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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 796
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 24 Avril 2015
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Egalement dans ce numéro
Avenir
Combiner magnétisme et lumière pour lutter contre le cancer
Matière
Transfert record d'électricité sans fil !
Les puces 3D flash d'Intel et Micron ouvrent la voie aux SSD grande capacité
Utiliser les eaux usées comme source d'énergie
Des filtres intelligents qui filtrent la lumière sur commande
Espace
La relativité générale d'Einstein est à nouveau confirmée par l'expérience !
Détecter les couleurs de la vie
Vivant
Consommation de sel : les petites causes produisent de grands effets…
Maladie d’Alzheimer et maladie coronaire même combat ?
Ebola : deux vaccins arrivent en phase 3 des essais !
Première transplantation d'un cœur ayant cessé de battre…
RAB 13 : Découverte d’une enzyme clé dans la formation des métastases
Les ondes Alpha, révélateur d'écoute de la personne âgée
L'exposition à la lumière électrique, un risque pour la santé ?
Recherche
Un radar pour repérer les places libres de parking
Edito
En 2030, l’Homme commandera les machines par la pensée. Son cerveau sera devenu une télécommande universelle



Mort quasiment dans l'oubli, il y a quatre ans, le grand scientifique espagnol José Delgado (1915-2011) fut un pionnier des neurosciences et réalisa, il y a plus de 50 ans, de nombreuses expériences remarquables dans le domaine du contrôle cérébral. Il fut notamment l'un des premiers chercheurs à implanter avec succès des réseaux d’électrodes sur des cerveaux d'animaux, puis sur des êtres humains, et à montrer qu'il était possible de contrôler certaines fonctions motrices, affectives ou cognitives du cerveau, en utilisant un dispositif électronique, et ce, de manière reproductible.

Après avoir réussi à forcer un chat à lever une patte, il devint célèbre en 1963, en parvenant à stopper un taureau en pleine course en lui implantant des électrodes commandées à distance par un émetteur radio. Mais Delgado ne s'arrêta pas là et se lança dans une série d’expériences fascinantes pour l'époque, sur des humains. Il parvint notamment à inspirer un mot précis dans les pensées et à provoquer grâce à son dispositif, baptisé « stimoceiver », certains états émotionnels, tels que la peur, la concentration ou l'euphorie.

Prolongeant les travaux de son illustre prédécesseur, Miguel Nicolelis réalisa entre 2002 et 2005, à l'Université Duke, des expériences sur des singes qui furent entraînés à atteindre et saisir des objets présentés sur un écran d'ordinateur. Leurs pensées étaient décodées et transmises à un bras robotisé dont ils ne pouvaient voir les mouvements. Les singes apprirent ensuite à contrôler les mouvements du bras robotisé en le regardant. L'interface neuronale captait l'intention de vitesse de déplacement ainsi que l'intention de force mise par le singe pour saisir les objets.

En 2004, Matthew Nagle, tétraplégique depuis 2011 à la suite d'une agression au couteau, fut le premier humain à utiliser une interface neuronale pour restaurer certaines fonctions altérées du cerveau. Cette interface neuronale, baptisée Braingate, avait été mise au point par le Professeur Donoghe de l'Université Brown et elle permettait à Nagle de contrôler un curseur de souris d’ordinateur, allumer et éteindre la télévision, dessiner sur l'écran et surtout contrôler une prothèse de main robotisée.

En 2013, un nouveau pas fut franchi par l'équipe de Miguel Nicolelis. En utilisant un implant de 32 électrodes dans le cortex moteur, ces scientifiques purent démontrer que des rats pouvaient lire dans les pensées d'autres rats afin de trouver la solution d'un problème... La même année, l’équipe du Professeur Bin He, à l'Université du Minnesota présenta un système de télécommande cérébrale suffisamment précis pour permettre le pilotage fin d’un drone, « quadricoptère » dans les trois dimensions (Voir IOP Science).

L'année dernière, des chercheurs des universités technologiques de Munich et de Berlin, étaient parvenus à piloter un simulateur d'avion par la pensée. Il y a quelques semaines, c'est un drone bien réel qui a pu être piloté plusieurs minutes sans encombre par la pensée. Cette expérience a été réalisée au Portugal par la société portugaise Tekever qui participe au programme européen Brainflight visant à introduire des outils de commande cérébrale dans le secteur aérien (Voir Euronews).

Dans cet essai, le pilote, qui était équipé d'un casque à électrodes détectant l'activité électrique du cerveau, s'est concentré sur les mouvements qu'il souhaitait faire réaliser à l'appareil. Les ondes cérébrales spécifiques correspondant à ces ordres précis étaient alors traitées en temps réel par un algorithme, puis transmises aux commandes de l'appareil.

Pour Ricardo Mendes, Président de Tekever, le pilotage cérébral dans les transports, qu’il s’agisse de voitures, de trains ou d’avions, est une perspective inéluctable et n’est plus désormais qu’une question de temps. 

Outre-Manche, la firme britannique « This Place », spécialisée dans la conception d’interfaces et de programmes pour le monde médical a, pour sa part, présenté, en juillet 2014, une application étonnante, baptisé « MindRDR » (Voir Los Angeles Times).

