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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 326
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 02 Mars 2005
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Egalement dans ce numéro
TIC
L'ordissimo, un ordinateur à la portée de tous
Jeux interactifs : un nouveau système sans fils ni manettes présenté à Cannes
Le Human Area Networks va transformer le corps humain en vecteur communicant
Sony mise sur le mobile-Walkman
RFID : seconde génération
Matière
Le Salon de l'agriculture consacre l'essor des biocarburants
Espace
Le Japon réussit le lancement de sa fusée H-2A et affirme ses ambitions spatiales
Une galaxie "sombre" découverte
Un partie de la "masse manquante" de l'univers peut-être identifiée
Vivant
Thérapie génique pour muscles malades par intraveineuse
Vaccin thérapeutique contre le Sida : résultats encourageants
Une nouvelle arme contre le cancer
Le coeur se livre au scanner du futur
Les tests d'analyse de la salive se généralisent
Une puce permettant les diagnostics médicaux rapides
Des chercheurs suisses découvrent les «cellules traîtres» de la sclérose en plaques
Homme
Le "fossé numérique" diminue vite, selon la Banque mondiale
Le Japon va tester le téléphone-ticket de transport
Recherche
Voiture hybride ou électrique : le véhicule propre a le vent en poupe
Edito
Nos mobiles vont devenir le moteur de la société numérique



Après l'arrivée de la 3G, la téléphonie mobile aura accès d'ici la fin 2005, à la HSDPA, ou "High-Speed Dowlink Packet Access". Cette technologie doit permettre aux réseaux d'être quatre fois plus rapides qu'ils ne le sont avec la 3G, offrant des débits compris entre 9 et 14 Mbits/s ! Parallèlement, les services mobiles accélèrent leur mutation vers le protocole SIP (Session Initiation Protocol) et l'architecture IMS (IP Multimedia Subsystem) », qui constituent le nouveau cadre technologique de tous les services multimédias mobiles innovants. Parmi ces services, la musique à la demande, mais aussi les jeux, la vidéo ainsi que les "blogs" et autres "chats". Musiwave, une société française, illustre la percée du secteur de la musique sur les téléphones portables dont l'avenir, selon les spécialistes, est très prometteur. Musiwave vend des sonneries de téléphone - un secteur très rentable qui, uniquement pour la Corée, a généré un milliard de dollars de revenus en 2004 - mais a aussi mis au point une plate-forme de téléchargement de morceaux de musique, directement accessible depuis le téléphone portable. Le Mobile Entertainment Forum (MEF) qui regroupe plus de 70 sociétés du secteur du divertissement ainsi que les principaux opérateurs comme Orange ou Vodafone est tout aussi optimiste.

Il prévoit un chiffre d'affaires de 27 milliards de dollars pour le secteur du divertissement en 2008. Fin 2005, le secteur de la musique devrait tirer 10 % de ses revenus des télécommunications. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si Sony Ericsson va commercialiser dans quelques semaines son premier mobile-Walkman qui pourra transférer facilement des morceaux de musique depuis le PC et ultérieurement permettre à ses utilisateurs d'acheter directement de la musique en ligne. (voir article dans la rubrique « Information&Communication de ce numéro).

Après le son, l'image. Siemens présente un service de « Photo Talk », c'est-à-dire l'envoi en temps réel de photos prises avec un téléphone mobile par les correspondants d'une conférence réalisée en « push to talk ». L'équipementier allemand développe également un service de dialogue en direct à plusieurs (« multi chat »), inspiré des messageries instantanées. La vidéo et la télévision sur mobile sont également promises à un bel avenir grâce à l'arrivée de la norme européenne de diffusion DVB-H, attendue pour 2006. Cette technologie permettra aux utilisateurs d'accéder intégralement à une soixantaine de chaînes différentes et les abonnés pourront y passer des heures sans pour autant saturer le réseau. Les nouveaux combinés qui permettront d'accéder à cette télévision numérique utiliseront à la fois les infrastructures des opérateurs de télévision et celles des opérateurs mobiles.

Nokia a annoncé qu'il lancerait un tel appareil l'année prochaine, basé sur le standard européen de diffusion vidéo numérique DVB-H. L'équipementier Alcatel a promis une offre "triple play" (texte, voix, vidéo) sur les téléphones portables. L'opérateur français Orange mène des expériences de télévision en temps réel sur téléphones portables. Associé à France Télécom, Alcatel a également conçu eConf, un logiciel qui centralise sur un serveur les messages vidéo envoyés depuis un mobile 3G et les transfère ensuite, au choix de l'utilisateur, vers un blog, un visiophone fixe ou une adresse électronique. Alcatel a, en outre, fourni la technologie du service « StreamMan » de Sony. L'idée est de gérer une discothèque numérique personnelle via le réseau cellulaire, en recevant en direct ou en téléchargeant à la demande la musique de son choix, sur le terminal de son choix : PC, téléphone mobile. Alcatel a enfin présenté des démonstrations d'AGPS, ou GPA Assisté.

Ce standard, en cours de normalisation sous le nom d'OMA, devrait être finalisé dans les mois qui viennent. Equipements et téléphones de différents constructeurs seront donc inter opérables. L'idée est simple : intégrer une puce AGPS au sein d'un téléphone GPRS ou UMTS, de manière à faire baisser sensiblement les coûts d'équipement et donc favoriser l'essor de la navigation pour le grand public.» Le GPS assisté combine le meilleur de deux techniques complémentaires de localisation, celle des réseaux mobiles (Cell ID, EOTD...) et le GPS américain (qui repose sur les signaux émis par un ensemble de satellites). Comme les serveurs connaissent en temps réel le positionnement des satellites GPS, le téléphone n'a pas à scanner toutes les fréquences. Avantage : une session GPS est initiée en 10 à 30 secondes et non plus en quelques minutes, un des défauts du GPS. Mais l'AGPS présente une autre avancée, celle de maintenir la localisation de l'appareil, même là où le signal des satellites GPS ne passe plus : à l'intérieur d'un bâtiment, dans un parking, sous un tunnel, sous réserve de couverture du réseau mobile bien entendu.

Les serveurs AGPS de l'opérateur mobile prennent alors le relais et maintiennent le flux d'information. Selon Alcatel, l'AGPS rendra aussi la localisation du terminal plus efficace, le constructeur promettant une précision de 5 à 20 mètres. L'AGPS devrait enfin permettre à la géolocalisation de devenir un véritable marché de masse alors que, jusqu'à présent, les services de géolocalisation sont peu répandus, soit du fait de technologies peu adaptées (les réseaux mobiles), soit du fait des coûts (achats de terminaux dédiés ou de PDA intégrant une puce GPS).

Autre application en projet chez Nokia Ventures : la création d'une passerelle entre un mobile et un micro-ordinateur pour des services de conférence voix et données. Depuis un PC « maître », un professionnel pourrait ainsi commenter en direct à son collègue une présentation. Le défilement des diapositives, mais aussi l'emplacement du pointeur de la souris, sont synchronisés et reproduits à l'identique en seulement quelques fractions de seconde sur le terminal mobile vers lequel a été transféré, au préalable, le document.

