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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 158
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 31 Août 2001
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Egalement dans ce numéro
TIC
L'Autriche se met à l'accès au web via les lignes électriques
Un cyber-bus relié à l'internet
Evolution de l'Internet dans le monde
Sig, le robot réceptionniste
Bientôt un PC portatif "mains-libres"
Brevetablité des logiciels : le milieu du libre se fâche
Espace
Le Japon retrouve l'espoir de devenir une grande puissance spatiale
Vivant
Le cerveau aurait la capacité de se régénérer à partir de ses propres cellules-souches
Greffe de cellules souches humaines dans le foetus de singes
Une source prometteuse de cellules souches
Réparer le cerveau endommagé par Alzheimer
Un vaccin à l'essai contre la maladie d'Alzheimer
Sclérose en plaques, la première greffe !
Vers un nouveau traitement des maladies à prion
La France et l'Allemagne prennent une initiative commune pour faire interdire le clonage humain
Vaccin anti-cancer universel : une piste existe
Un nouveau type de traitement contre le cancer
Une nouvelle voie de recherche sur la leucémie aiguë myéloblastique
Un super-anticancéreux à l'essai
Une nouvelle famille d'antibiotiques contre les bactéries multirésistantes
Le thé noir efficace contre les maladies cardio-vasculaires
L'infirmière "bionique" d'ici deux ans dans les hôpitaux
Une signature génétique pour les voitures
Edito
Des cellules-souches pour réparer le cerveau et prévenir le vieillissement



La science ne s'arrête jamais, même pendant la torpeur estivale, et ce mois d'août 2001 a été particulièrement riche en découvertes dans le domaine en pleine effervescence des cellules-souches appliquées au traitement des maladies du cerveau et du système nerveux. Annoncée au coeur du mois d'août, la première de ces découvertes n'a pas fait l'objet d'un grand écho médiatique. Il s'agit pourtant d'une avancée considérable dans la compréhension du fonctionnement de notre cerveau. Des chercheurs australiens de l'Institut de recherche médicale Walter et Eliza Hall à Melbourne ont en effet découvert que le cerveau possède la capacité de produire lui-même de nouveaux neurones grâce à ses cellules-souche. Dirigé par le Dr Perry Bartlett, l'équipe scientifique a réussi à isoler, dans le cerveau de souris, les cellules-souche qui peuvent produire de nouvelles cellules nerveuses. Cette découverte ouvre la perspective de restaurer, sans transplantation de cellules externes, les fonctions cérébrales pour des personnes victimes de lésions du cerveau provoquées par des maladies neurodégénératives. Ces recherches démontrent que les cellules-souche d'adulte ont la capacité de se transformer en différents types de tissu, comme les cellules embryonnaires. Le Professeur Bartlett indique qu'une cellule-souche d'un cerveau d'adulte pourrait produire des dizaines de milliers de nouvelles cellules nerveuses. La prochaine étape de ces recherches sera de trouver des médicaments pouvant stimuler ce processus normal afin que le cerveau puisse lui-même réparer des dommages provoqués par des accidents vasculaires ou des maladies telles qu'Alzheimer, ou Parkinson. La deuxième avancée importante est venue du Québec où l'équipe de l'Institut neurologique de Montréal (INM) de l'Université McGill, dirigée par le Docteur Freda Miller, a constaté que les cellules souches de la peau, programmées pour générer des cellules cutanées exclusivement, peuvent être transformées afin de donner naissance à des neurones ou à des cellules musculaires, selon les besoins. Les scientifiques ont isolé des cellules-souche du derme de souris adultes. Ils les ont mises en culture et ont constaté que ces dernières se multiplient au contact d'éléments nutritifs ou facteurs de croissance. Ces cellules donnent ensuite naissance à différentes sortes de cellules et notamment des neurones. Les chercheurs doivent encore implanter ces cellules-souche de la peau dans le cerveau de souris et observer si elles prolifèrent et remplacent les cellules lésées. Point capital, comme les cellules introduites dans le patient sont ses propres cellules, elles pourront produire des cellules neurales endommagées par une lésion de la moelle épinière ou par la maladie de Parkinson, sans risque de complications, comme c'est le cas avec une greffe de donneur. La Troisième découverte est américaine. L'équipe, dirigée par le professeur Evan Snyder, de l'école médicale de Harvard, à Boston, a prélevé ces cellules-souche dans une région donnée du cerveau d'un foetus humain. Elle les a ensuite mises en culture avant de les marquer biologiquement pour les identifier ultérieurement. Les chercheurs ont injecté près de 20 millions de ces cellules dans le cerveau de trois singes. Le professeur Synder a découvert que les cellules-souche s'étaient très bien intégrées à leur nouvel environnement. En cinq semaines, une partie des cellules humaines avait migré jusqu'au système nerveux central du foetus du singe. Certaines s'étaient transformées en neurones, d'autres en cellules nourricières. Enfin, la quatrième découverte, non moins surprenante que les précédentes, confirme la capacité remarquable de régénération du cerveau : des cellules du cerveau apparemment mortes ont été ramenées à la vie par une équipe de chercheurs anglo-américains. En effet, en injectant directement dans le cerveau de souris des facteurs de croissance du tissu nerveux (NGF), Jonathan Cooper, du collège royal de Londres, et William Mobley de l'Université de Stanford (Etats-Unis), ont fait revivre des neurones de souris détruits par la maladie d'Alzheimer. Ils ont ainsi découvert l'existence d'un barrage qui empêche les facteurs de croissance d'atteindre ce secteur du cerveau. En passant outre cette barrière, Cooper a injecté directement les facteurs de croissance dans le liquide cérébral. A sa grande surprise, non seulement les neurones abîmés auraient été réparés, mais leur nombre aurait été restauré, même chez les souris les plus atteintes. Ces recherches démontrent de manière éclatante et convergente l'extraordinaire plasticité du cerveau ainsi qu'une capacité tout à fait surprenante et insoupçonnée de régénération. Ces recherches confirment par ailleurs le rôle des cellules-souches dans la physiologie du développement cérébral. Ces découvertes ouvrent enfin d'immenses perspectives thérapeutiques dans la prévention et le traitement des maladies qui affectent le cerveau. Les scientifiques sont à présent persuadés qu'il sera un jour possible de prévenir ou de traiter in utero de graves affections neurologiques (sclérose en plaques, maladies de Parkinson, d'Huntington ou d'Alzheimer) aussitôt que celles-ci auront été diagnostiquées avant la naissance de l'enfant. Il est même envisageable qu'une maladie aussi complexe que l'autisme puisse être soignée in utero avec ces nouveaux moyens thérapeutiques. On observe enfin, à la lumière de ces découvertes, que les cellules-souches adultes, non embryonnaires, possèdent une plasticité et un potentiel de transformation bien plus importants que ce qu'on imaginait jusqu'à présent même si ces extraordinaires capacités sont encore loin d'être totalement maîtrisées et exploitées. Cette étonnante propriété du vivant ouvre un immense champ de recherche pour les décennies à venir et aussi de grands espoirs car on peut imaginer qu'il sera un jour possible de produire "sur mesure" et sans aucun risque de rejet, pour chacun d'entre nous, des cellules nerveuses, musculaires ou sanguines à partir de quelques cellules de notre peau par exemple. On pourrait alors réparer de manière quasi-parfaite, et à tous les stades de la vie, des dommages, même très graves, causés par la maladie ou les accidents. On peut également espérer que les progrès de ces recherches rendront inutiles, ou exceptionnels, dans un délai raisonnable, le recours aux cellules-souches embryonnaires qui soulève des problèmes éthiques évidents. Cette révolution médicale naissante va faire entrer la médecine dans une nouvelle ère et pourrait d'ici une génération atténuer de manière considérable les conséquences médicales et sociales du vieillissement inéluctable de notre population. Il nous faut à présent intégrer ces nouvelles perspectives pour imaginer et préparer le monde de 2025 et faire en sorte que nous puissions tous avoir accès à cette médecine triomphante. Cela suppose que nous ayons le courage de faire de véritables choix de société quant aux moyens que notre collectivité souhaite consacrer à la recherche scientifique et au financement social de ces traitements du futur qui seront très techniques et très coûteux. Ce débat capital doit être clairement posé et ouvert sans tarder car il constitue plus que jamais un enjeu social, politique et démocratique majeur de ce nouveau siècle.