Connectée à un capteur d'ondes cérébrales disponible pour 70 € sur Amazon, cette application permet de contrôler quelques fonctions basiques des Google Glass, comme prendre une photo et la poster sur les réseaux sociaux.

Pour l'instant, MindRDR est limité à quelques applications photos, mais le chef de projet, Dusan Hamlin, a déjà précisé que cet outil avait vocation à étendre son utilisation à de nombreux domaines, à commencer par le domaine médical. « La capacité de pouvoir piloter directement par la pensée des systèmes et appareil numériques représenterait un pas de géant vers l’autonomie des personnes lourdement handicapées par l’âge ou la maladie » souligne Hamlin, qui ajoute « Les possibilités de MindRDR s’étendent bien entendu au-delà du domaine médical et devraient également révolutionner pour le grand public les interfaces et les modes d’utilisation de nos appareils numériques d’ici quelques années ».

En décembre dernier, une nouvelle avancée spectaculaire a été réalisée dans le domaine de la commande mentale par des chercheurs de l’Université de médecine de Pittsburgh (Voir UPMC). Il suffit de regarder la vidéo disponible sur le site de ce centre de recherche pour mesurer l’ampleur des progrès accomplis en quelques années dans ce domaine des neuroprothèses.

Âgée de 55 ans, Jan Scheuermann est paraplégique depuis 2003, à la suite d'une dégénérescence spinocérébelleuse. En 2012, elle s’est portée volontaire pour ce projet scientifique révolutionnaire. Deux grilles comportant, au total, 96 microélectrodes ont été implantées chirurgicalement dans son cerveau, précisément sur la région du cortex moteur gauche responsable des mouvements de la main et du bras droits. Les signaux cérébraux ainsi récupérés sont ensuite analysés et traités par ordinateur, à l’aide d’un logiciel spécialement conçu à cet effet. Après une période d’apprentissage de seulement quelques semaines, Jan Scheuermann est parvenue à télécommander par la pensée ses deux prothèses avec un niveau de précision absolument remarquable, ce qui lui permet aujourd’hui d’accomplir facilement des gestes qui requièrent pourtant un enchaînement complexe de mouvements, comme saisir un crayon ou remplir un verre d’eau.

Récemment, Jan Scheuermann est allée encore plus loin et a réussi à piloter dans un simulateur de vol le F-35 Joint Strike Fighter, un avion de chasse américain récent. Mais au lieu de commander ce chasseur à l’aide d’une manette, comme le font les pilotes au cours de leur entraînement, Jan Scheuermann est parvenue à piloter correctement cet avion aux performances hors normes uniquement par la pensée, son cerveau étant directement relié aux commandes du simulateur de vol !

«Notre projet a définitivement établi qu’il est possible d’interpréter les signaux provenant des neurones avec un algorithme informatique relativement simple qui permet de réaliser des enchaînements de mouvements et de gestes fluides et complexes » souligne Jennifer Collinger, l’une des chercheuses qui a participé à ce projet. .

En France, à Grenoble, une équipe de Clinatec, le centre de recherche médicale du CEA, travaille depuis cinq ans sur un exosquelette piloté par la pensée grâce à une grille de ce type. Le but de ces recherches est de permettre aux personnes tétraplégiques de pouvoir remarcher mais les obstacles ne manquent pas pour pouvoir relever ce défi. Les chercheurs doivent notamment inventorier l’ensemble des signaux traduisant l’activité électrique des neurones, ce qui suppose qu’ils parviennent d’abord à isoler correctement ces signaux de très faible amplitude qui sont noyés dans le tumulte de l’activité cérébrale.

Mais en attendant que ces recherches encore très fondamentales n’aboutissent, les premiers dispositifs de contrôle cérébral arrivent déjà sur le marché. Depuis quelques semaines, la première version de Braincontrol, appelée "Basic Communicator", développée par LiquidWeb, est disponible dans le commerce, avec la certification médicale de l’Union Européenne. Ce système intègre un guide de conversation personnalisable et un sélecteur oui/non. Cet outil est destiné aux personnes qui ont des capacités cognitives intactes, mais qui ne sont pas en mesure de se déplacer et de communiquer, même avec l'aide d'autres technologies d'assistance, comme l’eye-tracking. Les prochaines versions de Braincontrol devraient comporter de nouvelles fonctionnalités de communication, comme la dictée vocale, la navigation sur le Web ou le contrôle cérébral de fauteuils roulants ou d’applications domotiques. 

Une autre équipe de recherche associant des scientifiques américains, coréens et Singapouriens a conçu et développé un « kit de commande télépathique » (Voir PNAS) plus léger et plus sophistiqué que les casques traditionnels de mesure de l’activité électrique du cerveau. Ce dispositif tient en effet entièrement dans un microfilm plastique recouvert d’électrodes en or, de 300 nanomètres d’épaisseur et 30 micromètres de large, qui se fixe sur l’extérieur de l’oreille et la mastoïde ; il fonctionne par interaction électrique avec la peau.

