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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 294
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 18 Juin 2004
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Egalement dans ce numéro
TIC
British Telecom mise sur le Wimax pour réduire la fracture numérique du territoire
Conseil Constitutionnel et économie numérique: une censure et une réserve
Téléphonie par câble: la France dans le collimateur de Bruxelles
Le premier service de téléchargement de films sur abonnement ouvre aux USA
Le téléchargement est-t'il une menace pour l'industrie musicale ?
Avenir
Paris lance deux programmes militaires pour la "guerre du futur"
Matière
L'énergie solaire est passée de l'artisanat à l'industrie de haute technologie
Terre
Le réchauffement actuel du climat s'accélère et pourrait durer 15.000 ans
Vivant
La longueur du télomère est programmée dans l'embryon
Les mitochondries au coeur du vieillissement
Longévité et restriction calorique: confirmation du lien génétique
La première banque universelle de cellules souches
La Myosine-II, un moteur cellulaire sculpteur d'organe
Rico, un chien doué pour les mots
Recherche
La ville d'Antibes expérimente un minibus sans chauffeur
Edito





TIC
Information et Communication
British Telecom mise sur le Wimax pour réduire la fracture numérique du territoire
Samedi, 19/06/2004 - 00:00

L'opérateur historique britannique teste la technologie Wimax pour convertir son réseau au protocole internet (IP). Il compte sur cette alternative hertzienne, sorte de boucle locale radio, pour proposer l'ADSL aux zones rurales laissées pour compte. LONDRES - British Telecom lance un programme de modernisation de son infrastructure télécoms dans tout le pays. Un projet au coeur duquel la norme de communication radio à longue portée Wimax jouera un rôle clé.Dans le cadre de ce programme, baptisé "21st Century Network" et censé arriver à son terme en 2006, l'opérateur a décidé de se tourner résolument vers l'Internet Protocol (IP). La fibre optique et les réseaux sans fil seront donc au premier plan pour offrir des services haut débit dans cette nouvelle configuration, comme l'a indiqué mercredi à ZDNet UK Matt Beal, directeur de la mise en place et de la stratégie de ce projet chez BT Group. Basé sur le standard de transmission radio 802.16, le Wimax est une norme de communication hertzienne qui répond au concept de boucle locale radio (BLR). Cette technologie vise à permettre aux foyers basés en zone rurale, donc trop éloignés du réseau filaire classique sur lequel se greffent les répartiteurs ADSL, d'accéder à l'internet haut débit. Le Wimax se décline en deux versions: le 802.16d, utilisé pour les réseaux fixes point-à-point, et le 802.16e, pour les réseaux mobiles. British Telecom teste déjà le 802.16d dans quatre régions du pays; les essais dureront jusqu'en 2005. L'opérateur est déjà membre actif du Wimax Forum, le consortium industriel chargé des travaux d'interopérabilité de cette norme, encore à l'état de développement. Ses spécifications définitives devraient être connues au quatrième trimestre 2004. Mais le Wimax ne servira pas qu'à satisfaire les oubliés de l'ADSL dans les campagnes. Il peut également jouer un rôle de taille dans les zones métropolitaines, indique Matt Beal, refusant d'en dire plus sur les projets liés au 802.16d. Il pourrait concerner, par exemple, des personnes vivant dans des zones de couverture ADSL, mais ne pouvant en profiter car leur ligne téléphonique est mal placée ou de mauvaise qualité. Enfin, BT étudie également le 802.16e. Son nouveau programme va le contraindre à abandonner son actuel réseau téléphonique commuté (RTC). Or Paul Reynolds, P-DG de la branche BT Wholesale ("vente en gros"), qui s'adresse aux opérateurs et fournisseurs professionnels, a indiqué que le projet vise à offrir un accès haut débit partout dans le pays. Puisque l'opérateur britannique ne dispose plus de son propre réseau mobile, en bâtir un basé sur la norme 802.16e pourrait pallier ce manque.

ZDNet : http://www.zdnet.fr/actualites/business/0,39020715,39156652,00.htm

Conseil Constitutionnel et économie numérique: une censure et une réserve
Samedi, 19/06/2004 - 00:00

Le Conseil Constitutionnel a annoncé mardi avoir censuré une disposition de la loi sur l'économie numérique concernant le délai de prescription de la communication en ligne et a émis une réserve d'interprétation sur la responsabilité des hébergeurs de site. Transposition en droit interne d'une directive européenne du 8 juin 2000, cette loi visée précise notamment la réglementation en matière de commerce électronique et définit la responsabilité des prestataires techniques, hébergeurs et fournisseurs d'accès. Au cours d'une conférence de presse à Paris, le Conseil a indiqué qu'il avait annulé la disposition du texte prévoyant un délai de prescription de trois mois "à partir de la date à laquelle cesse la mise à disposition du public pour les messages en ligne". Il a en effet considéré qu'un tel point de départ de la prescription aboutirait à une "durée manifestement trop différente" de celle en vigueur pour d'autres médias. Ce délai est, en règle générale, de trois mois en matière de presse à partir de la publication de la première information incriminée. De fait, après cette censure, les messages sur Internet pourront faire l'objet de poursuite dans ce même délai de trois mois à partir de la première mise en ligne. Ceci sera valable aussi bien en matière de prescription civile et pénale que de droit de réponse. En second lieu, il a émis une réserve d'interprétation sur la responsabilité des hébergeurs de sites. La loi critiquée prévoit que les hébergeurs ne sont pas responsables, à condition qu'ils ne connaissent pas les contenus contestés ou que dès qu'ils ont connaissance du caractère illicite d'un message, ils le retirent. Ceci pouvait laisser penser que les hébergeurs étaient responsables a contrario dans tous les autres cas. Pour éviter une telle interprétation, la haute juridiction a précisé que la responsabilité de l'hébergeur n'était engagée que lorsque "le caractère illicite de l'information dénoncée est manifeste", ou que dans le cas où le juge "en a ordonné le retrait". Un texte incitant à la haine raciale ou une photo à caractère pédophile sont des exemples de messages dont l'hébergeur doit connaître le caractère manifestement illicite. Enfin, le Conseil Constitutionnel a précisé, à l'occasion de l'examen de ce texte, sa doctrine en matière de transposition de directives communautaires en droit interne. Une telle transposition, écrit-il, "résulte d'une exigence constitutionnelle à laquelle il ne pourrait être fait obstacle qu'en raison d'une disposition expresse contraire à la Constitution". En d'autres termes, le Conseil ne peut censurer un texte résultant d'une directive communautaire que s'il viole de façon caractérisée un article de la Constitution française. Conseil Constitutionnel (décision 2004-496) : http://www.conseil-constitutionnel.fr/decision/2004/2004496/index.htm

