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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 119
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 03 Novembre 2000
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Egalement dans ce numéro
TIC
Napster se vend à Bertelsmann
Alliance mondiale entre sept fournisseurs d'accès à l'internet
Microsoft et Compaq proposent un nouvel appareil internet
Des PC dopés à la mémoire DDR pour Noël
L'ART approuve les tarifs d'interconnexion pour 2001
Avenir
Les dimensions cachées de l'Univers
Les nanoréacteurs, médicaments du futur ?
Matière
Une Ford à piles à combustibles
Une pile qui résiste à la chaleur
Terre
Le réchauffement planétaire pire que prévu
Vivant
Des chercheurs américains ont découvert le commutateur central de la réparation nerveuse
Hépatite C, victoire sur un virus
Première mondiale : une valvule du coeur d'un embryon ouverte
Un espoir de thérapie génique pour la maladie de Parkinson ?
Edito
Les nouvelles technologies vont changer nos relations avec la mort



En ce début de novembre, alors qu'une très large majorité de Français se sont rendus dans les cimetières pour honorer les êtres chers qui les ont quittés, je pense qu'il est bien que nous nous arrêtions quelques instants pour essayer d'imaginer en quoi les Nouvelles Technologies pourraient changer nos relations avec la mort. Ces jours derniers, nombreuses ont été les familles qui se sont réunies au chaud, chez un parent, un frère ou une soeur, comme il est de tradition, et profitant de la tempête et des premiers frimas, ont sorti les albums de photos. Il suffit de parcourir les allées des cimetières pour voir la place prise par la photo dans le souvenir collectif et individuel : très nombreuses sont les tombes qui portent maintenant la photo du « Cher Disparu ». Dans ces dernières décennies est venu s'ajouter le film familial qui, de noir et blanc saccadant des années 50, est maintenant numérisé sur des mini caméscopes digitaux de quelques centaines de grammes. Mais il faut bien remarquer que le classement de tous ces témoignages du passé, que ce soit sous forme de photos, diapos, vidéos, super 8 ou autres mini-DV, qui vont du petit dernier qui vient de naître jusqu'à la mamie que nous venons d'inviter au restaurant pour fêter son 90e anniversaire, est encore une tâche ardue que bien peu entreprennent. Aussi, dès que nos échanges avec les machines qui nous entourent seront devenus totalement naturels, que nous n'aurons plus besoin d'un clavier et d'une bonne maîtrise du logiciel utilisé et que la voix seule suffira, tout laisse à penser que l'archivage pertinent des actes essentiels de notre vie et tous les êtres qui nous sont chers va devenir une attente pressante de nos concitoyens. Mais une fois que nous aurons parcouru cette première étape dont l'arrivée est maintenant bien proche (moins de 5 ans) avec des processeurs qui dépassent le giga, il est intéressant d'imaginer ce que pourraient devenir nos relations virtuelles avec nos êtres ainsi disparus. La montée en puissance continue des processeurs, l'arrivée des larges débits pour Monsieur Toutlemonde, la progression stupéfiante des outils de traitement de l'image, le développement de standards universels mais aussi les progrès très sensibles dans la construction de mondes virtuels hyper-réalistes sachant tromper avec de plus en plus d'efficacité les cinq sens qui relient notre cerveau à son environnement, nous incitent à penser que les relations avec nos morts, donc avec la mort, ne seront plus les mêmes dans quelques courtes décennies. Dès que les outils que je viens de citer seront pleinement opérationnels et que nos échanges avec les machines deviendront totalement naturels, c'est-à-dire qu'elles sauront utiliser les sens humains pour communiquer avec nous, une nouvelle intelligence se glissera dans les technologies pour créer autour de nous des mondes nouveaux. En traitant les images innombrables et la grande quantité de son qui seront saisies sur chacun pendant toute sa vie (dans la mesure où il l'acceptera...) il nous sera proposé de reconstituer des familles « virtuelles » dans lesquelles des êtres vivants et des êtres disparus se rencontreront et échangeront. Cette vision de l'avenir sera ressentie comme une élucubration sans valeur par beaucoup d'entre vous... et je vous comprends ! Toutefois, alors que dans notre mémoire nous essayons de tenir vivaces les souvenirs des êtres chers, je ne vois pas les raisons qui nous empêcheraient d'accepter que ces souvenirs soient dorénavant non seulement préservés mais aussi traités par la machine et lorsque nous aurons franchi ce pas, rien n'interdira à la machine de nous entraîner vers le futur puisque des trois états du temps, seul le présent est réel et que le futur est aussi virtuel que nos souvenirs. Comme je l'ai souvent dit, il ne faut pas mésestimer l'importance de ces temps qui arrivent car l'être fragile et malheureux pourrait se réfugier sans idée de retour dans ces mondes virtuels.

