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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 211
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 04 Octobre 2002
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Egalement dans ce numéro
TIC
Près d'un Français sur deux prêt à faire ses démarches sur internet
Les nouvelles Honda vont bénéficier de la technologie vocale embarquée d'IBM
Le robot humanoïde de l'AIST et de Kawada fait des progrès
Microsoft annonce ses prochaines innovations
Un nouveau logiciel pour traquer les tueurs et les violeurs en série
Comprendre la langage grâce aux robots
Transfert de données sans fil: l'Europe tentée mais timorée
Avenir
Déchets nucléaires : le CEA annonce des progrès dans la recherche
Matière
Pile à combustible : une nouvelle piste pour générer l'hydrogène gazeux
Espace
La polarisation du bruit de fond cosmique enfin détectée
Vivant
Des cellules tueuses contre le cancer de la peau
Vache folle et santé humaine: une menace réelle mais beaucoup d'incertitudes
Les fumeurs doivent consommer plus de fruits et légumes
Ostéoporose et calculs rénaux : des chercheurs français identifient une cause génétique commune
L'origine de l'immunité naturelle au sida enfin découverte
L'ecstasy augmenterait le risque de maladie de Parkinson
Des dents de porc qui poussent dans des intestins de rat !
Brevetabilité du vivant: le bras de fer entre l'Institut Curie et la firme américaine Myriad Genetics se poursuit
Recherche
Premier véhicule roulant associant la pile à combustible et les commandes électriques
La voiture à air comprimé présentée au Mondial
La voiture électrique la plus rapide du monde est japonaise
Le grand come-back du véhicule électrique
Edito
Obésité : C'est nous qui décidons de la qualité de notre vie



Les Américains, au premier rang mondial pour les dépenses de santé, ont une espérance de vie toujours plus élevée mais sont aussi marqués par l'obésité dans des proportions sans précédent, selon un rapport annuel du département de la Santé publié le 12 septembre. En 2000, l'espérance de vie des Américains a atteint 77 ans (74 ans pour les hommes et presque 80 pour les femmes), niveau le plus élevé jamais atteint dans le pays, selon les chiffres préliminaires du rapport. "Les efforts efficaces de la santé publique, une meilleure connaissance parmi les Américains des conditions de vie plus saines et de meilleurs soins ont dans leur ensemble contribué à ces améliorations", a commenté Julie Gerberding, directrice des Centres de contrôle des maladies (CDC) d'Atlanta (Géorgie). Le rapport souligne qu'au cours des 50 dernières années le taux de mortalité de la population adulte (de 24 à 65 ans) a été divisé par 2 et celui des plus de 65 ans d'un tiers. Cependant, l'étude note aussi qu'aujourd'hui trois adultes sur cinq âgés de 20 à 74 ans sont en surpoids et un Américain sur quatre est considéré comme obèse. Près de 40 % de la population n'a aucune activité physique pendant ses loisirs et les femmes surpassent les hommes dans la sédentarité. Selon le rapport, les Américains ont consacré 1.300 milliards de dollars aux dépenses de santé, soit 13,2 % du produit national brut, ce qui en fait le premier pays pour ce type de dépenses, avec 4333 dollars par habitant, selon ce 26e rapport annuel sur la santé du pays. Les programmes publics de protection des plus démunis et des personnes âgées (Medicare et Medicaid essentiellement) ont remboursé 43% de toutes les dépenses de santé, les assurances privées couvrant 35 % de la somme, d'autres sources privées payant 5 % des coûts médicaux, et les malades en étant de leur poche pour 17 % de la somme totale. Un tiers de la somme a été consacrée aux dépenses hospitalières, un cinquième pour payer la note du médecin et près d'un dixième pour des médicaments sur ordonnance. Le coût des médicaments a quant à lui augmenté de 15 % par an, pendant la période 1995-2000, soit une progression plus rapide que toutes autres catégories de dépenses de santé. Parmi les progrès, les auteurs du rapport notent la baisse de la mortalité infantile (avant l'âge d'un an) qui s'établissait à 6,9 pour mille en 2000, contre 7,1 % en 1999. La consommation de tabac a baissé de façon régulière, avec 23 % des adultes se déclarant fumeurs en 2000 contre plus de 40% en 1965. Mais les personnes n'ayant pas suivi d'études supérieures étaient trois fois plus susceptibles de fumer que celles ayant fréquenté l'université. Il est intéressant de comparer ces données américaines en matière de dépenses de santé avec les chiffres français qui viennent d'être publiés. En France, l'ensemble des dépenses de santé (soins + indemnités journalières) a atteint 148 milliards d'euros en 2001 (9,5% de notre PIB), soit en moyenne 2 437 euros par habitant. Si l'on compare la dépense totale de santé par habitant, on constate qu'un américain dépense en moyenne 4333 euros par an, une somme supérieurs de 79% à celle dépensée en moyenne par un français (2437 euros). L'espérance de vie en France atteint à présent 83 ans pour les femmes et 75,5 ans pour les hommes. Elle est nettement supérieure à la moyenne européenne qui est de 81,2 ans pour les femmes et de 74,9 ans pour les hommes. Elle est également supérieure à l'espérance de vie aux USA qui est de 80 ans pour les femmes et 74 ans pour les hommes. Encore plus encourageant, alors que l'espérance de vie a cru de 2,5 années pour les hommes comme pour les femmes de 1981 à 1991, l'espérance de vie sans incapacité a cru de 3 ans pour les hommes (passant de 60,8 à 63,8 ans) et de 2,6 années pour les femmes. Ce constat est remarquable car il indique que jusqu'à présent l'allongement de la durée de vie se traduit bien, contrairement à une idée très répandue, par une diminution de la période de handicap en fin de vie. Bien qu'il soir toujours délicat de comparer des systèmes de santé très différents, Il est tout de même frappant de constater qu'un Américain, qui dépense presque 2 fois plus qu'un Français en moyenne pour sa santé, a une espérance de vie sensiblement inférieure à celle d'un de nos compatriotes. Cette comparaison éclairante nous montre que, quel que soit le niveau médical d'un pays et les dépenses qu'il consacre à la santé, il doit également promouvoir une bonne hygiène de vie pour ses habitants, notamment en matière d'alimentation et d'activité physique. On sait à présent qu'une proportion considérable de cancers, de maladies cardio-vasculaires, et même de maladies dégénératives du système nerveux, peuvent être évitées ou retardées simplement en modifiant son alimentation et en pratiquant une activité physique modérée mais régulière. Qu'il s'agisse du cancer, de l'ostéoporose, des maladies cardio-vasculaires ou du diabète : "deux-tiers des décès sont directement ou indirectement liés à l'alimentation", rappelle le Pr Gilles Brücker, directeur général de l'Institut de veille sanitaire. Quant à l'obésité, qui fait le lit de bon nombre de ces maladies, elle concerne 7 à 10 % des adultes en France, et 16% des enfants de sept à neuf ans sont trop gros. Il nous faut enfin comprendre qu'il est infiniment moins coûteux pour notre collectivité d'investir en prévention et en éducation, pour prévenir l'apparition des maladies, que de les soigner à grand renfort de technologies médicales. Il faut donc cesser de compter uniquement sur la science et la médecine pour réparer les dégâts causés par des comportements à risque (tabac et alcool) et par une mauvaise hygiène de vie. Nous devons nous rappeler que nous gardons la responsabilité entière de nos choix de vie et que ceux-ci constituent notre meilleure assurance-santé.

