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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 829
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 08 Janvier 2016
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Egalement dans ce numéro
Avenir
Au Japon, les robots pourraient occuper la moitié des emplois dès 2035
Matière
Un nouveau prototype de batterie
Recycler l'eau avec du soleil et du CO2
Le Q-carbone : un nouveau matériau prometteur
Vivant
La conception de protéines sur mesure pourrait révolutionner la médecine
Une nouvelle piste contre la sclérose en plaques
Soigner les dents et les gencives pour prévenir le risques des maladies cardiovasculaires
Maladie d'Alzheimer : ce que votre façon de marcher révèle sur votre santé
Première européenne : trois enfants opérés du cœur grâce à la 3D
Contrôler son stress grâce à son smartphone
Edito
La révolution de l'Epigénétique



Il a fallu presque un demi-siècle entre la découverte de la structure de l’ADN en 1953 et la première cartographie quasi-complète du génome humain en 2001. Grisés par cette extraordinaire avancée scientifique, de nombreux chercheurs ont succombé au début de ce siècle à la « dictature du génome ». Il paraissait en effet raisonnable de penser qu’à partir du moment où l’on connaissait enfin l’emplacement et le rôle des quelque 25 000 gènes qui composent notre génome, on pourrait expliquer et guérir par le seul biais de la génétique et de la génomique la plupart des grandes pathologies qui nous affectent, qu’il s’agisse du cancer, des maladies cardio-vasculaires, des maladies métaboliques ou encore les maladies neurodégénératives, comme Parkinson ou Alzheimer.

Mais depuis une dizaine d’années, les scientifiques sont allés de surprise en surprise et ont découvert que non seulement les mêmes gènes ne semblaient pas du tout fonctionner de la même façon selon les individus mais que la structure même de notre génome pourrait être modifiée, soit de façon transitoire soit de façon permanente, sous l’effet de l’environnement : l’épigénétique était née.

Nous ne rentrerons pas ici dans le détail des mécanismes extrêmement complexes et subtils qui permettent ces modifications plus ou moins profondes, transitoires ou définitives, de nos gènes sous la pression de l’environnement. Rappelons simplement, pour mémoire, que ces modifications peuvent utiliser plusieurs voies, dont les principales sont les modifications des histones, la méthylation de l’ADN et les ARN non codants.

De manière remarquable, il semble qu’une multitude de facteurs environnementaux, activité physique, alimentation, stress, méditation, soient en mesure de transformer, parfois de manière irréversible, non seulement le fonctionnement mais également la structure de certains de nos gènes. Récemment, des chercheurs américains de l'Université d'Etat de l'Oregon ont ainsi montré qu’une consommation régulière d’un composé appelé sulforaphane (présent dans certains choux, dont le brocoli) pouvait activer l’expression d’un gène dit « suppresseur de tumeur » et prévenir ainsi le développement de certains cancers (côlon et prostate). Cette étude est d’autant plus intéressante qu’elle montre également que cet effet épigénétique semble persister assez longtemps même si les sujets cessent de consommer du sulphoraphane (Voir Clinical Epigenetics).

Comme le souligne Susie Mossman Riva, docteur en sciences sociales et chercheuse à la Haute Ecole de Santé La Source à Lausanne, « Il nous appartient de tirer le meilleur parti de notre capital génétique en optant pour une vie saine, axée sur une alimentation équilibrée, une activité physique régulière et une vie sociale intense. »

Il y a quelques semaines, une nouvelle étude a confirmé cette influence de l’environnement sur nos gènes en montrant chez l’animal que les choix de vie des futurs pères pouvaient influer sur la vie de leur descendance (Voir Science).

