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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 323
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 09 Février 2005
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Egalement dans ce numéro
TIC
La sécurité des RFID devra être renforcée
IBM, Sony et Toshiba dévoilent leur puce électronique commune : Cell
Intel lance un Pentium à 64 bits
Le prochain processeur Itanium comptera 1,7 milliard de transistors
Le DigiMemo garde en tête les prises de notes
Espace
Une partie de la masse manquante de l'univers détectée
Terre
Le "vitrage solaire", un mur de verre pour produire de l'eau chaude solaire
Skywater veut convertir la France à la récupération de l'eau de pluie
Vivant
Un pas vers une arme universelle contre les tumeurs
Un espoir dans le traitement du lymphome par un anticorps radioactif
Cancer colo-rectal : vers un nouveau test de dépistage
Les ravages du tabagisme passif confirmé
Des dents propres pour un coeur en bonne santé !
Rupture d'anévrisme de l'aorte abdominale : 43 % de morts en moins chez les hommes dépistés par échographie
Les cellules souches ne manquent pas d'air...
Avancée majeure dans la lutte contre la poliomyélite
Minuscules habitants des profondeurs abyssales
Homme
Le conseil municipal de Marseille en direct sur internet
Tous les sites publics devront être accessibles aux handicapés en 2008
Ouverture de « Rennes Citévision, un outil de recherche en 3D
Edito
Un nouveau monde est en train de naître



La CIA vient de publier un rapport très intéressant intitulé "Mapping the Global Future". Cette étude brosse un panorama du monde en 2020 qui mérite d'être méditée.

Ce rapport souligne le vieillissement des populations dans la plupart des pays occidentaux ou au Japon, l'accroissement de l'insécurité globale et le rôle clé joué par les nouvelles technologies dans le développement économique. Mais il soutient aussi, avec insistance, combien la face du monde sera changée par l'avènement de nouvelles superpuissances, notamment la Chine et l'Inde.

Ce n'est plus simplement la crainte de voir s'effriter la toute puissance américaine qui s'exprime, mais bien la conviction du caractère inéluctable de l'émergence des grands pays asiatiques, et les bouleversements qu'elle entraînera. Ainsi, en soulignant le fait que "la Chine et l'Inde sont bien placés pour devenir des leaders technologiques", et que tous deux "afficheront des PNB surpassant ceux de la plupart des puissances économiques occidentales", le rapport insiste sur "l'impact majeur, au plan géopolitique, économique ou militaire" de l'émergence de ces pays, engendrant une transformation comparable au développement de l'Allemagne au 19e siècle et à l'apparition de la puissance américaine au 20e siècle. "On estime souvent que le 20e siècle a été le siècle de l'Amérique. Le 21e siècle pourrait bien être celui de l'Asie", lit-on.

Le nouveau rôle de la Chine dans l'économie mondiale s'est d'ailleurs affirmé de manière éclatante lors du dernier forum de Davos : au cours de cette rencontre où se retrouvent les dirigeants économiques et politiques de la planète, le vice-Premier ministre chinois Huang Ju a rappelé les performances économiques de son pays : avec une croissance annuelle de plus de 9,4 % en moyenne entre 1997 et 2003, la Chine, qui représentait 1 % de l'économie mondiale en 1976, en pèse désormais quelque 4 % et devrait quadrupler son poids d'ici 2020. L'OCDE prévoit pour sa part qu'à ce rythme le PIB chinois pourrait rattraper celui du Japon en 2020 et celui des Etats-Unis en 2040 !

Quant à l'Inde, son produit intérieur brut (PIB) a dépassé les 600 milliards de dollars en 2004. Le taux de croissance économique, qui dépassait à peine 3 p. 100 par an entre 1970 et 1980, a doublé en quinze ans, atteignant 6 % en moyenne depuis 2002. L'Inde se distingue des autres pays asiatiques par l'importance numérique et la qualité de sa main d'oeuvre scientifique de langue anglaise, la seconde dans le monde après les Etats-Unis. 100.000 ingénieurs en informatique sont formés chaque année avec une compétence reconnue mondialement.

"La manière dont nous nous représentons le monde en 2020 changera radicalement. Les puissances émergentes - la Chine, l'Inde et peut-être d'autres comme le Brésil ou l'Indonésie - ont le potentiel de rendre obsolètes les anciennes catégories Est/Ouest, Nord/Sud, pays alignés/non alignés, développés/en voie de développement", prévoit-on, anticipant la "coexistence d'un monde aux frontières marquées avec un monde fait de mégalopoles, liées entre elles par des flux commerciaux, financiers et de télécommunications".

Dans ce monde global, les grandes entreprises, "plus asiatiques qu'occidentales", "échapperont de plus en plus au contrôle des états et deviendront des agents clés du changement, diffusant largement les technologies, coordonnant l'économie mondiale, et assurant la promotion du progrès économique auprès des pays en développement". On mesure mieux la puissance des grandes sociétés transnationales quand on sait que deux plus grandes entreprises mondiales ont un chiffre d'affaires supérieur au PIB de toute l'Afrique !

Mais à cette nouvelle donne géopolitique et géoéconomique va s'ajouter l'irrésistible montée en puissance d'un phénomène que j'ai déjà évoqué à plusieurs reprises depuis plusieurs années : l'avènement de mouvements, d'initiatives et de groupes d'influences civiques, démocratiques ou religieux sur le Net qui vont défier le pouvoir et la légitimité des Etats et des Démocraties de représentation telles que nous les connaissons depuis plus de deux siècles.