René TRÉGOUËT

Sénateur du Rhône


TIC
Information et Communication
L'Autriche se met à l'accès au web via les lignes électriques
Samedi, 01/09/2001 - 00:00

La compagnie autrichienne d'électricité EVN a reçu le feu vert pour développer la technologie "Powerline", qui permet l'accès à internet via les prises de courant traditionnelles, sans passer par la ligne téléphonique. La ministre de l'équipement, Monika Forstinger a précisé dans un communiqué que le système attendait son agrément en tant que fournisseur d'accès à internet, mais qu'il serait considéré, sur le plan des normes de sécurité, comme une application électrique normale. Le procédé consiste à transmettre de l'information sous forme de signaux électromagnétiques, par le biais des lignes électriques, vers un décodeurs, qui transforme ensuite le message en langage informatique. La société EVN projette de mener des tests plus poussés dans les semaines qui viennent, avant de commercialiser ce produit. Les applications Powerline pourraient concurrencer la technologie internet de haut-débit ADSL (asymetric digital subscriber line), proposée en Autriche par Telekom Austria AG. EVN a déclaré avoir reçu 15.000 demandes de clients potentiels, et doit commander au suisse Ascom 20.000 décodeurs. L'entreprise a ajouté qu'elle allait probablement chercher à conclure une alliance avec un fournisseur d'accès à internet. Les prix de connexion à internet devraient être bas, a-t-on précisé. Le mois dernier, l'Allemagne a adopté une nouvelle législation pour encadrer la mise en place de plusieurs services basés sur cette technologie "powerline" via les lignes électriques. Les fournisseurs d'électricité impliqués, RWE AG, MVV et EnBW espèrent une expansion rapide de la connexion électrique.

Reuters : http://fr.news.yahoo.com/010807/85/1iraz.html

Un cyber-bus relié à l'internet
Samedi, 01/09/2001 - 00:00

Un cyber-bus relié à l'internet par satellite, une première technologique française a été inaugurée à Dompaire. Il sillonnera dès le mois de septembre le département des Vosges, pour aider les jeunes ruraux à rechercher un emploi via le web. Inauguré par le président du conseil régional des Vosges Christian Poncelet (RPR), le bus est doté de quatre micro-ordinateurs, reliés à l'internet par le biais d'une antenne satellite, grâce au concours de France Télécom et de son pôle satellite Globe-Cast.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/32/

Evolution de l'Internet dans le monde
Samedi, 01/09/2001 - 00:00

Selon une étude de NetValue, Hong Kong arrive en tête des dix pays étudiés avec un nombre de foyers connectés à l'Internet en hausse de 27,9 % entre janvier et juin 2001, soit trois fois plus que l'Angleterre. Avec un taux de croissance sur la même période de 25,3 %, l'Espagne arrive en seconde position. Viennent ensuite la Corée (+ 15 %), la France (+ 14,1 %), Singapore (+ 12,9 %), la Grande-Bretagne (+ 9,3 %), l'Allemagne (+ 5,6 %), le Danemark (+ 3,5 %) et Taiwan (+ 1,7 %). Aux Etats-Unis, la croissance est restée relativement stable depuis janvier dernier (- 0,2 %). En totalisant en juin 2001, 83,492 millions d'utilisateurs à domicile, soit plus que l'ensemble des différents marchés combinés, les Etats-Unis dominent toujours le paysage Internet. Avec 14,628 millions d'utilisateurs à domicile, l'Allemagne arrive en seconde position, suivie par la Grande-Bretagne (13,913 millions), la Corée (13,576 millions), la France (9,673 millions), Taiwan (5,418 millions), l'Espagne (3,640 millions), le Danemark (2,262 millions), Hong Kong (1,376 millions) et Singapore (950000).

