RTFlash

RTFlash a besoin de vous pour continuer à exister !

Propulsé par HelloAsso

RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 260
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 10 Octobre 2003
Recommander  |  Désinscription  |  Lire en ligne
Egalement dans ce numéro
TIC
Les disques durs externes à votre secours
Des visas européens avec identifiants biométriques d'ici 2005
La HDTV va booster la télévision par satellite
Matière
Philips double la capacité des DVD+R
Les composants essentiels d'un ordinateur quantique réalisés en semiconducteur
Vivant
Du nouveau dans le traitement des maladies coronariennes
Une technique chirurgicale révolutionnaire pour une convalescence rapide
Polyarthrite rhumatoïde : un traitement révolutionnaire
La stratégie des vaccins anti-cancer porte enfin ses fruits
Le prix Nobel de médecine 2003 décerné aux deux inventeurs de l'IRM
L'Institut Curie met au point la radiothérapie en 3D
Un laser pour opérer à l'intérieur de la cellule !
Un Américain sur trois né en 2000 sera diabétique
Premier cas de vache folle née en Amérique du Nord
Schering annonce une molécule pouvant diagnostiquer la maladie d'Alzheimer
Le génome d'une bactérie "insecticide" décryptée
Un bon sommeil est indispensable à la mémorisation
Recherche
Des conducteurs vont tester un limiteur de vitesse révolutionnaire
Edito
Microsoft ne doit pas faire entrer Windows dans le bios de nos ordinateurs



L'accord que vient de signer Microsoft avec Phoenix Technologies afin que Windows puisse communiquer avec les BIOS des futurs ordinateurs soulève de graves interrogations et mérite d'être examiné avec attention. Les possibilités techniques offertes par cet accord sont nombreuses, et touchent notamment à la question sensible de la gestion des droits sur les fichiers (DRM), au niveau matériel. Le BIOS (Basic Input Output System) est le logiciel embarqué sur toute carte mère qui permet entre autres aux différents composants de l'ordinateur de communiquer entre eux. Jusqu'à présent, il était indépendant du système d'exploitation, mais l'accord annoncé la semaine dernière entre Microsoft et Phoenix Technologies pourrait permettre de contrôler certains éléments clés de la configuration système directement depuis Windows. Phoenix travaille ainsi sur un nouveau BIOS baptisé CSS (Core System Software) qui permettrait aux administrateurs de contrôler plus facilement les configurations à distance. Selon Microsoft, "Phoenix est en train de créer une toute nouvelle catégorie de logiciel système". Il est vrai que Phoenix fournit les BIOS de quatre des cinq plus grands constructeurs de PC au monde. C'est aussi un fournisseur important pour les appareils grand public comme les lecteurs portables fabriqués par Pioneer, Matsushita, Sony et Toshiba. Microsoft prévoit de faire gérer les DRM directement par le matériel, ce qui est précisément l'objet de cet accord. Les fournisseurs de contenus pourraient vérifier si l'ordinateur ou le périphérique qui lit le média est effectivement autorisé à le faire. Dans deux ans, Windows Longhorn devrait ainsi apporter les premières applications du NGSCB (Next Generation Secure Computing Base), plus connu sous son ancien nom de Palladium. De son côté, Phoenix a déjà commencé à implanter le système de DRM développé par Orbid dans des prototypes de BIOS qui devraient être bientôt vendus aux constructeurs. Bien que le Core Management Engine (CME) de Phoenix ne soit pas directement lié au NGSCB, il est clair qu'il contribuera largement à la nouvelle stratégie de Microsoft. Comme je l'écrivais déjà dans mon édito du 11 avril 2003 (voir @RTFlash 237 http://www.tregouet.org/lettres/rtflashtxt.asp?theLettre=268&Edito

Only=1). Il faut en effet bien comprendre que ces nouveaux BIOS "CSS" et, plus largement, le système NGSCB (Next Generation Secure Computing Base), que veut imposer Microsoft, reprend les principes du fameux projet "Palladium". Cette base informatique sécurisée de nouvelle génération (NGSCB) vise en effet à inverser le principe du contrôle de l'information qui ne s'effectuerait plus a posteriori mais a priori. Avec la généralisation sur nos machines d'un tel système, Microsoft disposerait d'un outil redoutable pour supprimer ou sérieusement entraver la concurrence en décidant, contre la volonté de l'utilisateur, quels sont les logiciels qui peuvent ou non être utilisés sur nos PC. Cette fusion-intégration du Bios et du système d'exploitation dans Windows pose, on le voit, des questions capitales pour la préservation d'un saine et libre concurrence mais aussi pour la protection de la confidentialité des informations numériques stockées dans nos ordinateurs, protection à présent devenue indispensable au respect de notre vie privée, compte tenu de la place que prend l'informatique dans tous les actes de notre vie quotidienne. Microsoft se défend bien sûr de toute intention malveillante et martèle que les utilisateurs auront la possibilité de désactiver ce Bios CSS. Mais pendant combien de temps cette possibilité restera offerte aux consommateurs ? Sera-t-il possible, et à quelles conditions, d'installer autre chose que des produits Microsoft (ou certifiés comme tels) sur ces futurs PC "CSS" ? Microsoft, ou d'autres entreprises éditrices de services et contenus numériques, pourront-elles avoir accès, à notre insu, à toute ou partie des informations contenues dans nos PC ou effacer ces informations ? Sur ces questions essentielles, nous ne pouvons pas nous contenter de promesses et de déclarations de bonnes intentions car les enjeux économiques et sociétaux sont trop importants. Qu'il faille lutter contre le piratage et trouver des solutions plus efficaces pour la gestion des droits numériques en ligne, et la protection des oeuvres diffusées sur le Net, tout le monde en convient. Mais il ne faudrait pas que le remède proposé, ou plutôt imposé par Microsoft et ses alliés, s'avère en définitive pire que le mal et aboutisse à une informatique inquisitrice dans laquelle chaque utilisateur serait suspect a priori d'actes illicites et serait soumis à un droit d'inspection et de contrôle pratiquement sans limites du contenu numérique de son ordinateur. En tout état de cause, ce projet de base informatique sécurisée de nouvelle génération ne serait acceptable que s'il passe par une véritable démarche contractuelle basée sur l'information, la confiance et le respect de la vie privée. Cela suppose notamment qu'un tel système soit toujours désactivé sur les machines qui en seront équipées et que son activation ne puisse se faire que par une démarche volontaire et éclairée de l'utilisateur. Comme le dit l'adage bien connu, "on ne peut pas faire le bonheur des gens malgré eux", et Microsoft et ses alliés pourraient s'exposer à un rejet massif des consommateurs et à de graves déconvenues commerciales, s'ils persistaient à vouloir imposer leur système sans l'accompagner de garanties réelles et sérieuses en matière de libre concurrence et de respect de la vie privée.

