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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 170
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 23 Novembre 2001
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Egalement dans ce numéro
TIC
Le calcul distribué pour décoder le protéome
La biométrie s'impose en matière de sécurité
L'Allemagne rejette la brevetabilité des logiciels
Un groupe français lance un procédé d'écriture électronique inédit
Comment créer la vie sur un ordinateur
Avenir
Un simple bout de scotch, hantise des faussaires ?
Matière
Intel fête les 30 ans de son premier processeur
Vivant
Un émetteur de particules alpha capable de tuer les cellules cancéreuses de l'intérieur
Cancer du sein : rôle d'un apport calorique important
Les non-voyants pourraient se déplacer grâce au GPS
Premier bébé in vitro né d'un père porteur du virus HIV
Se soigner avec la lumière : Les progrès de la photothérapie
Des puces anti-tabac
Une nouvelle famille d'antibiotiques
Les bienfaits de l'exercice physique confirmés
Démographie médicale : près de deux cent mille médecins sont en activité en France
Croisement d'hamster et d'une bactérie
Produire un réseau vasculaire grâce à un polymère modifié
Des cellules souches de la moelle épinière se transforment en cellules cérébrales
La RMN plus forte que le détecteur de mensonges !
Dialogue entre des neurones d'escargot et des puces électroniques
Edito
De Marrakech à Doha : Un nouveau monde est en train de naître



L'accord conclu à Marrakech le 10 novembre est historique car il sauve le protocole de Kyoto que beaucoup pensaient condamné, six mois après le départ des Américains. Il est vrai que quatre ans après son adoption, le protocole de Kyoto, qui prévoit une réduction de 5,2% des émissions de gaz à effet de serre des pays riches en 2008-2012, n'a été ratifié par aucun grand pays. L'adhésion de 55 pays pesant 55 % des émissions de CO2 des pays industrialisés est nécessaire pour l'entrée en vigueur de cet accord. Le départ en mars dernier des Etats-Unis de la table des négociations n'aura donc pas réussi à faire échouer la mise en oeuvre de cet accord accepté notamment par le Japon pourtant allié traditionnel des Etats Unis.