Autre secteur prometteur, les services dits "communautaires" comme les "chats" ou les "blogs". Ces journaux intimes sont désormais accessibles sur des téléphones 3G. Agrémentés de photos ou d'images, ces textes ont besoin de haut débit pour être consultés confortablement. Très appréciés des adolescents, les "blogs" mais surtout les "chats" génèrent un énorme trafic, une manne pour les opérateurs. Chaque jour, ces chats génèrent en France l'envoi de plus de 3,5 millions de messages. Les ados qui participent à ces conversations en ligne envoient une moyenne de 90 messages par mois, soit un budget d'environ 50 euros.

Enfin, dernière innovation, mais non la moindre, STMicroelectronics NV, en collaboration avec le fournisseur de services téléphoniques mobiles Orange et la société spécialisée dans la sécurité logicielle Trusted Logic, ont présenté à Cannes le paiement via le téléphone portable ainsi que la gestion des droits numériques et les signatures électroniques. Ce système permet à un utilisateur de saisir un code PIN sur son téléphone portable. Ce code est traité sur la carte SIM du téléphone, permettant le transfert des informations relatives au paiement au terminal d'un point de vente fournisseur pour concrétiser l'achat. Tous ces nouveaux services multimédia sur mobile vont prendre une nouvelle dimension avec l'arrivée prochaine du très haut débit mobile, via le HSDPA (jusqu'à 2 Mbit/s sur un mobile) qui a été présenté à Cannes.

Alors que les premiers réseaux 3G comme celui d'Orange ou de SFR sont à peine opérationnels, les équipementiers sont déjà en train de préparer le déploiement de HSDPA, une évolution de la 3G qui permettra de doper le débit par l'utilisation d'une station de base à 16 Mbit/s contre 2 Mbit/s aujourd'hui. Pour l'utilisateur, l'arrivée d'HSDPA devrait se traduire par des débits maximums en réception de l'ordre de 2 Mbit/s contre 384 Kbit/s aujourd'hui. La commercialisation des premières cartes 3G HSDPA devrait commencer fin 2005 pour les professionnels, et fin 2006 pour le grand public. Si l'on ajoute à ces nouveaux services multimédia et au très haut débit mobile 3G l'arrivée prochaine des micro-disques durs de grande capacité sur nos mobiles, et une autonomie de fonctionnement qui va être décuplée grâce aux mini piles à combustibles, on voit donc qu'avant la fin de cette décennie le mobile va devenir un véritable terminal numérique polyvalent et multimédia et une sorte d'extension naturelle et indispensable de nos ordinateurs de bureaux et de nos portables.

C'est d'ailleurs ce qu'a parfaitement compris la société japonaise NTT DoCoMo, le plus grand opérateur mobile nippon, qui continue à défricher de manière remarquable les nouveaux usages des TIC et tente de mieux évaluer les impacts sociaux profonds de ces nouvelles applications technologiques. Au cours d'une « discussion au coin du feu » qui s'est tenue lors de la principale session de ce salon mondial des mobiles de Cannes, M. Masao Nakamura, Président de NTT DoCoMo, a évoqué l'Institut sur la recherche sociale du mobile créé l'année dernière par sa société, en tant que centre précurseur en matière de mesure et d'amélioration des implications pour la société japonaise au sein de laquelle 85 millions (sur 125 millions) d'individus dépendent largement de la téléphonie mobile. L'objectif de ce centre est la recherche et développement sur l'impact des communications mobiles sur la vie humaine.

Il est très révélateur de voir à quel point NTT DoCoMo, le plus grand opérateur de téléphonie mobile, étudie avec soin les nouvelles tendances en matière d'utilisation du portable. Il est vrai que le mobile a profondément modifié la vie quotidienne des japonais et que le Japon est un véritable laboratoire où foisonnent les nouveaux usages sociaux des TIC. Au pays du soleil levant la 3 G connaît un succès inouï, avec 30 millions d'utilisateurs sur 85 millions d'abonnés au mobile. Parmi les applications et services qui font un tabac on trouve le téléchargement de clips vidéo et chansons sur le Net, l'envoi de courriels (bien avant le surf sur le Web), le paiement par mobile, les jeux en ligne, la géolocalisation, la visiophonie et la possibilité de regarder la télévision sur son mobile.

S'agissant de cette dernière application, l'étude sur la téléphonie de troisième génération réalisée par Carat TVMI confirme la tendance du marché. La société d'analyse a réalisé un panorama des services 3G dans le monde, avec un focus sur trois pays, la France, le Japon et la Corée du Sud. Principale conclusion de cette enquête : l'Internet mobile ne devrait se développer massivement qu'avec l'arrivée de la norme DVB-H qui permettra de distribuer de la vidéo en broadcasting. Mais au Japon, la TV sur mobile est déjà une réalité : l'opérateur MBCO - Mobile Broadcasting Corp. exploite le satellite géostationnaire MBSat, conçu spécialement pour diffuser des services de télévision mobile. Les programmes diffusés aux abonnés sont constitués d'une dizaine de canaux vidéo, d'une trentaine de programmes audio et d'une soixantaine de services de données (actualités, informations locales, horaires des transports en commun, météo, etc.).

L'ensemble de ces contenus est associé à un guide électronique de programmes qui facilite la navigation pour l'utilisateur (et permet notamment d'automatiser la recherche d'informations grâce à l'enregistrement de préférences au niveau du terminal de réception). Les contenus sont diffusés vers des terminaux vidéo personnels dédiés ainsi que des récepteurs installés à bord d'automobiles, mais aussi des modules PC Card à connecter à un ordinateur ou un assistant personnel. MBCO prévoit d'atteindre 1,5 million d'abonnés en trois ans et espère en compter 8 millions à l'horizon 2010.

Outre ces nouvelles fonctions multimédia, nos mobiles vont également devenir très rapidement de véritables télécommandes universelles que nous utiliserons couramment pour régler nos achats, piloter notre ordinateur, ouvrir notre porte de garage ou mettre sous alarme notre domicile et notre voiture. S'agissant du télépaiement, le premier opérateur de télécommunications mobiles japonais, NTT DoCoMo, la compagnie de transport ferroviaire nippone, JR East, et le géant de l'électronique Sony vont tester à partir de mars 2005 un service permettant de franchir les portiques de quai grâce au téléphone portable, ont-ils annoncé. Le système que les trois entreprises vont lancer s'appuie sur une puce qui, intégrée dans le téléphone portable, peut stocker les titres de transport et être lue à distance par un lecteur spécifique. Il suffira aux usagers d'effleurer les portiques équipés de ce lecteur avec leur téléphone portable pour payer leur trajet et accéder aux quais sur les nombreuses lignes de train de Tokyo intra-muros et de sa grande banlieue. Le lancement commercial du service aura lieu à compter de janvier 2006, ont précisé les trois entreprises.