Atelier BNP Paribas : http://www.atelier.fr/newsletter

Sig, le robot réceptionniste
Samedi, 01/09/2001 - 00:00

Des chercheurs japonais ont mis au point un robot qui peut reconnaître son interlocuteur en environnement réel, rapporte le quotidien nippon Nihon Keizai. Baptisé Sig, ce prototype a été l'une des vedettes de la journée spéciale consacrée aux robots, le jeudi 9 août, dans le cadre de la convention internationale sur l'intelligence artificielle qui s'est déroulée à Seattle (4 au 10 août 2001). Sig n'est qu'un tronc, sans bras ni jambes. En revanche, il possède deux oreilles et deux yeux (comprendre quatre capteurs) qui lui permettent d'effectuer ce qui, pour l'homme, est un réflexe: il filtre l'environnement pour déterminer si quelqu'un s'adresse à lui puis, si c'est effectivement le cas, il identifie les éléments lexicaux prononcés par son seul interlocuteur afin de lui répondre. Ainsi, grâce à des microphones placés de chaque côté de la tête et des caméras implantées au niveau des yeux, Sig peut isoler une source sonore et visuelle, tourner la tête vers elle et lui répondre, même dans un lieu bruyant et envahi d'une foule de personnes, comme l'assurent ses concepteurs. Il analyse pour cela tous les sons et images qu'il perçoit en trois dimensions. Une opération qui s'effectue via une batterie d'applications de reconnaissance vocale, spatiale et faciale fonctionnant simultanément et en temps réel. Par la suite, une fois son interlocuteur isolé, des réponses peuvent être programmées à l'avance comme avec n'importe quel ordinateur. Sig est donc pressenti par ses créateurs pour servir de réceptionniste ou de physionomiste, afin de filtrer l'accès à un bâtiment par exemple. ce robot a été conçu par un groupement de recherche baptisé ERATO Kitano Symbiotic Systems Project, précise le Nihon Keizai Shimbun.

Zdnet : http://news.zdnet.fr/story/0,,s2092692,00.html

Convention internationale sur l'intelligence artificielle :

http://www.ijcai-01.org/

Bientôt un PC portatif "mains-libres"
Samedi, 01/09/2001 - 00:00

Hitachi et Xybernaut, société spécialisée dans le développement de technologies portatives, lanceront ensemble à la fin de l'année un PC ultraléger, équipé d'une sorte de casque à écran vidéo et doté d'un micro. Il permettra ainsi de travailler et surfer en "mains-libres", tout en se déplaçant. L'appareil, qui coûtera environ 2 000 dollars (15 000 francs), sera composé d'un écran (résolution 800x600) intégré à un casque et relié à une unité centrale pesant environ 300 g. Cette dernière fonctionnera sous Windows CE, sera dotée de 32 Mo de RAM et comportera un logement pour carte CompactFlash. Les deux entreprises se sont associées pour créer une version grand public de l'appareil portatif de Xybernaut, le WIA (Wearable Internet Appliance), qui doit être commercialisée aux États-Unis avant Noël. Hitachi et Xybernaut tablent sur le fait que les utilisateurs de l'appareil pourront regarder des films, jouer à des jeux et communiquer via le web. Il offrira une connectivité pour la téléphonie mobile et permettra d'effectuer des opérations bancaires en interactivité.

Zdnet : http://news.zdnet.fr/story/0,,s2092138,00.html

Brevetablité des logiciels : le milieu du libre se fâche
Samedi, 01/09/2001 - 00:00

Deux associations de promotion des logiciels libres lancent une pétition à destination du gouvernement : elles appellent à plus d'ouverture dans le débat sur la question de la brevetabilité des logiciels. L'April (Action pour la promotion et la recherche en Informatique Libre) et l'AFUL (Association francophone des utilisateurs de Linux et des Logiciels Libres), les deux organismes de promotion des logiciels libres sont en colère. À l'aune de l'annonce de la position officielle du gouvernement sur la question de la brevetabilité des logiciels (qui doit s'intégrer dans la directive européenne), elles s'offusquent que le milieu du logiciel libre n'ait jamais été consulté. En effet, alors que Matignon a recueilli les avis successifs, plutôt favorables, d'une étude interministérielle et d'un rapport remis par l'Académie des technologies, mandaté par le secrétariat d'État à l'Industrie, les associations ont été à l'évidence mises de côté. Est-ce parce qu'elles représentent un mouvement fortement opposé à la brevetabilité que leurs représentants n'ont pas été auditionné ? Pas du tout, assurait Pierre Perrier, le délégué de l'Académie des technologies dans une interview donné à Transfert.net. Le porte-parole de l'Académie des technologies qui a rendu, le 18 juillet, un avis favorable à une brevetabilité "encadrée" expliquait que le milieu du logiciel libre, était "un monde trop hétérogène" et qu'il ne voyait pas pourquoi il devrait "rencontrer une association plutôt qu'une autre". En remplacement de l'audition des associations représentatives du "milieu", l'Académie avait chargé deux personnes d'établir un résumé des positions qu'elles défendent. Mais, aujourd'hui, l'AFUL et l'April comptent bien faire entendre leur propre voix. Elles appellent chaque internaute sensible à leur cause à envoyer une pétition, par lettre recommandée, au ministère de l'Industrie et des Finances. Le texte a été mis en ligne sur le site de l'APRIL. Par cette action, les associations espèrent, sans trop d'espoir, pouvoir retarder la procédure administrative de publication du rapport du gouvernement, puisque l'administration est obligée de répondre aux courriers dans les deux mois. Elle souhaite, tout du moins, informer de l'absence totale de volonté d'ouverture au débat.

Transfert : http://www.transfert.net/

AFUL : http://www.aful.org/

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Espace
Espace et Cosmologie
Le Japon retrouve l'espoir de devenir une grande puissance spatiale
Samedi, 01/09/2001 - 00:00