L'ère du pouvoir politique reposant sur le contrôle et l'opacité de l'information est désormais révolue et sur nombre de projets gouvernementaux ou locaux il n'est pas rare de trouver des associations et groupes d'influences ou d'intérêts qui en savent autant, et parfois plus, que les autorités elles mêmes et peuvent contester de manière très argumentée et convaincante ces projets et proposer leurs propres solutions.

Bien sûr on pourra toujours objecter que ces groupes ne disposent pas de la légitimité démocratique issue des urnes mais en réalité quel gouvernement oserait entreprendre une politique ou prendre une décision contre lesquelles une pétition en ligne recueillerait immédiatement des millions de signatures ?

On voit bien que l'accès généralisé et instantané, grâce au Net, à une information qui a été longtemps détenue de manière quasi-exclusive par les pouvoirs politiques ou économiques change la nature même de nos systèmes démocratiques. Désormais nos concitoyens, tout en restant fondamentalement attachés aux principes démocratiques, veulent être associés à tous les stades de la réflexion et de la décision politique, et ils n'acceptent plus le fait du Prince. Dans ce nouveau cadre démocratique hyper médiatisé, où les opinions se font et se défont très rapidement, l'art de gouverner devient d'abord l'art de mettre en place les outils et les procédures qui permettent de réaliser un projet politique en permettant son appropriation puis son approbation par les citoyens. Dans un tel contexte il devient de plus en plus difficile aux responsables politiques d'avoir le courage d'aller contre une opinion publique dominante, même lorsqu'ils sont convaincus que leur projet sert l'intérêt général à long terme.

Si nous voulons éviter que la démocratie électronique ne se transforme en démagogie électronique et que la puissance publique ne devienne impuissante à réaliser les réformes nécessaires mais impopulaires dont nos sociétés ont besoin, nos élus et responsables politiques vont devoir apprendre à convaincre l'opinion publique avant de prendre des décisions importantes, en l'associant de manière sincère et active aux processus de réflexions. Comme je l'avais prédit il y a plus de dix ans, alors que le Web n'en était qu'à ses balbutiements, les décisions politiques ne peuvent plus se prendre « d'en haut », à partir des pyramides de pouvoir, mais doivent à présent s'élaborer de manière horizontale et transversale à partir de réseaux de savoir et d'influence qui pourront convaincre nos concitoyens de leur pertinence et de leur nécessité.

L'avènement d'un monde multipolaire -dominé par les deux géants asiatiques indiens et chinois- sur le plan géopolitique et la montée en puissance de nouvelles formes de contre-pouvoirs démocratiques et civiques numériques, capables de s'opposer à la fois aux Etats et aux entreprises transnationales, vont conduire, d'ici au milieu de ce siècle, à une mutation historique d'une ampleur sans précédent et à la naissance d'une civilisation planétaire non pas unifiée (car les différences culturelles subsisteront) mais globalisée dont les clefs de voûte seront les réseaux cognitifs planétaires qui seront les nouvelles instances du pouvoir politique, économique et social.

René Trégouët

Sénateur honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


TIC
Information et Communication
La sécurité des RFID devra être renforcée
Jeudi, 10/02/2005 - 00:00

Depuis peu, les constructeurs automobiles proposent à la vente des voitures équipées de systèmes anti-vol fondés sur la technologie des puces d'identification par radiofréquence (RFID). Au moment du démarrage, un lecteur situé à l'intérieur du véhicule authentifie par radiofréquence la balise électronique associée à la clé de contact ; en cas d'échec, le moteur s'arrête. Mais ce système offre-t-il toutes les garanties de sécurité ? Pas selon des informaticiens de l'Université John Hopkins (Maryland). En achetant des composants électroniques classiques à un prix modique et en s'aidant de documentations disponibles sur Internet, ces derniers sont en effet parvenus à décoder la clé de chiffrement du Digital Signature Transponder (DST), le dispositif vendu par Texas Instruments (TI) aux fabricants comme Ford. La vulnérabilité du système repose en fait sur la cryptographie des informations échangées entre le lecteur et la puce. Pour cela, TI a utilisé un algorithme développé dans les années 1990 avec une clé de 40 bits, un niveau de sécurité largement dépassé de nos jours. En moins de 2 heures, les chercheurs ont percé à jour les clés de 5 DST. Ils ont ensuite répété l'opération avec succès sur le Speedpass d'ExxonMobile qui permet de faire le plein à une station service sans fournir de carte de crédit grâce à une étiquette électronique. Pour les spécialistes, ces deux réussites démontrent la nécessité de recourir à un chiffrement plus fort (de type 128 bits), sans quoi des pirates pourraient bien apprendre à dérober à distance les clés d'identification radio - de plus en plus répandues - des consommateurs.

NYT

IBM, Sony et Toshiba dévoilent leur puce électronique commune : Cell
Jeudi, 10/02/2005 - 00:00

Le numéro un mondial de l'informatique IBM et les groupes d'électronique japonais Sony et Toshiba ont dévoilé le 7 février leur microprocesseur grand public dernier cri baptisé Cell, destiné à faire d'un ordinateur un outil multimédia aux capacités accrues, allant de la télévision à la console de jeux vidéo. Un prototype de cette puce, fruit de travaux communs aux trois partenaires dans leur laboratoire texan d'Austin depuis mars 2001, a été présenté dans le cadre d'une convention spécialisée à San Francisco, l'International Solid-State Circuit Conference (ISSCC). Cell est capable de traiter près de dix fois plus d'informations que les processeurs d'ordinateurs actuels, ont fait valoir les trois groupes, dans un communiqué conjoint.

