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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 412
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 04 Janvier 2007
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Egalement dans ce numéro
TIC
Télémédecine : une nouvelle révolution s'annonce avec ANUBIS et STETAU
Looking Glass transforme le bureau des PC en 3D
La Bibliothèque municipale de Lyon va numériser 500 000 ouvrages anciens
Matière
La plus grande centrale solaire de France inaugurée à la Réunion
La Grande-Bretagne adopte la plus grande ferme d'éoliennes offshore au monde
Un nouveau type d'éolienne offshore à l'essai au large de l'Ecosse
La France autorise la commercialisation des biocarburants
Vivant
Génétique : l'influence de la mère sur le cerveau de son foetus
Autisme : identification d'un nouveau gène
Le café bon pour le cerveau
L'or pourrait un jour favoriser le traitement du cancer
Perdre du poids pour prévenir certains cancers de la prostate
La médecine régénérative franchit un nouveau pas
Une nouvelle grippe espagnole pourrait tuer jusqu'à 81 millions de personnes dans le monde
Une bactérie intestinale aurait un impact sur le poids
Des plantes plus robustes pour résister à la sécheresse
Vers un diagnostic précoce de la maladie d'Alzheimer
Edito
De Corot à Darwin : la recherche d'une autre terre entre dans une phase décisive



Le satellite français Corot est enfin parti à la recherche d'exoplanètes. Corot, qui a pour principale mission de détecter des planètes extrasolaires qui pourraient ressembler à la Terre, a décollé le 27 décembre à bord d'un lanceur russe Soyouz du cosmodrome de Baïkonour (Kazakhstan). Le satellite a été placé sur une orbite survolant les pôles de la Terre à 896 km d'altitude.

Equipé d'un télescope de 30 cm de diamètre, Corot, (acronyme de COnvection, ROtation des étoiles et Transits des planètes extrasolaires), a été initialement conçu pour analyser les variations lumineuses des étoiles, grâce à la mesure de leurs vibrations appelée sismologie stellaire.

Mais sa mission a ensuite évolué vers la recherche d'exoplanètes après la découverte en 1995 par deux scientifiques suisses de la première planète gravitant autour d'une autre étoile que le Soleil, 51 Pégase b. Depuis une dizaine d'années, les astronomes ont détecté, jusqu'ici uniquement à partir du sol, plus de 200 exoplanètes, géantes gazeuses ou planètes "solides" moyennes.

Le projet a été lancé par le Centre national d'études spatiales (CNES) au milieu des années 1990. Son coût relativement modeste, évalué à 170 millions d'euros, est assuré à plus de 60 % par la France. La mission Corot marque la première tentative de détection à partir de l'espace de "petites" planètes rocheuses, situées hors du système solaire. Le projet Corot conforte l'excellence de la France en astrophysique et devance la mission américaine Kepler, qui doit décoller en 2008 et va disposer d'un budget et de performances supérieurs à Corot.

Pendant les deux ans et demi de sa mission, Corot va notamment s'attacher à découvrir des planètes de petites tailles, plutôt rocheuses, en orbite autour d'autres étoiles que le Soleil. Cette présence est détectable par la diminution de l'intensité lumineuse d'une étoile lors du passage d'une exoplanète. Depuis son orbite à 900 kilomètres au-dessus de la Terre, Corot devra mesurer d'infimes variations de la luminosité de 120.000 étoiles.

A l'origine du projet, au début des années 90, le projet Corot a d'abord été élaboré pour obtenir des informations sur la composition du coeur des étoiles. Lorsqu'il braquera ses instruments sur une étoile, COROT pourra notamment observer des « séismes stellaires », ces ondes acoustiques provenant des profondeurs de l'étoile qui se propagent à la surface de celle-ci, modifiant sa luminosité. La nature de ces vibrations permettra aux astronomes de déduire avec précision la masse, l'âge et la composition chimique des étoiles.

Mais après la découverte des premières planètes extra-solaires en 1995, les responsables de la mission ont réalisé que les mêmes instruments pouvaient être aussi utilisés pour détecter des planètes lointaines. Corot devrait ainsi permettre de détecter des dizaines de petites exoplanètes, plus petites que les quelque 220 connues à ce jour. Ces dernières sont généralement d'énormes planètes gazeuses tournant en quelques jours rapidement autour de leur étoile.

La mission est prévue pour durer deux ans et demi. Le temps pour Corot de faire ses preuves, avant le lancement de la sonde américaine Kepler, annoncé pour fin 2008. Plus puissante, et affranchie du voisinage terrestre (elle sera placée en orbite autour du Soleil), Kepler a été calibrée pour aller chercher des planètes de la taille de la Terre.

Dans le prolongement scientifique de COROT, le projet spatial Darwin de l'Agence spatiale européenne, qui prévoit de mettre en orbite une flottille de 6 télescopes de 1,5 m de diamètre, devrait permettre, vers 2015, d'étudier de nouvelles planètes extrasolaires et d'y découvrir d'éventuelles traces de vie primitive. Il s'agit d'un nouveau type de télescope placé dans l'espace.

Les méthodes utilisées aujourd'hui, pour trouver les exoplanètes restent des méthodes indirectes : ces planètes sont actuellement détectées par le mouvement qu'elles induisent sur leur étoile ou par l'observation des effets qu'elles produisent sur l'astre lui-même. Avec Darwin, l'observation sera directe. Il s'agira de séparer le flux lumineux d'une planète et de son étoile centrale afin de procéder à une spectroscopie de l'atmosphère d'une planète de l'ordre de quelques masses terrestres. Il sera ainsi possible de détecter la présence de CO2, d'eau, d'ozone et donc d'oxygène. Or, la présence simultanée de CO2, d'oxygène en grande quantité et d'eau, serait un bon indicateur de la vie.

Darwin représente un véritable défi technique puisqu'il sera capable, grâce à son coronographe interférométrique, de détecter un objet 10 millions de fois moins lumineux que son étoile centrale. Cela revient à observer depuis Paris un ver luisant à 30 cm d'un phare situé à Marseille. Le coronographe interférométrique permettra "d'éteindre" la lumière du soleil proche de la planète à observer grâce un système optique qui met en opposition de phase plusieurs rayons lumineux corrélés arrivant sur plusieurs télescopes.