Téléphonie par câble: la France dans le collimateur de Bruxelles
Samedi, 19/06/2004 - 00:00

La Commission européenne a décidé de saisir la Cour de justice de l'UE à l'encontre de la France, où l'ouverture à la concurrence de la téléphonie par câble est selon elle freinée par les municipalités. "Malgré des réseaux très développés en France, le câble ne décolle pas, ce qui amène la Commission à saisir la Cour de justice," a déclaré Tilman Lüder, le porte-parole du commissaire européen à la Concurrence, Mario Monti. La téléphonie par câble représente à peine 0,15% du marché en France, contre 15% au Royaume-Uni, alors que les deux pays disposent de réseaux développés, a-t-il expliqué. Une directive européenne oblige les autorités françaises à accorder des licences aux opérateurs privés qui souhaitent fournir un tel service, mais de nombreuses municipalités s'y opposent, ce qui a pour effet de protéger la position dominante de l'opérateur historique France Télécom sur les lignes fixes. "Il s'avère que des municipalités refusent même l'implantation de nouveaux opérateurs sur le câble," a dit Tilman Lüder, selon lequel le consommateur est lésé. La procédure a été ouverte en 2000 et l'exécutif européen estime avoir fait preuve de suffisamment de patience, même si la France a promis de se mettre en conformité. Ce contentieux sur la téléphonie n'est pas le seul entre la France et la Commission européenne, qui lui reproche également de demander aux opérateurs privés des contributions exagérées pour le financement du service public universel. Une décision est également attendue dans les prochaines semaines dans le cadre de l'enquête sur les déclarations gouvernementales de soutien à France Télécom en juin-juillet 2002, couplées au prêt de 9 milliards d'euros octroyé en 2002. L'Etat, actionnaire à hauteur de 55% de l'opérateur, avait accordé ce prêt afin de permettre à France Télécom, dont la dette totalisait 70 milliards d'euros à fin juin, de faire face à d'éventuels problèmes, mais il n'avait jamais été utilisé. La Commission doit dire si ces éléments ont néanmoins constitué une aide d'Etat, dans la mesure où l'entreprise a pu obtenir des taux d'intérêt réduits grâce à eux. Reuters : http://fr.news.yahoo.com/040615/85/3waq8.html

Le premier service de téléchargement de films sur abonnement ouvre aux USA
Samedi, 19/06/2004 - 00:00

Les internautes américains équipés du haut débit peuvent depuis lundi télécharger et stocker légalement 100 films sur leur PC moyennant un abonnement mensuel, selon un partenariat entre le spécialiste de la TV payante Starz (Liberty Media) et l'éditeur de logiciels RealNetworks. Il s'agit du premier service de téléchargement de films sur abonnement, a indiqué Tom Southwick, porte-parole de Starz, précisant qu'il ne serait disponible qu'aux Etats-Unis car les accords de licence avec les studios de cinéma ne concernent que ce pays. Moyennant 12,95 dollars par mois, le client aura accès à une librairie contenant en permanence 100 films, avec un renouvellement de 25 titres chaque dimanche, a expliqué M. Southwick. A l'inverse des traditionnels services de "pay-per-view" (achat de programme à l'unité) proposés sur les bouquets de télévision payante, il ne faudra pas repayer pour chaque titre. Starz, dont c'est la spécialité de vendre du cinéma à la carte sur le petit écran, profitera de la technologie de RealNetworks, éditeur des logiciels de lecture de fichiers audio et vidéo concurrents de la plate-forme Windows Media de Microsoft. "Offert en (format) RealVideo 10 et à travers (le logiciel) RealPlayer, chaque film prendra environ 20 minutes de téléchargement, en fonction de la vitesse de la connexion à haut débit de l'abonné", a-t-on encore précisé. Chaque film pourra être stocké "peut-être un mois ou deux", selon les termes de l'accord de licence avec le studio concerné, avant de disparaître automatiquement, a ajouté M. Southwick. La plupart des grands studios de Hollywood sont fournisseurs du nouveau service, a-t-il poursuivi, citant Disney, sa filiale Miramax, Universal ou encore MGM. Paramount n'en fait pas partie car il a un partenariat exclusif avec Showtime dans la TV payante par câble.