René TRÉGOUËT

Sénateur du Rhône


TIC
Information et Communication
Près d'un Français sur deux prêt à faire ses démarches sur internet
Samedi, 05/10/2002 - 00:00

Près d'un Français sur deux (48 %) a déjà effectué ses démarches administratives sur internet ou serait "prêt" à le faire, notamment pour remplir des formulaires sur son ordinateur et les renvoyer en ligne, selon un sondage Sofres pour le Forum des droits sur internet. Quelque 51 % des personnes interrogées affirment toutefois qu'elles ne sont pas prêtes à utiliser internet pour faire ces démarches, plus de la moitié d'entre elles (59 %) préférant avoir "un contact personnel en face à face" et 40% "ne disposant pas d'un accès à internet", que ce soit au domicile ou au travail. Elles sont en outre 60% à "estimer difficile de garantir la confidentialité" des renseignements transmis par le biais d'internet. Parmi les personnes qui "ne sont pas prêtes" à utiliser internet, 28% ne l'ont "jamais utilisé", 11 % estimant que c'est un "moyen qui n'est pas encore assez sûr" et 5 % seulement que c'est "très compliqué". Par ailleurs, 89 % des personnes favorables à l'utilisation d'internet pour leurs démarches administratives, veulent les faire "entièrement en ligne", c'est-à-dire de l'envoi du formulaire jusqu'au traitement et au suivi de celui-ci. A cet égard, 79 % souhaitent un "service personnalisé de suivi des démarches en ligne" et 73 % sont favorables à une carte d'identité électronique sécurisée. Ce sont les 18-24 ans qui sont les plus nombreux à "avoir fait des démarches" ou "envisager de les faire" sur internet (74 %), suivi des 25-34 ans (69 %), les 65 ans et plus n'étant que 15 % à répondre par l'affirmative à cette question. Les cadres et professions intellectuelles y sont à 80% favorables, suivis des professions intermédiaires (70%). Les personnes interrogées prêtes à utiliser internet souhaitent surtout "éviter de se déplacer ou de faire la queue" (76 %), "suivre au jour le jour l'état d'avancement de leur dossier" (33 %) et faire en sorte qu'il "soit traité plus rapidement" (29 %). Le secrétaire d'Etat à la Réforme de l'Etat, Henri Plagnol, qui assistait à la présentation des résultats, a souligné la nécessité d'assurer la "confidentialité" des données et de "familiariser" les personnes à internet, de manière à les convaincre des applications de cet outil pour la vie quotidienne. "L'e.administration accroît les inégalités entre les territoires", a déploré M. Plagnol, selon lequel "il faut repenser l'organisation territoriale de l'Etat" pour les combattre. Les résultats détaillés de ce sondage sont consultables sur le site www. foruminternet.org ainsi que dans le numéro d'octobre du mensuel "60 millions de consommateurs". Le sondage a été réalisé les 30 et 31 août auprès d'un échantillon de 1.000 personnes selon la méthode des quotas.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/020924/1/2rk6a.html

Les nouvelles Honda vont bénéficier de la technologie vocale embarquée d'IBM
Samedi, 05/10/2002 - 00:00

Une technologie avancée de reconnaissance vocale d'IBM a été intégrée dans un nouveau système de navigation révolutionnaire qui sera disponible sur certains modèles de Honda Accord en 2003. Ce système permet au conducteur du véhicule de demander sa route et d'entendre la réponse par le biais de son système audio embarqué. Plus besoin ainsi de consulter une carte ou de demander son chemin. Le système de navigation Touch by Voice s'appuyant sur la technologie et les logiciels IBM Embedded ViaVoice, développés conjointement par les divisions R&D d'IBM et de Honda, sera intégrée dans la nouvelle Accord. Le nouveau système dispose d'un vocabulaire riche d'environ 150 commandes en langue anglaise et sait reconnaître toute une gamme d'accents. Le conducteur utilise le bouton « talk » situé sur le volant pour connaître la route à suivre. Le système reconnaît des commandes comme « où est la prochaine station service ? ». Il donne aussi les itinéraires entre deux adresses ou deux points géographiques. Les instructions sortent directement des hauts parleurs. Le système Touch by Voice de reconnaissance de la voix humaine est conçu pour éliminer autant que possible le recours au clavier. Joanne Downie, director of strategy analytics in-vehicle Telematics and Multimedia Service estime “grâce à la télématique, la voiture entre dans le monde du sans fil. Nous pensons que ce secteur va générer plus de 7 milliards de dollars sous forme de services et d'équipements télématiques aux Etats-Unis, en Europe de l'Ouest et au Japon en 2001. Ce chiffre devrait atteindre plus de 23 milliards de dollars d'ici 2007 en termes de terminaux et de services connexes ».

Atelier : http://www.atelier.fr/page.php?

Le robot humanoïde de l'AIST et de Kawada fait des progrès
Samedi, 05/10/2002 - 00:00

Kawada et le National Institute of Advanced Industrial Science and Technology (AIST) avaient annoncé au début du mois la reprise de leurs travaux de développement du HRP-2. Le prototype de ce robot humanoïde avait fait son apparition lors du salon Robodex2002 a la fin du mois de mars . Ce robot de taille humaine avait attire l'attention par la légèreté de sa structure en alliage de métaux légers. Il totalisait un poids de 58 kg batteries incluse pour une taille de 154 cm . Le HRP-2 est aujourd'hui capable de passer de la position couchée (sur le ventre) a la position debout et inversement. Apres le robot humanoïde de Sony (SDR-4X, article 220/TIC/1546 du 25/03/2002) mesurant 54 cm de hauteur et capable de la même manoeuvre, le HRP-2 est le premier robot a taille humaine a pouvoir effectuer ces mouvements. Le robot n'a besoin que de 30 secondes pour se relever. Les premiers tests ont été effectues sur une surface plate, mais Kawada et l'AIST projettent d'améliorer le logiciel de pilotage du robot afin d'effectuer les mêmes manoeuvres sur tout type de terrain. Les partenaires envisagent d'utiliser cette technologie pour le développement et la commercialisation de robots humanoïdes destinés à évoluer dans les environnements dangereux tel que les incendies.

Be Japon 243 : http://www.adit.fr

Microsoft annonce ses prochaines innovations
Samedi, 05/10/2002 - 00:00

Lors d'une conférence de presse donnée la semaine dernière, Craig Mundie, Vice Président de la division technique de Microsoft, a affirmé que l'industrie informatique était à la veille d'un nouveau souffle avec l'arrivée de toute une série d'innovations. Il a évoqué plus particulièrement le langage de programmation XML qui permet aux ordinateurs de partager avec plus d'efficacité des données provenant de sources différentes, et l'émergence d'ordinateurs portables de différents types. L'intercommunication de l'ensemble de ces systèmes devrait bouleverser la vie quotidienne. Par exemple, un employé sur le point de quitter son bureau pourra demander à son ordinateur de lister les différents itinéraires possibles pour rentrer à son domicile et de prendre connaissance des dernières informations concernant l'état de la circulation. Après avoir déterminé le meilleur itinéraire, l'ordinateur de bureau transmettra directement l'information à l'ordinateur de bord de l'automobile de l'employé. Les critiques de Microsoft soulignent que l'entreprise de Bill Gates a souvent privilégié le développement de ces technologies afin de pouvoir les rendre sans cesse plus dépendantes des programmes Windows.

WSJ :

http://online.wsj.com/article/0,,SB1032533291151948315,00.html?mod=technology_ma...

Un nouveau logiciel pour traquer les tueurs et les violeurs en série
Samedi, 05/10/2002 - 00:00

Un nouveau logiciel spécialisé dans la traque des tueurs et des violeurs en série sera mis en place dès janvier prochain par la police et la gendarmerie. Ce logiciel dénommé Système d'Analyses et de Liens de la Violence Associée au Crime (SALVAC) sera manipulé par quatre gendarmes et quatre policiers chevronnés spécialisés dans l'analyse comportementale et la psychocriminologie. Calqué sur le modèle canadien du Violent Crime Linkage Analysis System (ViCLAS), le logiciel intégrera pour chaque homicide où il n'y a pas de mobile apparent pas moins de 168 paramètres passant au crible le profil de la victime, l'état de son cadavre, le type d'arme du crime, la présence ou non de violences sexuelles, des actes de barbarie éventuels ainsi que la psychologie du criminel et même la météo au moment du meurtre. Ainsi, l'ordinateur aurait à l'évidence, selon les policiers et les gendarmes, pu éviter un assassinat dans le cadre de l'affaire Guy Georges ou encore dans l'affaire Francis Heaulme. Guy Georges, le tueur de l'est parisien, avait violé, torturé et assassiné quatre jeunes femmes dans des parkings et des appartements. Francis Heaulme a été condamné pour sa part pour une impressionnante série de meurtres et devrait recomparaître devant une cour d'assises pour d'autres faits similaires. Compatible avec des logiciels du même type déjà adoptés en Allemagne, aux Pays-Bas, en Grande-Bretagne, en Suède ou au Danemark, le SALVAC, doté d'un traducteur automatisé, permettra par ailleurs de recouper un grand nombre d'informations criminelles concernant des assassins et des violeurs à travers une bonne partie de l'Europe où toutes ces informations seront échangées. Les gendarmes comptent par ailleurs utiliser ce nouvel outil pour débusquer les pyromanes qui multiplient les feux notamment dans le sud de la France. Dès juin 2003, le logiciel devrait être enrichi de photos de scènes de crime.