Ces recherches ont notamment montré que l’administration d’éthanol à des souris mâles affectait les signatures épigénétiques du cerveau de leur progéniture sur plusieurs générations et il est probable que les mécanismes épigénétiques équivalents soient à l’œuvre chez l’homme… 

Au début de l’année 2015, une équipe internationale de recherche a publié les données les plus complètes disponibles à ce jour sur l'épigénome humain. Présentées comme la "première carte exhaustive de l'épigénome d'un grand nombre de cellules humaines", ces données ont été regroupées dans une vingtaine d’études publiées, dans le cadre du programme Epigenomics, dans la prestigieuse revue Nature (Voir Nature).

Ces études ont notamment décrit l'épigénome de 111 types de cellules cardiaques, musculaires, hépatiques, dermatologiques et fœtales. Ce travail rappelle que nos gènes représentent à peine 1,5 % du génome humain. Le reste, appelé « ADN-poubelle » a longtemps été considéré comme sans fonction particulière mais on sait à présent que cet « ADN-poubelle » joue un rôle essentiel, via les mécanismes épigénétiques, dans la régulation de l'activité des gènes. "Il s'agit d'un progrès majeur dans les efforts en cours pour comprendre comment les trois milliards de lettres figurant dans le livre de l'ADN d'un individu peuvent entraîner des activités moléculaires très diverses", relève Francis Collins, chef de l'Institut National de Santé américain (NIH). William Cockson, professeur de l'Imperial College de Londres, estime que "la manière dont les gènes sont lus est sans doute bien plus importante que le code génétique lui-même".

Mais ce qui est vrai au niveau d’un individu l’est également au niveau d’une population, comme vient de le montrer une passionnante étude réalisée par le CNRS et l’institut Pasteur. Dans ce travail, les chercheurs ont essayé de comprendre comment l’espèce humaine parvient à s’adapter à des changements parfois brutaux de son environnement, par exemple en matière de climat, d'habitat ou de mode de vie. 

Ces recherches, dirigées par Luis Quintana-Murci, ont montré que ces différents types de changements des conditions de vie des populations humaines peuvent aussi agir au niveau épigénétique, c’est-à-dire par des modifications modulant l’expression des gènes. Pour mesurer l’influence de l’environnement sur l’épigénome, les chercheurs ont travaillé sur l’analyse comparative de deux populations d’Afrique centrale aux modes de vie et aux habitats différents : les Pygmées, peuple de chasseurs-cueilleurs nomades vivant dans la forêt, et les Bantous, agriculteurs sédentarisés dans des habitats urbains, ruraux ou forestiers. 

Les chercheurs ont notamment comparé le niveau de méthylation génomique de cette population de Bantous des forêts avec celui des Bantous urbains ou ruraux. Ils ont observé que le changement récent d’habitat avait provoqué des modifications de l’épigénome concernant principalement les fonctions du système immunitaire. Les scientifiques ont également comparé les méthylations du groupe de Bantous forestiers avec celles des Pygmées, afin d’étudier l’impact de leur mode de vie sur leur génome. Ils ont alors constaté des différences de l’épigénome, relatives cette fois au développement (la taille, la minéralisation osseuse).

Ces recherches ont finalement permis de montrer que les changements les plus récents de l’épigénome qui affectent l’immunité étaient dépourvus de contrôle génétique, alors que les différences épigénétiques les plus anciennes, que l'on peut qualifier d'« historiques », étaient devenues héritables, stables et transmissibles, ce qui éclaire d’une lumière nouvelle l’apparition de prédispositions aux maladies. En conclusion, Luis Quintana-Murci affirme "Notre étude montre que les changements de mode de vie et d’habitat influencent fortement notre épigénome, et que l’urbanisation a un impact important sur les profils épigénétiques du système immunitaire, ce qui confirme le rôle majeur des changements épigénétiques dans le développement de nombreuses pathologies, maladies auto-immunes, allergies, inflammations..."