René TRÉGOUËT

Sénateur du Rhône


TIC
Information et Communication
Les disques durs externes à votre secours
Samedi, 11/10/2003 - 00:00

Si vous conservez sur votre ordinateur de plus en plus de photos, vidéos, chansons et toutes sortes de données personnelles auxquelles vous tenez, vous n'avez certainement pas envie de voir tout cela disparaître un jour à cause d'une panne ou d'un virus. La solution consiste à faire des sauvegardes régulières. Pour cela, vous pouvez graver des CD ou des DVD ou bien encore connecter à votre ordinateur un disque dur externe. Le constructeur Maxtor lance un produit original : le Maxtor OneTouch. C'est une gamme de disques externes de très grande capacité (jusqu'à 300 Gigaoctets, soit 3 à 5 fois un disque dur classique). Originalité très pratique : pour faire une copie instantanée de toutes vos données personnelles, il suffit d'appuyer sur un bouton. L'installation est rapide, pas besoin de mettre les mains dans le cambouis et d'ouvrir votre machine, l'appareil se branche sur la prise USB 2 ou Firewire de votre PC ou votre Mac. C'est un disque dur rapide qui permet même de faire, par exemple, du montage vidéo. Un design réussi, ce qui ne gâche rien. Bref, une solution intéressante pour ceux qui cherchent un outil de sauvegarde ou qui veulent augmenter leur capacité mémoire sans changer d'ordinateur. Les gros utilisateurs pourront même empiler plusieurs disques les uns sur les autres. Malheureusement, ce type de support externe est plus cher qu'un disque dur interne : 300 à 500 Euros pour ces modèles de grande capacité. Autre produit original : Anypack, le plus petit disque dur externe du monde. De la taille d'un calepin ou d'une grosse calculatrice, ultra plat, il se connecte à votre ordinateur par le port USB2. Sa capacité est impressionnante vue sa taille : 20 à 80 gigas suivant les modèles. C'est l'outil idéal pour conserver en permanence avec soi toutes ses données personnelles, y compris de la musique, des images ou des vidéos (ce qui en général prend beaucoup de place). Les données peuvent être cryptées. Minuscule, Anypack se glisse dans la poche (il est livré avec une housse). C'est un bon complément pour les portables ou les PDA.

France Info :

http://www.radiofrance.fr/chaines/france-info/chroniques/hightech/index.php?m=3&...

Des visas européens avec identifiants biométriques d'ici 2005
Samedi, 11/10/2003 - 00:00

Les numérisations du visage et des empreintes digitales des étrangers sont les éléments choisis pour être intégrés dans les visas et les titres de séjours européens d'ici 2005, espère Bruxelles. Avant de passer aux passeports des citoyens de l'Union. La Commission européenne a transmis deux propositions de texte au Conseil et au Parlement, visant à accélérer l'intégration de données biométriques dans les visas et les titres de séjour des ressortissants des pays tiers (hors UE). Elle suit ainsi les recommandations des chefs d'État et de gouvernement des Quinze, rassemblés en juin dernier à Salonique (Grèce). Ils avaient alors fait de l'introduction de la biométrie dans les passeports et les visas une de leurs priorités, et avaient chargé la Commission de plancher sur le sujet. Celle-ci préconise de retenir deux éléments biométriques pour identifier les personnes et, surtout, mieux sécuriser les titres de séjours et les visas. Son choix s'est porté en priorité sur «l'image de face», qui devra être numérisée et stockée sur une carte à puce, insérée dans les documents d'identification. «Un second élément devrait être ajouté, à savoir l'empreinte digitale, qui constitue la meilleure solution pour les contrôles de base», écrit la Commission. Ces éléments deviendraient obligatoires pour les visas et titres de séjour des ressortissants des pays tiers dès 2005. Ils seraient intégrés par la suite dans les passeports des citoyens européens, conformément à la volonté du Conseil de l'Union européenne. Pour choisir les données biométriques à retenir, la Commission précise qu'elle s'est appuyée sur les travaux menés par l'OACI (Organisation de l'aviation civile internationale). Cette dernière «a joué un rôle de pionner dans la conception de normes internationales en la matière», souligne-t-on à Bruxelles.

ZDNet :