AP : http://fr.news.yahoo.com/020926/5/2rnd7.html

Comprendre la langage grâce aux robots
Samedi, 05/10/2002 - 00:00

Ball!» dit le maître. Aïbo, le célèbre chiot robot, ne comprend pas. Il s'assied, se relève et ose une moue dubitative avant de lâcher: «Smiley!» «No», rétorque Frédéric Kaplan, un ingénieur du Sony Computer Science Laboratory (CSL) de Paris, chargé d'améliorer le comportement de l'animal artificiel: «Il confond la balle et un autre de ses jouets», commente-t-il pour l'excuser. Après quelques tentatives, le chien se montre plus docile et, à la vue de la petite sphère rose, finit par la nommer sans se tromper. Cela ne fait pas pour autant d'Aïbo un robot intelligent. «Un prototype de logiciel d'apprentissage lui permet de voir des situations différentes, explique le chercheur. Mais il ne saura pas forcément établir la relation entre ces images.» Ainsi, dans une autre pièce ou dans de nouvelles conditions d'éclairage, le toutou au vocabulaire limité ne reconnaîtra pas la balle. Aïbo n'est qu'une tentative parmi d'autres de la robotique non pour faire parler des machines, mais pour comprendre les secrets du langage. Comment nos ancêtres ont-ils pu développer un outil aussi complexe que la parole? Celle-là même qui, selon la logique de Descartes, différencie le pensant du non-pensant. Depuis des siècles, le sujet divise les savants; il passionne aujourd'hui les roboticiens. «L'homme a toujours cherché à élaborer des créatures artificielles, mais avec des objectifs différents selon les époques, note Philippe Breton, anthropologue au CNRS. La beauté pour l'Antiquité, le mouvement au XVIIIe siècle, etc. En revanche, doter les artefacts de la parole est une idée contemporaine. Comme pour leur donner plus d'humanité.» La robotique permet surtout une approche comportementale nouvelle sur l'origine du langage. Depuis près de cinq ans, Steels et ses étudiants tentent de mettre des robots en relation pour qu'émerge de leur face-à-face un langage. «Progressivement, on essaie de comprendre ce qui est essentiel dans l'origine.» Aïbo doit savoir écouter et regarder. «En ce moment, nous cherchons à comprendre comment s'effectue ce partage de l'attention qui nous semble à nous, humains, évident», reprend Frédéric Kaplan. De même, la perception des sons est primordiale à l'acquisition de la parole. Pierre-Yves Oudeyer, docteur en sciences cognitives, s'en est fait une spécialité. Il a mis au point un «jeu d'imitation» où deux humanoïdes sur écran s'apprennent mutuellement à répéter des sons. Le premier en choisit un dans son répertoire que le second doit redire jusqu'à le maîtriser parfaitement pour se l'approprier. Ainsi, les deux machines se créent un catalogue commun. «Cette expérimentation nous éclaire sur la formation dans le temps des consonnes et des voyelles souligne Pierre-Yves Oudeyer". De son côté, Luc Steels opère sur le sens et la grammaire des sons. Avec une double hypothèse: le langage, surtout dans les premières phases de son développement, est le fruit d'une expérience partagée (entre deux agents) et doit s'ancrer dans un monde réel. Le test des têtes parlantes (talking heads) fait intervenir deux robots, dotés de la vision (caméras), de l'ouïe (micros) et de la parole (haut-parleurs), qui s'adonnent à un jeu de devinettes pour reconnaître des figures géométriques collées sur un tableau. Le «locuteur» désigne une forme que l'«apprenant» doit localiser et s'approprier. «Ils s'inventent leur lexique pour se repérer dans un environnement visuel commun et interagissent de façon autonome.» Progressivement, ils constituent ex nihilo leur propre langue. Un système de communication élaboré, qui rapproche un peu plus ces créatures artificielles des hommes. Cette amorce de «vie en société» suffit-elle pour faire de ces robots des êtres intelligents ?

L'Express :

http://www.lexpress.fr/Express/Info/Sciences/Dossier/robotique/dossier.asp

Transfert de données sans fil: l'Europe tentée mais timorée
Samedi, 05/10/2002 - 00:00

Plus de trois entreprises européennes sur quatre ont l'intention d'utiliser dans l'année qui vient des technologies de transfert de données sans fil mais seulement une sur huit dispose déjà d'un projet concret, révèle une étude du cabinet de recherches britannique QNB commandée par IBM. La Finlande est loin devant le reste des pays européens, avec près de 60 % des entreprises interrogées actuellement en train de mettre au point leur stratégie dans le domaine du sans-fil, précise QNB. Selon le cabinet de recherche, le courrier électronique et la gestion d'agenda en ligne sont les deux services qui séduisent le plus les entreprises. Cependant, le meilleur retour sur investissement serait plutôt d'utiliser ces technologies pour l'extension de logiciels plus compliqués utilisés dans des services tels que la relation-client. La Suède arrive en deuxième position ex-aequo avec la Grande-Bretagne, un quart des entreprises interrogées déclarant avoir déjà lancé l'installation de ces technologies. L'Italie et les Pays-Bas ont font également figure de bons élèves alors que l'Espagne, l'Allemagne et la France ont des résultats en dessous de la moyenne européenne. Cependant, même les entreprises ayant affiché leur désir d'utiliser les technologies de transfert de données sans fil n'ont pas toutes encore alloué un budget à cette opération, a signalé à Reuters l'un des chercheurs de QNB Dale Vile. "Si la reprise économique continue à tarder, il y a un grand risque qu'une partie de ces projets soit remise à plus tard", a-t-il expliqué. IDC, cabinet de recherches concurrent de QNB, estime que les ventes de services de transfert de données mobiles aux entreprises représenteront 3,5 milliards de dollars en 2002, contre 2,5 milliards de dollars il y a un an. En 2004, IDC estime que ce chiffre atteindra 9 milliards de dollars.

Reuters : http://fr.news.yahoo.com/020926/85/2rnus.html

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Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Déchets nucléaires : le CEA annonce des progrès dans la recherche
Samedi, 05/10/2002 - 00:00

