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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 254
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 01 Août 2003
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Egalement dans ce numéro
TIC
6,7 millions d'accès haut débit en France en 2008
L'ART libéralise le Wi-Fi sur l'ensemble du territoire français
Google lance un service gratuit d'informations en ligne en langue française
Un gant intelligent pour cueillir les fruits au bon moment
Faire le choix des brevets ou de l'indépendance technologique de l'Europe?
BT va lancer un téléphone deux en un, à la fois fixe et mobile
Avenir
Un nano-rotor électrique
Matière
Avec la mémoire flash, les appareils mobiles misent sur la vidéo
Capteurs solaires : les pistes de l'avenir
Espace
Première preuve directe de l'existence de l'énergie sombre
Terre
Un gigantesque effet de serre menace depuis l'écorce terrestre
Des scientifiques réalisent une première mondiale en captant de l'eau de source dans la mer
Le réchauffement de la planète est "une arme de destruction massive"
Le trou de la couche d'ozone en voie de stabilisation
Vivant
Alzheimer : évitez le surpoids et mangez du poisson
Un régime végétarien pour réduire son cholestérol
Le régime Atkins serait le moyen le plus rapide pour perdre du poids sans danger
Cancer du colon : prédire l'efficacité de la chimiothérapie
Baisse des cancers en Europe
Un récepteur thyroïdien impliqué dans la régulation du poids
Premiers essais sur l'homme d'un vaccin européen anti-sida
Des plantes transgéniques pour dépolluer les sols
L'ATN, troisième molécule génétique ?
Edito
Gravitation et énergie sombre : le voile commence à se lever sur les forces qui structurent notre Univers



La semaine dernière était inauguré à Cascina, en Italie, Virgo, un nouvel instrument de recherche qui devrait enfin permettre de détecter les ondes gravitationnelles, prédites il y a plus de 80 ans par Albert Einstein. Véritable prouesse technologique, Virgo est constitué de deux bras orthogonaux de trois kilomètres de long. Dans ces conduites de 40 cm de diamètre au vide très poussé, le même rayon laser, dédoublé, effectuera cinquante allers-retours et parcourra ainsi 150 Km, avant d'arriver au détecteur. Le plus infime déphasage des deux faisceaux à l'arrivée constituera la preuve du passage d'une onde gravitationnelle. Grâce à cet extraordinaire dispositif, les astrophysiciens espèrent pouvoir détecter des émissions d'ondes gravitationnelles provoquées par de violents phénomènes cosmiques tels que les supernovae ou la fusion de deux trous noirs. Virgo pourrait aussi permettre d'observer le rayonnement gravitationnel fossile, issu du Big-Bang, et d'origine inconnue. Les ondes gravitationnelles sont, dans le cadre de la théorie d'Einstein, des perturbations de la géométrie de l'espace-temps qui se propagent à la vitesse de la lumière ; ce sont des ondes tout à fait analogues aux vagues qui se déroulent à la surface des océans. Par un de ces hasards du calendrier dont l'histoire des sciences a le secret, au moment où était inauguré Virgo, cet extraordinaire outil destiné à détecter les ondes gravitationnelles, des chercheurs américains publiaient dans la revue "Nature" les résultats de leurs expériences démontrant pour la première fois l'existence de la mystérieuse "énergie sombre". On sait depuis plusieurs années que cette énergie sombre, qui constitue plus de 70 % de notre univers, s'oppose à la gravitation et est responsable de l'accélération de l'expansion de l'Univers. Mais ces astronomes américains ont constaté que dans certaines zones de l'univers, non seulement les photons perdaient peu d'énergie mais en gagnaient. Selon ces chercheurs, seule l'énergie sombre pourrait expliquer ce phénomène. La détection de ces fameuses ondes gravitationnelles combinée à cette mise en évidence de l'énergie sombre, force répulsive s'opposant à la force attractive de la gravitation, conforteraient de manière décisive la théorie de la relativité générale d'Einstein et son hypothèse de "constante cosmologique". En levant le voile, grâce à des vérifications expérimentales rigoureuses, sur la nature intime de la gravitation et de l'énergie sombre, et sur les relations qui existent entre ces deux forces fondamentales, la science est en train d'éclairer d'un jour nouveau et fascinant la structure et la genèse de notre Univers mais aussi son avenir. Face à ce combat titanesque entre gravitation et énergie sombre, qui façonne le Cosmos et détermine son destin, nous ressentons plus que jamais à quel point Pascal avait raison quand il écrivait, il y a trois siècles et demi, "L'homme est un point perdu entre le néant et l'infini".

