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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 847
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 13 Mai 2016
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Egalement dans ce numéro
TIC
L’intelligence artificielle comprend le sens de ses lectures
Avenir
Microsoft présente une intelligence artificielle pour les aveugles
Le corps humain sera le canal d'interaction du futur
Matière
La diode la plus petite du monde est faite d'ADN
Terre
Le réchauffement climatique aura des conséquences financières majeures
La Lune jouerait un rôle majeur dans le maintien du champ magnétique terrestre
Vivant
L'ail aime votre cœur !
Cancer du sein : une protéine pour repérer les femmes à risque
De nouvelles pistes contre la maladie d'Alzheimer
Le rôle de la mécanique dans l’élimination des cellules cibles par les cellules immunitaires
La vitamine D améliore la fonction cardiaque des malades chroniques
Cholestérol : la prédisposition génétique serait bien plus rare que ce que l'on croyait
Première mondiale : le programme public de vaccination contre la dengue a démarré aux Philippines
Le décalage de l'horloge biologique augmente le risque de cancer du sein
Consommer régulièrement du café protège du cancer du côlon
Edito
La vie vient-elle de l’Espace ?



L’événement est passé quelque peu inaperçu dans les médias mais il est pourtant considérable du point de vue scientifique : pour la première fois, des chercheurs viennent de montrer que le ribose, un sucre à la base du matériel génétique des organismes vivants, a pu se former dans les glaces des comètes. Pour parvenir à ce résultat, des scientifiques de l'Institut de chimie de Nice (CNRS/Université Nice Sophia Antipolis) ont analysé très précisément une comète artificielle créée par leurs collègues de l'Institut d'astrophysique spatiale (CNRS/Université Paris-Sud). Ces scientifiques nous proposent un scénario cohérent et réaliste de formation de cet élément essentiel pour l'apparition de la vie, qui n'avait encore jamais été détecté dans des météorites ou dans des glaces cométaires (Voir Science).

Tous les organismes vivants sur Terre, y compris les virus, ont un patrimoine génétique fait d'acides nucléiques - ADN ou ARN. La plupart des scientifiques considèrent que l'ARN aurait été l'une des premières molécules caractéristiques de la vie à apparaître sur Terre mais la question fondamentale de l'origine et de la genèse de ces molécules biologiques reste entière. Pour y apporter une réponse convaincante, un nombre croissant de scientifiques acceptent à présent l'hypothèse selon laquelle la Terre aurait été "ensemencée" par des comètes ou astéroïdes contenant les briques de base nécessaires à l'émergence du vivant.

Il est vrai qu'au cours de ces dernières années, cette thèse s'est trouvée renforcée par la découverte de plusieurs acides aminés (constituants des protéines) et bases azotées (l'un des constituants des acides nucléiques) dans des météorites, ainsi que dans des comètes artificielles, reproduites en laboratoire. On se souvient qu’en 1953, des scientifiques américains, Stanley Miller et Harold Urey, avaient bouleversé notre conception de la genèse de la vie en réussissant à reproduire dans leur laboratoire de Chicago la formation de matière organique à partir d'une "soupe primitive" composée de vapeur d'eau, d'hydrogène, d'ammoniac et de méthane, en la soumettant à des décharges électriques reproduisant les violents orages qui frappaient de manière incessante la surface de notre Terre à cette époque.

Au cours de ces expériences historiques, Miller et Urey avaient pu obtenir de nombreuses substances chimiques telles que des acides aminés. Depuis ces expériences historiques, d'autres essais réalisés à travers le monde par de nombreuses équipes scientifiques ont permis d'obtenir, en modifiant la composition de cette "soupe", des bases azotées de l'ADN et de l'ARN (adénine et guanine), de l’acide cyanhydrique et des aldéhydes. Toutes ces expériences ont eu des conséquences scientifiques majeures en démontrant que des molécules organiques pouvaient bien être produites à partir d’un milieu naturel.

Mais le ribose, l'autre constituant-clé de l'ARN, n'avait encore jamais été détecté dans du matériel extraterrestre, ni produit en laboratoire dans des conditions "astrophysiques". En simulant l'évolution de la glace interstellaire composant les comètes, des équipes de recherche françaises ont réussi à former du ribose - étape importante pour comprendre l'origine de l'ARN et donc les origines de la vie.

Dans un premier temps, une "comète artificielle" a été produite à l'Institut d'astrophysique spatiale : en plaçant dans une chambre à vide et à -200°C un mélange représentatif d'eau (H2O), de méthanol (CH3OH) et d'ammoniac (NH3), les astrophysiciens ont simulé la formation de grains de poussières enrobés de glaces, la matière première des comètes. Ce matériau a été irradié par des UV - comme cela est le cas dans le milieu interstellaire où naissent les comètes. Cet échantillon a ensuite été porté à température ambiante - pour reproduire la situation des comètes qui se rapprochent du Soleil. Sa composition a ensuite été analysée à l'Institut de chimie de Nice en recourant à un outil technologique d'une extrême sensibilité, la chromatographie multidimensionnelle en phase gazeuse, couplée à la spectrométrie de masse. Grâce à cette technologie de pointe, les chercheurs ont pu identifier vingt-six acides aminés dans la comète artificielle, parmi lesquels pour la première fois six acides diaminés, dont la N-(2-Aminoethyl) glycine. La découverte de ce dernier acide aminé a été saluée par la communauté scientifique car celui-ci est probablement l’un des composants de l’acide peptidique nucléique (APN), considéré comme l'ancêtre de l'ADN terrestre.

Plusieurs sucres ont été également détectés, parmi lesquels le ribose. Leur diversité et leurs abondances relatives suggèrent qu'ils ont été formés à partir de formaldéhyde (une molécule présente dans l'espace et sur les comètes, qui se forme en grande quantité à partir de méthanol et d'eau). En attendant de confirmer l'existence de ribose dans de vraies comètes, cette découverte est essentielle car elle comble un « chaînon manquant » très important dans la liste des "briques moléculaires" de la vie qui peuvent se  former dans la glace interstellaire. Elle renforce de manière décisive la théorie selon laquelle les comètes comme source de molécules organiques ont rendu la vie possible sur Terre... et peut-être ailleurs dans l'Univers.