Les recherches menées depuis dix ans sur les déchets nucléaires, sujet particulièrement sensible dans l'opinion, ont permis des avancées telles que les pouvoirs publics devraient avoir en temps utile les éléments pour faire les choix concernant leur avenir, estiment les scientifiques du Commissariat à l'énergie atomique (CEA). "Nous aurons d'ici 2006, échéance prévue pour un débat parlementaire prévu par la loi Bataille de 1991, démontré la faisabilité scientifique de la séparation poussée, nous serons à l'heure sur la transmutation et le conditionnement des déchets", a affirmé cette semaine devant la presse Loïck Martin-Deidier, directeur adjoint du CEA ValRho (Vallée du Rhône) de Marcoule dans le Gard. "Nous espérons vraiment que les décisions politiques d'y aller seront prises, le pire scénario serait qu'on se contente de prolonger la recherche... Après tout, c'est un sujet qui engage les générations futures, quoi qu'on fasse des déchets nocifs, qu'on les laisse en place ou qu'on décide de les enfouir", poursuit-il. En France, les déchets radioactifs toutes origines confondues (médical, militaire, industriel, recherche) occupent un faible volume: moins de 1kg par habitant, à comparer à 2.100 kg de déchets domestiques et industriels, dont certains très toxiques. D'ores et déjà, 90% de ces déchets (dits de type A) de faible et moyenne activité à vie courte sont stockés et surveillés dans l'Aube sur des sites de surface de l'Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs). Les 10% restant requièrent un confinement sur plusieurs milliers d'années: les déchets B (moyenne activité), qui représentent 10% du volume total, soit 50.000 m3 en 2020. Quant aux déchets C (haute activité), ils ne représentent que 1 % du volume des déchets -- mais 90 % de la radioactivité-- et ils totaliseront 5.000 m3 en 2020 (entre 1.500 et 2.000 m3 aujourd'hui, soit l'équivalent d'un "cube" vitrifié de 17 mètres d'arête), précise Patrice Bernard, directeur du développement et de l'innovation nucléaire. Dans les laboratoires de Marcoule, du plus fondamental au très appliqué, les chercheurs ont démontré qu'il est possible, à travers un processus dit de sélection "poussée", d'extraire les éléments les plus radiotoxiques du flux des déchets, par de nouveaux moyens chimiques mettant en oeuvre des molécules extractantes. "L'enjeu est de pouvoir extraire des combustibles usés, non seulement le plutonium et l'uranium, comme cela se pratique aujourd'hui à la Hague, mais aussi les actinides mineurs encore présents dans les résidus de séparation, qui présentent une très forte radiotoxicité à long terme (quelques siècles)". De plus, alors que la politique de retraitement permet d'extraire et de recycler le plutonium, qui est la composante principale de l'inventaire radiotoxique des déchets, "les chercheurs du CEA disposent désormais de scénarios pour recycler les actinides mineurs qui présentent de grosses difficultés de manipulation car très radioactifs", explique Bernard Boullis, responsable du Département Recherche à Marcoule. Une fois séparés, ces actinides (neptunium, américium et curium) doivent faire l'objet d'une gestion différenciée, comme la transmutation, qui permettrait de réduire de façon très significative la radiotoxicité à long terme des déchets ultimes. "Pierre philosophale" de la recherche sur les déchets, la transmutation consiste à retransformer (incinérer) par une réaction nucléaire induite par des neutrons, les isotopes à vie longue en isotopes à vie courte ou stables, en vue de réduire leur toxicité. L'énergie nucléaire, outre ses atouts propres (76% de la production d'électricité en France), montre qu'à terme elle pourra recycler même ses déchets les plus radiotoxiques par le biais de la séparation poussée et donc ne conserver comme déchets ultimes à vie longue qu'une quantité nettement réduite, et conditionnée pour empêcher leur dissémination.

CEA :

http://www.cea.fr/fr/actualites/articles.asp?id=353&orig=accueil1

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Matière
Matière et Energie
Pile à combustible : une nouvelle piste pour générer l'hydrogène gazeux
Samedi, 05/10/2002 - 00:00

Les deux filières envisagées pour les piles à combustible, le méthanol et l'hydrogène présentent des contraintes techniques différentes. Pour le méthanol, liquide, une des problématiques consiste par exemple à réduire le phénomène de "cross-over" au travers de la membrane (c'est à dire la rendre imperméable au combustible). Pour l'hydrogène, il faut, entre autre, stocker une masse suffisante de combustible dans un espace limité. Ce verrou vient d'être levé grâce à une collaboration étroite entre le CEA et la société SNPE (Société Nationale des Poudres et Explosifs). La technologie développée s'inspire du procédé utilisé dans les airbags : activée par une réaction pyrotechnique, la décomposition d'un matériau solide libère le gaz à des niveaux de pression et de débit compatibles avec le fonctionnement de la pile. Cette technologie permet de stocker l'hydrogène à une hauteur qui pourra être voisine de 10 % en masse (1 g d'hydrogène pour 10 g de réservoir), là où les meilleures technologies concurrentes atteignaient 5 à 6 %. La taille du dispositif de stockage hydrogène est donc considérablement réduite pour la même quantité d'énergie produite par la pile à combustible. Ces résultats devraient permettre à la pile à combustible complète de présenter des performances meilleures que celles des batteries traditionnelles au Lithium. Cependant, l'intérêt majeur d'une telle méthode de stockage est qu'elle permet d'envisager la recharge instantanée de pile à combustible miniature, sous la forme par exemple d'un support de type carte à puce, pour l'alimentation d'un téléphone cellulaire, d'un assistant personnel, d'un ordinateur portable, etc. Le DTEN et la SNPE sont aujourd'hui en cours de discussion pour industrialiser cette technologie.

CEA Technologie. :

http://www.cea-technologies.com/ceahtml/brevet/62-1103.html

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Espace
Espace et Cosmologie
La polarisation du bruit de fond cosmique enfin détectée
Samedi, 05/10/2002 - 00:00

Après vingt ans d'efforts, des astronomes américains ont détecté la polarisation prédite du bruit de fond cosmique, confirmant la théorie cosmologique de l'inflation d'une explosion (Big Bang) à l'origine de l'Univers, suivie d'une forte et rapide expansion. Cette découverte a été réalisée à l'aide du radiotélescope DASI (Degree Angular Scale Interferometer) de la Fondation nationale des sciences (NSF) située sur la base d'Amundsen-Scott au pôle sud. L'équipe d'astronomes de l'Université de Chicago a observé deux coins du ciel pendant 200 jours afin de pouvoir détecter cette polarisation du rayonnement cosmique. "La polarisation était prédite. Elle a été détectée et cela correspond aux prédictions théoriques", s'est félicité l'astronome John Carlstrom. Le bruit de fond cosmique, aussi appelé "rayonnement de fond cosmologique micro-onde" (CMB en anglais) est le plus ancien rayonnement radio que l'on peut observer dans l'Univers. Remontant à 14,7 milliards d'années, il représente en quelque sorte la marque fossile du Big Bang. Découvert en 1965 par deux astronomes américains, ce rayonnement isotrope, c'est-à-dire qu'il diffuse dans tout l'Univers, a été émis environ 300.000 ans après le Big Bang, à l'époque dite de la "recombinaison", lorsque s'est opéré le découplage entre matière et rayonnement. A ce moment, alors que la température de l'Univers était d'environ de 2.700 à 3.700 degrés Celsius, les premiers noyaux ont commencé à capturer pour la première fois des électrons pour former les premiers atomes d'hydrogène et d'hélium. Jusqu'alors, les photons (particules de lumière) émis lors des chocs entre particules élémentaires étaient immédiatement stoppés par l'épaisse "forêt" d'électrons libres. Après la recombinaison, les électrons piégés dans les atomes primordiaux n'entravent plus le parcours des photons: une immense lumière baigne d'un seul coup tout l'Univers. En d'autres mots, la matière se sépare de l'énergie, d'où l'expression de "découplage matière/rayonnement". Le rayonnement de cet immense bain de lumière cosmique, émis dans le domaine visible, ne l'est plus à cause de l'expansion de l'espace-temps qui a étiré la longueur d'onde des photons. Il n'est détectable aujourd'hui que dans le domaine radio sous forme de micro-ondes. La matière, qui a donné naissance aux galaxies et aux étoiles, ne compose que 5 % de la masse et de l'énergie de l'Univers. Le reste est fait d'une mystérieuse force appelée "matière (ou énergie) noire". La seule chose que l'on sait à son sujet est qu'elle agit de façon opposée à la gravité et qu'elle accélère la dilatation de l'Univers. Outre la "matière noire", l'une des conséquences de la théorie de l'inflation est que si la lumière cosmique a interagi avec la matière il y a plus de 14 milliards d'années, elle a dû s'être polarisée. Les scientifiques espéraient donc retrouver dans le rayonnement cosmique une trace de cette polarisation, ce qui est fait. La lumière naturelle, en effet, est non polarisée, c'est-à-dire que ses multiples trains d'ondes changent de plans d'orientation de manière rapide et aléatoire. Elle devient polarisée dès qu'elle est reflétée ou dispersée, comme c'est le cas lorsqu'elle passe, par exemple, à travers des lunettes de soleil polarisantes qui ont comme effet pour celui qui les porte de faire disparaître les reflets à la surface des objets. Dans ce cas, les lunettes agissent en ne laissant passer que les ondes qui oscillent selon un seul et même plan d'orientation. "La détection de la polarisation ouvre de nouvelles perspectives sur l'exploration de l'origine de l'Univers et la réponse aux immenses questions qui subsistent", a estimé l'astrophysicien Michael Turner, lors de l'annonce de cette découverte à la conférence COSMO-02 au planétarium du musée d'astronomie Adler de Chicago (Illinois).