NYT : http://www.nytimes.com/2004/06/14/technology/14real.html

Le téléchargement est-t'il une menace pour l'industrie musicale ?
Samedi, 19/06/2004 - 00:00

Le développement des services d'échanges sur internet "n'est pas une menace de mort mais un défi à relever en recourant à la créativité", estime l'ADAMI, société civile pour l'administration des artistes musiciens interprètes. Dans une étude sur le "peer to peer" (échange de fichiers musicaux ou audiovisuels d'ordinateur à ordinateur) rendue publique jeudi, l'ADAMI souligne notamment que "le marché de la musique n'est pas que le marché du disque". Celui-ci, note-t-elle, est caractérisé désormais par "la part croissante des revenus indirects" (copie privée, synchronisation publicitaire ou film...). La publication de ce document intervient alors que l'industrie du disque subit un tassement de son chiffre d'affaires (marché français en recul de 10% en 2003 et de 15% sur le premier trimestre 2004). Les éditeurs phonographiques imputent au téléchargement illégal la cause principale de cette crise. L'étude de l'ADAMI fait apparaitre la diversité des mécanismes de rémunération de la musique: reversement direct (billetterie), prélèvement à la source (télévision), redevance (copie privée)... Pour l'ADAMI, "la numérisation et la recherche de nouveaux modes de rémunérations accroissent cette complexité". L'ADAMI note que le marché de la musique en ligne est actuellement divisé en deux tendances: les sites en lignes légaux (dont le marché était estimé par elle à 100 millions de dollars en 2003) et les services d'échanges "peer to peer" sauvages (P2P, marché estimé à 250 millions de dollars en 2003). Pour l'ADAMI, "l'effet P2P sur la consommation est globalement positif", car, selon la société de droits d'artistes, il engendrerait "un surplus de consommation musicale" (achat de disques, de billets de concerts, d'équipements supplémentaires, baladeurs etc...). En outre, relève l'étude, "l'économie P2P a généré plus de rentrées fiscales que les services légaux". Pour rémunérer les ayants droit, l'ADAMI prône l'instauration d'une "licence légale" sur les abonnements des fournisseurs d'accès. Une solution que rejettent catégoriquement les éditeurs phonographiques, qui demandent pour leur part le "droit d'autoriser", à leur convenance. "Pour la musique comme pour le cinéma et les services audiovisuels en général, le développement sans précédent des services d'échanges n'est pas une menace de mort mais un défi à relever en recourant à ce qui constitue la matière première des industries culturelles : la créativité et non le repli sur soi", conclut le rapport. L'ADAMI gère les droits de quelque 60.000 artistes interprètes (chanteurs, chefs d'orchestre, comédiens, danseurs). Elle revendique 20.000 associés. En 2003, l'ADAMI a perçu 42,3 MEUR, dont 27,3 MEUR ont été reversés aux artistes.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/040617/1/3wxb9.html

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Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Paris lance deux programmes militaires pour la "guerre du futur"
Samedi, 19/06/2004 - 00:00

Michèle Alliot-Marie a annoncé lundi le lancement de deux nouveaux programmes permettant à la France et à ses partenaires européens de se préparer à la "guerre du futur" où les drones, avions sans pilote et aux multiples missions, joueront un rôle central. Lors de l'inauguration du salon de l'armement Eurosatory, à Villepinte, près de Paris, la ministre de la Défense a ainsi annoncé le lancement d'un démonstrateur de drone "EuroMale" (Moyenne Altitude-Longue Endurance), un programme de 300 millions d'euros dont la maîtrise d'oeuvre sera confiée au groupe européen EADS et auquel les groupes Thales et Dassault Aviation seront associés. Ce programme, dont la moitié du financement sera à la charge des industriels, doit permettre de faire voler en 2008 un avion sans pilote pour des missions d'observation. Ce drone doit pouvoir franchir des distances de 4.500 km avec une endurance supérieure à 24 heures de vol, ceci à une altitude maximale de 45.000 pieds (14.600 mètres environ), qui lui permettra d'évoluer sans danger au-dessus des avions civils. "Dans le domaine des drones, j'ai décidé de lancer un projet de démonstrateur EuroMale, ouvert à une large coopération européenne", a déclaré la ministre de la Défense. La France prévoit de financer un quart du programme, soit environ 75 millions, le quart restant devant être pris en charge par d'autres pays partenaires en Europe. Du coté des industriels, Philippe Camus, co-président d'EADS, a déclaré que son groupe devrait investir environ 100 millions dans ce programme dont il est maître d'oeuvre. "Il s'agit d'une décision historique, qui va permettre une plus grande intégration dans les drones", a-t-il souligné lors d'une conférence de presse. EADS a délégué à Dassault Aviation la maîtrise d'oeuvre de la plate-forme (l'appareil) elle-même tandis que Thales sera responsable des installations au sol. Le groupe Thales devrait investir environ 25 millions d'euros dans ce projet. D'autres partenaires joueront un rôle important, comme le groupe d'électronique Sagem, concurrent de Thales sur de nombreux programmes. Ce groupe sera particulièrement chargé des capteurs et des communications entre l'appareil et le sol. Philippe Camus, qui a estimé à 3 milliards d'euros le marché pour ce type de drones (hors Etats-Unis, un marché jugé inaccessible pour les Européens), a déclaré avoir bon espoir d'élargir le partenariat à d'autres industriels européens. La société israélienne IAI, spécialiste mondial des drones, apportera son expertise technique au projet, mais elle ne sera pas associée à la conception de l'EuroMale, fabriqué en Europe. Il y a un an, lors du dernier salon aéronautique du Bourget, Michèle Alliot-Marie avait déjà lancé un programme de démonstrateur d'avions de combat sans pilote (UCAV), d'un montant également de 300 millions et dont la maîtrise d'oeuvre avait alors été confiée à Dassault Aviation. Dans un communiqué commun, Dassault et EADS ont annoncé la signature d'un accord global sur les systèmes de drones, qui aura pour principale conséquence d'associer EADS au programme de drones de combat (UCAV), désormais baptisé "Neuron", auquel le groupe industriel suédois Saab et le groupe grec HAI sont déjà associés. Les drones de combat ont été utilisés pour la première fois en Afghanistan, où l'armée américaine a déployé le Predator, armé du missile anti-chars Hellfire. Ils ont également été utilisés en Irak et certains experts estiment que ces appareils remplaceront à terme les avions de chasse traditionnels. Dans une société où les pertes humaines sont de plus en plus difficilement acceptées dans des combats, les UCAV permettent en en effet d'épargner la vie d'un pilote. "Il est intéressant de voir que la France prend l'initiative. Cela prouve qu'il s'agit d'une technologie prometteuse", observe Alexandra Ashbourne, associé au centre de Recherche sur la défense Ashbourne Beaver Associates. Michèle Alliot-Marie a également annoncé à Eurosatory le lancement d'un second démonstrateur permettant de préparer la guerre du futur, basée sur la mise en réseau des systèmes. Ce démonstrateur, développé dans le cadre du concept militaire dit de la "Bulle Opérationnelle Aéroterrestre" (BOA) permettra "d'acquérir des capacités technologiques essentielles pour les forces terrestre futures". D'un montant estimé à 135 millions d'euros, ce contrat dont la notification est prévue début 2005, associera des industriels de l'armement terrestre comme le groupe public Giat à des électroniciens comme Thales et Sagem. EADS et MBDA, sa filiale spécialisée dans les missiles, seront également associés. Ce démonstrateur doit préparer le futur système de combat, dont la réussite repose sur la mise en réseau en temps réel de toutes les informations collectées par les avions, drones, moyens humains, afin de pouvoir définir et mettre en oeuvre rapidement des stratégies opérationnelles.