En mars 2012, la même équipe de recherche, comprenant les groupes d'Uwe Meierhenrich et de Cornelia Meinert de l'Institut de chimie de Nice (Université Nice Sophia Antipolis/CNRS), et de Louis Le Sergeant d'Hendecourt de l'Institut d'astrophysique spatiale (CNRS/Université Paris-Sud) avait déjà pu montrer la présence de briques moléculaires de la vie primitive dans l’espace (Voir CNRS).

L’ensemble de ces découvertes récentes confirme donc pleinement que les premières structures moléculaires de la vie ont pu se former dans l’Espace, avant de venir ensemencer notre toute jeune Terre en y étant transportées par les innombrables météorites de comètes qui se sont écrasées sur notre planète. Ce scenario cohérent qui se dessine a notamment été récemment conforté par la mission Rosetta et le robot Philae de l’Agence spatiale européenne (ESA), qui ont détecté plusieurs des composés organiques complexes nécessaires à la vie sur une comète, 67P Tchourioumov-Guerrasimenko. Malheureusement, cette mission n’était pas dotée des outils nécessaires pour détecter la présence de ribose et cette recherche « in situ » va être l’objet de deux missions en cours : Hayabusa-2 et l’atterrisseur Mascot – menée conjointement par la Jaxa, l’Agence spatiale japonaise, et l’ESA – et OSIRIS-REx de la NASA. Ces deux missions ont pour cible des astéroïdes choisis précisément parce qu’ils se sont formés dans les mêmes conditions que la Terre et qu’ils pourraient par conséquent avoir été propices à la formation de ces fameux riboses.

Il y a quatre ans, en analysant un fragment de Sutter's Mill, une météorite tombée en Californie le 22 avril 2012, des biochimistes américains avaient déjà découvert l'existence de molécules organiques complexes - les polyethers - qui n'avaient jusqu'ici jamais été découvertes dans une météorite. Cette découverte avait apporté la preuve qu’il existait déjà une grande variété de molécules complexes lorsque la vie est apparue sur Terre, il y environ 3,8 milliards d’années (Voir PNAS).

Il faut également rappeler qu’en octobre 2015, une autre équipe internationale avait détecté pour la première fois de l’alcool et du sucre sur la comète C/2014 Q2 Lovejoy, qui est passée au plus près de la Terre en janvier 2015. Le sucre en question est le glycolaldéhyde (CH2OHCHO), le plus simple des sucres. Quant à l’alcool identifié, il s’agit d’alcool éthylique (C2H5OH), plus connu sous le nom d'éthanol, que l’on retrouve dans les boissons alcoolisés.

Reste à comprendre pourquoi notre planète, qui s’est formée il y a plus de 4,5 milliards d’années, n’abriterait pas ce ribose depuis ses origines ? Très probablement, selon la majorité des scientifiques, parce que la Terre, au cours de sa prime jeunesse, a subi un bombardement massif qui a détruit toutes ces molécules fragiles. C’est donc un « ensemencement » plus tardif qui aurait pu déclencher l’apparition de la vie au cours d’une période de relative accalmie cosmique.

Depuis une vingtaine d’années, toute une série de découvertes et d’observations sont venues par ailleurs bouleverser la vision que les scientifiques se faisaient de la vie, comme phénomène très improbable, fragile et peu compatible avec des environnements extrêmes comme l’espace. En 2001, un ballon sonde de l’université de Cardiff stationnant à 41 kilomètres d’altitude, donc dans la stratosphère, avait permis de montrer la présence dans l’espace de plusieurs types de bactéries, parmi lesquelles Bacillus simplex et Staphylococcus pasteuri. Ces recherches avaient évidemment donné un sérieux crédit à la théorie déjà ancienne de la « panspermie », selon laquelle la matière présente dans la stratosphère pourrait en partie provenir d’apports extraterrestres.

En 2002, des chercheurs allemands ont embarqué à bord du satellite russe FOTON des bactéries de type Bacillus subtilis et ont pu tester leur résistance dans différents milieux. Si les bactéries restées sans aucune protection dans l’espace sont toutes mortes, celles qui ont été mélangées avec de la poudre d’argile, de roche ou de météorite ont beaucoup mieux survécu.

En 2009, l’équipe de Cardiff qui avait réalisé l’expérience du ballon-sonde a procédé à une nouvelle expérience. Un ballon de 756.000 mètres cubes a emporté seize tubes de prélèvements plongés dans du néon liquide. Exposées à l’air, ces éprouvettes ont recueilli des échantillons d’air entre 20 et 41 kilomètres d’altitude, avant d’être récupérées par parachute. L’analyse du contenu de ces tubes a montré la présence de douze types de bactéries. Fait remarquable, trois des bactéries ne correspondent à aucune espèce connue et se caractérisent par une grande résistance aux ultraviolets.

En 2010, une autre équipe internationale avait montré que des cyanobactéries prélevées dans les falaises d’un village anglais, Beer, avaient survécu 553 jours dans l'espace, à l'extérieur de la Station spatiale internationale. Ces chercheurs ont voulu vérifier si les bactéries pouvaient résister aux conditions hostiles qui sont celles de l'espace. Ils ont pu constater que ces bactéries parvenaient à survivre pendant de longues périodes à des changements extrêmes de température et à des rayonnements cosmiques et ultraviolets de forte intensité.

