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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 331
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 06 Avril 2005
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Egalement dans ce numéro
TIC
Google lance un service de recherche par satellite
Première européenne : téléphonie sur IP en WiMAX entre Alençon et Rouen
Du nouveau dans le Wifi
Neuf lance le téléphone gratuit entre amis
Des robots-infirmiers pour soigner les soldats
Un concurrent de la technologie WiMAX à l'essai à Lille
Le Wi-Fi et la télévision par satellite bientôt dans votre voiture
L'accès haut débit sur fil de cuivre se démocratise
Matière
Une batterie qui se recharge en une minute
Terre
L'homme épuise les ressources naturelles
Néosac : le sac en plastique biodégradable est arrivé
Vivant
Un dépistage précoce pour réduire la mortalité par le cancer du côlon
Nouvelle méthode de prévention du cancer du sein
Un projet génomique titanesque contre le cancer
Obésité des enfants : un enfant sur cinq serait en surpoids
AVC : l'aspirine plus efficace que l'anticoagulant de référence
Les cyberthérapies pour aider les personnes traumatisées
Homme
TIC : la France s'équipe mais le fossé numérique persiste
Près de 90 % des Français ont accès à l'Internet à haut débit
Démarches administratives : de plus en plus d'usagers sur internet
Handicapés : une borne communicante pour préserver les stationnements pour handicapés à Villers-lès-Nancy
Michael, portail européen de la culture, ouvrira en 2007
Rueil TV, première chaîne de télé locale sur « MaLigne TV »
Le portable devient un porte-monnaie électronique
Edito
Cancer : vers une nouvelle approche probabiliste globale



Pourquoi un gène s'exprime ou non, au sein d'une cellule ? Depuis les années 60, la théorie dominante est celle du programme génétique : il existe dans la cellule des gènes dits répresseurs ou activateurs qui commandent ou répriment la production de protéines indispensables à la cellule. Mais depuis quelques années plusieurs démonstrations expérimentales sont venues remettre en question cette approche déterministe au profit d'une nouvelle théorie dite probabiliste : un gène a simplement une probabilité de s'exprimer ou pas à tout moment.

Les travaux de chercheurs de l'Inserm, du CNRS et de l'Université Pierre et Marie Curie viennent de conforter cette nouvelle théorie du développement embryonnaire et permettent d'utiliser des chemins nouveaux pour essayer de mieux comprendre le cancer. L'objectif de ces recherches consiste à mieux cerner les règles qui gouvernent le comportement des cellules, notamment au cours des différentes étapes de l'embryogenèse, un processus qui aboutit à un embryon en partant de l'oeuf fécondé, via une multitude d'interactions entre les cellules.

Grâce à l'outil informatique, ces chercheurs ont pu tester plusieurs hypothèses formulées sur le comportement d'une ou de plusieurs cellules au cours de leurs différenciations. Leur hypothèse de départ est que le mécanisme qui régit le comportement des cellules est fait, non pas de signaux programmés génétiquement mais d'événements aléatoires qui déclenchent l'activation des gènes contrôlant la différenciation d'une cellule. Les interactions entre cellules qui interviennent ensuite ne sont plus la cause de la différenciation. Elles servent en fait à stabiliser les cellules dans le phénotype (1) qu'elles ont d'abord acquis aléatoirement.

L'apport déterminant de la simulation informatique est de pouvoir complexifier très fortement les paramètres du système probabiliste tout en vérifiant que le modèle ainsi créé aboutit bien à une organisation cellulaire reproductible, comme c'est le cas au cours de l'embryogenèse d'un être vivant. Les paramètres suivis au sein de chacune des cellules et au moment de chaque simulation sont le nombre de molécules synthétisées, le nombre de molécules dégradées, la diffusion de ces molécules, la consommation de molécules par la cellule. À chaque étape de simulation, les événements cellulaires (différenciation, division ou mort) sont enregistrés.

L'aspect probabiliste du modèle est inclus par le biais des probabilités associées à chacun des phénotypes, lesquels apparaissent d'une couleur différente sur l'écran de l'ordinateur ; tandis que l'aspect stabilisateur provient de l'environnement qui agit en retour sur les cellules en modifiant ces probabilités associées à chaque phénotype.

Ces simulations permettent de comprendre comment un ordre cellulaire peut être déstabilisé et donner lieu à une croissance cellulaire incontrôlée. Cette approche probabiliste éclaire le cancer d'une lumière nouvelle. Plutôt que de considérer que les cellules se mettent à proliférer anarchiquement (et deviennent cancéreuses) sous l'influence de mutations altérant les signaux d'un programme génétique de contrôle de la prolifération cellulaire, les chercheurs français proposent une autre explication. L'organisation cellulaire résulte d'un équilibre quantitatif entre différents paramètres.

En effet, les cellules structurées par le modèle arrêtent de proliférer spontanément, sans qu'aucun signal inhibiteur n'ait pourtant été intégré au système de simulation informatique. Les auteurs montrent donc que cet arrêt de croissance est dû à un équilibre entre les effets autostabilisateurs du phénotype et les effets d'interdépendance pour la prolifération exercés via les interactions entre cellules.

Dès qu'une modification quantitative intervient dans un de ces deux processus, la croissance cellulaire est désorganisée et le cancer se déclenche. Autrement dit, si l'organisation tissulaire résulte de la combinaison de multiples causes, l'origine du cancer peut être diffuse. En fait, la croissance d'une tumeur est l'effet visible localement d'un déséquilibre entre l'ensemble des facteurs stabilisateurs impliqués dans l'environnement de la cellule.

Cette nouvelle manière de comprendre le cancer peut ouvrir de nouvelles stratégies de lutte thérapeutique. Ainsi, au lieu de pallier le déficit d'une protéine qui affecte la prolifération en « réparant » la mutation qui en est à l'origine, le modèle proposé suggère qu'il faudrait agir en rétablissant le ratio entre les paramètres d'autostabilisation et d'interdépendance pour la prolifération (des paramètres de diffusion de la protéine, par exemple). Selon ce nouveau et passionnant modèle, l'organisation cellulaire résulterait donc d'un équilibre entre les influences du génome et des interactions cellulaires. Le cancer serait le résultat de la rupture de cet équilibre.

De l'autre côté de l'Atlantique, une équipe de recherche du SRI et du Lawrence Berkeley National Laboratory a entrepris pour sa part d'analyser le fonctionnement cellulaire de cellules cancéreuses comme s'il s'agissait de déboguer un programme informatique. Le parti pris de ces chercheurs est de considérer qu'une cellule échange de l'information avec un réseau complexe de cellules dans son environnement, ces échanges d'information déterminant, entre autres choses, la division cellulaire. Des erreurs dans ces échanges peuvent donc perturber le bon fonctionnement, de sorte que repérer de telles erreurs pourrait aider les biologistes à mieux comprendre le développement d'un cancer et ses réponses aux traitements.

Les chercheurs ont commencé à développer un modèle informatique des interactions complexes et des changements d'états des gènes en se fondant sur 50 cultures de cellules cancéreuses humaines. Le modèle, qui s'appuie sur un ensemble de règles de réécriture, comporte actuellement un millier de protéines et de molécules messagères, ce qui est très peu par rapport à la complexité considérable d'un système humain.

Malgré tout, les premières analyses ont mis en évidence comment des cellules peuvent poursuivre une division anarchique en dehors d'un processus primaire de division qui s'arrête. Cette modélisation informatique devrait permettre aux biologistes de mieux comprendre la cancérogenèse et de mettre au point de nouveaux traitements ciblés au niveau moléculaire.

Enfin, pour progresser dans la lutte contre le cancer, un groupe de scientifiques américains de premier plan propose un projet dont l'ampleur dépasse celle du séquençage du génome humain (Voir article dans notre rubrique « Sciences de la vie »). Il s'agirait de créer une banque de données des mutations qui induisent les cancers via le séquençage de l'ADN de milliers de tumeurs cancéreuses. Les promoteurs du projet souhaiteraient mettre en place un séquençage systématique et global. Cela représente un travail colossal équivalent à 100 fois le volume séquencé pour le génome humain mais si les chercheurs bénéficiaient de cette banque de données, ils pourraient comparer les séquences d'ADN des tissus sains avec celles des tumeurs et déterminer précisément les mutations génétiques responsables des cancers.