René TRÉGOUËT

Sénateur du Rhône


TIC
Information et Communication
Napster se vend à Bertelsmann
Samedi, 04/11/2000 - 00:00

Les fans de Napster verront peut être dans cette alliance, une trahison ou l'arrivée du loup dans la bergerie... c'est en tout cas la fin de la musique partagée gratuitement sur le logiciel Napster. Bertelsmann et Napster ont signé un accord qui devrait faire de ce programme "un service par abonnement sécurisé (...) qui fournira un échange de fichiers de haute qualité préservant l'expérience Napster et assurant une rémunération" pour les droits d'auteur. Aucune date d'application n'a été donnée par les deux parties pour le lancement de ce service. Selon les termes de l'accord, la filiale musique de Bertelsmann, BMG, retirera sa plainte contre Napster et lui donnera accès à son catalogue de musique dès que Napster aura mis en oeuvre le système payant par abonnement (4,95 $ par mois). La nouvelle entité de commerce électronique de Bertelsmann, Bertelsmann eCommerce Group (BeCG), va accorder également un prêt à Napster pour développer le nouveau service et détiendra parallèlement une option pour acquérir une partie du capital du site. Les deux partenaires ont invité d'autres maisons de disques à se joindre à leur initiative. "Napster et Bertelsmann vont rechercher le soutien d'autres membres de l'industrie du disque pour faire de Napster un service par abonnement largement accepté et les inviter à participer activement au processus.Le succès Napster, créé en 1999, est essentiellement basé sur sa gratuité. Les 30 millions d'utilisateurs revendiqués par cette société seront-ils prêt à la suivre dans un service payant ? rien n'est moins sûr. En effet, Les logiciels dérivés de Napster sont de plus en plus présents et continueront de fonctionner sur le principe de la gratuité. Gnutella, Aimster, et consort auront tôt fait de drainer les anciens utilisateurs de Napster en leur proposant le même service sans débourser un centime. Difficile donc de ne pas voir dans ce nouvel accord l'abdication de Napster face aux pressions des industriels du disque.

TF1 :

http://infos.tf1.fr/info/multimedia/article.cfm?&id_contenu=132297

Alliance mondiale entre sept fournisseurs d'accès à l'internet
Samedi, 04/11/2000 - 00:00

Sept fournisseurs d'accès à l'internet, dont le numéro un européen T-Online (filiale de Deutsche Telekom) et le leader au Japon pour l'accès depuis un téléphone fixe, Fujitsu, ont annoncé mardi un vaste accord de coopération à l'échelle mondiale. L'alliance a pour objectif "d'aider chaque compagnie à conquérir de nouveaux marchés dans le monde", ont indiqué les sept groupes dans un communiqué diffusé notamment par Fujitsu à Tokyo. Mis à part T-Online et Fujitsu, les partenaires sont l'Américain Earthlink, le groupe Netvigator (groupe Pacific Century Cyberworks de Hong Kong), le Singapourien SingNet Pte (SingNet), le Sud-Coréen Unitel (Samsung) et le Brésilien UOL (Universo Online). "L'accord a pour objectif de stimuler la coopération (entre ces groupes) dans des secteurs clé comme les services de +roaming+, les contenus et le commerce en ligne", ont-ils estimé dans leur communiqué. L'un des principaux objectifs de l'alliance est de "renforcer et enrichir" les services de chaque société participant à l'accord en permettant à ses clients d'accéder à ceux de ses alliés. Par ailleurs, "l'alliance projette de développer de nouveaux services et technologies pouvant aboutir à la création de standards internationaux pour l'internet", ont indiqué ses promoteurs. Earthlink est le deuxième plus gros fournisseur d'accès aux USA avec plus de quatre millions d'abonnés dont plus de 100.000 à travers les réseaux à large bande pour la période terminée au 30 juin. Netvigator, lancé en 1996, est devenu le premier fournisseur d'accès à l'internet de Hong Kong avec plus de 760.000 utilisateurs. Il a des portails à Taïwan, au Canada et en Malaisie. Nifty (groupe Fujitsu) comptait 4,02 millions d'abonnés au Japon en septembre 200 et est le numéro un des portails sur internet pour l'accès depuis un téléphone fixe, dépassé seulement par le géant des télécoms NTT DoCoMo qui a conquis plus de 10 millions d'utilisateurs avec son système i-mode d'accès depuis un téléphone portable. Fujitsu est l'un des principaux fournisseurs nippons d'applications et logiciels pour l'accès à l'internet. Singnet, lancé en 1994, est le numéro un à Singapour dans l'accès à l'internet. T-Online, filiale de Deutsche Telekom, a le plus grand nombre d'abonnés en Europe avec 8,3 millions de personnes en Allemagne, en Autriche, en France, en Espagne et au Portugal. Unitel est leader sur le marché coréen et Samsung opère sur le plus grand site d'achats en ligne de Corée du Sud, "Samsung Mall" qui comptait 1,6 million d'abonnés fin octobre. UOL est le premier portail brésilien avec environ 850.000 membres.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/001031/1/prsx.html

