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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 275
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 30 Janvier 2004
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Egalement dans ce numéro
TIC
WiMAX, l'accès haut débit sans fil à longue distance
La TVHD pourra aussi passer par le câble électrique de la maison
Des fractales contre le bruit des voitures
Etats Unis : l'économie numérique se redresse
Le CD est condamné mais la musique en ligne est un marché risqué
Distribution: Les puces-radio mettront une dizaine d'années à remplacer les codes-barres
Matière
Philips lance un écran "pliable" pour documents électroniques
Energie solaire : des cellules photovoltaïques bon marché en 2006
Espace
Mars Express apporte la preuve directe de la présence d'eau sur Mars
Terre
La turbulence décryptée par des ultrasons
Vivant
La Grippe aviaire fait ses premiers morts et s'étend en Asie
Les mathématiques pour venir à bout du virus du Nil occidental
Les insectes transgéniques, une arme à évaluer
Un succès dans le domaine des biotissus : de nouvelles valvules cardiaques artificielles
Cellules souches pour la reconstitution de seins
Faire pousser des neurones en laboratoire
La solution vient en dormant
Edito
Grippe aviaire : cela pourrait être grave



Le 25 avril 2003, dans mon éditorial de la lettre 240 intitulé "La pneumonie atypique : nouveau défi médical et scientifique mondial" (http://www.tregouet.org/lettres/rtflashtxt.asp?theLettre=271&EditoOnly=1), j'écrivais que l'épidémie de SRAS qui déferlait alors sur l'Asie ne devait pas être l'arbre qui cache la forêt et ne devait pas nous conduire à négliger ou à minimiser les dangers, potentiellement beaucoup plus grands pour l'homme, de la grippe aviaire qui sévissait alors aux Pays-Bas, décimant les élevages de poulets néerlandais (15 millions de volatiles abattus).

L'actuelle et la très préoccupante extension de l'épizootie de grippe aviaire en Chine et en Asie du Sud-Est, qui a déjà fait 14 morts dans cette région, nous montre que mes inquiétudes d'alors étaient malheureusement fondées. Trois organisations internationales, dont l'OMS, viennent en effet d'appeler, mardi dernier à Genève à venir en aide aux nations touchées par l'épidémie qualifiée de "grave menace mondiale pour la santé humaine" et de "catastrophe pour la production agricole".

Il y a un an, le virus en cause, "un virus aviaire influenza A/H7N7", responsable de la peste aviaire classique, n'avait provoqué que des symptômes bénins, essentiellement des conjonctivites. Mais nous savons que les contacts entre virus humain et aviaire de grippe peuvent favoriser, par le biais d'échanges et recombinaisons génétiques, l'émergence d'une nouvelle souche susceptible de provoquer une nouvelle pandémie, comme la "grippe de HongKong" de 1968 ou pire la "grippe espagnole" de 1918-1919.

C'est peut-être ce qui est en train de se passer en Asie avec l'épizootie de grippe aviaire sans précédent qui se répand dans cette région du Monde. Les scientifiques redoutent qu'elle ne se transforme en épidémie humaine à grande échelle à l'instar de la grippe espagnole qui fit plusieurs dizaines de millions de morts au début du XXème siècle. "C'est une épidémie sans précédent. On n'a jamais vu ça", souligne Bernard Vallat, de l'Office international des épizooties (OIE), basé à Paris. "Sa très forte capacité de diffusion, rapide, est très préoccupante", a-t-il poursuivi.

Les virus de la grippe aviaire des groupes H5 (c'est un virus H5N1 hautement pathogène de ce groupe prédominant actuellement), H7, H9 comportent des agents pathogènes que l'on distingue par des tests d'inoculation aux poussins ou par séquençage (analyse de leur matériel génétique). Les spécialistes redoutent une transmission d'homme à homme. Une capacité que pourrait acquérir le virus par des réassortiments génétiques avec le virus de la grippe humaine. Plus le virus des oiseaux a de contacts avec des hommes, plus ce risque d'adaptation est grand.

Si l'épidémie animale n'est pas éradiquée, les virus des oiseaux pourraient réussir à franchir efficacement les barrières d'espèces et engendrer une redoutable épidémie à la dimension de la grippe espagnole de 1918, qui fit au moins 20 millions de morts. Les virus influenza aviaires (de type A) sont excrétés par les oiseaux infectés au niveau respiratoire et digestif. Les plumes souillées par les fientes et les poussières contaminées par des particules de fèces sont donc des sources potentielles de virus pouvant contaminer l'homme par inhalation.

"Sur le plan de la santé publique humaine, il s'agit de tout faire pour éviter que le virus aviaire et le virus de la grippe humaine ne soient hébergés dans un même organisme, où le virus des oiseaux pourrait grâce à ce contact devenir un virus méchant", a rappelé Bernard Vallat. "La stratégie consiste à faire le vide en éliminant la volaille de la zone infectée", à bloquer les mouvements des animaux et à désinfecter. "Mais l'éparpillement des élevages familiaux avec des oiseaux (poulets, canards, dindons...) rend difficile et complique la maîtrise de l'épidémie", a relevé M. Vallat. "Ils favorisent aussi la dissimulation des animaux malades", a-t-il ajouté.

L'OIE recommande dans les élevages mixtes l'abattage des cochons au contact des poulets malades, chose qui n'a "pas" été faite au Vietnam, ce qui constitue un sérieux risque, selon les experts: "On risque d'avoir un virus H5N1 adapté aux mammifères tout en ayant en surface des antigènes contre lesquels l'Homme n'a pas de défense", a souligné l'Institut Pasteur de Paris.

Trois organisations internationales, l'OMS, la FAO et l'OIE, ont lancé un appel en faveur des pays d'Asie frappés par la grippe aviaire, suggérant de compenser les pertes des éleveurs forcés d'abattre leurs volailles afin d'enrayer cette "grave menace mondiale". L'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et l'Office international des épizooties (OIE) ont demandé à la communauté internationale de fournir des fonds et une assistance technique aux pays touchés afin de faire face à une véritable "catastrophe" pour la production agricole.

Mardi, la Chine s'est dite à son tour touchée par le virus qui touche désormais dix pays d'Asie. L'épidémie a fait au moins huit morts au total, au Vietnam et en Thaïlande. "Il s'agit d'une grave menace mondiale pour la santé humaine", a souligné le directeur général de l'OMS, à la veille d'une rencontre à Bangkok entre les représentants des pays concernés. La grippe aviaire a le potentiel de tuer des millions de personnes si la souche la plus dangereuse aujourd'hui en pleine expansion en Asie se combine avec une forme de grippe humaine qui se déplace actuellement vers le continent, a indiqué le Dr. Shigeru Omi, directeur de l'OMS pour le Pacifique-Ouest.