Au travers de ces différentes recherches on voit bien qu'une nouvelle conception théorique du cancer, s'appuyant sur une approche mathématique et statistique globale, est en train de naître. Cette coopération transversale très féconde entre biologistes, informaticiens et mathématiciens pourrait permettre un saut conceptuel décisif dans la compréhension du cancer et, au-delà, dans la connaissance des mécanismes fondamentaux de la génétique.

Sur le plan théorique ces recherches montrent bien que nous assistons à une véritable révolution conceptuelle qui consiste à admettre que le hasard joue, dans les sciences de la vie comme en physique, un rôle fondamental dans les mécanismes et processus biologiques, qu'il s'agisse de l'évolution des espèces, du fonctionnement cellulaire ou de l'expression des gènes.

Ces passionnantes recherches illustrent également l'importance fondamentale, pour la recherche dans le domaine des sciences du vivant, de disposer d'une puissance de calcul informatique de plus en plus grande, ce qui suppose notamment l'accès à des réseaux à très haut débit et le recours massif à l'informatique distribuée en grille. Dans ce domaine des sciences du vivant, comme dans les autres champs de recherche, ces nouveaux outils de modélisation, de simulation, de calcul et de communication sont devenus des facteurs clés de compétitivité scientifique. Ces recherches nous montrent à quel point il est essentiel que notre pays puisse mettre à la disposition de nos chercheurs ces nouveaux outils indispensables si nous voulons que la France reste dans la course mondiale vers l'élucidation et l'utilisation à des fins médicales des mécanismes fondamentaux de la vie.

René Trégouët

Sénateur honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat

(1) Phénotype : Ensemble des caractères, morphologiques ou fonctionnels, définissant visiblement une espèce ou un individu. Selon la définition jusqu'ici admise, il réunit l'ensemble des caractères apparents d'un individu, qui correspondent à la fois à la partie exprimée du génotype et à des phénomènes déterminés par le milieu extérieur.


TIC
Information et Communication
Google lance un service de recherche par satellite
Jeudi, 07/04/2005 - 00:00

Vous cherchez une station-service dans le Nevada ? Allez sur Google Maps, le service de localisation et de calcul d'itinéraire du moteur de recherche. Une carte des Etats-Unis s'affiche. Vous cliquez sur « Local search ». Un double champ de saisie apparaît. Le premier pour le service recherché, le second pour la ville. Une nouvelle carte apparaît, à l'échelle de la ville en question, ponctuée de repères correspondant à l'objet de votre recherche. Vous pouvez alors visualiser les stations-service Du Nevada. Une liste à droite de la carte vous permet de resserrer encore la carte sur tel ou tel établissement. Il est également possible de changer d'échelle manuellement. De même, on peut se déplacer en faisant glisser la carte dans n'importe quelle direction, d'un coup de souris. Mais la vraie innovation est ailleurs. Elle est dans la possibilité, depuis lundi 4 avril, de basculer de la carte, dont le dessin est assez grossier, à l'image satellite correspondante. Les repères permettant de localiser l'objet de votre recherche et la trajectoire d'un itinéraire restent affichés, mais cette fois sur la photo d'une région, d'une ville ou d'un quartier vu du ciel.

Ce système se veut pratique et permet en un clin d'oeil d'évaluer les distances d'un lieu à un autre et d'effectuer une recherche combinant les critères thématiques et géographiques. Google s'appuie sur les services de la compagnie Keyhole, spécialisée dans la cartographie numérique, qu'il a rachetée fin octobre 2004.

Google

Première européenne : téléphonie sur IP en WiMAX entre Alençon et Rouen
Jeudi, 07/04/2005 - 00:00

Lundi, l'opérateur alternatif Altitutde Telecom a donné le coup d'envoi des premiers services de téléphonie sur IP sans fil, par la boucle locale radio, en technologie WiMAX. En présence du ministre délégué à l'Industrie Patrick Devedjian, Altitude Télécom a inauguré le premier site équipé : le chantier de la future autoroute A28 entre Rouen et Alençon, qui associera donc aménagement routier et désenclavement numérique.

Ce site est le premier en Europe à être équipé de services de téléphonie sans fil par la boucle locale radio, grâce à la technologie WiMax. Cet événement marque le lancement d'une véritable révolution technologique, puisqu'il s'agit de la première offre industrielle de "voix sur IP" en technologie radio, permettant de s'affranchir des contraintes des réseaux traditionnels de téléphonie fixe et mobile. La technologie WiMax constitue un instrument d'accès à Internet haut débit complémentaire de l'ADSL et des autres modes d'accès sans fil à Internet haut débit (WiFi, satellite, UMTS), particulièrement bien adapté pour l'aménagement numérique du territoire, ainsi que pour le développement de nouveaux services nomades.

Le WiMAX bénéficie aujourd'hui d'un fort succès, à l'heure où plus de 1500 demandes d'éligibilité ont été enregistrées en moins de trois mois sur les départements en cours de déploiement. Plusieurs centaines d'utilisateurs finaux bénéficient déjà des performances du WiMAX.

Parallèlement au WiMAX, la voix sur IP se pose comme une alternative à la téléphonie fixe traditionnelle permettant de maîtriser ces coûts. Dans un contexte où les consommations téléphoniques des entreprises représentent les deux tiers de leurs budgets télécoms, Altitude Telecom a annoncé son intention de commercialiser dès le mois de juin une offre de téléphonie IP, transportée sur son réseau, garantissant une réduction de 50 % de la facture téléphonique d'une entreprise.

Patrick Devedjian publiera avant la fin de l'année un décret créant un marché secondaire des fréquences WiMax. Comme l'ART, le ministre délégué à l'Industrie s'oppose au système des enchères pures, ainsi qu'à une attribution par soumission comparative pure, leur préférant une sélection mixte « par soumission comparative avec critère de prix ». De plus, il souhaite ne pas retenir l'échelon national pour attribuer les licences pour que la procédure soit ouverte aux collectivités locales. Le marché secondaire doit encourager les futurs détenteurs de licences WiMax qui n'en auraient finalement plus l'usage ou un usage restreint à les céder. Le décret pourrait être ensuite étendu à d'autres types de fréquence que le WiMax, un standard de transmission sans fil haut débit avec une portée théorique de 50 kilomètres en zone rurale (5 kilomètres en zone urbaine).

Article @RTFlash

Du nouveau dans le Wifi
Jeudi, 07/04/2005 - 00:00

Il y a du nouveau dans le Wifi, ce système qui permet de faire communiquer entre eux des ordinateurs sans fil à la patte. Le Wifi, c'est le moyen idéal pour surfer sur Internet du fond du jardin ou du canapé. Cependant, ce système souffre encore de certaines faiblesses qui sont : la sécurité, la vitesse et la portée. Question sécurité, de nombreux réseaux ne sont pas protégés. Il n'est pas rare que l'on capte dans certains immeubles des réseaux wifi non sécurisés ce qui permet de surfer sur Internet aux frais des voisins. En effet, beaucoup d'utilisateurs ne savent pas protéger leur réseau ou oublient de le faire alors qu'il suffit de quelques réglages. Il est aussi possible de pirater des données. Heureusement, une nouvelle norme verra bientôt le jour. Joliment baptisée 802.11i, cette norme offrira d'emblée une meilleure sécurité des connexions sans fil. Cela devrait rassurer notamment les entreprises. Du côté de la vitesse aussi il y a du nouveau. De nouveaux équipements appelés « Wifi SuperG » (rien à voir avec les compétitions de ski...) permettent aujourd'hui d'atteindre des débits confortables de 108 Mbit/sec. Ainsi, les échanges entre ordinateurs deviennent quasiment aussi rapides qu'avec des connexions classiques par câbles. Enfin, reste la question de la portée. En Wifi, généralement, plus ça va vite et moins ça va loin... Autrement dit, si vous surfez sur le Net au bout du jardin et que le routeur se trouve au premier étage, vous risquez de perdre une bonne part de votre vitesse de connexion. Surtout s'il y a des obstacles tels que des murs ou des perturbations provoquées par exemple par un four à micro-ondes. Et bien, là encore, innovation : le constructeur Netgear vient de mettre au point un système baptisé « smart MIMO » qui permet de multiplier jusque par 10 la portée des ondes Wifi. C'est un routeur qui intègre une flopée de petites antennes pour couvrir ce que l'on appelle les « zones mortes ». Bref, le Wifi s'améliore et confirme son utilité aussi bien à la maison qu'au bureau.