Le Japon est enfin parvenu le 29 août à faire décoller sa fusée H-2A, concurrente potentielle du lanceur européen Ariane V, ce qui devrait permettre à l'ambitieux programme spatial japonais de reprendre son envol. H-2A, version améliorée du lanceur H2 qui avait connu deux échecs en 1998 et 1999 et qu'elle a remplacé, a quitté peu après 16H00 locales (07H00 GMT) sa rampe de lancement sur l'île de Tanegashima, à 1.000 km au sud-ouest de Tokyo. "Il n'y a pas de plus belle joie dans la vie que d'annoncer le lancement de notre fusée. La chose la plus importante, c'est que nous allons pouvoir regagner la confiance du public", a commenté le directeur général de l'agence spatiale NASDA (National Space Development Agency of Japan), Shuichiro Yamanouchi. "Les lancements commerciaux de satellites devraient commencer dans un an si nous recevons des commandes", a indiqué un porte-parole de l'agence. "Le lancement réussi est une étape majeure dans l'histoire japonaise du développement spatial", s'est réjoui le Premier ministre nippon Junichiro Koizumi dans un message de félicitations à la NASDA. Le vol de la fusée, haute de 53 mètres (comme un immeuble de 17 étages) et lourde de 285 tonnes, a été retransmis en direct par la chaîne de télévision publique NHK. Le premier étage de H-2A, propulsé par un mélange d'oxygène et d'hydrogène fournissant une puissance équivalente à celle de quatre moteurs d'avion, a hissé le lanceur à une altitude de 50 km en moins de deux minutes. A 40 minutes du décollage, le lanceur plaçait en orbite un véhicule de charge utile (servant à faire des mesures) à 270 kms de la terre. "Le moteur du deuxième étage et la charge utile resteront en orbite pendant un maximum d'un an", a indiqué Keiichi Yamada, un porte-parole de NASDA. Le lancement de mercredi était, selon les experts, un vol de qualification servant à observer les performances des moteurs, des propulseurs et de mise en orbite. Le lancement de H-2A --dont la technologie est très avancée-- avait été reporté fin 1999 après les deux vols ratés de H-2 et la perte d'un satellite. Le vol de mercredi revêtait un caractère crucial pour un pays qui, en tant que grande puissance économique, veut absolument avoir accès à l'espace. Le succès du vol pourrait avoir des conséquences positives pour le budget de la recherche spatiale en 2002/2003 prévu en baisse pour la troisième année consécutive. En outre, il permet de confirmer le calendrier des lancements à venir et un responsable de la NASDA a annoncé un vol en janvier ou février 2002. "Le deuxième vol avec charge utile sera très important parce qu'il comportera des modifications techniques notamment sur les turbo-pompes. Le troisième sera crucial car il transportera le satellite ADEOS, un gros satellite d'observation de la terre très international avec des instruments français, américains. A plus long terme, l'un des principaux objectifs du programme japonais est le lancement en 2003 d'un satellite d'observation optique et radar IGS (Information gathering satellite), un projet stratégique décidé après le survol du Japon par un missile balistique nord-coréen en août 1998. Si le programme reprend son envol, cela signifie aussi, selon l'expert français, que le projet Hope X de navette spatiale sans équipage actuellement en suspens, pourrait être débloqué à condition que les chercheurs obtiennent des financements suffisants. Avec un coût de lancement réduit à 70.81 millions de $ ( 64,4 millions d'euros), et diminué de moitié par rapport à celui du lanceur précédent, la NASDA souligne que cette nouvelle fusée sera beaucoup plus compétitive que ses précédentes versions. Mais ShuichiroYamanouchi précise que le Japon ne doit pas se laisser griser par ce succès. "Ce n'est qu'un premier pas et la route vers le succès est encore longue, surtout quand on connaît la position dominante de l'Europe qui détient plus de 50 pour cent du marché," a-t-il souligné.

Brève rédigée par @RT Flash

NYT :

http://www.nytimes.com/reuters/world/international/space-japan-rocket.html?

^ Haut
Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Le cerveau aurait la capacité de se régénérer à partir de ses propres cellules-souches
Samedi, 01/09/2001 - 00:00

Des chercheurs australiens de l'Institut de recherche médicale Walter et Eliza Hall à Melbourne viennent de découvrir que le cerveau possède la capacité de produire lui même de nouveaux neurones grâce à ses cellules-souches. Dirigé par Dr Perry Bartlett, l'équipe scientifique a réussi à l'isoler, dans le cerveau de souris, les cellules-souches qui peuvent produire de nouvelles cellules nerveuses. Cette découverte ouvre la perspective de restaurer, sans transplantation de cellules externes, les fonctions cérébrales pour des personnes victimes de lésions du cerveau provoquées par des maladies neurodégénératives. Jusqu'à présent, la recherche sur les cellules-souches s'etait concentrée sur l'utilisation des cellules-souches embryonnaires. Il y a neuf ans, la même équipe avait déjà démontré que le cerveau d'adulte contient de minuscules quantités de cellules-souches neuronales. Toutefois les propriétés et la localisation exact de ces cellules-souches dans le cerveau demeuraient un mystère. Mais les chercheurs australiens ont mis au point un nouveau procédé qui permet l'identification et la localisation de ces cellules. Ces recherches démontrent que les cellules-souches d'adulte ont la capacité de se transformer en différents types de tissu, comme les cellules embryonnaires. Le Professeur Bartlett indique qu'une cellule-souche d'un cerveau d'adulte pourrait produire des dizaines de milliers de nouvelles cellules nerveuses. La prochaine étape de ces recherches sera de trouver des médicaments pouvant stimuler ce processus normal afin que le cerveau puisse lui même réparer des dommages provoqués par des accidents vasculaires ou des maladies telles qu'Alzheimer, ou Parkinson. Il y a trois ans, une autre équipe avait découvert que les cellules-souches du cerveau des souris pouvaient se transformer en cellules sanguines. D'autres études ont montré différents types de cellules-souches d'adulte, présentes dans le sang la peau, pouvaient se transformer en cellules graisseuses, musculaires ou nerveuses. Mais il y avait débat entre les chercheurs car certains pensaient que ces observations étaient en fait provoquées par une contamination de cellules externes. Cette découverte australienne lève le doute et démontre qu'une cellule-souche du cerveau possède la capacité de se transformer en une cellule musculaire. Cette découverte est d'autant plus importante qu'elle permet d'espérer à terme la fin du recours aux cellules-souches d'embryons qui pose de graves problèmes éthiques.

Brève rédigée par @RT Flash

Sydney Morning Herald :

http://www.smh.com.au/news/0108/16/national/national102.html

Walter and Eliza Hall Institute of Research :

http://www.wehi.edu.au/information/press/16aug01.html

Nature :

http://www.nature.com/nature/links/010816/010816-1.html

Greffe de cellules souches humaines dans le foetus de singes
Samedi, 01/09/2001 - 00:00