L’épigénétique est également en train de bouleverser et d’élargir les grilles scientifiques et conceptuelles de compréhension du cancer. On sait par exemple que la mutation BRCA1 hérité d'un parent est à l'origine d'au moins 10 % des cas de cancer du sein mais on ignore les causes impliquées dans les 90 % de cancer restant. Une étude britannique réalisée l’année dernière (Voir Genome Medicine) s’est intéressée à la méthylation de l’ADN (l’un des principaux mécanismes épigénétiques) de certaines cellules sanguines (leucocytes ou globules blancs) chez 72 femmes porteuses de la mutation BRCA1 et 72 femmes sans mutations de BRCA1/2. En se basant sur l’âge, la survenue de cancer et le statut BRCA1, ils ont pu en extraire une "signature spécifique" des femmes porteuses de BRCA1 sur cet échantillon réduit.

Pour tester leur hypothèse, ils se sont appuyés sur un très grand nombre d’échantillons de sang de femmes, recueillis plusieurs années avant le développement d’un cancer du sein (ces échantillons sont issus de deux grandes cohortes britanniques MRC National Survey of Health and Development and the UK Collaborative Trial of Ovarian Cancer Screening). Résultat : les femmes qui ont développé des cancers non héréditaires se sont révélés avoir la même signature de méthylation d'ADN que les femmes porteuses de la mutation BRCA1. Ce test permet ainsi d’évaluer le risque de cancer du sein et de décès lié à la maladie, plusieurs années avant sa survenue. 

Le Professeur Martin Widschwendter, principal auteur de l'étude, résume les résultats de ces travaux : « Nous avons identifié une signature épigénétique chez les femmes avec une mutation du gène BRCA1 qui a été liée à un risque accru de cancer et un taux de survie réduit. De manière surprenante, nous avons trouvé la même signature au sein de grandes cohortes de femmes sans cette mutation et cette signature était capable de prédire le risque de cancer du sein plusieurs années avant le diagnostic ». Concrètement, ce nouveau type de test épigénétique pourrait être proposé aux femmes à l’âge de la ménopause, puis tous les 5 ans. Il serait alors possible de proposer à chaque patiente des mesures préventives personnalisées, axées sur une surveillance particulière et l’hygiène de vie, pour réduire le risque de ce cancer.

Cette découverte est majeure car elle confirme de manière très solide l’hypothèse selon laquelle l’expression des gènes des cellules immunitaires jouant un rôle important est peut être décisif dans le déclenchement du cancer. Ce mécanisme épigénétique pourrait expliquer l’extinction de certains gènes dans les cellules du système immunitaire, ce qui empêcherait ce dernier de prévenir et de combattre le développement du cancer du sein…

Une autre étude dirigée par Semira Gonseth, à l’Université de Californie à San Francisco et publiée il y a quelques jours dans la revue « Epigénétics » (Voir Taylor & Francis online) a montré, à partir de l’analyse de l’ADN de 347 enfants en bonne santé, que certaines modifications épigénétiques étaient impliquées dans l’apparition d’un cancer du sang très rare chez l’enfant. Cette étude a notamment pu montrer que la consommation de certaines vitamines, notamment l’acide folique (vitamine B9) par les futures mères jouait un rôle essentiel dans le déclenchement de certains mécanismes épigénétiques pouvant prévenir l’apparition de ce cancer du sang. « Il se pourrait que l’acide folique protège l’enfant à naître de modifications épigénétiques défavorables pouvant également provoquer un cancer », précise Semira Gonseth.

Il faut enfin évoquer une étude réalisée en 2013 par une équipe californienne du Salk Institute for Biological Studies en collaboration avec l’Université de Barcelone. Ces travaux dirigés par Joseph R.Ecker ont montré comment l’activation ou l’extinction de certains gènes via la méthylation de l’ADN (l’un des principaux mécanismes épigénétiques) joue un rôle central pendant l’enfance et l’adolescence dans la construction et l’enrichissement du réseau de communication synaptique dans notre cerveau (Voir Medical Xpress).