Comme le souligne John A. Rogers, chercheur à l’Université de l’Illinois, qui a dirigé ces travaux, « la version actuelle de notre appareil reste encore reliée à l’ordinateur par un câble, mais la prochaine version utilisera un système de transmission sans fil des données ». A l’aide de ce système, les volontaires participant à l’expérience ont réussi à « écrire » un texte sur l’ordinateur, uniquement en pensant aux lettres qui le composaient…

Il faut également évoquer le projet Brainwriter-BCI (Voir Daniel Goodwin), un projet « open source » destiné à permettre une utilisation facile et bon marché des signaux électriques induits par l’activité des neurones du cerveau, pour contrôler toutes sortes d’appareils et de dispositifs électroniques, numériques ou robotiques.

Dans ce projet amorcé en 2011, des développeurs ont conçu une plate-forme matérielle basée sur un microcontrôleur Arduino et un processeur Texas Instrument et reliée à huit électrodes qui se fixent sur la tête. Le signal neuronal ainsi récupéré est converti en information numérique, puis transmis à un ordinateur par liaison sans fil Bluetooth. OpenBCI est à présent suffisamment avancé pour être mis sur le marché et il devrait être prochainement commercialisé pour la modeste somme de …375 euros, électrodes comprises ! Ce projet étant ouvert et collaboratif, on peut tabler sur l’énergie et l’ingéniosité de ses participants toujours plus nombreux pour continuer à l’améliorer, tout en en diminuant le coût…

Mais ces extraordinaires avancées en matière de neurosciences et de neuroprothèses recèlent également une face sombre qu’il ne faut pas éluder et qu’il convient de souligner. Il y a deux ans, des scientifiques néerlandais, de l'Université Radboud, à Nijmegen ont ainsi créé un logiciel de reconnaissance de forme qui analyse les images IRM du cerveau pour décoder ce que les sujets observaient. Pendant les essais, les chercheurs ont montré aux participants les lettres B, R, A, I, N et S à l'écran et ont pu identifier exactement à quel moment un participant à cette expérience regardait chacune de ces lettres (Voir Radboud University).

Il y a quelques semaines, une étude française menée par l’équipe de Karim Benchenane et regroupant des chercheurs de l’Ecole Supérieure de Physique et de Chimie Industrielles de Paros (ESPCI et de l’Université Pierre et Marie Curie (UPMC) a montré pour la première fois qu’il était possible de modifier le comportement de rongeurs en implantant de faux souvenirs complexes dans l’esprit de souris endormies… (Voir Nature).

D’autres travaux sur la manipulation des souvenirs avaient déjà montré qu’en utilisant des outils optogénétiques il était possible d’activer sélectivement par la lumière certains types de neurones et de déclencher chez des souris des sensations fictives, agréables ou désagréables.

Mais cette fois, l’équipe française est allée bien plus loin en implantant des électrodes dans deux régions précises du cerveau de souris. D’une part, dans les « cellules de lieu » de l’hippocampe, qui sont des neurones associés à un endroit particulier et, d’autre part, dans un faisceau de fibres nerveuses impliqué dans le « circuit de la récompense », une région du cerveau associée à la sensation de plaisir.

Ils ont ainsi pu établir un nouveau lien cérébral contrôlable entre ces neurones de lieu et le circuit de la récompense. Les chercheurs ont alors observé que le fait de penser à l’endroit correspondant à cette sensation agréable provoquait un plaisir intense chez ces souris. Celles-ci, après leur réveil, se rendaient d’ailleurs spontanément dans les endroits qui avaient été programmés par les chercheurs. Pour Karim Benchenane, ces résultats montrent « qu’il est possible de fabriquer puis d’implanter un souvenir complexe qui peut être perçu consciemment par la souris, qui l’utilise dans un comportement dirigé vers un but ». On imagine bien entendu sans peine les dérives et les dangers qu’un tel dispositif pourrait entraîner s’il était utilisé hors de tout contrôle médical ou de toute finalité thérapeutique, pour conditionner les individus et modifier leur personnalité.

Même s’il est difficile de prévoir à quelle échéance une technologie fiable permettra de lire, au moins en partie, dans nos pensées, il ne fait plus de doute aujourd’hui que cette perspective, qui relevait encore de la pure science-fiction il y a 10 ans, adviendra bien plus vite que prévu. Notre société va donc être confrontée simultanément aux effets bénéfiques d’une immense avancée scientifique et technologique, qui va permettre à la commande cérébrale et mentale de se banaliser et d’entrer dans notre vie quotidienne, et aux risques redoutables que peuvent entraîner ces nouveaux dispositifs neuro électroniques en matière de manipulation mentale et d’atteinte à l’intimité et aux libertés individuelles.

Nous devons donc, dès à présent, ouvrir un grand débat social et démocratique pour réfléchir au cadre législatif, juridique et éthique indispensable que nous souhaitons mettre en place pour permettre l’utilisation, dans l’intérêt général, de ces fabuleux outils technologiques qui émergent. C’est en menant ce travail de réflexion que nous pourrons faire en sorte que ces instruments aux possibilités extraordinaires ne puissent jamais être utilisés pour nous asservir et restent au service de l’homme, de sa liberté et de sa dignité.

René TRÉGOUËT

Sénateur Honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Combiner magnétisme et lumière pour lutter contre le cancer
Mercredi, 22/04/2015 - 07:00

En associant, dans un liposome, des nanoparticules magnétiques et des photosensibilisateurs, activés à distance par un champ magnétique et un flux lumineux, des chercheurs des laboratoires Matière et systèmes complexes (CNRS/Université Paris Diderot) et Physicochimie des électrolytes et nanosystèmes interfaciaux (CNRS/UPMC), ont réussi à provoquer une régression tumorale totale chez la souris.