Sur un plan strictement scientifique, les experts s'accordent pour dire que l'impact sur le climat sera fort limité dans cette première phase. Le protocole de Kyoto appliqué intégralement aurait permis de ramener en 2012 la concentration en CO2 de l'atmosphère de 384 ppm (l'unité de mesure des gaz à effet de serre) à 382 ppm, contre 370 ppm actuellement et 270 en 1800. Bien sur, une telle réduction peut paraître dérisoire mais le contenu de ce protocole servira de cadre à toutes les futures négociations. L'attitude des Etats-Unis, qui persistent à refuser de signer cet accord, ne doit pas masquer la réalité. Le gouvernement américain va subir la pression croissante de son opinion publique et des industriels, qui voudront présenter à l'exportation des produits compétitifs, aux normes qui seront en vigueur sur les marchés européens. Les Etats Unis mènent donc un combat d'arrière garde et devront à terme modifier profondément leur politique énergétique pour préserver leur compétitivité économique. Certains états et grandes villes américaines ne s'y sont d'ailleurs pas trompés et anticipent cette mutation inéluctable. C'est ainsi que récemment, 73 % des électeurs de San Francisco ont approuvé des mesures pour faire de cette ville, le plus grand producteur d'énergie solaire et éolienne des Etats-Unis, grâce au financement des projets concernant tous les immeubles appartenant à la ville et au comté. La ville pourrait ainsi installer un nombre de panneaux solaires aussi important que celui mis en place chaque année dans le reste des Etats-Unis. D'ici un an, dix à vingt mégawatts d'électricité pourraient être produits pour répondre aux besoins d'environ 750 foyers. Cette utilisation renforcée d'une énergie alternative devrait donner un coup de pouce considérable à la recherche et au développement et entraîner une réduction du coût de ces technologies. Cette expérience est suivie avec le plus grand intérêt par le reste de la Californie, qui a été touchée à plusieurs reprises par la crise énergétique au cours de ces dernières années, mais aussi par les autres états américains. Aujourd'hui, compte tenu de la défection américaine, à peine un tiers des émissions mondiales sont sous le contrôle de Kyoto. L'objectif à l'avenir est d'élargir cette base aux émissions des pays en voie de développement et de faire revenir les Etats-Unis, qui pèsent un quart des émissions mondiales de CO2. La négociation pour faire entrer dans le jeu le Sud, et notamment la Chine et l'Inde dont les émissions dépasseront celles du Nord dans 20 ans, doit démarrer au plus tard en 2005. Il est en tout cas révélateur de constater que les USA, première puissance économique et politique du monde, n'ont pas pu s'opposer à la mise en oeuvre des accords de Kyoto et ne sont plus en mesure, dans ce domaine, comme dans celui du commerce international, d'imposer leurs seuls intérêts. A cet égard, le compromis de Doha sur le dossier de la propriété intellectuelle et de l'accès des pays pauvres aux médicaments génériques, impensable il y a encore quelques années, marque un vrai tournant dans les rapports Nord-Sud et montre que les pays développés ne peuvent plus ignorer les pays en voie de développement, qui souhaitent pouvoir produire et commercialiser des médicaments génériques moins chers pour lutter contre des pandémies telles que le sida. Paradoxalement, alors que les USA semblent au sommet de leur puissance techno-industrielle et politique et exercent sur le reste du monde une indéniable fascination mêlée de rejet et parfois hélas de haine, la communauté internationale prend enfin conscience de la nécessité d'un véritable rééquilibrage des échanges Nord-Sud. Mais, dans le même temps, le centre de gravité démographique, économique, et peut-être politique de la planète est en train de basculer inexorablement vers l'Est. Par un de ces hasards dont l'histoire a le secret, le jour même où était conclu, par 38 pays, à Marrakech, l'accord sur la mise en oeuvre du protocole de Kyoto, l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) entérinait par acclamation à Doha l'entrée de la Chine, qui devient son 143e membre. Il aura fallu 15 ans d'âpres négociations pour que la Chine, neuvième puissance commerciale mondiale, soit enfin admise dans cette institution où elle a déjà manifesté son intention de tenir toute sa place. En vingt ans de réformes et d'ouverture à l'économie mondiale, la Chine a multiplié son PIB par six, son commerce extérieur est passé de la trente deuxième à la neuvième place du classement mondial, ses exportations étant multipliées par 20. En 2000, le commerce extérieur chinois a atteint 474 milliards de dollars, avec une balance commerciale excédentaire de 24 milliards de dollars, selon les statistiques douanières chinoises. Le pays le plus peuplé de la planète est ainsi le premier exportateur des pays en voie de développement. Environ la moitié des importations relèvent en fait du commerce de sous-traitance, qui consiste à transformer en Chine des matières premières qui sont ensuite réexportées. En terme de produit intérieur brut (PIB), la Chine occupe désormais la sixième place mondiale, mais reste au 140e rang lorsqu'on le calcule par habitant. En 20 ans, le PIB par tête a été multiplié par 16, dépassant 7.000 yuans (935 euros) par an, tandis que le revenu par habitant culminait à 925 euros l'an dernier, stimulant une extraordinaire flambée de la consommation. La Chine compte dès à présent plus de 130 millions de téléphones portables, soit plus que les Etats-Unis. La croissance du PIB a atteint plus de 9 % en moyenne par an depuis 1980, un record mondial. Par ailleurs, la Chine devrait compter quelque 200 millions d'internautes d'ici à 2005 et connaître un développement spectaculaire de l'information en ligne, selon des prévisions récentes de la presse officielle chinoise. Citant le vice-ministre de l'industrie de l'information, Zhang Chunjiang, le quotidien de langue anglaise China Daily a relevé que 63,5% des données glanées par les 26,5 millions d'internautes recensés en Chine en juin 2001 actuellement étaient des informations. On mesure mieux le chemin parcouru quand on sait qu'il y avait à peine 70000 internautes en Chine fin 1997 ! La Chine est également depuis le début des années 1990 la deuxième destination du monde pour les investissements internationaux après les Etats-Unis, avec plus de 41 milliards de dollars de capitaux étrangers reçus l'an dernier. Exportations plus investissements étrangers, elle est ainsi parvenue à accumuler les deuxièmes réserves de changes du monde après celles du Japon, à plus de 165 milliards de dollars, soit un peu plus que sa dette extérieure. Certains économistes pensent que la Chine pourrait devenir, d'ici 2025, la première puissance économique du monde devant les Etats-Unis. Mais au-delà de la Chine, c'est bien toute l'Asie du Sud-Est qui est en train de s'organiser pour accélérer son développement économique déjà impressionnant. Les dirigeants de l'Asie du Sud-Est ont en effet entériné, le 6 novembre dernier, la création de la plus vaste zone de libre-échange du monde avec la Chine et lancé un processus devant y adjoindre Japon et Corée du Sud. Le sultan de Brunei, Hassanal Bolkiah, qui accueillait la réunion annuelle de l'Asean ainsi que les dirigeants de Chine, du Japon et de Corée du Sud, a annoncé à cette occasion que les pays de l'Asie du Sud-Est et la Chine sont tombés d'accord pour libérer leurs échanges d'ici 10 ans. "Pour les pays de l'Asie du Sud-Est, cet accord a une signification historique considérable", a souligné le sultan. Lorsque ce processus aura été achevé, cette zone comprendra deux milliards de consommateurs. "Ce dont nous discutons, c'est un Produit intérieur brut (PIB) de 3.000 milliards de dollars et des échanges mutuels de 1.230 milliards de dollars", a déclaré le chef d'Etat de Brunei à l'issue de la réunion. Auparavant, le Premier ministre chinois, Zhu Rongji, avait confié aux journalistes que cet ensemble de libre-échange pourrait voir le jour d'ici "cinq à dix ans". Outre Brunei, l'Asean compte la Birmanie, le Cambodge, l'Indonésie, le Laos, la Malaisie, les Philippines, Singapour, la Thaïlande et le Vietnam. Au moment où la Chine entre au sein de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC), les pays de l'Asean ont donc, avec un grand pragmatisme, surmonté leurs divergences pour parvenir à cet accord avec Pékin. Forte de son extraordinaire richesse culturelle, qui s'appuie sur 3000 ans d'histoire et de ses prodigieuses capacités d'adaptation issues du confucianisme, la Chine a tous les atouts pour devenir, au cours du deuxième tiers de ce siècle, une grande puissance économique, technologique et politique comparable aux Etats-Unis et à l'Union Européenne. Mais pour parvenir à cet objectif et devenir le coeur du troisième pôle de prospérité économique et de stabilité géopolitique de la planète, la Chine devra surmonter d'immenses défis, à la hauteur de ce pays aussi grand que les Etats-Unis mais cinq fois plus peuplé qui, depuis la construction de sa grande muraille, longue de 7300 Km et visible de la Lune, cultive la démesure. Le défi majeur sera évidemment celui de la nécessaire transition de "l'économie socialiste de marché", un concept que seuls les Chinois pouvaient inventer, à une véritable économie de liberté et parallèlement à une société démocratique et un état de droit. Cette question centrale de la transition démocratique sera sans doute au coeur des débats du prochain congrès du PC chinois en 2002. Ce congrès décisif dit "de la relève" devrait en effet consacrer l'effacement de la vieille garde et l'accession au pouvoir d'une nouvelle génération de dirigeants plus dégagés des contraintes idéologiques et capables d'entreprendre ce "grand bond en avant" vers la démocratie. Deux mois après le tremblement de terre mondial du 11 septembre qui a tragiquement marqué le début du XXIème siècle, ce 10 novembre 2001 aura marqué simultanément à Marrakech et à Doha une nouvelle accélération de l'histoire et un moment symbolique fort qui illustrent la difficile mais inéluctable gestation de ce nouveau monde qui ne sera plus dominé par un seul pays, ni même une seule civilisation mais verra se constituer plusieurs pôles géopolitiques et économiques de puissance comparables. Ces ensembles devront inventer de nouveaux modes de coopération et de co-gestion planétaires pour répondre efficacement aux menaces nouvelles et redoutables qui ont fait irruption, assurer la stabilité et la prospérité pour le plus grand nombre et construire une civilisation commune, respectueuse des spécificités culturelles et historiques, mais capable en assurant à chacun une vie décente et l'accès à la connaissance, de vaincre grâce à l'esprit et à la raison l'obscurantisme, le fanatisme et la barbarie.

René TRÉGOUËT

Sénateur du Rhône


TIC
Information et Communication
Le calcul distribué pour décoder le protéome
Samedi, 24/11/2001 - 00:00

Le Téléthon, organisé les 7 et 8 décembre, fera appel cette année aux possesseurs d'ordinateurs reliés à l'internet en leur demandant de mettre en commun la puissance de calcul inutilisée de leurs PC grâce à la technologie du "grid computing", ou calcul distribué. Dans son principe, le calcul distribué permet de répartir, par l'intermédiaire d'internet, un logiciel de calcul sur des milliers d'ordinateurs personnels. L'architecture qui sera ainsi créée par IBM, partenaire de ce "Décrypthon", représente virtuellement une puissance de calcul de plus de 40 Téraflops (milliards d'opérations par seconde), ce qui permettra de comparer une à une les 500.000 protéines du monde vivant et de les classer en familles, pour créer une gigantesque base de données. Pour réaliser ces opérations et les répartir sur des milliers d'ordinateurs, un serveur découpe les informations à traiter (plus de 400 giga-octets de données pour ce projet) en très petits volumes de données en kilo octets), qui sont distribuées aux ordinateurs personnels pour un traitement en parallèle de quelques heures. Les résultats sont renvoyés au bout de 5 heures au serveur IBM et ils sont analysés et rendus aux chercheurs. Les chercheurs comptent sur la puissance de 100.000 ordinateurs contribuant chacun à hauteur d'environ 100 heures, soit plus d'un million d'heures de calcul. Si l'on n'utilisait qu'un seul ordinateur personnel standard, le calcul prendrait environ 1.170 ans. Pour participer, les internautes doivent aller, dès ce vendredi, sur le site http://www.telethon.fr en indiquant leur adresse e-mail et le nombre d'ordinateurs PC avec lesquels ils souhaitent participer. Les inscrits recevront en février 2002 dans leur messagerie un courrier leur indiquant le début de l'opération et comment télécharger à partir du site telethon.fr le logiciel gratuit pour participer à la recherche. Les phases de réception des données à calculer et de renvoi de ces données seront parfaitement transparentes pour l'internaute, souligne IBM: les calculs sont effectués sans perturber l'utilisation normale de l'ordinateur, et le travail est réalisé hors connexion en utilisant les capacités inexploitées, donc en ne perturbant pas les traitements informatiques courants. Le calcul distribué connaît une popularité croissante, en raison du très faible coût de la puissance de calcul ainsi obtenue. Depuis plus d'un an, le projet Seti-at-home, du laboratoire des Sciences spatiales de l'Université de Berkeley, utilise cette technologie pour rechercher le signal d'une vie dans la voie lactée.