Pour obtenir ces résultats, les chercheurs ont comparé les sites exacts de méthylation dans l’ensemble du génome cérébral à différents âges de la vie, chez des nouveau-nés, des adolescents âgés de 16 ans et des adultes âgés de 25 à 50 ans. Les chercheurs ont découvert qu’il existe une forme de méthylation dans les neurones et la glie dès la naissance. Ils ont également mis en lumière la présence d’une autre forme de méthylation qui semble être à l’œuvre uniquement dans le processus d’interconnexion des neurones qui accompagnent la maturation cérébrale de l’enfant et l’adolescent.

Ces découvertes permettent non seulement de mieux comprendre le mécanisme tout à fait remarquable de plasticité cérébrale qui nous permet d’apprendre et de nous adapter à des situations changeantes tout au long de notre vie mais ouvrent également de nouvelles pistes dans la compréhension des bases biologiques de certaines pathologies psychiatriques qui nécessitent la rencontre d’une prédisposition génétique et d’un ensemble de facteurs environnementaux particuliers.

Comme le souligne Ryan Lister, l’un des chercheurs impliqués dans cette étude, « Le cerveau humain est considéré comme l’objet le plus complexe connu dans l’Univers et nous ne devons donc pas être surpris que cette complexité se prolonge au niveau de l'épigénome du cerveau. Ces caractéristiques uniques de méthylation de l'ADN qui se dégagent pendant les phases critiques du développement du cerveau suggèrent la présence d’un mécanisme épigénétique puissant non seulement nécessaire au bon fonctionnement de notre cerveau mais très probablement impliqué dans bon nombre de pathologies psychiatriques ».

L’ensemble de ces avancées tout à fait décisives dans ce champ scientifique encore largement inexploré de l’épigénétique rend définitivement caduque la vieille opposition scientifique et idéologique entre causes génétiques et facteurs environnementaux, inné et acquis. Nous savons à présent que le pouvoir de nos gènes, s’il ne peut être nié, ne peut être compris et n’a de sens que dans le cadre conceptuel d’une interaction dynamique et permanente avec les innombrables facteurs qui composent notre environnement.

Loin de nous déterminer et de nous réduire à une dimension biologique réductrice et prévisible, nos gènes deviennent paradoxalement le cadre de déploiement de notre liberté. Ils traduisent  l’expression biologique stable mais néanmoins modifiable et adaptable, selon certaines lois qui commencent à être éclaircies, de nos comportements individuels et de notre évolution, à la fois au sein de notre espèce et de nos sociétés humaines, riches de leurs foisonnantes et irremplaçables diversités.

René TRÉGOUËT

Sénateur honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Au Japon, les robots pourraient occuper la moitié des emplois dès 2035
Mercredi, 06/01/2016 - 20:47

Selon une étude menée par des chercheurs japonais, l'automatisation des entreprises nippones va s'accentuer dans les 20 prochaines années et d'ici 2035 la moitié des emplois nippons disponibles seront préemptés par des robots, prévoit une filiale du géant Nomura, spécialisée dans la recherche et l'analyse de données.

Les analystes de l'institut ont réalisé cette étude en partenariat avec l'Université d'Oxford qui avait déjà enquêté sur ce thème, en se concentrant cette fois sur les États-Unis et la Grande-Bretagne. Les chercheurs se sont intéressés, pour chaque mission étudiée, à la probabilité qu'elle avait d'être automatisée en fonction du degré de créativité qu'elle réclame. Ils ont ainsi établi que des agents dans les bureaux administratifs, la livraison de marchandise, la production agricole, n'avaient pas nécessairement besoin d'être des humains.

A l'inverse, l'écriture ou l'enseignement ne risquent pas d'être informatisées à court terme. Au final, sur plus de 600 emplois examinés "jusqu'à 49 % des emplois pourraient être remplacés par un système informatique". Les emplois potentiellement automatisables sont plus nombreux au Japon qu'aux États-Unis et au Royaume-Uni, où respectivement 47 % et 35 % des emplois sont menacés par les robots.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Engadget

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Matière
Matière et Energie
Un nouveau prototype de batterie
Jeudi, 07/01/2016 - 07:40

Des chercheurs du CNRS ont développé la première batterie utilisant des ions sodium au format « 18650 », un format industriel standard. Son principal avantage est d'utiliser du sodium, un élément beaucoup plus abondant et moins coûteux que le lithium. Dotée de performances comparables aux batteries lithium-ion, cette nouvelle technologie intéresse déjà les industriels. Elle pourrait à l'avenir permettre le stockage d'énergies renouvelables.