Au siège de l'OMS à Genève, le Dr Klaus Stoehr, l'un des principaux experts de la grippe, a estimé que la contamination annoncée par la Chine dans la région du Guangxi (sud-ouest) "ajoute une nouvelle dimension" à l'épidémie, de par la taille du pays. Le Dr Stoehr s'est dit surpris d'apprendre que des canards avaient succombé au virus, ces volatiles étant en général de simples vecteurs de la grippe, à laquelle ils ne succombent pas.

Moins d'un an après l'épidémie de SRAS, la gravité et la rapidité d'expansion de cette nouvelle épizootie de grippe aviaire nous montre une nouvelle fois, et de manière très inquiétante, que nous risquons de devoir faire face, au cours de ces prochaines années, à des épidémies de plus en plus dangereuses pour l'homme qui auront en commun, comme je l'écrivais en avril 2003, d'avoir été provoquées par des virus issus d'animaux d'élevage (porcs et poulets) ayant probablement muté jusqu'à franchir la barrière interspécifique et à devenir pathogènes, à des degrés divers, pour l'homme. Il semble pourtant qu'en dépit des alertes que représentaient les épidémies de SRAS et de grippe aviaire de 2003, nous n'ayons pas tiré toutes les leçons de ces avertissements qui pourraient annoncer une catastrophe sanitaire majeure sur le plan mondial.

Comme je l'écrivais la semaine dernière à propos de la lutte contre le réchauffement climatique, je crois que cette nouvelle épidémie nous montre à quel point il est devenu urgent de réfléchir sur la mise en place d'une véritable gouvernance mondiale qui, dans les domaines essentiels pour l'avenir de l'Humanité, comme la santé, l'énergie, ou l'éducation, pourrait prolonger et compléter le rôle et l'action des Etats en disposant de larges compétences et de moyens politiques, financiers et juridiques accrus. L'idée peut sembler naïve ou utopique à beaucoup mais je suis pourtant convaincu que, face à la nature et à l'ampleur inédite dans l'histoire des nouveaux défis qui attendent l'espèce humaine au cours de ce siècle, nous ne pourrons pas faire l'économie d'une autorité politique planétaire qui agisse au nom de l'intérêt supérieur de l'Humanité.

René TRÉGOUËT

Sénateur du Rhône


TIC
Information et Communication
WiMAX, l'accès haut débit sans fil à longue distance
Samedi, 31/01/2004 - 00:00

Des opérateurs de télécommunications de six pays effectuent actuellement des essais d'une nouvelle technologie de transmission de données sans fil à haut débit et sur grande distance, a annoncé un responsable du groupe américain d'électronique Intel. La technologie WiMAX pourrait permettre à des millions de foyers et d'entreprises non desservis par des liaisons téléphoniques filaires ou câblées, notamment dans les pays en développement, de se connecter à l'internet.

Une borne d'accès WiMAX couvre une zone de 45 km de rayon avec un débit de 70 mégabits par seconde, soit 8,75 méga-octets par seconde, 35 fois plus rapide que les plus performantes des connexions ADSL actuellement disponibles en France. Le vice-président d'Intel, Sean Maloney, a expliqué devant la conférence annuelle de la Wireless Communications Association qu'il s'attendait à des réactions sceptiques sur la capacité de son groupe, surtout connu pour ses processeurs informatiques, à promouvoir un nouveau service haut débit. Intel prévoit de sortir un microprocesseur pour les équipements WiMAX au cours du second semestre 2004.

Maloney a précisé que plusieurs opérateurs de télécommunications testaient le WiMAX: deux opérateurs britanniques, BT et UK Broadband, l'espagnol Iberbanda, le mexicain MVS Net, le brésilien Neotec, le chinois PCCW et l'indien Reliance Infocomm. Intel soutient l'adoption du WiMAX comme remède à un des principaux problèmes des fournisseurs d'accès à l'internet : comment apporter l'internet à haut débit sans se lancer dans des chantiers de travaux publics pour enterrer des kilomètres de câbles en fibre optique ?

Les technologies sans fil à large bande vont permettre d'amener à l'Internet les 5 milliards d'utilisateurs qui ne l'utilisent pas encore, a expliqué le Vice-président exécutif d'Intel Corporation au symposium annuel de la Wireless Communications Association (WCA).

Sean Maloney, Vice-président exécutif d'Intel et General Manager de l'Intel Communications Group, a décrit les plans de l'entreprise pour fortement diminuer les coûts et augmenter la disponibilité des technologies sans fil à large bande, dont le 802.11 Wireless Local Area Networking (WLAN) et le 802.16 Wireless Metropolitan Area Networking (WMAN). Cet effort aidera à attirer une nouvelle vague d'utilisateurs vers l'Internet, plus particulièrement ceux situés dans des marchés émergents comme la Chine, l'Inde et l'Amérique latine.

Spécifiquement, la technologie 802.16, souvent désignée par le nom de WiMAX, complète le WLAN en connectant les hotspots 802.11 à l'Internet et en fournissant une alternative sans fil à la connectivité large bande de "dernier kilomètre" pour les entreprises et les particuliers. “Les fournisseurs de services sans fil et les industries d'équipement en télécommunications se rallient autour de la technologie WiMAX à cause de ses incroyables avantages économiques. Elle facilite fortement la fourniture de connectivité de "dernier kilomètre" à des parties du monde beaucoup trop onéreuses à connecter avec des technologies câblées,” explique M. Maloney. “Les systèmes certifiés WiMAX fourniront les modules nécessaires pour connecter à l'Internet les cinq autres milliards d'êtres humains et ainsi déclencher la révolution du sans fil à large bande.”

Le déploiement de réseaux WiMAX pourrait se faire sur le modèle des actuels réseaux sans fil à moyenne portée WiFi. Une antenne diffuse le signal jusqu'à une borne relais alimentant un immeuble ou un quartier. De là, un routeur prend le relais et permet une connexion filaire ou sans fil pour les ordinateurs et appareils mobiles avoisinants. Le WiMAX n'en est encore qu'à ses balbutiements et ne représente qu'une des technologies sans fil à haut débit.