L'équipe, dirigée par le professeur Evan Snyder, de l'école médicale de Harvard, à Boston, a prélevé ces cellules souches dans une région donnée du cerveau d'un foetus humain, avorté à l'âge de 15 semaines. Elle les a ensuite mis en culture avant de les marquer biologiquement pour les identifier ultérieurement. Les chercheurs ont injecté près de 20 millions de ces cellules dans le cerveau de trois femelles gestantes. A la 17e semaine de gestation, les trois nouveaux-nés, délivrés par césarienne, ont été sacrifiés. Les scientifiques ont disséqué leur cerveau et analysé leurs tissus cérébraux. Le professeur Synder a découvert que les cellules souches s'étaient très bien intégrées à leur nouvel environnement. En cinq semaines, une partie des cellules humaines avait migré jusqu'au système nerveux central du foetus du singe. Certaines s'étaient transformées en neurones, d'autres en cellules nourricières. Les chercheurs estiment avoir apporté de nouveaux éléments dans le rôle et la place des cellules souches, au niveau cérébral. Ces recherches sont une nouvelle démonstration de l'étonnante plasticité d'un organe que l'on pensait depuis le début de la neurologie incapable de régénération. Cette expérience confirme le rôle des cellules-souches dans la physiologie du développement cérébral. Les chercheurs soulignent aussi que cette expérience laisse entrevoir des perspectives inattendues de traitement in utero de certaines affections neurologiques dès lors que ces dernières auraient été diagnostiquées avant la naissance de l'enfant. Ils avancent encore qu'un tel procédé pourrait aller jusqu'à s'appliquer au traitement "préventif" d'affections neurodégénératives comme les maladies de Parkinson, d'Huntington ou d'Alzheimer. Pour le docteur Curt R. Freed (université du Colorado, Denver), de nombreux travaux de recherche devront encore être menés, notamment sur des singes souffrant de pathologies neurodégénératives équivalentes aux affections humaines, avant que l'on puisse passer aux premières expérimentations sur l'homme ou sur l'embryon humain. Il estime pourtant que, dans l'avenir, une maladie aussi complexe que l'autisme pourra être soignée in utero à partir de ce nouvel outil thérapeutique.

Cybersciences :

http://www.cybersciences.com/Cyber/3.0/N2420.asp

Science du 27-07-01 :

http://www.sciencemag.org/content/vol293/issue5530/index.shtml

Une source prometteuse de cellules souches
Samedi, 01/09/2001 - 00:00

L'équipe de l'Institut neurologique de Montréal (INM) de l'Université McGill, dirigée par le Docteur Freda Miller, a constaté que les cellules souches de la peau, programmées pour générer des cellules cutanées exclusivement, peuvent être transformées afin de donner naissance à des neurones ou à des cellules musculaires, selon les besoins. " Nous estimons que notre découverte est très importante car nous avons identifié une nouvelle cellule souche très intéressante provenant d'une source non controversée et qui semble très prometteuse pour la recherche scientifique et thérapeutique ", s'est réjoui le Docteur Miller. Les scientifiques ont isolé des cellules souches du derme de souris adultes. Ils les ont mises en culture et ont constaté que ces dernières se multiplient au contact d'éléments nutritifs ou facteurs de croissance. Ces cellules donnent ensuite naissance à différentes sortes de cellules et notamment des neurones. " Les précurseurs dérivés de la peau constituent des nouvelles cellules souches pluripotentes (polyvalentes), moins influençables que d'autres cellules souches adultes. Elles peuvent se différencier et donner divers types de cellules embryonnaires et être mises en culture durant un an sans perdre leur capacité. ", affirme le Docteur Miller. Les recherches effectuées jusqu'à présent ont été publiées dans Nature Cell Biology. Les chercheurs doivent encore implanter ces cellules souches de la peau dans le cerveau de souris et observer si elles prolifèrent et remplacent les cellules lésées. Selon la biologiste, comme les cellules introduites dans le patient sont ses propres cellules, elles pourront générer des cellules neurales endommagées par une lésion de la moelle épinière ou par la maladie de Parkinson, sans risque de complications, comme c'est le cas avec une greffe de donneur. Ce qui donne bon espoir aux scientifiques de l'INM de découvrir l'impressionnante versatilité des cellules souches afin d'obtenir un traitement pour les maladies neurales.

Eurekalert :

http://www.eurekalert.org/pub_releases/2001-08/mu-sin081301.php

Nature Cell Biology :

http://www.nature.com/cgi-taf/dynapage.taf?file=/ncb/journal/v3/n8/index.html

Réparer le cerveau endommagé par Alzheimer
Samedi, 01/09/2001 - 00:00

Les cellules du cerveau apparemment mortes auraient été ramenées à la vie par une équipe de chercheurs anglo-américains. En effet, en injectant directement dans le cerveau de souris des facteurs de croissance du tissu nerveux (NGF), Jonathan Cooper, du collège royal de Londres, et William Mobley de l'Université de Stanford (Etats-Unis), ont fait revivre des neurones détruits par la maladie d'Alzheimer, selon une étude publiée dans les Proceedings of the National Academy of Science. Pour leurs travaux les deux chercheurs ont utilisé comme modèle des souris atteintes du syndrome de Down. La plupart des patients atteints par cette pathologie développent relativement jeunes les symptômes de la maladie d'Alzheimer.En observant chez les animaux la progression du mal, les scientifiques ont montré que, bien que l'hippocampe continue à produire des NGF, les cellules clés situées à proximité de l'hypothalamus, siège de la mémoire, sont détruites. Ils ont ainsi découvert l'existence d'un barrage qui empêche les facteurs de croissance d'atteindre ce secteur du cerveau. En passant outre cette barrière, Cooper a injecté directement les facteurs de croissance dans le liquide cérébral. A sa grande surprise, non seulement les neurones abîmés auraient été réparés, mais leur nombre aurait été restauré, même chez les souris les plus atteintes. Les deux chercheurs espèrent maintenant découvrir le mécanisme responsable du barrage. Mais pour l'instant, ils n'ont pas encore assez de recul pour observer les effets de cette thérapie sur les souris et prévoir les résultats d'un tel traitement sur l'homme. Cependant, c'est la première fois qu'un traitement potentiel pourrait guérir la maladie.

Sciences&Avenir : http://quotidien.nouvelobs.com/

Proceedings of the National Academy of Science du 14-08-2001 :

http://www.pnas.org/cgi/content/abstract/181219298v1

Un vaccin à l'essai contre la maladie d'Alzheimer
Samedi, 01/09/2001 - 00:00

Des scientifiques de l'École de médecine de l'Université de New York expérimentent un vaccin contre la maladie d'Alzheimer. Ils d'abord modifié génétiquement des souris pour leur faire porter le gène humain responsable de la maladie d'Alzheimer. Puis ils leur ont injecté le vaccin. Ce nouveau vaccin est fabriqué selon le modèle de la protéine béta-amélyoïde qui commande la formation de plaques dont l'accumulation dans le cerveau est à l'origine de la maladie d'Alzheimer. Injecté chez des souris de 11 mois, il a permis en sept mois de réduire le volume des plaques de 89% dans le cortex et de 81% dans l'hippocampe. Il a également réduit la présence de la protéine béta- amélyoïde de 57%. La maladie d'Alzheimer est causée par la dégénérescence des neurones qui interviennent dans la mémoire et les fonctions intellectuelles. Elle laisse les personnes dans un état de déchéance physique et mentale associé à une perte de l'autonomie. Cette maladie s'attaque aux personnes septuagénaires mais elle n'est pas liée à l'âge. Avec l'âge, la capacité à encoder, stocker et à récupérer les informations se modifient. Dans la maladie d'Alzheimer, les troubles de la mémoire constituent le premier symptôme. Cependant, par rapport au vieillissement normal, ces troubles de la mémoire sont de nature différente et plus importants. Selon le Professeur Wisniewski, qui publie les résultats des recherches dans la revue The American Journal of Pathology, ce vaccin donne bon espoir de guérir un jour la maladie d'Alzheimer. Des essais sur l'homme pourraient débuter dans un an.