FI

Neuf lance le téléphone gratuit entre amis
Jeudi, 07/04/2005 - 00:00

Des appels illimités, 24 h/24, 7 j/7... et totalement gratuits. On croyait la formule réservée à la téléphonie sur ADSL, de PC à PC. A partir d'aujourd'hui, elle est disponible gratuitement pour tous les abonnés au service de téléphonie classique de neuf telecom, y compris ceux qui ne disposent pas de connexion Internet (ni même de PC). Avec une limitation importante toutefois : seuls les appels entre clients de l'opérateur sont gratuits. Les communications vers les autres correspondants (et les appels vers les mobiles et l'international) sont facturées aux tarifs habituels. Les nouveaux clients de neuf telecom, qui optent pour la présélection (avec ou sans forfait Internet), bénéficient automatiquement et gratuitement de l'offre Planète neuf. Ils conservent leur numéro de téléphone mais règlent leur facture (hors numéros spéciaux) à l'opérateur et non plus à France Télécom. Ce dernier continue à percevoir l'abonnement téléphonique. Quant aux anciens clients en présélection, ils doivent s'inscrire en ligne pour bénéficier gratuitement de Planète neuf. Chacun peut vérifier en ligne lesquels de ses amis sont déjà clients de neuf telecom, en saisissant leur numéro de téléphone. Et éventuellement être alerté par e-mail lorsque ses proches rejoignent Planète neuf, ou les alerter pour leur faire part de l'opération.

OINet

Des robots-infirmiers pour soigner les soldats
Jeudi, 07/04/2005 - 00:00

Le Pentagone a débloqué lundi 12 millions de dollars pour mettre au point des robots capables d'opérer les soldats blessés en plein champ de bataille. «Le principal défi est d'apporter des soins médicaux de haute qualité aussi près que possible sur le terrain, au plus près des soldats», explique John Bashkin, un des responsables du laboratoire SRI International, un institut de recherches à but non lucratif qui travaille souvent avec le département américain de la Défense. «Pour le moment, les ressources sont limitées à ce qu'un médecin (militaire) peut emmener avec lui», ajoute-t-il. Les chercheurs de SRI soulignent qu'il faudra attendre une dizaine d'années au moins avant de voir apparaître ce type de robots sur un terrain d'opération militaire. Ils seront commandés, en temps réel et à distance, au moyen d'une liaison sans fil. Le système devra être fiable, pour transmettre sans erreur aux bras articulés les instructions des chirurgiens, et solide pour fonctionner sous les tirs.

Les techniques utilisées existent déjà en partie et sont mises en oeuvre dans divers hôpitaux de par le monde. Les objectifs du projet initial sont en outre modestes : les chercheurs espèrent démontrer qu'un chirurgien peut, à distance, suturer deux vaisseaux sanguins d'un porc... Les premières recherches de SRI sur cette «téléchirurgie», sous les auspices du département américain de la Défense, remontent aux années 80. Le robot issu de ces travaux, nommé Système chirurgical de Vinci, s'est révélé trop volumineux et trop dépendant des humains pour être opérationnel sur le terrain. La Food and Drug Administration américaine l'a cependant autorisé pour un usage civil. Les machines, d'un coût unitaire de 1,3 million de dollar, sont aujourd'hui en service dans quelque 300 hôpitaux du monde entier, pour le traitement chirurgical des cancers de la prostate ou remplacer des valves cardiaques défectueuses.

Assis à une console située à quelques dizaines de centimètres du patient, les chirurgiens reçoivent des images des organes en trois dimensions, transmises par une caméra spéciale placée à l'extrémité d'un des bras du robot. D'autres bras, guidés par les chirurgiens, permettent d'opérer le patient avec précision. Les recherches des spécialistes de SRI vont d'abord consister, au cours des deux prochaines années, à modifier le système pour qu'un seul praticien puisse faire fonctionner le robot -ce qui suppose déjà de surmonter divers obstacles techniques. Aujourd'hui, du personnel est nécessaire pour changer les équipements montés au bout des bras articulés, par exemple un scalpel ou des agrafes à suturer. Tout cela devra être automatisé pour une utilisation sur un champ de bataille. La «téléchirurgie» s'inscrit dans le cadre d'une série de recherches lancées par le Pentagone, qui cherche à réduire au maximum l'exposition de ses soldats sur le terrain. Le département de la Défense a ainsi dépensé trois milliards de dollars entre 1991 et 1999 pour la mise au point de drones, avions de surveillance sans pilote. Dix milliards de dollars supplémentaires sont prévus d'ici 2010. A l'horizon 2015, un tiers des véhicules terrestres du Pentagone ne devrait plus comporter d'équipage.

TS

Un concurrent de la technologie WiMAX à l'essai à Lille
Jeudi, 07/04/2005 - 00:00

Tandis que la technologie WiMAX tend à devenir le type d'accès large bande sans fil dont on parle le plus, un grand opérateur de téléphonie mobile européen a lancé un essai sur le terrain d'une technologie concurrente en France. L'opérateur Orange a indiqué le 29 mars qu'il avait lancé les essais techniques et marketing de la technologie UMTS TDD, appelée plus communément TD-CDMA, à Lille. La société a précisé dans un communiqué que la technologie visait le marché de l'entreprise et viendrait compléter son offre de services 3G. La société a souligné que cet essai lui permettrait de déterminer les avantages comparatifs de la technologie et de son service 3 G ainsi que des applications pour lesquelles chaque technologie est la plus approprié. Contrairement à la première version de WiMAX, laquelle ne devrait pas être disponible avant la fin de l'année, la technologie UMTS TDD est mobile. IPWireless avance depuis longtemps que la technologie offre des vitesses comparables au WiMAX.

EET

Le Wi-Fi et la télévision par satellite bientôt dans votre voiture
Jeudi, 07/04/2005 - 00:00

Début 2004, RaySat décide de coupler sa technologie bidirectionnelle par satellite avec un système Wi-Fi embarqué. "A l'époque, Il n'y avait aucun fabriquant ayant suffisamment de moyens pour développer ce type de solution", explique Samer Salameh, PDG de l'entreprise. Aujourd'hui, pas moins de 40 trains en Angleterre et en Suède utilisent cette solution. Quatre autres pays européens testent également le dispositif. Grâce à ce système, les voyageurs peuvent regarder des émissions de télévision et surfer sur Internet, le tout via les technologies Wi-Fi et satellite. "La connexion train-Internet s'effectue via satellite alors que le réseau à l'intérieur du train est géré via le réseau Wi-Fi. Nous avons également prévu une connexion de secours via le réseau GPRS en cas d'indisponibilité du réseau lors d'un passage sous tunnel. Ceci permet aux voyageurs de continuer à profiter de nos services sans interruption", précise Samer Salameh.

Fort de ce succès, RaySat teste actuellement auprès de certains constructeurs automobiles américains une solution similaire spécialement dédiée aux véhicules motorisés. Ce produit sera proposé sur deux types de marchés bien distincts : Le marché "commercial", destiné aux camions et véhicules militaires, et celui des véhicules grand public. Les entreprises seront capables de suivre la traçabilité de leur marchandise et faire l'inventaire de leurs stocks en temps réel. "Cela sera notamment très utile pour bon nombre de commerciaux", précise Samer Salameh. Quant à la solution "grand public", les conducteurs bénéficieront des mêmes applications que celles proposées à bord des trains. "Ils pourront non seulement accéder à Internet via notre réseau Wi-Fi à la norme 802.11g, mais aussi regarder la télé via notre réseau satellitaire. Notre service vidéo fonctionnera sur le réseau Dish et Direct TV", explique Samer Salameh. Du côté des débits, les utilisateurs seront capables de télécharger des vidéos à une vitesse de 2 Mbps, contre 128 kbps en uploading (téléchargement vers un autre ordinateur). Autre avantage du système : téléphoner de façon illimitée via le réseau Wi-Fi et ceci à partir de n'importe quel téléphone de VoWi-fi.