Les sociétés de téléphonie mobile voient dans les marchés émergents d'Inde et d'Amérique latine un terrain fertile pour leurs services de transmission de voix comme de données. L'américain Qualcomm pousse sa technologie CDMA et ses déclinaisons pour de nouveaux réseaux de téléphonie mobile à haute vitesse, notamment en Inde et en Indonésie.

D'autres constructeurs soutiennent différents technologies fondées sur le WiFi, peu coûteux et très efficace sur d'innombrables réseaux de données à moyenne portée qui équipent les lieux publics dans le monde entier. Intel a dépensé des millions de dollars dans la promotion du WiFi, mais selon Maloney, cette technologie n'a pas été prévue pour les transmissions à longue distance, ni techniquement, ni économiquement. "Nous pensons que cela n'est pas ce pour quoi le protocole a été conçu et la communauté des fournisseurs d'accès ne l'accepterait pas en termes de chiffre d'affaires", a-t-il précisé.

Reuters :

http://fr.news.yahoo.com/040123/85/3lszj.html

La TVHD pourra aussi passer par le câble électrique de la maison
Samedi, 31/01/2004 - 00:00

L'alliance HomePlug Powerline, qui a déjà développé sous le nom de HomePlug 1.0 un standard applicable aux réseaux résidentiels haut débit sur câblage électrique, vient de passer à la vitesse supérieure... dans les deux sens du terme. Lors du Consumer Electronics Show (CES) qui s'est tenu début janvier à Las Vegas, l'organisme industriel, qui rassemble une quarantaine de sociétés dont Cogency, Comcast, Conexant, DS2, EarthLink, Enikia, Intellon, Panasonic, RadioShack et Sharp, a en effet montré qu'il était possible de diffuser un programme de télévision hate-définition (TVHD) sur quelques dizaines de mètres sur de simples fils d'alimentation 110 ou 220 V.

Pour l'alliance HomePlug, cette démonstration constitue une étape cruciale dans le processus lancé l'année dernière pour élaborer une spécification qui autorise la transmission simultanée de données Internet et de plusieurs flux audiovisuels TV et TVHD sur le câblage électrique installé dans un appartement ou une maison d'habitation. De fait, la démonstration reposait sur une technologie élaborée par Panasonic qui pourrait servir de base au futur standard HomePlug AV (Audio Visual), dont la finalisation est attendue au plus tard pour l'été 2004. Dans ces conditions, circuits et boîtiers adaptateurs ad hoc pourraient apparaître sur le marché avant la fin 2004. C'est tout du moins ce qu'affirment des sociétés comme Conexant et Matsushita.

Baptisé HD-PLC (High Definition ready high speed Power Line Communications), le procédé de transmission par courants porteurs élaboré par Panasonic permettrait d'atteindre un débit brut de 170 à 190 Mbit/s sur des fils électriques déployés au sein des maisons d'habitation. Un débit dix fois supérieur, donc, à celui stipulé par l'actuel standard HomePlug limité à 14 Mbit/s.

L'annonce de l'alliance HomePlug Powerline intervient à un moment où l'industrie du réseau local radio fait des pieds et des mains pour améliorer la technologie Wi-Fi et la rendre, elle aussi, apte à transférer des flux audiovisuels au sein des habitations. Les courants porteurs et les ondes radio ont en effet un avantage commun : celui de ne pas nécessiter l'installation de nouveaux câblages. Et c'est donc une évolution naturelle pour les deux technologies que de vouloir supporter aussi les transmissions audio et vidéo.

OINet :

http://www.01net.com/article/230686.html

Des fractales contre le bruit des voitures
Samedi, 31/01/2004 - 00:00

Les automobilistes pourront bientôt admirer des fractales au bord de la route. Et les riverains apprécier le silence. La société Colas, spécialisée dans la construction de routes, devrait en effet commercialiser en 2004 un mur antibruit très performant. L'écran, dont la géométrie se rapproche des fractales, ces objets mathématiques irréguliers, a été conçu grâce aux recherches menées par Bernard Sapoval, directeur de recherche au CNRS.

Cela fait une vingtaine d'années que son équipe cherche à caractériser la façon dont vibrent les objets de forme irrégulière quand ils sont excités par des ondes sonores ou mécaniques. « Dans la nature, on en trouve un grand nombre, explique le physicien. Ils absorbent les ondes bien mieux que les objets lisses. Les côtes maritimes déchiquetées, par exemple, ont un rôle d'amortisseur pour les vagues qui viennent s'y briser. Cela est lié, entre autres, au fait que la surface au contact des ondes est plus grande que la surface apparente. »

Au cours de ses recherches, Bernard Sapoval montre que les surfaces fractales, conceptuellement simples, car identiques à elles-mêmes à différentes échelles, permettent de reproduire ce phénomène. Et donc d'avoir des applications dans la lutte contre le bruit. Il se rapproche alors de l'entreprise Colas qui finance en partie la fabrication d'une cavité acoustique de forme fractale. Et les premiers résultats sont encourageants !

L'étape suivante : la conception d'un prototype de mur antibruit en collaboration avec Didier Peyrard, directeur technique de Somaro (filiale de Colas). « Même si le motif fractal du mur se répétait, il n'était pas facile de trouver des formes complexes qui puissent être fabriquées par moulage » rappelle Bernard Sapoval. Mais la réussite est là : les tests réalisés en chambre réverbérante ont montré que l'écran absorbe les ondes sonores de basses fréquences, caractéristiques d'un bruit de circulation, comme aucun mur ne le faisait jusqu'à présent. Et le chercheur ne compte pas s'arrêter là : « Bien que cela revienne plus cher à produire, nous savons déjà que nous pourrons faire mieux avec une structure plus grande. » Les voitures et les camions n'ont qu'à bien se tenir.

CNRS :

http://www2.cnrs.fr/presse/journal/1133.htm

Etats Unis : l'économie numérique se redresse
Samedi, 31/01/2004 - 00:00

Selon le rapport Digital Economy 2003 du Département américain du commerce , les entreprises productrices de biens et de services dans le secteur des technologies de l'information aux Etats-Unis sont en voie de retrouver, après deux années difficiles, le dynamisme qui a caractérisé la période 1996-2000. C'est le cas en particulier pour les fabricants

d'ordinateurs et de semi-conducteurs, tandis que les équipementiers de télécommunications continuent a donner des signes de faiblesse. Alors que les technologies de l'information ne représentaient en 2003 que 8% du produit national brut américain, ce secteur aura contribué a près de 30% de la croissance économique du pays. La transition vers les technologies numériques, le développement des accès a hauts débits et des communications mobiles, ainsi que l'explosion des services s'appuient sur une forte capacité des entreprises des technologies de l'information a innover : ainsi, la part du secteur dans l'ensemble de la R&D financée par les entreprises américaines avoisine également les 30%.

