous l'effet de la chaleur et se soudent pendant le refroidissement. Les tests menés sur des nerfs de rats ont montré des signes positifs de réparation permanente dans les six semaines suivant l'intervention chirurgicale. Le rayonnement employé n'endommage pas les cellules des tissus.

Les sutures peuvent être à l'origine d'infections post-opératoires et conduire à une cicatrisation inégale, et dans certains cas provoquent une fermeture incomplète de la plaie. Pour remplacer les points de suture traditionnels on utilise dans certains cas des colles et adhésifs médicaux. Les adhésifs commercialisés sont des composés de type gel parfois difficiles à appliquer et nécessitant un mélange préalable à l'utilisation, et les colles médicales efficaces -qui ont l'inconvénient d'être très toxiques- sont limitées aux usages externes. L'équipe scientifique envisage de développer une seconde génération de Surgilux qui incorporera des facteurs de croissance et peut-être des cellules souches.

BE

Deux fonctions complémentaires pour l'actine dans le contrôle de l'adhérence intercellulaire
Lundi, 16/06/2008 - 00:00

Durant la morphogenèse, processus de développement des formes d'un organisme au cours de l'embryogenèse, l'adhérence intercellulaire doit être maintenue tout en permettant le remodelage de certains contacts cellulaires.

L'équipe de Thomas Lecuit, à l'Institut de Biologie du Développement de Marseille-Luminy, en collaboration avec l'équipe de Pierre-François Lenne, à l'Institut Fresnel, viennent de montrer que le cytosquelette d'actine stabilise l'adhérence intercellulaire grâce à deux populations de filaments agissant à deux niveaux distincts.

L'adhérence intercellulaire est assurée par des protéines membranaires, comme la E-cadhérine, qui fournissent à une cellule le moyen d'interagir avec les cellules voisines. Les protéines d'adhérence interagissent également avec des éléments intracellulaires comme les filaments d'actine, constituants du squelette de la cellule. On sait depuis longtemps que l'actine stabilise les protéines d'adhérence à la surface cellulaire. Cependant, les mécanismes moléculaires qui contrôlent ce processus ainsi que leur modulation en cas de rupture de contact intercellulaire restent encore mal connus. Selon le modèle couramment admis jusqu'à ce jour, les molécules de E-cadhérine seraient ancrées dans la membrane par l'actine et distribuées de manière aléatoire ou uniforme le long des contacts cellulaires.

L'équipe de Thomas Lecuit et ses collaborateurs viennent de montrer que les molécules de E-cadhérine sont en fait réparties en domaines spécifiques le long des contacts intercellulaires et que l'actine contrôle cette organisation en agissant d'une part, sur la stabilité de ces domaines et d'autre part, sur leur mobilité dans la membrane.

Les chercheurs ont étudié l'organisation de l'adhérence sur une échelle de quelques microns en utilisant des molécules de E-cadhérine fluorescentes exprimées dans des cellules épithéliales d'embryons de drosophile et visualisées grâce à des techniques de pointe d'imagerie à haute résolution. Ils ont ainsi observé que les molécules de E-cadhérine ne sont pas distribuées de façon aléatoire ou uniforme à la surface des cellules mais qu'elles forment de petits agrégats extrêmement stables qui correspondent à des domaines d'adhérence, c'est-à-dire des régions membranaires où les deux cellules sont en contact.

L'étude des mécanismes moléculaires qui sous-tendent cette stabilité a révélé que le réseau d'actine est en fait formé de deux populations de filaments. La première population permet de maintenir les molécules de E-cadhérine groupées pour former un domaine d'adhérence tandis que la seconde population empêche ces agrégats de bouger librement dans la membrane cellulaire. Les chercheurs montrent également qu'alpha-Catenine, une protéine longtemps connue pour son rôle dans l'adhésion, n'affecte pas la stabilité mais la mobilité de aggrégats de E-cadhérine, soulignant l'existence de régulations différentes de ces deux processus.

CNRS

Un vaccin double le temps de survie de patients avec une tumeur du cerveau
Lundi, 16/06/2008 - 00:00

Un vaccin expérimental a plus que doublé le temps de survie de patients atteints de la tumeur du cerveau la plus fréquente et aussi la plus meurtrière, selon une étude clinique dévoilée récemment. Il s'agit du glioblastome multiple dont est atteint le sénateur démocrate Ted Kennedy, qui a été opéré de sa tumeur à Durham en Caroline du Nord (sud-est). Un vaccin expérimental produit par la firme américaine Avant Immunotherapeutics Inc et dont le laboratoire Pfizer a acquis les droits de commercialisation, stimule le système immunitaire du corps pour attaquer la tumeur.