The American Journal of Pathology : http://ajp.amjpathol.org/

Sclérose en plaques, la première greffe !
Samedi, 01/09/2001 - 00:00

La première greffe humaine de cellules nerveuses spécialisées a été réalisée le 17 juillet sur une femme de 53 ans atteinte de sclérose en plaques par des neurochirurgiens de l'école de médecine de Yale (Etats-Unis) dirigés par Timothy Vollmer. L'objectif reconstituer les gaines de myéline qui entourent les cellules nerveuses du cerveau. Chez les patients atteints de sclérose en plaques, le système immunitaire attaque et détruit ces gaines entraînant de graves dégâts neurologiques comme la perte de mémoire et une très grande faiblesse musculaire. La myéline est un isolant nécessaire à la transmission du signal nerveux. Les études faites sur des rats ont montré qu'il était possible de recréer des gaines de myéline en injectant des cellules de Schwann au niveau du cerveau et de la moelle épinière. Devant ces résultats concluants, Timothy Vollmer a eu l'autorisation de lancer les premiers tests cliniques. Il a donc injecté dans le cerveau d'une volontaire des cellules de Schwann provenant des nerfs de sa cheville. Pour l'instant, la patiente se porte bien. D'ici à six mois, les médecins feront une biopsie cérébrale pour voir comment évolue la greffe et si des gaines de myélines se sont reformées. Dans un peu moins d'un mois, deux autres patients devraient subir la même opération. Si les résultats de ces différentes expériences sont satisfaisants la deuxième phase d'essais devrait commencer.

Sciences&Avenir :

http://quotidien.sciencesetavenir.com/sci_20010725.OBS6813.html

Département de Neurochirurgie de l'Ecole de Médecine de Yale :

http://info.med.yale.edu/neurosur/

Vers un nouveau traitement des maladies à prion
Samedi, 01/09/2001 - 00:00

Des chercheurs de l'Université de Californie à San Francisco viennent de montrer que deux médicaments connus sont capables de traiter efficacement des cellules de souris infectées par des prions. Les chercheurs espèrent débuter les premiers essais cliniques avant la fin de l'année. Cette découverte a été publiée dans la revue scientifique Proceedings of the National Academy of Sciences. Le principal auteur de cette publication est Carsten Korth qui travaille actuellement dans le laboratoire dirigé par Stanley Prusiner, prix Nobel de physiologie/médecine en 1997 pour ces travaux sur les protéines prions. D'après ce groupe de recherche, deux molécules présentent aujourd'hui un intérêt particulier pour le traitement des maladies à prions, comme la nouvelle variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob. La première de ces molécules est la quinacrine, un médicament actuellement approuvé contre le paludisme et d'autres infections parasitaires. L'autre molécule est la chlorpromazine, un principe actif utilisé pour traiter la schizophrénie et d'autres troubles psychotiques. Carsten Korth et ses collaborateurs estiment que des essais cliniques sur ces deux molécules dans le traitement des maladies à prions doivent être initiés dans les meilleurs délais. En effet, elles ont donné de très bonnes réponses sur un modèlecellulaire de l'infection par les protéines prions et l'ont sait de plus qu'elles franchissent la barrière hémato-encéphalique sans difficulté particulière. Toutefois, les chercheurs tiennent à rester prudents et rappellent que malgré les bons résultats obtenus sur leur modèle cellulaire qu'ils considèrent valide, on ne sait pas quel sera l'effet sur les malades. Mais en considérant l'évolution fatale de la maladie, les essais cliniques doivent être entrepris dès que possible. Pour leur recherche, les scientifiques ont étudié des cellules de neuroblastome de souris infectées par des prions. La quinacrine et la chlorpromazine ont inhibé la conversion des protéines prions normales en protéines prions anormales. Après arrêt du traitement, aucun signe de reprise de l'infection n'a été observé pendant trois semaines, délai à partir duquel les chercheurs estiment que les cellules sont "guéries". Le mécanisme d'action de ces molécules contre les prions pathogènes est mal connu. Les chercheurs ont montré qu'elles ne semblent pas interagir directement sur les prions pathogènes. Stanley Prusiner a également noté que les implications de ces travaux ne s'arrêtent pas seulement aux maladies à prions mais concernent également d'autres maladies neurodégénératives qui semblent dues à une conformation anormale de certaines protéines : maladie d'Huntington, Alzheimer, Parkinson. NYT :

http://www.nytimes.com/2001/08/14/health/anatomy/14PRIO.html

PNAS :

http://www.pnas.org/

La France et l'Allemagne prennent une initiative commune pour faire interdire le clonage humain
Samedi, 01/09/2001 - 00:00

Le 21 juin dernier, la France et l'Allemagne avaient décidé de prendre une initiative immédiate sur la question particulière du clonage reproductif de l'être humain, afin de faire consacrer son caractère inacceptable et contraire à la dignité humaine, et d'inscrire son interdiction dans un instrument juridique universel. Les deux ministres des Affaires étrangères avaient annoncé l'intention de la France et de l'Allemagne de lancer une initiative commune dans ce but dans le cadre des Nations Unies. Le 7 août, les représentations permanentes de la France et de l'Allemagne ont saisi le Secrétaire Général des Nations unies de la demande d'introduction de cette question à l'ordre du jour de la 56ème session de l'Assemblée Générale des Nations unies qui s'ouvrira le mois prochain à New-York, afin que soit ouverte la négociation d'une convention universelle interdisant le clonage humain aux fins de reproduction. Il s'agit en effet d'une question qui intéresse l'humanité toute entière. L'ONU est donc le forum adéquat. Si l'évolution des sciences de la vie ouvre des perspectives très prometteuses pour l'amélioration de la santé des individus et de l'humanité, il convient également dès à présent, étant donné la rapidité de l'évolution de la science de prendre les mesures nécessaires afin d'éviter des dérives dangereuses et dont les conséquences pour l'humanité seraient imprévisibles. Cette convention devrait faire entrer dans le domaine du droit les principes affirmés par la ''déclaration universelle sur le génome humain et les droits de l'homme'' que l'UNESCO avait adoptée en 1997 et qui avait été entérinée le 9 décembre 1998 sur une initiative française. Ce texte constitue la référence majeure pour les débats en cours sur la bioéthique. Des institutions spécialisées, en particulier l'Organisation Mondiale de la Santé, de même que l'UNESCO, devraient également être appelées à coopérer à la réalisation de cette convention. De même, la négociation pourrait bénéficier, le moment venu, des travaux d'un groupe d'experts indépendants préconisé par la Commission des Droits de l'Homme pour donner suite à la déclaration de l'UNESCO. Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'Homme sera également impliquée.