Une des stratégies actuelles pour limiter les effets secondaires des traitements anticancéreux consiste à développer des nano-médicaments, systèmes transporteurs à l'échelle nanométrique acheminant des principes actifs vers les cellules tumorales. Dans ces travaux, les chercheurs ont développé un transporteur d'un nouveau type, qui combine photosensibilité et magnétisme.

Les chercheurs ont d'abord encapsulé des nanoparticules magnétiques dans le compartiment interne d'un liposome, en quantité suffisante pour le rendre magnétique, avant d'insérer des photosensibilisateurs dans sa bicouche lipidique. En injectant ces liposomes directement dans la tumeur, chez la souris, ce recours conjoint de nanoparticules magnétiques et de photosensibilisateurs a permis aux chercheurs de combiner deux approches pour détruire intégralement les cellules cancéreuses.

La première technique, l'hyperthermie magnétique, consiste à exciter les nanoparticules avec un champ magnétique pour augmenter la température de la tumeur et la détruire. La deuxième thérapie, dite photothérapie dynamique, est rendue possible grâce aux photosensibilisateurs, qui libèrent, lorsqu'ils sont éclairés, des espèces réactives de l'oxygène, toxiques pour les cellules tumorales. Ces deux thérapies physiques agissent en synergie sur l'activité des protéines impliquées dans l'apoptose, la mort programmée de la cellule. A terme, les chercheurs pensent qu'il sera possible de guider précisément à l'aide d'aimants ces nanoparticules, visibles en IRM, jusqu'à la tumeur.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

ACS

^ Haut
Matière
Matière et Energie
Transfert record d'électricité sans fil !
Vendredi, 24/04/2015 - 00:00

L’agence spatiale japonaise d’exploration spatiale (Jaxa) a réussi l'exploit de transmettre 1,8 kW d’électricité entre deux dispositifs éloignés de 55 mètres, sans aucun câble ! Pour obtenir ce résultat, l’agence a utilisé le principe de l’induction électromagnétique qui commence à être utilisée pour recharger certains appareils numériques.

En 2009, la start-up Witricity issue du MIT avait démontré qu’elle savait alimenter une ampoule de 60W à 2 mètres de distance. En France, l’ingénieur du CNES Guy Pignolet avait réussi dès 2001 à allumer une ampoule de 200 watts à partir d’un générateur situé à 40 mètres !

Cette transmission d'électricité sans fil se déroule en trois étapes : tout d’abord, l’électricité est convertie en micro-ondes – les ondes électromagnétiques dont la longueur d’onde est de l’ordre du micromètre. Ces ondes sont transmises et transportent, comme toute onde, de l’énergie avec elles. Puis elles sont reconverties en électricité après réception. Les ondes perdant de l’énergie à mesure qu'elles se propagent, tout le défi de ces recherches consiste à améliorer la directivité de ce système.

Grâce à ce principe, la Jaxa a le projet de créer la première centrale d’électricité solaire installée dans l’Espace, qui convertirait en micro-ondes ou en laser infrarouge l’énergie captée par des panneaux photovoltaïques.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Tech Times

Les puces 3D flash d'Intel et Micron ouvrent la voie aux SSD grande capacité
Mercredi, 22/04/2015 - 07:10

Grâce aux composants 3D NAND flash d'Intel et Micron, qui permettent d'empiler davantage de bits dans un espace plus petit, les smartphones, tablettes et PC pourront bientôt bénéficier de capacités de stockage en hausse.

Selon Brian Shirley, vice-président en charge des solutions mémoire chez Micron « les puces 3D NAND, qui viennent d'être commercialisées, nous rapprochent des disques SSD de plus de 10 To ». Ces puces à mémoire flash vont être combinées à des SSD de plus de 3,5 To dont la taille ne dépassera pas celle d’une gomme à effacer. Ces composants permettront également aux fabricants de tripler les capacités de stockage des smartphones - elles plafonnent actuellement à 128 Go - sans augmenter leur prix.

Les SSD sont à la fois plus rapides et consomment moins d’énergie que les disques durs classiques, mais leur capacité était encore bloquée entre 3,2 et 4 To. Et généralement, les SSD de plus grosse capacité restaient réservés aux machines desktop, aux serveurs et aux baies de stockage haut de gamme. Par rapport aux disques durs, les SSD restent relativement chers, mais leur prix baisse de près de 25 % chaque année. « La technologie 3D NAND va également permettre aux utilisateurs de bénéficier de plus grandes capacités de stockage à un prix équivalent », a encore déclaré le vice-président de Micron.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

PCW

Utiliser les eaux usées comme source d'énergie
Mercredi, 22/04/2015 - 07:05

La ville allemande d'Aix-la-Chapelle (Rhénanie du Nord-Westphalie) est dotée d' un grand canal sous-terrain, par lequel les eaux usées d'environ 150.000 habitants de la ville sont évacuées (à raison de 300 litres par seconde). Les eaux usées ont une température comprise entre 10 et 20°C toute l'année. Aix-la-Chapelle a créé la plus grande usine d'Europe qui utilise cette chaleur des eaux usées pour le chauffage et l'eau chaude.