http://www.zdnet.fr/actualites/technologie/0,39020809,39125624,00.htm

La HDTV va booster la télévision par satellite
Samedi, 11/10/2003 - 00:00

Les cycles économiques permettent à de nombreuses nouveautés technologiques d'émerger tous les 10 ans. Dans les années 80, les caméras vidéo et les ordinateurs personnels ont fait leur apparition. Puis dans les années 90, ce fut au tour des téléphones portables, d'Internet et de la télévision par satellite. Il semble que pour les années 2000, le marché de l'image numérique sera un des secteurs porteurs de la décennie. Le Congrès américain a d'ores et déjà demandé à toutes les stations de télévision d'émettre en numérique à la fin 2006 (DTV - Digital Television). Bien que la loi ne le requiert pas, la FCC (Federal Communication Commission) s'attend à voir les chaînes de télévision diffuser en HDTV (High-Definition télévision). Les utilisateurs américains seront finalement obligés d'acheter, soit une élévision numérique, soit un décodeur analogique/digital. Il y a déjà 70 chaînes de télévision privées aux Etats-Unis. Les analystes prévoient que 90% des chaînes de télévision américaines seront passées au HDTV en 2014. Aujourd'hui 37% des chaînes américaines diffusent en numérique. C'est aussi le cas au Japon, en Australie et dans certains pays asiatiques ; l'Europe, par contre, est à la traîne. Diffuser en HDTV nécessitera 6 fois plus de débit qu'actuellement. Des modulations plus élaborées et des techniques de compression plus efficaces diminueront les besoins au fur et à mesure. La HDTV nécessitera, au départ, trois fois plus de bandes passantes que la télévision traditionnelle, et d'ici 10 ans, seulement 2 fois plus qu'aujourd'hui. Les prix des caméras numériques et des équipements de projection diminueront rapidement à mesure de leur diffusion auprès du grand public. La HDTV est une opportunité pour les opérateurs de satellite à ne as rater. Cablevision Systems va d'ailleurs suivre cette filière pour 'introduire sur le marché du Direct-To-Home et concurrencer DirecTV et chostar. Cablevision utilisera le format de compression MPG-4 qui diminue par deux la bande passante nécessaire. Cablevision proposera 21 chaînes en HDTV.

Etats Unis Espace du 8-10-2003 : http://www.france-science.org/usa-espace

^ Haut
Matière
Matière et Energie
Philips double la capacité des DVD+R
Samedi, 11/10/2003 - 00:00

Philips vient d'annoncer une nouvelle technologie permettant de graver les DVD sur deux couches au lieu d'une seule comme actuellement. Présentée au CEATEC Japan 2003. Cette technologie liée au format DVD+R permettra de stocker jusqu'à 8,5 Go de données au lieu des 4,7 Go actuels. Cela permettra, selon le constructeur, d'enregistrer jusqu'à 4 heures de vidéo en qualité DVD ou 16 heures en qualité VHS. Cette technologie exploite le laser rouge employé dans les graveurs actuels et non pas le laser bleu-violet propre au Blu-Ray Disc qui offrira une quinzaine de Go d'espace de stockage par couche. Mais le laser rouge présente l'avantage de la compatibilité. Selon Philips, les DVD double couche qui seront gravés avec sa nouvelle technologie resteront compatibles avec les lecteurs actuels, y compris les lecteurs de salon. En revanche, il faudra probablement acquérir de nouveaux graveurs supportant la technologie double couche.

Philips :

http://www.research.philips.com/InformationCenter/Global/FArticleDetail.asp?lArt...

Les composants essentiels d'un ordinateur quantique réalisés en semiconducteur
Samedi, 11/10/2003 - 00:00

Une nouvelle avancée vers la réalisation d'un ordinateur quantique a été réalisée par le NTT Basic Research Laboratories et la Japan Science and Technology Corporation. En utilisant un semiconducteur et des techniques de microfabrication, les deux partenaires ont développé un élément de base pour enregistrer et manipuler les bits quantiques. Cet élément est compose de trois longues électrodes et de deux électrodes plus petites, chacune disposée alternativement sur la surface du semi-conducteur. Un traitement spécial du semi-conducteur au moyen d'un faisceau électron permet aux électrons de s'accumuler dans les deux régions ou une petite électrode est prise en sandwich entre deux grandes. Cette paire de région fonctionne comme un seul bit : la présence électrons dans une des régions codant pour 0 et la présence dans l'autre pour 1. Quand un courant est applique a la structure, les électrons entrent et sortent des deux régions, le tout servant élément de base pour coder un bit quantique.

Nikkei Business : http://www.brl.ntt.co.jp/E/previous/previous.html

^ Haut
Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Du nouveau dans le traitement des maladies coronariennes
Samedi, 11/10/2003 - 00:00

Les "stents", sortes de petits ressorts servant à maintenir ouverte une artère après dilatation, protègent mieux les malades d'un nouveau rétrécissement artériel que les stents conventionnels quand ils sont enduits d'un médicament anti-suppresseur, concluent les auteurs d'une étude publiée samedi dans la revue Lancet. L'implantation de ces dispositifs est devenu le traitement de référence des maladies des artères coronaires. Le Pr Joachim Schofer, du centre de cardiologie-vasculaire de Hambourg en Allemagne, a étudié le devenir de 352 patients chez qui des stents avaient été posés. La moitié des malades avait bénéficié de stents enduits de sirolimus, un puissant immuno-suppresseur destiné, au départ, à éviter le rejet de l'appareil par l'organisme. L'autre groupe avait reçu des stents métalliques simples. Au bout de huit mois, les cardiologues ont constaté que le diamètre artériel minimum était significativement plus grand chez les patients ayant bénéficié du dispositif enduit. De plus, le taux de rechute était chez eux de 6 %, contre 42 % pour les malades dont les artères avaient été élargies avec le système le plus simple. Enfin, le nombre de patients victimes d'accidents cardiaques majeurs était de seulement 8 % dans le premier groupe contre 23 % dans le second. Dans un éditorial accompagnant la publication de cette étude, le Pr Ulrich Sigwart, de l'hôpital universitaire de Genève (Suisse), estime que la technique des stents enduits de sirolimus représente "une avancée médicale majeure". Selon lui, cette technologie va probablement donner "des résultats similaires ou mêmes meilleurs que le pontage coronarien et ce, non pas pour des malades soigneusement sélectionnés mais pour la majorité d'entre eux".