Enfin, dernier domaine, mais non le moindre où nos mobiles sont promis à un avenir radieux, celui de la télésurveillance médicale. Demain nos mobiles enregistreront, traiteront et transmettront nos paramètres biologiques, permettant ainsi une surveillance médicale permanente et personnalisée qui deviendra un service irremplaçable en matière de prévention et d'intervention médicales. D'ici 2010, nos mobiles vont donc devenir les principaux vecteurs de l'économie numérique et de la société de l'information et nous devons très vite prendre toute la mesure de cette révolution techno-économique pour préparer notre avenir.

René Trégouët

Sénateur honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


TIC
Information et Communication
L'ordissimo, un ordinateur à la portée de tous
Jeudi, 03/03/2005 - 00:00

On pourrait croire aujourd'hui que l'informatique fait partie du quotidien de tout un chacun. Mais pour encore beaucoup de personnes, se mettre face à un ordinateur c'est faire un grand saut dans le vide. Comprendre le concept de "bureau", le "clic droit", les raccourcis clavier... Autant d'étapes fastidieuses pour quelqu'un qui voudrait juste pouvoir écrire, surfer et visualiser ses photos. La société française Substantiel a donc eu l'idée de concevoir un ordinateur ultra-accessible, l'Ordissimo, qu'elle estime être le plus simple au monde. Des efforts ont été faits à tous les niveaux. Ainsi du clavier, par exemple, qui permet d'avoir accès à tous les symboles ou à toutes les commandes utiles sans avoir à appuyer en même temps sur la touche Ctrl ou Alt Gr : deux touches permettent ainsi, directement, de copier et de coller. L'euro et le dollar ont chacun leur touche, les chiffres sont séparés des lettres accentuées et des parenthèses.

Vu qu'il ne sert à rien d'avoir un clavier simplifié pour gérer un système compliqué, l'Ordissimo ne fonctionne pas sous Windows mais sous un Linux personnalisé et accessible à l'extrême. Equipé de Firefox et de Thunderbird pour l'Internet, d'Open Office (compatible avec Word et Excel) pour la bureautique, il donne un accès rapide à chacune des applications. Et si l'utilisateur est perdu, une touche "accueil" sur le clavier le fait revenir directement sur une page claire lui donnant accès aux applications et aux services les plus courants. Cerise sur le gâteau : des touches Zoom pour lire plus confortablement une partie de ce qui est affiché sur l'écran. Pour Substantiel, il s'agit de proposer un "ordinateur sans informatique". L'unité centrale (avec son clavier) coûte 395 euros. Livré avec un écran plat 15" et une imprimante HP, son prix est de 770 euros. Substantiel propose en outre des formations et des installations Internet gratuites. Qui, après, peut avoir peur de s'y mettre ?

Ordissimo

Jeux interactifs : un nouveau système sans fils ni manettes présenté à Cannes
Jeudi, 03/03/2005 - 00:00

Les jeux interactifs viennent de s'adjoindre un nouveau système permettant de s'affranchir à la fois des manettes et des fils, qui a été présenté pour la première fois au grand public à Cannes où se tient jusqu'à dimanche le festival international des jeux. Baptisé "Bodypad", il permet au joueur de mimer entièrement le geste du personnage à l'écran. Coups de pied, coups de poings, feintes de corps sont immédiatement reproduits par le personnage numérique.

Pour une soixantaine d'euros, le joueur s'équipe de capteurs aux bras et aux jambes, de poignées et d'un clip ceinture. Une liaison radio permet de reproduire ses gestes. "C'est un accessoire adaptable à tous les jeux et à toutes les consoles", souligne Fabrice Poisblaud, directeur marketing de la société française BigBen Interactive qui le produit. La société qui a son siège à Lesquin (Nord), possède une unité de recherche et développement à Hong Kong. A l'occasion de ce festival qui fêtera l'an prochain son 20e anniversaire, les spécialistes se félicitent du succès grandissant des raccordements des particuliers sur le haut-débit (ADSL), moteur de la bonne santé de la profession.

Depuis cinq ans, le chiffre d'affaires mondial des jeux vidéo, soit 25,5 mds de dollars en 2003, tous genres confondus -internet et console- est supérieur à celui du cinéma, souligne Denis Durand, de la société Games-Fed. "Ce sont des enjeux financiers considérables", ajoute ce spécialiste, expliquant que la mise au point d'un jeu peut demander 5 ans de travail à une équipe de 50 personnes.

AFP

Le Human Area Networks va transformer le corps humain en vecteur communicant
Jeudi, 03/03/2005 - 00:00

Imaginez que lorsque vous serrez la main d'une personne, vous transmettez automatiquement votre carte de visite à son PDA qui se trouve dans une de ses poches. Une fois cette carte de visite en mémoire, et dès que vous touchez votre PC, les informations iront instantanément dans Outlook et seront gardées sur votre PC. Cette technologie digne d'un film de science-fiction est actuellement expérimentée par la firme japonaise NTT. Celle-ci travaille sur un dispositif baptisé « RedTacton » qui pourra bientôt utiliser le corps humain comme passerelle entre votre PC ou PDA et le monde informatique qui vous entoure. S'appuyant sur le concept de « Human Area Networks », l'opérateur de télécommunication japonais NTT met au point un système de communication utilisant les flux électriques qui parcourent la surface du corps humain. L'échange des données pourrait atteindre des débits de l'ordre de 10 Mbps.

L'émetteur, appelé RedTacton, utilise un capteur optique qui interprète les fluctuations électriques du corps humain. Un laser miniature enregistre les fluctuations et un cristal permet de transformer ces effets en données. RedTacton à également besoin d'une carte PCMCIA et peut être embarqué dans un téléphone mobile ou un autre appareil équipé d'une fente pour cartes de type CF, SD ou MemoryStick. Le système peut s'utiliser à travers un vêtement - des gants par exemple. NTT estime que le Human Area Networks - HAN - pourrait être une alternative intéressante à Bluetooth et même aux réseaux sans fil WLAN. Les applications du HAN peuvent parfaitement intégrer des paramètres de sécurité, d'identification ou encore de cryptage. Reste que pour transmettre les informations d'une personne à une autre, il faut que les deux communicants soient équipés du transmetteur-récepteur et qu'ils se touchent, ne serait-ce que dans le cadre d'une poignée de mains. NTT pense pouvoir commercialiser cette technologie dès 2006.

NTT

TW

Sony mise sur le mobile-Walkman
Jeudi, 03/03/2005 - 00:00

Sony Ericsson va commercialiser dans quelques semaines son premier mobile-Walkman, le W800. Avec ses téléphones Walkman, Sony Ericsson souhaite que le grand public prenne l'habitude d'utiliser son mobile comme un véritable lecteur multimédia. Dans un premier temps ces téléphones Walkman pourront transférer facilement des morceaux de musique depuis le PC et ultérieurement les utilisateurs pourront aussi acheter directement de la musique en ligne.