Space.com :

http://www.space.com/scienceastronomy/astronomy/inflation_010429.html

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Des cellules tueuses contre le cancer de la peau
Samedi, 05/10/2002 - 00:00

Une nouvelle méthode de traitement du cancer consistant à remplacer les cellules immunitaires d'un malade par d'autres cellules tueuses élaborées "sur mesure" pour lutter contre ses tumeurs a donné des résultats prometteurs sur le mélanome, un redoutable cancer de la peau. Cette technique d'immunothérapie élaborée au sein de l'Institut national contre le cancer américain montre l'efficacité de cellules immunitaires activées en laboratoire contre les tumeurs spécifiques du malade, puis administrées au patient pour s'attaquer au cancer. Les chercheurs voient dans cette approche un potentiel de traitement d'autres types de cancer et de maladies infectieuses comme le sida. Dans l'essai clinique, 13 patients atteints de mélanome, sur lesquels les traitements classiques étaient sans effet, ont participé à l'expérience d'injection de lymphocytes T cultivés sur mesure pour chaque malade. Ses résultats sont jugés très encourageants puisque les tumeurs ont été réduites d'au moins 50% pour six patients. Quatre patients ont enregistré des résultats mitigés, avec une régression de certaines tumeurs seulement. La méthode a été sans effet sur trois malades. Deux des six patients ayant le mieux réagi au traitement ont vu leurs tumeurs se réduire de plus de 95% et plus de 99 %, sans rechute enregistrée pour l'instant (respectivement 24 mois et 10 mois après le traitement). Pour parvenir à ce résultats, les chercheur ont utilisé un fragment de tumeur de chaque patient pour cultiver des lymphocytes T en laboratoire, à partir de lymphocytes T du patient. L'exposition à la tumeur a activé les cellules immunitaires, leur permettant de reconnaître et d'attaquer les cellules cancéreuses. Une fois les lymphocytes T suffisamment nombreux, ils ont été administrés aux patients qui ont également reçu une dose importante de protéines de type interleukine-2, qui stimulent la croissance des cellules immunitaires dans l'organisme. "Il est très rare de réussir à activer une grande quantité de lymphocytes T dans l'organisme. Quand votre corps combat la grippe, environ 3% des lymphocytes T sont actifs. Chez l'un de nos patients, 90% des lymphocytes T étaient actifs et ils se sont maintenus pendant plus de quatre mois. C'est un résultat frappant", a encore souligné le Dr Rosenberg. Le système immunitaire normal des patients s'est ensuite reconstitué, leur permettant de lutter contre les infections d'autres types.

National Cancer Institute : http://www.nih.gov/news/pr/sep2002/nci-19.htm

Vache folle et santé humaine: une menace réelle mais beaucoup d'incertitudes
Samedi, 05/10/2002 - 00:00

Plus de 7.000 Britanniques pourraient développer la forme humaine de la maladie de la vache folle, selon les résultats préliminaires d'une étude publiée le 21 septembre dans le "British Medical Journal". L'étude fait apparaître que 120 personnes par million d'habitants présenteraient un risque accru de développer la variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (vMCJ), sans pour autant présenter le moindre signe clinique. La variante de la MCJ a déjà tué quelque 80 personnes en Europe depuis le milieu des années 90, en grande partie en Grande-Bretagne. L'équipe dirigée par David Hilton, de l'hôpital Derriford de Plymouth (sud de l'Angleterre), a étudié des échantillons d'appendice et d'amygdale chez des gens opérés, à la recherche de traces de la maladie. Les scientifiques ont cherché dans ces organes une concentration anormale de la protéine prion, un marqueur connu de l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) chez les vaches. Au total, 8.318 échantillons ont été étudiés. Un seul présentait des traces de la protéine prion. Les chercheurs se sont par ailleurs penchés sur des tissus prélevés au cours d'autopsies ou d'interventions chirurgicales, chez des personnes pour lesquelles le diagnostic avait été confirmé après la mort: 19 sur les 20 examinées présentaient des traces de prion. Selon les chercheurs, une contamination pour 8.318 échantillons, équivaut à 120 personnes par million d'habitants qui pourraient présenter une faible concentration de protéine prion, soit plus de 7.000. Ils soulignent toutefois que la marge d'erreur peut être importante. La recherche, qui est financée par le ministère britannique de la Santé, devrait durer une année supplémentaire. La maladie de la vache folle et son équivalent humain, le nouveau variant de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (vMCJ), demeurent une source d'inquiétudes en matière de santé, mais la menace comporte encore trop d'inconnues pour que l'on puisse en mesurer l'ampleur. La maladie bovine, ou encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), identifiée sur le territoire britannique où elle a émergé vers 1980, a depuis essaimé au-delà des frontières de l'Europe occidentale, par le biais notamment des exportations de farines animales suspectes. Mais c'est en 1996, au moment où le gouvernement britannique a reconnu une transmission possible à l'homme par le biais de l'alimentation, que le problème a pris toute sa dimension économique et sanitaire. Les spécialistes sont certains d'avoir affaire à une maladie qui a franchi les barrières séparant les espèces, avec la quasi-certitude que sa transmission s'est faite via la chaîne alimentaire. L'habitude de répandre autrefois de la cervelle bovine, la partie la plus à risque, dans de multiples produits alimentaires comme les hamburgers ou la mayonnaise, a largement contribué à l'exposition des populations. La contamination par ingestion de l'agent de l'ESB, caractérisée par une forme anormale d'une protéine dénommée prion, est apparue d'autant plus plausible à l'époque qu'il y a d'autres exemples connus comme le Kuru, maladie humaine liée à des rites mortuaires cannibales, ou l'encéphalopathie du vison d'élevage transmise par un aliment comportant des carcasses de bovins ou de moutons. A présent, la transfusion sanguine reste un sujet d'inquiétude, avec la crainte d'une transmission inter-humaine du vMCJ par le sang, même si cette possibilité, observées dans des expériences animales, n'a jamais été démontrée chez les humains. L'ampleur du passage de la maladie bovine à l'homme demeure inconnue, en raison d'incertitudes portant en particulier sur la durée de l'incubation du nouveau variant. Cependant, toutes les estimations - de quelques centaines de cas à plusieurs dizaines de milliers pour le Royaume-Uni, qui reste le pays le plus touché au monde avec 127 cas - reposent sur l'hypothèse que seuls les individus présentant une particularité génétique (40 % de la population) sont susceptibles de développer la maladie. Mais cette hypothèse pourrait se révéler fausse à l'usage, selon les experts. Il n'existe ni vaccin ni traitement contre la forme humaine de l'ESB, le nouveau variant qui est inéluctablement mortel comme toute cette famille d'encéphalopathies transmissibles, animales (ESB, tremblante du mouton, maladie du dépérissement chronique des cerfs...) ou humaine (MCJ classiques).