Reuters : http://fr.news.yahoo.com/040614/85/3w1fw.html

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Matière
Matière et Energie
L'énergie solaire est passée de l'artisanat à l'industrie de haute technologie
Samedi, 19/06/2004 - 00:00

Quelle industrie a un taux de croissance de 30 % à 40 % par an ? L'informatique ? Non. La biotechnologie ? Perdu. Le nucléaire ? Vous rêvez ! C'est le solaire, bien sûr, qui aligne une santé à faire se pâmer les ministres de l'économie du G8. L'industrie solaire - dans ses deux composantes, thermique et photovoltaïque - se sent portée par les ailes de l'avenir, et son enthousiasme était palpable lors de la 19e Conférence européenne photovoltaïque, qui s'est tenue à Paris du 7 au 11 juin. La conférence parisienne a montré l'essor d'une industrie qui est en train de passer du stade artisanal à celui de secteur économique à part entière. L'industrie photovoltaïque - qui fabrique des capteurs transformant l'énergie solaire en électricité - est aujourd'hui dominée par les Européens (BP Solar, Shell Solar) et les Japonais (Sharp, Kyocera). Les Américains restent absents, même si General Electric vient de décider de s'engager. De fait, ce marché dépend encore étroitement de l'aide que les gouvernements apportent à cette production d'énergie non émettrice de gaz carbonique. Le Japon et l'Allemagne sont ainsi logiquement les leaders de cette industrie en raison du soutien qu'ils apportent à la consommation d'électricité solaire. L'Allemagne accorde depuis plusieurs années des subventions substantielles à l'équipement en solaire thermique et au rachat garanti de l'électricité photovoltaïque à un prix élevé (jusqu'à 0,60 euro par kilowattheure). Cette approche combine l'intérêt environnemental et la politique industrielle puisque, ainsi soutenu, un secteur économique nouveau et créateur d'emplois (plus de dix mille en Allemagne) peut émerger. En Europe, l'Espagne suit la même voie et devrait adopter prochainement un tarif de rachat de l'électricité stimulant le photovoltaïque. En revanche, la France reste un nain solaire, en raison du faible soutien de ses gouvernements obnubilés par le nucléaire. Elle ne compte qu'un seul acteur industriel, Photowatt, installé à Bourgoin-Jallieu (Isère). Une société, filiale de la firme canadienne Matrix, et dont la production est presque exclusivement réservée à l'exportation : La Chine est moins frileuse que la France, et les industriels s'attendent à voir le géant asiatique envahir prochainement la fabrication de capteurs solaires, en s'appuyant sur des coûts salariaux faibles et sur un marché intérieur en plein développement. Lors de la Conférence internationale sur les énergies renouvelables qui s'est tenue à Bonn du 1er au 4 juin, Pékin a annoncé qu'en 2010 elle comptait produire ainsi 10 % de son électricité. L'Inde n'est pas moins intéressée. Elle est le seul pays au monde qui dispose d'un ministère dédié aux énergies renouvelables. Ces formes d'énergie sont notamment appréciées pour leur caractère local, sans recours à un réseau distant, alors que de vastes zones du pays sont dépourvues d'électricité. Cette problématique est valable pour de nombreux pays du tiers-monde où le photovoltaïque devrait trouver sa place. Là et ailleurs, car, d'un point de vue technologique, le solaire photovoltaïque devrait progresser par l'emploi de nouveaux matériaux : des polymères pourraient remplacer le silicium cristallin avec lequel sont aujourd'hui fabriquées les cellules solaires. Ils offriraient une plus grande transparence et, par voie de conséquence, l'épaisseur de leur film solaire serait moindre, ce qui leur permettrait de mieux s'intégrer aux bâtiments, alors que les systèmes solaires disponibles aujourd'hui ne font que s'y superposer.