Indexetel

L'accès haut débit sur fil de cuivre se démocratise
Jeudi, 07/04/2005 - 00:00

L'époque où les modems affichaient fièrement 28 kilobits par seconde (kbps) n'est pas si lointaine, puisqu'elle remonte à tout juste dix ans. Aujourd'hui, leurs héritiers, les modems ADSL, offrent 15 mégabits par seconde (Mbps), bientôt 50 Mbps, et sans doute 100 Mbps dans quelques années... Alain Vellard, directeur des réseaux d'accès à la division R & D de France Télécom, estime même que l'on pourra un jour, au moins en laboratoire, friser le gigabit par seconde (Gbps).

Comment un tel miracle est-il possible ? Pour Dominique Hajerman, directeur des réseaux Internet chez France Télécom, ce sont les performances de l'électronique qui expliquent la vertigineuse croissance des débits sur le réseau téléphonique. L'exploitation d'un spectre de fréquences de plus en plus large n'explique pourtant pas tout. "Nous pouvons extraire un signal dans une mer de bruits", indique-t-il. Un exploit réalisé en temps réel et pour un coût qui a suivi la baisse des prix des composants électroniques. Reste les fils de cuivre eux-mêmes, qui n'ont pas changé depuis qu'ils ne servaient qu'à acheminer la voix et qu'on envisageait de les remplacer par des fibres optiques. Ces dernières se contentent des interconnexions entre les centraux téléphoniques. Le cuivre prend le relais pour atteindre chaque abonné.

Aujourd'hui, 5,5 millions de foyers sont "éligibles", c'est-à-dire qu'ils sont techniquement en mesure de recevoir le haut débit. D'ici à la fin de l'année, ils seront 10 millions. Au-delà, l'équipement des centraux ne permettra plus de progresser tant la distance qui les sépare des abonnés joue un rôle déterminant. La réception d'Internet et de la télévision à haut débit offerte par Free ou France Télécom (MaLigne TV) ne concerne que les foyers situés à moins de 2 ou 3 km (en fonction du diamètre des fils de cuivre installés) d'un central équipé en ADSL.

Depuis le 9 mars, France Télécom teste à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) une nouvelle technologie baptisée Very High Bit Rate DSL (VDSL) qui promet d'offrir des débits jusqu'à 50 Mbps pour la voie descendante (réception par l'abonné) et 25 Mbps en voie montante (émission). La grande originalité du VDSL est d'être installée, non plus dans les centraux téléphoniques, mais dans les sous-répartiteurs (SR). Il existe environ 120 000 SR en France, contre 12 000 centraux. "Il s'agit des armoires grises qui sont souvent visibles sur la voie publique et qui ont l'avantage de se trouver plus près de l'abonné", explique Alain Vellard, directeur des réseaux d'accès pour la division R & D de France Télécom.

Le VDSL offre le haut débit dans un rayon d'environ 1 km. Si la distance efficace est plus faible que celle de l'ADSL, c'est en raison de l'exploitation de hautes fréquences plus sensibles que les basses fréquences à l'atténuation. Le VDSL utilise le spectre compris entre 1,1 MHz et 12 MHz. Or, son débit, de près de 40 Mbps lorsque le SR se trouve à une distance de 250 mètres de l'abonné est divisé par deux à 1 km et il devient pratiquement nul à 2 km. C'est dire s'il s'agit bien d'une technologie de proximité. Dominique Hajerman indique que la mise en oeuvre du VDSL sur le terrain est relativement simple. L'expérimentation d'Issy-les-Moulineaux n'a demandé qu'un mois d'installation. L'introduction des cartes VDSL dans les SR exigera souvent la pose d'un boîtier supplémentaire. L'adaptation du réseau passe néanmoins par l'acheminement de la fibre optique jusqu'aux sous-répartiteurs, ce qui représente la pause de quelques centaines de milliers de kilomètres de fibres. Globalement, l'investissement correspondant devrait se chiffrer en centaines d'euros par ligne. Avec, sans doute, des prix de revient très variables suivant les configurations. Les SR peuvent en effet contenir de quelques dizaines de lignes à plus de 2 000 en fonction de la densité locale de population. Après trois ans de travail, en particulier sur la normalisation, France Télécom semble décidé à généraliser rapidement le VDSL. Le recours à la technologie de haut débit par radio (Wimax) doit compléter la couverture nationale, afin d'offrir "un service permanent haut débit dans toute la France fin 2006", selon Dominique Hajerman.

Le Monde

^ Haut
Matière
Matière et Energie
Une batterie qui se recharge en une minute
Jeudi, 07/04/2005 - 00:00

Toshiba Corporation est fière d'annoncer une percée majeure dans le domaine des batteries ion-lithium : les temps de recharge à n'en plus finir sont maintenant chose du passé. La batterie développée par la compagnie peut être rechargée à 80 % en une minute seulement, ce qui écourte de 60 fois le temps nécessaire à la recharge des batteries ion-lithium typiques couramment en usage. Cette avancée technologique s'accompagne également d'une amélioration du rendement. La nouvelle batterie combine les derniers progrès de Toshiba sur le plan des matériaux propres à la nano technologie pour appareils électriques, à son expertise cumulée dans le domaine de la fabrication des batteries ion-lithium. Une technologie d'avant-garde appliquée à l'électrode négative emploie des nano particules pour maintenir la concentration des électrolytes organiques liquides durant la recharge. Les nano particules absorbent et stockent rapidement de grandes quantités d'ions de lithium sans détériorer l'électrode. La pile a une durée de vie prolongée ; elle ne perd que 1 % de sa capacité après avoir été utilisée et rechargée un millier de fois et fonctionne également à très basse température. Même à -40 C, la pile peut fonctionner à 80 % de sa capacité alors que celle-ci grimpe à 100 % à une température ambiante de 25 C. Toshiba prévoit commercialiser cette nouvelle pile en 2006. Les premiers domaines à en bénéficier seront les secteurs de l'automobile et industriel, où la petite batterie pourra fournir de grandes quantités d'énergie tout en ne prenant qu'une minute pour être rechargée.

TS

^ Haut
Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
L'homme épuise les ressources naturelles
Jeudi, 07/04/2005 - 00:00

L'Homme modifie les milieux naturels à un rythme sans précédent depuis 50 ans, affaiblissant la capacité de la nature à fournir des services essentiels comme l'air, l'eau et la protection contre les catastrophes naturelles. Un constat alarmant dressé par 1.300 experts de 95 pays sous l'égide des Nations Unies. Leur "rapport de synthèse sur l'Evaluation des écosystèmes pour le millénaire", publié en France par l'Unesco, conclue à la dégradation d'environ 60 % des services clés fournis par la nature à l'homme. Vingt-quatre services qui incluent notamment la fourniture d'eau douce, des stocks de pêche et la régulation du climat.

Certes, la productivité de services comme l'agriculture, le bétail et les produits de l'aquaculture s'est accrue, concourrant au bien-être de millions d'hommes. Mais cette productivité s'est réalisée au détriment des autres services de la nature, notent les experts. Ainsi, la surexploitation des stocks de poissons a épuisé la ressource, et la fourniture d'eau douce est à un niveau inférieur aux besoins, conclut le rapport. Depuis 1945, il y a eu plus de terres converties à l'agriculture qu'au cours des 18e et 19e siècles réunis. Un quart de la surface de la planète est cultivée, note le document. Plus de la moitié des engrais azotés synthétiques utilisés pour l'agriculture l'ont été depuis 1985.

Ces modifications drastiques des sols se traduisent par une perte de la diversité des espèces : 12 % des oiseaux, un quart des mammifères et au moins 32 % des amphibiens sont menacés de disparition d'ici un siècle. Les pauvres sont les plus touchés par les modifications induites par l'Homme. Les barrages, par exemple, fournissent l'énergie aux villes mais bouleversent l'accès à la terre et à la pêche pour les ruraux. La déforestation à grande échelle, en Indonésie ou en Amazonie, pénalise les populations autochtones qui vivent de la forêt. Le rapport de 2.500 pages formule quelques pistes pour enrayer la dégradation : prendre en compte la nature dans la prise de décision, améliorer la planification, influencer les comportements individuels.