Le projet pilote actuel peut fournir du chauffage et de l'eau chaude à environ 120 appartements dans quatre immeubles. Il repose sur un échangeur de chaleur dans un des plus grands égouts de la ville, qui fournit de l'énergie thermique à deux pompes à chaleur grâce à un circuit hydraulique séparé.

Ces pompes qui se trouvent dans un des quatre immeubles résidentiels, chauffent l'eau à 50°C. Un réseau de chauffage urbain distribue ensuite l'eau dans les appartements. Des accumulateurs garantissent que la quantité d'eau disponible est suffisante pour les douches et le chauffage. Les eaux usées fournissent jusqu'aux quatre cinquièmes de la demande en énergie, le reste est assuré par de l'électricité.

La Fondation allemande pour l'environnement (Deutsche Bundesstiftung Umwelt) estime que cette forme d'énergie thermique pourrait, à terme, alimenter 2 à 4 millions de logements.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Green

Des filtres intelligents qui filtrent la lumière sur commande
Mardi, 21/04/2015 - 08:00

Des chercheurs de l'Institut polytechnique de Milan ont montré que les surfaces transparentes des bâtiments et des véhicules sont capables d'autoréguler la lumière, en permettant aussi bien une vision claire et continue tout au long de l'année, qu'une réduction significative des besoins en énergie pour la climatisation estivale-hivernale. Ceci grâce au dispositif interactif pour le contrôle sélectif et dynamique de la radiation électromagnétique, capable de valoriser aussi bien la lumière du jour que l'éclairage artificiel intérieur.

Grâce à ces filtres à combiner aux surfaces transparentes, il devient possible de sélectionner la portion du spectre solaire désirée et les longueurs d'ondes qui ne sont pas polarisées. Ces filtres utilisent une nano-structure spéciale, réalisée grâce à des processus de nano-lithographie, dont le niveau d'interaction est choisi en fonction de la zone climatique d'installation et de la dimension des surfaces vitrées. Le dispositif est capable de faire varier de manière progressive et dynamique les propriétés de transmission et réflexion des surfaces transparentes, tout en maintenant des coefficients d'absorption faibles qui excluent le risque de choc thermique dans le verre.

Cette solution répond à la nécessité de passer d'une "lumière chaude" en hiver à une "lumière froide" en été, en optimisant ainsi les gains solaires et en obtenant des niveaux élevés de protection solaire, tout en protégeant les occupants contre le rayonnement ultraviolet.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Galileonet

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Espace
Espace et Cosmologie
La relativité générale d'Einstein est à nouveau confirmée par l'expérience !
Mardi, 21/04/2015 - 08:10

Une équipe de physiciens franco-israélo-italienne vient à nouveau de confirmer la théorie de la relativité générale en observant les photons émis par un "sursaut gamma".

Cette expérience s'est appuyée sur un point particulier de la relativité restreinte, le fait que la lumière a une vitesse finie - elle se propage dans le vide à 300.000.000 m/s - et que tous les photons qui la composent voyagent à cette vitesse, quelle que soit leur longueur d’onde. L’équipe s’est intéressée à l’ensemble des photons émis par un "sursaut gamma", un événement qui envoie dans l’Espace des bouffées de rayons très énergétiques.

Au cours de ce phénomène catastrophique, une explosion d’étoile très massive éjecte un flot de photons de toute énergie, ce qui correspond à des longueurs d’onde différentes. La question étant alors de savoir si les photons infrarouges, qui ont une plus grande longueur d’onde, voyagent à la même vitesse que les photons X et gamma, de très courte longueur d’onde. Certaines théories considèrent qu’à l’échelle infime de 10-35 m - appelée l’échelle de Planck -, qui représente la plus petite longueur mesurable en physique, l’espace-temps est discontinu.

En traversant cette "mousse quantique" certains photons, de courte longueur d’onde, devraient donc logiquement se trouver ralentis, ce qui serait contraire à la relativité. Mais les résultats de cette observation montrent que ce n'est pas le cas et que tous les photons du flot envoyé par le sursaut gamma GRB090510 et capté par le télescope spatial Fermi sont bien arrivés tous en même temps. Une nouvelle confirmation pour la célèbre théorie d'Einstein !

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Nature

Détecter les couleurs de la vie
Mardi, 21/04/2015 - 08:05

Des chercheurs de l'Université Cornell (USA) ont établi un catalogue regroupant les couleurs spécifiques de la vie que l'on pourrait détecter à distance, sur d'autres planètes, à des dizaines, voire des centaines d'années-lumière.

Cette étude souligne que si l'on arrive à déterminer des signatures spécifiques de la vie en examinant le spectre lumineux émis par l'une de ces terres lointaines, on pourra tabler, avec de grandes probabilités, sur la présence de vie sur la planète observée.

Une planète reflète en effet la lumière de son Soleil, mais le spectre lumineux qu'elle retransmet contient nombre d'informations sur sa composition. Chaque élément présent va émettre une certaine signature lumineuse, qui permet d'en détecter la présence. C'est le cas par exemple pour l'oxygène dans une atmosphère, pour l'eau à la surface... et donc pour les éventuelles formes de vie qui pourraient s'y trouver.