Le Monde : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3238,36-368624,0.html

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Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
Le réchauffement actuel du climat s'accélère et pourrait durer 15.000 ans
Samedi, 19/06/2004 - 00:00

Selon les travaux de chercheurs de l'Université de Berne, le réchauffement actuel de la planète devrait se maintenir durant au moins 15.000 ans. C'est le résultat d'extrapolations réalisées à partir de carottes de forage provenant des vieilles glaces de l'Antarctique, dont l'analyse est publiée cette semaine dans la revue scientifique "Nature".L'histoire du climat de la Terre se dévoile dans une carotte de glace de trois kilomètres de long, a expliqué mercredi l'Université de Berne. Cette glace s'est formée par les chutes de neige tombée durant les 740.000 dernières années et constitue aujourd'hui la plus ancienne description ininterrompue du climat terrestre. Cette analyse couronne un projet de recherche mis sur pied par dix pays européens sur le Dôme C, dans la partie orientale de la calotte glaciaire antarctique. L'analyse confirme que les 740.000 dernières années ont connu huit périodes glaciaires, durant lesquelles le climat a été beaucoup plus froid qu'aujourd'hui. Elles ont alterné avec huit périodes chaudes qui, durant les 400.000 dernières années, ont connu des températures comparables à celles d'aujourd'hui. Ces intervalles cléments n'ont pas été très chauds mais ont duré plus longtemps que les périodes froides. En comparant les données climatiques anciennes avec celles d'aujourd'hui, les chercheurs bernois en déduisent que la période chaude actuelle devrait durer encore 15.000 ans au moins, abstraction faite des interventions humaines. De petites bulles d'air ont été extraites des carottes afin d'évaluer dans quelle mesure la composition de l'atmosphère a changé. Les analyses ont montré que la concentration en gaz carbonique durant les 440.000 dernières années n'a jamais été aussi haute qu'aujourd'hui. Les chercheurs espèrent arriver à de meilleures prévisions climatiques en identifiant les paramètres qui déterminent un passage d'une période à l'autre. Les carottes glaciaires ont été prélevées sur le Dôme C dans le cadre du Projet européen pour des forages glaciaires en Antarctique (EPICA). L'opération s'est déroulée par des températures estivales de -40 degrés Celsius, à plus de 1.000 kilomètres de la station de recherche la plus proche. Trois résultats fondamentaux ont été obtenus par l'analyse de la teneur des glaces "fossiles" en deutérium (isotope naturel de l'hydrogène qui, aux températures ordinaires, est un gaz) de la glace, expliquent les auteurs de cette vaste étude, signée d'une cinquantaine de noms, dont ceux de nombreux scientifiques français du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et du Commissariat à l'énergie atomique (CEA). Le premier, c'est que les climatologues savent désormais que depuis 740.000 ans, la Terre a subi huit cycles, marqués par des alternances de périodes glaciaires et de périodes plus chaudes, dites interglaciaires, avec, deuxième grand enseignement, un changement brutal du rythme des cycles il y a 420.000 ans. "A cette époque, a commenté devant la presse Valérie Masson-Delmotte, du Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement à Gif-sur-Yvette et l'un des co-auteurs de l'article, la planète a connu une période chaude particulièrement longue, de 28.000 ans environ et qui, surtout, peut être considérée comme analogue à celle que nous connaissons actuellement." Mais contrairement à ce qui se passe aujourd'hui, à cette période lointaine, où la Terre était habitée par des "Homo erectus" formant une population très clairsemée à travers le vieux monde, l'influence de l'homme sur le climat était nulle. "L'analogie entre les deux climats s'explique notamment par les conditions astronomiques, parce que l'orbite, l'axe de la Terre qui influencent l'ensoleillement sont identiques", a précisé Valérie Masson-Delmotte. "Cela suggère que la prochaine entrée en glaciation n'aura pas lieu avant plusieurs millénaires." Troisième résultat, lié, lui, à l'actualité "chaude", l'analyse des bulles d'air emprisonnées dans les glaces antarctiques confirme que "les teneurs actuelles en gaz à effet de serre (dioxyde de carbone et méthane) atteignent le plus haut niveau jamais vu", a relevé Jérôme Chapellaz (Laboratoire de glaciologie et de l'environnement de Saint-Martin d'Hères). L'influence des activités humaines sur le climat ne fait donc plus aucun doute, mais ses conséquences constituent toujours une grande inconnue. Les résultats obtenus au Dôme C, résument les auteurs de ce travail, offrent les outils pour déterminer les amplifications probables du réchauffement climatique par le cycle naturel de ces gaz. Le consortium EPICA va poursuivre les forages profonds en décembre, dans l'espoir d'atteindre le plancher rocheux situé sous la croûte de glace. Il ne lui manquerait qu'une centaine de mètres. Si tout se passe selon les prévisions, les chercheurs vont disposer d'archives climatiques glaciaires s'étendant sur plus de 900.000 ans. Nature : http://www.nature.com/nsu/040607/040607-4.html

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
La longueur du télomère est programmée dans l'embryon
Samedi, 19/06/2004 - 00:00