AFP : http://fr.news.yahoo.com/031002/202/3f9sn.html

Une technique chirurgicale révolutionnaire pour une convalescence rapide
Samedi, 11/10/2003 - 00:00

Grâce à une nouvelle technique opératoire, Shirley Mattin, une Britannique de 68 ans, a pu regagner son domicile 27 heures seulement après une opération de la hanche. Elle a ainsi évité un séjour d'une dizaine de jours à l'hôpital de Chase Farm à Enfield, dans le nord de Londres, comme c'est généralement l'habitude après une telle intervention. La technique, révolutionnaire, consiste à faire pénétrer les implants par deux incisions de 4 cm au lieu d'une incision unique de 30 cm pratiquée auparavant. Des interventions similaires sont régulièrement pratiquées aux Etats-Unis depuis 2001. En Grande-Bretagne, 30 personnes avaient déjà bénéficié, à titre expérimental, de ces progrès techniques, mais avaient dû rester plusieurs jours en observation. Ce procédé sera bientôt appliqué à la plupart des patients britanniques souffrant de la hanche. Une avancée qui réduit en plus les souffrances postopératoires. Shirley Mattin, déjà opérée de l'autre hanche suivant l'ancienne procédure, a en effet expliqué que la douleur était moins forte et les gonflements ou hématomes moins nombreux. BBC : http://news.bbc.co.uk/2/hi/health/3153262.stm

Polyarthrite rhumatoïde : un traitement révolutionnaire
Samedi, 11/10/2003 - 00:00

« C'est Lève-toi et marche ». Ce témoignage d'une maman, dont la fille est atteinte de polyarthrite rhumatoïde et traitée par ENBREL a constitué un moment émouvant... et imprévu, durant la remise des Prix MEDEC 2003 au Sénat, mardi après-midi. Si le fabricant de ce tout nouveau médicament a reçu le prix Médicament de l'année 2003 - Recherche internationale, ce n'est certes pas abusif. Car jusqu'à présent la maladie n'était accessible, même lorsque les médecins recouraient aux anticorps monoclonaux sur lesquels sont basées les biothérapies, qu'à condition de les associer au méthotrexate, un produit peu maniable. Ces associations étaient donc réservées aux formes les plus agressives de la polyarthrite rhumatoïde. Elles constituent en effet des traitements lourds, comportant des contre-indications et des précautions d'emploi rigoureuses. D'où une administration exclusivement hospitalière et aussi, des coûts très élevés. L'un des points réellement nouveaux, c'est que l'efficacité d' ENBREL a été démontrée en monothérapie. La tolérance est ainsi supérieure. Par ailleurs et une fois le traitement initié en milieu hospitalier, il peut être poursuivi en ambulatoire voire à domicile : ni hospitalisation ni perfusion. L'administration, réalisée par une infirmière libérale ou le patient lui-même, consiste en une simple injection sous-cutanée, 2 fois par semaine. Enfin ce traitement, qui repose sur l'utilisation du premier récepteur soluble spécifique du TNF-alpha s'avère d'une efficacité apparemment sans précédent. Il apporte une amélioration fonctionnelle spectaculaire et, pour la première fois, un ralentissement de la destruction ostéoarticulaire. Une malade qui avait perdu toute autonomie l'a ainsi recouvrée en dix jours de traitement ! Lève-toi et marche... C'est vrai, donc. Si ce n'est un miracle, c'est un magnifique résultat réservé aux formes extrêmes de la maladie. Car la polyarthrite rhumatoïde prive peu à peu ses victimes du simple usage de leurs membres. Dans les formes graves, l'espérance de vie peut être diminuée de 4 à 7 ans. Cliniquement la maladie se manifeste par des douleurs inflammatoires qui touchent plusieurs articulations (mains, pieds, genoux...) par poussées et de manière bilatérale et symétrique. Ces douleurs s'accompagnent d'un gonflement et d'une destruction progressive et irréversible des articulations. Aujourd'hui la maladie touche 140 000 personnes en France, dont trois quarts de femmes.

Destination santé :

http://www.destinationsante.com/article.cfm?ContentID=7653

La stratégie des vaccins anti-cancer porte enfin ses fruits
Samedi, 11/10/2003 - 00:00

Après des années de tâtonnements, les recherches sur les vaccins anti-cancer semblent enfin porter leurs fruits : le premier de ces médicaments - américain - devrait arriver sur le marché dans quelques mois, suivi de très près par un deuxième produit, français celui-là."Destiné à combattre les mélanomes, le médicament américain est en cours d'examen en procédure rapide par la Food and Drug Administration (FDA), l'administration fédérale chargée du contrôle des produits alimentaires et pharmaceutiques", a indiqué Jean-Loup Romet-Lemonnet, président de la société de biotechnologie française IDM. IDM a également reçu de la Food and Drug Administration (FDA) l'autorisation de mener un essai clinique de Phase I/II de son vaccin thérapeutique CollidemTM dans le traitement du cancer colorectal. Collidem est composé de cellules dendritiques du malade associées à une combinaison de peptides sélectionnés (licence Epimmune Inc). Sa tolérance et son activité immunologique et clinique seront évaluées pour la première fois dans cet essai qui prévoit l'inclusion de 37 patients aux Etats-Unis. La durée estimée de l'essai est d'un an. Le président d'IDM s'exprimait à l'occasion de la tenue à Paris des "Journées des Cordeliers", un colloque organisé en coopération avec l'université Pierre et Marie Curie qui rassemble les plus grands noms de la recherche internationale en immunologie et en virologie. La société IDM travaille pour sa part sur plusieurs méthodes de thérapie cellulaire et sur plusieurs vaccins anti-cancer. Le plus avancé de ces vaccins devrait faire l'objet en 2004 d'une demande identique auprès des autorités américaines, pour lutter contre les ostéosarcomes, des cancers des os propres aux enfants et aux adolescents. Depuis des décennies, les médecins s'efforcent d'éliminer les cellules cancéreuses qui envahissent un organe ou l'organisme, par chirurgie, chimiothérapie, ou radiothérapie, combinant parfois les trois méthodes. Les résultats se sont considérablement améliorés au fil des ans. Cependant, les traitements ne font quand même pas le détail : bien que ciblés, ils endommagent souvent les cellules saines et, surtout, laissent échapper des cellules cancéreuses qui poursuivent leur travail de sape. Au contraire, l'immunothérapie, appellation plus savante des vaccins thérapeutiques anti-cancer, permet - en principe - de tuer les dernières cellules tumorales ayant échappé aux traitements classiques et de provoquer une réponse graduée du système de vigilance immunitaire. Pour mettre au point leurs médicaments, les scientifiques s'efforcent d'identifier des protéines propres à chaque type de tumeur afin de les intégrer dans un produit qui sera ensuite introduit dans l'organisme des malades. Comme le "Pacman" des jeux vidéo qui dévorait tout sur son passage, cette thérapie a pour mission de liquider les ultimes cellules cancéreuses, allant même les chercher - quand elles ont essaimé pour former des métastases - au plus profond de l'organisme. A côté de cette première thérapie, une autre technique, proche du vaccin curatif a été mise au point par les chercheurs d'IDM : des cellules malades sont prélevées sur le patient, formées en laboratoire à déclencher une réponse proportionnée de son système immunitaire, puis ré-injectées dans l'organisme du malade. "Au contraire des autres armes anti-cancer, ces deux techniques n'entraînent que peu d'effets secondaires et peuvent être être utilisées pour combattre de nombreuses formes de cancers" , souligne le Dr Romet-Lemonne. "Les cancers de la vessie, de l'ovaire, du rein et le mélanome (cancer de la peau) sont les plus "répondeurs" mais rien n'interdit de penser que ces techniques puissent à terme être employées avec succès contre le cancer du sein, du poumon et le cancer colorectal", souligne-t-il.