L'équipe menée par Siddharth Hegde, de l'Institut Max Planck d'Astronomie (Allemagne), composée d'astrophysiciens et de biologistes, a donc recensé les signatures (vues de l'Espace) émises par 137 formes de vie que l'on trouve à la surface de la Terre.

Comme le souligne Lisa Kaltenegger, professeur d'astronomie à l'Université Cornell, "nous avons observé une vaste palette de formes de vie, y compris quelques unes provenant des plus extrêmes régions de la Terre". Des extrémophiles, organismes qui vivent dans des conditions extrêmes, sont inclus dans cette base, ce qui présente un intérêt certain puisqu'ils auraient davantage de chances de se développer dans des lieux où la vie serait difficile.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

PNAS

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Consommation de sel : les petites causes produisent de grands effets…
Jeudi, 23/04/2015 - 23:50

De récents travaux montrent qu’une réduction de la consommation de sel, même modeste, permet de faire baisser la pression artérielle et réduit le risque cardiovasculaire de façon significative.

L’organisation Mondiale de la Santé (OMS) a choisi la voie de la réduction de la consommation de sel dès l'enfance comme l’une des cibles pour la lutte contre les maladies non transmissibles.

Suivant ces recommandations, 279 enfants chinois âgés de 10 ans ont suivi pendant 1 trimestre un programme d’enseignement pour les sensibiliser à la réduction de la consommation de sel, à raison d’un cours de 40 mn tous les 15 jours. Les enfants devaient ensuite transmettre à leur famille ce qu’ils avaient appris. L’objectif était une réduction de la consommation de sel d’environ 20 % pour les enfants et leur famille. La consommation de sel était évaluée par le dosage de la natriurie des 24 heures avant le démarrage de l’étude et à la fin de celle-ci.

La méthode semble efficace, puisque pendant la durée de l’étude, la consommation de sel a diminué dans les familles des enfants qui suivaient l’enseignement, alors qu’elle augmentait chez les autres enfants. La consommation quotidienne moyenne en début d’étude se situait aux alentours de 7,3 g pour les enfants et 12,6 g pour les adultes.

A la fin de l’étude, la différence de consommation entre les enfants qui ont suivi l’enseignement et le groupe témoin était de - 1,9 g/jour pour les enfants et de - 2,9 g/j pour les adultes. Dans le même temps, la pression artérielle a été réduite de 0,8 mm Hg pour les enfants et de 2,3 mm Hg pour les adultes.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

BMJ

Maladie d’Alzheimer et maladie coronaire même combat ?
Jeudi, 23/04/2015 - 23:45

Les maladies cardiovasculaires et la maladie d’Alzheimer sont deux causes majeures de mortalité dans les pays développés. Les lésions anatomiques de la maladie d’Alzheimer se caractérisent par le dépôt de plaques de substance amyloïde au niveau du tissu cérébral.

Le peptide amyloïde béta est le constituant protéinique majeur de ces plaques et l'on sait à présent que des quantités substantielles de  protéines amyloïdes béta sont  produites dans la circulation périphérique et se retrouvent aussi bien dans les plaquettes que dans les plaques d’athérome. D'où cette question : le peptide amyloïde béta est-il impliqué comme facteur déclenchant des maladies cardiovasculaires ?

L'équipe de Kimon Stamatelopoulos (Université d'Athènes) a tenté de déterminer l’intérêt clinique de  la mesure des taux du peptide amyloide béta pour prédire la mortalité cardiovasculaire des patients coronariens et pour apprécier la progression de la rigidité artérielle chez les jeunes adultes sains. Le taux du peptide amyloïde béta a été mesuré dans des échantillons de sang issus de 1 464 sujets dont 877 ont été suivis pendant en moyenne 4,4 ans.

Ces travaux ont montré que les taux du peptide amyloïde béta 1-40 étaient associés significativement et de façon indépendante à la  progression de la rigidité artérielle et de l’athérosclérose infra-clinique et à la survenue de nouveaux cas de maladie coronaire.

Ainsi, la mesure des taux sanguins de peptide amyloïde béta pourrait aider à identifier, au sein de la population des patients coronariens, ceux qui sont exposés au plus haut risque de décès par maladie cardiovasculaire et qui pourraient donc bénéficier de mesures préventives plus intenses. Ces résultats ouvrent la voie de nouvelles recherches sur le rôle joué par le peptide amyloïde béta 1-40 dans le développement des maladies cardiovasculaires.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

JACC

Ebola : deux vaccins arrivent en phase 3 des essais !
Jeudi, 23/04/2015 - 08:05

Actuellement, quatre vaccins sont développés pour prévenir les infections par le virus Ebola. Les données intermédiaires de l’essai de phase 2 mené sur les vaccins VSV-EBOV (agence de santé publique du Canada) et cAd3-EBOV (GSK) ont confirmé leur sûreté et leur efficacité, tandis que se poursuit l’essai de phase 1 sur l’Ad26-ZEBOV (Johnson&Johnson). De plus, les bons résultats de phase 1 d’un quatrième vaccin mis au point en Chine ont également été publiés dans « The Lancet ».