AP : http://fr.news.yahoo.com/020920/5/2rgk6.html

BJM : http://bmj.com/cgi/content/full/325/7365/633

Les fumeurs doivent consommer plus de fruits et légumes
Samedi, 05/10/2002 - 00:00

Selon l'OMS, la bronchite chronique est en pleine expansion, proche de devenir la 3e cause de mortalité dans le monde d'ici 2020. Egalement appelée Broncho-Pneumopathie Chronique Obstructive (BPCO) par les spécialistes, elle se caractérise par une hypersécrétion bronchique provoquant des toux et pouvant évoluer vers un emphysème (distension et destruction des alvéoles pulmonaires). L'emphysème étant lui-même responsable d'une insuffisance respiratoire sévère, entraînant un risque élevé de troubles cardiaques. Dans 95% des cas, les victimes de cette affection sont des fumeurs ou des anciens fumeurs. Cependant, seul un fumeur sur cinq risque d'être atteint d'une BPCO ou d'un emphysème. Quelques 266 fumeurs âgés de plus de 45 ans ont été recrutés pour cette étude. Interrogés sur leur consommation alimentaire habituelle, il s'avère que les fruits et les légumes jouent un rôle protecteur contre la bronchite chronique, comparés aux autres catégories alimentaires (viandes, poissons, laitages, graisses, sucres). Ainsi, manger cinq fruits et légumes par jour offre non seulement la protection reconnue contre les maladies cardiovasculaires, mais également contre la BPCO. Cette relation est également très forte avec une consommation de plus 120 grammes de fruits uniquement. Il en est de même avec la pomme seule, à raison de trois par semaine ! Malgré les nombreuses études suggérant un rôle des antioxydants, capables de neutraliser les effets des substances toxiques dégagées par la fumée de cigarette, les auteurs n'ont pas avancé d'explication à cet effet préventif alimentaire. Reste que la meilleure protection contre la BPCO, mais également contre les multiples affections gravissimes provoquées par le tabac, est d'arrêter de fumer !

European Respiratory Journal : http://www.ersnet.org.

Ostéoporose et calculs rénaux : des chercheurs français identifient une cause génétique commune
Samedi, 05/10/2002 - 00:00

Pour la première fois, une équipe de chercheurs français vient de mettre en évidence une cause génétique commune à l'ostéoporose et aux calculs rénaux. L'équipe de Gérard Friedlander, directeur de l'Unité 426 de l'Institut français de la santé et de la recherche médicale (INSERM) - dont les travaux sont publiés dans le New England Journal of Medicine - a en effet découvert, chez des patients souffrant d'ostéoporose ou de calculs rénaux, une même anomalie génétique qui empêche le rein de retenir le phosphate. Une déficience que l'on retrouve précisément dans des cas d'ostéoporose et de lithiase rénale (calculs rénaux). Dans ces deux maladies, les chercheurs ont constaté que certains patients présentent dans le sang des taux de phosphate inférieurs à la normale mais qu'en revanche, ce corps chimique se retrouve en quantité dans leurs urines. Pour l'ostéoporose, il semble que l'os, constitué de phosphore et de calcium, se déminéralise alors qu'il s'épuise à tenter de maintenir un taux régulier de phosphate dans le sang. Dans les cas de lithiase rénale, le phosphate s'associerait avec le calcium contenu dans les urines pour constituer les redoutables calculs si douloureux à évacuer. Cette découverte ouvre de nouvelles perspectives, tant en termes de diagnostic que traitements : l'explication de ce mécanisme génétique devrait notamment permettre de trouver des moyens de diminuer la fuite de phosphate par les urines pour le retenir dans l'organisme. L'ostéoporose est une maladie du squelette qui se traduit par une diminution progressive de la masse osseuse. En France, cette maladie touche de 30 à 40 % des femmes ménopausées et plus de la moitié de celles de plus de 75 ans. Cette maladie se traduit par une déminéralisation des os qui entraîne de graves fractures. Selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l'ostéoporose est le deuxième plus important problème de santé publique pour les femmes, après le cancer du sein. Les calculs rénaux touchent une proportion de plus en plus élevée de la population dans les pays industrialisés. La maladie se traduit par la formation de calcul rénaux et entraîne des crises douloureuses, les "coliques néphrétiques". Il existe plusieurs variétés chimiques de calculs relevant de mécanismes de formation différents. La forme la plus commune est la lithiase calcique, où les calculs sont faits d'oxalate de calcium ou de phosphate de calcium. Cette forme représente près de 85 % des cas en France.

NEJM : http://content.nejm.org/cgi/content/short/347/13/983

L'origine de l'immunité naturelle au sida enfin découverte
Samedi, 05/10/2002 - 00:00

Une équipe de chercheurs sino-américains ont découvert l'origine de l'immunité naturelle dont bénéficient certains séropositifs infectés par le virus du sida (VIH) qui ne contractent pas la maladie. Cette découverte majeure récompense 15 ans d'effort et ouvre la voie à de nouveaux traitements prometteurs, a estimé David Ho, directeur du Centre de recherches Aaron Diamond sur le sida (ADARC), à New York. L'équipe de l'ADARC, composée de chercheurs américains et chinois, a réussi à isoler un groupe de protéines qu'ils ont appelées défensines-alpha-1, alpha-2 et alpha-3. Ces protéines sont capables d'inhiber la réplication du virus et d'empêcher ainsi la progression de l'infection chez les 1 à 2% des séropositifsquinedéveloppentjamais de sida. "Cette découverte constitue une étape fondamentale dans la compréhension de nos mécanismes naturels de défense contre le VIH", souligne le Dr Linqi Zhang, qui dirige ces recherches. "En comprenant comment le système immunitaire de certaines personnes parvient à contrôler l'infection par le VIH, nous pourrons mettre au point de nouveaux traitements qui utilisent ce phénomène", a-t-il ajouté. Cette découverte pourrait donc expliquer pourquoi un tout petit pourcentage de personnes séropositives vivent très longtemps sans jamais développer jamais de sida. On savait depuis 1986 que certains globules blancs du système immunitaire, les lymphocytes T CD8, pouvaient produire des facteurs capables d'inhiber la multiplication du virus du sida. Une étude réalisée par un chercheur canadien au Kenya, le Dr Francis Plummer de l'Université du Manitoba, auprès de prostituées kenyanes séropositives avait montré que 5% environ d'entre elles possédaient une sorte d'immunité naturelle contre le sida, vraisemblablement d'origine héréditaire. Les trois protéines anti-VIH identifiées dans l'étude de l'ADARC sont actives contre toutes les souches du virus, ce qui suggère que ces défensines-alpha pourraient avoir des applications thérapeutiques. "Les défensines-alpha s'annoncent prometteuses pour renforcer l'arsenal des traitements contre le VIH", a souligné le directeur de l'ADARC, David Ho. Il a confirmé que son équipe "poursuivait déjà de nouvelles approches thérapeutiques fondées sur cette découverte". Pour évaluer l'efficacité ces défensines-alpha les chercheurs ont testé une version naturelle obtenue par purification de cellules immunitaires et une autre version synthétique fabriquée en laboratoire. Si les deux ont bien montré une efficacité contre le VIH, les tests ont souligné que la version naturelle était 10 à 20 fois plus puissante que son pendant synthétique. Les chercheurs de l'ADARC cherchent donc à présent à améliorer la puissance des défensines-alpha d'origine synthétique.

Brève rédigée par @RT Flash

Science : http://www.sciencemag.org/cgi/content/abstract/1076185

New Scientist : http://www.newscientist.com/news/news.jsp?id=ns99992850

L'ecstasy augmenterait le risque de maladie de Parkinson
Samedi, 05/10/2002 - 00:00