Ce microprocesseur à noyaux multiples (multi core) est doté d'une fréquence de 4 Gigahertz et intègre 234 millions de transistors. Les circuits mesurent 90 nanomètre de large (un nanomètre est un milliardième de mètre). La technologie des puces à noyaux multiples consiste à placer plusieurs microprocesseurs sur une même plaque de silicium et s'adapte mieux à des exigences de plus en plus variées pour les équipements multimédia résidentiels, et notamment le fonctionnement simultané de différentes applications. IBM, Sony et Toshiba veulent promouvoir ce nouveau processeur "pour une gamme variée d'applications, depuis les téléviseurs numériques jusqu'aux serveurs résidentiels en passant par de « super-ordinateurs", ont-il indiqué. La production en série de Cell, qui doit concurrencer les puces à noyaux multiples du fabricant Intel, doit démarrer "cette année" dans une usine d'IBM basée à East Fishkill (New York) et dans celle de Sony à Nagasaki, indique un communiqué conjoint aux trois partenaires.

EETimes

Intel lance un Pentium à 64 bits
Jeudi, 10/02/2005 - 00:00

Intel a annoncé mardi soir le lancement en février d'un processeur Pentium 4 à technologie 64 bits, un revirement sur sa stratégie affichée jusqu'ici. La décision du groupe californien intervient 18 mois après celle de son principal concurrent, Advanced Micro Devices, qui avait largement communiqué sur le lancement de son processeur Athlon 64. Intel, qui détient plus de 80 % de parts de marché dans le monde, avait jusqu'alors affirmé qu'il n'adopterait pas de fonction 64 bits sur ses processeurs grand public avant que n'existent les logiciels capables de tirer parti de cette technologie. Mais alors que Microsoft n'a pas encore publié de version 64 bits de son système d'exploitation Windows XP, le vice-président d'Intel pour les produits professionnels, Robert Crooke, a déclaré : "Nous estimons certainement qu'il est maintenant temps pour cela." Une fonction 64 bits sera proposée dès ce mois-ci sur les Pentium 4 série 600, le haut de gamme des processeurs grand public d'Intel, puis sur l'ensemble de la gamme Pentium 4 au cours de l'année 2005, a indiqué Crooke. Intel propose déjà des processeurs 64 bits sur sa gamme de processeurs pour serveurs, les Pentium Xeon et les Itanium. 80 % des deux millions de Xeon vendus en neuf mois d'ici fin février sont à 64 bits, selon Intel. Un processeur à 64 bits n'est pas nécessairement plus rapide, en termes de vitesse de calcul, qu'un processeur 32 bits, mais il permet de gérer les données par paquets de quantité deux fois supérieure, ce qui accélère le traitement de gros fichiers, comme ceux de données vidéo, et améliore le traitement de la mémoire vive.

Reuters

Le prochain processeur Itanium comptera 1,7 milliard de transistors
Jeudi, 10/02/2005 - 00:00

La troisième génération d'Itanium, répondant au nom de code "Montecito", sera le premier processeur chez Intel à passer la barre du milliard de transistors, a confirmé Nimish Modi, son vice-président de la division entreprise. Plus précisément, cette puce dédiée aux serveurs haut de gamme, comptera 1,7 milliard de ces composants. Ils seront répartis sur les deux coeurs ("dual-core") de Montecito. À titre de comparaison le Pentium 4 E (Prescott) se compose de 125 millions de transistors. Le fondeur assure que cela va bien entendu améliorer de manière sensible les performances de l'Itanium. Arrivera ensuite, en 2007 a priori, Tukwila, un Itanium multicoeur probablement gravé en 90 nanomètres.

Vunet

Le DigiMemo garde en tête les prises de notes
Jeudi, 10/02/2005 - 00:00

Le dernier-né d'Acecad se présente sous la forme d'une tablette sur laquelle on fixe une feuille de papier ou un bloc-notes (taille A5, 150 x 211 mm, jusqu'à 12 mm d'épaisseur). Il suffit d'écrire sur le papier avec le stylo fourni pour que toutes les données (dessins, texte) soient automatiquement enregistrées dans la mémoire interne du DigiMemo A501 (8 Mo, soit environ 80 pages A5) ou dans une carte mémoire CompactFlash. Acecad met en oeuvre pour cela une technologie électromagnétique propriétaire. Le stylo est alimenté par une pile bouton (autonomie de 14 mois) et utilise des cartouches d'encre standards. L'alimentation de la tablette est assurée par quatre piles AAA (autonomie de 100 heures) avec un arrêt automatique après environ 30 minutes. Le DigiMemo A501 dispose d'un écran à cristaux liquides et de touches de fonction pour gérer jusqu'à 999 pages (suppression, page suivante, précédente, nouvelle). Ensuite, le transfert des données s'effectue en connectant la tablette au PC par liaison USB. Les pages sont alors gérées par le logiciel DigiMemo Manager et peuvent être directement envoyées par e-mail ou exportées (formats BMP, JPG, GIF, PNG ou e-Book). Le logiciel dispose également de fonctions d'édition. On regrette l'absence du format PDF et de fonctions d'OCR.