En août 2014, en analysant des échantillons prélevés sur les parois externes de la Station spatiale internationale (ISS), située à 350 km d’altitude, des chercheurs russes ont eu la surprise, à l’occasion du nettoyage de certains hublots de la station, de découvrir du plancton marin sur les parois extérieures de cette installation spatiale. Pour le moment, personne ne sait comment du plancton marin a pu arriver jusqu’à la station spatiale mais l’hypothèse la plus probable, selon les chercheurs, est que les micro-organismes ont été apportés par des courants d’air ascendants qui balayent la surface de la station. Le plancton aurait alors parcouru grâce à ces flux d’airs une distance de 420 kilomètres avant de s’implanter sur les parois de l’ISS. Il se serait ensuite développé malgré les conditions extrêmes de l’espace, le manque d’oxygène, les basses températures et les rayonnements cosmiques. Cette possibilité est tout à fait crédible dans la mesure où de précédentes études ont déjà démontré que certains organismes étaient capables de survivre dans l'environnement spatial.

Sur Terre également, les chercheurs ont découvert que des formes de vie de type bactérien, baptisées archées, parviennent à vivre sans problèmes dans des conditions extrêmes, qu’il s’agisse de sources d’eau bouillante ou acide. Certaines de ces bactéries sont capables de se développer au fond des océans, en l'absence de toute source lumineuse. En 2003, des chercheurs de l'Ifremer de Brest (France) ont découvert des archées dans une couche de sédiments datant de 111 millions d'années. Ces fascinantes bactéries parviennent à vivre sans oxygène et sans lumière à une température d'environ 100°C à plus de 6100 mètres en-dessous de la surface de la mer. En 2008, d’autres archées ont été identifiées dans les glace de l'Antarctique, à plus de trois kilomètres de profondeur… Encore plus sophistiquées que les archées, d’autres bactéries, de la famille du groupe étrange des Loricifères formées de plusieurs cellules ont été trouvées en 2010 en Méditerranée par le professeur Roberto Danovaro. Elles sont capables de s’adapter et de se développer dans un environnement riche en sulfures dont elles savent parfaitement tirer toute l’énergie dont elles ont besoin ! On voit donc que, contrairement à que l’on pensait il y a encore quelques décennies, la vie sur Terre est absolument partout, des grands fonds océaniques à la haute atmosphère et montre une capacité d’adaptation extraordinaire aux conditions extrêmes et aux environnements les plus hostiles.

Dans notre système solaire, il n’est pas non plus exclu que la vie existe sous des formes rudimentaires ailleurs que sur Terre. Aujourd’hui, outre la planète Mars sur laquelle des traces de vie sont activement recherchées par les différentes missions d’exploration qui se succèdent, trois autres planètes de notre système solaire pourraient abriter la vie : Encelade, une lune de Saturne et surtout Europe et Ganymède, deux lunes de Jupiter. Ces trois lunes fascinantes recèlent en effet des quantités d’eau sous forme liquide tout à fait considérables mais également des sources de chaleur internes dues à leur activité tellurique, deux conditions indispensables, à défaut d’être suffisantes, à l’éclosion de la vie.

Enfin, si l’on considère notre galaxie et ses 150 milliards d’étoiles, il est également tout à fait possible, sinon probable, que la vie y soit apparue en plusieurs endroits. En 2013, des astronomes américains des universités de Californie et d’Hawaï avaient estimé à environ 9 milliards le nombre de planètes potentiellement habitables dans notre galaxie, sur la base de l'analyse des données recueillies durant quatre années par le télescope spatial Kepler. Mais de nouveaux calculs effectués en 2015 par des chercheurs de l'Australian National University (ANU) et s’appuyant sur la loi de prédiction orbitale de « Titus-Bode » estiment désormais que les planètes "habitables" de notre galaxie pourrait désormais se compter en centaines de milliards (Voir Cornell University Library).

S’il existe un si grand nombre de planètes habitables dans notre Voie Lactée et que la vie peut être véhiculée dans l’espace par les météorites et les comètes, comme semble le montrer ces récentes découvertes, on doit alors en conclure que la vie, loin d’être un phénomène unique qui ne se serait produit que sur notre Terre, est peut-être beaucoup plus répandue dans l’Univers qu’on ne l’imagine et qu’elle est même assez banale à l’échelle cosmique…

Longtemps conçus et présentés par la science comme incompatibles et étrangers l’un à l’autre, la vie et l’espace, la biologie et la physique, l’inerte et l’animé semblent bien en fin de compte intimement et étrangement liés depuis la formation de notre galaxie, aux tous premiers âges de l’Univers.

Dans ce nouveau et troublant paysage cosmique qui se révèle, il est toujours possible de croire, comme Démocrite et plus près de nous, comme Jacques Monod, que « tout ce qui existe dans l’Univers est le fruit du hasard et de la nécessité »  mais on peut aussi être troublé par le fait qu’il aurait suffi, on le sait à présent, d’une infime modification des lois extraordinairement précises qui régissent la nature et l’Univers pour que la vie et la conscience ne puissent pas émerger.

Gageons que la découverte de la vie ailleurs que sur notre Terre, perspective à présent considérée comme probable par un nombre croissant de scientifiques, relancera ce débat aussi vieux que la science et que la raison…

René TRÉGOUËT

Sénateur honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat

ERRATUM : Dans mon dernier édito intitulé "La physique va révolutionner le traitement du cancer", j'avais par erreur attribué à Pierre Levy la création de Nanobiotix. Naturellement, c'est de Laurent Levy dont je voulais parler. Je lui demande de m'excuser pour cette erreur. Je présente la même demande à tous les lecteurs de RT Flash et les invitent à se rendre sur le site www.nanobiotix.com. Vous y constaterez combien cette start-up donne une image dynamique de la Recherche française.

René TRÉGOUËT


TIC
Information et Communication
L’intelligence artificielle comprend le sens de ses lectures
Lundi, 09/05/2016 - 01:00

L'entreprise canadienne Maluuba a mis au point une intelligence artificielle capable de lire mais aussi de comprendre des pages de texte. Maluuba a d’abord entraîné son innovation à “lire” des centaines de contes pour enfant combinés avec des questions-réponses à propos de chaque texte. Grâce à cette formation accélérée, l’algorithme peut désormais répondre à des questions à choix multiples sur un passage inconnu avec plus de 70 % de précision.