IDM : http://www.idm-biotech.com/News02.htm

IDM : http://www.idm-biotech.com/PRinHTML/9sept03Fr.htm

Le prix Nobel de médecine 2003 décerné aux deux inventeurs de l'IRM
Samedi, 11/10/2003 - 00:00

Le prix Nobel de médecine 2003 a été attribué lundi conjointement à Paul Lauterbur (Etats-Unis) et Peter Mansfield (Grande-Bretagne) pour leurs découvertes concernant l'imagerie par résonance magnétique."Les deux lauréats du prix Nobel de physiologie/médecine de cette année ont fait des découvertes décisives sur les possibilités d'utiliser la résonance magnétique pour visualiser diverses structures", permettant une meilleure image des organes internes de l'homme, a expliqué l'Assemblée Nobel de l'institut Karolinska, qui décerne le prix. "Ces découvertes ont abouti à la caméra magnétique moderne, la tomographie par résonance magnétique, qui représente une grande avancée pour la médecine et la recherche médicale", a-t-elle ajouté. La découverte des ondes radio émises par des noyaux atomiques revenant à leur niveau d'énergie initial après avoir été accélérés en étant soumis à un fort champ magnétique a été récompensée par le prix Nobel de physique en 1952. Au cours des décennies suivantes, la résonance magnétique a principalement servi à étudier la structure chimique de diverses substances, a expliqué l'Assemblée Nobel: "Les lauréats Nobel de cette année ont fait dans les premières années 1970 des découvertes novatrices qui ont permis de développer aussi d'importantes applications médicales de la résonance magnétique." Paul Lauterbur, Américain né en 1929, a découvert qu'il était possible de créer une image bidimensionnelle en maîtrisant l'intensité du champ magnétique. Peter Mansfield, Britannique né en 1933, a affiné la méthode: il a établi les modalités du traitement mathématique et de l'analyse par ordinateur des signaux, permettant de mettre au point une technique d'imagerie utilisable. Il a également montré que l'acquisition de l'image pouvait être extrêmement rapide. L'imagerie par résonance magnétique (IRM) est aujourd'hui de pratique courante dans les hôpitaux. Chaque année, plus de 60 millions d'examens sont effectués dans le monde par ce moyen, et la technologie continue de se développer rapidement, note l'Institut Karolinska. L'IRM est supérieure dans bien des cas aux autres techniques d'imagerie et elle a considérablement amélioré le diagnostic de toute une série de maladies. En outre, elle a permis de remplacer diverses méthodes d'investigation pénibles et risquées, en évitant l'introduction de substances dans l'organisme qui pourraient créer des infections. L'IRM peut par exemple se substituer à l'arthroscopie, ou à des analyses du pancréas.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/031006/202/3fhy7.html

L'Institut Curie met au point la radiothérapie en 3D
Samedi, 11/10/2003 - 00:00

L'Institut Curie propose depuis cet été une radiothérapie véritablement "sculptée" en fonction de la forme de la tumeur, préservant au maximum les tissus sains avoisinants. Cette forme de traitement s'adresse à des patients ayant un cancer de la prostate et de la sphère ORL (nez gorge oreille). Baptisée radiothérapie conformationnelle avec modulation d'intensité, cette thérapie bénéficiera courant 2004 au traitement des cancers du sein et du poumon. Ces dernières années, la radiothérapie a connu de nombreuses avancées liées au développement de l'imagerie, de l'informatique et des équipements. Grâce au scanner, les radiothérapeutes établissent le volume en 3D de la tumeur et des organes avoisinants. A partir de cette reconstitution d'un véritable "malade virtuel", ils déterminent pour chaque patient le volume d'irradiation et la dose à délivrer. Avec la radiothérapie conformationnelle 3D et surtout sa dernière évolution, la radiothérapie conformationnelle avec modulation d'intensité, une nouvelle étape vient d'être franchie : le volume d'irradiation est véritablement "sculpté" en fonction de la forme de la tumeur, préservant au maximum les tissus sains avoisinants, précise-t-on à l'Institut. La radiothérapie est née à l'Institut Curie, à la suite de la découverte de la radioactivité naturelle par Pierre et Marie Curie en 1898. Cette année marque le centenaire du Prix Nobel de physique qu'ils ont obtenu en 1903.