Microsoft et Compaq proposent un nouvel appareil internet
Samedi, 04/11/2000 - 00:00

Microsoft Corp. et Compaq Computer Corp. ont dévoilé leur deuxième "appareil internet", baptisé iPAQ IA -2, permettant de surfer sur le web et d'envoyer et de recevoir des e-mails. Cette nouvelle machine " tout en un", comprend un moniteur couleur de 15 pouces, des haut-parleurs intégrés, un clavier, une souris et un modem. Microsoft, comme ses concurrents comme AOL, estime que ces machines, destinées à ceux qui ne veulent pas d'un PC plus sophistiqué ou qui souhaitent disposer d'un deuxième appareil à domicile, constituent un marché important. Ce nouveau Compaq sera vendu dans les points de ventes Radio Shack Corp. pour 499 dollars, mais Microsoft consentira une remise de 400 dollars aux acheteurs à condition qu'ils souscrivent pour trois ans à l'offre d'accès internet de son service MSN, ont déclaré les deux sociétés. Cet appareil est le deuxième de ce type lancé par les deux sociétés, qui ont mis sur le marché, il y a quelques mois, une machine similaire à bas prix.

Reuters : http://fr.news.yahoo.com/001031/2/prgg.html

Des PC dopés à la mémoire DDR pour Noël
Samedi, 04/11/2000 - 00:00

La sortie du nouveau chipset 760 d'AMD annonce enfin l'arrivée de la mémoire vive rapide DDR, promue par AMD. Ces nouveaux composants devraient accroître la puissance des PC haut de gamme équipés de processeurs Athlon, commercialisés d'ici à la fin de l'année. C'est le lundi 30 octobre qu'AMD devrait officiellement présenter son nouveau chipset AMD 760. Très attendu, ce circuit annonce l'avènement d'un nouveau type de mémoire vive rapide: la DDR (Double Data Rate). Cadencée à 266MHz, cette dernière multiplie par deux le débit de l'actuelle SD-RAM avec, à la clé, un gain de performance significatif pour les PC équipés de processeurs cadencés à plus de 1gigahertz. AMD devrait également dévoiler une version de son processeur Athlon à 1,2GHz, capable de tirer parti de cette nouvelle mémoire. Cela constitue un nouvel affront pour Intel, qui n'a toujours pas réussi à imposer sa mémoire Rambus, pourtant présentée comme la remplaçante de la SD-RAM. Face à ces difficultés, le fondeur envisage même le développement d'un chipset compatible avec la DDR pour son Pentium4. Mais celui-ci ne verra sans doute pas le jour avant le milieu de l'année prochaine. Selon Anand Chandrasekher, vice-président chez Intel, la mise au point d'un tel circuit nécessite neuf mois. La mémoire DDR SD-RAM n'en est pas à ses débuts. Elle est déjà très prisée par les constructeurs de cartes graphiques qui l'exploitent sur leurs modèles haut de gamme en raison de son débit de communication élevé.