Le lithium est peu abondant sur notre planète. Les chercheurs du réseau RS2E porté par le CNRS se sont donc tournés vers le sodium, mille fois plus abondant. S’inspirant des batteries lithium-ion, ils ont conçu des batteries sodium-ion dans lesquelles des ions sodium transitent d’une électrode à l’autre dans un milieu liquide, au fil des cycles de charge et de décharge.

La première étape a consisté à trouver la « recette » idéale de l’électrode positive (cathode) de cette batterie. Elle a principalement impliqué six laboratoires du réseau RS2E tous réunis autour du même objectif : identifier la composition adéquate de cette électrode principalement constituée de sodium. La mise au point d’un prototype a été confiée au CEA, membre du RS2E.

Seulement six mois ont été nécessaires pour mettre au point le premier prototype de batterie sodium-ion au format « 18650 », celui des batteries lithium-ion actuellement commercialisées, un cylindre de 1,8 cm de diamètre sur 6,5 cm de hauteur. Cela devrait permettre un transfert facilité au sein des usines de fabrication actuelles. Plusieurs laboratoires internationaux travaillent également sur cette technologie mais aucun n’a aujourd’hui annoncé la réalisation de prototype de ce format.

Cette deuxième étape a permis de passer d’une échelle « laboratoire » (synthèse de plusieurs grammes du matériau formant la cathode) à une échelle « pré-industrielle » (synthèse d’un kilogramme). Elle a rendu possible la fabrication de cellules produisant une puissance inégalée pour ce type de batterie.

Cette nouvelle technologie obtient des performances encourageantes. Sa densité d’énergie (la quantité d’électricité que l’on peut stocker par kilogramme de batterie) atteint 90Wh/kg, un chiffre comparable à celui des batteries lithium-ion à leur début.

Quant à sa durée de vie, exprimée en nombre maximum de cycles de charge et de décharge sans perte significative de performance, elle est de plus de 2 000 cycles. Surtout, cette batterie est capable à la fois de se charger très rapidement et de restituer son énergie très vite. Son principal atout reste qu’elle s’affranchit du lithium, un élément dont les ressources sont très localisées sur Terre, contrairement au sodium. L’autre avantage est financier : compte tenu de son abondance, utiliser du sodium pourrait permettre de produire des batteries moins coûteuses.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

CNRS

Recycler l'eau avec du soleil et du CO2
Jeudi, 07/01/2016 - 07:30

Pour satisfaire l'ensemble de nos besoins directs (boisson, alimentation, hygiène) et indirects (énergie, alimentation), nous consommons, en moyenne environ cinq tonnes d’eau par personne et par jour.

Pour réduire les prélèvements en eau douce, le recyclage des eaux semble être une solution d’avenir. Deux grandes familles de technologies sont actuellement disponibles : l’osmose inverse ou le lagunage et filtration UV. Énergivore (6 à 10 kWh/m3 d’eau traitée) et coûteuse (jusqu’à 6 euros/m3), la première est plutôt destinée à la production d’eau potable dans les îles et les grandes villes. Économique et sobre en énergie (0,1 kWh/m3), la seconde ne peut, en revanche, produire de l’eau potable et n’est pas adaptée aux zones à fort stress hydrique.

Basée en Provence, la start-up Hélio Pur propose une troisième voie très prometteuse baptisée Purification Bio-Solaire (PBS). Cette technologie consiste à faire passer l’eau à traiter dans de longues tubulures translucides, avec une forte concentration de gaz carbonique. Sous le double effet du rayonnement solaire et du CO2, le système produit photosynthèse, oxygène, minéralisation, photodégradation et photodésinfection.