Ce premier téléphone de la gamme sera proposé à 500 euros sans les subventions des opérateurs. Siglé du logo Walkman, ce téléphone, qui intègre aussi un appareil photo de 2 mégapixels, sera livré avec une carte Memory Stick de 512 Mo et un logiciel de transfert du PC vers le portable qui effectue aussi la compression des morceaux audio d'un CD.

Le W800 pourra lire les formats AAC et MP3, dès lors qu'ils ne sont pas protégés par des DRM (gestion des droits numériques). Le W800 veut familiariser les utilisateurs à la musique sur leur portable en les incitant à transférer leurs propres disques pour le moment. A terme, Sony Ericsson proposera de nouveaux téléphones siglés Walkman qui permettront d'acheter directement de la musique en ligne sur les portails.

Mobiledia

RFID : seconde génération
Jeudi, 03/03/2005 - 00:00

Le groupe d'industriels, réunis sous le nom de EPC Global, a défini sa position relative au protocole d'identification par radiofréquence dans la gamme des 868 à 950 MHz. Sous le nom de "EPC UHF Second Generation", cette version utilise une mémoire de 96 bits. Le protocole assure l'intégrité de la transmission avec le lecteur et dispose d'une commande d'effaçage (kill command) de 32 bits pour désactiver les codes en fin de cycle d'utilisation du produit. La vitesse de lecture sera de 800 étiquettes RFID par seconde en Europe, avec une puissance d'émission de 2 W. La disponibilité industrielle de ces produits est prévue pour le second trimestre de 2005.

STM

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Matière
Matière et Energie
Le Salon de l'agriculture consacre l'essor des biocarburants
Jeudi, 03/03/2005 - 00:00

De plus en plus incorporés dans les carburants, les biocarburants sont une des principales attractions du Salon de l'agriculture, avec notamment la présentation de deux voitures de course roulant avec de l'éthanol et du diester. L'objectif est d'atteindre 9 % de biocarburant - issus en France du colza, de la betterave à sucre, du blé et du maïs - dans le volume total d'essence ou de gazole en 2010, contre environ 1 % actuellement. "Nous souhaitons associer les biocarburants à l'image d'une technologie performante et respectueuse de l'environnement", souligne à l'AFP Florence Doat-Matrot, directrice de la communication de Prolea, la filière des huiles et protéines végétales, pour expliquer la présence insolite d'une RC Peugeot diester au milieu des vaches.

"Les voitures de course sont associées aux biocarburants depuis 1994", rappelle Philippe Wolf, directeur général de Géoscan Concept. Cette société d'Albi (Tarn) a conçu cette voiture fonctionnant avec 50 % de diester (issu du colza) et 50 % de gazole, engagée dans le Championnat de France automobile de la RC Cup. "Les voitures de course démontrent que les biocarburants fonctionnent parfaitement dans des conditions extrêmes", affirme Catherine Ducoloné, responsable de la communication de la Confédération générale des planteurs de betteraves (CGB).

En effet, selon elle, "l'éthanol apportant de l'oxygène assure une meilleure combustion du carburant et moins de particules à l'échappement donc moins de pollution. Avec plus d'énergie, les performances de la voiture sont améliorées par rapport à un carburant 100 % fossile".

Les biocarburants sont également de plus en plus utilisés dans la vie de tous les jours car ils permettent une diminution de 20 % de la pollution locale, sous forme de fumées et de particules, et de 25 % des émanations de CO2, selon Gaël Petton, chargé de communication à Prolea. Déjà de nombreuses flottes "captives" de services publics et privés d'autobus - comme à Amiens, Pau et Grenoble et certaines lignes de la RATP à Paris - ou des entreprises, font fonctionner leurs véhicules avec un pourcentage de 30 % de diester. Pour permettre un développement des biocarburants, le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a annoncé le 2 février que le gouvernement allait agréer la production supplémentaire de 800.000 tonnes de biocarburants d'ici 2007.

AFP

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Espace
Espace et Cosmologie
Le Japon réussit le lancement de sa fusée H-2A et affirme ses ambitions spatiales
Jeudi, 03/03/2005 - 00:00

Le Japon a lancé avec succès samedi sa fusée H-2A, a indiqué le centre spatial nippon, faisant ainsi oublier un échec retentissant survenu il y a quinze mois. La fusée H-2A a décollé du centre spatial de Tanegashima dans la préfecture méridionale de Kagoshima à 18H25 (09H25 GMT), après un nouveau report d'un peu plus d'une heure en raison de problèmes de communication avec le centre de contrôle. Le lancement avait déjà été repoussé jeudi en raison du "mauvais temps". La fusée H-2A a emporté avec elle un satellite multifonctionnel météo et de guidage aérien.

Il s'agit du septième lancement spatial japonais mais ce tir était perçu comme crucial pour le programme nippon, après le revers humiliant essuyé en novembre 2003 quand la destruction en vol d'une fusée avait dû être ordonnée. L'ancien directeur de l'Agence d'exploration aérospatiale japonaise, Hideo Nagasu, avait admis, avant le lancement, que ce tir pouvait "décider du destin du programme de développement spatial du Japon".

L'échec du lancement de novembre 2003, dû à un problème avec un des propulseurs, avait été d'autant plus cuisant pour le Japon, que quelques semaines auparavant, la Chine avait réussi son premier vol spatial habité, devenant le troisième pays du monde a réaliser cet exploit, 42 ans après l'URSS et les Etats-Unis. Le nouveau modèle H-2A avait été lancé en 2001. Depuis lors, le Japon a consacré 120 milliards de yens (866 millions d'euros au cours actuel) à ce programme.

Le succès du tir de samedi intervient à un moment décisif dans la lutte que livre le Japon, à la Chine notamment, pour s'approprier le contrôle du juteux marché des lancements de satellites.

"Nous pensons que nous pouvons pénétrer le marché des lancements commerciaux de satellites (...) pour des entités japonaises ou étrangères", a déclaré Masato Nakamura, porte-parole de l'agence spatiale nippone. "De nombreux pays, tels que l'Europe, la Russie et les Etats-Unis, ont également échoué de nombreuses fois au fur et à mesure qu'ils gagnaient en expérience. Nous estimons que nous sommes plus avancés dorénavant que de nombreux autres pays", a-t-il assuré. L'accident de 2003 n'était pas le seul du programme nippon. En novembre 1999, une fusée H-2 avait également dû être détruite en vol après avoir dévié de sa trajectoire et, en février 1998, un satellite d'une valeur de 36 millions de dollars avait été perdu dans l'espace.