S'appuyant sur les observations et les enseignements de Corot, la mission Darwin devrait donc permettre, d'ici 10 ans, d'apporter les premiers indices à cette question fondamentale et fascinante : la Vie est-elle une exception terrestre, résultant d'un concours unique de circonstances ou est-elle, au contraire, un phénomène banal dans l'Univers ? Quelle que soit la réponse à cette question, elle éclairera d'une lumière nouvelle l'apparition et le développement de la vie sur notre propre planète ainsi que la place et le destin de l'homme dans le Cosmos.

René Trégouët

Sénateur honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


TIC
Information et Communication
Télémédecine : une nouvelle révolution s'annonce avec ANUBIS et STETAU
Vendredi, 05/01/2007 - 00:00

C'est au sein du pole de compétitivité alsacien "Innovations Thérapeutiques", que préside le professeur Jacques Marescaux, par ailleurs président de l'IRCAD (Institut de Recherche contre les Cancers de l'Appareil Digestif) qu'il a fondé en 1994, qu'une nouvelle chirurgie est en train de voir le jour. Parmi les projets déjà labellisés par ce pôle, tant dans le domaine des technologies médicales que dans celui des sciences du médicament, ANUBIS est sans doute l'un des plus emblématiques de cette médecine du futur qui émerge actuellement. Selon Jacques Marescaux ce projet annonce la "troisième revolution chirurgicale" de l'histoire.

Cette nouvelle approche de la chirurgie sans cicatrice s'appuie sur le fait que l'estomac cicatrise dix fois plus vite que la peau. Le professeur Marescaux a donc développé, depuis 2005, cette nouvelle chirurgie transgastrique en commençant par développer les instruments nécessaires à sa pratique. D'où le projet ANUBIS, mené dans le cadre d'un partenariat entre l'IRCAD, l'entreprise allemande Karl Storz et l'équipe robotique du Laboratoire des Sciences de l'Image, de l'Informatique et de la Teledetection (LSIIT) de l'Université Louis Pasteur de Strasbourg.

Les premiers essais cliniques devraient avoir lieu courant 2007. Parallèlement, le pôle a labellisé un autre projet de cet axe 2 centré sur l'imagerie et la robotique médicale et chirurgicale. Mené en collaboration avec le groupe Alcatel, la start-up Laennext et les Hôpitaux Universitaires de Strasbourg, ce projet, baptisé STETAU, vise à mettre au point le premier stéthoscope électronique permettant de transformer le son en image et grâce auquel il est possible d'ausculter un patient à distance.

BE

Looking Glass transforme le bureau des PC en 3D
Vendredi, 05/01/2007 - 00:00

Après trois ans de développement, ce projet, initié en août 2003 par Hideya Kawahara, est disponible désormais en version finale 1.0. L'ambitieux projet de Sun qui vise à proposer une nouvelle interface 3D pour différents systèmes d'exploitation a finalement abouti. Connu sous le nom de « Looking Glass », ce projet était initialement une simple démonstration des évolutions que l'on pouvait apporter à l'interface d'un système pour le rendre plus attrayant et plus facile à utiliser. Cette démonstration a suscité un véritable engouement, à tel point que Sun a finalement décidé de le développer comme un projet à part entière.

Aujourd'hui, avec l'aide de la communauté du libre, la première version 1.0 officielle a été publiée. Comme on peut le voir, ce projet qui exploite Java3D est proposé pour les systèmes Linux x86, Windows XP et Solaris. Après essai, la navigation est assez déroutante au premier abord, et les applications proposées sont surtout expérimentales, mais cela permet de se faire une idée précise de ce que pourra être le vrai bureau 3D du futur.

Sun

La Bibliothèque municipale de Lyon va numériser 500 000 ouvrages anciens
Vendredi, 05/01/2007 - 00:00

Quelque 500 000 volumes du fonds ancien de la Bibliothèque municipale de Lyon seront numérisés dans les dix prochaines années, décision prise par le conseil municipal le 20 novembre dernier. Il s'agit de livres, oeuvres d'un ou quelques auteurs, et non pas d'affiches ou d'archives de presse. Les livres auront été aussi édités il y a plus de 70 ans, pour être libres de droit, afin de ne pas générer de conflits avec des auteurs ou des éditeurs. Et ils seront antérieurs à 1900. Parmi les volumes, figurent des ouvrages rares, disponibles dans très peu de bibliothèques publiques.

La bibliothèque de Lyon numérise déjà des ouvrages : manuscrits, livres. Les opérations sont réalisées sur place à une échelle quasiment artisanale, manuellement. La numérisation à grande échelle sera aussi réalisée manuellement pour ne pas endommager les volumes, mais en dehors de la bibliothèque, ce qui nécessitera le transport des volumes. L'opération sera réalisée au rythme de 50 000 volumes par an, les fichiers étant mis gratuitement à disposition du public au fur et à mesure de leur réalisation.

Avec ce projet, son directeur, Patrick Bazin, veut situer la BM de Lyon dans le mouvement des grandes bibliothèques. Ces dernières numérisent leurs collections, passant souvent des accords avec des prestataires privés, Google, Yahoo ou Microsoft, qui valorisent l'accès aux fichiers à travers des recettes publicitaires. La Bodleian d'Oxford, la British Library, des grandes bibliothèques universitaires Harvard, Stanford, Berkeley sous-traitent au secteur privé l'investissement lourd dans la numérisation et les outils informatiques de diffusion.

Le mouvement a aussi démarré en France, avec des réserves. La Bibliothèque Nationale de France (BNF) a déjà numérisé 80 000 ouvrages accessibles sur le site Gallica, et veut poursuivre la numérisation au rythme de 100 000 ouvrages par an. La BNF veut aussi lancer le projet de Bibliothèque Numérique Européenne qui doit réunir les bibliothèques nationales

Ce marché de 60 millions d'euro est original dans la mesure où il impose que le prestataire mette en ligne les fichiers pour que ces derniers soient accessibles via le site de la bibliothèque municipale. L'entreprise va engager des dépenses. Comment va-t-elle être rémunérée ? Pendant les dix ans de la numérisation et pendant les 15 ans qui suivront la fin de la numérisation, le prestataire pourra donner accès aux fichiers. Et cet accès qui générera des flux de visites pourra lui apporter des recettes publicitaires. Le pari pour le prestataire est clair : dégager en 25 ans, plus de recettes qu'il aura eu de charges pendant les dix premières années. Pendant 25 ans, la Ville de Lyon s'interdira de proposer des prestations concurrentes à partir des fichiers. Au bout de 25 ans, la Ville récupérera les fichiers et tous les usages qui pourront en être faits.