La Recherche : http://www.larecherche.fr/medecine/n011116092232.i05jutjc.html

La biométrie s'impose en matière de sécurité
Samedi, 24/11/2001 - 00:00

Il y a quelques mois encore, la biométrie était perçue comme un joli gadget mais depuis le 11 septembre, elle est prise très au sérieux. La biométrie s'intéresse à toutes les caractéristiques physiologiques propres à une personne: voix, iris de l'oeil, empreintes digitales, paume de la main ou traits du visage, afin de l'identifier avec la plus extrême précision. "On peut me voler ma carte d'identité, mon mot de passe mais pas mes empreintes digitales", souligne un responsable commercial de la société canadienne SecuGen. Dans un aéroport, les passagers pourraient ainsi poser un doigt sur un lecteur d'empreintes à chaque fois qu'ils se présentent à une porte d'embarquement. Idem pour des employés qui veulent accéder à leur bureau ou leur ordinateur. Ils entrent parallèlement une carte contenant leur nom et une copie de leurs empreintes digitales dans un appareil électronique - le clavier dans le cas d'un ordinateur - afin de prouver qui ils sont. L'aéroport international O'Hare de Chicago va commencer à tester un tel système pour contrôler l'accès de ses employés à des zones sensibles comme la logistique autour des avions et les tapis à bagages. La biométrie suscite toutefois encore un certain nombre de réserves quant au respect de la vie privée. Même si depuis le 11 septembre, 86 % des Américains y sont favorables selon l'hebdomadaire Bussiness Week. Avec de tels moyens, "vous pourrez être sûr que vos voisins dans l'avion sont bien ceux qu'ils prétendent être", relève le Pdg du groupe de services informatiques EDS, qui a présenté au Comdex une technologie de reconnaissance pour les aéroports à partir de la paume de la main. Le problème se corse toutefois quand les terroristes embarquent sous leur propre identité, comme ce fut le cas pour certains des pirates dans les attentats du 11 septembre. L'aéroport Schiphol d'Amsterdam vient se doter d'un dispositif d'identification à partir de l'iris. Les ressortissants de l'Union européenne qui partent souvent de Schiphol peuvent ainsi recevoir une carte contenant le "code" de leur iris. Aux contrôles d'immigration, ils se présentent devant une caméra qui compare l'iris aux données de la carte, ce qui leur permet de passer plus vite. "Ce système est peut-être moins intimidant que les empreintes digitales parce qu'il n'y a pas de contact, pas d'appareil à toucher", estime un consultant de la compagnie américaine Iridian Technologies qui a installé le dispositif de Schiphol.

JDN : http://solutions.journaldunet.com/afp/011115_biometrie.shtml

L'Allemagne rejette la brevetabilité des logiciels
Samedi, 24/11/2001 - 00:00

Alors que l'Office européen des brevets tente d'imposer la brevetabilité des logiciels sur le continent européen, l'Allemagne prend le chemin inverse. Une étude commandée par le ministère de l'Economie et des technologies déconseille l'usage des brevets pour les logiciels. Selon le ministre en personne, le brevet logiciel remet en cause l'interopérabilité et les facultés d'innovation qu'apportent les logiciels libres. De plus, le coût de dépôt et d'entretien des brevets désavantage les petites et moyennes entreprises au profits des corporations. A ce titre, les auteurs préconisent, de manière générale, une réforme pour faciliter les procédures de dépôt et leurs coûts pour les petites et moyennes entreprises. Des arguments que revendiquent depuis toujours les acteurs du logiciel libre. L'étude s'est appuyée sur les témoignages de 263 entreprises et développeurs indépendants. Et leurs auteurs sont des experts issus du Fraunhofer Institute, dépositaire du brevet sur le format MP3, et du Max Planck Institute, un centre spécialisé dans les architectures informatiques complexes. La Communauté européenne doit se prononcer prochainement sur la mise en chantier d'une politique de brevets entre les quinze pays européens. Les auteurs du rapport concluent d'ailleurs à une harmonisation nécessaire de cette politique à l'échelle européenne et même à l'échelle mondiale via l'Organisation mondiale du commerce. A ce jour, la brevetabilité des logiciels est toujours impossible en Europe. Peut-être plus pour longtemps si l'OMC s'en mêle.

Vunet : http://www.vnunet.fr/actu/article.htm?numero=8803&date=2001-11-20

Un groupe français lance un procédé d'écriture électronique inédit
Samedi, 24/11/2001 - 00:00

Le groupe papetier Hamelin a présenté le 22 novembre, en avant-première mondiale, ce qu'il appelle le «premier papier numérique». Il s'agit en fait de feuilles de papier tout à fait classiques, vendues en blocs ou en cahiers, mais qui auront les mêmes fonctionnalités in fine qu'une tablette graphique sans fil. Utilisées avec un stylo électronique spécial, elles permettront, par exemple, d'expédier des mails en écriture manuscrite, et ce sans que le stylo ni le papier n'aient besoin d'être raccordés à un ordinateur. Clé du procédé, mis au point par Anoto, filiale de la société suédoise C-Pen: chaque feuille est préimprimée d'une trame spéciale presque imperceptible (un nuage de points espacés en moyenne de 0,3 mm) qui sert de guide au stylo électronique. Ce dernier, équipée d'une microcaméra, «lit» à la volée les textes ou dessins entrés par son utilisateur. Le stylo, lui aussi d'apparence classique et utilisant de la bonne vieille encre, retransmet ensuite les informations captées par sa caméra à l'ordinateur (ou à un téléphone mobile) via une liaison sans fil (norme Bluetooth). Et voilà comment un griffonnage sur un simple bout de papier peut être envoyé instantanément à n'importe quel point de la planète. La principale astuce du procédé réside dans la trame imprimée: elle est conçue de manière à ce que la microcaméra «voit» en permanence suffisamment de points pour savoir exactement où le stylo est placé. Ceci évite d'avoir à recourir à de coûteux capteurs de position, et permet l'emploi de papier courant. Rien à voir cependant avec les «vrais» papiers électroniques, comme le «E Ink» inventé au Media Lab du célèbre institut de recherche MIT. Ceux-ci, truffés de microcapsules, ne servent pas à la saisie de textes, mais à leur reproduction. Ces «e-papiers», réinscriptibles, peuvent ainsi être considérés comme des écrans ultra-minces. Hamelin, groupe originaire de Caen, devrait commercialiser son «papier numérique», en début d'année prochaine, à un prix «légèrement plus élevé» que celui du papier traditionnel. La première utilisation concerne l'archivage classique de notes manuscrites. Le stylo peut enregistrer jusqu'à 50 pages au format A4 avant de saturer sa mémoire et d'imposer un transfert vers un ordinateur, soit directement, soit par l'intermédiaire d'un téléphone portable. Seconde fonction de base, l'envoi simplifié de courriers électroniques. Il fait uniquement appel à un téléphone portable équipé de la fonction Bluetooth. Quelques mots griffonnés, l'adresse électronique du destina taire écrite dans la case prévue à cet effet, la case "Envoi" cochée, et le message est envoyé... Anoto espère vendre 100 millions de stylos d'ici 2005, au prix unitaire d'environ 245 euros mais ce prix devrait tomber à 100 euros d'ici 5 ans.