Le Rapport de Synthèse met en lumière quatre conclusions majeures :

-* Les humains ont modifié les écosystèmes plus rapidement et profondément au cours des 50 dernières années qu'à tout autre moment de leur histoire. Ils l'ont fait principalement pour répondre à des besoins croissants en nourriture, eau douce, bois, fibres et combustibles. Plus de terres ont été converties pour l'agriculture depuis 1945 qu'aux XVIIIème et XIXème siècles réunis. Plus de la moitié des engrais azotés synthétiques - mis au point en 1913 - utilisés pour l'agriculture l'ont été depuis 1985. Selon les experts, la conséquence en est une perte substantielle et largement irréversible de la diversité de la vie sur la Terre, où 10 à 30 % des espèces de mammifères, d'oiseaux et d'amphibiens sont désormais menacées d'extinction.

-* Les changements des écosystèmes qui ont entraîné des gains nets substantiels en termes de bien-être humain et de développement économique ont été obtenus à un prix de plus en plus élevé en termes de dégradation des autres services. Seuls quatre services fournis par les écosystèmes ont vu une amélioration au cours des 50 dernières années : des gains de production pour les récoltes, le bétail et les produits de l'aquaculture, et une séquestration accrue du carbone en vue de la régulation du climat global. Deux services - la production de ressources halieutiques et la fourniture d'eau douce - sont aujourd'hui rendus à un niveau bien inférieur aux besoins actuels, sans parler des besoins futurs. Les experts prévoient que ces difficultés vont diminuer substantiellement les bénéfices que les générations futures peuvent attendre.

-* La dégradation des services fournis par les écosystèmes devrait s'aggraver de façon significative durant la première moitié du siècle, ce qui est un obstacle à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement. Chacun des quatre scénarios pour le futur explorés par les scientifiques au cours de l'étude prévoit bien des progrès en vue d'éradiquer la faim dans le monde, mais ces progrès seront bien trop lents pour réduire de moitié d'ici 2015 le nombre des personnes qui souffrent de la faim. Les experts rappellent d'autre part que des changements des écosystèmes comme la déforestation ont une influence sur l'abondance des pathogènes qui affectent les humains tels que la malaria ou le choléra, ainsi que sur les risques d'émergence de nouvelles maladies. La malaria, par exemple, représente 11 % du fardeau de la santé pour l'Afrique ; si cette maladie avait pu être éradiquée il y a 35 ans, le produit intérieur brut du continent africain serait aujourd'hui de 100 milliards de dollars plus élevé.

-* Le défi qui consisterait à renverser la tendance à la dégradation des écosystèmes tout en satisfaisant une demande croissante peut être relevé selon certains scénarios qui impliquent des changements significatifs des politiques et des institutions. Il s'agit cependant de changements importants et les tendances actuelles ne vont pas dans ce sens. Le rapport mentionne les options possibles pour conserver ou améliorer certains services fournis par les écosystèmes tout en réduisant les effets pervers ou en augmentant les impacts positifs sur d'autres services. Par exemple, la protection des forêts naturelles sauvegarde la faune et la flore sauvages tout en fournissant de l'eau douce et en réduisant les émissions de carbone.

« La conclusion essentielle de cette évaluation est que les sociétés humaines ont le pouvoir de desserrer les contraintes qu'elles exercent sur les services naturels de la planète, tout en continuant à les utiliser pour obtenir un meilleur niveau de vie pour tous », affirme le Conseil de direction du MA dans une déclaration intitulée Vivre au-dessus de nos moyens - actifs naturels et bien-être humain. « Y parvenir réclamera cependant des changements radicaux dans notre manière de traiter la nature à toutes les étapes de la prise de décision, ainsi que de nouvelles façons de coopérer entre gouvernements, entreprises et société civile. Les signaux d'alarme sont là pour qui veut les voir. Le futur est entre nos mains ».

Unesco

Néosac : le sac en plastique biodégradable est arrivé
Jeudi, 07/04/2005 - 00:00

C'est à Sainte-Sigolène, haut lieu de la plasturgie nationale, que vient d'être présenté un sac plastique de nouvelle génération à durée de vie maîtrisée, le néosac. Ce sac écologique est l'aboutissement d'un projet exemplaire débuté en 2002 et qui a rassemblé douze industriels du plastique, en Haute Loire, la Région Auvergne et l'Etat. Les recherches ont été effectuées au Centre National d'Evaluation et de Photo protection (CNEP), basé dans le Puy-de-Dôme et dirigé par le Professeur Jacques Lemaire. Ce sac biodégradable est composé de polyéthylène et d'un additif composé d'un mélange de substances pro dégradantes. Grâce à cette composition, le néosac, s'il est accidentellement abandonné dans la nature, se désagrège spontanément en trois mois sous l'effet de la lumière et de la chaleur puis disparaît totalement sous l'effet des microorganismes. Fait remarquable, sa dégradation ne produit que de l'eau et du gaz carbonique et n'a aucune conséquence nocive pour l'environnement. On mesure mieux les enjeux économiques et écologiques d'une telle innovation quand on sait que chaque année en France se sont plus de 15 milliards de sacs plastique qui sont distribués. D'ici 3 ans les distributeurs se sont fixé l'objectif de réduire à la source de 25 % le nombre de sacs de caisse distribués, soit 3,75 milliards d'unités. C'est ainsi que depuis le début du mois d'avril une gamme de sacs réutilisables et échangeables à vie est disponible dans les 1 800 magasins des enseignes Intermarché et Ecomarché. Les clients de ces enseignes peuvent à présent repartir avec un "sac nature" gratuit à partir de 10 euros d'achat. Au total quelques 4,4 millions de sacs devraient être distribués.

Article @RTFlash




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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Un dépistage précoce pour réduire la mortalité par le cancer du côlon
Jeudi, 07/04/2005 - 00:00

La mortalité par le cancer du côlon, le premier type de cancer par ordre de fréquence dans l'Union européenne (UE), pourrait être "significativement" réduite avec un dépistage précoce, a affirmé la Fédération européenne du cancer colorectal (EFR) jeudi à Vienne. "Le dépistage précoce du cancer du côlon ou du rectum existe. Il est efficace et peu coûteux", a déclaré le Pr Béla Teleky, président de l'EFR, une association de gastro-entérologues et d'oncologues créée en 2003 et basée dans la capitale autrichienne. "Un dépistage systématique sur les personnes de plus de 50 ans permettrait d'augmenter significativement les chances de survie des personnes atteintes par cette affection, la deuxième cause de mortalité par cancer dans l'UE", a-t-il ajouté à l'ouverture du premier congrès européen de l'EFR qui se poursuivra jusqu'au 2 avril à Vienne.

En 2004, 280.000 nouveaux cas de cancer colorectal ont été recensés dans les 25 pays de l'UE, dont 139.000 se sont soldés par un décès prématuré, selon des chiffres avancés par le secrétaire général de l'EFP, le Dr Irène Kührer. "Le cancer du côlon ou du rectum est de ce fait, par ordre de fréquence, le premier type de cancer dans l'UE --13,6 % des nouveaux cas de cancer recensés-, devant la leucémie (13,3 %) et le cancer du poumon" (12,5 %), a précisé le Dr Kührer. En 1990, le cancer du poumon représentait 15,7 % des nouveaux cas recensés contre 15,3 % pour le cancer colorectal et 14,1 % pour la leucémie. Le cancer du côlon constitue parallèlement la deuxième cause de mortalité par cancer en Europe : sur les 1,2 million de décès enregistrés en 2004, 20 % ont eu pour cause le cancer du poumon, 12 % celui du côlon et 7,6 % la leucémie.

AFP

Nouvelle méthode de prévention du cancer du sein
Jeudi, 07/04/2005 - 00:00

Une étude visant à évaluer une nouvelle méthode de prévention du cancer du sein sera menée pendant cinq ans auprès de plus de 4500 femmes post ménopausées, au Canada, aux États-Unis et en Espagne. Cette étude de l'Institut national du cancer du Canada et de la Société canadienne du cancer porte sur le rôle potentiel de l'exémestane dans la prévention du cancer du sein chez la femme qui présente un risque élevé de développer la maladie. L'exémestane est commercialisé par Pfizer sous le nom Aromasin. Des résultats préliminaires pourraient être connus d'ici quatre ans. Les chercheurs espèrent voir le taux de cancer du sein diminuer de deux tiers parmi les femmes qui prennent l'exémestane. L'exémestane a été approuvé par Santé Canada en 2000 et par la US Food and Drug Administration en 1999 pour le traitement des cas de cancer avancé chez les femmes post ménopausées.