OINet : http://www.01net.com/

L'ART approuve les tarifs d'interconnexion pour 2001
Samedi, 04/11/2000 - 00:00

l'Autorité de régulation des télécommunications a finalement approuvé, hier, la dernière mouture du catalogue des tarifs d'interconnexion de France Télécom pour l'année 2001. Stratégique pour l'ouverture à la concurrence du marché des services téléphoniques, ce document rassemble les prix de gros auxquels l'opérateur semi-public facture la location de son réseau aux opérateurs privés alternatifs. En 1999, le marché de l'interconnexion atteignait 4 milliards de francs, en croissance de 84 % par rapport à 1998. Les négociations ont été ardues comme chaque année entre le régulateur, France Télécom, et les opérateurs privés pour aboutir à une baisse de 7,6 % des tarifs pour les opérateurs de réseaux et de 30,7 % pour les fournisseurs de service téléphonique. Cette forte disparité s'explique par la disparition quasi totale de la distinction tarifaire entre ces deux catégories d'opérateurs. La baisse des tarifs de gros permettra sans doute aux opérateurs alternatifs de baisser leurs tarifs, mais également de restaurer leurs marges mises à mal par une guerre des prix qui s'est intensifiée tant sur les communications voix que sur l'accès à Internet. France Télécom a, pour sa part, souligné que la France se situait dans le peloton de tête des pays européens pour les tarifs les plus bas. Parmi les nouveautés de la version 2001, suite à un arbitrage de l'ART, France Télécom a dû inclure dans le catalogue une offre d'interconnexion indirecte via un numéro du type 0860 principalement à destination des fournisseurs d'accès gratuits à Internet qui pourront, selon l'ART, élargir la gamme de leurs services. Avec d'autres services téléphoniques spéciaux, cette interconnexion indirecte fera l'objet, à partir de septembre, d'une facturation unique par France Télécom pour le compte des opérateurs alternatifs. Moins technique, mais plus palpable pour le consommateur, ce dernier pourra choisir, fin 2001, d'utiliser un opérateur alternatif pour ses communications locales. Enfin, signe que la concurrence a bien progressé aux yeux du régulateur, France Télécom a obtenu, sur le marché des communications internationales, que le catalogue ne prévoie plus un encadrement tarifaire de l'interconnexion pour l'international. L'opérateur semi-public pourra donc négocier ses tarifs sur une base bilatérale. En marge de l'approbation du catalogue d'interconnexion, l'ART a également rendu publiques ses recommandations pour la mise en oeuvre de l'accès à la boucle locale par le dégroupage, prévoyant notamment les conditions de colocalisation et de fourniture d'informations par France Télécom.

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Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Les dimensions cachées de l'Univers
Samedi, 04/11/2000 - 00:00

l'espace tridimensionnel serait-il également plongé dans un espace plus vaste, à quatre dimensions? L'idée utilisée pour une révision des théories de l'espace-temps en découle. Dans un univers à deux dimensions, l'espace serait comme un tapis de billard infini, et les physiciens des hautes énergies lanceraient des particules planes les unes contre les autres, jusqu'à les détruire. Ils s'étonneraient de voir disparaître une partie notable des énergies mises en jeu dans leurs collisions : cette énergie manquante correspondrait au bruit engendré par les chocs. Ne percevant que les signaux sonores qui se propagent dans les deux dimensions du billard, les physiciens n'entendraient qu'une infime partie du bruit total. Toutefois, à partir de leurs observations partielles, les physiciens les plus hardis pourraient conjecturer l'existence d'une troisième dimension. Dans cette dimension supplémentaire, l'énergie sonore manquante serait emportée par des particules inconnues : les phonons... Le scénario que quelques physiciens proposent aujourd'hui est l'extension de cette idée aux dimensions supérieures. Il existe des variantes de ces nouvelles théories de l'espace-temps, mais toutes assimilent notre espace tridimensionnel à un «billard» plongé dans un univers qui comporte une ou plusieurs dimensions supplémentaires. Tout ce que nous voyons dans les trois dimensions qui nous sont familières y serait confiné, à l'exception des gravitons, les particules qui transmettent l'interaction gravitationnelle. Comme les phonons dans l'univers du billard, les gravitons n'ont pour le moment jamais été découverts. Déjà, certains expérimentateurs tentent de découvrir ces dimensions cachées. Leurs dispositifs expérimentaux testent l'influence éventuelle de ces dimensions sur la gravité à petite distance. Ils espèrent notamment que le Grand Collisionneur de hadrons LHC (de l'anglais Large Hadron Collider) révélera également des phénomènes commandés par la nature quantique de la gravitation à petite distance, telle la création d'éphémères micro-trous noirs. Notre théorie des dimensions cachées se fonde sur les avancées les plus récentes de la théorie des cordes : les particules observées dans les accélérateurs sont identifiées aux modes vibratoires de cordes élémentaires. Grâce à ce concept, la théorie des dimensions cachées résoudra peut-être les énigmes actuelles de la physique des particules et de la cosmologie. Si ces expériences ne réfutent pas la théorie des dimensions cachées, alors notre notion de l'Univers changera. Ce dernier ne serait donc qu'une mince membrane d'un espace aux multiples dimensions ; dans des coupes passant par les dimensions supplémentaires, notre Univers n'apparaîtrait que comme un point unique et infinitésimal sur chaque tranche, entouré de vide. Une telle révolution de nos conceptions n'en serait qu'une de plus dans la vieille tradition copernicienne : l'astronome polonais du XVIe siècle montra que la Terre n'est pas le centre du Système solaire ; puis les astronomes ont montré que le Système solaire n'est pas celui de la Galaxie, et que notre Galaxie n'est pas le centre de l'Univers. Aujourd'hui, nous découvrons que nos trois dimensions ne sont pas le centre (ou l'essentiel) de l'Univers. Des membranes d'autres univers tridimensionnels pourraient être parallèles à la nôtre et placées à moins de un millimètre de la nôtre. En outre, bien que toutes les particules du Modèle standard soient nécessairement collées à la membrane qui constitue notre univers, on peut supposer que des particules autres que le graviton ne font pas partie du Modèle standard et se propagent dans les dimensions supplémentaires. Loin d'être vides, les dimensions cachées contiendraient une multitude de structures intéressantes, voire d'autres univers...