Libération : http://www.liberation.com/quotidien/semaine/20011121merzd.html

Le Monde : http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3244--246649-,00.

Comment créer la vie sur un ordinateur
Samedi, 24/11/2001 - 00:00

Let's make a creature («Donnons la vie»), écrit une jeune femme blonde sur le clavier d'un ordinateur. Aussitôt saisi, le texte fait apparaître des insectes virtuels colorés sur un grand écran, qui se développent et prennent leur envol. Le choix des lettres l, e, m, leur ordre d'apparition et la syntaxe de la phrase déterminent la forme, la couleur, le mouvement et même la longévité de ces créatures volantes. «Nous avons développé un système qui permet d'utiliser du texte écrit à la façon d'un code génétique et de le traduire en créatures visuelles», explique Christa Sommerer, conceptrice avec Laurent Mignonneau de cet étrange environnement de vie artificielle. «De la complexité du message écrit dépendent le dessin du corps et des membres, et la capacité de ces insectes virtuels à se mouvoir. Certains vont bouger très vite alors que d'autres se déplaceront beaucoup plus lentement.» Lâchées sur l'écran, les bestioles en images de synthèse sont alors livrées à elles-mêmes, se nourrissent, cherchent un partenaire pour s'accoupler. Et si un petit vient à naître, il portera le même «patrimoine génétique» que ses parents numériques. Baptisé «Life Spacies II», ce dispositif sur Internet est l'une des installations interactives créées par le duo Sommerer et Mignonneau. A la fois chercheurs et plasticiens, ils travaillent dans un champ intermédiaire entre art, science et technologie. Basés à l'ATR Media Integration & Communication Research Laboratories de Kyoto au Japon, ils mettent au point ensemble des programmes informatiques simulant la croissance d'organismes naturels, qu'ils revendiquent comme des oeuvres d'art. C'est à l'intérieur d'un espace intitulé «La vie in silico», dédié à la création de «vies artificielles», qu'a pris place l'installation multimédia «A-Volve» de Christa Sommerer et Laurent Mignonneau. Penché au-dessus d'un aquarium virtuel (un dispositif rempli d'eau composé d'un rétroprojecteur se reflétant dans un miroir), le visiteur dessine une créature sur un écran tactile (une vue de face, un profil). L'ordinateur la transforme en trois dimensions et l'immerge dans l'aquarium virtuel, où elle rejoint d'autres congénères. Ensemble, ils nagent, mangent, se reproduisent et meurent comme de vrais êtres vivants. Il y a des prédateurs et des proies, comme dans tout écosystème, les plus faibles sont mangés par les plus forts, les plus forts donnent naissance à de nouvelles créatures. « Nous voulons montrer comment l'ordinateur peut simuler de façon ludique la complexité du monde vivant », explique Marie-Pierre Lahalle, chargée de projet à la Cité des sciences. En ajoutant que le visiteur peut bloquer une créature avec sa main pour la soustraire à l'écosystème. «Pour nous, une oeuvre d'art interactive doit ressembler à un système vivant, dans un sens métaphorique, bien sûr, résume Christa Sommerer. De plus, les utilisateurs s'impliquant dans ces oeuvres y projettent leur comportement et leur émotion propre qui à leur tour vont contaminer l'oeuvre d'art.» C'est toute l'idée, depuis Kurt Schwitters et Marcel Duchamp, du regardeur qui fait l'oeuvre, jusqu'à des artistes comme Robert Rauschenberg ou Nam June Paik, incluant le public dans le processus même de création. Il s'agit donc, pour Sommerer et Mignonneau (qui collaborent au prestigieux MIT Center for Advanced Visual Studies de Boston), de mettre au point pour chacun de leurs environnements évolutifs et autonomes des algorithmes génétiques ou de croissance. Nos deux botanistes multimédia sont allés encore plus loin. A l'heure où les chercheurs planchent pour acheminer sur Internet odeurs et autres fragrances, Christa Sommerer et Laurent Mignonneau ont cherché à introduire une dimension organique dans le système du web. Ainsi l'un de leurs travaux les plus récents, «Riding the Net», met en présence deux utilisateurs parlant entre eux. Au fil de leur conversation, les mots clés qu'ils emploient sont décodés par un système de reconnaissance vocale et utilisés pour rechercher et télécharger les images correspondantes sur Internet. Par exemple, si les deux interlocuteurs parlent de fleurs ou d'arbres, différentes images de fleurs ou d'arbres sont téléchargées et projetées en temps réel sur un écran à proximité. Ces propos «imagés» se démultipliant en images tournoyantes et psychédéliques, au son d'une musique planante...

Télérama : http://multimedia.telerama.fr/

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Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Un simple bout de scotch, hantise des faussaires ?
Samedi, 24/11/2001 - 00:00

Dans le futur, un simple scotch pourrait devenir un remède contre les faussaires. En effet, l'entreprise Tesa AG, du groupe Beiersdorf AG, a mis au point le procédé "Holospot" permettant de stocker des hologrammes non falsifiables à l'intérieur d'un morceau de scotch. La phase de développement est achevée et la phase pilote a débute en collaboration avec des entreprises pharmaceutiques, des producteurs de cartes d'identité sécurisées, etc. La mise sur le marche est prévue dans deux ans au plus tard. Ce procédé est base sur le phénomène suivant: les propriétés optiques d'une structure polymère peuvent être modifiées très fortement par rayonnement laser tout en restant très ponctuelle géographiquement: il devient possible de réaliser un réseau de diffraction dans un ruban adhésif a l'aide d'un laser. Le cryptage de l'hologramme se fait en plusieurs étapes. Tout d'abord une image (dans le cas d'une carte d'identité,une photo d'identité) est numérisée, cryptée puis gravée sous forme de réseau de diffraction sur le scotch. La récupération de l'hologramme, image par réflexion a travers un réseau de diffraction d'un rayon laser, se fait avec un appareil de lecture adéquat. Ce cryptage est sécurisé car toute tentative de trouver la clé entraîne la destruction du réseau de diffraction. Parallèlement, Tesa développe sous le nom "Tesa Rom" une technologie permettant de stocker des données dans un ruban adhésif. Pour l'instant, avec cette nouvelle technologie, 10 gigabytes peuvent déjà être stockes sur un rouleau de scotch tout-a-fait classique. Pour la commercialisation, Tesa travaillera avec des entreprises telles Sony ou IBM.