À la sortie de ces photoréacteurs : de l’eau pure et un peu de microalgues (qui stockent le carbone), facilement séparables. Le phytoplancton peut ensuite être utilisé comme engrais, voire dans la fabrication d’agrocarburants.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

PBS

Le Q-carbone : un nouveau matériau prometteur
Mercredi, 06/01/2016 - 20:53

le Q-carbone, une nouvelle forme de carbone qui n'existe pas à l'état naturel, vient d'être fabriqué en laboratoire par des chercheurs de la North Carolina State University (Etats-Unis). Plus dur que du diamant, il pourrait exister dans le cœur de certaines planètes si l'on en croit Jay Narayan, professeur en science des matériaux et principal auteur de cette étude.

Dû à sa structure cristalline originale, différente de celle des formes de carbone solides connues jusqu'ici - le graphite et le diamant - le Q-carbone possède des propriétés extraordinaires, notamment sa dureté, supérieure à celle du diamant. Il est aussi ferromagnétique (il s'aimante lorsqu'il est placé dans un champ magnétique) et s'illumine dans certaines conditions. De plus, il perd facilement ses électrons, ce qui en fait un matériau prometteur pour l'électronique.

Les applications de ce nouveau matériau sont potentiellment très nombreuses dans le domaine de l'électronique ou de l'administration de médicaments.

"Nous pouvons produire des nano-seringues ou micro-seringues de diamant, des nanocristaux ou de grandes surfaces de film de diamant", explique Jay Narayan qui précise que "Tout cela est fait à température et pression ambiante et ne coûte pas très cher. On utilise simplement un laser similaire à ceux utilisés pour les opérations des yeux. ".

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

AIP

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
La conception de protéines sur mesure pourrait révolutionner la médecine
Jeudi, 07/01/2016 - 07:57

Des chercheurs de l’Université de Waterloo (Belgique) ont découvert une nouvelle façon de créer une protéine qui a le potentiel de transformer la biotechnologie et la médecine personnalisée. Dans différentes expériences, le Professeur Elizabeth Meiering, en collaboration avec ses collègues en Inde et aux Etats-Unis, a créé une protéine qui peut supporter diverses conditions physiologiques et environnementales – un problème qui défie les chimistes voulant créer des protéines très stables et hautement fonctionnelles.

Les protéines médicament peuvent être conçues pour agir comme des anticorps et cibler des cellules spécifiques. De tels médicaments personnalisés peuvent s’attacher seulement là où ils sont nécessaires, réduisant grandement les effets secondaires dans les traitements contre le cancer et l’arthrite.

Par exemple, l’Herceptine, médicament actuellement utilisé pour traiter différentes formes du cancer du sein, cible le facteur de croissance HER2 à la surface des cellules cancéreuses et marque les cellules de telle sorte que le système immunitaire puisse les détruire.

Le Professeur Meiering et ses collègues ont pu intégrer à la fois la structure et la fonction dans leur conception de protéine en utilisant la bio-informatique. Ils ont ensuite mesuré le temps nécessaire à la protéine repliée et fonctionnelle pour se déplier et se dégrader.

En utilisant une combinaison d’analyses biophysiques et informatiques, l’équipe a montré qu’une chaîne protéique s’enroule sur elle-même dans la structure repliée. Leur approche sur la stabilité étant aussi quantitative, la stabilité de la protéine peut être ajustée pour naturellement se dégrader quand elle n’est plus utile.Cette approche novatrice devrait déboucher sur la conception de protéines avec des stabilités contrôlées précisément pour des applications nouvelles telles que les bio-capteurs et les thérapeutiques personnalisées.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

University of Waterloo

Une nouvelle piste contre la sclérose en plaques
Jeudi, 07/01/2016 - 07:48

Actuellement,  la plupart des traitements pour la sclérose en plaques agissent sur le système immunitaire pour réduire l’inflammation dans le cerveau. L’inconvénient est que les médicaments perturbent le système immunitaire au point que les patients doivent faire face à des effets secondaires importants.