Canoe

Un projet génomique titanesque contre le cancer
Jeudi, 07/04/2005 - 00:00

Pour progresser dans la lutte contre le cancer, un groupe de scientifiques américains de premier plan propose un projet dont l'ampleur dépasse celle du séquençage du génome humain. Il s'agirait de créer une banque de données des mutations qui induisent les cancers via le séquençage de l'ADN de milliers de tumeurs cancéreuses. Ce ''Human Cancer Genome Project'' passionne certains chercheurs et en inquiètent d'autres.

La recherche de ces mutations et des gènes impliqués se fait déjà pour certains types de cancer mais les promoteurs du projet souhaiteraient mettre en place un séquençage systématique et global. Cela nécessiterait le séquençage d'au moins 12.000 échantillons de tumeurs et de déterminer les gènes actifs, faute de séquencer l'intégralité. Même en se limitant à 1 ou 2 % de l'ADN par échantillon, le travail est énorme, équivalent à 100 fois le volume séquencé pour le génome humain souligne le New York Times, qui révèle cette information.

Si les chercheurs bénéficiaient de cette banque de données, ils pourraient comparer les séquences d'ADN des tissus sains avec celles des tumeurs et déterminer précisément les mutations génétiques responsables des cancers. Cette idée est défendue par plusieurs directeurs de centres de recherches américains, comme le Dr Eric Lander du Broad Institute (Massachusetts), le prix Nobel Leland Hartwell et Harold Varmus, lui aussi lauréat du Nobel et ancien directeur des NIH.

NYT

Obésité des enfants : un enfant sur cinq serait en surpoids
Jeudi, 07/04/2005 - 00:00

L'obésité des enfants ne cesse d'augmenter en France : selon le premier bilan présenté le 31 mars du projet Epode, "Ensemble, prévenons l'obésité des enfants", un projet d'envergure nationale dans lequel dix villes de France sont déjà impliquées.

Un premier bilan, effectué au départ, a permis de vérifier la forte prévalence de l'obésité. A Beauvais (Oise), 22 % des enfants sont en surpoids ou obèse, à Saint-Jean (Haute-Garonne), près de Toulon, le taux atteint 19 %. " Ce bilan est alarmant, c'est une mauvaise surprise car on part de très haut", explique le Dr Borys, coordinateur du projet EPODE, estimant qu'au niveau national on est peut-être déjà "bien au delà des 14,4 %" souvent cités. Asnières (Hauts-de-Seine), Béziers (Hérault), Evreux (Eure) Meyzieu (Rhône), Roubaix (Nord), Royan (Charente-Maritime), Thiers (Puy-de-Dôme ) et Vitré (Ille-et-Vilaine) participent également à Epode dont le coût est évalué à 2 euros par an et par habitant (financement des villes et fonds privés).

Lancé il y a tout juste un an par l'Observatoire des habitudes et du poids, EPODE compte aujourd'hui dix villes participantes, notamment Roubaix, Vitre, Royan, Asnières/Seine... Au total, "environ 500.000 personnes", sont concernées, qui bénéficient du réseau d'actions concrètes menées dans les écoles et dans la ville, par le bais notamment des associations locales, des médecins, des pharmaciens...

Face à la demande croissante de nombreuses villes de France, EPODE crée le "réseau des villes EPODE", un réseau ouvert à toutes les villes métropolitaines. Un projet EPODE Europe pourrait démarrer dès janvier 2006. L'objectif des villes EPODE est d'enrayer la progression de l'obésité infantile par un plan d'intervention sur cinq ans. Pour cela, les acteurs s'emploient à "sensibiliser la population au même moment sur le même sujet", a fait valoir Jean-Michel Borys. "On choisit un thème qui est ensuite décliné, par exemple les légumes. Quand on parle des légumes aux enfants en cours, dans tous les restaurants de la ville, des actions sont menées autour de ces aliments".

A côté de l'alimentation, la sédentarité tient une place importante dans l'augmentation de l'obésité des enfants et des adultes : "on fait redécouvrir aux enfants les jeux traditionnels que leurs parents pratiquaient dans la cour de récréation". L'opération EPODE qui revient à deux euros par an et par habitant est "subventionnée pour moitié par la ville et pour moitié par des partenaires privés", a indiqué Jean-Michel Borys.

Chez l'enfant, l'excès pondéral peut entraîner des altérations articulaires, des troubles respiratoires ou une hypertension artérielle. A long terme, les risques cardiovasculaires sont accrus. Près de deux tiers des enfants obèses le restent à l'âge adulte et voient alors leur espérance de vie réduite de treize ans.

AP

AVC : l'aspirine plus efficace que l'anticoagulant de référence
Jeudi, 07/04/2005 - 00:00

Les personnes à risque d'une certaine forme d'accident vasculaire cérébral (AVC) devraient prendre de l'aspirine plutôt que de la warfarine, l'anticoagulant de référence, selon une nouvelle étude dont les résultats sont publiés dans le dernier numéro du "New England Journal of Medicine". D'après ces travaux, l'aspirine agit de la même manière que la warfarine, anticoagulant vendu sous le nom de marque Coumadine, chez les patients atteints d'un accident vasculaire cérébral dû à des artères cérébrales de petit calibre. Mais les patients sous warfarine présentent un risque de décès plus important et souffrent davantage d'hémorragies que ceux sous aspirine. L'étude a porté sur 569 personnes réparties dans plus de 50 sites d'Amérique du Nord. Elle a été réalisée chez des personnes qui avaient été victimes d'un AVC causé par une sténose artérielle intracrânienne. Cette pathologie est le résultat de dépôts de graisses sur la paroi des artères, un phénomène qui entraîne la diminution du flux sanguin. On ne sait pas ce qui est à l'origine de ces dépôts, qui concernent environ 10 % des 900.000 AVC ou mini-AVC survenant chaque année aux Etats-Unis. Les personnes qui en souffrent sont traitées soit par de l'aspirine, soit par de la coumarine, deux molécules qui agissent en fluidifiant le sang.

Le Dr Marc Chimowitz, neurologue à l'Université Emory de Géorgie et premier auteur de l'étude, a souligné que les personnes présentant ce trouble ne devraient pas arrêter la prise de warfarine ou se mettre à l'aspirine sans avis médical. Dans le cadre de cette recherche, les patients prenaient l'un des deux médicaments au hasard. Le groupe sous aspirine absorbait une dose quotidienne de 1,3g, supérieure à la dose recommandée pour la prévention des accidents cardio-vasculaires. Selon les résultats, un patient sur cinq est soit mort de problèmes circulatoires, soit a eu un second AVC et une hémorragie cérébrale, quelle que soit la molécule prise. Mais les patients sous warfarine ont eu plus de complications : environ 10 %, contre 4 % seulement dans le groupe sous aspirine. Ceux sous warfarine présentaient aussi plus de risques d'hémorragies, d'infarctus et de mort subite.

NEJM

Les cyberthérapies pour aider les personnes traumatisées
Jeudi, 07/04/2005 - 00:00

Selon une étude du New England Journal of Medicine le désordre de stress post traumatique, ou PTSD (Post Traumatic Stress Disorder) affecterait 15 % des soldats revenus de l'intervention militaire en Irak. Le traitement de ce syndrome est difficile car les patients ont du mal à décrire exactement ce qui les hante. Pour les aider, des psychologues américains essayent de les plonger dans un environnement virtuel très proche de celui qu'ils ont connu en Irak.

«Nous sommes en train de créer un monde virtuel complet pour permettre à ces vétérans de retourner dans le décor des épisodes douloureux qu'ils ont vécus», explique Brenda Wiederhold, la directrice du Virtual Reality Medical Center. Cette psychologue explique le principe de la thérapie proposée : au lieu de s'appuyer directement sur les souvenirs des patients, elle s'articule autour d'une simulation provoquant des stimuli dans un environnement contrôlé. Son équipe reprend six décors d'un célèbre jeu vidéo, Full Spectrum Warrior (des intérieurs urbains, des villages...), modifiables selon l'heure du jour et la météo désirées. «On peut faire marcher un de nos patients dans les rues de Bagdad, au volant d'un Humvee (véhicule blindé, ndlr), le faire voler dans un hélicoptère ou prendre une route désertique», expliquait récemment Skip Rizzo lors d'une conférence sur l'interaction de la médecine et de la réalité virtuelle à Long Beach (Californie). Une simple pression sur un bouton et des événements recréant le contexte irakien surgissent à volonté : une tempête de sable, des bruits de balles qui sifflent, des détonations de bombes...