Institut Curie :

http://www.curie.fr/home/presse/actu_list.cfm/lang/_fr/actu/presse.htm

Un laser pour opérer à l'intérieur de la cellule !
Samedi, 11/10/2003 - 00:00

Des chercheurs américains de l'université de Harvard, dirigés par le physicien Eric Mazur, sont parvenus, sans détruire les cellules concernées, à vaporiser de minuscules structures inta-cellulaires, les mitochondries, à l'aide d' impulsions laser de lumière intense de quelques milliardièmes de seconde. Cette technique prometteuse pourrait permettre de mieux comprendre le complexe fonctionnement de nos cellules. La performance technique de ces recherches résident dans la mise au point d'un faisceau laser extrêmement étroit et de très brève intensité qui, à l'origine, était destiné au gravage de nanocavités pour le stockage des données numérisées. Mais ce laser peut aussi être utilisé à l'intérieur de la cellule sans endommager sa surface. "L'énergie de chaque tir laser est équivalent à l'impact d'un moucheron en vol, ce qu'une cellule peut supporter sans problème" souligne Eric Mazur. "A terme ce type de laser pourrait devenir un nouvel outil extraordinaire d'exploration de la cellule mais aussi permettre à l'intérieur de la cellule des interventions d'une précision incomparable" précise enthousiaste le biophysicien Paul Wiseman de l'université McGill à Montréal. "On pourrait par exemple mieux comprendre comment les cellules se modifient et de restructurent pendant leur division, ce qui constitue un enjeu essentiel en biologie" ajoute le chercheur. Enfin, dernière perspective, mais non la moindre, ce type de laser pourrait permettre de détruire sélectivement les cellules cancéreuses au tout premier stade de formation d'une tumeur. Actuellement quand les tumeurs sont détectées, elles sont malheureusement souvent trop importantes pour faire l'objet d'un tel traitement, mais avec les progrès rapides des outils de détection. les chercheurs espèrent, d'ici quelques années, pouvoir repérer la présence de seulement quelques cellules cancéreuses parmi une grande quantitéde cellules normales. Il serait alors possible de détruire uniquement ces cellules anormales sans aucun dommage pour les cellules voisines.

Brève rédigée par @RT Flash

Nature : http://www.nature.com/nsu/030929/030929-12.html

Un Américain sur trois né en 2000 sera diabétique
Samedi, 11/10/2003 - 00:00

Un Américain sur trois né en 2000 deviendra diabétique, une tendance qui s'explique largement par la progression de l'obésité et du surpoids aux Etats-Unis, selon une étude publiée mardi."Le risque estimé de développer un diabète pour les personnes nées en 2000 est de 32,8 % pour les hommes et de 38,5 % pour les femmes" écrivent les auteurs de l'étude publiée dans le Journal of the American Medical Association (JAMA). "Il est estimé que le nombre de personnes diabétiques aux Etats-Unis va augmenter de 165 % entre 2000 et 2050", écrivent-ils encore. "La prévalence du diabète parmi les adultes américains a augmenté de 40 % en 10 ans, passant de 4,9 % (des adultes) en 1990 à 6,9 % en 1999", rappellent les auteurs de l'étude, dirigée par le Dr K.M. Venkat Narayan, des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC). Les plus à risque sont les personnes d'origine hispanique (45,4 % des hommes et 52,5 % des femmes), note l'étude. Le diabète réduit fortement l'espérance de vie. "Par exemple, nous estimons que pour une personne diagnostiquée à 40 ans, les hommes perdent 11,6 années de vie et 18,6 années corrigées pour la perte de qualité de vie, et les femmes 14,3 années et 22 années corrigées". "Pour les personnes nées aux Etats-Unis en 2000, le risque d'être diagnostiqué avec un diabète au cours de leur vie est d'un sur trois pour les hommes et deux sur cinq pour les femmes", précisent les auteurs. Ils soulignent que le risque de diabète est "considérablement plus élevé que le risque de un sur huit de cancer du sein dont on parle tant parmi les femmes américaines". Les auteurs encouragent la prévention du diabète par des programmes de perte de poids et les médicaments pouvant retarder la survenance de la maladie. L'obésité est à l'origine de quelque 300.000 morts annuellement aux Etats-Unis. En 2000, environ 65 % de la population adulte aux Etats-Unis était en surpoids ou obèse, selon une étude des Centres de contrôle des maladies. La France pourrait connaître une situation analogue dans quelques années si l'on en croit Le Pr Guy-Grand qui souligne "qu'une épidémie d'obèses nous attend en France si nous ne faisons rien". Il semble en effet que notre pays soit en train d'importer le modèle américain de consommation. Le surpoids des enfants ne cesse d'augmenter en France: une enquête de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) souligne que 13,3% des enfants et des adolescents (garçons et filles) âgés de 2 à 17 ans sont considérés comme trop gros. L'enquête "ObEpi" précise que le nombre de ces enfants en surpoids à sept ans dépasse les 20%. Le seuil des 10% d'enfants trop gros est franchi dès l'âge de quatre ans. "En 10 ans, le nombre d'enfants d'âge scolaire obèses a doublé", souligne le Pr Guy-Grand. "Et le nombre d'obésités graves a été multiplié environ par cinq". Les causes de cette dramatique évolution sont bien connues, alimentation déséquilibrée, consommation excessive d'aliments sucrés et manque d'exercice physique.