Progrès

^ Haut
Matière
Matière et Energie
La plus grande centrale solaire de France inaugurée à la Réunion
Vendredi, 05/01/2007 - 00:00

La plus grande centrale solaire de France, capable d'alimenter en électricité 500 foyers, a été inaugurée par le président du Conseil régional de la Réunion, Paul Vergès. Installée sur le toit d'un immense entrepôt, la centrale représente la moitié de la production d'énergie photovoltaïque de l'île, soit 1,35 mégawatt, près de sept fois plus que la ferme solaire de Chambéry, la plus importante de métropole.

Avec plus de 6.000 panneaux répartis sur une surface de 8.500 mètres carrés, elle bénéficie d'un ensoleillement annuel moyen de 1350 heures. L'énergie photovoltaïque permet de transformer un rayonnement lumineux en électricité. L'installation est raccordée au réseau EDF dans le cadre de l'obligation d'achat de l'électricité d'origine renouvelable, selon l'ADEME (Agence de développement pour la maîtrise de l'énergie). Elle permettra d'économiser une production de CO2 équivalente à 5 millions de kilomètres en voiture.

Fruit de trois années de travail, l'opération a été réalisée par la société de conversion d'énergie (SCE) présidée par Alain Orriols. Elle a coûté 5,5 millions d'euros en partie financés par le Conseil régional, l'Union européenne et l'Ademe. Ses recettes annuelles sont estimées à 560.000 euros. La politique de maîtrise d'énergie constitue une des priorités de la Région-Réunion qui a multiplié ces dernières années les actions en faveur de l'éolien, de la biomasse (bois énergie) de la géothermie et du photovoltaïque. L'objectif, a souligné Paul Vergès, est de "tendre vers l'autonomie électrique de l'île" grâce aux énergies renouvelables qui représentent actuellement 40 % de la production électrique. En 2005, 12.000 logements ont été équipés en chauffe-eau solaire à la Réunion. Le Plan régional des énergies renouvelables et de l'utilisation rationnelle de l'énergie (Prerure) prévoit la mise en place de 5 à 6 mégawatts photovoltaïques par an au lieu de 2 actuellement.

AFP

La Grande-Bretagne adopte la plus grande ferme d'éoliennes offshore au monde
Vendredi, 05/01/2007 - 00:00

L'estuaire de la Tamise devrait bientôt voir fleurir les éoliennes : le gouvernement britannique a donné son feu vert à la construction de la plus vaste ferme d'éoliennes en mer au monde prévue pour alimenter en électricité 750.000 foyers. Le projet London array prévoit la construction d'un maximum de 341 éoliennes s'égrenant sur une surface de 232 kilomètres carrés, pour un coût de 1,5 milliard de livres (2,23 milliards d'euros).

Situé à plus de 20 kilomètres au large du Kent et de l'Essex (sud-est de l'Angleterre), ce champ d'éoliennes produira 1.000 mégawatts, soit la consommation d'un quart des foyers de Londres. Chaque éolienne culminera entre 85 et 100 m au-dessus du niveau de la mer et fonctionnera avec un vent minimum de 3 m/seconde, jusqu'à 25m/s. Cette ferme "permettra d'éviter chaque année l'émission de presque deux millions de tonnes de dioxide de carbone", responsable du réchauffement climatique, a souligné le consortium London array, composé des groupes énergétiques EON et Shell ainsi que de l'équipementier Core.

En générant 1 % de l'électricité consommée en Grande-Bretagne, elle apportera une contribution conséquente à l'objectif du gouvernement de produire 10 % de son électricité d'ici 2010 avec des sources d'énergie renouvelables, et de le doubler d'ici 2020. Pour l'heure, 4 à 5 % de la consommation électrique du pays est "verte".

En même temps que London array, le projet de ferme offshore Thanet (à 11 km au large du Kent) a également reçu le feu vert du gouvernement. Il sera d'une taille plus modeste : 100 éoliennes sur 35 km2, pour un investissement de 500 millions de livres (745,71 millions d'euros). Capable d'alimenter 240.000 foyers, Thanet devrait être achevé en 2008.

Greenpeace a salué ce "projet pionnier" destiné à "produire une énergie propre à grande échelle", les Amis de la Terre ont souligné que de tels projets jouaient un "rôle significatif mais il faut aller plus loin" et l'association britannique de l'énergie éolienne (BWEA) s'est réjouie du "signal clair" envoyé par la Grande-Bretagne au reste du monde. A l'heure actuelle, le Royaume-Uni compte 136 fermes (5 offshore) avec 1.733 éoliennes produisant 1.900 mégawatts ce qui permet d'alimenter plus d'un million de foyers et d'économiser près de 4,5 millions de tonnes de CO2. Par ailleurs, 117 fermes sont en cours de construction et 205 projets sont en phase d'élaboration, représentant une production potentielle de 14.976 mégawatts.

Guardian

Un nouveau type d'éolienne offshore à l'essai au large de l'Ecosse
Vendredi, 05/01/2007 - 00:00

Une catégorie d'éolienne plus adaptée aux grandes profondeurs maritimes et avec une nouvelle méthode d'installation a été mise en place en août 2006 au large d'Aberdeen. Cette éolienne haute de 87 m et de 126 m de diamètre de rotor approvisionnera en courant électrique une plate-forme pétrolière en fin de vie, baptisée " Beatrice ". Il s'agit là de la première étape d'un grand projet de parc éolien offshore de 1000 MW (soit 200 turbines de 5 MW), capable de fournir en électricité toute la population d'Aberdeen.