La longueur des télomères décide de l'espérance de vie une espèce. Les télomères sont des fragments d'ADN composes de plusieurs séquences génétiques courtes, qui se situent en terminaison des chromosomes. A chaque division cellulaire, le télomère est raccourci. Apres un maximum de 50 divisions, la terminaison des chromosomes est tellement raccourcie que de l'information génétique est perdue, ce qui provoque la mort de la cellule. Les chercheurs de l'institut de recherche sur l'élevage et le comportement animalier de Neustadt (Institut fur Tierzucht und Tierverhalten) ont mis a jour le mécanisme moléculaire déterminant la longueur initiale de ce télomère. Ils ont démontre que les embryons des bovins et des souris contenaient un programme cellulaire qui, selon l'espèce, étalonne les télomères a une longueur donnée. Ce programme fonctionne aussi chez les animaux clones, dont les cellules d'origine, adultes, contiennent pourtant des terminaisons chromosomiques déjà raccourcies. Cependant, l'origine des cellules utilisées pour le clonage joue un rôle déterminant: ainsi, les animaux clones issus de cellules épithéliales, comme la brebis Dolly, auraient malgré cela des télomères raccourcis. L'équipe de recherche a étudié des embryons obtenus par voie naturelle, par fécondation in vitro, et par clonage a partir de fibroblastes. Chez les trois types d'embryons, les fibroblastes se sont allonges de la même manière. Le processus de formation du télomère est conduit par une enzyme, la télomérase, qui est déjà active dans les gamètes. Apres la fécondation, l'activité enzymatique diminue, puis remonte de manière significative quand l'embryon rentre dans sa phase blastocytaire. Il s'agit d'un mécanisme de sécurité, qui vérifie la longueur des télomères, et si besoin est, les réétalonne a la bonne longueur.

PNAS. : http://www.pnas.org/cgi/content/abstract/101/21/8034

Les mitochondries au coeur du vieillissement
Samedi, 19/06/2004 - 00:00

Un nouveau mécanisme lié au vieillissement a été clairement identifié par des chercheurs suédois : il est situé dans les mitochondries, ces petites centrales énergétiques de la cellule, située hors du noyau et possédant son propre génome. Les mitochondries qui convertissent la nourriture en énergie utilisable par la cellule, produisent en même temps des oxydants susceptibles d'endommager leur ADN, ce qui les rend particulièrement vulnérables. L'hypothèse d'un lien entre les mutations de l'ADN mitochondrial (ADNmt) et le vieillissement a été émise depuis longtemps mais sans que la causalité soit démontrée. D'où l'intérêt des résultats obtenus par l'équipe d'Aleksandra Trifunovic, de l'Institut Karolinska. Les chercheurs ont créé des souris dépourvues de l'enzyme qui corrige les erreurs lors de la réplication de l'ADN mitochondrial, évitant ainsi que s'accumule les mutations. Au bout de 25 semaines, la fleur de l'âge pour ces muridés, l'analyse des cellules de plusieurs tissus a révélé un plus grand nombre de mutations dans les mitochondries des souris mutantes.

Ces souris ont vieilli trois fois plus vite que des souris normales, souffrant prématurément d'ostéoporose, de problèmes cardiaques, d'amaigrissement notamment et leur durée de vie a été réduite d'un tiers. Dans le même temps, elles avaient développé les signes d'un vieillissement précoce : perte de poids, chute de poils, baisse de la fertilité dos voûté. Les mutations de l'ADNmt seraient dont bien responsables du vieillissement de l'organisme mais en partie seulement car d'autres mécanismes sont impliqués dans ce phénomène complexe. Nous avons montré que les mutations au sein des mitochondries peuvent causer des signes de vieillissement comme l'ostéoporose, les maladies cardiovasculaires", ainsi que certaines formes d'anémie, a déclaré Alexandra Trifunovic, une des chercheuses qui a participé, sous la direction du professeur Nils-Goeran Larsson, à ces travaux publiés dans la revue scientifique britannique Nature. Il ne s'agit pas de faire vivre les gens pour l'éternité, a déclaré Alexandra Trifunovic, "mais si nous pouvons identifier avec précision les mécanismes existant entre les différentes mutations et les différentes maladies, cela aiderait à traiter ces maladies".

Nature : http://www.nature.com/cgi-af/DynaPage.taf?http://file=/nature/journal/v429/n6990...

Longévité et restriction calorique: confirmation du lien génétique
Samedi, 19/06/2004 - 00:00

Oubliez les régimes draconiens. Le jour où nous pourrons manger nos mets favoris sans restriction, tout en restant mince et en vivant jusqu'à 120 ans, sans diabète ni cancers, est peut-être moins éloigné que nous le pensons. C'est du moins ce que laisse entrevoir les travaux d'une équipe de recherche internationale qui vient de mettre en lumière au niveau moléculaire le rôle-clé d'une protéine dont le contrôle pourrait nous permettre un jour de profiter de tous les avantages de la restriction calorique, en terme de longévité et de bonne santé, sans en subir les contraintes et les inconvénients ! L'activation d'un gène et de sa protéine s'opposant à l'accumulation des graisses expliquerait l'effet bénéfique d'une restriction calorique sur l'espérance de vie des mammifères, selon des travaux publiés par la revue scientifique britannique Nature. Selon Frédéric Picard et Leonard Guarente du MIT (département de biologie, Massachusetts Institute of Technology, Cambridge, Etats-Unis) et des collègues des universités de Porto (Portugal) et d'Ottawa (Canada), la réduction du stock de graisses contenu dans les tissus adipeux est probablement déterminant dans les mécanismes reliant l'augmentation de la longévité à la restriction calorique chez les mammifères. Chez les souris, il a été démontré qu'une réduction de consommation de calories prolongeait l'espérance de vie de l'ordre de 30%. Et, selon une étude parue en avril dans les Comptes rendus de l'Académie des sciences (PNAS) américaine, un régime à basses calories (entre 1.100 et 1.950 par jour, soit près de la moitié de l'apport typique américain) réduit considérablement les risques de diabète, de crise cardiaque ou d'attaque cérébrale, laissant a priori envisager une meilleure longévité. Les biologistes du MIT proposent ce qui pourrait être le premier pas pour expliquer le phénomène. Chez la levure, la longévité est favorisée par un gène appelé SIR2. L'équipe de Picard a donc recherché l'équivalent de ce gène chez un mammifère, en l'occurrence la souris. Les chercheurs montrent ainsi qu'un gène, dénommé Sirt1 (pour sirtuin 1), intervient dans un système qui détecte quand la nourriture se fait plus rare : en période de pénurie même relative, comme un régime hypocalorique, l'activation du gène et de sa protéine mobilise les graisses contenues dans les tissus adipeux et entraîne une réduction du stock de graisses. Cet effet passe par le blocage de gènes, incluant des gènes impliqués dans le stockage des graisses, normalement contrôlés par une molécule, dite "PPAR-gamma". Il reste à présent à étudier plus précisément la relation entre ce phénomène et le vieillissement. Science Daily :