Mais des chercheurs de l’Université d’Alberta ont examiné une enzyme, appelée granzyme B, dans les cellules cytotoxiques, comme cible thérapeutique possible pour réduire l’inflammation sans supprimer de manière significative la réponse du système immunitaire.

Les cellules cytotoxiques sont généralement utilisées par l’organisme pour détruire les cellules infectées par le virus. Dans le cas de la sclérose en plaques (SEP), cependant, ils sont redirigés contre l’hôte. L’enzyme granzyme B agit comme une arme, endommageant les cellules nerveuses et d’autres composants dans le cerveau. Dans l’étude, les chercheurs ont découvert qu’en supprimant granzyme B avec un inhibiteur appelé serpina3n récemment découvert, ils pourraient réduire de manière significative la progression des symptômes de la SEP à la fois dans les cellules humaines et les modèles pré-cliniques.

Selon le Professeur Giuliani, en ciblant granzyme B, la réponse inflammatoire de l’organisme est très peu affectée. Il ajoute que par interférence avec les premiers stades de l’inflammation dans le cerveau chez les patients atteints de sclérose en plaques, la progression de la maladie peut être ralentie.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Journal of Neuroinflammation

Soigner les dents et les gencives pour prévenir le risques des maladies cardiovasculaires
Mercredi, 06/01/2016 - 20:41

Les maladies parodontales sont des maladies inflammatoires plurifactorielles d’origine bactérienne qui atteignent les tissus mous et durs qui supportent les dents. Elles sont liées à l’accumulation de la plaque dentaire. La plus fréquemment rencontrée est la parodontite chronique qui touche environ 40 % de la population en France.

Plusieurs études ont montré l'existence d'un lien entre les maladies parodontales et les maladies cardio-vasculaires. On sait à présent que le risque de survenue de ces dernières s’avère significativement supérieur chez les sujets atteints d’une maladie parodontale ! De la même façon, les maladies parodontales augmentent le risque de survenue d’un accident vasculaire cérébral et d’un infarctus du myocarde après ajustement sur les facteurs de risque communs à ces deux maladies (tabac, diabète, etc.). A noter que des études ont également montré une association entre les maladies parodontales et l’hypertension artérielle. En conclusion, une bonne hygiène bucco-dentaire et le traitement parodontal auraient un rôle préventif vis-à-vis des maladies cardio-vasculaires.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flah

Senior Actu

Maladie d'Alzheimer : ce que votre façon de marcher révèle sur votre santé
Mercredi, 06/01/2016 - 08:09

Des chercheurs du Centre d'excellence des Maladies Neurodégénératives de Toulouse viennent de découvrir que, pour certains patients, la façon dont une personne se déplace peut trahir un déclin cognitif précoce, voire une maladie d'Alzheimer.

Pour parvenir à cette conclusion, les scientifiques ont travaillé avec un groupe de 128 volontaires, âgés en moyenne de 76 ans - des hommes et des femmes, de catégories sociales différentes. Les participants ont passé un PET scan (positron emission tomography), une technique d'imagerie médicale dont l'objectif est d'observer les connexions cérébrales. Il a ainsi été posible de mesurer les taux d'amyloïde dans leur cerveau : il s'agit d'une protéine qui, lorsqu'elle est présente en grande quantité dans les neurones, trahit un risque de déclin cognitif, voire une maladie d'Alzheimer.

Résultat : 48 % des volontaires présentaient des taux d'amyloïde anormalement élevés. Ceux-ci ont alors passé un nouveau test : les chercheurs ont analysé leur rythme, ainsi que leur façon de marcher. Et ils se sont rendus compte que ces volontaires particuliers se déplaçaient plus lentement que la moyenne (moins d'un mètre par seconde), et avec plus d'hésitation. Selon cette étude, les protéines amyloïdes perturberaient le putamen, une zone du cerveau liée aux capacités motrices.