En effet, ce projet de 35 millions de livres a été financé au niveau européen dans le cadre des projets DOWNVInD (Distant Offshore Wind farms with No Visual Impact in Deepwater) de parcs éoliens en eaux profondes. Le développement du parc éolien est assuré en commun par Talisman Energy, exploitant canadien de gisements pétroliers et gaziers, et Scottish & Southern Power, compagnie écossaise de distribution d'énergie. Le projet présente plusieurs particularités : une taille de rotor record, des matériaux nouveaux, un mode de distribution du courant inédit et un procédé d'installation innovant...

BE

La France autorise la commercialisation des biocarburants
Vendredi, 05/01/2007 - 00:00

La commercialisation des biocarburants, une alternative au tout pétrole pour les véhicules, est autorisée depuis le 1er janvier 2007, a annoncé le ministère de l'Economie et des Finances. « Avec l'annulation de toutes les taxes sur la partie verte (85 % maximum) du produit, la fiscalité du superéthanol (33,43 euros/hl) permet à ce carburant d'être compétitif par rapport à l'essence, voire par rapport à la filière diesel », précise le ministère.

Les arrêtés d'autorisation et de définition des spécifications du superéthanol ont été publiés au Journal Officiel. La commercialisation du « premier carburant de l'après pétrole », le biocarburant superéthanol, est autorisée au 1er janvier comme s'y était engagé Thierry Breton, ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie.

Le superéthanol bénéficie de la défiscalisation actuelle applicable au biocarburant incorporé dans du supercarburant sans plomb (soit : 33 ?/ hl) ; les volumes de superéthanol peuvent être pris en compte pour établir le montant de la réduction de taxe due au titre de la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) applicable aux principaux carburants distribués en France. A base de céréales et de betteraves, le biocarburant ou « carburant vert » peut contenir jusqu'à 85 % d'éthanol et 15 % d'essence et il devrait être distribué dès septembre 2007 dans des stations-service classiques.

La loi de finances rectificative pour 2006 a également officialisé des mesures incitatives pour les véhicules à même d'utiliser ce carburant :

- Amortissement exceptionnel sur 12 mois des véhicules de société

- Exonération à 100 % de la TVS (taxe sur les véhicules de société) pendant 2 ans,

- Exonération de 50 à 100 %, suivant les régions, de la taxe proportionnelle sur les certificats d'immatriculation (carte grise),

- Réduction de 50 % du montant de la taxe additionnelle à la taxe sur les certificats d'immatriculation.

Enfin, une incitation aux investissements réalisés dans les dépôts et dans les stations services a vu le jour grâce à un amortissement exceptionnel sur douze mois du coût des travaux.

Minéfi

^ Haut
Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Vers un vaccin contre le paludisme
Vendredi, 05/01/2007 - 00:00

Des scientifiques américains ont annoncé avoir réalisé un progrès important vers la mise au point d'un vaccin contre le paludisme. L'équipe de Rachel Schneerson (National Institutes of Health, US) a exploré une voie de recherche originale qui consiste à bloquer la transmission du parasite entre l'homme et le moustique qui en est porteur. Les chercheurs ont réussi à développer un vaccin expérimental qui neutraliserait le parasite responsable de la forme la plus grave du paludisme. Le vaccin s'attaque au Plasmodium falciparum - un parasite microscopique présent dans l'intestin des moustiques - afin de bloquer son développement et ainsi éviter la transmission de la maladie, sans toutefois offrir une protection directe en cas de piqûre par un moustique vecteur.

Les scientifiques ont identifié une protéine présente dans le parasite et l'ont modifiée à l'aide d'autres protéines. Une fois réinjectée dans une souris, cette protéine recombinée a créé des anticorps très résistants, selon les chercheurs. Des études antérieures avaient montré que des anticorps contre la protéine, une fois introduits dans le sang du moustique transmetteur, pouvaient empêcher sa survie et entraver son développement dans le foie. En cas de piqûre, un humain piqué par un moustique vecteur du parasite serait infecté, mais le moustique lui-même absorberait des anticorps qui pourraient supprimer les autres cellules immatures du plasmodium dont il serait porteur. Les chercheurs espèrent que ce traitement finira par réduire la prévalence du paludisme, au fur et à mesure que la transmission du parasite sera enrayée. Une combinaison de ce vaccin avec un autre de nature plus traditionnelle permettrait, selon eux, d'offrir une protection directe contre la maladie.

Alors que cette publication scientifique était publiée, un rapport, rendu public par les principales organisations sanitaires mondiales, en appelle à une action commune pour la mise au point d'un vaccin contre le paludisme Avec comme objectif de parvenir à sa commercialisation d'ici 2025. La nouvelle « feuille de route pour la technologie du vaccin » a été lancée à Bangkok, dans le cadre du Forum mondial de recherches sur les vaccins.

NIH

Génétique : l'influence de la mère sur le cerveau de son foetus
Vendredi, 05/01/2007 - 00:00

Le patrimoine génétique de la mère interviendrait directement pendant la grossesse sur le développement normal du foetus, indépendamment des gènes acquis à la conception, selon des travaux de chercheurs français publiés dans les comptes rendus de l'académie des sciences américaine, les PNAS. "Cette découverte a des implications pour la compréhension de l'autisme, un trouble du développement, ou le syndrome de l'intestin irritable qui touche 20 % de la population", souligne Jacques Mallet, responsable de l'étude.

Lors de la conception, le père et la mère transmettent chacun une partie de leur patrimoine génétique. Mais l'influence maternelle découverte par les chercheurs intervient sur le foetus indépendamment des gènes qu'il a ainsi acquis de ses parents. Les chercheurs ont établi "pour la première fois" le rôle crucial de la sérotonine maternelle --dépendant de ses propres gènes-- sur le développement foetal, en particulier du cerveau, mais aussi du coeur et du tube digestif. La sérotonine est par ailleurs impliquée dans divers processus: régulation du cycle veille/sommeil, contrôle de la température du corps, de la pression artérielle, de la prise alimentaire et du comportement sexuel ou maternel.