Pour la Science : http://www2.pourlascience.com/

Les nanoréacteurs, médicaments du futur ?
Samedi, 04/11/2000 - 00:00

La traque de résidus d'insecticides interdits en Europe dans une cargaison de fruits importés devrait se simplifier. Pour cela, le douanier prélève un échantillon auquel il ajoute une goutte de révélateur spécifique. Quelques minutes suffisent pour lire le résultat. Ce test aujourd'hui développé à des fins commerciales se base sur une découverte faite à l'université de Bâle (Suisse) par l'équipe de Wolfgang Meier. Ces scientifiques ont réussi à produire de minuscules sphères creuses qui peuvent, grâce à de minuscules canaux protéiques, absorber ou délivrer des substances de façon sélective. Dans un premier temps, les chercheurs suisses de l'institut de chimie physique ont mis au point les fameuses nanostrucures dans lesquelles se produisent les réactions. Telles quelles, ces minuscules structures invisibles au microscope optique présentent assez peu d'attrait. Mais les scientifiques ont fait le tour de force de les transformer en récipients dignes d'intérêt. Lors de la seconde étape, ils ont réussi à intégrer des canaux protéiques dans l'enveloppe en polymère des nanocapsules. Ainsi équipées, ces dernières peuvent servir de nanoréacteurs chimiques. Lors des premiers essais, les sphères ont été dotées de canaux protéiques relativement simples. Ces conduits avaient un rôle passif, c'est-à-dire que compte tenu de leur diamètre, ils ne laissaient passer que des molécules de petite taille. La surprise est venue de la grande qualité du fonctionnement des nanoréacteurs.Le chercheur souligne également la stabilité mécanique de ce type de nanocapsules. Il les compare aux membranes artificielles couramment utilisées qui sont nettement plus fragiles car composées de couches de lipides. Les applications d'une telle découverte se déclinent en faisant varier le contenu des sphères mais aussi les canaux. Pour ces derniers, les scientifiques suisses cherchent à changer de canal protéique. Par ailleurs, ils s'orientent vers des canaux commandés depuis l'extérieur. Par exemple, une tension électrique suffisamment élevée pourrait provoquer leur fermeture. Côté intérieur de la sphère, si des tests destinés à détecter les insecticides dans les fruits sont en cours de développement, les nanoréacteurs pourraient également offrir des perspectives médicales. Dans un premier temps, on peut imaginer que dotées des bons canaux, ces minuscules sphères délivrent des médicaments de façon ciblée dans le corps du malade. A plus long terme, elles sont susceptibles de jouer un rôle dans certaines maladies génétiques. Des nanoréacteurs renfermant les enzymes manquantes pourraient être introduits dans le système circulatoire d'un patient. Ces enzymes pourraient alors déployer leurs effets à l'abri de la sphère, loin des réactions immunitaires de l'organisme.

Infosciences :

http://www.infoscience.fr/articles/articles_aff.php3?Ref=515

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Matière
Matière et Energie
Une Ford à piles à combustibles
Samedi, 04/11/2000 - 00:00