Cette forme d'IA pourrait avoir de multiples applications : monter des meubles, installer du matériel informatique, comprendre une histoire compliquée ou un article technique. L’équipe avait en tête de l’utiliser pour des dossiers de patient ou des documents de service-client.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

MIT

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Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Microsoft présente une intelligence artificielle pour les aveugles
Mardi, 10/05/2016 - 15:21

Dans le cadre du projet de recherche Seeing AI, Microsoft a développé une application qui permet aux personnes aveugles ou malvoyantes de mieux comprendre le monde qui les entoure. Celle-ci repose sur des algorithmes d'intelligence artificielle et a été présentée à l'occasion de la conférence Build, qui vient de se tenir à San Francisco.

L’intelligence artificielle (AI) ne permet pas seulement à un ordinateur de battre un expert au jeu de go. Ses applications potentielles sont immense et à l’occasion de Build, la conférence annuelle de Microsoft dédiée aux développeurs qui se tient actuellement à San Francisco, Staya Nadella, Président de la firme de Redmond, a présenté Seeing AI, une application d'intelligence artificielle destinée aux personnes aveugles ou malvoyantes. Dans la vidéo de présentation, on peut voir Saqib Shaikh, un ingénieur de Microsoft, utiliser des lunettes connectées et l’intelligence artificielle pour mieux comprendre l’environnement qui l’entoure.

Après avoir pris une photo avec ses lunettes, une voix lui indique, par exemple, qu’un jeune homme fait du skateboard ou qu’une jeune fille lance un frisbee orange. Le même procédé lui permet d’avoir une idée de l’expression faciale et des émotions de ses collègues lors d’une réunion.

Une autre scène le montre dans un restaurant où aucune version braille du menu n’est disponible. Saqib Shaikh utilise alors son smartphone pour prendre en photo le menu et obtenir une lecture complète grâce à l’intelligence artificielle. Saqib Shaikh a lui-même participé au développement de cette application qui, pour l'heure, ne fait l'objet que d'un projet de recherche.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Tech Insider

Le corps humain sera le canal d'interaction du futur
Mardi, 10/05/2016 - 14:58

Le corps humain va-t-il devenir apte à transmettre des informations numériques ? Il semble que oui si l'on en croit plusieurs recherches en cours. On savait déjà que le corps humain pouvait générer de l’électricité, il est également capable de transmettre des données pour créer de l'interaction entre deux terminaux. La technologie « human cable » est en effet apparue en 2010 et s’est concrétisée en 2012, notamment par le biais de la société Ericsson. Présentée lors du CES de Las Vegas, elle était jusqu’à présent à l’état de recherches, mais du côté des chercheurs de l’université suédoise de Linköping, la technologie est désormais prête.

Concrètement, le corps humain possède la capacité de stocker une charge électrique : c’est le « phénomène capacitif ». De ce fait, l’envoi de données par le biais du corps qui transfère une charge électrique fonctionne déjà tout seul. Cependant, le signal envoyé s’atténue presque complètement en chemin, et c’est là que la technologie de l’human cable est nécessaire pour capter ce signal et en exploiter les données. Elle détermine les conditions d’émission et de réception du signal du corps afin de créer un système de connexion ultrasensible.

Récemment, des chercheurs de l’université suédoise ont mis au point un nouveau procédé moins contraignant qui ne requiert qu'un simple code barre imprimé comme émetteur.

Quelles sont les applications possibles ? Les chercheurs testent notamment leur technologie dans le retail, où le simple touché d’un code barre transmet les données d’un produit vers son téléphone. Une facture se génère automatiquement et l’on peut avoir accès aux caractéristiques du produit. Dans la sphère médicale, c’est le terrain de l’accident qui est exploité : des expérimentations sont en cours pour trouver un système qui permettrait d’une part, la géolocalisation d’une personne accidentée, et d’autre part, la mesure et le transfert de ses paramètres vitaux.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

LiU et LiU

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Matière
Matière et Energie
La diode la plus petite du monde est faite d'ADN
Mardi, 10/05/2016 - 14:51

Une équipe regroupant des chercheurs des universités Ben Gourion du Néguev (Israël) et de Georgia (Etats-Unis), a mis au point la diode la plus petite du monde.

En électronique, une diode est un élément simple qui permet de faire passer facilement le courant dans une direction, mais pas dans l’autre. Les chercheurs ont utilisé une molécule d’ADN composée de 11 paires de bases et l’ont couplée à une autre petite molécule baptisée coralyne ; ils ont ensuite connecté l'ensemble à un circuit électronique. Ce système a permis à l’ADN modifié de remplir la fonction de diode. Les chercheurs ont, en effet, observé que le courant circulant dans l’ADN était 15 fois plus fort avec des tensions négatives qu’avec des tensions positives.

Cette démonstration offre la possibilité de surmonter les limites physiques du silicium dont les performances deviennent instables et imprévisibles lorsque les puces sont trop petites. Selon les chercheurs, cette découverte pourrait conduire à des progrès significatifs dans la conception et la construction d’éléments électroniques à l’échelle nanométrique, qui seraient au moins 1000 fois plus petits que les composants actuels. Les chercheurs entendent désormais améliorer les performances de leur diode moléculaire et mettre au point d’autres composants moléculaires.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

IEEE Spectrum

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Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
Le réchauffement climatique aura des conséquences financières majeures
Mardi, 10/05/2016 - 15:27

Selon une étude britannique parue dans la revue "Nature Climate Change", c'est 2 500 milliards de dollars d’actifs financiers qui seraient menacés si le réchauffement climatique se poursuit au rythme actuel et que la température de la planète augmente de 2,5°C d’ici 2100.