Forte du lancement réussi de son premier satellite depuis 2003, l'Agence aérospatiale japonaise a l'intention d'installer une station habitée sur la lune en 2025 et de mettre en place un système satellitaire aux désastres naturels. "Nous allons inclure ce projet parmi l'un des futurs objectifs dans le cadre de notre vision à long terme, que nous proposerons au (...) gouvernement d'ici la fin mars", a expliqué lundi un responsable de l'Agence sous couvert de l'anonymat.

D'ici 2015, l'Agence souhaite également établir un système qui transmettra des informations sur les catastrophes aux téléphones portables via des satellites, a-t-il ajouté. Selon le quotidien Mainichi Shimbun, le Japon projette de concevoir un robot pour explorer la lune dans cinq ans et, d'ici dix ans, développer des technologies qui permettront à l'homme d'y faire de longs séjours.

Dans vingt ans, le Japon commencera à fabriquer une station spatiale destinée à la lune pour y mener des recherches scientifiques, a assuré le journal. A cet effet, le Japon a pour ambition de créer son propre vaisseau spatial habité, semblable à la navette américaine, a ajouté le Mainichi.

AFP

Une galaxie "sombre" découverte
Jeudi, 03/03/2005 - 00:00

Une équipe américaine d'astronomes a découvert un objet céleste qui serait une galaxie presque entièrement faite de matière sombre. C'est la première observation d'une galaxie dite noire, une région faite de matière sombre dépourvue d'étoiles. Les modèles théoriques prédisent leur existence depuis longtemps mais aucune n'a été observée. Et pour cause : une ''galaxie noire'', dans laquelle aucune étoile ne s'est formée, ne brille d'aucun feu. Robert Minchin, de l'université de Cardiff, et son équipe affirme avoir trouvé l'oiseau rare dans l'amas de Virgo, à quelque 50 millions d'années lumière. Composée d'hydrogène et de matière noire, cette galaxie serait un énorme nuage de gaz dont la masse équivaudrait à 90 milliards de Soleils. Les chercheurs ont détecté l'objet grâce aux fréquences émises par ses atomes d'hydrogène. Après avoir confirmé la détection avec le radiotélescope d'Arecibo, à Puerto Rico, les chercheurs ont pointé l'un des télescopes des îles Canaries vers le nuage, afin de vérifier qu'aucune étoile n'y était cachée. Cet énorme nuage en rotation, baptisé VIRGOHI21, contient assez de matière pour donner naissance à des dizaines de millions d'étoiles.

La matière sombre est méconnue des scientifiques, mais ces derniers estiment qu'elle maintient la cohésion de la galaxie observée. L'équipe pense que sa présence est trahie par une importante force gravitationnelle. Sans elle, la galaxie « exploserait » sous l'effet rotatif. La galaxie VIRGOHI21 est située dans la constellation de la Vierge, qui se trouve à environ à 50 millions d'années-lumière de la nôtre.

SD

Un partie de la "masse manquante" de l'univers peut-être identifiée
Jeudi, 03/03/2005 - 00:00

De vastes nuages de gaz "sombre", qui avaient jusqu'ici échappé aux observations radio traditionnelles et qui pourraient constituer une partie de la "masse manquante" de notre galaxie, ont été découverts dans le voisinage du système solaire, annoncent trois chercheurs français. Dans la Voie lactée, ces nuages sombres constitueraient, estiment les scientifiques (du CEA, de l'Université Paris-VII et du CNRS), une masse totale au moins égale à celle de l'hydrogène moléculaire déjà répertorié.

Selon les modèles actuels, l'Univers, quelques milliards d'années après le Big-Bang, était constitué de matière sombre (ou noire), à hauteur de 25 %, d'énergie noire (ou énergie du vide), pour 70 %, et de matière normale (ou baryonique), pour 5 %. De cette matière baryonique, une petite part, estimée à 10 % du total, est vue dans les étoiles, les galaxies... Le reste constitue la "matière manquante", que les astrophysiciens recherchent - sans grand succès - depuis des décennies.

Les astronomes essaient de "voir" ces nuages en radio, dans l'infrarouge, en astronomie gamma. Isabelle Grenier et ses collègues ont combiné ces méthodes. En confrontant la carte des rayonnements gamma établie durant les années 1990 par un des instruments du satellite américain Compton-GRO (Gamma Ray Observatory), EGRET, aux autres sources de données existantes, ils ont ainsi découvert dans les système solaire d'amples nuages de gaz jusqu'ici ignorés.

Ces nuages sombres parsemés de poussières enveloppent tous les nuages moléculaires proches connus. Ils constituent une enveloppe intermédiaire, de 100 à 200 années-lumière d'épaisseur, entre les coeurs moléculaires denses, dans lesquels se forment les étoiles, et les réservoirs d'hydrogène atomique plus étendus.

L'équipe évalue la masse totale de ce gaz sombre dans le voisinage du système solaire à 180.000 fois la masse de notre étoile. Ce gaz, avance-t-elle, est probablement riche en hydrogène moléculaire et très froid, ce qui expliquerait pourquoi il n'avait pas été vu. Vu sa localisation et sa quantité, il représente une étape-clef dans l'évolution du milieu interstellaire et dans la structuration des futurs sites de formation d'étoiles. Au niveau de l'univers, Il pourrait contribuer largement à la matière manquante baryonique tant recherchée à la périphérie de la Voie lactée.

Science

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Thérapie génique pour muscles malades par intraveineuse
Jeudi, 03/03/2005 - 00:00

Des chercheurs pensent avoir trouvé un moyen permettant d'administrer par voie sanguine, par simple injection intraveineuse, une thérapie génique destinée à réparer des tissus musculaires malades. Cette technique pourrait s'avérer utile dans le traitement de maladies musculaires (dystrophies, myopathies) et cardiaques, selon leurs travaux mis en ligne dimanche.

Pour ces maladies, l'administration par simple voie sanguine se heurte à un obstacle, la barrière formée par la paroi des vaisseaux, qui limite la diffusion des gènes correcteurs, surnommés gènes-médicaments. Xiao Xiao et ses collègues (université de Pittsburgh, Etats-Unis) ont sélectionné un "vecteur", en l'occurence un virus servant de véhicule au gène réparateur, capable de franchir la paroi vasculaire, pour atteindre, à travers la circulation sanguine, le coeur et les muscles, chez l'animal.

Après avoir comparé différents types de virus de la catégorie "AAV" (des adénovirus associés modifiés), les chercheurs en ont identifié un, le AAV8, particulièrement apte à délivrer avec efficacité les gènes dans les muscles de souris et de hamsters. Contrairement aux autres, ce vecteur AAV8 se passe allégrement d'aide (comme l'ajout de substances pharmaceutiques) pour arriver à bon port.

Pour valider leur trouvaille, les auteurs ont injecté à des hamsters un gène correcteur, accroché à ce vecteur AAV8, afin de pallier un défaut génétique responsable d'une forme de myopathie associée à une atteinte cardiaque (nom savant : dystrophie musculaire des ceintures avec déficit en delta-sarcoglycane). Ce qui a permis une correction des signes pathologiques musculaires et cardiaques.