La voiture ne sera en vente qu'à partir de 2004 mais elle est bel et bien sur la case départ. Alors que les autres ténors de l'automobile, à commencer par DaimlerChrysler, General Motors, Honda et Toyota ont tous plus ou moins fait des annonces analogues mais vagues, Ford Motor est aujourd'hui le premier qui s'engage fermement, sur un modèle précis. Le constructeur vient en effet de présenter à Las Vegas une Focus modifiée, la Focus FCV, utilisant des piles à combustibles à hydrogène. La FCV a un confort et des performances de conduite comparables à celles des modèles à essence, mais n'a pour le moment qu'un rayon d'action de 160 km. Cette distance, trop courte pour un véhicule vraiment standard, a sonné le glas des véhicules électriques plus traditionnels. Ford a donc trois ans environ pour améliorer ses résultats. L'automne 2000 est marqué par un net regain d'intérêt de Detroit pour les véhicules verts, et ce n'est pas seulement pour cause d'élections. GM vient par exemple de montrer qu'il savait passer la barre des 80, voire des 90 miles par gallon avec une voiture hybride . Mais l'avenir, plus que jamais, appartient aux piles à combustibles. La seule incertitude est la vitesse d'adoption de la technologie. L'une des réponses à ce mystère est l'annonce de Ford. Une autre arrivera probablement à la fin de 2003 ou au début de 2004. En effet, la Californie a établi un consortium de test, le California Fuel Cell Partnership qui va méthodiquement tester une cinquantaine de prototypes à piles à combustibles dans les trois ans à venir.

Usine nouvelle : http://www.usinenouvelle.com/

Une pile qui résiste à la chaleur
Samedi, 04/11/2000 - 00:00

Sanyo Electric Co. annonce une pile au dioxyde de manganèse lithium,dont la forme est comme une pièce de monnaie, et qui résiste beaucoup mieux a la chaleur.Le plus grand intérêt de cette résistance a la chaleur, est qu'elle peut être incorporée dans les composants électroniques en utilisant la technique du reflow soldering (soudure a refusion). Cette technique consiste a mettre une pâte entre les deux éléments que l'on désire souder, puis a passer l'ensemble dans un four a haute température. Cette technique efficace est très utilisée dans le domaine électronique. Jusqu'à présent, il fallait des techniques plus lentes et chères pour monter des batteries au lithium. Pour obtenir de telles propriétés, Sanyo a augmente la résistance a la chaleur des résines employées dans la batterie, et a employé une technologie personnelle pour contrôler la réaction chimique qui dégrade la batterie a haute température. Maintenant, la température de surface de la batterie peut atteindre 240º C, sans dommages. Les dimensions de cette batterie sont 4,8 mm de diamètre, sur 1,4 mm d'épaisseur, ce qui la rend environ 50 % plus petite que les modèles concurrents. Sanyo compte produire 500000 unités par mois, en commençant en septembre 2000. Les clients sont des fabricants de téléphones portables ou de PDA, qui veulent l'utiliser comme source de secours pour préserver les mémoires RAM.

BE Japon : http://www.adit.fr

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Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
Le réchauffement planétaire pire que prévu
Samedi, 04/11/2000 - 00:00

Au cours du prochain siècle, le réchauffement de la planète sera deux fois pire qu'on le pensait jusqu'ici. C'est du moins ce que croit le Panel intergouvernemental sur les changements climatiques, un groupe de centaines de chercheurs mandaté par les Nations Unies. Une version préliminaire de son rapport, qui doit être adopté en mai 2001, circule depuis la mi-octobre dans les divers gouvernements de la planète. La version précédente, en 1995, prévoyait une hausse de la température de 3 degrés d'ici 2100, ce qui était préoccupant. Les chiffres révisés estiment que la hausse pourrait atteindre 6 degrés - un véritable désastre. Les émissions de gaz carbonique liées à l'activité humaine atteignent actuellement 6,8 milliards de tonnes par année. En 2100, elles pourraient atteindre 29 milliards de tonnes, si elles continuent à progresser au rythme actuel. À ce niveau, il est probable que des forêts entières mourraient sur pied à cause des changements climatiques. Cette mort accélérée libérerait le gaz carbonique emprisonné par les plantes, portant les émissions annuelles au niveau fantastique de 35 à 40 milliards de tonnes. Il existe encore quelques incertitudes sur l'effet de tout ce gaz carbonique sur le climat. Après tout, une petite partie du réchauffement semble reliée à des causes parfaitement naturelles. C'est pourquoi le niveau de réchauffement d'ici 2100 n'est guère précis : de 1,5 à 6 degrés. Mais il est certain que toute augmentation significative de la température aurait des effets dramatiques : climat déréglé, récoltes perdues, forêts détruites, fonte d'une partie des glaces de l'Antarctique et inondation de régions côtières. En 1997, la communauté internationale s'est entendue pour réduire de 5,2 % (par rapport au niveau de 1990) ses émissions de gaz à effet de serre d'ici 2008 à 2012. Aucune nation industrialisée n'a encore ratifié cet accord et tout indique que ses objectifs ne seront pas atteints. Ils sont pourtant modestes. Le panel intergouvernemental estime qu'il faudrait réduire les émissions de 60 % d'ici 2050 pour maintenir le réchauffement de la planète à un niveau acceptable. Nul doute que ce rapport viendra hanter les prochains pourparlers sur l'application de cet accord, qui doivent avoir lieu aux Pays-Bas dans un mois.