Des économistes de plus en plus nombreux s’alertent des conséquences du changement climatique sur l’activité économique et la croissance : dégâts liés à la recrudescence des intempéries, chute de la productivité, conséquence de la sécheresse sur l’agriculture…

Mais cette étude est l'une des premières à avoir essayé d'évaluer les conséquences du changement climatique sur la valeur des actifs mondiaux. Elle estime que si les émissions de gaz à effet de serre (GES) élèvent la température moyenne de 2,5°C par rapport à l'ère pré-industrielle, c'est 1,8 % de la valeur totale des actifs financiers mondiaux qui pourrait être menacée , soit environ 2 500 milliards de dollars (2 200 milliards d’euros).

L’étude conduite par Simon Dietz, professeur à la London School of Economics and Political Science, précise que ce montant correspond à la moitié de la capitalisation totale du secteur des énergies fossiles. « Notre étude montre pourquoi la menace du changement climatique devrait être un enjeu important pour tous les investisseurs sur le long terme tels que les fonds de pension », souligne Simon Dietz.

Pour cet économiste réputé, « Il est urgent de mettre en œuvre des mesures de limitation des émissions de GES pour contenir la hausse de la température bien en-deçà de 2°C », comme la communauté internationale s’y est engagée dans l’accord de Paris de décembre. L’étude précise que demeurer en dessous d’une augmentation de 2°C permettrait de limiter à 1.700 mds USD le montant des actifs en péril, et à 13.200 milliards dans le pire scénario.

Les climatologues considèrent pour leur part que la planète pourrait être soumise à un réchauffement de +4°C d’ici 2100 en l’absence de mesures concrètes. Et même dans l'hypothèse optimiste dans laquelle tous les Etats appliqueraient les mesures promises lors de la conférence de Paris, la hausse devrait se situer dans une fourchette allant de de +2,7 à +3°C…

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

NCC

La Lune jouerait un rôle majeur dans le maintien du champ magnétique terrestre
Vendredi, 06/05/2016 - 13:10

On le sait, le champ magnétique terrestre nous protège chaque jour des particules chargées et des radiations issues du rayonnement solaire. Ce bouclier est produit par la géodynamo : des mouvements rapides d'énormes quantités d'alliage de fer liquide dans le noyau externe de la planète.

Pour maintenir ce champ magnétique jusqu'à aujourd'hui, les scientifiques pensaient qu'il était nécessaire que le noyau terrestre se soit refroidi d'environ 3 000 degrés sur les derniers 4,3 milliards d'années. Mais des chercheurs du CNRS et de l'Université Blaise Pascal suggèrenr au contraire que sa température a baissé de seulement 300 degrés. L'action de la Lune, négligée jusqu'à présent, compenserait alors cette différence pour maintenir la géodynamo active.

Le modèle classique de formation du champ magnétique terrestre soulevait un paradoxe majeur. Pour que la géodynamo fonctionne, la Terre aurait dû être complètement fondue il y a quatre milliards d'années et son noyau aurait dû refroidir lentement d'environ 6800°C, à l'époque, à 3800°C aujourd'hui.

Des travaux récents de modélisation de l'évolution précoce de la température interne de notre planète, et géochimiques sur la composition des carbonatites et des basaltes les plus anciens, vont à l'encontre d'un tel refroidissement. Si des températures aussi hautes sont exclues, les chercheurs proposent une autre source d'énergie dans cette étude.

La Terre adopte une forme aplatie, tourne autour d'un axe incliné qui oscille autour des pôles et son manteau se déforme élastiquement par effet de marée dû à la Lune. Les chercheurs ont montré que cet effet pourrait stimuler continuellement les mouvements de l'alliage de fer liquide qui constitue le noyau externe, et générer en retour le champ magnétique terrestre.

Une puissance de 3 700 milliards de watts est constamment fournie à la Terre par transfert des énergies gravitationnelle et de rotation du système Terre-Lune-Soleil, et jusqu'à plus de mille milliards de watts seraient disponibles pour provoquer ce type de mouvements dans le noyau externe. Cette énergie est suffisante pour générer le champ magnétique terrestre ce qui, avec la Lune, résout le paradoxe majeur du modèle classique. Ce nouveau modèle souligne que l'influence de la Lune sur la Terre dépasse donc largement le simple cas des marées.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Science Direct

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
L'ail aime votre cœur !
Mercredi, 11/05/2016 - 21:06

Une étude réalisée par le LA BioMed, un institut de recherche rattaché à l’Université de Californie (UCLA), a montré que la consommation régulière d'extraits d’ail vieilli peut réduire l’accumulation de plaque d’athérome dans les artères. Ce condiment, naturel, pourrait ainsi contribuer à ralentir la progression de la maladie cardiaque, selon ces recherches.

L’étude a été menée auprès de 55 patients, âgés de 40 à 75 ans, diagnostiqués avec un syndrome métabolique réunissant plusieurs facteurs de risque cardiaque dont l’obésité, l’hypertension, un tour de taille et des niveaux de cholestérol élevés. Au départ de l’étude, tous les participants ont subi un dépistage de mesure de la plaque coronaire totale et de la densité des dépôts de calcium dans les artères. Après évaluation, les participants ont reçu soit une dose de 2.400 mg d’extrait d’ail chaque jour, soit un placebo. Un an plus tard, un nouveau diagnostic de mesure de la plaque coronaire totale a été effectué.

L’analyse constate que l’extrait d’ail vieilli entraîne une réduction de 80 % de la quantité de petites plaques molles, plus vulnérables, dans les artères de patients présentant un syndrome métabolique. En outre, l'ail pris sous cette forme préviendrait aussi la formation de nouvelles plaques dans les artères.

Selon le Docteur Matthew J. Budoff, MD, chercheur au LA BioMed, "L’Extrait d’ail vieilli peut aider à ralentir significativement la progression de l’athérosclérose et ainsi, inverser, aux premiers stades, l’évolution de la maladie cardiaque".

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

JON

Cancer du sein : une protéine pour repérer les femmes à risque
Mercredi, 11/05/2016 - 20:51

Pour combattre plus efficacement le cancer du sein, le plus mortel au niveau mondial chez la femme, un diagnostic plus précoce serait un avantage décisif. Dans cette perspective, une équipe de l’école de médecine de Harvard (HMC) a identifié une molécule présente dans les tissus mammaires sains. Elle permettrait de déterminer de manière assez précise si les femmes examinées présentent un risque important de développer un cancer.