Plongé dans cette réalité virtuelle d'un grand réalisme, grâce à une caméra révolutionnaire baptisée Full View 360 qui capture des images dans cinq directions à la fois et place le patient au coeur de l'action, les patients doivent accomplir diverses tâches, sous la pression d'une horloge. Un autre de ces univers virtuels est une salle de classe, conçue pour les enfants souffrant de déficits de l'attention. Les actions du jeune «joueur» permettent de détecter à quel moment son esprit s'égare ou se porte sur autre chose. On peut imaginer que, d'ici quelques années, la réalité virtuelle sera en mesure de reconstituer de manière très convaincante un nombre croissant de situations traumatisantes. Elle pourrait alors constituer un nouvel outil précieux pour aider les patients à surmonter leurs phobies et leurs traumatismes.

VRMC

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Homme
Anthropologie et Sciences de l'Homme
TIC : la France s'équipe mais le fossé numérique persiste
Jeudi, 07/04/2005 - 00:00

Début 2004, 45 % des Français possédaient un ordinateur et 31 % disposaient d'un accès à Internet, selon une étude de l'Insee. Ce sont les ménages les plus aisés, les plus diplômés et les plus jeunes qui bénéficient d'une informatisation à domicile, alors que les foyers les plus modestes et les plus âgés peinent à acquérir l'outil informatique, souligne l'Institut national de la statistique et des études économiques. L'entrée de l'informatique à la maison a nettement progressé : début 2004, 45 % de foyers étaient équipés d'un ordinateur soit trois fois plus qu'en 1996 (15 %). Près de d'un foyer sur dix (8,3 %) possèdent au moins deux ordinateurs à la maison.

L'ordinateur portable remporte un succès croissant (un ordinateur acheté sur trois en 2004) et représente 8 % des ménages possédant un ordinateur. Ce sont les diplômés de l'enseignement supérieur (20 %), les plus aisés (15 %) et les moins de 40 ans (12 %) qui choisissent le portable à la place, ou en complément, de l'ordinateur fixe. L'achat d'un ordinateur va souvent de pair avec la connexion à Internet : trois quart des ménages ayant acheté un ordinateur en 2003 ont accès au Net en 2004 alors qu'ils n'étaient qu'un sur trois en 1996. Au total, 68 % des ménages disposant d'un ordinateur ont une connexion à Internet (28 % en 1996), soit près d'un tiers des ménages français. Si "l'informatique se diffuse dans l'ensemble des foyers, l'équipement reste aujourd'hui encore très inégal selon le revenu du ménage", souligne cette étude.

Les ménages les plus modestes ont certes investi dans un ordinateur (29 % en 2004 contre 7 % en 1996) et pris un abonnement à Internet (15 % en 2004 contre 7 % il y a huit ans), mais ces ménages "restent deux fois moins équipés et trois fois moins connectés que le quart le plus riche (52 % connectés contre 80 % du quart des plus aisés)". Le niveau d'éducation creuse également la différence : plus le ménage est diplômé, plus il est équipé et connecté à Internet. Les ménages ouvriers sont deux fois moins équipés en micro-ordinateur par rapport aux cadres (44% contre 81, et trois fois moins connectés à Internet (23 % contre 67 %). Les ménages sans diplôme sont quatre fois moins équipés et six fois moins connectés au Web que les diplômés de l'enseignement supérieur.

Enfin l'âge s'avère déterminant : les ménages dont la personne de référence a moins de 60 ans sont équipés à 59 % et l'accès à Internet à 41 %, alors que chez les 60-69 ans, ils le sont à 28%. Quant aux plus de 70 ans, seuls 9 % possèdent un ordinateur et 5 % Internet. A noter que 70% des ménages avec enfants disposent d'un ordinateur contre 25 % pour les personnes seules.

S'agissant des catégories socioprofessionnelles, les agriculteurs et artisans ont comblé une part importante de leur retard par rapport aux ménages de cadres en équipement d'ordinateurs et accès internet, selon une enquête de l'Insee publiée jeudi. Cette enquête menée en janvier 2004 (bien 2004) auprès d'un échantillon de 8.800 ménages en France métropolitaine montre que 63,3 % des artisans et 62,6 % des agriculteurs possèdent désormais un micro-ordinateur. Ils étaient respectivement 19,9 % et 14,5 % en 1996. Les cadres, qui ont toujours représenté la tranche de la population la mieux équipée, sont 81,3 % à posséder un ordinateur contre 41,9 % en 1996. Les employés mais surtout les ouvriers adoptent quant à eux plus timidement l'ordinateur. Tandis que les employés sont 52,9 % à être équipés (15 % en 1996) les ouvriers ne sont que 44 % (9 % en 1996).

Pour l'accès à internet, l'effort consenti par les agriculteurs et les artisans est encore plus manifeste. En janvier 2004, la moitié des agriculteurs (50,1 %) avait accès à la Toile, contre 5,3 % en 1996. Quant aux artisans, ils étaient 41,2 % contre 7,2 % en 1996. Comme pour l'équipement en informatique, les cadres sont les plus connectés 67,5 % (24,9 % en 1996) tandis que les ouvriers figurent en bas du classement (23 % contre 2,4 % en 1996).

Insee

Près de 90 % des Français ont accès à l'Internet à haut débit
Jeudi, 07/04/2005 - 00:00

Plus de 53,6 millions de personnes, soit 89 % des Français, disposaient d'une possibilité d'accès à l'Internet à haut débit fin 2004, ont annoncé lundi le ministre de l'Equipement Gilles de Robien et le secrétaire d'Etat à l'Aménagement du territoire Frédéric de Saint-Sernin. "Ceci représente une progression de 20 % par rapport à fin 2003 et de 43 % par rapport à fin 2002", ont-ils précisé dans un communiqué. "De même, le nombre de communes couvertes par l'Internet à haut débit est passé de 7.600 à la fin de l'année 2002 à 25.976 à la fin de l'année 2004". Pour permettre au public d'accéder à la carte des communes couvertes, la DATAR (Délégation à l'aménagement du territoire et à l'action régionale) vient de mettre en ligne un site cartographique www.territoires.gouv.fr, dont le volet TIC comporte des séries de cartes sur les thèmes de la "couverture en haut débit", la "couverture mobile", les "réseaux haut débit" et les "initiatives locales".

DATAR

Démarches administratives : de plus en plus d'usagers sur internet
Jeudi, 07/04/2005 - 00:00

Un nombre croissant de Français se disent satisfaits de la qualité des services administratifs et utilisent de plus en plus Internet pour "gagner du temps", selon un sondage BVA, réalisé pour le programme gouvernemental pour l'administration électronique (ADELE). La satisfaction des Français, constatée dès 2002, s'amplifie en 2005 pour le "traitement du dossier" et la "qualité des renseignements fournis" (71 %). Le "délai de traitement" et le "temps investi" ne satisfont toutefois que 61 % des personnes interrogées qui critiquent "l'attente au guichet" et la "longueur du délai de réponse", 56 % se plaignant de la difficulté à joindre un agent par téléphone. Internet (9 %) arrive en quatrième position, pour les modes de contact avec l'administration, derrière le téléphone (38 %), le passage au guichet (27 %) et le courrier postal (24 %). 47 % des personnes interrogées ne disposent pas d'un ordinateur chez eux. Toutefois, les cyber-usagers sont passés de "14 % en 2002 à 20 % en 2003 et 27 % en 2005" et en sont "satisfaits" à 93 %.

Ceux qui utilisent internet, le font pour "rechercher une information" (70 %), "demander un formulaire" (43 %), pour les démarches simples (33 %) plutôt que celles qui sont compliquées (18%) et globalement "par souci du temps". Ils sont masculins (30 % d'hommes contre 24 % de femmes), cadres (à 56 %), urbains, notamment franciliens (41 % d'utilisateurs en IdF), et jeunes. Seulement 2 % des plus de 65 ans utilisent internet, d'où un "décrochage" générationnel. La "peur du piratage" (14 %) et le "manque de confidentialité" (11 %) freinent l'utilisation d'internet, utile pour "renouveler ses pièces d'identité, déclarer ses impôts, ou suivre les remboursements de la sécurité sociale".