Département américain du commerce :

http://www.digitaleconomy.gov/

Le CD est condamné mais la musique en ligne est un marché risqué
Samedi, 31/01/2004 - 00:00

Les sites web de vente de musique par téléchargement vont rendre le compact-disc obsolète d'ici cinq ans, mais la moitié des entreprises qui se lancent dans le commerce de fichiers musicaux sur internet disparaîtront d'ici la fin de l'année, selon une étude de la firme américaine Forrester Research. D'ici 2008, les ventes de musique numérique en ligne représenteront un tiers du marché aux Etats-Unis et près de 20% en Europe, pour un chiffre d'affaires total de plusieurs milliards de dollars, précise l'étude, rendue publique à Cannes à l'occasion du Midem, le marché professionnel international de la musique. "Le secteur est en train d'assister à un changement total dans la manière dont les gens consomment la musique", a déclaré Josh Bernoff, analyste chez Forrester.

Selon lui, le marché de la vente de musique par téléchargement pèsera 300 millions de dollars aux États-Unis en 2004, alors qu'il était encore négligeable l'année dernière. "D'ici 2007 ou 2008, seules les personnes âgées auront encore des CD", a-t-il ajouté. Lancé il y a vingt ans, le compact disc avait révolutionné l'industrie musicale et entraîné la quasi-disparition des cassettes audio et des disques vinyles. La musique vendue sous forme de fichiers informatiques n'offre pas une meilleure qualité de son que le CD, mais elle a l'avantage de pouvoir être facilement stockée et transférée sur un grand nombre d'appareils différents, de l'ordinateur au baladeur numérique en passant par la chaîne de salon, l'autoradio ou le téléphone portable.

De nombreuses entreprises se sont lancées sur ce créneau, mais nombre d'entre elles sont des nouveaux venus dans le secteur de la musique, comme Coca-Cola, qui a ouvert un site de vente de fichiers musicaux par téléchargement la semaine dernière au Royaume-Uni. Un responsable de l'industrie du disque a estimé que pas moins de cinquante nouveaux venus vont investir le marché de la musique sur internet, de l'opérateur télécoms britannique Cable & Wireless au géant américain de la grande distribution Wal-Mart. "D'ici la fin 2004, la moitié des entreprises qui se sont lancées seront sorties du marché", a prédit Josh Bernoff, qui compare cette ruée vers la musique à la folie internet de la fin des années 1990. "Je n'avais pas vu un tel niveau d'exubérance irrationnelle depuis l'apogée de la bulle (internet)", a-t-il ajouté. Selon certaines études récentes, l'apparition de sites musicaux licites semble avoir provoqué une baisse du piratage via les services d'échanges de fichiers "peer to peer" (de poste à poste) tels que Kazaa, où les internautes peuvent piocher gratuitement dans un catalogue musical gigantesque.

Reuters :

http://fr.news.yahoo.com/040125/85/3lxex.html

Distribution: Les puces-radio mettront une dizaine d'années à remplacer les codes-barres
Samedi, 31/01/2004 - 00:00

Les identifiants à fréquence radio sont à l'honneur du premier salon Traçabilité. Pour assurer la relève du code-barre dans les linéaires d'ici à dix ans, les professionnels de la logistique s'adaptent. Ils ont a réglé des problèmes techniques et normatifs. Les "très tendances" étiquettes électroniques ou RFID (Radio Frequency Identification) ne sont pas près d'envoyer au placard les bons vieux codes-barres. Plus qu'une concurrence, les deux technologies sont complémentaires et devraient cohabiter pendant au moins une dizaine d'années.

La technologie RFID va d'abord se développer rapidement dans la chaîne logistique durant les cinq prochaines années avant d'être réellement généralisée, jusqu'en magasin, d'ici à dix ans», prédit Si-Mohamed Saïd, un des responsables marketing de SAP France. L'éditeur de progiciels doit prendre en compte les RFID dans ses solutions de gestion logistique à partir de juin prochain. Rappelons que ces étiquettes électroniques se présentent sous la forme de minuscules balises métalliques. Elles réagissent aux ondes radio et transmettent ainsi des informations à distance. Elles permettent donc d'identifier des produits avec plus de facilité qu'un code-barre, qui doit obligatoirement passer face à un lecteur optique.

Avec une puce RFID, un produit doit juste être dans le rayon d'action d'un capteur radio, sans avoir à tenir compte de sa position. La portée de ces étiquettes électroniques se limite pour l'instant à 50 cm environ dans leur version la plus courante (13,56 MHz de fréquence), et la moins chère à implémenter (prix de gros indicatif: 0,50 euro l'unité ). Une portée qui peut atteindre 50 mètres dans la version "avancée" (8,68 MHz) et dont le prix moyen approcherait les 15 euros environ.

Mais avant que les puces-radio n'envahissent les rayons de nos magasins de nombreux problèmes restent à régler, comme «les standards sur les RFID qui ne sont pas encore fixés, la portée et les problèmes d'interférences entre différentes puces.

Les RFID ont donc, pour l'instant, un intérêt pour la logistique des produits à forte valeur ajoutée et à forte rotation, c'est-à-dire à durée de vie limitée. Cette technologie permet d'optimiser toute la chaîne d'approvisionnement en offrant une plus grande résistance aux manipulations, une plus grand vitesse de repérage et une sécurité accrue. Le marché des RFID devrait connaître une croissance de 250% d'ici à 2007, avec un chiffre d'affaires cumulé de 1,3 milliard de dollars dans le monde pour 1,6 milliard d'étiquettes.

ZDnet :

http://www.zdnet.fr/actualites/technologie/0,39020809,39139364,00.htm

© Sénateur Trégouët 1999.

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Matière
Matière et Energie
Philips lance un écran "pliable" pour documents électroniques
Samedi, 31/01/2004 - 00:00

Le fabricant de produits électroniques grand public Philips Electronics a annoncé qu'il travaillait à la production en série d'un écran informatique souple de la taille d'un livre et de faible épaisseur sur lequel il serait possible de lire son journal ou des magazines. Large de 12 cm et connectable à un téléphone portable, l'écran, monochrome, serait capable de reproduire des pages internet, un livre ou des e-mails préalablement téléchargés. Une fois roulé l'écran tiendrait dans un étui de la taille d'un stylo.