Brève rédigée par @RT Flash

JAMA : http://jama.ama-assn.org/cgi/content/abstract/290/14/1884

Premier cas de vache folle née en Amérique du Nord
Samedi, 11/10/2003 - 00:00

De nouveaux tests génétiques sur une vache souffrant d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), qui avait été découverte dans l'Ouest canadien ce printemps, ont permis d'établir que la bête était bien née au Canada, a indiqué mardi le gouvernement canadien."Nous pouvons maintenant dire que c'est le premier cas local de vache folle en Amérique du Nord", a déclaré le Dr George Luterbach, l'un des vétérinaires de l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) qui a mené l'enquête. L'agence avait signalé le 20 mai la découverte de l'ESB sur une vache de race Angus noire d'un troupeau de l'Alberta, abattue en janvier, mais qui avait été jugée trop malade pour être destinée à la consommation. Mais à ce jour, "nous n'avions pas établi hors de tout doute la ferme d'origine", a rappelé le Dr Luterbach. "Nous sommes maintenant en mesure de le faire, et de dire que l'animal est né au Canada" dans la province voisine de la Saskatchewan, a-t-il dit. Ne disposant pas de registres complets qui auraient permis de retracer rapidement l'origine de l'animal, l'ACIA avait dans un premier temps réalisé des tests génétiques sur cette bête pour tenter d'établir sa lignée paternelle. Ces tests n'avaient pas été concluants et l'ACIA avait dû se résoudre à abattre quelque 2.700 bêtes appartenant à des troupeaux ayant accueilli la vache folle à un moment ou l'autre de sa vie. Des échantillons d'ADN avaient été prélevés sur toutes ces bêtes. Après avoir effectué sur la vache folle "de nouveaux prélèvements d'ADN, de meilleure qualité" que les premiers, les experts de l'agence sont retournés sur une ferme de Saskatchewan, dont ils étaient "sûrs à 90 %" d'être le lieu de naissance de la bête. "En analysant l'ADN d'un taureau et d'une vache sur cette ferme, nous avons pu identifier le père et la mère de la vache folle", a expliqué le Dr Luterbach. L'animal est né en 1997, juste avant que le Canada et les Etats-Unis interdisent d'alimenter le bétail avec des protéines animales, ce qui renforce l'hypothèse que la maladie a été transmise par la nourriture, a-t-il ajouté. Cette hypothèse ouvre également la porte à la possibilité de nouveaux cas en Amérique du Nord. Un cas de bovin souffrant de l'ESB avait été découvert en 1993 au Canada, mais il n'avait pas causé le même émoi puisque l'animal était d'origine britannique. Une trentaine de pays, dont les Etats-Unis, avaient décrété un embargo sur le boeuf canadien, que plusieurs ont levé partiellement depuis.

ACIA :

http://www.inspection.gc.ca/francais/anima/heasan/disemala/bseesb/bseesbindexf.s...

Schering annonce une molécule pouvant diagnostiquer la maladie d'Alzheimer
Samedi, 11/10/2003 - 00:00

Le laboratoire Berlex, filiale aux Etats-Unis du groupe allemand Schering, a annoncé mercredi avoir découvert une molécule qui pourrait permettre à l'avenir de diagnostiquer la maladie d'Alzheimer à un stade précoce. Cette molécule (CCR1), habituellement présente seulement à la surface des globules blancs, "est aussi détectée dans les cerveaux de patients atteints de la maladie d'Alzheimer, même à un stade très précoce", indique Meredith Halks-Miller, directrice de la branche pharmacie de Berlex, dans un communiqué. Le nombre de molécules de ce type semble par ailleurs progresser au fur et à mesure que la pathologie se développe, a encore expliqué le laboratoire, ajoutant que les détails de cette découverte seraient publiés dans l'édition de novembre de la revue Annals of Neurology. La maison-mère Schering a de son côté lancé les premières études cliniques pour l'élaboration d'un nouveau système de diagnostic basé sur cette découverte.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/031008/202/3fn6h.html

Le génome d'une bactérie "insecticide" décryptée
Samedi, 11/10/2003 - 00:00

Le génome de Photorhabdus luminescens, une bactérie pathogène d'insectes vivant en symbiose avec un ver (nématode), vient d'être entièrement séquencé par une équipe de l'Institut Pasteur (associée au CNRS). Son analyse, publiée dans Nature Biotechnology (E. Duchaud et al., novembre 2003), a été réalisée en collaboration avec l'INRA-Université de Montpellier II, d'autres équipes du CNRS et de l'Institut Pasteur, et la société Bayer CropScience. Elle révèle tout une variété de gènes codant pour des toxines entomopathogènes, qui pourront être utiles à la lutte contre les insectes nuisibles. De plus, la bactérie détient de nombreux gènes codant la biosynthèse d'antibiotiques et d'antifongiques, sources potentielles de retombées pour le traitement des maladies infectieuses. CNRS : http://www2.cnrs.fr/presse/communique/284.htm