Selon les auteurs, l'administration de la thérapie génique par voie sanguine pourrait être une option thérapeutique viable pour les nouveaux-nés, particulièrement pour des maladies sévères à fort taux de mortalité susceptibles de bénéficier d'une intervention précoce. Néanmoins, un "formidable défi" reste à relever : il s'agit d'abord de transposer ces résultats obtenus chez de petits rongeurs à plus gros animaux, avant d'envisager de passer aux patients humains, soulignent-ils.

NB

Vaccin thérapeutique contre le Sida : résultats encourageants
Jeudi, 03/03/2005 - 00:00

Les premiers résultats à long terme de l'essai de vaccin thérapeutique s'adressant à des séropositifs coordonné par l'Agence nationale française de recherche sur le sida (Anrs) sont "encourageants", selon le responsable de cette expérimentation, le professeur Yves Levy (France). "La stratégie des vaccins thérapeutiques destinés aux personnes déjà infectées par le virus du sida (VIH) a pour objectif d'essayer d'arrêter leur traitement antiviral", rappelle cet expert, responsable de cet "essai comparatif randomisé" (la répartition des personnes vaccinées ou non se faisant par tirage au sort) sur 70 patients.

Les résultats à long terme après un suivi de quinze mois, présentés à la 12e Conférence sur les rétrovirus et les infections opportunistes (Croi) de Boston (États-Unis), confirment la réduction de la durée de prise des antirétroviraux (ARV), médicaments spécifiquement dirigés contre le virus du sida. "Les patients ayant reçu la préparation vaccinale ont pu réduire leur période de traitement ARV d'environ 45 %", selon le Pr Levy, (hôpital Henri Mondor, région parisienne). "Le vaccin a été capable de les aider spontanément à contrôler leur multiplication virale" avec pour "bénéfice clinique des périodes prolongées d'arrêt de traitement", ajoute ce spécialiste.

"Les personnes vaccinées ont au total arrêté environ 180 jours" et "180 sur 400 jours, c'est considérable", relève l'expert. La différence est "significative" comparée aux patients (90 jours) n'ayant pas reçu la préparation vaccinale. Cette dernière consistant en 4 injections de deux préparations "ALVAC vCP1433 et LIPO-6T" associées à l'interleukine-2 (IL-2), substance connue pour faire remonter les lymphocytes CD4 dont le nombre s'effondre sous les attaques du VIH. "On a doublé le temps pendant lequel les sujets qui avaient reçu le vaccin n'ont pas eu à reprendre le traitement parce que leur charge virale (quantité de virus détectable dans le sang) est restée plus basse", a-t-il commenté.

Les premiers résultats de cet essai, présentés en 2003 à la CROI et récemment publiés, avaient montré, pour la première fois, qu'il était possible d'induire une réponse immunitaire spécifique dirigée contre le VIH et que celle-ci se traduisait par un meilleur contrôle de la réplication (multiplication) du virus, rappelle l'Anrs. "Ainsi, au terme de la première phase de l'essai, 25% des patients ayant reçu la préparation vaccinale avaient pu interrompre leur traitement antirétroviral pendant au moins trois mois par rapport à 5 % des patients ne l'ayant pas reçu", précise l'Anrs. Ces "résultats restent du domaine de la recherche" selon le Pr Yves Levy. Il s'agit d'"essayer maintenant d'amplifier ces résultats" a-t-il ajouté en soulignant également la nécessité d'essais à plus large échelle.

AFP

Une nouvelle arme contre le cancer
Jeudi, 03/03/2005 - 00:00

Une nouvelle classe de molécules suscite beaucoup d'espoirs dans la lutte contre le cancer : les inhibiteurs d'histone déacétylase (HDACis). Les histone déacétylases sont des protéines qui vont aider à décondenser l'ADN. Le Dr Gronemeyer, chercheur à l'IGBMC à Strasbourg explique que, par un mécanisme mal compris, ceci empêche la cellule de se défendre et d'exprimer des gènes anti-cancéreux. Les HDCAis en bloquant les histone déacétylases redonnent donc à la cellule la capacité de se défendre. Les travaux publiés au mois de janvier dans la revue Nature Medicine par le Dr Gronemeyer et des chercheurs italiens montrent que les HDACis stimulent l'expression d'un gène appelé TRAIL, et que c'est lui qui agit en déclenchant le suicide des cellules tumorales. De nombreux gènes ayant ce genre de fonction ont déjà été découverts dans le passé - mais la nouveauté ici est que TRAIL entraîne la mort des cellules cancéreuses et d'elles seulement : les cellules en bonne santé ne sont pas affectées.

Le Dr Gronemeyer est persuadé du potentiel thérapeutique de TRAIL, "c'est la seule voie connue à ce jour capable d'éliminer les cellules tumorales sans affecter les cellules normales". Il ajoute qu'à la différence des médicaments actuels contre le cancer, les HDACis ne font que « réveiller » le potentiel de défense des cellules, qui déclenchent elles-mêmes leur apoptose pour ne pas continuer dans la voie tumorale. D'ici quelques années nous devrions donc disposer d'une nouvelle classe de molécules anti-cancer ciblant TRAIL. A la différence des médicaments actuels qui sont souvent spécifiques d'une forme de cancer donnée, ces nouveaux médicaments pourraient théoriquement agir sur de nombreux types de cancers différents.

ETI

MediCMS

Le coeur se livre au scanner du futur
Jeudi, 03/03/2005 - 00:00

L'anneau de 250 kilos tourne sur son axe vertical autour de la table d'examen qui la traverse : le technicien, dans ce sous-sol du centre cardiologique du nord à Saint-Denis, en banlieue parisienne, a ôté le capot pour mieux exposer les entrailles du scanner volumique. A raison d'un tour tous les trente-cinq centièmes de seconde, l'ensemble source-détecteur rugit comme un réacteur. La nouvelle machine, un scanner cardiaque «vitesse de la lumière», est capable de faire le tour complet d'un coeur en moins de cinq secondes et délivre des images d'une précision inégalée jusqu'ici.

Ce scanner, construit par General Electric Medical Systems, division du géant américain GE, qui fabrique également des réacteurs d'Airbus, fait partie de quelques rares «ovnis» radiologiques actuellement en fonctionnement dans notre pays, que Siemens, Philips, Toshiba souhaiteraient voir promis à un grand avenir. Ces tomographes sont si rapides, leur vitesse d'acquisition des tranches de coeur si grande, qu'ils dépassent en performances et en précision tout ce qui était connu jusqu'ici. En effet, le problème d'un organe comme le coeur, c'est qu'il se contracte et se dilate sans cesse, ce qui rend parfois floues les images traditionnelles.