France Diplomatie :

http://www.france.diplomatie.fr/actualite/article.asp?cat=1&th=0&ar=2435

Vaccin anti-cancer universel : une piste existe
Samedi, 01/09/2001 - 00:00

L'idée d'utiliser le principe de la vaccination pour combattre un cancer n'est pas neuve : c'est l'immunothérapie anti-cancer. Une des difficultés réside dans la grande variété des cancers existants : chercher une vaccination spécifique à chaque cancer serait trop long et trop coûteux. Les chercheurs s'orientent plutôt vers la mise au point d'un vaccin universel, applicable à tous les types de cancers. La télomérase constitue une piste très prometteuse. Le principe de l'immunothérapie anti-cancer est simple. Il s'agit de considérer la cellule cancéreuse comme un germe, un corps étranger. Il convient alors de rechercher un antigène exprimé à la surface de la cellule cancéreuse et de fabriquer un anticorps qui la reconnaîtrait et qui serait capable de la combattre. Cet anticorps sera contenu dans le vaccin. Des chercheurs américains de Caroline du Nord ont identifié le composant polypeptide TERT de la télomérase, exprimé par la majorité des cancers. Ils l'ont choisi comme antigène à la base de la composition d'un vaccin. Leur étude publiée dans "Nature Medecine" est prometteuse : l'utilisation de TERT dans la composition d'un vaccin a induit une immunité contre divers cancers, aussi bien chez la souris que sur des cultures de cellules humaines. Malgré ces bons résultats, cette immunité ne semble pas optimale : l'inclusion d'autres antigènes améliorerait nettement la réponse immunitaire induite par la vaccination. Ces résultats sont fort prometteurs, incitant à poursuivre les recherches dans le domaine de l'immunothérapie anti-cancéreuse. Cependant, ces recherches sont encore à leur début, sans applications cliniques praticables sur l'homme immédiatement.

Csanté : http://www.csante.com/

Un nouveau type de traitement contre le cancer
Samedi, 01/09/2001 - 00:00

Des chercheurs israéliens travaillent actuellement sur un nouveau type de traitement contre le cancer, moins difficile à supporter pour le malade que la chimiothérapie. L'Université hébraïque de Jérusalem a annoncé lundi que ses chercheurs avaient mis au point une technique qui ''endort'' le cancer, bloquant la prolifération des cellules cancéreuses. Ce traitement serait beaucoup moins destructeur pour le patient que la traditionnelle chimiothérapie, dans laquelle des doses élevées de produits toxiques ''détruisent des cellules saines ainsi que des cellules cancéreuses''. Le professeur Eitan Yefenof et son équipe ont testé leur découverte sur des souris, en leurs inoculant des cellules cancéreuses de la prostate. Les souris ont ensuite été traitées avec des anticorps qui bloquent la division des cellules cancéreuses. Le cancer n'est pas détruit, mais le processus ''gelé''. Les souris sont restées en bonne santé pendant toute la durée de ce traitement, ajoute l'Université, qui précise que des essais cliniques doivent désormais être menés sur des humains.

AP : http://fr.news.yahoo.com/010806/5/1inh8.html

Une nouvelle voie de recherche sur la leucémie aiguë myéloblastique
Samedi, 01/09/2001 - 00:00

Les chercheurs du Johns Hopkins Oncology Center dans le Maryland (Etats-Unis) ont découvert une nouvelle voie possible de traitement pour une des leucémies de l'adulte les plus mortelles, la leucémie aiguë myéloblastique (LAM). Ce type de cancer se caractérise par l'absence de maturation et la multiplication incontrôlée des cellules myéloïdes dans le sang et dans la moelle osseuse. Dans 40% des cas on retrouve une mutation du gène codant pour un ligand FLT3. Cette mutation est associée à une maladie plus agressive et plus difficilement curable. En effet, les thérapies déjà existantes, comme la chimiothérapie, ne sont efficaces que sur 10 % des patients présentant cette mutation. La protéine FLT3 joue, dans les cellules normales, un rôle dans la maturation cellulaire. Si son gène est modifié, il en découle une croissance anormale de la cellule. Les scientifiques américains ont montré qu'un traitement, qui ciblerait et bloquerait le gène, augmenterait significativement le potentiel de guérison des patients. Pour leur étude, les scientifiques ont testé in vitro, sur des cellules de 23 malades, une molécule AG1295 qui interfère avec le signal de FLT3 anormal. Résultat positif : le composé entraîne la mort des cellules. Les chercheurs n'en sont toutefois qu'à des travaux préliminaires et aucun essai n'a été effectué in vivo chez l'animal ou l'humain.

Johns Hopkins Oncology Center :