AFP

Handicapés : une borne communicante pour préserver les stationnements pour handicapés à Villers-lès-Nancy
Jeudi, 07/04/2005 - 00:00

Grâce à l'invention d'une PME nancéienne, la police peut être alertée automatiquement lorsqu'un automobiliste indélicat se garera sur une place réservée aux handicapés. Un prototype de borne communicante a été installé en mars 2005 devant la poste de Villers-lès-Nancy à l'initiative de la mairie. Cinq villes dont Amiens et Nancy ont conclu un appel d'offres pour expérimenter cette borne-vigie, a indiqué Jacques Faivre, gérant de la société Technolia qui a mis au point ce système Statio'Pass.

Lorsqu'un véhicule se gare sur une place réservée aux handicapés, une boucle magnétique au sol détecte la voiture et la signale à une borne d'1,60m de haut qui avertit le chauffeur. Un lumignon bleu clignote et un message s'inscrit en rouge sur l'écran "présentez votre badge, sinon appel police, amende : 135 euros". Si aucun badge n'est présenté dans le champ magnétique, l'appel atterrit dans les deux minutes au commissariat ou directement sur les portables des agents en tournée qui viennent verbaliser. "S'il s'agit d'une personne handicapée qui n'est pas encore munie d'une carte à puce, les agents ne verbalisent pas mais invitent le conducteur à se procurer cette carte à la mairie ou la poste", explique l'inventeur du système.

Pour compléter ce système, des cartes à puce sont distribuées gratuitement à Villers-lès-Nancy depuis le 3 avril 2005 aux handicapés de la région munis d'une carte traditionnelle Cotorep. Le système pourrait être en outre l'occasion de repérer les fausses cartes de handicapés de plus en plus nombreuses.

Villers-Les-Nancy

Michael, portail européen de la culture, ouvrira en 2007
Jeudi, 07/04/2005 - 00:00

En 2001, la France mettait en ligne un catalogue de ses fonds culturels numérisés (bibliothèques, musées...). L'Italie, qui est en train de développer une bibliothèque numérique, a ouvert un portail des archives nationales (Archivi) et travaille actuellement à une base de données des archives privées des architectes. Et le Royaume-Uni est en train de créer un « Web de la connaissance », alimenté par les fonds des musées, des bibliothèques et des archives. Toutes ces initiatives convergent vers un même objectif : elles préparent le terrain à un projet trans-européen lancé par ces trois pays, Michael (Inventaire multilingue du patrimoine culturel européen).

Il s'agit ni plus ni moins de créer « le premier grand portail européen de la culture », a résumé le ministre de la Culture et de la Communication, Renaud Donnedieu de Vabres, lors de la première présentation du projet vendredi 1er avril. Le but : « donner accès à l'ensemble du patrimoine culturel numérisé ». Derrière ces grandes formules, il s'agit concrètement d'un gigantesque inventaire multilingue, destiné au grand public comme aux spécialistes. Il se présentera sous forme de fiches délivrant toutes les informations liées au document, qu"il s'agisse d'une peinture, d'un élément d'architecture, d'un texte, d'une vidéo, d'un son...

C'est aussi « un point d'accès unifié aux collections, précise Christophe Dessaux, pilote du projet pour le ministère français de la Culture, et un moyen de coordonner diverses politiques de numérisation en Europe, pour avoir des approches communes, une méthodologie commune et un modèle standard d'inventaire. » Chaque collection restera référencée dans sa langue d'origine sur Michael, mais les requêtes par moteur de recherche pourront se faire dans la langue de l'utilisateur. Le projet Michael a démarré le 1er juin 2004 et doit être ouvert le 31 mai 2007.

MC

Rueil TV, première chaîne de télé locale sur « MaLigne TV »
Jeudi, 07/04/2005 - 00:00

La chaîne de télévision Rueil TV a commencé lundi la diffusion de ses programmes, déjà accessibles sur internet, qui couvriront l'actualité de la ville de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), a-t-on appris vendredi auprès de la mairie. Rueil TV sera diffusée "à travers le nouveau produit mis en place par France Télécom, MaLigne TV", qui permet "l'accès aux programmes de télévision à partir de la ligne téléphonique, sans changer de téléviseur et sans parabole ou antenne satellite", avec une "qualité de réception parfaite", selon un communiqué de la ville. La chaîne diffusera tous types de sujets se rapportant à Rueil-Malmaison : culture, sport, histoire, etc. Les téléspectateurs pourront choisir leurs programmes "à la carte", partout en France métropolitaine et dans les DOM-TOM, selon la mairie. Rueil TV est le fruit d'un partenariat expérimental entre France Télécom et la ville de Rueil, initié par le maire UMP Patrick Ollier, et emploie moins d'une dizaine de salariés. Si le public est au rendez-vous, des projets similaires pourraient rapidement apparaître dans d'autres villes, a-t-on précisé à la mairie. "Rueil TV est la 1ère télévision locale (...) mise en ligne via MaLigne TV", conclut le communiqué.

Rueil TV

Le portable devient un porte-monnaie électronique
Jeudi, 07/04/2005 - 00:00

Dès le 10 avril, les Romains et les touristes de la capitale italienne qui voudront prendre l'autobus ou le tramway enverront un simple texto, un message écrit appelé aussi SMS, à partir de leur téléphone mobile. Toujours par SMS, ils recevront un titre de transport précisant toutes les informations nécessaires pour se déplacer : la date et l'heure d'émission du billet, sa durée de validité (75 minutes) et un code qui permettra aux contrôleurs de confondre les fraudeurs. Deux cents personnes testent déjà depuis 2002 le service baptisé Teleplay sur les 8 129 stations du réseau de tramway et de bus de la ville. Selon le quotidien Il Messaggero, Rome deviendra le mois prochain la deuxième capitale au monde après Helsinki à se doter d'un tel système de ticket de transport virtuel. Le coupon coûtera 1 euro, auquel il faudra ajouter le prix du texto.

En France, Transdev, l'un des leaders européens du transport collectif de voyageurs, a lancé en février son propre titre de transport virtuel baptisé DigiTick. Peu de temps avant les premiers départs des Français en vacances, Transdev a proposé ce coupon numérique dans les autocars de la société reliant les gares de Bourg-Saint-Maurice et de Moûtiers aux stations de sport d'hiver de la Tarentaise, telles Tignes et Méribel. Premier test prudent avant un plus large déploiement. La procédure est la même que de l'autre côté des Alpes : composer depuis son portable un numéro et envoyer un bref texte intitulé «Altibus». Le client reçoit alors sous la forme d'une image Wap (page Internet pour mobile) son billet sur son portable. Il lui suffit de présenter son appareil au contrôleur. L'image disparaît automatiquement le lendemain du voyage. L'avantage, selon Transdev, est de permettre à ses clients de réserver leur billet jusqu'au dernier moment, y compris dans le train qui les mène sur les pistes.

Mais les Européens sont loin derrière les Japonais, qui travaillent sur des services beaucoup plus sophistiqués. NTT DoCoMo, le premier opérateur mobile japonais, propose de placer son portable à dix centimètres d'un lecteur pour accéder aux quais d'une gare, ouvrir la porte d'une chambre d'hôtel ou acheter une bouteille de Coca-Cola dans un distributeur. Pour faire tout cela, l'inventeur de l'i-mode a intégré dans ses mobiles la puce électronique Felica de Sony. Depuis le lancement de ce type de mobile au milieu de l'année dernière, 2,5 millions de Japonais ont déjà été séduits. Et NTT DoCoMo espère écouler 10 millions d'exemplaires de cet appareil d'ici à mars 2006.

Devant un tel succès, ses concurrents se sont lancés dans la bataille. KDDI et Vodafone, les numéros deux et trois du secteur, proposent eux aussi des appareils équipés de la même puce, devenue un véritable standard dans le pays du Soleil-Levant. Aux Etats-Unis, Motorola travaille sur des prototypes. L'industriel américain a déjà conclu un partenariat avec MasterCard fin 2004. Un programme appelé Paypass va permettre aux clients américains des restaurants McDonald's de payer leur repas en plaçant leur mobile devant une borne. En France, la RATP pourrait elle aussi ouvrir les portillons des quais à ses clients équipés d'un tel téléphone mobile. Le métro est en effet déjà équipé de bornes de lecture à distance de cartes à puces, pour ses clients munis de la carte Navigo.

Figaro

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