L’étude a été réalisée sur 302 échantillons issus de biopsies de femmes qui avaient consulté pour une pathologie mammaire, différente du cancer du sein. Parmi elles, 69 ont par la suite développé une tumeur maligne. Les chercheurs ont remarqué que les femmes dont les cellules des mamelons et des lobules – qui produisent le lait – contenaient les plus hauts taux d’une molécule appelée Ki67 avaient cinq fois plus de risques de développer un cancer du sein par la suite.

"Actuellement, nous ne sommes pas très performants dans l’identification des femmes à haut risque de développement d’un cancer du sein, explique Rulla Tamimi, Professeur associé à la HMC, qui a dirigé l’étude. En le faisant, nous pourrions développer des dépistages individualisés, et ainsi des stratégies de réduction des risques plus ciblées".

Jusqu'à présent, la  mammographie reste le seul moyen de dépistage efficace mais cette technique présente des inconvénients. Elle conduit notamment à des faux positifs et des faux négatifs ; certaines femmes ayant un début de cancer du sein ne sont donc pas toujours repérées, et inversement, d’autres sont inquiétées et parfois traitées à tort.

"Les bénéfices de ce dépistage sont largement supérieurs aux inconvénients", précise Rulla Tamimi mais, selon elle, "La perspective de pouvoir réaliser un dosage du Ki67 à l'aide d'un simple test sanguin pourrait alors permettre de repérer de manière simple et fiable les femmes devant faire l'objet d'une surveillance mammographique accrue parce qu'elles présentent un réel risque de cancer du sein."

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Cancer Research

De nouvelles pistes contre la maladie d'Alzheimer
Mardi, 10/05/2016 - 15:15

Les mécanismes neurobiologiques impliqués dans la redoutable maladie d'Alzheimer livrent peu à peu leurs secrets. On sait depuis environ 20 ans qu'une protéine appelée Tau (tubule-associated unit), participe au cytosquelette des cellules, surtout chez les neurones. L'étude des cerveaux de personnes décédées suite à cette pathologie montre une accumulation en forme de plaques (dites amyloïdes) de cette protéine. Deux équipes viennent indépendamment de préciser le rôle de Tau et d'autres dans la perte de fonctions cognitives.

L'étude des Instituts Gladstone, affiliés à l'université de Californie à San Francisco, a établi un lien entre Tau et la perte de mémoire. Cette protéine Tau semble bien, sur un modèle de la maladie d'Alzheimer chez des souris, empêcher les neurones de former des connexions entre eux, rendant ainsi impossible la formation d'une mémoire. Une des protéines responsables de la formation mnémonique est la Kibra. La Tau empêcherait la Kibra de se former en quantité suffisante. « Comprendre pourquoi et comment Tau est toxique pour les neurones est le premier pas pour tenter de réparer ou prévenir les dommages cérébraux qu'elle cause », estime Li Gan, l'un des responsables des travaux.

La deuxième équipe de recherche, appartenant essentiellement à l'hôpital pour enfants de Boston, a elle aussi travaillé sur les connexions entre neurones (synapses). Elle a découvert que leur perte commençait bien plus tôt, de manière asymptomatique, qu'on ne le croyait. « La perte des synapses est fortement corrélée avec la perte des fonctions cognitives », explique Beth Stevens, principale investigatrice.

Ces chercheurs ont pu montrer que les synapses d'un cerveau qui commence à dégénérer acquièrent comme une marque particulière, une protéine nommée C1q. Elle constitue un signal qui indique aux cellules dites gliales, chargées du nettoyage des éléments dégradés, de les éliminer. Les chercheurs ont utilisé, chez une souris, une molécule (un anticorps) capable de cacher le marqueur « infamant ». La perte des synapses en est fortement ralentie. C'est donc une nouvelle piste thérapeutique qui s'ouvre.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

New Scientist

Le rôle de la mécanique dans l’élimination des cellules cibles par les cellules immunitaires
Mardi, 10/05/2016 - 15:04

Une équipe internationale, impliquant des chercheurs du Laboratoire d'hydrodynamique de l’X (LadHyX, École polytechnique/CNRS), de l’Institut interdisciplinaire de neurosciences (IINS, CNRS/Université de Bordeaux), de l’Institut Curie et de l’Inserm, vient de mesurer les forces générées par les globules blancs pendant la réponse immunitaire.

Ces forces permettent la destruction de la cellule cible en favorisant l’activité cytolytique de la perforine, une protéine qui forme des pores dans la cellule cible. La synapse immunologique s’établissant entre un lymphocyte T cytotoxique (CTL) et une cellule cible infectée ou transformée constitue une structure active capable d’exercer des forces mécaniques. Les chercheurs se sont intéressés au rôle de ces forces synaptiques dans la destruction des cellules cibles.

Les CTLs tuent en sécrétant au sein de la synapse des protéasiques et de la perforine. Des expériences de biophysique ont révélé une corrélation claire entre l’amplitude des forces exercées à travers la synapse et la vitesse de la formation de pores par la perforine, indiquant que ces forces potentialisent la cytotoxicité par amplification de l’activité de la perforine.

Cette équipe internationale a également mis en évidence que l’augmentation de la tension des cellules cibles favorise la formation de pores par la perforine ainsi que l’élimination de ces cellules par les CTLs. Ces données indiquent que les CTLs coordonnent dans l’espace et le temps le relargage de perforine et l’exercice de forces mécaniques sur leur cible.