OINet

^ Haut
Espace
Espace et Cosmologie
Une partie de la masse manquante de l'univers détectée
Jeudi, 10/02/2005 - 00:00

Une partie de la masse manquante de l'univers, matière "cachée" dont les astronomes postulent l'existence, a été détectée par une équipe américano-mexicaine, grâce à l'observation des rayons X émis par un quasar (astre de très grande luminosité), annonce la revue Nature. Fabrizio Nicastro, du Smithsonian Center for Astrophysics de Cambridge (Massachusetts, Etats-Unis) et ses collègues, ont réalisé l'observation de cette matière dans les nuages intergalactiques et qui correspond, expliquent-ils, à de la masse manquante. Ces astronomes ont utilisé les télescopes spatiaux d'observation de rayons X "Chandra" et "XMM-Newton" qui ont enregistré la quantité de rayons X émis par le quasar Markarian 421 et arrivant sur Terre après avoir traversé les nuages intergalactiques.

Les atomes d'oxygène et d'azote ionisés présents dans ces nuages, et normalement invisibles, absorbent les rayons X, précisent les auteurs de l'article. Les atomes ainsi détectés correspondent à la masse manquante recherchée. Dans un commentaire publié dans le même numéro de Nature, Michael Schull, de l'université du Colorado à Boulder (Etats-Unis), pose la question de savoir si les nuages traversés par les rayons X en provenance du quasar Markarian 421 sont "caractéristiques du milieu intergalactique de l'univers". Il faudrait pouvoir effectuer la même observation en utilisant d'autres quasars mais "il n'en existe pas d'autres suffisamment brillants pour faire une mesure fiable - et de la même qualité que celle de ces observations - de l'absorption par le milieu intergalactique", ajoute-t-il.

Les modèles actuels d'univers, rappellent les scientifiques, prévoient que celui-ci est composé de 73 % d'énergie sombre, de 23 % de matière noire « froide » et de seulement 4 % de matière « ordinaire », telle que nous la connaissons (matière baryonique dont les étoiles et les planètes sont faites). La moitié de cette matière "normale" n'a cependant jamais été observée par les astronomes bien qu'elle soit prévue par les modèles du "big bang". C'est cette matière cachée que l'équipe de Fabrizio Nicastro a mise en évidence.

Nature

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Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
Le "vitrage solaire", un mur de verre pour produire de l'eau chaude solaire
Jeudi, 10/02/2005 - 00:00

Aussi isolant qu'un mur, semi-transparent et capable de transformer l'énergie solaire en eau chaude : après plusieurs années de développement avec l'Institut national des sciences appliquées (INSA) de Strasbourg, le "vitrage solaire" de la toute jeune société Robin Sun se lance sur les marchés français et allemand.

"Le vitrage capteur est un vitrage traditionnel à isolation renforcée, avec une couche qui isole, plus un capteur solaire qui sert à produire de l'eau chaude", explique Jean-Marc Robin, gérant de Robin Sun.

Cette vitre nouvelle génération est transparente sur 40 % de sa surface, le reste étant occupé par un serpentin de cuivre et par des bandes réflectrices en argent pour augmenter la productivité du capteur. "On est à la croisée entre deux tendances : l'isolation et la production d'énergie", continue M. Robin, qui a créé sa société en juillet 2002. Mais plus qu'un capteur solaire, ce vitrage a avant tout une fonction d'isolation (empêcher la chaleur du bâtiment de se perdre dans la nature en hiver ou d'entrer dans le bâtiment en été) et de contrôle solaire (empêcher la lumière du soleil de trop frapper l'intérieur du bâtiment). "C'est l'équivalent d'un mur fortement isolant", assure M. Robin, qui précise que cette invention a pour vocation de remplacer les murs des bâtiments et non les fenêtres. Pour un coût équivalent à des capteurs thermiques classiques pour la production d'eau chaude, installés par exemple sur un toit --environ 1.150 euros le m2 avec l'équipement, selon M. Robin-- ce vitrage solaire, qualifié de "saut technologique" par ses concepteurs, a aussi un autre avantage : "il n'a pas besoin de support, le capteur est la façade".

Après des tests effectués à Nancy, la société assure ainsi que pour un pavillon bien isolé, l'installation de vitrage solaire, qui peut sur demande être rendu opaque, sur l'équivalent de 10 % de la surface au sol permet la production de 40 % des besoins d'eau chaude, sanitaire et de chauffage. Mais Robin Sun vise de toute façon prioritairement les entreprises et les collectivités. "Je ne crois pas que les particuliers seront des précurseurs sur cette technologie", prédit le gérant, qui entrevoit un "marché énorme" en France et en Allemagne. Selon les études de marché commandées par Robin Sun, ce produit qui fait l'objet d'un brevet européen a en effet un potentiel cumulé dans les deux pays de 3 à 5 millions de m2 d'ici 2010. Désormais à la recherche de clients, la société Robin Sun a installé son vitrage sur la plate-forme Climatherm de l'INSA de Strasbourg, qui lui sert à la fois de vitrine commerciale et de site de tests. Sur cette plate-forme destinée à la formation des élèves, les performances du vitrage vont être suivies "pendant une ou deux saisons", en simulant différents types de bâtiments, explique Bernard Flament, docteur en énergétique responsable de Climatherm. Ces tests, qui serviront de référence pour une future certification, conduiront peut-être à de "nouvelles applications du produit, comme la production de froid", continue M. Flament, qui a participé pendant quatre ans à la conception du vitrage solaire.