Une équipe américaine vient de mettre en évidence les conséquences dramatiques pour le cerveau d'une seule prise d'ecstasy, la drogue des fêtes techno. Aujourd'hui, selon l'Observatoire des drogues, près de 6,7% des garçons âgés de dix-neuf ans en 2002 ont déjà consommé cette drogue. Pour évaluer les effets neurologiques de la prise un seul jour d'ecstasy (MDMA), George A. Ricaurte et son équipe des départements de neurologie et de psychiatrie de l'Université de médecine Johns Hopkins (Baltimore, Etats-Unis) ont décidé de délivrer à cinq primates par voie intramusculaire de l'ecstasy trois fois à trois heures d'intervalle, pour une dose totale équivalant à celle prise lors d'une soirée. Les résultats visibles de l'expérience sont pour le moins inquiétants : trois des singes ont, bien toléré la drogue; un a présenté des problèmes moteurs, si bien qu'il n'a pas pu recevoir la troisième dose, et un est mort d'une hyperthermie dans les heures ayant suivi la dernière injection. Les trois singes apparemment en forme ont bénéficié deux semaines après la prise d'ecstasy d'une exploration complète de deux principaux neurotransmetteurs cérébraux, la sérotonine (qui joue un rôle dans l'humeur) et la dopamine (impliquée dans les phénomènes moteurs et la maladie de Parkinson). Les observations des chercheurs sont sans appel: dans le cerveau des trois primates examinés, le taux de sérotonine a chuté respectivement de 27 %, 48 % et 40 %. Quant à celui de dopamine, il s'est littéralement effondré de 65 %, 77 % et 51 %, ce qui est considérable. L'originalité de ces travaux est qu'ils montrent l'impact massif de l'ecstasy pris un seul jour sur le système dopaminergique. Les atteintes des neurones sérotoninergiques sont en cause dans les troubles dépressifs. Alors que l'on sait qu'une altération des neurones dopaminergiques est à l'origine de la maladie de Parkinson. Par ailleurs, une fois lésé, le système dopaminergique ne récupère jamais complètement sa fonction initiale. Cette étude conclue que «l'usage de MDMA répété sur plusieurs heures augmente le risque de lésions du système dopaminergique dans le cerveau. Ces lésions, associées avec le déclin habituel de ce système avec l'âge, pourraient augmenter, plus tard dans la vie, le risque de survenue de la maladie de Parkinson.» Alan Leshner, directeur de l'Institut national sur l'abus de drogues aux Etats-Unis, estime lui qu'«on sait désormais que même une utilisation occasionnelle peut avoir des effets à long terme. Il faut adresser un message aux jeunes gens: ne faites pas d'expérience avec votre propre cerveau». Ce nouvel effets néfastes de l'ecstasy, caractérisé par l'augmentation du risque de Parkinson vient s'ajouter à ceux déjà révélés par l'Inserm, syndromes dépressifs, psychoses paranoïaques et troubles chroniques du sommeil. De quoi démystifier définitivement l'image de drogue "douce" de l'ecstasy chez les jeunes !

Science : http://www.sciencemag.org/cgi/content/summary/297/5590/2185b

Des dents de porc qui poussent dans des intestins de rat !
Samedi, 05/10/2002 - 00:00

Des chercheurs de l'Institut Forsyth de Boston, aux États-Unis sont parvenus à faire pousser des dents de porc à l'intérieur d'intestins de rats, une avancée de bio-ingéniérie susceptible d'ouvrir la porte à une véritable révolution en médecine dentaire. L'équipe américaine a placé des cellules de dents immatures prélevées sur des porcs âgés de six mois dans des intestins de rats. Après 7 mois et demi, elle a constaté que ces cellules avaient évolué en de petites molaires couvertes d'émail et composées de dentine, une matière d'apparence osseuse située sous l'émail. Ces résultats semblent confirmer l'existence de cellules-souches dentaires qui pourraient éventuellement servir à la mise au point de techniques de régénération dentaire chez l'humain. Les cellules-souches sont des cellules à un stade non différencié présentes aussi bien chez l'embryon que chez l'adulte et susceptibles d'évoluer en divers types de tissus.

Les détails de ces travaux seront publiés dans le Journal of Dental Research.

Radio Canada :

http://radio-canada.ca/nouvelles/Santeeducation/nouvelles/200209/27/001-rats-den...

Brevetabilité du vivant: le bras de fer entre l'Institut Curie et la firme américaine Myriad Genetics se poursuit
Samedi, 05/10/2002 - 00:00

Nouveau bras de fer dans la procédure qui oppose depuis douze mois l'Institut Curie (Paris) à la firme nord-américaine Myriad Genetics à propos du test de prédisposition au cancer du sein et de l'ovaire lié à des mutations du gène BRCA1. L'Institut Curie, mais aussi l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris, l'Institut Gustave-Roussy de Villejuif (1) contestent le monopole que voudrait imposer la firme de Salt Lake City sur le marché international. Après s'être opposés à un premier puis à un deuxième brevet, ils contestent une troisième licence délivrée par l'Office européen des brevets (OEB) de Munich. « La logique industrielle de Myriad Genetics, dont l'activité est surtout centrée sur le diagnostic, a pour objectif de couvrir l'ensemble des utilisations potentielles du gène BRCA1 », soutient l'Institut Curie. Cela a amené la société américaine à déposer des brevets complémentaires, sorte de dossiers gigognes allant du diagnostic à la thérapeutique, afin de tout bloquer de A à Z aussi bien au niveau de nouveaux tests de diagnostic que de la recherche de médicaments novateurs. Ce conflit avec Myriad pose un grave problème du fait du développement exponentiel des applications diagnostiques et thérapeutiques de la génétique. «Je ne suis pas hostile au principe des brevets, expose le président de l'Institut Curie, le professeur Claude Huriet. Mais des brevets trop larges peuvent être une entrave pour des pans entiers de la recherche en génétique qu'ils risquent de stériliser. Si les fonds publics pouvaient à eux seuls tout financer, la question ne se poserait pas. Mais comme on sait bien que ce n'est pas possible, il conviendra alors d'être très

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Premier véhicule roulant associant la pile à combustible et les commandes électriques
Samedi, 05/10/2002 - 00:00

Huit mois après sa présentation à Detroit, le prototype statique Autonomy de General Motors se matérialise sous la forme de Hy-wire. Exposé au Mondial de l'automobile, le premier véhicule roulant propulsé à l'hydrogène doit son nom à ses deux principales technologies : "Hy" pour la propulsion à l'hydrogène créée par la pile à combustible et "wire" pour les commandes électriques. "Nous pensons qu'il y a un énorme potentiel commercial pour les véhicules dotés de piles à combustible et de commandes électriques dès 2010", a déclaré Larry Burns, vice-président de la recherche, du développement et de la planification chez GM. "Notre objectif est de voir des véhicules à piles à combustible convaincants et abordables sur la route d'ici la fin de la décennie". Les systèmes de propulsion et de gestion de l'Hy-wire sont intégrés dans une plate-forme évoquant la forme d'une grande planche de skateboard de 28 centimètres d'épaisseur, avec un centre de gravité aussi bas que sur une Porsche. Ni le moteur, ni les pédales ne sont visibles. La pile à combustible, fournissant en continu une puissance de 94 kilowatts, est montée à l'arrière du châssis. Seule apparaît l'unité permettant de commander le véhicule, qui ressemble à une manette de jeu vidéo ou de pilotage d'avion et est placée au choix à droite ou à gauche. L'habitacle de l'Hy-wire est beaucoup plus ouvert sur l'extérieur que dans les berlines classiques, avec une très large surface vitrée. Reste que le véritable défi, comme le reconnaît d'ailleurs General Motors, sera de réduire d'un facteur 10 le coût de production d'une telle voiture pour pouvoir la commercialiser à un prix compétitif.

Popular Mechanics :

http://popularmechanics.com/automotive/auto_technology/2002/8/hy_wire_hybrid/

La voiture à air comprimé présentée au Mondial
Samedi, 05/10/2002 - 00:00

Une petite entreprise française relève le défi d'utiliser l'air comprimé comme carburant propre et présente un prototype trois places à volant central au Mondial de l'Automobile à Paris. 150 km avec un plein d'air comprimé qui coûterait 1,5 euros... Si ces performances - promises par l'inventeur de la MiniCAT mais pas encore testées officiellement - s'avèrent exactes, on pourrait être au début d'une révolution. Le prototype est spécialement conçu pour une utilisation en ville. Le design rappelle beaucoup la Smart, mais sous le capot, c'est un moteur à air comprimé conçu par l'ingénieur français Guy Nègre. La technique a été brièvement utilisée au début du siècle par des tramways à Nantes et à La Rochelle. Pour la rendre efficace sur une voiture, "huit années de recherche ont été nécessaires et une quarantaine de brevets déposés", explique M. Nègre, qui a travaillé pendant 30 ans dans la Formule 1 et l'industrie aéronautique. Le principe: trois longs tubes en fibre de carbone fixés sous le chassis contiennent de l'air comprimé à une pression 150 fois plus grande que celle des pneus. Dans le moteur un piston aspire l'air extérieur et le comprime à 20 bar, ce qui le chauffe à 400 degrés celsius. Une injection d'air comprimé force le piston à redescendre en entraînant l'axe des roues. Le poids du véhicule est réduit grâce à un châssis en tubes d'aluminium collés ainsi que par l'économie de câbles, avec un système électrique basé sur un seul fil. Comme l'air extérieur doit être filtré avant compression, l'air ressortirait même de la voiture plus propre. Pour faire le plein, 4 heures de charge sur du 220V seraient suffisantes, ce qui coûterait 1,5 euros seulement en heures creuses. Alors, trop beau pour être vrai? Les grands constructeurs ont pour le moment tourné le dos à l'air comprimé pour investir dans les batteries électriques et les moteurs à hydrogène (comme le dernier prototype de General Motors, Hy-wire, en vedette au Mondial de l'Automobile). La filière de la pile à combustible, qui utilise l'hydrogène, est considérée commer la plus prometteuse sur le plan écologique. Pour faire le bilan écologique de la MiniCAT, il faudra considérer l'ensemble de la pollution sur toute la chaîne, de la compression de l'air (qui nécessite de l'électricité), au nettoyage des filtres, rappellent les spécialistes. Pour la MiniCAT, c'est bientôt l'épreuve de vérité, puisque son inventeur, qui dispose d'une usine près de Nice, annonce la première voiture fabriquée en série pour le premier semestre 2003, à un prix voisin de 14.000 dollars.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/020930/202/2rvq9.html