Philips a déclaré avoir conçu cet écran à partir de circuits électroniques faits de plastique. E Ink, une entreprise américaine de Cambridge, dans le Massachusetts, est propriétaire de la technologie lié à l'affichage monochrome. "Nous pouvons le produire par liasses. Nous n'en sommes plus au stade du projet. Nous allons mettre en place une chaîne de production pilote qui devrait être prête en 2005 pour fabriquer un million d'écrans par an", a indiqué un porte-parole de Philips Research.

Le numéro un européen de l'électronique grand public et de l'éclairage a déjà dévoilé des prototypes d'écran en verre en collaboration avec E Ink qui devraient être en magasin dans le courant de l'année. Ce type d'écrans, utilisé pour les ordinateurs de poche, coûte quelques dizaines de dollars pièce. Le prix des écrans "pliables" n'a pas encore été défini mais Philips a déclaré qu'il serait dans la gamme des prix des écrans en verre.

Reuters :

http://fr.news.yahoo.com/040126/85/3m03n.html

Energie solaire : des cellules photovoltaïques bon marché en 2006
Samedi, 31/01/2004 - 00:00

Les professionnels de l'énergie solaire se sont lancés à la recherche de nouveaux moyens de produire du silicium, depuis que le prix de ce matériau indispensable à la fabrication des cellules photovoltaïques s'est envolé. Présent dans le quartz et dans le sable, le silicium est le deuxième élément le plus abondant sur terre. Mais sa production est complexe et coûteuse. La hausse des prix du pétrole, qui rend l'énergie solaire plus compétitive, ainsi que la concurrence des fabricants de puces électroniques, elles aussi gourmandes en silicium, ont encouragé les spécialistes à trouver de nouveaux processus de production permettant de faire baisser le prix du silicium destiné aux panneaux solaires.

Suite à la reprise du marché des semiconducteurs, le prix d'un kilo de silicium très pur, qui se négociait à 6 dollars, a été multiplié par dix. Mais le silicium destiné aux panneaux solaires n'a pas besoin d'être aussi pur que celui qui entre dans la composition des mémoires ou des microprocesseurs. Et c'est ce marché que des groupes tels que l'allemand Wacker Chemie veulent exploiter. Détenue à 51% par la famille Wacker et à 49% par le groupe franco-allemand Aventis, cette entreprise pense avoir une longueur d'avance sur la concurrence, grâce à une nouvelle technique de production développée dans son usine de Burghausen, près de la frontière autrichienne.

Parmi les concurrents de Wacker figurent Joint Solar Silicon, une coentreprise de Degussa et Deutsche Solar, ainsi que l'américain Hemlock, une coentreprise entre les japonais Shin-Etsu et Mitsubishi et l'américain Dow Corning. Le groupe norvégien Elkem, numéro un mondial du silicium à faible degré de pureté, affirme également avoir découvert une nouvelle technologie, qu'il prévoit de présenter en détail d'ici la fin du mois. L'énergie issue des combustibles fossiles, comme le pétrole, reste quatre à cinq fois moins chère que son équivalent solaire. Seule une fraction de pourcent de l'électricité mondiale est issue de l'énergie du soleil, qui est abondamment subventionnée pour pouvoir rester dans la course. Le coût du silicium représentant 40% du prix d'une installation solaire, seule une production abondante de silicium bon marché peut donner à l'énergie solaire une chance de devenir compétitive, estime Michel Viaut, secrétaire général de l'Association européenne de l'industrie photovoltaïque (EPIA).

Wacker pense avoir la solution. Le groupe allemand affirme que sa nouvelle méthode permettra, à partir de 2006, de produire un silicium suffisamment pur pour le solaire à un prix trois fois moins élevé qu'avec la méthode traditionnelle, dite "Siemens". L'entreprise estime qu'une fois la phase de test validée, elle pourra fournir aux fabricants de panneaux solaires des garanties de production à long terme, pour un prix de 25 euros le kilo.

Reuters :

http://fr.news.yahoo.com/040123/85/3luc7.html

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Espace
Espace et Cosmologie
Mars Express apporte la preuve directe de la présence d'eau sur Mars
Samedi, 31/01/2004 - 00:00

La présence d'eau sous forme de glace au pôle sud de la planète Mars a été pour la première fois localisée de façon directe par la sonde européenne Mars Express, a annoncé vendredi l'Agence spatiale européenne (ESA) à Darmstadt (Allemagne). Les spécialistes soupçonnaient depuis une trentaine d'années l'existence d'eau sous forme de glace sur la "planète rouge", se fondant sur des indications indirectes, dont la dernière a été fournie, en 2002, par la sonde américaine Mars Odyssey.

Il s'agit donc de la première preuve directe, sous forme de "signature spectrale chimique" dans l'infrarouge. De surcroît, cette glace a été détectée au pôle sud. Jusqu'à présent, la majorité des scientifiques admettaient la présence d'eau congelée au pôle nord, alors qu'au pôle austral, certains penchaient plutôt pour une calotte formée exclusivement de gaz carbonique (CO2) solidifié.

"Ce que nous avons découvert, c'est une importante quantité d'eau sous forme de glace, condensée avec une énorme banquise de glace de CO2", a expliqué l'astrophysicien français Jean-Pierre Bibring (Institut d'astrophysique spatiale d'Orsay), responsable scientifique du spectromètre Omega embarqué sur Mars Express, à l'origine de cette observation. "Cette calotte est permanente, car la glace a été découverte à la fin de l'été martien. Durant l'hiver local, elle devrait être à nouveau recouverte de gaz carbonique", a précisé le scientifique. On ignore toutefois à ce stade la quantité de cette glace.

C'est une première cartographie du pôle sud faite dimanche dernier par Omega qui a révélé la présence d'eau congelée, tandis qu'un deuxième spectromètre, PFS, a montré que la distribution de gaz carbonique est différente "entre l'hémisphère nord et l'hémisphère sud". Selon le directeur de vol de Mars Express, Mike McKay, "nous avons désormais un plus grand espoir de trouver de la glace sous la surface et même de l'eau liquide". Il s'agit de réserves potentielles d'énergie qui seraient extrêmement intéressantes "dans la perspective de missions habitées vers Mars", souligne-t-il.