Be Allemagne : http://www.adit.fr

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Matière
Matière et Energie
Intel fête les 30 ans de son premier processeur
Samedi, 24/11/2001 - 00:00

Cette semaine, Intel fête le 30e anniversaire du microprocesseur. Pour l'occasion, le fondeur assure que HAL, l'ordinateur psychopathe du film 2001: Odyssée de l'espace, en a été l'inspirateur. En 1971, soit trois ans après la sortie du film de Stanley Kubrick, Intel a présenté le processeur 4004, conçu par l'ingénieur Ted Hoff pour une entreprise japonaise. "Les spectateurs du film étaient stupéfaits et fascinés par HAL", explique la firme. "Mais, malgré cette extraordinaire prévision du futur, personne ne pouvait s'attendre à l'apparition des ordinateurs personnels et d'Internet." Fort de ses 2 300 transistors (contre 40 millions aujourd'hui) réunis sur une surface plus petite qu'un ongle, le 4004 était aussi puissant que l'ENIAC, le tout premier calculateur électronique qui remplissait une pièce entière. Comme son inspirateur, le 4004 a également voyagé dans l'espace comme coeur de calcul de Deep Space Probe, une sonde lancée par Pioneer 10. Heureusement, ce vaisseau n'était pas habité, personne n'est donc mort, au contraire de ce qui se passe dans le film. Le Pentium 4, dernier-né de la gamme d'Intel, est approximativement 18 000 fois plus puissant que le maintenant modeste 4004. Peut-être pourrons-nous bientôt, ainsi que le prédit Ralph Bond, responsable de la division éducation grand public d'Intel, parler naturellement à nos ordinateurs. En espérant qu'ils ne deviennent pas schizophrènes, comme HAL.

Vunet : http://www.vnunet.fr/actu/article.htm?numero=8797&date=2001-11-19

Intel : http://www.intel.com/intel/intelis/museum/exhibit/hist_micro/index.htm

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Un émetteur de particules alpha capable de tuer les cellules cancéreuses de l'intérieur
Samedi, 24/11/2001 - 00:00

Des chercheurs américains dirigés par David Scheinberg du centre anticancéreux Memorial Sloan-Kettering ont mis au point un générateur atomique moléculaire capable de s'introduire spécifiquement dans ces cellules cancéreuses. Les particules alpha émises par le système permettent de détruire les cellules qui en sont la cible. Le système s'est montré efficace sur des cellules tumorales en culture mais aussi sur des modèles animaux. Les "nanogénérateurs atomiques" développés par ces scientifiques sont composés de deux éléments : un atome d'actinium-225 émetteur de particules alpha qui est lié à un anticorps monoclonal. Un des avantages de ce générateur est qu'il permet d'être utilisé contre des tumeurs différentes en fonction des anticorps utilisés. L'actinium se désintègre par émission de particules alpha et engendre trois autres atomes qui émettent eux-mêmes des particules alpha. Les doses reçues pourraient être donc excessivement faibles. "Il y a 100 % de chances qu'une particule alpha atteigne une cellule si le générateur de particules est à l'intérieur de celle-ci, mais seulement 30 % si le nanogénérateur se fixe à l'extérieur de la surface de la cellule", explique David Scheinberg. "Nous sommes en présence de médicaments extrêmement puissants. Il suffit d'un atome pour tuer une cellule". Son équipe a testé avec succès ces nanogénérateurs sur divers types de cellules cancéreuses (leucémie, lymphome, sein, neuroblastome) et sur des tumeurs de la prostate chez la souris ou un modèle de lymphome. Lors des études réalisées sur ces deux modèles animaux de tumeurs disséminées, les nanogénérateurs ont induit "une régression tumorale et une survie allongée, sans effet toxique, dans une fraction non négligeable des animaux", écrivent les chercheurs. Les souris avaient reçu une seule injection de nanogénérateur correspondant à une dose d'environ 7,4 kBq pour des souris de 20 g d'après les informations fournies dans l'article original. La dose optimale reste évidemment à déterminer mais Scheinberg estime que "ces doses seront probablement si petites que les injections pourront être faites par un cabinet médical ou en consultation externe". Le scientifique avance des doses thérapeutiques peut-être inférieures au MBq (mCi). Un autre élément marquant du système est qu'il utilise un radionucléide dont la demi-vie assez longue (10 jours) pour être facilement utilisé en thérapeutique. Le processus de fabrication pourrait ainsi être centralisé et la demi-vie de l'actinium 225 "pourrait permettre une meilleure pénétration des grosses tumeurs", d'après les scientifiques. L'équipe de Scheinberg espère pouvoir débuter les premiers essais cliniques l'an prochain.

Science : http://www.sciencemag.org/cgi/content/abstract/294/5546/1537

Cancer du sein : rôle d'un apport calorique important
Samedi, 24/11/2001 - 00:00

L'incidence du cancer du sein est inégale en fonction des pays. De nombreux facteurs de risques sont identifiés en ce qui concerne cette pathologie : l'alimentation pourrait également être impliquée dans son apparition. Le cancer du sein est la première cause de mortalité par cancer chez les femmes dans les pays développés. Sa fréquence augmente avec l'âge. Des facteurs de risques ont été identifiés : ainsi, le risque pour une femme d'avoir un cancer du sein est multiplié par deux ou trois si elle a un parent du premier degré qui en a fait un. De plus, certaines particularités de sa vie génitales augmentent ce risque : une puberté précoce, la nulliparité (ne pas avoir d'enfant) ou une première grossesse tardive (après 35 ans), une faible fécondité (cycle anovulatoire) ou une ménopause tardive. D'importantes différences dans l'incidence de cette pathologie sont notées en fonction des pays : ainsi le cancer du sein est très fréquent en Amérique du Nord, l'est un peu moins en France et devient beaucoup plus rare en République démocratique du Congo : le rapport est de un cancer du sein dans ce pays africain contre huit aux Etats-Unis. L'alimentation a longtemps été suspectée de jouer un rôle dans l'apparition du cancer du sein et pourrait expliquer les différences de l'incidence en fonction des pays. Une étude publiée dans le "British Medical Journal" conforte cette suspicion. Les auteurs de l'étude ont montré qu'une alimentation richement calorique, comme celle des Etats-Unis est associée à une activité ovarienne beaucoup plus importante que celle d'une alimentation pauvre en calories, comme celle de la République démocratique du Congo. Ils ont également montré qu'une activité ovarienne importante avec une importante production de progestérone est associée à une incidence plus élevée du cancer du sein. Ainsi, la différence de fréquence du cancer du sein entre certains pays reposerait sur les différences d'apports énergétiques, qui influent sur les concentrations de progestérone et d'estrogènes. Ceci pourrait signifier qu'une diminution des apports énergétiques associée à la pratique d'une activité sportive peut entraîner une diminution de la concentration de ces hormones et donc une diminution du risque de cancer du sein.

Csanté : http://www.csante.com/comsante/gen/read.php3?