Chez les mammifères, avant le dernier tiers de la gestation, on n'a jamais détecté de production par l'embryon lui-même de sérotonine, normalement présente dans le cerveau, le sang et l'intestin. L'équipe de M. Mallet et de Francine Côté (CNRS - Paris 6, laboratoire de génétique de la neurotransmission) vient de démontrer qu'aux premiers stades embryonnaires, la sérotonine provient de la mère. Pour le prouver, les chercheurs ont utilisé des souris génétiquement modifiées. Certaines d'entre elles ont été privées d'un gène (gène "tph1") à l'origine de 95% de la sérotonine véhiculée par le sang. Ils ont ensuite fait des croisements génétiques pour la reproduction des animaux. Résultats: un seul élément domine, le niveau sanguin maternel de sérotonine.

S'il est effondré, les nouveau-nés, quelle que soit leur propre capacité (normale ou défaillante) à produire cette substance, présentent des anomalies dans l'architecture cérébrale, et leur taille est de 15% à 30% inférieure par rapport à ceux issus de mères dont le niveau de sérotonine est normal. Inversement, si le niveau maternel est normal, le bébé se développe normalement. "C'est le premier exemple chez les mammifères de la supplantation d'un gène embryonnaire par un gène maternel", selon les chercheurs.

"Cette interaction mère-enfant pose la question des grands prématurés. Il va falloir étudier avec attention le taux de sérotonine de la mère et éventuellement les effets des médicaments (antidépresseurs par exemple) qui agissent sur cette substance", estime Jacques Mallet. "On sait que des femmes traitées pendant la grossesse avec des médicaments modifiant le taux de sérotonine ont eu des enfants présentant des troubles cardiaques", ajoute-t-il. "Une prise en charge particulière des femmes enceintes appartenant à des familles à risque accru de pathologies pour lesquelles un lien avec une perturbation de cette substance a été suggéré (autisme, phénylcétonurie --cause de retard mental-- syndrome du colon irritable), pourrait être envisagée", suggère-t-il.

PNAS

Autisme : identification d'un nouveau gène
Vendredi, 05/01/2007 - 00:00

Une équipe de l'Institut Pasteur a annoncé avoir identifié un nouveau gène impliqué dans l'autisme, un trouble envahissant du développement qui touche un enfant sur 200 en France. Ses travaux sont publiés sur le site de la revue scientifique américaine Nature Genetics.

L'équipe dirigée par Thomas Bourgeron a travaillé en collaboration avec l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), les services de psychiatrie parisiens du Professeur Marion Leboyer (CHU de Créteil) et du Professeur Marie-Christine Mouren-Siméoni (hôpital Robert Debré de l'AP-HP) et en Suède du Professeur Christopher Gillberg (département de psychiatrie de l'université de Goteborg).

Jusque-là, "on supposait très fortement que des gènes étaient impliqués, parce que des études de jumeaux montraient qu'il y avait des prédispositions génétiques à l'autisme", a expliqué à l'Associated Press Thomas Bourgeron, responsable du groupe Génétique humaine et fonctions cognitives à l'Institut Pasteur.

"C'est en 2003 qu'on a identifié pour la première fois des gènes, les neuroligines, dont les mutations étaient observées chez des enfants présentant un autisme, sans autre syndrome génétique connu", a poursuivi le chercheur.

Ces gènes fabriquent des protéines "très importantes pour les synapses qui sont les connexions entre les neurones", a-t-il ajouté. "Le gène que nous venons d'identifier agit sur la même voie synaptique associée à l'autisme".

L'autisme est un syndrome complexe, classé parmi les troubles envahissants du développement, qui apparaît avant l'âge de trois ans. Il est caractérisé par des déficits dans les interactions sociales et la communication, associés à un répertoire de comportements restreints, répétitifs et stéréotypés. Aujourd'hui, un enfant sur 200 serait atteint d'autisme, avec une fréquence quatre fois plus élevée chez les garçons.

Dans la nouvelle étude, "des enfants qui présentaient un autisme sans acquisition du langage avaient perdu un morceau du chromosome 22", précise Thomas Bourgeron. "Sur ce chromosome, nous avons identifié le gène responsable de ce trouble, appelé SHANK3". Ce gène fabrique "une protéine partenaire des neuroligines dont nous avions montré précédemment l'altération chez certains enfants avec autisme".

En pratique, les chercheurs ont observé que cinq enfants autistes présentaient des altérations de SHANK3 à des degrés divers, allant de simples mutations à des délétions importantes du gène. Pour deux de ces enfants, les seules altérations mises en évidence sur le chromosome 22 étaient des mutations dans SHANK3, faisant de ce gène le responsable des troubles observés. Pour un autre enfant ayant une forme d'autisme moins sévère, une duplication du gène a été observée. L'ensemble de ces résultats montre que SHANK3 est le gène qui est à l'origine des troubles observés, concluent les chercheurs.

AP

Le café bon pour le cerveau
Vendredi, 05/01/2007 - 00:00

On connaissait les effets bénéfiques du café -psychostimulant le plus consommé au monde- sur le diabète de type 2 (réduction de 20 à 50 % des risques), il semblerait maintenant qu'il soit également bon pour nos neurones. La caféine qu'il contient agit directement sur le système nerveux central et augmente les performances cognitives. Cependant, aucune donnée sur la relation entre consommation de café et déclin cognitif chez les sujets âgés n'était jusqu'à maintenant disponible. Cette étude de cohorte prospective a suivi, pendant dix ans, 676 hommes âgés de 70 à 90 ans et issus de Finlande, Italie et Hollande. Leur consommation quotidienne de café a été estimée et de nombreuses informations (âge, niveau d'éducation, consommation d'alcool et de tabac) récoltées.

Les performances des sujets ont été évaluées tous les ans par le test MMSE (Mini Mental State Examination). Les résultats de cette étude montrent que les fonctions cognitives des consommateurs de café ont décliné de 1,2 points et celles des non consommateurs de 2,6 points. En outre, le plus petit déclin cognitif relevé a été celui des sujets consommant trois tasses par jour (4,3 fois plus faible que chez les non consommateurs). Ces effets pourraient être dus à l'action de la caféine.

En se fixant sur les récepteurs A2A de l'adénosine, elle stimule la sécrétion d'acétylcholine qui agit sur les fonctions mnésiques contrôlées par l'hippocampe. En outre, le café contient également du magnésium et des polyphénols, aux propriétés antioxydantes.