L'essai clinique a porté sur 23 patients tous atteints d'un glioblastome de grande taille. Ils ont vécu en moyenne 33 mois après le diagnostic, a précisé le Docteur John Sampson, de l'Université Duke en Caroline du Nord, qui a présenté les résultats de l'étude à la 44e conférence annuelle de l'American Society of Clinical Oncology (ASCO) réunie à Chicago.

Les patients atteints de cette tumeur traités avec la thérapie standard actuelle, à savoir la radiologie, vivent en moyenne 14 mois, a-t-il rappelé. L'étude a également révélé que le vaccin a retardé le retour de la tumeur après l'ablation chirurgicale. La tumeur chez les malades ayant été vaccinés est réapparue en moyenne 16,6 mois après, comparativement à six mois généralement.

Le glioblastome est un cancer très aggressif avec un pronostic sombre, a indiqué à la presse à Chicago le Docteur Mark Gilbert du M.D. Anderson Cancer Center au Texas (sud), un spécialiste du cerveau. Cette tumeur, rare, tue 50 % des malades dans l'année qui suit le diagnostic et peu de patients y survivent plus de trois ans. Sans traitement, la tumeur réapparaît entre deux et trois mois après son ablation.

AFP

La complexité du cancer du poumon : défi pour les nouvelles armes anti-tumeur
Lundi, 16/06/2008 - 00:00

La médecine peine à combattre le cancer du poumon, en forte augmentation dans le monde et le plus meurtrier, en raison de sa complexité rendant difficile une application efficace des nouvelles thérapies prometteuses. Bien que la variété et le nombre de nouvelles thérapies contre ce cancer augmentent, de nombreuses questions sur la manière de les employer le plus efficacement restent encore ouvertes, a expliqué le Docteur Paul Bunn, directeur du centre du cancer de l'université du Colorado (ouest).

Il intervenait à la 44e conférence annuelle de l'American Society of Clinical Oncology (ASC0) réunie à Chicago. Soulignant que les cibles de différentes fonctions tumorales doivent être confirmées et que des biomarqueurs de l'activité cancéreuse être développés, le Docteur Bunn a expliqué que la complexité du cancer du poumon, dans 70 à 90 % des cas des carcinomes à grandes cellules (CGC), pourrait nécessiter des essais cliniques tout aussi complexes et très coûteux.

"Il y a quatre types de tissus affectés et quatre étapes de développement dans les CGC ce qui rend difficile de sélectionner des patients pour des essais cliniques", a souligné le cancérologue. Le Docteur Eric Haura, du Lee Moffitt Cancer Center and Research Institute en Floride (sud-est), a noté que sur la base des succès des traitements utilisés pour les cancers gastro-intestinaux, du sein et de la leucémie myéloïde chronique, il y avait un espoir d'appliquer ces nouvelles armes au cancer du poumon pour allonger la vie des malades.

Les thérapies ciblées, considérées comme très prometteuses, consistent à modifier des signaux cellulaires pour bloquer une fonction spécifique comme la formation de vaisseaux sanguins dont la tumeur a besoin pour se nourrir et croître. L'Avastine du laboratoire suisse Roche, a été la première molécule découverte ciblant cette fonction avec succès.

De récentes découvertes en biologie moléculaire montrent que certaines molécules véhiculant des signaux agissent dans le cadre d'un réseau de modules de communication très actif dans les cellules cancéreuses. Les protéines appelées kinase sont des composants essentiels de ces réseaux et jouent un rôle important dans le développement et la progression des cancers en agissant sur des récepteurs déterminants pour la croissance, la survie et l'auto-destruction des cellules cancéreuses.

Ces protéines, la cible des nouveaux traitements anti-cancéreux, agissent aussi sur le mécanisme de formation des vaisseaux par la tumeur cancéreuse.

"La tâche d'identifier les molécules nécessaires au développement de la tumeur est énorme en raison de la complexité des réseaux cellulaires du cancer du poumon et également de la difficulté à prélever des tissus pour tester la sensibilité des protéines Kinase", estimé le Docteur Haura.

Plus optimiste, le Docteur Bruce Johnson, directeur du Centre sur le cancer du poumon au Dana-Farber Cancer Institute à Boston (Massachusetts, nord-est), a souligné le potentiel prometteur des traitements personnalisés grâce au mariage de la génomique et de la biologie cellulaire, pour combattre efficacement le cancer du poumon et tous les autres cancers.