http://www.sciencedaily.com/releases/2004/06/040603065348.htm

La première banque universelle de cellules souches
Samedi, 19/06/2004 - 00:00

Alors que le Parlement vient enfin d'adopter, dans le cadre de la loi sur la bioéthique, un dispositif transitoire pour permettre l'utilisation et la conservation de cellules souches embryonnaires humaines, lorsqu'un intérêt thérapeutique majeur le justifie, le Royaume-Uni conforte sa place de leader dans ce domaine de recherche stratégique et vient de créer la première banque mondiale de cellules souches. Elles y seront manipulées et stockées dans les meilleures conditions. L'objectif affiché, c'est d'améliorer l'accès des équipes de chercheurs aux cellules souches.La banque est placée sous l'autorité du " National Institute for Biological Standards and Control, un organisme qui dépend directement du gouvernement britannique. De nombreuses banques de cellules existent déjà à travers le monde. Mais celle-ci est bien la première à proposer tous les types de cellules souches : embryonnaires, foetales et adultes. Les cellules souches constituent un enjeu majeur pour la recherche de demain. Leur intérêt vient de ce qu'elles peuvent se multiplier et se reproduire indéfiniment, acquérant les propriétés de différents tissus à partir d'une seule cellule. Dans un avenir proche, elles pourraient ainsi permettre de réparer les tissus malades et endommagés, voire de les remplacer. Les domaines thérapeutiques ne manquent pas - diabète, maladies de Parkinson ou d'Alzheimer... - mais il reste énormément de travail avant qu'il soit possible de les utiliser à ces fins. BBC : http://news.bbc.co.uk/2/hi/health/3725935.stm

La Myosine-II, un moteur cellulaire sculpteur d'organe
Samedi, 19/06/2004 - 00:00

Au cours du développement d'un embryon, la formation des organes dépend en partie du réarrangement des cellules qui passent du stade monocouche à une structure en trois dimensions. C'est particulièrement vrai pour l'épithélium qui forme des organes comme l'intestin ou certaines parties du rein et du coeur. Ce processus nécessite que les cellules fortement adhérentes les unes aux autres remodèlent leurs contacts pour permettre une réorganisation dans l'espace. C'est à ce phénomène universel, appelé intercalation, que se sont intéressés Thomas Lecuit et ses collaborateurs. En utilisant une protéine fluorescente constitutive des jonctions entre cellules, ils ont pu observer l'évolution de ces jonctions lors de la réorganisation des contacts cellulaires, sur l'embryon de la drosophile (mouche du vinaigre). Ils montrent que le mouvement des cellules n'est pas un évènement simple de migration individuelle des cellules dans la couche cellulaire pré-existante, mais qu'il nécessite un réarrangement global de l'ensemble des contacts cellulaires par un processus très organisé dans l'espace et le temps, et déterminé génétiquement. « On peut comparer cet évènement aux mouvements des personnes dans une foule, le nombre de personnes ne varie pas mais c'est leur arrangement et les contacts entre individus qui évoluent, non de manière aléatoire mais suivant une direction donnée », commente Thomas Lecuit. Les chercheurs ont identifié l'un des acteurs indispensable à la transformation irréversible de la géométrie (ré-arrangement) des contacts entre cellules. Il s'agit de la Myosine-II. Cette protéine est un moteur moléculaire qui contrôle la structure et la dynamique du squelette cellulaire, en particulier des filaments d'actine présents au niveau des jonctions cellulaires. Elle s'accumule au niveau de certains contacts cellulaires où elle agit comme une force de contraction locale qui « dissout » ces contacts en contrôlant les molécules d'adhésion cellulaire. Ainsi, l'intercalation des cellules n'est pas due à une tension extérieure qui tirerait les cellules dans deux directions opposées mais à une force locale de « dissolution » de l'adhésion intercellulaire. Ce processus montre comment une information spatiale locale au niveau moléculaire se traduit en changement global de forme d'un tissu. Il est d'une grande importance pour comprendre le développement de l'embryon. Il devrait aussi permettre de comprendre comment cet équilibre « stabilité/dynamique » des contacts cellulaires est perturbé dans les phases initiales de cancers des épithélium (carcinomes). CNRS : http://www2.cnrs.fr/presse/communique/490.htm