L’essai de phase 2 sur VSV-EBOV et cAd3-EBOV a été réalisé dans le cadre du partenariat PREVAIL (partnership for research on Ebola vaccine) dont il constitue la première phase. Les vaccinations ont été réalisées à partir du 2 février 2015, à Monrovia, sur 600 volontaires répartis entre un groupe recevant une injection de VSV-EBOV, un groupe recevant du cAd3-EBOV et un groupe recevant un placebo. La tolérance et l’immunogénicité ont été jugées assez bonnes pour que les chercheurs continuent leurs essais sur le terrain.

Parallèlement, un autre essai sur le VSV-EBOV canadien vient de débuter en Guinée, promu par l’Organisation mondiale de la santé et coordonné par Médecins sans frontières et l’institut norvégien de santé publique. Environ 10 000 personnes devraient être vaccinées lors de cet essai.

Le VSV-EBOV a été développé à partir du virus de la stomatite vésiculaire par l’Agence de santé publique du Canada, et est produit sous licence par New Link et par Merck, tandis que le cAd3-EBOV est produit par GlaxoSmithKline, à partir d’adénovirus inactivé de chimpanzé.

Un troisième candidat vaccin, l’Ad26-EBOV produit à partir d’adénovirus de sérotype 26 par Johnson & Johnson, est actuellement évalué dans le cadre d’une phase 1 menée par l'Inserm et l'Université d'Oxford.

De son côté, l’institut de biotechnologie de Pékin, en association avec la firme chinoise Tianjin CanSino Biotechnology, a également progressé dans le développement de son propre candidat vaccin constitué d’un vecteur basé sur un adénovirus recombinant de type 5 exprimant une glycoprotéine retrouvée dans la souche du virus à l’origine de l’épidémie actuelle.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Time

Première transplantation d'un cœur ayant cessé de battre…
Jeudi, 23/04/2015 - 08:00

Une équipe de chirurgiens britanniques de l'hôpital Papworth, à Cambridge au Royaume-Uni, est parvenue, pour la première fois, à prélever le cœur d'un donneur, qui ne fonctionnait plus. Cinq minutes après la mort clinique du patient, le battement du cœur a été réactivé.

Il s'agit d'une remarquable avancée car le cœur étant un organe très fragile, il ne reste que très peu de temps viable après s'être arrêté. C'est d'ailleurs pourquoi aujourd'hui, les cœurs transplantés sont issus de personnes en état de mort cérébrale, mais dont le cœur ne s'est pas arrêté. Cette nouvelle technique, inaugurée en 2014 par des chirurgiens australiens, pourrait faire augmenter de 25 % le nombre de cœurs disponibles pour une transplantation, selon les chirurgiens.

Pour que la transplantation entre le donneur et le greffé réussisse, les chirurgiens britanniques ne disposaient que de très peu de temps. "Le décès est déclaré cinq minutes après l'arrêt des battements du cœur, explique le Docteur Large. À partir de là, le corps est transporté en salle d'opération, où il nous faut environ six minutes pour relancer le cœur".

Pour réussir cet exploit, l'organe a été placé dans une boîte conçue pour le conserver à une température semblable à celle du corps humain, tout en lui fournissant le sang et les nutriments dont il a besoin, et dans laquelle il est resté trois heures, le temps d'être transplanté chez un patient. En France comme au Royaume-Uni, il y a une forte pénurie de donneurs de cœurs. La moyenne d'attente après inscription sur la liste de greffe est de quatre mois.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

BBC

RAB 13 : Découverte d’une enzyme clé dans la formation des métastases
Lundi, 20/04/2015 - 08:10

Des chercheurs de l'Institut neurologique de Montréal ont découvert un nouveau mécanisme à l'origine de la prolifération du cancer. Au départ, l’hypothèse des chercheurs était qu’une protéine courante, présente dans les cellules humaines, pourrait jouer un rôle important dans l'activation de la dissémination métastatique : Il s’agit de la protéine DENND2B, déjà connue pour son rôle dans la migration normale des cellules, au cours du développement de l'enfant. Les chercheurs canadiens se sont concentrés sur son rôle, en cas de cancer, dans la migration cellulaire nécessaire à la dissémination métastatique.

« DENND2B active une autre protéine dans la cellule, appelée Rab13, une enzyme qui favorise la migration des cellules », explique le professeur Peter McPherson, auteur principal de l’étude. Ces travaux ont confirmé le rôle-clé de Rab13 dans une forme très agressive de cancer du sein et ont montré que des souris, privées de Rab13, ne développent pas le cancer. L’enzyme Rab13 apparaît à la lumière de ces travaux comme une cible stratégique pour bloquer la formation de métastases.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Eurekalert

Les ondes Alpha, révélateur d'écoute de la personne âgée
Lundi, 20/04/2015 - 08:05

Chez les seniors, les problèmes d’audition et d’attention se combinent, pour rendre l'écoute parfois difficile, en particulier en cas de bruit de fond ou de brouhaha. En effet, selon des chercheurs de l’Institut Max-Planck, cette écoute difficile et attentive ne tient pas au seul déclin de l’audition avec l’âge mais aussi à un déficit d’attention.