EJCN

L'or pourrait un jour favoriser le traitement du cancer
Vendredi, 05/01/2007 - 00:00

Des chercheurs du CNRS multiplient actuellement les expérimentations sur les nanoparticules d'or dont l'une permettrait de faciliter la destruction des cellules cancéreuses. D'une taille inférieure à 10 nanomètres (1 nm = 1 millionième de mm), elles sont de couleur rouge à violet selon leur taille et peuvent virer au vert ou au bleu si l'on joue sur leur forme (plus ou moins allongée).

Ces nanoparticules d'or qui doivent d'abord faire la preuve absolue de leur non toxicité, pourraient participer à la destruction des cellules cancéreuses de deux façons, a expliqué Cécile Sicard, du Laboratoire de Chimie Physique de l'Université d'Orsay-Paris Sud.

Depuis de nombreuses années, les cellules cancéreuses sont traitées par chimiothérapie et radiothérapie. Une des pistes consisterait "à cibler les cellules cancéreuses en greffant des molécules tueuses sur des nanoparticules d'or qui agiraient ainsi un peu comme des missiles". Ces travaux sont en cours depuis trois à quatre ans en France mais on est encore loin d'envisager une application thérapeutique.

L'autre possibilité, déjà testée par des Américains sur des souris, est d'associer des nanoparticules d'or aux rayons X pour exalter leur efficacité contre les cellules cancéreuses, explique Mme Sicard.

Mais l'utilité des nanoparticules d'or ne s'arrêterait pas là. Déjà dans l'Histoire ancienne, l'or était réputé avoir des vertus thérapeutiques, en Egypte, en Inde ou en Chine, pour traiter la varicelle, l'ulcère cutané ou la rougeole, rappelle Catherine Louis.

Directrice de recherche du CNRS au Laboratoire de Réactivité de Surface de l'Université Paris VI, Mme Louis est à l'initiative d'un Groupement de recherche du CNRS "GdR OrNano" qui a réuni 130 chercheurs (chimistes, physiciens, biologistes...) de 40 laboratoires français, fin novembre à Paris, sur les nanoparticules d'or.

Aujourd'hui, les nanoparticules d'or pourraient avoir de nombreuses autres applications en optique, en électronique, en chimie pour la lutte contre la pollution et dans les pots catalytiques ("marché très prometteur", selon le CNRS). "C'est véritablement l'un des matériaux émergents de ce début de 21è siècle", estime le CNRS.

CNRS

Perdre du poids pour prévenir certains cancers de la prostate
Vendredi, 05/01/2007 - 00:00

Voici une raison supplémentaire pour les hommes d'éviter de prendre du poids : une nouvelle étude scientifique montre que la perte de poids permet d'accroître les chances de ne pas contracter une forme agressive de cancer de la prostate. Après avoir étudié le poids de 69.991 hommes entre 1982 et 1992, les chercheurs de la Société américaine du cancer à Atlanta et du Centre de la prostate de l'Université de Duke à Durham (Caroline du Nord) ont découvert que les hommes ayant perdu plus de cinq kilos avaient moins de risques de souffrir d'un cancer de la prostate agressif que ceux dont le poids n'avait pas évolué au cours de la période étudiée.

De précédentes études ont montré que des hommes obèses ont plus de risques d'attraper ce type de cancer, mais cette étude semble être la première à montrer qu'une baisse de poids récente permet de diminuer ce risque. Dans l'étude parue dans la revue "Cancer Epidemiology, Biomarkers & Prevention", les chercheurs ont analysé la hauteur et la taille de ce groupe d'hommes pendant dix ans, puis tous les trois ans entre 1992 et 2003. Lors de l'étude, plus 5.200 d'entre eux, soit plus de 7 %, avaient un cancer de la prostate.

Parmi ceux-ci, environ un sur huit avait une forme de cancer agressif mais qui ne s'était pas étendue au reste du corps. La découverte majeure de l'étude, qui s'est concentrée sur ces formes agressives, est que les hommes ayant perdu au moins cinq kilos voyaient le risque de développer cette forme de cancer diminuer de 42 % par rapport à ceux dont le poids n'avait pas bougé.

"Que ce soit 40 % pile, nous ne le savons pas exactement, mais les hommes font certainement chuter ce risque lorsqu'ils perdent du poids. Nous sommes certains, en tout cas dans cette population étudiée, que l'effet est réel", explique le Dr Carmen Rodriguez, qui a dirigé les recherches. Ceux dont le poids est resté stable ont développé un cancer agressif dans une proportion sept fois plus élevée que chez ceux ayant perdu au moins cinq kilos.

Les chercheurs reconnaissent néanmoins que le nombre de sujets étudiés est relativement faible car moins de 15.000 hommes dans le groupe -sur près de 70.000- ont perdu du poids et seuls 1.000 ont développé une forme agressive de cancer de la prostate. Le Dr Rodriguez n'en estime pas moins que les hommes devraient éviter de prendre du poids à mesure qu'ils vieillissent. "Le principal message pour eux, c'est de ne pas être en surpoids. S'ils sont en surpoids, voilà une raison supplémentaire de perdre du poids: baisser le risque d'un cancer de la prostate".

Cette étude est considérée comme la première à examiner le rôle des variations de poids dans le développement du cancer de la prostate, a analysé le Dr Ronald Ennis, chef du service de radio-oncologie à l'hôpital St. Luke's-Roosevelt de New York, qui n'a pas participé à l'étude. "Il semble se vérifier que lorsqu'on est en surpoids, on risque de contracter des formes plus agressives de cancer de la prostate et que lorsqu'on en perd, on fait baisser ce risque".

AACR

La médecine régénérative franchit un nouveau pas
Vendredi, 05/01/2007 - 00:00

Les biologistes de l'Institut Salk de Californie et les chercheurs du Centre de Médecine Régénérative de Barcelone ont pu à l'aide d'une thérapie génique régénérer une extrémité sectionnée chez un poulet grâce à l'action d'une protéine, la Wnt. Face à cette incroyable expérience, on se demande si la régénération des organes humains sera possible dans le futur. "Des animaux comme les salamandres régénèrent leur corps suite à une amputation", souligne Carlos Izpisúa, directeur de la recherche. "Mais en revanche, les vertébrés supérieurs comme les oiseaux et les mammifères n'ont pas cette capacité". Les chercheurs se demandent si les êtres humains n'ont pas cette protéine latente dans leurs gènes auquel cas elle pourrait être réactivée pour régénérer un organe. Elle pourrait aussi avoir été perdue au cours de l'évolution.