Rico, un chien doué pour les mots
Samedi, 19/06/2004 - 00:00

Il ne lui manque que la parole. Des chercheurs allemands ont découvert un chien border collie baptisé Rico, capable de comprendre plus de 200 mots et d'en apprendre de nouveaux aussi vite que de nombreux enfants. Les chercheurs ont découvert que Rico connaît les noms de dizaines de jouets et est capable de rapporter celui que lui demande son maître. Il connaît un vocabulaire aussi étendu que celui des grands singes, des dauphins et des perroquets entraînés pour comprendre les mots, soulignent les chercheurs. Rico peut même aller plus loin en devinant ce qu'un nouveau mot signifie. Les chercheurs l'ont vérifié en déposant dans une pièce un jouet qu'il n'avait jamais vu, parmi d'autres qui lui étaient déjà familiers. Dans une autre pièce, son maître lui a demandé d'aller chercher le nouveau jouet en utilisant un mot que son fidèle compagnon n'avait jamais entendu. Le border collie, race notamment connue pour ses qualités de chien de berger, s'est rendu dans la pièce où se trouvaient les jouets et, sept fois sur dix, a ramené celui qu'il n'avait jamais vu auparavant."Il a apparemment été capable de lier le nouveau mot au nouvel objet, soit parce qu'il savait que les objets familiers avaient déjà des noms soit parce qu'ils n'étaient pas nouveaux", soulignent les chercheurs dirigés par Julia Fischer, de l'Institut d'anthropologie évolutionnaire Max Planck à Leipzig, en Allemagne. Un mois plus tard, il se souvenait encore du nom du nouveau jouet trois fois sur six, même sans l'avoir vu depuis le premier test. Ce qui correspond aux capacités d'un enfant de trois ans, selon les chercheurs. Cette étude publiée par la très sérieuse revue « Science », accrédite l'idée que les chiens peuvent comprendre un grand nombre de mots. Patti Strand, membre du Club des chenils américains, la qualifie de "bonne nouvelle pour ceux d'entre nous qui parlons à nos chiens". "Merci aux chercheurs d'avoir montré que les personnes qui parlent à leurs chiens sont de bons communicateurs et non des excentriques", dit-elle. En outre, les capacités d'apprentissage de Rico pourraient montrer qu'une partie de la compréhension du langage s'est développée séparément du langage humain. "Vous n'avez pas besoin d'être capable de parler pour comprendre beaucoup de choses", souligne le Pr Fischer. Son équipe de chercheurs note que les chiens ont évolué avec les humains et ont été sélectionnés en fonction de leur capacité à répondre au langage de l'homme. Katrina Kelner, une responsable de la revue "Science", juge cette étude "remarquable". Les capacités d'apprentissage de Rico "suggèrent que les structures cérébrales qui permettent ce genre d'apprentissage ne sont pas uniques aux humains et qu'elles ont peut-être formé la base de l'évolution pour certaines des capacités de langage avancées de l'homme."

Science : http://www.sciencemag.org/feature/data/kaminski.pdf

Eurekalert : http://www.eurekalert.org/pub_releases/2004-06/aaft-cwr060404.php

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Recherche
Recherche & Innovation, Technologies, Transports
La ville d'Antibes expérimente un minibus sans chauffeur
Samedi, 19/06/2004 - 00:00

La ville d'Antibes expérimente un minibus sans chauffeur dans le cadre d'un projet européen (cybercar-cybermove) de "véhicules intelligents" destiné à diminuer le trafic urbain. "L'objectif est d'offrir un nouvel outil aux villes pour favoriser sur de petites distances le recours aux transports urbains", a expliqué Georges Gallais, coordinateur du projet. L'expérimentation d'Antibes est une "première européenne", a précisé M. Gallais. Elle permet de tester en grandeur réelle l'intégration d'un véhicule entièrement automatisé dans un réseau urbain où cohabitent voitures, deux-roues et piétons. Antibes a été sélectionnée avec une dizaine d'autres villes, dont Rotterdam (Pays-Bas), Brisbane (Australie), Haïfa (Israël), Lausanne (Suisse), Copenhague (Danemark), Bayonne et Nancy (France), dans lesquelles le projet n'est cependant pas encore mis en oeuvre. Le cybercar sans chauffeur est testé sur deux lignes droites parallèles de 430 m, l'une pour l'aller, l'autre pour le retour entre le port et la vieille ville. A chaque extrémité, il fait un demi-tour sur place en deux manoeuvres. D'une capacité de 20 places (12 assises et 8 debout), il suit une route prédéterminée (mémorisée dans un ordinateur) et réajuste sa trajectoire tous les trois mètres grâce à des aimants insérés sur la chaussée. Pour ses concepteurs, "le cybercar, véhicule propre et silencieux, propose une alternative à la voiture individuelle qui pollue et fait du bruit". Il roule à 20 km/h et dispose d'une autonomie d'une journée. Les arrêts pour que les passagers montent ou descendent sont préprogrammés. Dès qu'un obstacle (voiture, piéton, animal, etc.) se présente, le minibus s'immobilise grâce à des capteurs magnétiques. Il ne repart que lorsque l'obstacle a disparu. "En l'état de nos recherches, le minibus est fiable sur une distance maximale de 3 Km, capable de tourner, de s'engager dans des ruelles. Le plus difficile a été de parvenir à un contrôle total pour qu'il reste sur un même axe", a précisé M. Gallais. Si l'expérience se révèle concluante, Antibes envisage de recourir au cybercar pour accomplir les 1.400 m qui séparent la vieille ville et un parking en construction près du port, afin de réduire d'un quart les 3.800 véhicules qui pénètrent chaque jour dans la ville. Le projet cybermove qui a mobilisé pendant trois ans quinze partenaires (bureaux de conseils, industriels, etc.), est financé par l'unité "Ville de demain et héritage culturel" des programmes de recherches européens Energie, Environnement et Développement Durable. Il est coordonné par l'Institut national de recherche en informatique et en automatique (INRIA), installé à Sophia-Antipolis (Alpes-maritimes). AFP : http://fr.news.yahoo.com/040613/202/3vtd4.html

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