Ces résultats révèlent une dimension mécanique de la fonction des lymphocytes jusqu’alors insoupçonnée, et ils démontrent que les cellules utilisent des forces mécaniques pour contrôler l’activité d’espèces chimiques qu’elles émettent dans le milieu extérieur.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Cell

La vitamine D améliore la fonction cardiaque des malades chroniques
Mardi, 10/05/2016 - 14:45

À l'issue de 5 ans de travaux, une équipe de recherche de l'université anglaise de Leeds a montré l'efficacité de la Vitamine D3 sur les patients victimes de pathologies cardiaques chroniques. La grande majorité, âgée de plus de 75 ans, intègre moins bien la source naturelle apportée par l'exposition au soleil. Cette découverte vient d'être présentée au congrès de l'American College of Cardiology à Chicago, aux États-Unis.

Cette étude a suivi 160 patients qui étaient déjà traités pour insuffisance cardiaque avec des bêtabloquants (régulateurs du rythme cardiaque), des inhibiteurs de l'ECA, médicaments qui facilitent le pompage du coeur en contrôlant la tension artérielle, et des pacemakers. Les cardiologues ont mesuré ce qu'on appelle la fraction d'éjection, à savoir la quantité de sang pompée par le coeur à chaque battement. Pour une personne saine, cette fraction d'éjection est d'habitude entre 60 % et 70 %. Les patients de l'étude se situaient autour de 26 %.

D'après les résultats, les 80 patients qui ont pris pendant un an de la vitamine D3 tous les jours, ont vu leur fonction cardiaque améliorée de 26 à 34 %, contrairement à ceux qui ont pris le placebo. Une supplémentation sans calcium leur a été administrée pour empêcher des risques de complication. Les chercheurs concluent que des malades cardiaques peuvent d'ores et déjà prendre de la vitamine D3 régulièrement. Certains d'entre eux pourraient ainsi éviter l'opération coûteuse qui consiste à implanter un défibrillateur, un dispositif qui détecte des rythmes irréguliers dangereux du coeur et peut "choquer" le muscle pour rétablir un rythme normal.

On estime que 23 millions de personnes sont concernées par ces pathologies dans le monde, dont la moitié âgée de plus de 75 ans. Les sources naturelles de vitamine D se trouvent dans les oeufs, les produits laitiers, les poissons gras (sardines et maquereaux), le foie de veau et l'huile de foie de morue.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Leeds

Cholestérol : la prédisposition génétique serait bien plus rare que ce que l'on croyait
Lundi, 09/05/2016 - 01:20

Selon une étude présentée lors de la conférence annuelle de l'American College of Cardiology (ACC) de Chicago, seule une petite partie de la population, environ 2 %, a une mutation génétique prédisposant à un taux de cholestérol très élevé.

Cette étude de séquençage génétique, la plus étendue jamais effectuée, a porté sur plus de 26.000 personnes et montre que l'hypercholestérolémie familiale est bien plus rare qu'estimée. Les précédentes recherches faisaient état de 25 %.

Sur la base de ces résultats, ces chercheurs estiment que sur les 14 millions d'Américains ayant un taux de "mauvais" cholestérol (LDL) dépassant 190 mg/dl (milligrammes par décilitre), 412.000 sont porteurs de cette mutation génétique. Ces personnes ayant hérité de cette mutation courent un risque nettement plus élevé de développer des maladies coronariennes plus tôt dans la vie, soulignent les auteurs de l'étude. De ce fait, un dépistage génétique plus systématique permettrait une détection et un traitement précoce, explique le Docteur Amit Khera, un cardiologue du Massachusetts General Hospital à Boston, un des principaux co-auteurs de l'étude.

"De nombreux cliniciens supputent que des patients avec un taux de cholestérol dépassant 190 mg/dl ont la mutation de l'hypercholestérolémie familiale", relève le Docteur Khera. Mais, selon lui "il y a de nombreuses autres causes comme une mauvaise alimentation, le manque d'exercice physique ainsi que l'influence d'autres variantes génétiques communes qui chacune ont un faible effet sur le cholestérol mais en s'additionnant, quand elles sont présentes simultanément, peuvent avoir un grand impact".

Ces chercheurs ont déterminé que le risque de maladie des artères coronaires précoce, résultant de l'accumulation de plaques, était six fois plus grand chez les personnes avec un taux de cholestérol dépassant 190 que chez celle avec un LDC inférieur à 130 qui est la normale. Mais chez les sujets porteurs de la mutation génétique ce risque est 22 fois supérieur. La médecine estime que les maladies coronariennes sont précoces quand elle apparaissent avant 55 ans chez les hommes et 65 ans pour les femmes. Ces chercheurs expliquent également que même si les personnes avec la mutation ont un taux de cholestérol modérément élevé, ils ont malgré tout un risque substantiellement plus grand de développer une pathologie coronarienne. 

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

ACC

Première mondiale : le programme public de vaccination contre la dengue a démarré aux Philippines
Lundi, 09/05/2016 - 01:10

Sanofi Pasteur a annoncé que la première campagne publique de vaccination contre la dengue a démarré aux Philippines début avril 2016. Les détails du plan visant à vacciner plus d’un million d’enfants des écoles publiques ont été révélés à la presse nationale et internationale lors d’un grand événement organisé par le Ministère de la santé. Les autorités de santé des Philippines, sous la conduite de Janette Garin, Ministre de la Santé, assument leur position de leader mondial dans la prévention de la dengue.

L’utilisation du vaccin tétravalent contre la dengue de Sanofi Pasteur, Dengvaxia, a été approuvée aux Philippines le 22 décembre 2015 chez les individus âgés de 9 à 45 ans pour la prévention de la maladie causée par les quatre sérotypes. L’effet attendu du vaccin sur le poids de la dengue devrait résulter de sa capacité, démontrée lors des études de vaccination des sujets âgés de 9 ans et plus, à prévenir 8 hospitalisations liées à la dengue sur 10, et jusqu’à 93 % des cas de dengue sévère, dont une forme rare mais potentiellement mortelle appelée dengue hémorragique.

Le programme public de vaccination lancé aux Philippines débute par la vaccination, cette année, d’un million d’élèves dans 6 000 écoles publiques de trois régions du pays où la dengue est hautement endémique. Dengvaxia est disponible aux Philippines depuis février pour la vaccination dans le secteur privé.