Les chercheurs ont étudié des embryons de poulet auxquels ils ont coupé les ailes. Ils ont ensuite activé le gène Wnt car des expériences précédentes avaient montré que ce gène était la clef de la régénération chez les amphibiens: bloqué, ce gène empêche la régénération de leur membre. S'il est réactivé, ils la récupèrent. Les expériences sur les embryons de poulet n'ont pas été un succès et ont parfois donné lieu à la naissance de poulets à trois pattes. Mais elles ont démontré pour la première fois qu'il était possible d'activer le gène Wnt pour induire la formation d'une extrémité chez un mammifère supérieur. Après plusieurs tentatives, les chercheurs sont parvenus à obtenir des poulets avec deux pattes et deux ailes. Les résultats de la recherche ont été publiés en décembre dans la revue Gènes et Development.

"En modifiant l'expression de quelques gènes, on pourrait donc changer la capacité d'un vertébré à régénérer ses extrémités, en reconstruisant les vaisseaux sanguins, les os, les muscles et la peau. Le pouvoir régénératif du gène Wnt, ajoute Izpisúa, n'est pas limité aux extrémités, mais il a été aussi observé pour d'autres organes, comme le coeur". Les chercheurs doivent maintenant vérifier si le mécanisme de régénération étudié sur le poulet est applicable à l'homme.

BE Espagne

Une nouvelle grippe espagnole pourrait tuer jusqu'à 81 millions de personnes dans le monde
Vendredi, 05/01/2007 - 00:00

Si un virus aussi dangereux que celui de la grippe espagnole en 1918 faisait son apparition aujourd'hui, il pourrait tuer jusqu'à 81 millions de personnes dans le monde, selon une nouvelle étude américaine publiée dans la revue "The Lancet".

C'est incroyablement élevé, observe le chercheur Chris Murray, de l'Université de Harvard. Le scientifique a réalisé cette étude en partie parce qu'il pensait que les estimations précédentes de 50 millions de morts étaient vraiment exagérées. "Nous pensions trouver un chiffre allant de 15 à 20 millions de morts", précise-t-il.

L'étude table sur une mortalité allant de 51 à 81 millions, avec une estimation médiane de 62 millions. Pour parvenir à ces chiffres, Chris Murray et ses collègues ont examiné tous les registres de décès disponibles de 1914 à 1923, provenant de 27 pays, notamment les chiffres provenant de 24 Etats américains, et de neuf provinces d'Inde.

Les chercheurs ont ensuite comparé le nombre de morts pendant la pandémie au nombre moyen de morts enregistrés avant la pandémie et après. Une façon de chiffrer la part prise par la grippe dans l'excès de mortalité. Ils ont ensuite appliqué ces données à la population mondiale à partir de l'année 2004.

Une des surprises a été de découvrir de grandes disparités parmi les régions, avec une variation de la mortalité allant de un à trente. Ainsi, 96 % des morts devraient, selon l'étude, survenir dans les pays en développement. Une donnée qui souligne combien le génome du virus ne suffit pas à lui seul à expliquer le nombre de morts survenant dans une région. Déterminer ces différents facteurs pourrait permettre d'éviter une catastrophe similaire dans le futur.

"Si nous arrivions à répondre à cette question, nous pourrions éclaircir le mystère et mettre en place des stratégies non médicamenteuses qui permettraient de diminuer la mortalité de façon significative", juge Chris Murray. Des questions comme la densité de population, la nutrition ou le statut immunitaire ont, selon lui, pu jouer un rôle.

Depuis l'arrivée de la menace du virus H5N1 de la grippe aviaire fin 2003, la communauté internationale a mis au point des plans de lutte contre l'infection. Les systèmes médicaux sont plus efficaces qu'ils ne l'étaient au siècle dernier, et la mise à disposition d'antiviraux et d'antibiotiques, qui n'existaient pas en 1918, peuvent aider de façon plus efficace. Toutefois, les pays en développement ne bénéficient pas de ces avancées.

Lancet

BBC

Une bactérie intestinale aurait un impact sur le poids
Vendredi, 05/01/2007 - 00:00

Des chercheurs américains ont découvert un lien entre le poids et la présence de certaines bactéries dans l'intestin, ce qui pourrait mener au développement de nouvelles thérapies contre l'obésité. Selon deux études publiées dans la revue Nature, aussi bien les souris que les humains souffrant d'obésité avaient, dans l'intestin, une quantité plus faible des bactéries Bacteroidetes et plus importante des bactéries Firmicutes. Un «élément microbien» semble contribuer à l'obésité, a déclaré l'auteur de l'étude, Jeffrey Gordon, le directeur du Center for Genome Sciences à l'université Washington.

Les chercheurs devront maintenant déterminer la nature exacte du lien entre les Firmicutes et l'obésité, pour établir si la bactérie est responsable de la prise de poids ou si l'obésité stimule sa croissance dans l'intestin. Cette découverte pourrait néanmoins permettre aux scientifiques de combattre l'obésité en modifiant les bactéries dans l'estomac et l'intestin. Elle pourrait aussi permettre de combattre la malnutrition dans les pays en voie de développement. Certains experts soulignent aussi que cette découverte illustre la complexité de l'obésité. «Ce n'est plus simplement que tu manges trop et que tu es paresseux», a expliqué le professeur Nikhil Dhurandhar, de l'Université d'Etat de la Louisiane. Dans dix ans, dit-il, différentes thérapies pourraient être offertes pour les différentes causes d'obésité.

Dans une des deux études publiées dans Nature, le professeur Jeffrey Gordon révèle que des souris minces à qui on a injecté de grandes quantités de Firmicutes ont soudainement commencé à engraisser, notamment parce qu'elles semblaient extraire davantage de calories de leur alimentation. Dans la seconde étude, des gens obèses ont été mis au régime. Avant l'intervention, environ 3 pour cent de leurs bactéries intestinales étaient des Bacteroidetes; après l'intervention, ce pourcentage était passé à 15 pour cent. Pendant des dizaines d'années, poursuit le professeur Gordon, les médecins ont fait des bactéries «l'ennemi à abattre», mais des études récentes ont démontré que «la plupart de nos rencontres avec les bactéries sont utiles».