AFP

Skywater veut convertir la France à la récupération de l'eau de pluie
Jeudi, 10/02/2005 - 00:00

Profiter d'une météo pluvieuse pour réaliser un geste écologique et des économies sur sa facture d'eau : à Reims, l'entreprise Skywater a commencé depuis un an à convertir la France à la récupération de l'eau de pluie, pratique déjà courante dans le nord de l'Europe. "Nous avons 300 projets en cours auprès d'industriels, de collectivités et de particuliers", raconte Willy Rohdmann, 34 ans, qui a fondé Skywater en janvier 2004 avec un ancien collègue, Loïc Gouzien, 40 ans. Les deux dirigeants, venus du monde de l'informatique, cherchaient depuis plusieurs années à créer une entreprise dans le domaine de l'écologie, quand ils ont découvert que la France était très en retard par rapport à ses voisins dans le domaine du recyclage de l'eau de pluie. "Cela fait 30-40 ans que ça existe en Allemagne et en Belgique, et on compte 100.000 installations par an dans les pays du nord de l'Europe", explique M. Gouzien. "En France, il n'y avait quasiment rien : seulement quelques fournisseurs locaux ou alors des plombiers qui proposaient le même type de cuve à tout le monde".

Un an plus tard, Skywater, qui veut créer un réseau national de concessions, en a ouvert trois, dans la Marne, l'Aube et l'Ille-et-Vilaine. Six autres devraient voir le jour d'ici juin, avec pour objectif d'en avoir 25 fin 2006. Le système, breveté par l'entreprise allemande leader du marché européen, permet de connecter les gouttières du toit à une cuve souterraine où l'eau est filtrée et stérilisée pour pouvoir être utilisée dans les toilettes, la douche, la lessive... tout sauf un usage alimentaire direct (boisson, cuisson des légumes, etc). A chaque commande, une étude précise de la météorologie locale et de la consommation du client permet de proposer une cuve sur-mesure : "on achète les données de Météo-France, pour être le plus précis possible, car à 10 km près, on peut avoir une différence de plusieurs centaines de millimètres de pluie par an", indique M. Rohdmann.

Pour un investissement d'environ 5.000 euros, un foyer moyen réalisera une économie de 53 % sur sa facture d'eau, avec des avantages connexes, par exemple un moindre besoin de lessive car l'eau de pluie contient peu de calcaire. "Pour une entreprise, cela donne une image positive" en plus des économies réalisées, estime M. Gouzien, la récupération de l'eau de pluie s'intégrant à la démarche Haute qualité environnementale (HQE). Dans la région, les maisons de champagne se montrent intéressées : "c'est le chlore qui donne parfois un goût de bouchon au champagne quand les bouteilles sont rincées : dans l'eau de pluie, il n'y en a pas !", assure M. Rohdmann. Plus loin, ce sont les communes qui préparent la construction de nouveaux lotissements qui sollicitent l'entreprise, ou encore les stations de lavage de voitures, très gourmandes en eau.

AFP

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Un pas vers une arme universelle contre les tumeurs
Jeudi, 10/02/2005 - 00:00

La recherche en biologie du cancer se concentre aujourd'hui sur une stratégie thérapeutique capable d'éliminer les cellules tumorales sans affecter les autres. Dans cette optique, l'étude menée par Hinrich Gronemeyer de l'Institut de Génétique et de Biologie Moléculaire et Cellulaire (IGBMC) de Strasbourg sur la leucémie myéloïde aiguë et publiée dans Nature Medicine de Janvier 2005, montre le rôle majeur d'une protéine particulière appelée TRAIL. Les chercheurs suggèrent que toute thérapie capable d'induire TRAIL pourrait constituer une « arme universelle » contre une grande variété de tumeurs.

Ces travaux publiés dans Nature Medicine apportent aujourd'hui la preuve que les HDACis induisent l'expression du facteur TRAIL, une protéine membranaire inductrice de mort cellulaire, et que l'action anti-tumorale in vivo des HDACis est dépendante de l'induction de TRAIL. Enfin, ces travaux démontrent qu'un HDACi particulier induit l'expression de TRAIL et la mort consécutive des blastes (cellules leucémiques proliférant de manière anarchique) provenant de patients atteints de leucémie myéloïde aiguë. Et cela, quelle que soit l'altération génétique à l'origine de la leucémie, le terme « leucémie myéloïde aiguë » regroupant plusieurs centaines de formes différentes. Cette dernière observation suggère que toute thérapie capable d'induire l'expression de TRAIL serait une « arme universelle » contre une grande variété de cellules cancéreuses. De fait, les essais cliniques en cours avec les HDACis intègrent d'autres cancers dont le mélanome.

CNRS

Un espoir dans le traitement du lymphome par un anticorps radioactif
Jeudi, 10/02/2005 - 00:00

Avancée majeure dans la prise en charge du lymphome, cancer des ganglions lymphatiques, dont les résultats sont publiés dans le New England Journal of Medicine : le lymphome a disparu chez trois patients traités en ambulatoire avec un nouveau traitement utilisant un anticorps radioactif pour cibler et détruire les cellules cancéreuses. Si les résultats de ce travail, réalisé par des chercheurs du Michigan, sont enthousiasmants, les scientifiques ignorent encore si le traitement par ce produit, le Bexxar, est à terme plus efficace que les traitements standard aujourd'hui prescrits, notamment la chimiothérapie et la radiothérapie, dans une forme d'évolution lente mais incurable de lymphome non-hodgkinien.

Selon eux, des études supplémentaires sont nécessaires pour savoir si le Bexxar doit être utilisé en premier dans tous les cas. Le Bexxar n'est à l'heure actuelle prescrit que lorsque les traitements standard ont échoué. Le traitement par le Bexxar commence par une dose test suivie d'une dose complète une semaine plus tard, au lieu des mois de traitement que demande la chimiothérapie. De plus, les effets secondaires sont minimes. La recherche a été en partie financée par le laboratoire pharmaceutique Corixa, qui vient de céder les droits du Bexxar au Groupe GlaxoSmithKline. Les chercheurs du Michigan ont testé le produit auprès de 76 patients qui présentaient un lymphome non-hodgkinien à un stade avancé et n'avaient reçu aucun traitement préalable.