Quant aux traces de vie éventuelles qui découleraient de la présence d'eau, cette découverte ne permet pas d'avancer, souligne Francis Rocard, responsable des programmes d'exploration solaire au Centre national d'études spatiales (CNES, France), interrogé à Paris. Du moins jusqu'à la mise en service en mars, du radar Marsis qui pourra "pénétrer" jusqu'à 4 ou 5 kilomètres sous la surface de la planète. "C'est dans les profondeurs de Mars, admet-il, que se trouvent peut-être des nappes phréatiques remplies d'eau liquide dans laquelle, si jamais la vie a existé sur Mars, on peut supposer que des bactéries existent encore."

La sonde a par ailleurs produit des images de traces d'érosion par l'eau. "Une activité d'érosion par l'eau s'est produite autrefois sur la surface martienne", a précisé Gerhard Neukum, professeur de planétologie à l'Université libre de Berlin, commentant les clichés pris par la caméra spectrale à haute définition (HRSC), qui a permis une prise de vue d'une fauchée sans précédent de 4.000 km. Ce premier succès européen vient à point nommé, alors que les chances d'entrer en contact avec Beagle-2, l'atterrisseur de la mission, sont "proches de zéro", selon le directeur scientifique de l'ESA David Southwood. Ce succès intervient d'autre part au moment où le robot américain Spirit, après une arrivée très médiatisée sur Mars quelques jours après le robot britannique, a connu quelques avatars.

ESA :

http://www.esa.int/export/SPECIALS/Mars_Express/SEM8ZB474OD_0.html

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Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
La turbulence décryptée par des ultrasons
Samedi, 31/01/2004 - 00:00

Aujourd'hui, la météo prévoit plus facilement l'apparition de cyclones que celle d'événements très localisés comme les tempêtes qui ont touché l'Europe en décembre 1999. Car plus l'échelle de taille est petite, plus elle est difficile à interpréter. Les travaux menés au Legi par Yves Gagne et Christophe Baudet, pourraient toutefois permettre de mieux comprendre les phénomènes de turbulence. Pour la première fois, en effet, les chercheurs viennent d'observer à l'aide d'ultrasons, l'influence directe des grandes échelles sur les plus petites.

Dans un fluide liquide ou gazeux, la turbulence apparaît lorsqu'un obstacle s'oppose à l'écoulement. Elle se manifeste alors par la formation de tourbillons. C'est ce que l'on observe à la surface d'une rivière, juste après que l'eau ait rencontré la pile d'un pont par exemple. Elle survient aussi lors des cyclones et des tempêtes. Le physicien anglais Richardson, en 1922, suggère le premier que différentes tailles de tourbillons cohabitent dans un fluide. Au fil du temps, les plus gros se « cassent » pour donner naissance à d'autres plus petits et ainsi de suite. Kolmogorov, le mathématicien russe, émet ensuite en 1941, l'hypothèse que l'énergie se transmet en cascade des plus grosses structures vers les plus petites.

Les observations du Legi, elles, ont montré que l'énergie peut passer directement d'un gros tourbillon à un petit sans emprunter toute cette cascade. Comment est-on parvenu à ce résultat ? Grâce à une méthode d'observation unique fondée sur l'émission d'ultrasons et la manière dont le fluide les diffuse. « Notre dispositif est semblable à un microscope, explique Christophe Baudet. Son grossissement dépend de la fréquence des ultrasons : plus la fréquence est élevée, plus les tourbillons détectés sont petits. En balayant une large gamme de fréquences, on observe ainsi toutes les tailles de tourbillons. »

Les premières mesures obtenues à Grenoble ont été confirmées au Cern, par la même méthode acoustique, dans les cryostats remplis d'hélium autour de -270°C du futur LHC. « À cette température, l'hélium est encore gazeux et il n'oppose pratiquement aucune résistance, précise Yves Gagne. Cela modélise bien ce qui se passe dans l'atmosphère terrestre car on retrouve, en taille réduite, toutes les échelles de la turbulence, du mètre au micromètre ». On comprendra donc mieux demain comment surviennent des tempêtes aussi dévastatrices que celles de 1999.

CNRS :

http://www2.cnrs.fr/presse/journal/1131.htm

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
La Grippe aviaire fait ses premiers morts et s'étend en Asie
Samedi, 31/01/2004 - 00:00

La grippe aviaire a fait son premier mort dans la population thaïlandaise, alors que l'épidémie paraissait avoir gagné le Laos et refaire surface en Corée du Sud, ce qui porterait à huit le nombre de pays touchés en Asie, selon les informations publiées lundi.La Thaïlande, où l'épidémie s'étend à huit nouvelles provinces, est devenue le deuxième pays où la grippe aviaire fait des morts chez l'homme, après le Vietnam et ses six décès. Elle compte également au moins trois malades, selon les autorités.

Cinq autres pays asiatiques -Indonésie, Cambodge, Corée du Sud, Japon, Taïwan- ont enregistré des foyers ayant touché les poulets mais pas la population. Un responsable de l'ONU a ajouté que le Laos avait sans doute lui aussi été contaminé et s'apprêtait à l'annoncer officiellement après la mort de milliers de poulets. Dimanche, l'Indonésie avait reconnu être infectée après de premières dénégations. En Thaïlande, un garçon de six ans mort à Bangkok dimanche soir est l'un de deux enfants contaminés dont le gouvernement avait fait état vendredi, révélant pour la première fois la présence de la grippe aviaire dans le pays où de nombreux élevages ont été décimés depuis novembre. "Un enfant de (la province de) Kanchanaburi qui était hospitalisé à Bangkok est mort hier soir", a annoncé le ministre de la Santé, Mme Sudarat Keyuraphan. "Son état s'était rapidement aggravé une fois qu'il a été contaminé", a-t-elle précisé.

Elle a reconnu que trois autres patients étaient porteurs du virus et qu'il y avait d'autres cas suspects. Les malades sont un garçon de 7 ans, une fillette de 10 ans et une femme de 58 ans, tous de la province centrale de Suphan Buri. Il n'a pas encore été établi si un homme mort vendredi avec les symptômes était décédé de la grippe aviaire. Le ministre de l'Agriculture Somsak Thepsuthin a annoncé lundi que le virus avait été décelé dans des élevages de huit nouvelles provinces, portant le total à dix. Jusqu'à présent seules les deux provinces centrales de Suphan Buri et Kanchanaburi étaient officiellement contaminées. Près de 11 millions de poulets ont été décimés ou détruits en Thaïlande depuis novembre dans 24 des 76 provinces du pays, premier exportateur d'Asie mais qui a vu ses marchés extérieurs se fermer en quelques jours.