Cybersciences : http://www.cybersciences.com/Cyber/3.0/N2094.asp

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Des chercheurs américains ont découvert le commutateur central de la réparation nerveuse
Samedi, 04/11/2000 - 00:00

Des chercheurs américains de l'Hôpital des enfants de Boston pensent avoir trouvé ont trouvé le mécanisme moléculaire qui commande la régénération des cellules nerveuses. " Pour la première fois nous pouvons agir sur le programme central qui contrôle le mécanisme fondamental de croissance des cellules nerveuses " souligne le Docteur Benowitz qui dirige ces recherches. Normalement, les cellules du système nerveux central ne peuvent pas se régénérer lorsqu'elles ont été endommagées et leur destruction entraîne souvent la paralysie. L'équipe du Dr Larry Benowitz a découvert quel' inosine, une petite molécule naturelle normalement présente dans le cerveau, peut permettre la croissance de cellules nerveuses de rats atteints de lésions de la moelle épinière. Les rats traités avec cette substance ont retrouvé un niveau significatif de motricité dans des leurs membres inférieurs initialement paralysés. Les chercheurs américains ont constaté à leur grande surprise que l'inosine semble commander tous les gènes impliqués dans la réparation des nerfs, un peu à la manière d'un commutateur principal. L'équipe du DR Benowitz est persuadée que cette découverte va accélérer la mise au point de traitement permettant la régénération nerveuse chez l'homme. " nous allons poursuivre l'étude de l'inosine et ses mécanismes d'action et nous espérons, d'ici 5 à 10 ans, pouvoir réparer partiellement certaines lésions graves de la moelle épinière chez l'homme" a précisé le DR Benowitz .

Brève rédigée par @RT Flash

BBC :

http://news.bbc.co.uk/hi/english/sci/tech/newsid_1002000/1002452.stm

Hépatite C, victoire sur un virus
Samedi, 04/11/2000 - 00:00

L'hépatite C est en voie de guérison. A Dallas, à l'occasion de la réunion annuelle de l'association américaine sur l'étude des maladies du foie, les tout derniers résultats des traitements ont été présentés. Ils sont spectaculaires. «On peut parler de guérison», confirme le professeur Stanislas Pol de l'hôpital Necker à Paris, qui a participé aux dernières expériences. Les nouveaux traitements permettraient de guérir un patient sur deux. Et ce taux peut monter jusqu'à 90 % dans le cas des patients atteints par des souches plus sensibles. «Ce qui est remarquable, c'est le chemin parcouru. En l'espace de dix ans, on a multiplié par dix le taux de guérison», insiste le clinicien français. Dans le monde complexe des hépatites, l'annonce de Dallas est la meilleure des bonnes nouvelles. Il y a deux ans, nul n'aurait misé sur pareil changement. L'hépatite C était alors la catastrophe épidémique annoncée. On estime qu'environ 170 millions de personnes dans le monde sont infectées par le virus de l'hépatite C (VHC). En France, près de 600 000 personnes sont concernées, et près d'une sur trois ne connaîtrait pas sa séropositivité. Aucun pays occidental n'est indemne, la prévalence étant au moins égale à 1 % de la population. En Asie comme en Afrique, certaines régions sont infectées jusqu'à 10 %. Longtemps appelée hépatite «non-A non-B», l'hépatite C est apparue à la fin des années 70. Le virus n'a été découvert qu'en 1989. Sournois, le VHC provoque des infections. Seulement 20 % des sujets infectés guérissent spontanément. Tous les autres vivent dans le risque continuel de développer une hépatite chronique où peuvent survenir des complications graves : fibrose, cirrhose, ou encore cancer primitif du foie. Depuis deux ans, la thérapeutique franchit une nouvelle étape. Les patients sont traités par l'association de deux produits : l'interféron et la ribavirine. Cette bithérapie est un traitement lourd, sur six mois à un an, avec des effets secondaires pénibles mais ça marche. Les résultats varient selon les «sous-types» du virus. Ainsi un patient sur trois atteint du VHC sous le génotype 1 guérit. Quant à ceux qui ont la «chance» d'être infectés par le génotype 2 ou 3, 70 % d'entre eux guérissent. Les résultats présentés la semaine dernière à Dallas améliorent encore plus nettement ce tableau. L'étude a concerné plus de 1 500 patients, répartis dans plus de 60 centres à travers le monde. On leur a prescrit un nouvel interféron dit «Pégylé». Cette molécule a le mérite de se diffuser plus lentement que l'interféron classique. Avec ce cocktail médicamenteux, et à l'issue d'un an de traitement, l'efficacité est augmentée encore de 30 à 50 % selon le génotype du virus de l'hépatite C. Indéniablement, une dynamique de guérison s'est enclenchée. Rarement une maladie virale aura connu une réponse thérapeutique aussi rapide. A Dallas, les congressistes ont évoqué même publiquement le rêve possible d'une éradication de l'épidémie.