Cette forme de lymphome touche environ 15.000 américains du nord. Les patients survivent généralement de sept à dix ans. Le traitement par Bexxar consiste en de simples injections d'un anticorps radioactif directement sur les cellules cancéreuses, qui sont détruites : de l'iode radioactif est fixé à des anticorps qui ciblent et détruisent les cellules cancéreuses. Dans l'étude, 72 patients, soit 95 %, ont vu leurs tumeurs diminuer après avoir été traitées par Bexxar. Le cancer a totalement disparu chez 57 patients, soit 75 %, et les trois quarts d'entre eux étaient toujours en rémission cinq ans après, certains huit ans après. Neuf patients sont morts, dont six des suites de leur lymphome.

NEJM

Cancer colo-rectal : vers un nouveau test de dépistage
Jeudi, 10/02/2005 - 00:00

Des chercheurs de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) annoncent lundi avoir démontré l'efficacité d'un nouveau test de dépistage du sang dans les selles, un moyen de dépistage du cancer colo-rectal. Cette méthode selon eux plus sensible que les tests actuels pourrait, si elle est appliquée à grande échelle, faire baisser de façon très significative l'incidence du cancer colo-rectal qui touche chaque année 36.000 personnes en France, et en tue près de la moitié. Le détail de ces résultats est publié dans l'édition en ligne de l'international Journal of Cancer.

Dans un communiqué, l'équipe de Guy Launoy (Unité Inserm "cancers et populations" à Caen) rappelle que le cancer colo-rectal est le cancer le plus fréquent dans les pays occidentaux, avec le cancer du sein. Son incidence augmente régulièrement. Son dépistage est basé sur la détection, dans les selles, de traces de sang invisibles à l'oeil nu qui peut révéler la présence soit d'un polype pré-cancereux, soit d'une lésion cancéreuse. Il est alors possible d'en pratiquer l'ablation chirurgicale précoce. Les études suggèrent qu'avec l'utilisation du test de référence actuel, une diminution de 13 à 18 % de la mortalité est théoriquement possible à condition de mettre en place une stratégie de dépistage appropriée. Toutefois, dans les conditions réelles, un tel bénéfice est difficile à être obtenu, les patients étant difficiles à convaincre.

L'équipe de Guy Launoy vient de mettre au point un test immunologique qui réagit spécifiquement en présence d'hémoglobine humaine. Un tel test, dont les coûts ont chuté ces dernières années pour atteindre des prix comparables à celui du test actuel, est désormais réalisé en opération de routine grâce à un automate de lecture fabriqué au Japon. Pour évaluer l'intérêt et la faisabilité de cette procédure, les chercheurs de l'Inserm ont bénéficié de la participation de tous les médecins généralistes de la circonscription de Cherbourg, une ville comptant quelque 45.000 habitants. Les médecins ont proposé le test à leurs patients âgés de 50 à 74 ans (soit 7.421 personnes), durant l'année 2001. Selon les résultats, la sensibilité du test, c'est-à-dire sa fiabilité de résultat avec une faible marge d'erreur, est de 85 % contre 50 % seulement avec le test actuellement utilisé.

AP

Les ravages du tabagisme passif confirmé
Jeudi, 10/02/2005 - 00:00

Le tabagisme passif, ce ne sont pas que des "images choc". Ce sont aussi des chiffres... effrayants ! Une fois parvenus à l'âge adulte, les enfants exposés à la fumée de leurs parents verraient en effet leur risque de cancer du poumon multiplié par 3,6 ! Pour parvenir à ce résultat, Le Dr Paolo Vineis et son équipe de l'Imperial College de Londres, ont exploité les données d'une enquête coordonnée par le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC), de l'OMS à Lyon. Un travail principalement centré sur l'alimentation et le cancer. Avec des implications larges... Les auteurs ont recueilli les données de 120 000 sujets, non-fumeurs ou qui avaient abandonné le tabac depuis au moins 10 ans. Ils confirment ainsi une nouvelle fois, que " les enfants qui grandissent dans un environnement fumeur ont un risque plus important que les autres de développer un cancer du poumon une fois adulte ". Pour ceux qui subissent la fumée des autres au quotidien, ce risque est donc multiplié par 3,6... Pour finir sur des réalités concrètes, quelques chiffres. Parmi les enfants exposés au tabagisme de leurs parents et qui n'ont ensuite jamais fumé, 97 ont développé un cancer du poumon. Vingt autres ont eu un cancer du larynx, et 14 sont morts de broncho-pneumopathie obstructive chronique !

BMJ

Des dents propres pour un coeur en bonne santé !
Jeudi, 10/02/2005 - 00:00

Avoir une bonne hygiène buccale diminue les risques d'infarctus et de crise cardiaque. Des chercheurs américains ont examiné pour la première fois la relation entre les infections de la bouche et les maladies cardiovasculaires. L'équipe de l'université de Columbia a ainsi démontré que les personnes ayant des gencives infectées ont de plus grands risques d'infarctus ou de crise cardiaque.