Le Laos est suspecté d'être lui aussi concerné par la grippe aviaire et va devoir l'admettre publiquement très prochainement, face à la mort de "milliers de poulets", a déclaré lundi à l'AFP un responsable des Nations Unies sous couvert de l'anonymat. "Jusqu'à vendredi dernier, le ministère de l'Agriculture parlait de choléra, mais maintenant ils doivent admettre que c'est le virus du poulet", a-t-il ajouté.

Enfin, un nouveau foyer suspect a été signalé en Corée du Sud après une trêve de deux semaines, ont déclaré lundi les autorités sanitaires. Une zone de quarantaine a été mise en place autour d'un élevage de Cheonan, à 90 km au sud de Séoul, où des milliers de poulets sont morts la semaine dernière. Des tests sont effectués alors que la maladie a touché 16 régions de Corée du Sud, entraînant l'abattage de près de deux millions de volailles depuis l'apparition du virus le 15 décembre. Aucun nouveau foyer n'avait été signalé depuis le 14 janvier.

OMS :

http://www.who.int/en/

Les mathématiques pour venir à bout du virus du Nil occidental
Samedi, 31/01/2004 - 00:00

Une équipe de l'université d'Alberta au Canada, a mis au point le premier modèle mathématique permettant d'avertir d'un risque d'épidémie du virus du Nil occidental. Cet outil pourrait même aider à empêcher une flambée épidémique sur le point de débuter..." Ce virus est endémique et nous ne pourrons jamais nous en débarrasser complètement. A moins que nous décidions de tuer tous les moustiques vivant sur la terre, ce qui est strictement impossible ", affirme Marjorie Wonham. " Le modèle mathématique que nous avons mis au point nous permettra de savoir en revanche, combien de moustiques nous devrons éliminer pour que le virus soit inopérant ".

Petit rappel sur l'histoire naturel de la fièvre du Nil occidental. Le virus est transmis à l'homme par un moustique, lui-même infecté à l'occasion d'un " repas de sang " sur un animal porteur. Généralement un oiseau. Les symptômes apparaissent de trois à quinze jours plus tard, et dans un cas sur cinq ils s'apparentent à ceux de la grippe : fièvre, maux de tête, courbatures, éruption cutanée et hypertrophie ganglionnaire traduisent l'infection. L'épisode dure 3 à 6 jours. Plus rarement - un cas sur 100 à 150 - le virus entraîne des méningites ou des encéphalites, parfois mortelles.

Rappelons que pour ce qui concerne les pays développés, cette maladie sévit particulièrement en Amérique du Nord. Au 1er octobre 2003, elle avait fait 115 morts aux Etats-Unis, 5 861 malades ayant été contaminés en 2003.

Royal Society :

http://www.royalsoc.ac.uk/news/

Les insectes transgéniques, une arme à évaluer
Samedi, 31/01/2004 - 00:00

Les insectes transgéniques pourraient bien sortir prochainement des laboratoires, qu'il s'agisse de moustiques génétiquement modifiées censés éradiquer la malaria, de vers à soie producteurs de gilets pare-balles ou de papillons qui s'autodétruisent avant de ravager les champs de coton. A l'heure actuelle, aucune expérience menée à partir de ces insectes génétiquement modifiés n'a encore été menée à l'extérieur d'un laboratoire, mais quelques projets sont en passe d'aboutir. Ce qui a poussé la "Pew Initiative" sur la nourriture et la technologie à publier jeudi un rapport pour inviter le gouvernement fédéral américain à mettre en place des mesures de contrôle strictes.

S'ils portent l'espoir d'économies importantes en éliminant les maladies, de nombreux scientifiques s'inquiètent du peu de gardes-fous qui existent face aux conséquences inattendues que ces insectes pourraient avoir sur l'homme et son environnement. Généralement, la technologie va plus vite que sa règlementation, a averti Michael Fernandez, directeur scientifique de Pew.

Aucune loi ne s'adresse spécifiquement aux insectes transgéniques. La politique du département de l'Agriculture dans ce domaine ne concerne que les plantes nuisibles, soumettant toute autre expérience à l'approbation préalable de l'autorité fédérale. Selon Bob Rose, scientifique au département de l'Agriculture, les agences fédérales vont probablement approuver nombre de ces projets, notamment la manipulation d'insectes transmetteurs de maladies aux animaux, comme les moustiques vecteurs de malaria. Même si, comme le souligne Bob Ross, cette recherche ne fait que débuter, la réglementation est déficiente, comme le montre la mise au point du GloFish, ce poisson zébré fluorescent récemment mis sur le marché.

Anthony James, chercheur à l'Université de Californie, tente de son côté de synthétiser un gène capable d'activer le système immunitaire d'un moustique, dans le but de venir à bout du parasite de la malaria.

La malaria -ou paludisme- touche entre 300 et 500 millions de personnes chaque année dans le monde. Trois millions environ en meurent. Même si, comme le souligne Anthony James, les moustiques transgéniques ne sont pas la panacée dans l'éradication de la maladie parasitaire, ils sont, selon lui, tout aussi importants que les médicaments et la vaccination. Il espère que sa recherche ne va pas être freinée par le rapport Pew.

Thomas Miller aussi croit en l'avenir des insectes transgéniques, mais au profit de l'agriculture. Cet autre chercheur de l'Université de Californie travaille à la mise au point du transgène d'un ver de couleur rose connu pour détruire les récoltes, rendu génétiquement incapable de se reproduire. Mais, selon lui, des recherches plus approfondies sont nécessaires pour évaluer l'impact de tous ces micro-organismes sur l'environnement.