L’Asie supporte actuellement 70 % du poids mondial de la dengue. Rien qu’aux Philippines, 200 000 cas de dengue ont été rapportés en 2013. Une nouvelle analyse publiée le 24 mars dans le New England Journal of Medicine montre que les Philippines ont la plus forte incidence de cas de dengue confirmés des 10 pays endémiques qui ont participé aux études cliniques d’efficacité de Dengvaxia. L’analyse montre aussi qu’aux Philippines près de 15 % des maladies fébriles chez les enfants de 9 ans et plus sont dues à la dengue.

Le vaccin de Sanofi Pasteur est l’aboutissement de plus de vingt ans d’innovation scientifique et de collaborations, et a fait l’objet de 25 études cliniques dans 15 pays à travers le monde. Plus de 40 000 volontaires ont participé au programme d’essais cliniques du vaccin contre la dengue de Sanofi Pasteur (phases I, II et III) ; 29 000 d’entre eux ont reçu le vaccin. Les essais cliniques de phase III, dont l’objectif principal était d’évaluer l’efficacité, se sont achevés avec succès en 2014. Les Philippines ont participé aux trois phases du développement clinique de Dengvaxia®.

Les analyses de l’efficacité et de la tolérance, combinant les données des essais d’efficacité de phase III avec un suivi de 25 mois et celles des études de suivi à long terme en cours, ont été publiées dans le New England Journal of Medicine le 27 juillet 2015. Elles confirment l’efficacité du vaccin et son profil de tolérance avec plus de recul dans les populations étudiées âgées de 9 à 16 ans. L’analyse combinée des résultats obtenus dans cette tranche d’âge montre une réduction de la dengue due aux quatre sérotypes chez deux tiers des individus vaccinés avec Dengvaxia®. Cette analyse combinée a montré en outre que Dengvaxia® permettait de prévenir 8 hospitalisations sur dix et 93 % des cas de dengue sévère. 

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Sanofi Pasteur

Le décalage de l'horloge biologique augmente le risque de cancer du sein
Vendredi, 06/05/2016 - 13:20

Une étude américaine qui a été présentée à la réunion annuelle de l’Endocrine Society, ENDO 2016, confirme l'existence d'un risque plus élevé de cancer chez les femmes qui subissent des niveaux élevés d’éclairage nocturne. Les chercheurs de l'Oregon State University rappellent que parmi les fonctions majeures de l’horloge interne figurent la synchronisation et l'expression des gènes nécessaires à de nombreuses fonctions cellulaires telles que la croissance cellulaire, la prolifération cellulaire et la réparation de l'ADN. Dont le gène de l'horloge Per2, considéré comme un gène suppresseur de tumeur.

Une exposition prolongée à la lumière, peut donc, en théorie, perturber les comportements cellulaires normaux et l'expression des gènes, en particulier dans les tissus hormono-dépendants, dont le tissu mammaire. Pour vérifier cette hypothèse, les chercheurs ont exposé un groupe de souris femelles à un cycle de lumière prolongée de 18 heures de lumière puis de 6 heures d'obscurité, et un autre groupe de souris à un cycle normal de 12 heures de lumière suivies de 12 heures d’obscurité. Les souris exposées à plus de lumière présentent, dans le tissu mammaire, un cycle considérablement ralenti du gène d'horloge Per2 soit d’environ 42 heures au lieu de 24 heures.

Cependant, ce ralentissement du gène d’horloge n’est constaté que dans le tissu mammaire et non dans les autres tissus périphériques. Ce cycle ralenti suggère que les fonctions cellulaires régulées par l'horloge biologique sont déréglées. Or ce dérèglement induit une diminution importante de l'expression des gènes qui codent ou fournissent le code génétique pour les récepteurs alpha et bêta d'œstrogène, des protéines qui se lient à l'ADN et peuvent agir comme des interrupteurs de réponses cellulaires.

L'expression de ces récepteurs des œstrogènes alpha et bêta s’avère tout particulièrement faible dans la glande mammaire des souris exposées à un cycle prolongé de lumière. L’étude révèle ainsi le processus moléculaire en cause dans l’influence de l’exposition à la lumière sur le développement des tumeurs du sein et confirme le risque, dans la vraie vie, d’une exposition régulière à la lumière nocturne.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Eurekalert

Consommer régulièrement du café protège du cancer du côlon
Vendredi, 06/05/2016 - 13:00

Une étude américaine a mis en évidence de nouveaux effets protecteurs du café, en prouvant que deux tasses et demie d'expresso ou de café filtre pouvaient considérablement diminuer le risque de cancer colorectal. Pour mener leurs recherches, des scientifiques de l'Université de Californie du Sud (USC) se sont intéressés à un groupe de 5.145 personnes atteintes de cancer colorectal, et un autre groupe de 4.097 participants ne souffrant pas de cette maladie, pour faire office de groupe témoin.

Des questionnaires et des entretiens à propos de la consommation de caféine de chacun ont permis d'établir la fréquence de leur absorption de café et aussi leur préparation (expresso, instantané, décaféiné ou filtré). Après avoir pris en compte d'autres facteurs de risque du cancer, les scientifiques ont trouvé que même une à deux tasses de café quotidiennes pouvaient réduire le risque de développer un cancer colorectal de 26 %. Et lorsque la consommation de café dépassait les deux tasses et demie par jour, le risque pouvait baisser de 50 %.

Bien que la caféine puisse jouer le rôle d'antioxydant, et ainsi prévenir la survenue potentielle de cellules cancéreuses dans le côlon, les conclusions de l'étude ont aussi montré les bienfaits des préparations décaféinées sur les sujets. "Nous étions surpris de voir que la caféine ne semblait pas importer", a commenté l'auteur Stephen Gruber. "Cela indique que la caféine seule n'est pas l'unique responsable des propriétés protectrices du café."

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

CEBP

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