Les chercheurs américains ont prélevé et mesuré le taux de bactéries présentes dans la bouche de plus de 600 personnes sans antécédents cardiaques. Ils ont ensuite mesuré l'épaisseur de leurs artères et démontré que les patients avec le plus fort taux de certains microbes étaient également ceux avec les parois artérielles les plus épaisses. Parmi les germes retrouvés, Porphyromonas gingivalis et Treponema denticola. Ces germes sont peu agressifs et ne provoquent que quelques infections de gencives. Mais sans brossage régulier des gencives et des dents, ils prolifèrent et peuvent alors devenir dangereux en passant dans la circulation sanguine et en déclenchant une réaction inflammatoire locale au niveau des artères. Ces dernières vont alors gonfler et s'épaissirent. Cette étude démontre donc qu'une mauvais hygiène bucco-dentaire constitue bien un nouveau facteur de risque des maladies cardio-vasculaires et de l'athérosclérose, indépendant des autres facteurs connus. Si ces résultats étaient confirmés, les chercheurs de Columbia considèrent que «les problèmes d'athérosclérose pourraient être réduits grâce à des contrôles des maladies gingivales et à des antibiotiques». Les auteurs affirment que les infections des gencives peuvent être facilement évitées et sont soignables. Un simple brossage quotidien des dents peut donc être très important pour préserver la santé du système cardiovasculaire, concluent-ils.

RC

Rupture d'anévrisme de l'aorte abdominale : 43 % de morts en moins chez les hommes dépistés par échographie
Jeudi, 10/02/2005 - 00:00

Les hommes âgés de 65 à 75 ans, fumeurs ou anciens fumeurs, devraient tous bénéficier au moins une fois d'une échographie cardiaque, qui a fait ses preuves dans la prévention du risque de décès des suites d'une rupture d'anévrisme de l'aorte abdominale, selon des recommandations officielles américaines. Publiées mardi dans les Annales de médecine interne, ces recommandations reposent sur l'étude, entre 1998 et 2003, de quatre essais contrôlés qui concernent plus de 120.000 hommes âgés de 65 ans et plus, habitant l'Australie, le Danemark, et le Royaume Uni. Ils révèlent une diminution de 43 % du nombre de ruptures mortelles d'un anévrisme de l'aorte abdominale chez ceux ayant bénéficié de cet examen. Le facteur de risque le plus important de ces ruptures est l'âge, suivi par la consommation de tabac et l'hérédité. L'anévrisme est une dilatation localisée de l'aorte. Il peut siéger sur le segment thoracique ou le segment abdominal de l'aorte. L'anévrisme de l'aorte abdominale touche 6 à 7 % de la population générale. Un tel anévrisme est retrouvé chez 4 à 8 % des hommes les plus âgés et 0,5 à 1,5 % des femmes. Il survient lorsque l'aorte abdominale se dilate d'au moins trois centimètres.

Une fois rompu, il n'y a plus grand-chose à faire. Les anévrismes de plus de 5,5 cm sont ceux qui ont le plus grand risque de se rompre. L'aorte, artère la plus importante du corps humain, relie le ventricule gauche du coeur à toutes les artères de gros calibre. L'anévrisme de l'aorte est responsable d'environ 15.000 morts par an aux Etats-Unis, parmi eux, 9.000 pouvant être imputés à l'aorte abdominale, le reste à l'aorte thoracique. Environ 70 % des hommes de 65 à 75 ans ayant fumé au moins 100 cigarettes au cours de leur vie, les recommandations concernent six à sept millions de personnes, estime le Dr Diana Pettiti, vice-Présidente du groupe d'experts médicaux indépendants chargés de conseiller l'Agence américaine en charge de la recherche sur la qualité des soins.

AP




Les cellules souches ne manquent pas d'air...
Jeudi, 10/02/2005 - 00:00

Les recherches dans ce domaine pourraient aboutir en effet, à des applications contre les maladies respiratoires. Une équipe de l'INSERM vient ainsi de montrer qu'il était possible "de générer un épithélium respiratoire parfaitement fonctionnel."C'est une avancée majeure. Car cet épithélium, qui tapisse les voies aériennes des fosses nasales jusqu'aux bronchioles, représente la première protection contre de multiples agresseurs. Il joue donc un rôle fondamental dans la défense antibactérienne, antivirale et antioxydants de ce que l'INSERM appelle dans un communiqué, "la Muqueuse Respiratoire". Dans de nombreuses maladies comme la mucoviscidose, l'asthme, la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) ou des infections d'origine virale ou bactérienne, l'épithélium est toujours atteint. Sa régénération rapide permettrait de restaurer les fonctions de défense de la muqueuse respiratoire. Une utopie, un rêve ? Plus tout à fait. Une équipe INSERM de Reims, dirigée par Edith Puchelle, a travaillé à partir de cellules souches embryonnaires de souris. Lesquelles ont généré un épithélium fonctionnel et complet. Et ce pour tous les types de cellules présentes dans l'appareil respiratoire. De nombreuses étapes restent encore à franchir avant d'envisager des applications thérapeutiques.

Inserm

Avancée majeure dans la lutte contre la poliomyélite
Jeudi, 10/02/2005 - 00:00

L'OMS annonce une avancée majeure dans la lutte contre la poliomyélite. Un vaccin très puissant sera bientôt disponible. Objectif, éradiquer la maladie d'ici fin 2005. Les premiers financements sont assurés par la Fondation Bill & Melinda Gates. Et ce à hauteur de 10 millions de dollars. Le poliovirus n'a qu'à bien se tenir ! Car le vaccin en cours d'élaboration représente beaucoup plus qu'un simple "nouveau vaccin". C'est apparemment un véritable polio killer qui va prochainement voir le jour. Son nom de code : mOPV1. Sa cible, le poliovirus de type 1 - il en existe trois types différents - la souche prédominante. Pour l'OMS et l'UNICEF, ce nouveau produit constitue "l'élément décisif de la stratégie mondiale visant à mettre un terme à la transmission du poliovirus dans le monde". Il sera utilisé dans un premier temps en Egypte, pays qui est déjà parvenu à éliminer les poliovirus de types 2 et 3. Un premier pas avant son extension vers d'autres régions. Le mOPV1 sera produit et homologué sous le contrôle des organismes de réglementation pharmaceutique français et égyptien. L'enjeu est de taille. Chaque année dans le monde, plus d'un millier d'enfants sont frappés par la polio...