Les non-voyants pourraient se déplacer grâce au GPS
Samedi, 24/11/2001 - 00:00

Les aveugles pourraient bientôt se déplacer en totale autonomie grâce à un système de guidage par reconnaissance vocale couplé à un GPS miniaturisé, actuellement expérimenté par une start-up de Sophia-Antipolis. Tous les ordres sont donnés vocalement par le non-voyant qui peut, grâce à un assistant personnel encore au stade du prototype et un simple kit mains libres, demander sa route, mais aussi sa position s'il s'est égaré. Le trajet s'affiche alors sur un écran qui le traduit vocalement ("Faites 50 mètres à gauche", "Tournez à droite", "traversez la rue", etc.). "Un signal est donné à chaque fois qu'un des points du trajet est atteint", explique Jacques Samalens, responsable de la division transports de la société Balease Technology, une PME d'une vingtaine de salariés spécialisée dans le positionnement par satellite. M. Samalens concède qu'il faut encore affiner la fluidité de la partie vocale et le travail d'actualisation de données cartographiques et topographiques (déclivités, accidents de terrain...). Le procédé parfaitement mis au point, Balease mettra à disposition de ses clients un site entièrement vocal sur l'internet où ils pourront télécharger des cartes. Si le procédé fait ses preuves, Vanessa Levy, une secrétaire de 25 ans qui l'expérimente actuellement avec d'autres non-voyants, dit qu'elle l'adoptera à coup sûr. Mais en tout état de cause, le GPS devra coexister avec son chien guide "parce que, pour les obstacles du quotidien, il reste irremplaçable".

AFP : http://fr.news.yahoo.com/011116/202/29jbb.html

Premier bébé in vitro né d'un père porteur du virus HIV
Samedi, 24/11/2001 - 00:00

Une femme japonaise a donné naissance à un enfant sain conçu par fécondation in vitro à partir de sperme décontaminé d'un père porteur du virus HIV qui peut provoquer le SIDA, a annoncé vendredi le médecin qui a effectué l'opération. C'est la première fois au monde qu'une telle opération de décontamination du sperme est combinée à une fécondation in vitro, a indiqué le médecin, à propos du petit garçon né fin octobre. "Ni le bébé ni sa mère (âgée d'une trentaine d'années) n'ont été contaminés par le virus", a déclaré Hideji Hanabusa, un médecin de l'hôpital d'Ogikubo à Tokyo, qui a effectué l'opération en collaboration avec la Faculté de médecine de Niigata, au nord de Tokyo. "C'est le premier cas au monde où le virus HIV a été éradiqué à 100% et qu'uniquement du sperme a été extrait pour la fécondation in vitro", a souligné M. Hanabusa. Le père de l'enfant qui est également âgé d'une trentaine d'années est devenu séropositif après avoir été traité par des produits sanguins non chauffés. "C'était très difficile d'éliminer la totalité du virus HIV car jusqu'à présent, il en restait toujours dans le sperme. Mais nous avons développé une nouvelle méthode pour le séparer du liquide séminal en utilisant une solution particulière", selon le médecin. "D'autres couples sont en attente de ce traitement en décembre et janvier. J'espère qu'avec cette technologie de plus en plus de séropositifs pourront avoir des bébés en toute sécurité", a déclaré le médecin. L'équipe médicale va remettre un rapport officiel à la Société du sida japonaise qui tiendra une conférence régulière à Tokyo fin novembre. Le mois dernier, une autre équipe médicale avait annoncé la naissance d'un enfant sain chez une femme inséminée artificiellement par du sperme de son mari séropositif. Il s'était agi, selon les médecins, du premier cas au Japon de naissance d'un enfant de père séropositif mais des cas utilisant la même méthode avaient été signalés en Italie et Espagne. Selon le ministère de la Santé, le Japon a compté jusqu'à 7.680 cas de malades du sida ou séropositifs, dont 1.432, très souvent des hémophiles, infectés par des produits sanguins. Au moins 1.225 personnes sont mortes de la maladie.

AFP : http://www.caducee.net/afp/edit.asp?id_depeche=7823

Se soigner avec la lumière : Les progrès de la photothérapie
Samedi, 24/11/2001 - 00:00

Une équipe de chercheurs de l'Institut de chimie organique de l'université de Wurtzbourg, placée sous la direction du Dr. Heiko Ihmels, a développé une série de colorants se liant avec une grande affinité sur des domaines précis de la molécule d'ADN. Autre propriété remarquable, les molécules d'ADN ainsi traitées sont altérées par l'exposition a la lumière visible. Ces différentes caractéristiques sont d'un immense intérêt médical, principalement dans le domaine de la cancérologie. Eliminer sélectivement les cellules tumorales par une photothérapie douce (la lumière visible est peu énergétique et les longueurs d'onde concernées n'ont pas d'impact biologique négatif), constituerait, sinon la panacée, du moins une grande avancée.

BE Allemagne : http://www.adit.fr

Des puces anti-tabac
Samedi, 24/11/2001 - 00:00

Des cartes à puces pour endiguer le tabagisme des mineurs japonais. C'est l'une des solutions envisagées par l'Institut japonais du Tabac. Pour acheter ses cigarettes dans l'un des 620 000 distributeurs automatiques qui quadrillent le Japon, il faudra bientôt introduire une carte à puce, contenant notamment la date de naissance de l'utilisateur. Les mineurs se verront alors refuser la vente. Une expérience pilote, lancée en avril prochain, consistera à remplacer 160 machines installées dans la ville de Yakaichiba, à l'est de Tokyo. À terme, le projet pourrait s'étendre, en 2008, à l'ensemble du parc de distributeurs. À la clef, une base de données contenant la date de naissance plus de 33 millions de fumeurs...

BE Japon : http://www.adit.fr

Une nouvelle famille d'antibiotiques
Samedi, 24/11/2001 - 00:00

Dans la nature ce sont les bactéries elles-mêmes qui fabriquent des antibiotiques pour se combattre les unes les autres. L'homme observe puis copie. Pour la première fois, des chercheurs américains ont isolé un peptide antibiotique produit par les cellules mastocytes d'un poisson : la piscidine. Les mastocytes sont les cellules du système immunitaire les plus communes chez les vertébrés, humains compris. La piscidine qu'ils produisent a été isolée chez le bar hybride d'Amérique, Morone saxatilis, un poisson de pisciculture. « Ce peptide antibiotique peut combattre des bactéries pathogènes communes aux poissons et aux mammifères, je pense particulièrement aux souches multirésistantes, explique Ed Noga, de l'université de Caroline du Nord, qui dirige l'équipe à l'origine de la découverte. La piscidine devrait être un modèle utile pour la fabrication de nouveaux médicaments car elle possède une structure nouvelle bien différente de celle des antibiotiques utilisés aujourd'hui. » Les chercheurs espèrent également comprendre un peu plus les allergies humaines, l'asthme et certains types d'arthrites où les mastocytes jouent un rôle de premier plan. De plus, « cette nouvelle découverte peut permettre de protéger la perche rayée et d'autres poissons des bactéries sans utiliser les antibiotiques conventionnels, espère Ed Noga. Ceci devrait augmenter la survie des poissons et améliorer la qualité de la production. » Maintenant l'équipe veut identifier d'autres mastocytes qui contiennent des antibiotiques, pourquoi pas chez l'homme. « Nous espérons avoir des réponses au cours des douze prochains mois », promet Ed Noga.