"Le rythme rapide des découvertes en biologie du cancer pourraient donner des résultats cliniques dans un ou deux ans" selon ce cancérologue. Des chercheurs ont également annoncé des travaux sur un simple test sanguin qui pourrait détecter, dans 88 % des cas, la présence d'un cancer pulmonaire très précoce. Le taux de survie de deux ans pour seulement 15 % des malades s'explique surtout par le fait que ce cancer est souvent détecté tardivement.

AFP

Les fruits et les légumes aideraient à préserver la masse musculaire
Lundi, 16/06/2008 - 00:00

La sarcopénie désigne la fonte des muscles due au vieillissement ou à une maladie neurologique. On savait déjà que les fruits et les légumes contiennent des vitamines, des minéraux et des fibres, ce qui fait d'eux les aliments indispensables pour rester en bonne santé. Une étude récente du service de recherche agronomique (ARS) prouve que les fruits et légumes aident également à préserver la masse musculaire chez les personnes âgées. L'étude a été menée par le médecin et spécialiste en nutrition Bess Dawson-Hughes au centre de recherche de nutrition humaine de l'USDA en collaboration avec Tufts University à Boston, Massachusetts.

L'alimentation occidentale, riche en produits animaux, est une source d'acides sulfuriques et phosphoriques issus du métabolisme des protéines. De plus, il a déjà été prouvé que l'acidose alimentaire s'accentue avec le déclin de la fonction rénale lié à l'âge. Le rôle des os dans le maintien du pH plasmatique et de l'équilibre acido-basique est complexe. C'est un gigantesque réservoir de substances alcalines, mobilisables en réponse à une acidose métabolique. Les situations d'acidose sont associées à une hyper-calciurie et une balance calcique négative. L'essentiel du calcium de l'organisme étant contenu dans l'os, le squelette contribue à cette élévation de l'excrétion urinaire de calcium. L'acidose diminue la réabsorption rénale du calcium et un excès d'H+ provoque une libération du calcium osseux. Même faible, une diminution du pH se traduit par une augmentation de la résorption osseuse. Ainsi l'ostéoporose pourrait être la conséquence de l'utilisation des capacités tampons du squelette, en réponse à une acidose chronique induite par l'alimentation.

Les chercheurs ont réalisé cette étude sur un ensemble de 400 volontaires hommes et femmes âgés de 65 ans et plus. L'activité physique, la taille, le poids, et le pourcentage de la masse maigre du corps des volontaires ont été mesurés au début de l'étude et trois ans après. On observe chez les volontaires dont les régimes étaient riches en potassium, 1.5 kg de masse maigre supplémentaire en comparaison avec les volontaires ayant reçu un régime contenant deux fois moins de potassium. Cela devrait participer à la compensation de perte d'environ 2 kg de masse maigre qui est typiquement perdue en une décennie chez les hommes et les femmes en bonne santé âgés de plus de 65 ans. Cette étude a été publiée dans l'édition de mars du journal américain American Journal of clinical Nutrition.

Les chercheurs ont observé les liens potentiels entre le pourcentage de la masse maigre du corps et les régimes riches en potassium alcalisant, présents en grandes quantités dans les fruits et les légumes. De tels régimes aident à neutraliser l'acidose.

BE

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Recherche
Recherche & Innovation, Technologies, Transports
Toyota développe un nouveau véhicule hybride à batterie à combustible
Lundi, 16/06/2008 - 00:00

Le premier constructeur automobile japonais, Toyota Motor, a annoncé avoir développé un nouveau véhicule hybride à batterie à combustible capable de rouler 830 km sans recharger, soit plus du double du précédent modèle du genre élaboré par le groupe. Cette voiture de cinq places, la "FCHV-adv", a obtenu la certification du ministère japonais des Transports, a précisé Toyota dans un communiqué.

Elle est équipée d'une batterie électrique au nickel, ainsi que d'une batterie à combustible alimentée par un réservoir à hydrogène à haute pression. Elle est capable de rouler 830 km sans s'arrêter, contre seulement 330 km pour le précédent modèle à batterie à combustible de Toyota, le "FCHV". Les constructeurs automobiles japonais, encouragés par l'Etat, sont très actifs dans le développement des batteries à combustible, une des technologies prometteuses pour réduire la pollution due aux gaz d'échappement automobile. Les batteries à combustible ne rejettent quasiment que de l'eau. La commercialisation massive de ce type de véhicule n'est toutefois pas encore à l'ordre du jour, en raison notamment du manque d'infrastructures permettant de refaire facilement le plein en hydrogène.

AFP

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