OMS

Minuscules habitants des profondeurs abyssales
Jeudi, 10/02/2005 - 00:00

Vivre à près de 11 km sous l'eau est un véritable défi que seuls de microscopiques organismes sont capables de relever. Hiroshi Kitazato et ses collègues ont découvert que les foraminifères étaient les seuls habitants d'une fosse de 10.896 mètres de profondeur baptisée Challenger. Située dans l'ouest de l'océan Pacifique, cette fosse est le point du globe le plus profond. La pression y est plus de 1.000 fois supérieure à celle de la surface. C'est dire à quel point les foraminifères qui ont colonisé cet endroit ont su faire preuve d'adaptation. Les foraminifères présents à la surface des océans, où ils constituent une partie du plancton, possèdent un squelette minéralisé fait de carbonate de calcium. Leurs cousins benthiques sont beaucoup plus souples, expliquent les chercheurs dans la revue Science. La concentration en carbonate de calcium est trop faible dans les profondeurs pour que ces microorganismes construisent un squelette rigide. Ils ont donc opté pour une paroi souple. La fosse Challenger se serait formée il y a 6 à 9 millions d'années. Les foraminifères actuels sont sans doute les héritiers des seuls habitants de cette zone qui ont pu s'adapter à l'augmentation de la pression, suggèrent Kitazato et ses coauteurs.

S&A

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Homme
Anthropologie et Sciences de l'Homme
Le conseil municipal de Marseille en direct sur internet
Jeudi, 10/02/2005 - 00:00

Pour la première fois, la réunion du conseil municipal de la ville de Marseille a été retransmise en direct lundi 7 février sur le site internet de la mairie. L'initiative a permis aux Marseillais de suivre en direct les débats à l'ordre du jour lundi : notamment les problèmes de circulation liés au début des travaux du tramway et le projet de création d'une patinoire internationale sur une friche de la ville.

Marseille

Tous les sites publics devront être accessibles aux handicapés en 2008
Jeudi, 10/02/2005 - 00:00

Après un an de travaux parlementaires, la loi sur le handicap a été adoptée le 3 février. Dans son volet internet, elle impose aux sites de l'administration en ligne de devenir «accessibles aux personnes handicapées». Les sites internet publics ont trois ans pour se mettre en conformité avec les standards internationaux dans le domaine de l'accessibilité. C'est ce qu'impose la nouvelle loi sur l'égalité des chances pour les personnes handicapées, votée le 3 février par le Parlement. Sur le volet internet, la loi stipule que «les services de communication publique en ligne de l'État, des collectivités territoriales et des établissements publics qui en dépendent, doivent être accessibles aux personnes handicapées». Techniquement, ils vont devoir adopter les standards définis par le W3C (World Wide Web Consortium), l'organe de normalisation du web. Les responsables des sites pourront s'appuyer sur les recommandations établies par l'Agence pour le développement de l'administration électronique (Adae). Le gouvernement doit publier un décret pour préciser la nature des adaptations imposées, et surtout pour affirmer que le délai de mise en conformité ne devra pas dépasser trois ans, sous peine de sanctions qui restent à définir.

Projet de loi sur l'égalité des chances pour les personnes handicapées

Ouverture de « Rennes Citévision, un outil de recherche en 3D
Jeudi, 10/02/2005 - 00:00

Rennes Citévision est désormais ouvert au grand public depuis le 19-01-2005. Ce projet expérimental développé par la municipalité en collaboration avec Archividéo et France Télécom, permet de naviguer dans la ville à partir d'une maquette 3D et/ou d'un plan. L'objectif est de proposer de l'information et des services de proximité aux rennais en utilisant les technologies multimédia proches du jeu vidéo". On accède d'abord à une vue d'avion de l'agglomération, sur laquelle on peut ensuite zoomer, soit en sélectionnant un point de la carte, soit en indiquant une adresse ou en recherchant parmi les 1300 organismes et lieux remarquables localisés dans la base de données de Citévision. Afin de faciliter le repérage dans cette ville virtuelle, une centaine de bâtiments particulièrement importants ont été modélisés un par un pour en affiner les contours et l'aspect de façon à se rapprocher le plus possible de l'apparence réelle de ces bâtiments. Un test auprès de 1000 volontaires a permis d'imaginer d'autres applications de Citévision : "localisation des lignes de bus, suivi de trafic en temps réel, calcul d'itinéraire, visites virtuelles de bâtiments, promenades au niveau du sol, carte du bruit en 3d, liens sur des webcams, possibilité d'afficher des informations de type évènementiel (agenda des manifestations et des activités...), jeu interactif de découverte du patrimoine, représentation des évolutions de la Ville de l'antiquité à 2050..." L'application a été conçue de manière à pouvoir être reproduite sur d'autres territoires. Côté utilisateur en revanche, une configuration informatique récente est requise. Le projet a reçu le soutien de la Région Bretagne.

Rennes Citévision

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