Libération :

http://www.liberation.com/quotidien/semaine/20001102jeur.html

Première mondiale : une valvule du coeur d'un embryon ouverte
Samedi, 04/11/2000 - 00:00

Des médecins autrichien ont annoncé, mardi, avoir réussi l'ouverture d'une valvule et l'élargissement d'un ventricule du coeur d'un embryon de 27 semaines dans le ventre de sa mère, une première mondiale. L'embryon, "condamné à mort sans cette opération" en raison de la valvule droitefermée qui a causé un sous-développement du ventricule droite, a été opéré à l'intérieur du corps de sa mère, une étudiante de 25 ans. Il se porte bien une semaine après l'intervention, a expliqué à l'AFP l'un des deux médecins, le gynécologueWolfgang Arzt, qui a opéré avec le pédiatre Grald Tulzer, des hopitaux de Linz. "C'est une toute première mondiale", a-t-il déclaré. Il a expliqué que la valvule avait été ouverte avec une aiguille et qu'il avait ensuite introduit un cathéter pour élargir le ventricule. "De cette manière, a indiqué le gynécologue, le ventricule a des chances de se développer normalement". Le docteur Arzt s'est déclaré "optimiste". Il espère que le ventricule restera élargi et que "l'embryon pourra se développer normalement". "Nous escomptons que les deux ventricules de l'enfant auront les mêmes dimensions et qu'il pourra avoir une vie normale", a conclu le médecin.

AFP :

http://www.afp.com/ext/francais/lemonde/sci/001031110439.32pm5zn8.html

Un espoir de thérapie génique pour la maladie de Parkinson ?
Samedi, 04/11/2000 - 00:00

Des chercheurs américains, français et suisses viennent de montrer qu'un système de thérapie génique peut prévenir la neurodégénérescence dans deux modèles de maladie de Parkinson chez le primate. Dans cette étude, Kordower et al ont évalué l'intérêt du GDNF (glial cell line-derived neurotrophic factor) dans la prévention des neurodégénérescence liées à la maladie de Parkinson. Cette maladie neurodégénérative résulte de la perte des neurones dopaminergiques dans la substance grise. Le GDNF présente un effet trophique sur les neurones dopaminergiques, ce qui laisse indiquer qu'il pourrait avoir un rôle neuroprotecteur dans la maladie de Parkinson. Afin de délivrer le GDNF in situ, les chercheurs ont utilisé un vecteur lentiviral possédant la séquence codante du GDNF. Le vecteur (lenti-GDNF) a été injecté dans le striatum et la substance grise de deux types de singes : des singes âgés ou des singes jeunes traités préalablement au MPTP pour induire une large neurodégéresence dans ces régions cérébrales. L'expression du GDNF a été confirmée chez tous les singes. Les chercheurs ont noté chez les singes âgés une augmentation de la réponse dopaminergique. Chez les singes traités au MTPTP, le lenti-GDNF a permis de renverser les processus qui conduisent aux déficits fonctionnels observés. Il a également évité la dégénérescence des neurones du striatum et de la substance grise. Par ailleurs, les auteurs ont montré que l'expression du GDNF grâce à ce vecteur était durable. Une expression continue a été enregistrée durant 8 mois chez des singes sains. "Le système du vecteur lentiviral a permis de délivrer efficacement le GDNF dans les sites spécifiques à préserver et d'augmenter la production de dopamine. En donnant le GDNF, nous pouvons stimuler la production de dopamine et éviter les conséquences structurales et fonctionnelles de la dégénérescence cellulaire, qui sont les caractéristiques de la maladie de Parkinson", a déclaré Jeffrey Kordower (Rush-Presbyterian-St. Luke's Medical Center, Chicago), premier auteur de cette étude. Selon les auteurs, cette technique pourrait être une "stratégie viable pour les patients atteints de maladie de Parkinson".

Caducée : http://www.caducee.net/

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