La voiture électrique la plus rapide du monde est japonaise
Samedi, 05/10/2002 - 00:00

Avec sa carrosserie couleur argent qui la fait ressembler à un vaisseau spatial et ses huit grosses roues, KAZ, la voiture électrique la plus rapide du monde, peut filer à plus de 310 km/h et a été conçue par un professeur d'ingénierie japonais. KAZ, qui sera présentée au salon automobile de Séoul en novembre et à celui de Détroit en janvier, est le résultat de cinq ans de collaboration entre le professeur Hiroshi Shimizu de la prestigieuse Université Keio à Tokyo et l'Agence nationale pour la science et la technologie. Son design a été réalisé par la firme italienne I.DE.A Institute et KAZ, qui signifie Keio Advanced Zero-emission vehicle, a été produit en collaboration avec 14 entreprises japonaises, dont le géant du pneu Bridgestone. C'est le septième véhicule électrique issu de l'esprit fertile de M. Shimizu, qui a derrière lui 2O ans de carrière dans l'ingénierie et a souligné que la partie la plus complexe du projet a été la vitesse. Les coûts de développement ont atteint 500 millions de yens (4 millions de dollars). "Notre but était de générer une vitesse maximale d'environ 300 km/h mais nous n'avions qu'une semaine de test-drive en Italie et avons dû travailler jour et nuit pour résoudre les problèmes", a-t-il dit à la presse lors d'une démonstration ce week-end. "Quand KAZ est parvenu à rouler à 311 km/h c'était tellement rapide que notre photographe n'a pas réussi à prendre une photo", a-t-il souligné. A cette vitesse, le véhicule peut rivaliser avec le train à grande vitesse japonais "shinkansen". Avec un moteur de 600 chevaux, KAZ peut atteindre 100 km/h en sept secondes. Le véhicule est long de 6,7 mètres, large de 1,95 m et haut de 1,68 mètres. KAZ peut accueillir huit passagers dont le conducteur et son intérieur spacieux, aux confortables sièges en cuir, évoque la première classe d'un avion de ligne. Au cours de la démonstration faite au centre de Tokyo, la voiture était nettement plus silencieuse qu'un véhicule classique, puisqu'on n'entendait que le bruit des roues. Sous son plancher, le véhicule transporte une batterie à lithium-ion qui est la seule source d'énergie et peut le propulser à 300 km/h après seulement une heure de mise en charge. "Ces batteries sont largement utilisées dans les téléphones portables et les Japonais ont presque 100% du marché de ces batteries", selon M. Shimizu qui a utilisé un modèle très gros pour sa voiture. KAZ pourrait être utilisée à l'avenir aussi bien comme autocar que comme camion ou voiture particulière, et M. Shimizu a dit être en discussion avec le numéro un japonais Toyota Motor, son rival Nissan Motor ainsi que le germano-américain DaimlerChrysler. Mais il est trop tôt pour dire quand KAZ pourrait être lancé sur le marché de manière commerciale car "il faudra d'abord surmonter une série d'obstacles", selon M. Shimizu. "Il faudra effectuer toute une série de tests de sécurité, fiabilité et productivité. Beaucoup de produits dans l'aéronautique ainsi que dans la chimie et le nucléaire n'ont jamais atteint le stade de la production de masse", a-t-il rappelé.

Parisien :

http://www.leparisien.fr/home/info/permanent/article.htm?source=AFP&themeid=513&...

Le grand come-back du véhicule électrique
Samedi, 05/10/2002 - 00:00

Après un premier départ raté, le véhicule électrique (bus, camion, voiture ou scooter) est en passe de s'imposer. Parmi les raisons de ce retour en force, autant la lutte contre la dégradation de l'environnement que la mise au point de technologies de plus en plus performantes. L'Union Européenne elle-même a édicté une série de normes qui s'imposent désormais à toute l'industrie des moteurs automobiles : si Euro 1, applicable en 1993, fixait une limite de 4,9 g/kWh de CO, Euro 3, entrée en vigueur en 2002, a abaissé le plafond à 2,1 g/kWh et Euro 4, attendue pour 2005, l'abaissera à 1,5. Soit une division par trois du niveau admis en dix ans. Dans le même ordre d'idée, la loi sur l'air passée en 1996 prévoit que l'Etat, les établissements publics, les entreprises nationales et les collectivités devront, lors du renouvellement de leur parc, acquérir ou utiliser au minimum 20 % de véhicules utilisant l'électricité, le GPL ou le GNV si leur flotte est supérieure à 20 véhicules. Soit un véhicule sur cinq. Parallèlement, des restrictions de circulation proportionnelles au degré de pollution entrent en vigueur, notamment dans les centre-villes. Enfin, outre diverses aides prévues pour aider l'entrepreneur ou le particulier décidé à acquérir un véhicule électrique, de multiples initiatives se mettent en place (location longue durée, assistance batterie, service de recharge) afin que s'impose l'électricité dans la mobilité de demain. D'ores-et-déjà, on compte 7 500 voitures et camionnettes et 2 500 scooters électriques en France. C'est ridiculement peu mais la Poste qui en possède 600 projette d'en acquérir le double ou le triple prochainement. EDF qui en possède 1 500 se prépare à en commander 3 000. Mais les expériences vont bon train dans les entreprises comme dans les collectivités locales. A la Rochelle, ce sont des véhicules électriques de 1 à 3 tonnes qui se chargent de livrer les colis que leur remettent les transporteurs routiers à raison de 200 livraisons par jour. La RATP a aidé à la mise au point de Mobicité, petit transport urbain électrique qui a notamment été expérimenté sur la Foire de Lyon. Enfin, de plus en plus de villes s'y mettent : Bordeaux, Amiens, Toulon etc. En fait, la filière doit surtout ce succès à la volte-face " marketing " d'importance qu'elle a récemment opérée : au lieu de chercher à convaincre en priorité le particulier comme cela fut le cas durant de nombreuses années, tous ceux qui défendent le recours à l'énergie électrique décidèrent de mobiliser désormais le milieu de l'entreprise et celui des collectivités locales. " Un véhicule électrique n'a pas pour objectif de remplacer le thermique " souligne à ce sujet Bernard Guellard, de la direction Transports et Véhicules Electriques d' EDF. Plus cher à l'achat, apparemment moins pratique, il offre en revanche sur la durée des coûts d'exploitation sans rapport avec un thermique, ne serait-ce qu'en raison du prix d'un " plein " (la recharge des batteries au tarif de 0,07 euro/heure) ou de la longévité du moteur (1 million de kilomètres). Quant au problème récurrent de la faible autonomie apparente (80 kilomètres), il sera bientôt réglé avec l'arrivée des batteries lithium polymère développées par la société Batscap (filiale d'EDF et de Bolloré). Mais surtout, devrait intervenir prochainement un accord avec un constructeur automobile afin de lancer la production en série d'un véhicule compétitif. Son prix neuf pourrait alors être divisé par deux.

Progrés : http://www.leprogres.fr/infodujour/Rhone/index.html

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