http://www.hopkinscancercenter.org/news/latest.cfm

Un super-anticancéreux à l'essai
Samedi, 01/09/2001 - 00:00

Des scientifiques anglais travaillent sur une nouvelle molécule anti-cancéreuse qui détruit rapidement les tumeurs sans effets secondaires. Des essais préliminaires en laboratoire ont produit des résultats très encourageants. Le Professeur Gerry Potter et son équipe de l'Université de Leicester soulignent que quelques grammes de cette substance peuvent presque supprimer une tumeurs en seulement 24 heures. Ce médicament est 10,000 fois plus toxiques pour les cellules malignes que pour les cellules saines. Les chercheurs espèrent évaluer ce nouveau médicament sur des patients incurables au cours des cinq prochaines années. Ce médicament, qui pourrait prendre la forme de simples comprimés, devient toxique uniquement quand il entre en contact avec une enzyme présente seulement dans des cellules cancéreuses. Cette enzyme active alors ce médicament pour que les cellules cancéreuses soient détruites mais les cellules saines avoisinantes restent préservées. La chimiothérapie conventionnelle attaque indistinctement cellules malignes et saines causant des effets secondaires sérieux. Le professeur Potter précise : " à présent, à la lumière de ce que nous avons découvert, je crois pour la première fois que tous les cancers peuvent être vaincus". Dans les essais en laboratoire ce médicament s'est avérée être efficace contre 95 % des cellules cancéreuses et contre des tumeurs résistantes à toutes autres formes de traitement. Il s'avère particulièrement efficace contre les tumeurs du sein, du poumon, de l'estomac et du cerveau. Le professeur Potter souligne que les traitements de chimiothérapie classiques sont au mieux seulement deux fois plus toxiques pour les cellules cancéreuses que pour les cellules saines ce qui limite évidemment les quantités administrables. En revanche ce problème n'existe pas avec ce médicament 10 000 fois plus toxiques pour les cellules cancéreuses. 5 à 10 ans seront cependant nécessaires pour réaliser toutes les études cliniques d'évaluation et mettre ce médicament sur le marché.

Brève rédigée par @RT Flash

BBC :

http://news.bbc.co.uk/hi/english/health/newsid_1460000/1460757.stm

Journal Britannique du Cancer : http://www.bmj.org/

Une nouvelle famille d'antibiotiques contre les bactéries multirésistantes
Samedi, 01/09/2001 - 00:00

Des chercheurs californiens ont mis au point des composés antibiotiques d'un type nouveau et qui se sont révélés particulièrement efficaces sur des souches de staphylocoques dorés résistants à la méthicilline. Le mode d'action original de ces peptides synthétiques paraît être une solution particulièrement intéressante au problème des multirésistances. Cette nouvelle classe d'antibiotiques est décrite dans le numéro du 26 juillet de la revue Nature par Sara Fernandez-Lopez et des collaborateurs du Scripps Research Institute en Californie. Ce groupe de recherche a synthétisé des peptides cycliques composés de six à huit résidus. Ces anneaux peptidiques ont la propriété de s'auto-assembler en s'empilant les uns sur les autres pour former des tubes à la surface des membranes bactériennes. Leur mécanisme d'action est relativement simple. Ces "nanotubes auto-assemblables" déstabilisent la membrane bactérienne en augmentant sa perméabilité et en faisant s'effondrer le potentiel transmembranaire. La mort de la bactérie est alors très rapide. Ces composés ont été particulièrement efficaces pour traiter des souris infectées par une souche de Staphylococcus aureus résistante à la méthicilline, ajoutent les chercheurs. Ces composés en anneaux présentent plusieurs avantages : leur action est rapide, ils sont stables in vivo et faciles à synthétiser. De plus, ils n'interagissent pas avec une cible précise, ce qui peut limiter le risque d'apparition de résistance tout en ayant une action sur plusieurs espèces de bactéries pathogènes.

Nature :

http://www.nature.com/nlink/v412/n6845/abs/412452a0_fs.html

Le thé noir efficace contre les maladies cardio-vasculaires
Samedi, 01/09/2001 - 00:00

Qu'il soit vert ou noir, ce qui caractérise le thé c'est sa richesse en flavonoïdes. Or ces derniers exercent une puissante activité anti-oxydante. Laquelle protège contre les maladies cardio-vasculaires, réduit la glycémie et préviendrait les troubles liés au vieillissement. Autant d'effets bénéfiques apparemment liés à la présence de catéchines dans le thé vert. Le suivi pendant 10 ans de 806 hommes âgés en moyenne de 71 ans au début de l'étude, a démontré que ces catéchines permettaient de diviser par deux le risque d'accident cardiaque ! Suivis et examinés de façon approfondie, tous ces sujets ont dû se plier à des examens médicaux à dix ans d'intervalle. Un taux élevé de catéchines, attribué pour 87% à la consommation de thé vert, est également associé à une bonne hygiène de vie. Non-fumeurs en majorité, ces volontaires étaient gros consommateurs de fruits et légumes et pratiquaient une activité physique régulière. Après dix ans de suivi, 374 hommes étaient décédés, dont 90 par accident cardiaque et 47 par accident vasculaire cérébral. Ceux qui avaient le taux de catéchines le plus élevé ont aussi présenté la plus faible mortalité, après ajustement de facteurs tels que l'âge. Les auteurs estiment ainsi que les catéchines protégeraient contre l'excès de cholestérol. Alors n'hésitez pas à boire du thé noir...

American Journal of Clinical Nutrition, 24 juillet 2001 :

http://intl.ajcn.org/

L'infirmière "bionique" d'ici deux ans dans les hôpitaux
Samedi, 01/09/2001 - 00:00

Finis les tours de reins dont souffrent les infirmières lorsqu'elle prodigue des soins à leurs patients. Un costume bionique, mis au point par un institut de technologie japonais, devrait bientôt leur permettre de tourner et retourner leurs patients sans le moindre effort. L'infirmière sera bardée de capteurs, au niveau des principaux groupes musculaires, qui, reliés à un ordinateur, détermineront la force nécessaire pour soulever une personne, peut-on lire dans la dernière livraison de la revue New Scientist. Les premiers tests réalisés avec le concours d'une infirmière de 64kg ont permis à la jeune femme de soulever un patient de 70kg. Lors de l'effort, les capteurs envoient les données à un mini-ordinateur qui actionne une série de soufflets produisant l'air comprimé nécessaire au mouvement, explique la revue. Les "assistants" placés sur les genoux, les coudes et les hanches permettent de manipuler les patients à l'aide des seuls avant-bras, tout en renforçant l'appui des jambes et du dos. Une version commerciale du procédé sera proposée d'ici deux ans au tarif de 1.200 livres (environ 12.000 francs).

Reuters : http://fr.news.yahoo.com/010725/85/1hpaq.html

Une signature génétique pour les voitures
Samedi, 01/09/2001 - 00:00

La start-up allemande Informium va proposer aux fabricants de voiture d'intégrer ses "numéros de série moléculaires" à la peinture qui recouvre les véhicules. Si le système est généralisé, on pourra identifier non seulement le modèle, mais le propriétaire d'une voiture à partir d'un éclat de peinture microscopique. Le principe de la signature moléculaire permet d'agencer une molécule d'ADN d'une certaine façon, puis à la multiplier. On peut ensuite s'en servir pour "marquer" une substance, comme un polluant ou du vin. Informium affirme pouvoir coder jusqu'à quatre milliards de numéros différents.

ADIT : http://www.adit.fr/adit_edition/index.html

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