Nature du 15 novembre 2001 : http://www.nature.com/nlink/v414/n6861/abs/414268a0_fs.html

Les bienfaits de l'exercice physique confirmés
Samedi, 24/11/2001 - 00:00

L'exercice renforce le système immunitaire et protège contre les accidents cardiaques, selon une étude finlandaise présentée aujourd'hui à la conférence annuelle de l'American Heart Association. L'expérience a durée cinq ans pendant lesquels 128 hommes de cinquante à soixante ans, dont certains avec des prédispositions génétiques aux problèmes cardiaques, se sont soumis à des observations rigoureuses. Un groupe s'est vu contraint à un petit programme d'entraînement aérobic, tandis qu'un autre était laissé libre de pratiquer ou non du sport. Régulièrement, les « cobayes » ont été soumis à des tests dont le résultat est sans appel : ceux qui font un peu de sport régulièrement abaissent leur risque d'accident cardio-vasculaire. Tous les six mois, l'état des artères a été inspecté. De plus, le niveau de protéine C réactive (CRP), un marqueur d'inflammation lié à la santé des artères, la pression sanguine, le taux de cholestérol et d'autres facteurs ont été mesurés tous les ans. Les sportifs forcés ont pu profiter d'une baisse de 16% pour la CRP, tandis que les flemmards n'ont obtenu que 2 % de réduction. Encore plus impressionnant, les personnes qui présentaient une prédisposition génétique associée aux troubles cardiovasculaires (des caillots sanguins qui se dissolvent mal) ont obtenu 49 % de réduction de CRP en suivant l'entraînement régulier (1 % pour les autres). « Nous recommandons de pratiquer des exercices, comme la marche forcée, quatre à cinq fois par semaine pendant 30 à 60 minutes », conclut un chercheur.

American Heart Association : http://www.americanheart.org/presenter.jhtml?identifier=1200000

Démographie médicale : près de deux cent mille médecins sont en activité en France
Samedi, 24/11/2001 - 00:00

Dans un « Document de travail », la DREES (direction de la Recherche, des Etudes, de l'Evaluation et des Statistiques du ministère de l'Emploi et de la Solidarité) publie ses estimations de la situation du corps médical au 1er janvier 2001. Plus récentes que les derniers chiffres publiés par l'Ordre national des médecins, les données du ministère sont aussi légèrement différentes dans la mesure où elles n'utilisent pas les mêmes sources. Cependant, elles confirment bien sûr les mouvements et les tendances démographiques observés par les professionnels : inégalité de la répartition avec un clivage Nord-Sud, sous-densité médicale en milieu rural, féminisation, spécificités de la région parisienne... Dans toute la France métropolitaine, la DREES compte 196 000 médecins - 96 246 généralistes et 99 754 spécialistes, auxquels s'ajoutent les 3 445 praticiens recensés dans les DOM. 118 141 sont des libéraux, 77 859 des salariés (dont 55 970 hospitaliers). Le taux de féminisation de l'ensemble du corps médical est estimé à 36,4 %. Il est plus important (37 %) chez les spécialistes que chez les généralistes. Tous sexes confondus, mais toujours au chapitre de l'âge, les situations sont également contrastées d'une région à une autre (voir cartes). La comparaison interrégionale rencontre moins d'aspérités quand on étudie la part que représentent les nouvelles recrues dans tout le corps médical que quand on se livre au même exercice au-dessus de 55 ans. Dans le premier cas, seul le Nord - Pas-de-Calais se fait vraiment remarquer avec plus d'un quart de ses médecins âgés de moins de 40 ans. A l'autre extrémité de la pyramide, les régions sont plus nombreuses à sortir du lot d'une façon ou d'une autre. Ainsi, si plus d'un cinquième des médecins franciliens a plus de 55 ans, seulement un médecin franc-comtois sur dix (deux fois moins) est dans la même tranche d'âge.

Quotidien du médecin : http://www.quotimed.com/information/index.cfm?

Croisement d'hamster et d'une bactérie
Samedi, 24/11/2001 - 00:00

Des scientifiques américains ont croisé des bactéries avec des cellules de mammifère. La thérapie génique serait une application de choix pour cette première mondiale.Sur une paillasse de l'université de Californie, un hamster et une bactérie Escherichia coli ont consommé leur union. Difficile à imaginer ? Ils ont pourtant échangé des gènes. Il n'y a ni ovule ni spermatozoïde ici, l'accouplement s'est effectué à la mode bactérienne. Escherichia coli est la bactérie modèle en biologie. Les chercheurs connaissent son processus d'accouplement, appelé conjugaison, quand elle échange des morceaux d'ADN avec un partenaire. En général, cette technique permet aux bactéries d'échanger des gènes, comme ceux qui permettent de résister aux antibiotiques. Virginia Waters a forcé la nature et réussi cette union contre nature. Ses travaux suggèrent que les bactéries tentent tout le temps leur chance avec les cellules de mammifères. Un échange productif est rare, le gène immigré étant souvent inutilisable dans le nouveau génome. Les bactéries de Virginia Waters ont réussi à transférer le gène synthétisant une protéine verte et fluorescente dans les cellules de hamster, celles-ci ont brillé une fois l'acte accompli. Cette nouvelle technique pourrait être utile en thérapie génique pour intégrer un gène de secours dans des cellules humaines défaillantes. Les bactéries ont l'avantage de pouvoir échanger de grandes portions d'ADN, une opération généralement très difficile car la molécule à tendance à se casser.

Los Angeles Times : http://www.latimes.com/news/science/

Produire un réseau vasculaire grâce à un polymère modifié
Samedi, 24/11/2001 - 00:00

Un système basé sur un polymère capable de libérer de façon coordonnée deux facteurs de croissance différents permet la formation rapide d'un réseau vasculaire mature. Développée par des chercheurs du Michigan, cette technique laisse entrevoir de nouvelles opportunités pour la reconstruction de tissu in situ. Ces travaux ont été encadrés par le Dr David Mooney de l'Université du Michigan. Une publication dans la revue Nature Biotechnology de novembre rend compte du résultat de ces recherches sur la reconstruction vasculaire par des facteurs de croissance. L'intérêt de ce travail est double puisqu'il montre premièrement que la construction de nouveaux vaisseaux matures est possible grâce à une matrice biodégradable implantée et que cette néovascularisation est fortement dépendante de la libération contrôlée de plusieurs facteurs de croissance. Ces chercheurs ont utilisé deux facteurs de croissance angiogéniques : le VEGF (vascular endothelial growth factor) qui initie rapidement l'angiogenèse et le PDGF (platelet derived growth factor) qui permet de remodeler les vaisseaux néoformés en un réseau mature. Les stratégies de reconstruction à l'aide de facteurs de ce type n'avaient pas donné jusqu'à présent de résultat satisfaisant car elles faisaient appel à un seul facteur ou ne permettaient pas de contrôler la libération de plusieurs facteurs dans le temps. Le système développé par l'équipe de Mooney permet au polymère implanté de libérer immédiatement le VEGF tandis que le PDGF, encapsulé dans des billes biodégradables, est relâché plus tard et de façon continue. Ce dispositif a été testé chez des rats après une implantation sous cutanée du polymère porteur de ces facteurs. Le VEGF a conduit à une très nette augmentation de la formation de nouveaux vaisseaux qui restaient toutefois immatures par leur taille et par leur composition cellulaire. La libération différée du PDGF a permis d'établir un réseau vasculaire mature et dense, expliquent les chercheurs. Le contrôle des cinétiques de libération de plusieurs facteurs est un élément déterminant, tient à préciser Mooney. On peut envisager que ce dispositif pourrait à terme être utilisé pour la néoformation de divers type de tissus.

Nature Biotechnology : http://www.nature.com/cgi-taf/DynaPage.taf?file=/nbt/journal/v19/n11/abs/nbt1101...