AP :

http://fr.news.yahoo.com/040122/5/3lrve.html

Un succès dans le domaine des biotissus : de nouvelles valvules cardiaques artificielles
Samedi, 31/01/2004 - 00:00

Berlin- Des valvules aortiques synthétisées a l'aide des dernières avancées biotechnologiques, et implantées chez 23 patients dans le cadre d'essais cliniques, ont donne des premiers résultats extrêmement prometteurs. C'est aux chercheurs de hôpital de la Charité, diriges par le Dr Pascal Dohmen, qu'il revient de s'enorgueillir de cette avancée significative. Ils ont eu la possibilité de partager leur expérience lors d'un meeting de l'American Heart Association, qui s'est tenu en novembre dernier a Orlando (Etats-Unis). La synthèse de valvules aortiques a nécessite le prélèvement chez les patients d'un court segment veineux au niveau du bras ou de la jambe. Les cellules endothéliales veineuses isolées a partir de cette première étape ont ensuite été mises en culture in vitro sur une trame de protéines issues des valvules pulmonaires du malade. "Nous savions déjà, grâce a des études menées sur des animaux, que cette trame est absorbée par l'organisme", souligne le Dr Dohmen. Au bout d'une année environ, la trame laisse la place a une matrice composée uniquement des cellules du patient. Trois années plus tard, les valvules artificielles fonctionnent parfaitement. Jusqu'a présent, aucun des patients ayant subi l'intervention, et dont la moyenne d'age est de 44 ans, ne présente de problème de vieillissement des tissus valvulaires. De plus, les malades n'ont pas développé de fièvre post-opératoire. Le Dr Dohmen espère a l'avenir employer la méthode chez des enfants souffrant de malformations congénitales des valvules cardiaques.

ADIT :

http://www.adit.fr

Cellules souches pour la reconstitution de seins
Samedi, 31/01/2004 - 00:00

Des essais cliniques de reconstruction du sein en utilisant des cellules souches issues du tissu graisseux du patient sont en cours de démarrage a hôpital de Université de Tokyo. Les médecins souhaitent étendre le champ d'application de la médecine régénératrice en utilisant du tissu adipeux, dont on a découvert récemment qu'il contenait des cellules souches, habituellement jetées après liposuccion. Le procèdé sera employé pour reconstruire un sein après une mastectomie. Le tissu adipeux est prélevé au niveau de l'abdomen. Une partie est traitée et cultivée pour obtenir des cellules souches. Puis, les cellules souches sont mélangées avec l'autre partie prélevée et l'ensemble est injecté dans le sein de la patiente. Le patient reçoit ainsi un mélange de ses propres cellules souches concentrées dans son tissu adipeux. L'équipe espère que les cellules souches produiront un tissu et des vaisseaux sanguins permettant de reconstituer le sein.

BE Japon :

http://www.adit.fr

Faire pousser des neurones en laboratoire
Samedi, 31/01/2004 - 00:00

Les molécules IKVAV ne sont rien d'autre que des fragments d'une protéine bien connue : la laminine. Et pourtant, ces molécules sont dotées de propriétés extraordinaires. Elles peuvent notamment stimuler la croissance des cellules nerveuses. Et leurs prodiges ne s'arrêtent pas là. En effet, lorsqu'elles sont mises en contact avec de l'eau, les IKVAV passent de l'état liquide à celui d'un gel fibreux. Selon une équipe du Institute for Bioengineering and Nanoscience in Advanced Medicine de l'Université Northwestern de Chicago, la combinaison de ces deux propriétés est porteuse d'espoir. Selon les chercheurs, les molécules IKVAV pourraient éventuellement aider les patients ayant subi un traumatisme au niveau de la moelle épinière.

Traditionnellement, pour recréer des structures nerveuses, les chercheurs utilisent des biopolymères (du collagène par exemple) sur lesquels ils sèment les cellules en espérant que celles-ci se multiplieront et se différencieront adéquatement. Ce procédé a connu un succès incertain jusqu'à maintenant. Et la croissance des cellules nerveuses n'est pas l'étape la plus délicate. En effet, une fois la structure prête, il faut encore la greffer dans les tissus endommagés. À cet égard, les résultats sont loin d'être reluisants.

La solution trouvée par l'équipe du Dr Gabriel Silva consiste à injecter les molécules IKVAV sous forme liquide au niveau des lésions de la moelle épinière. Des tests réalisés chez les rats ont montré qu'une fois dans un tissu vivant, les IKVAV se transformaient instantanément en gel fibreux. En quelque sorte, les molécules prennent la forme d'un échafaudage sur lequel de nouvelles cellules nerveuses sont ensuite libres de se développer.

Les fibres formées par les IKVAV sont longues de quelques milliers de nanomètres. Leur diamètre se limite toutefois à sept nanomètres. Lorsque les chercheurs ont mis ces brins en contact avec des cellules nerveuses in vitro, la prolifération des cellules s'est activée et des neurones entiers ont été formés.

Science du 24-01-2004 :

http://www.sciencemag.org/content/current/

La solution vient en dormant
Samedi, 31/01/2004 - 00:00

La "nuit porte conseil" dit le proverbe : une équipe allemande le confirme dans l'hebdomadaire scientifique britannique Nature. Selon Ullrich Wagner, Jan Born et leurs collègues de l'université de Lübeck, la solution d'un problème semble venir plus facilement en dormant. Et de citer plusieurs grands scientifiques ayant attribué à un rêve l'étincelle, l'idée qui a permis leur découverte, comme Dimitri Mendeleïev, l'auteur de la table périodique des éléments.

Pour vérifier scientifiquement cette impression fréquente, les chercheurs allemands ont mis au point une expérience. Les participants devaient faire correspondre à une série de huit chiffres une autre série de sept chiffres, selon deux règles qui leur avaient été données au préalable. Mais une troisième règle cachée, non communiquée, permettait de trouver beaucoup plus vite la solution.

Après un entraînement initial, les 66 participants âgés de 18 à 31 ans ont été divisés en trois groupes : 22 ont pu dormir, les 44 autres restant éveillés, de jour ou de nuit. De nouveaux tests ont été pratiqués huit heures après les premiers essais. Bilan : 60% des participants ayant dormi ont découvert cette règle cachée, contre 22% de ceux qui étaient restés éveillés. Les résultats étant les mêmes pour les participants restés éveillés, que ce soit de jour ou de nuit, "cela exclut la possibilité que la moindre performance après ces heures d'éveil soit liée à une privation de sommeil ou des variations de rythmes circadiens", soulignent les chercheurs.

Cette étude qui élargit l'éventail des recherches sur le sommeil, la cognition et la plasticité cérébrale (capacité d'adaptation) a été saluée par Pierre Maquet et Perrine Ruby, de l'université de Liège, en Belgique. Ils admettent toutefois dans un commentaire que "le rôle que joue le sommeil dans la créativité humaine restera un mystère pour quelque temps encore".

Nature :

http://www.nature.com/

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