CS

Des plantes plus robustes pour résister à la sécheresse
Vendredi, 05/01/2007 - 00:00

Depuis les années 60, des sécheresses à répétition réduisent la satisfaction de la demande mondiale en nourriture pour les humains et le bétail. Ce problème est actuellement exacerbé par le réchauffement climatique, qui, entraînant une forte évaporation et donc des conditions plus arides, a contribué à l'apparition de périodes de sécheresse plus fréquentes. De plus, la consommation d'eau douce, qui ne cesse de croître, aggrave le problème et, comme l'agriculture s'approprie plus de 70 % de la consommation mondiale (principalement pour l'irrigation) le développement de cultures tolérantes à la sécheresse ne pouvait que s'amplifier.

Des études ont débuté il y a huit ans lorsqu'un étudiant de l'Université de Toronto, ayant oublié d'arroser les plantes d'un laboratoire pendant une période prolongée, a découvert, à son retour, qu'une seule plante avait survécu, tandis que les autres avaient péri par manque d'eau. Les scientifiques ont ainsi découvert que le fait d'éliminer un gène particulier (ERA1) dans les plantes les rendait très vulnérables à l'acide abscisique (AAB), qui est produit lorsque les plantes font face à des conditions de sécheresse. Les plantes qui ne possèdent pas le gène ERA1 peuvent détecter les signes de sécheresse plus tôt et réagir en fermant les stomates qui se trouvent à la surface de leurs feuilles pour empêcher l'évapotranspiration.

Se basant sur cette découverte, la société Performance Plants, de Kingston (Ontario), a mis au point la Yield Protection Technology (YPT - technologie de protection du rendement), une technologie permettant aux plantes de réagir plus tôt et avec plus de succès aux premiers signaux d'un déficit en eau pendant des périodes brèves et prolongées.

"Cette technologie, qui deviendra accessible commercialement d'ici environ trois ou quatre ans, soulève l'enthousiasme des producteurs agricoles" a rapporté M. Dennis. Avec quelques partenaires, la compagnie poursuit les recherches sur la technologie YPT dans le canola et a commencé à développer des techniques similaires pour manipuler l'expression du gène dans le maïs, le soja et le coton. Les agriculteurs peuvent donc s'attendre à ce que la tolérance à la sécheresse soit combinée aux caractères de tolérance aux herbicides et aux insectes (désormais courants dans les cultures de maïs, de soja et de canola), ce qui leur permettra de maximiser leurs rendements dans différentes conditions de croissance.

BE Canada

Vers un diagnostic précoce de la maladie d'Alzheimer
Vendredi, 05/01/2007 - 00:00

Des chercheurs américains ont annoncé avoir réussi à détecter la maladie d'Alzheimer avant ses premiers symptômes chez certains patients, grâce aux technologies de l'imagerie associées à une nouvelle molécule se fixant aux protéines anormales de cette maladie dégénérative.

Les chercheurs de l'Université de Californie et Los Angeles (UCLA), qui ont publié leur étude dans le New England Journal of Medicine, affirment que leur méthode permet "de voir en temps réel dans le cerveau" et d'identifier les deux principaux marqueurs de la maladie chez des sujets qui pourraient ne développer Alzheimer que plusieurs années plus tard. "L'étude indique que nous pourrions avoir désormais un nouvel instrument de diagnostic pour détecter les prédispositions à Alzheimer afin de nous aider à identifier les personnes à risques, peut-être des années avant que les symptômes soient évidents", a déclaré le Dr. Gary Small, directeur du Centre sur l'âge à l'Université UCLA et principal auteur de l'étude.

Les chercheurs espèrent que ce nouvel instrument accélèrera la recherche sur les traitements d'Alzheimer et permettra à terme de diagnostiquer plus tôt la maladie et de traiter les personnes à risques, leur épargnant d'importantes dégénérescences. Actuellement, il n'existe aucun outil de diagnostic d'Alzheimer, une maladie neurodégénérative chronique toujours incurable, qui entraîne une détérioration progressive des fonctions cognitives (attention, perception, mémoire, intelligence, langage...). La nouvelle molécule parvient à associer les deux protéines caractérisant la pathologie, les dépôts anormaux ou plaques de peptiques (fragments protéiques) de bêta amyloïde, et les protéines Tau qui s'accumulent sous forme de filaments pathologiques dans les cellules nerveuses.

L'équipe de UCLA a expérimenté la nouvelle méthode sur un échantillon de 83 personnes et a ainsi pu distinguer les patients sains de ceux présentant des risques. Les sujets se sont vu injecter un composant radioactif, avant d'être observés à l'aide d'un scanner PET (positron emission tomography) et, pour 72 d'entre eux, à l'aide d'une IRM (Image à résonance magnétique). Les chercheurs ont pu identifier 25 malades probables d'Alzheimer, 28 personnes souffrant de légère dégradation cognitive et 30 présentant des résultats normaux.

La méthode s'est aussi montrée efficace, selon les auteurs, pour tracer la progression de la maladie dans le temps. Des scanners ultérieurs ont été réalisés sur 12 patients dont les fonctions mentales s'étaient détériorées. Or les images ont montré que plus la maladie était avancée plus la concentration du marqueur chimique était élevée dans les zones du cerveau où s'accumulent les protéines anormales. La concentration est de 5 à 11 % supérieure à celle constatée sur les scanners précédents.

"Cet examen pourrait être pour Alzheimer ce qu'un test de cholestérol représente pour une maladie ou une attaque cardiaque - un signal d'alarme qui donne une chance aux médecins d'intervenir plus tôt dans le processus de la maladie", a dit le Dr Small. L'Alzheimer touche quelque 25 millions de personnes dans le monde mais avec le vieillissement de la population, la maladie et d'autres formes de démence devraient toucher 42 millions de personnes dans le monde en 2020 et plus de 81 millions d'ici 2040.

UCLA

NEJM

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