Ces experts en cognition auditive ont enregistré les ondes alpha de participants âgés de 20 à 30 ans et de 60 à 70 ans, au cours d’une tâche d’audition. Les participants, dont l’acuité auditive avait été évaluée avant la tâche, entendaient, au niveau adapté, 2 nombres parlés, et devaient indiquer en appuyant sur une touche si le deuxième nombre était supérieur ou inférieur au premier.

Les chiffres étaient prononcés dans un bruit de fond afin de simuler le type de situation rencontrée dans la vie courante. Résultat : le bruit de fond rend la tâche tout aussi difficile pour les participants les plus jeunes que les plus âgés.

Cependant, lorsque les chercheurs manipulent la qualité acoustique en retirant certaines fréquences du signal, les personnes âgées semblent recouvrer une audition de meilleure qualité et peuvent effectuer la tâche plus rapidement. Cette qualité acoustique ressentie par ces participants plus âgés se reflète précisément dans l’amplitude des ondes alpha.

Ces travaux montrent donc que la modulation des ondes alpha influence la compréhension de la parole. Ces recherches pourraient permettre de mieux adapter les aides auditives à l’activité du cerveau de chaque auditeur, de manière spécifique afin d’améliorer la compréhension dans des environnements bruyants.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

The Journal of Neuroscience

L'exposition à la lumière électrique, un risque pour la santé ?
Lundi, 20/04/2015 - 08:00

On sait depuis longtemps que la lumière artificielle peut perturber notre l’horloge biologique. Mais quel est l'effet exact de cette perturbation du rythme circadien sur les grandes pathologies modernes, comme les cancers du sein et de la prostate, l’obésité, le diabète ou encore la dépression ?

Une étude du Rensselaer Polytechnic Institute (New York), publiée dans la revue Applied Ergonomics, avait déjà montré un effet perturbant de la lumière bleue des tablettes mobiles sur la mélatonine ou "hormone du sommeil", et donc sur notre cycle circadien ou horloge biologique.

Cette fois, des chercheurs de l’Université du Connecticut et de la Yale University nous rappellent que le rythme circadien endogène qui organise les différents processus physiologiques et résulte de plusieurs milliards d'années d'évolution, nous permet d’anticiper et d’être en accord avec le lever et le coucher du Soleil car cette rythmicité physiologique est stable sur un cycle quotidien de 24 heures de lumière et d’obscurité.

Cependant, avec l’éclairage électrique, l’homme est exposé à une lumière insuffisante au cours de la journée et à un excès de lumière la nuit. Cette perturbation du rythme circadien a un effet sensible sur le suppression de la mélatonine, l'expression des gènes circadiens et différents dérèglements du métabolisme.

Cette étude rappelle que l’Agence internationale CIRC de l’OMS a classé dès 2007 "cancérogène probable", le travail posté qui entraîne cette perturbation du rythme circadien, sur la base de données d’études sur l’animal, principalement. D'autre études ont montré que le travail de nuit des femmes augmente le risque de cancer du sein, en déréglant la production de l’hormone du sommeil, la mélatonine et son influence sur les niveaux d’œstrogène.

En conclusion, les auteurs soulignent l’abondance de preuves des effets perturbateurs de la lumière électrique sur la physiologie et, à long terme, sur le risque de maladie.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

The Royal Society

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Recherche
Recherche & Innovation, Technologies, Transports
Un radar pour repérer les places libres de parking
Jeudi, 23/04/2015 - 07:03

Dans le centre de Berlin, il faut en moyenne une trentaine de minutes pour trouver une place pour se garer. Des chercheurs de Siemens vont prochainement tester un projet-pilote pour aider à résoudre ce problème grâce à un système de capteurs placés sur les réverbères qui scanneront en permanence le bas-côté des rues pour trouver des places de parking libres.

A partir du mois de mai 2015, Siemens installera un prototype dans la Bundesallee dans le quartier de Steglitz, où l'on trouve une forte densité de commerces. Autrement dit, un lieu où les places de parking manquent jusqu'à la tombée de la nuit. De nombreux automobilistes tentent de se garer le long des trottoirs, et vont même parfois jusqu'à se garer illégalement en double file.

Le dispositif consiste à mettre en place des radars qui surveilleront la rue et distingueront les places libres de celles qui sont déjà occupées. Chaque capteur scannera un espace d'environ 15 mètres, soit l'équivalent de sept voitures. Il sera installé dans un rayon de 500 mètres et ne photographiera pas les trottoirs pour ne pas poser de problème vis-à-vis du respect de la vie privée. Le système couvrira également la route et lancera également des alertes aux agents de police pour détecter les véhicules stationnés en double-file ou sur les voies d'accès réservées aux secours. Ce système pourra également améliorer la sécurité des cyclistes en signalant, via les feux tricolores, d'éventuels obstacles sur les voies cyclables.

Ce projet a été soutenu par le Ministère fédéral de l'environnement (BMUB) et par l'Agence fédérale allemande de l'environnement (UBA). Grâce à ce système, le temps consacré à la recherche d'un emplacement pourrait être considérablement réduit car il est prévu, à moyen terme, que les informations soient accessibles directement aux automobilistes via une application mobile. De plus, d'après l'étude d'APCOA, chaque recherche d'emplacement pour se garer engendre une émission de 1,3 kilogramme de CO2. Ce gain de temps permettrait ainsi de diminuer également les nuisances sonores et la propagation de particules fines.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Siemens

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