Jusqu'à présent, au moindre doute sur un syndrome douloureux thoracique, les médecins n'avaient pas d'autre choix que de proposer à la personne une coronarographie. Cet examen long, risqué, douloureux et angoissant, était le seul qui permettait de voir en temps réel la contraction du coeur, la perméabilité des artères coronaires, l'ouverture et la fermeture des valves. Les diagnostics et la gravité des infarctus du myocarde ou des maladies coronaires ne pouvaient être portés avec certitude qu'avec ces coronarographies. Mais l'injection de produits iodés dans les artères et la délivrance de doses de rayons X, indispensables dans cet examen, est également prescrite inutilement à des patients ayant une embolie pulmonaire, une déchirure musculaire thoracique ou une pleurésie, quantités de syndromes douloureux thoraciques dits atypiques. Sans parler du fait que la coronarographie tue en moyenne 3,5 % des sujets ayant une sténose du tronc coronaire commun, et dix fois plus quand cette artère a un diamètre réduit de moitié.

La reconstruction à partir des données obtenues par le nouveau scanner permet la mise à disposition d'images du coeur en trois dimensions. Le cardiologue peut faire une sorte d'endoscopie virtuelle en cheminant à l'intérieur des artères coronaires (dont le diamètre ne dépasse pas 4 millimètres) et voir les plaques d'athérome, contrôler la position et la perméabilité des stents (petits tubes) introduits dans ces artères pour les dilater. Les militaires ont compris immédiatement l'intérêt d'un scanner : le centre de Marie Lannelongue, au Plessis-Robinson, s'est vu confier l'exploration des coronaires des pilotes de chasse en activité et en fin de carrière par l'armée de l'air.

Autres avantages du scanner cardiaque, il ne nécessite pas d'hospitalisation ; et en cas d'urgence, on peut effectuer avec le même appareil un passage du corps entier en dix secondes (et faire aussi bien le diagnostic de fractures que de lésions internes organiques) ; l'examen, non facturé actuellement en France, coûte six fois moins cher qu'une angiographie coronaire.

Figaro

Les tests d'analyse de la salive se généralisent
Jeudi, 03/03/2005 - 00:00

La salive est en train de devenir un nouveau moyen rapide et fiable de détection de nombreuses affections. «Presque tout ce qui est présent dans votre corps se manifeste d'une façon ou d'une autre à travers les fluides de votre bouche, qu'il s'agisse de la salive, des muqueuses ou de la plaque dentaire», affirme Daniel Malamud, de l'université de Pennsylvanie. La recherche a en effet montré que ces fluides buccaux contiennent des ions, des bactéries, des virus, des hormones, des anticorps ou encore de l'ADN. Bien que de rapides tests sur la salive soient déjà pratiqués par la police, pour détecter la consommation d'alcool ou de drogue, la réalisation d'autres tests plus sophistiqués, comme ceux cherchant à déceler par exemple la présence d'anthrax (bacille du charbon), nécessiteraient un laboratoire entier. Aussi une équipe de chercheurs américains menée par Daniel Malamud s'efforce de mettre au point un dispositif simplifié prenant la forme d'un kit, guère plus grand qu'une carte de crédit, et permettant de donner des résultats en moins d'une heure. Plus pratique qu'un prélèvement urinaire ou sanguin, parfois même plus complet, ce nouveau type de prélèvement n'est pas dénué d'avantages. Car «il est aujourd'hui généralement aussi précis que les tests urinaires destinés à détecter la consommation de drogue, d'autant que ces derniers sont parfois biaisés par les consommateurs, qui savent les contourner avec des produits de substitution», souligne Edward J. Cone, de ConeChem Research.

Les applications d'une telle méthode sont multiples. Loin d'être cantonnés à la détection de drogue, les prélèvements de salive peuvent par ailleurs être d'un grand secours en médecine. Ils sont par exemple à même de donner des indications sur la probabilité qu'un enfant développe à l'avenir des caries, en précisant combien celui-ci risque d'en développer et quelles sont les dents les plus vulnérables. C'est ce que montrent les travaux de Paul Denny, de l'université de Californie du Sud, qui souligne ses implications en terme de prévention. La salive pourrait même servir de marqueur pour diagnostiquer le cancer de la bouche, comme le montrent les travaux de David Wong, de l'université de Californie à Los Angeles. Enfin, cette méthode est de nature à détecter le virus HIV et le Bacillus cereus, une bactérie assez proche du bacille du charbon, responsable de l'anthrax. Comme le souligne Daniel Malamud, «cela peut être particulièrement utile dans l'hypothèse d'un incident bioterroriste ou de façon plus générale aux urgences, pour savoir s'il faut administrer ou non des antibiotiques».

Figaro




Une puce permettant les diagnostics médicaux rapides
Jeudi, 03/03/2005 - 00:00

Toray Industries, firme japonaise de technologies et matériaux de pointe, affirme avoir mis au point une puce électronique permettant la détection de différentes maladies (dont des cancers) par analyse d'une goutte de sang, en 30 minutes, selon un communiqué publié jeudi. Cette puce, conçue dans le cadre d'un programme de recherches lancé par un organisme public, le NEDO, se présente sous la forme d'une puce électronique montée sur une plaque en résine synthétique, de la taille d'une demi-carte de crédit coupée dans le sens horizontal. Posée dessus, la goutte de sang se déverse dans des sortes de canaux lorsqu'on applique un courant électrique, permettant ainsi en bout de course d'isoler les protéines, a expliqué un chercheur de Toray, Masahi Higasa. Grâce à l'analyse de ces protéines, il est possible de détecter en une demi-heure plusieurs dizaines de maladie, dont, assure Toray, des cancers à un stade précoce. «Un diagnostic rapide est crucial dans certaines maladies graves telles que le cancer. Notre objectif est d'aider à leur détection précoce», a ajouté le chercheur. «Il s'agit du procédé le plus rapide de diagnostic basé sur une puce», a-t-il assuré, précisant que Toray souhaitait le rendre commercialement disponible au Japon dans les deux ans à venir. Les autres systèmes d'analyse et de diagnostic sanguin à partir de puce sont basés sur une plaque de verre et exigent des manipulations supplémentaires à partir d'autres instruments.

Medilexicon

Des chercheurs suisses découvrent les «cellules traîtres» de la sclérose en plaques
Jeudi, 03/03/2005 - 00:00

Des chercheurs de l'Université de Zurich ont réussi à identifier les «cellules traîtres» à l'origine de la sclérose en plaques, qui permettent au système immunitaire d'attaquer le système nerveux central, a annoncé lundi l'université. Il s'agit d'une catégorie particulière de globules blancs, localisés dans la barrière hémato-encéphalique et capables de reconnaître des structures du cerveau et de les «dénoncer» au système immunitaire comme étant des corps étrangers, si bien que celui-ci les combat. Il en résulte des inflammations du cerveau et de la moelle épinière, entraînant une paralysie progressive. Les neuro-immunologues zurichois ont ainsi réfuté la théorie largement répandue selon laquelle ce sont des cellules du cerveau qui jouent les «traîtres», a précisé l'Université de Zurich. Ils ont ainsi franchi un pas décisif dans la lutte contre la sclérose en plaques, mais aussi contre d'autres maladies neurologiques comme Alzheimer ou les tumeurs au cerveau. Il reste maintenant aux chercheurs à manipuler ces cellules de façon à ce que le système immunitaire ne se retourne plus contre le système nerveux central.