Un bon sommeil est indispensable à la mémorisation
Samedi, 11/10/2003 - 00:00

Des chercheurs américains ont publié deux nouvelles études sur les bienfaits d'un sommeil paisible, capable de réveiller les souvenirs perdus dans l'agitation de la journée. C'est via le processus biologique d'archivage, de consolidation et de sauvegarde des souvenirs au plus profond des complexes circuits du cerveau. Ces conclusions pourraient influencer la manière dont on apprend, voire être un jour incorporées dans le traitement des maladies mentales ayant un lien avec les souvenirs, comme le stress post-traumatique. Dans deux études séparées, des étudiants ont été formés à effectuer des tâches spécifiques, puis testés pour vérifier leurs souvenirs de ces exercices, après une nuit de sommeil, ou après quelques heures de veille. "Nous avons tous vécu cela : aller se coucher avec une question en tête et se réveiller avec la solution", dit Daniel Margoliash, professeur de neurobiologie à l'Université de Chicago et patron d'une des deux études. Selon lui, il se pourrait que trop de souvenirs soient engrangés dans la journée mais le cerveau ensuite ferait le tri et réorganiserait cette confusion. Ou bien, ces souvenirs pourraient être perdus le jour mais reconstruits pendant le sommeil. Les sujets ayant écouté un discours prononcé par une voix synthétique difficile à suivre comprenaient plus de mots après avoir dormi que ceux qui avaient juste eu quelques heures de battement, sans sommeil. Mais tous s'accordent pour dire que de plus amples recherches sont nécessaires, notamment pour prendre en compte tous les facteurs. Par exemple, l'heure de l'apprentissage: les sujets formés tard le soir ont peut-être eu de meilleurs résultats parce qu'ils ont été dormir peu après, les sujets formés le matin ayant subi une journée supplémentaire de souvenirs parasites, avant d'être soumis aux tests 12 heures plus tard. Dans la seconde étude, des chercheurs de l'Ecole de médecine de Harvard ont enseigné à leurs cobayes des séquences rythmées avec les doigts, comme des gammes de piano. Leur mémoire de ces séquences a été testée à différents intervalles, y compris après une, puis deux nuits de sommeil. Ils en ont conclu que les souvenirs sont consolidés en trois étapes. La deuxième étape nécessite le sommeil et permet une meilleure acuité. En revanche, si les sujets répètent brièvement une séquence apprise la veille juste avant d'en apprendre une nouvelle, la précision sur la première séquence n'est pas bonne le troisième jour. En revanche, le second exercice est parfait. Ce qui donne à penser que "tous les souvenirs ne sont pas égaux", et que leur ordre temporel pourrait être important, estime la psychologue Karin Nader, de l'université McGill, qui a examiné les deux études. "Le sommeil peut récupérer des souvenirs qui s'étaient évanouis naturellement", selon Karim Nader, du département de psychologie de l'université McGill à Montréal dans un commentaire publié par Nature. Il rappelle qu'il y a deux états de la mémoire, la mémoire immédiate (à court terme) où les souvenirs ne sont pas encore fixés, et plusieurs heures plus tard une mémoire stabilisée ou consolidée, grâce à un processus de consolidation cellulaire, par lequel les neurones synthétisent les protéines et les ARN, des molécules qui agissent comme messager par lequel les gènes envoient un message. Le fonctionnement de la mémoire implique plusieurs étapes, fait remarquer une autre équipe de chercheurs, dirigés par Matthew Walker, du laboratoire de Neurophysiologie (Harvard Medical School, Boston). Celles-ci transforment des pensées et impressions volatiles en informations plus permanentes, et peuvent être affectées par le sommeil et l'état de veille. Mais, font-ils valoir, même une fois le processus terminé, les souvenirs en mémoire peuvent encore être troublés et modifiés. Le seul fait de rappeler un souvenir peut suffire à le renvoyer à un état de fragilité et d'instabilité qui nécessite, pour qu'il survive, une nouvelle reconsolidation cellulaire. Ce qui montre que le cerveau est capable, à la faveur de l'expérience vécue par le sujet, d'altérer des souvenirs déjà stockés dans la mémoire.

Scientist : http://www.the-scientist.com/yr2001/mar/research_010319.html

^ Haut
Recherche
Recherche & Innovation, Technologies, Transports
Des conducteurs vont tester un limiteur de vitesse révolutionnaire
Samedi, 11/10/2003 - 00:00

D'ici un mois, quelques automobilistes de la banlieue sud-ouest de Paris vont tester le LAVIA, un dispositif permettant au véhicule de s'adapter de façon instantanée aux limites de vitesse en vigueur sur les différentes portions de routes. Le système expérimental a été présenté mercredi à la presse par le délégué interministériel à la Sécurité routière, Rémy Heitz, en bordure du circuit de Versailles-Satory (Yvelines). Le véhicule doté du Limiteur s'Adaptant à la Vitesse Autorisée (LAVIA) devient "intelligent": il reçoit par GPS des informations et sait quelle est la vitesse limitée sur la section routière où il se trouve. Il ramène automatiquement, par action du frein moteur, la vitesse du véhicule à la vitesse réglementaire. Au-delà de la vitesse autorisée, la pédale d'accélérateur est sans effet. Cependant, en cas de nécessité, un appui fort permet d'outrepasser ce point dur et de franchir la limite fixée. Le LAVIA existe aussi sous une forme simplement informative: le conducteur est informé par affichage sur le tableau de bord de la vitesse autorisée à l'endroit où il se trouve. En cas de dépassement de la vitesse réglementaire, l'affichage clignote et un voyant s'allume sur le tableau de bord. Courant 2004, une centaine de conducteurs volontaires se verront confier une voiture LAVIA en remplacement de leur véhicule habituel. Durant huit semaines, ils testeront le système dans leurs trajets quotidiens. Leurs réactions et leur adaptation au système seront ensuite analysées. Une zone test de 120 km2 a été choisie en banlieue sud-ouest de Paris. Elle inclut les communes autour de Saint-Quentin-en-Yvelines, Vélizy et Versailles, jusqu'aux portes sud-ouest de Paris et au boulevard circulaire de La Défense. Les limites de vitesse dans ce vaste périmètre vont de 30 à 110 Km/h. Il y a des zones denses urbaines et péri-urbaines, ainsi que des autoroutes, soit "tous les contextes de conduite", selon Jean-Gérard Koenig, président du comité de pilotage LAVIA. Les résultats ne seront pas connus avant fin 2005. On pourra alors estimer l'"acceptabilité" du LAVIA par ses utilisateurs et son impact sur la réduction des accidents. La vitesse est présente dans la moitié des accidents mortels en France. M. Heitz reconnaît que, face à un tel système, "on a tout de suite une petite réticence en terme de liberté individuelle". Mais selon lui infondée, car "c'est le véhicule qui reçoit des informations. Il n'en émet pas lui-même". Il insiste sur le fait qu'il s'agit d'un "dispositif d'assistance du conducteur", qui "n'est pas un substitut ou une prise en charge de sa responsabilité". Le programme de recherche français LAVIA, d'un budget de 6 millions d'euros, est en partie pris en charge par Renault et PSA Peugeot Citroën. Plusieurs pays européens conduisent d'autres programmes de limiteurs de vitesse, plus ou moins proches.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/031001/202/3f8xo.html

^ Haut
VOTRE INSCRIPTION
Vous recevez cette lettre car vous êtes inscrits à la newsletter RTFLash. Les articles que vous recevez correspondent aux centres d'intérêts spécifiés dans votre compte.
Désinscription Cliquez sur ce lien pour vous désinscrire.
Mon compte pour créer ou accéder à votre compte et modifier vos centres d'intérêts.
PLUS D'INFOS
Suivez-nous sur Twitter
Rejoignez-nous sur Facebook
 http://www.rtflash.fr
back-to-top