Des cellules souches de la moelle épinière se transforment en cellules cérébrales
Samedi, 24/11/2001 - 00:00

Jefferson Hospital : http://www.jeffersonhospital.org/news/e3front.dll?durki=12780&site=110&return=38...

Utilisant un cocktail de facteurs de croissance et d'autres nutriments, des scientifiques du Jefferson Medical College ont montré dans leur laboratoire qu'ils étaient capables de convertir des cellules-souches humaines de la moelle épinière en cellules adultes du cerveau. Ces recherches ont été présentées à l'occasion de la réunion annuelle de la Société pour les neurosciences qui se tenait à San Diego, en Californie. De précédents études avaient montré que certaines cellules-souches, issues de la moelle osseuse de souris, et traitées avec des facteurs de croissance pouvaient se transformer en neurones. Mais les scientifiques du Jefferson Medical College ont découvert un cocktail de facteurs de croissance qui a permis de transformer toutes les cellules-souches humaines de la moelle épinière en cellules adultes du cerveau en à peine une heure! "il s'agit là d'une transformation stupéfiante et jamais observée auparavant qui constitue un véritable défi à tout ce que je savais sur la biologie du développement" souligne l'un des chercheurs, le Docteur Iacovitti. Celui-ci précise que non seulement les cellules transformées ressemblent aux neurones mais contiennent des protéines neuronales qui leur permettent de se différencier en catégories spécifiques de neurones pouvant produire de la sérotonine ou de la dopamine. Le grand avantage de ce procédé est qu'il utilise des cellules-souches de moelle osseuse humaine adulte et que chaque personne peut être son propre donneur, sans risque de rejets. Mais le prochain défi, et non le moindre, qui attend les chercheurs sera de parvenir à stabiliser les neurones spécifiques ainsi obtenus car ceux-ci ont tendance à retourner à leur état initial, non différencié, au bout de quelques jours. Les chercheurs américains sont persuadés qu'ils parviendront à empêcher cette régression quand ils comprendront mieux les mécanismes intimes de la transformation qu'ils ont su provoquée. Cette découverte confirme les immenses perspectives thérapeutiques liées à l'utilisation de ces cellules-souches dans le traitement des maladies neurodégénératives et des lésions cérébrales.

Brève rédigée par @RT Flash

La RMN plus forte que le détecteur de mensonges !
Samedi, 24/11/2001 - 00:00

Ce sont les conclusions de chercheurs de l'école de médecine de l'université de Pennsylvanie (EU), qui auraient mis en évidence des régions cérébrales spécifiquement activées lorsqu'on commet un mensonge. Ces travaux ont été présentés lors du National Meeting of the Society for Neuroscience à San Diego. Daniel Langleben et ses collaborateurs ont analysé à l'aide de l'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf), l'activité cérébrale de 18 volontaires soumis au test interrogatoire dit du 'Guilty knowledge test'. Ce test consiste à regarder des cartes à jouer sans les montrer et de dire si oui ou non on les a vues lorsqu'elles des cartes nous sont présentées à nouveau. Les régions cérébrales intervenant dans l'attention et le contrôle des erreurs (circonvolution du corps calleux et les zones des cortex pré moteur et pré frontal) ont été en moyenne plus activées chez les personnes ayant menti que celles ayant dit la vérité. «Si la vérité constitue par défaut l'activité normale du cerveau, alors le mensonge nécessité une augmentation de l'activité cérébrale dans les régions dévolues à l'inhibition et au contrôle», a commenté Langleben. «Les résultats indiquent qu'étant donné que l'IRMf est une méthode de mesure plus directe de l'activité cérébrale que la méthode de détection du mensonge couramment employée (polygraphe), elle a des avantages sur celle-ci», a ajouté le chercheur.

BBC du 12-11-01 : http://news.bbc.co.uk/hi/english/sci/tech/newsid_1651000/1651974.stm

Dialogue entre des neurones d'escargot et des puces électroniques
Samedi, 24/11/2001 - 00:00

Cet été, un laboratoire de l'Institut de biochimie Max-Plank à Martinsried, près de Munich a franchi une étape importante en réussissant à faire fonctionner la cellule élémentaire d'un réseau hybride. Deux neurones d'escargot reliés par une synapse échangent des signaux électriques entre eux et avec le circuit électronique sur lequel ils sont greffés. Depuis, Peter Fromherz a effectué une autre expérience, non encore publiée, avec deux neurones indépendants cette fois. L'excitation du premier produit un signal capté par le circuit électronique qui le traite avant de le transmettre au second neurone. "Cela préfigure peut-être l'un des fonctionnements possibles des réseaux hybrides qui permettront d'exploiter simultanément les capacités propres aux neurones, telles que la mémoire associative, et les aptitudes des microprocesseurs en matière de capacité de calcul", explique Peter Fromherz. Cette intime collaboration du vivant et de l'inerte constitue un objectif si ambitieux que le chercheur en parle avec une extrême prudence. L'équipe de Peter Fromherz a commencé ses recherches avec des neurones d'escargots en raison de leurtaille,environ dix fois supérieure à celle des neurones de rats également utilisés par le laboratoire. A l'aide de transistors à effets de champ gravés dans une puce électronique, les chercheurs ont exploité le contact capacitif qui se crée entre la puce et les neurones isolés par une couche de dioxyde de silicium (SiO2). Le neurone devient alors une partie intégrante du composant. Une modulation de tension provoque une variation de la différence de potentiel existant naturellement entre l'intérieur du neurone et sa membrane externe (environ - 65 mV). De quoi déclencher l'activité du neurone grâce à des impulsions de 5 V qui dépolarisent la membrane. Après ce premier couplage, il a fallu attendre 1995 pour que l'équipe de l'Institut Max-Planck maîtrise la stimulation du neurone et six ans de plus pour qu'elle réalise en 2001 un premier embryon de réseau à deux neurones biologiques couplés à une puce électronique. Après deux ans de travail, les chercheurs ont réussi à graver dans le silicium de minuscules cellules de 70 microns de diamètre constituées chacune de 6 plots de 40 microns de hauteur espacés de 20 à 25 microns. La géométrie de cette cage détermine son efficacité. Pour cela, la surface de la puce est équipée de lignes contenant les protéines dont les synapses se nourrissent pour se développer. Ce véritable schéma de connexion entre les neurones est réalisé par lithographie, technique identique à celle qui permet de graver les transistors. Ainsi, la puce se trouve dotée d'un double câblage. Électronique dans le silicium et biologique à sa surface. Les chercheurs travaillent maintenant à l'extension de ce réseau à trois neurones. Peter Fromherz pense y parvenir l'an prochain et espère publier ses résultats dans la foulée ou en 2003. "Maintenant, cela va plus vite...", note Gunther Zeck en souriant. Les premières puces hybrides échappent aux contraintes de miniaturisation de leurs cousines en silicium. Pour l'instant, les chercheurs apprennent patiemment à comprendre le fonctionnement des cellules nerveuses qui renferment les secrets du cerveau. Ce mariage pourrait profiter aux ordinateurs, mais également à l'homme. L'association du biologique et de l'électronique pourrait ainsi faire exploser demain les capacités des ordinateurs en leur apportant de nouvelles aptitudes. De même, les puces électroniques pourraient doper le cerveau humain.

Le Monde : http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3244--243943-,00.html

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