NM

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Homme
Anthropologie et Sciences de l'Homme
Le "fossé numérique" diminue vite, selon la Banque mondiale
Jeudi, 03/03/2005 - 00:00

Le "fossé numérique" entre pays riches et pays pauvres diminue rapidement, estime la Banque mondiale, mettant en question une coûteuse campagne des Nations Unies pour diffuser les hautes technologies de la communication dans les pays en développement. Alors que quelque 1.700 experts internationaux se réunissent à Genève pour le Sommet mondial de la société de l'information, la Banque mondiale estime dans un rapport que les services de télécommunications des pays pauvres progressent fortement.

"Le fossé numérique se comble rapidement", selon le rapport. "Les populations des pays en développement ont un accès plus large et plus rapide qu'avant aux nouvelles technologies". La moitié de la population mondiale bénéficie maintenant d'une connexion à une ligne de téléphone fixe et 77 % à un réseau mobile, précise la Banque mondiale. On dénombrait, selon le rapport, 59 millions de lignes fixes ou mobiles en Afrique en 2002.

BM

Le Japon va tester le téléphone-ticket de transport
Jeudi, 03/03/2005 - 00:00

Le premier opérateur de télécommunications mobiles japonais, NTT DoCoMo, la compagnie de transport ferroviaire nippone, JR East, et le géant de l'électronique Sony vont tester à partir de mars 2005 un service permettant de franchir les portiques de quai grâce au téléphone portable, ont-ils annoncé. Le système que les trois entreprises vont lancer s'appuie sur une puce qui, intégrée dans le téléphone portable, peut stocker les titres de transport et être lue à distance par un lecteur spécifique. Il suffira aux usagers d'effleurer les portiques équipés de ce lecteur avec leur téléphone portable pour payer leur trajet et accéder aux quais sur les nombreuses lignes de train de Tokyo intra-muros et de sa grande banlieue. Le lancement commercial du service aura lieu à compter de janvier 2006, ont précisé les trois entreprises.

JR East propose déjà une carte à puce en plastique (Suica) utilisant ce même système dit "sans contact", qui a été adoptée par plus de 10 millions d'usagers. Il est également possible d'utiliser la fonction porte-monnaie électronique associée à Suica pour payer les achats dans les boutiques des gares. La nouveauté réside dans l'intégration de cette carte populaire dans le portable. Quasiment tous les portiques des plus de 500 gares de JR East dans l'agglomération de Tokyo et celle voisine de Sendai, similaires à ceux de stations de métros, sont déjà équipés. La technologie mise en oeuvre, baptisée Felica, a été développée par Sony.

JT

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Recherche
Recherche & Innovation, Technologies, Transports
Voiture hybride ou électrique : le véhicule propre a le vent en poupe
Jeudi, 03/03/2005 - 00:00

Au salon automobile de Genève deux projets de véhicule propre, illustrant deux stratégies technologiques et commerciales différentes, ont été présentés. D'une part, les solutions des groupes japonais et américains qui s'orientent vers les motorisations hybrides (Toyota Prius) et, d'autre part, les groupes français avec leurs modèles électriques.

D'une part le groupe Bolloré et Matra Engineering ont dévoilé mardi un prototype dénommé « BlueCar » élaboré avec Matra Automobile Engineering. Il est développé par la société Batscap créée pour l'occasion par Bolloré et à laquelle est associée EDF. La Blue Car est équipée de batteries d'une nouvelle génération, faisant appel à la technologie lithium métal polymère (LMP).

La Bluecar possède trois avantages décisifs par rapport aux véhicules électriques actuels. En premier lieu, sa légèreté par rapport au plomb, et sa plus forte autonomie. Grâce à cette nouvelle gnération de batterie LMP la Bluecar possède une autonomie de plus de 200 km, selon les conditions d'utilisation, et une vitesse de pointe de 125 km/h. Quant à la batterie LMP, elle nécessite un temps de rechargement à 100 % de six heures ; mais une recharge de quelques minutes suffit à disposer à nouveau d'une autonomie de sécurité.

En second lieu, son impact sur l'environnement devrait en outre être moindre en raison de la "recyclabilité" dudit polymère, vulgairement appelé plastique. Troisième particularité, son gabarit : conçue pour la ville, BlueCar offre trois places de front à l'avant, l'arrière étant réservé à un espace de chargement de 810 litres, exceptionnel pour un véhicule de 3,05 m, exactement la longueur de l'ancienne Mini. Cet espace de chargement peut, si nécessaire, être occupé par deux strapontins, la BlueCar proposant alors cinq places. Voiture parfaitement modulaire, BlueCar peut également être utilisée comme véhicule de livraison en ne gardant que la place du conducteur.

Bolloré avait indiqué l'an dernier qu'il envisageait de s'approcher d'un constructeur automobile pour passer un accord de développement. Cette citadine à l'allure moderne n'est pourtant pas destinée à inonder le marché ni à faire de Bolloré un constructeur automobile. L'objectif est d'intéresser les grands groupes automobiles à la technologie de ses batteries, présentée comme révolutionnaire, qui seront produites dans l'usine Bolloré-Batscap, située près de Quimper. D'autre part, la société SVE (Société de véhicules électriques) a présenté la troisième version de la Cleanova aux batteries rechargeables sur une simple prise électrique. La SVE, née de l'association du groupe Henri-Heuliez et du groupe Dassault (propriétaire de la Socpresse), expose un prototype réalisé sur la base de la dernière version du monospace Scénic, l'un des best-sellers de Renault. L'an dernier, la SVE avait présenté ses deux premiers modèles. Lors de l'édition 2004 du salon de Genève, le groupe avait exposé une petite routière. Elle utilisait déjà le moteur électrique ultra-compact développé et réalisé par la filiale du groupe canadien Hydroquebec. L'autonomie de la voiture est connue : 210 kilomètres en mode tout électrique avec la batterie Saft au « lithium-Ion » et au maximum 450 kilomètres en consommant 2 litres de carburant avec un petit moteur additionnel à essence. Mais attention il ne s'agit pas d'un moteur thermique d'appoint mais d'un prolongateur d'autonomie, « une différence de taille » selon Michel Herchin, le président de la SVE puisqu'il se comporte comme un générateur classique en apportant un surcroît d'électricité. Dans un futur proche les communautés urbaines de Bordeaux et Orléans devraient aussi être concernées par l'utilisation de ces voitures principalement destinées à la Poste et EDF. Mais des sociétés de loueurs comme Avis suivent aussi l'évolution de ce secteur avec attention.

Article @RTFlash

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