"Il est possible que d'avoir des troubles de la marche subtiles, en plus de problèmes de mémoire, puisse signaler la maladie d'Alzheimer avant même que les gens montrent des symptômes cliniques", a déclaré Natalia del Campo, principale auteure de cette étude.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Medscape

Première européenne : trois enfants opérés du cœur grâce à la 3D
Mercredi, 06/01/2016 - 08:02

L'équipe médicale du CHU de Toulouse a réalisé trois opérations cardiaques pédiatriques, à coeur fermé, grâce à un logiciel de visualisation en 3D. Une première en Europe. Le système "EchoNavigator"a en effet pour objectif de faciliter les opérations par voie percutanée, c'est-à-dire en passant par une veine. En conséquence, les chirurgiens pédiatriques ont pu éviter l'opération à coeur ouvert, plus risquée pour les enfants victimes de malformations.

Mis au point avec Philips, ce logiciel permet d'afficher, sur le même écran et en 3D, l'échographie du coeur de l'enfant et les rayons X au moment où les médecins introduisent la sonde avec laquelle ils procèdent à la réparation des malformations cardiaques, a expliqué le chef de service, Philippe Acar.

La petite Nellie, âgée de 5 ans, a été la première à bénéficier de cet appareil. Elle souffrait d'un trou intra-ventriculaire, nécessitant une opération très délicate. "Et ce système nous a vraiment aidés", a souligné le Professeur Acar. Un garçonnet de 6 ans a ensuite subi la même intervention. Enfin, une petite fille de 9 ans a été opérée pour un problème de communication entre ses oreillettes. "Il n'y a que 72 heures d'hospitalisation et l'enfant sort sans cicatrice", souligne le Professeur.

Ce système de navigation en 3D est déjà utilisé à l'hôpital Henri Mondor de Créteil, dans le Val-de-Marne, et dans quelques hôpitaux européens, mais seulement pour les adultes. En deux ans, une quarantaine d'enfants vont ainsi bénéficier d'une opération avec l'aide de ce logiciel dont l'utilisation sera ensuite étendue à tous les hôpitaux. 

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

CHU Toulouse

Contrôler son stress grâce à son smartphone
Mercredi, 06/01/2016 - 07:55

Une étude réalisée par des chercheurs du MIT a montré qu'un smartphone, sans contact direct avec l'utilisateur, pourrait suffire à détecter avec précision la respiration, les battements du cœur et le niveau de stress.

2,1 milliards de personnes possèdent un smartphone selon le cabinet Strategy Analytics, soit 37 % de la population mondiale. D'où l'intérêt de recueillir des données sur le pouls ou la respiration grâce au smartphone et sans nécessairement qu'il soit en contact avec la personne.

Dans cette étude, intitulée BioPhone, ces scientifiques ont développé une méthode moins envahissante grâce à laquelle un simple smartphone glissé dans une poche ou un sac suffira à enregistrer avec fiabilité ces données liées à la santé du sujet.

Javier Hernandez, scientifique au Media Lab du MIT et auteur principal de l'étude, explique que ces données seront recueillies quand l'utilisateur ne sera pas en mouvement : plus facile alors de déceler les petites vibrations. Idéalement, cela permettra également de savoir si la personne est stressée pour l'aider à se détendre. Pour cela, le smartphone proposera des exercices de respiration ou pourra demander à un proche d'appeler.

Des défis restent néanmoins à relever d’après le chercheur. Les scientifiques doivent encore trouver le moyen d’ajuster les mesures en fonction de l’endroit où se trouve le smartphone : la détection des signaux biologiques n’est pas la même lorsqu’il est placé dans une poche de pantalon ou à l'intérieur d’une veste de costume. En général, plus le téléphone est loin du coeur et plus il est difficile d’avoir une lecture parfaite des pulsations.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

MIT

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