René TRÉGOUËT

Sénateur du Rhône


TIC
Information et Communication
6,7 millions d'accès haut débit en France en 2008
Samedi, 02/08/2003 - 00:00

En 2008, 30 % des foyers européens bénéficieront d'un accès Internet haut débit, ce qui représentera 57 % des foyers connectés, selon le cabinet d'études Forrester Research. Evidemment, la répartition ne sera pas homogène à l'ensemble des pays européens. Les pays nordiques connaîtront les plus forts taux d'équipement haut débit avec 45 % pour la Norvège tandis que la Grèce plafonnera à 5 %. Quant à la France, elle ne devrait pas dépasser les 27 % de foyers, soit 6,7 millions d'internautes, à bénéficier du haut débit en 2008. On est encore loin des 10 millions promis pour 2007 par le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin. Selon Forrester, l'ADSL devrait s'imposer pour le transport des données à haute vitesse, "car il touche au moins deux fois plus de foyers que le câble". A terme, le haut débit par la prise téléphonique devrait couvrir 71 % des moyens d'accès Internet broadband. La part des câblo-opérateurs pour la fourniture d'accès rapide devrait chuter de 53 % en 2000 à 22 % en 2008. Cela se justifie d'autant que les câblo-opérateurs n'ont plus les moyens d'investir massivement dans de nouveaux réseaux, toujours selon Forrester. Quant à l'idée de relier chaque foyer par fibre-optique, "cela restera du domaine du rêve jusqu'à la fin de la décennie", précise l'étude. "Les liaisons spécialisées et les communication par satellite bi-directionnel pourront couvrir des marchés ruraux de niche où l'ADSL n'a pas accès." Résultat, les moyens d'accès alternatifs de ce type ne couvriront que 7 % des foyers. Quand à l'Internet sur le réseau électrique, "délais persistants, problèmes de qualité et absence de revendeurs" devrait limiter considérablement son développement. Conséquence de la montée du haut, via l'ADSL notamment, Forrester recommande aux fournisseurs d'accès, pour les 18 mois à venir, de concentrer leurs activités sur la rentabilité et non plus sur le volume. A bon entendeur...

VUNet :

http://www.vnunet.fr/actu/article.htm?numero=11167&date=2003-07-21

L'ART libéralise le Wi-Fi sur l'ensemble du territoire français
Samedi, 02/08/2003 - 00:00

L'ART vient de décider, le 25 juillet, de libéraliser l'usage du Wi-Fi à l'ensemble du territoire national. Deux éléments nouveaux conduisent à faire évoluer le dispositif régissant le secteur des réseaux RLAN à compter du 25 juillet 2003 : l'assouplissement des conditions techniques de la bande 2,4 GHz par le Ministère de la Défense et l'entrée en vigueur de certaines dispositions à effet direct des nouvelles directives européennes relatives aux communications électroniques. Les négociations conduites avec le Ministère de la Défense ont permis de généraliser à l'ensemble des départements métropolitains les conditions techniques dont bénéficiaient cinquante-huit d'entre eux depuis janvier 2003. Ainsi, dans tous les départements métropolitains, qu'il s'agisse d'usage privé ou public, il est désormais possible d'utiliser les fréquences RLAN dans les conditions suivantes : -à l'intérieur des bâtiments avec une puissance (PIRE*) maximale de 100 mW sur toute la bande de fréquences 2400-2483,5 MHz, -à l'extérieur des bâtiments avec une puissance (PIRE*) maximale de 100 mW sur la partie 2400-2454 MHz et avec une puissance (PIRE*) maximale de 10 mW sur la partie 2454-2483 MHz. Les conditions techniques dans les départements d'outre-mer, déjà très favorables, demeurent inchangées. Les conditions techniques dans la bande 5GHz demeurent inchangées. Comme jusqu'à présent, les usages privés (réseaux indépendants, usages particuliers) ne nécessitent pas de démarche auprès de l'ART. Pour ce qui concerne la fourniture de services au public à compter du 25 juillet 2003, les opérateurs notifieront leur activité à l'Autorité, dans l'esprit des nouvelles directives européennes : cette déclaration remplace les licences individuelles d'opérateurs de réseaux ouverts au public. L'Autorité modifie donc aujourd'hui en ce sens les lignes directrices relatives à l'expérimentation de réseaux ouverts au public utilisant la technologie RLAN. L'Autorité prévoit de maintenir, au moins jusqu'à la fin 2004, un cadre expérimental aux réseaux RLAN ouverts au public pour permettre à des initiatives originales de se développer dans un cadre peu contraignant et pour faciliter la construction d'offres de services pérennes tant sur le plan économique que technique pour ce marché émergent. L'Autorité s'attachera à effectuer un suivi de ces expérimentations, en concertation avec les opérateurs, afin de déterminer, sur la base d'une évaluation globale, les éventuelles évolutions à apporter au régime d'autorisation expérimentale après 2004, dans le cadre défini par la future loi sur les communications électroniques.

ART :

http://www.art-telecom.fr/communiques/communiques/2003/c220703

Google lance un service gratuit d'informations en ligne en langue française
Samedi, 02/08/2003 - 00:00

Le moteur de recherches sur internet Google lance mardi un site gratuit d'informations en ligne en langue française, Google News France, actualisé en permanence avec les contenus de plus de 500 médias francophones présents sur la "toile", a annoncé Google à partir des Etats-Unis. Le site "www.news.google.fr" est ouvert depuis mardi à 09H00 à Paris. Les articles, déclinant l'actualité en 8 rubriques (international, France, économie, sciences et technologies, sports, culture et santé) à la suite de la demi-douzaine de thèmes figurant "à la Une", seront issus des médias français, suisses, belges, canadiens et africains, a précisé Google. Comme pour les versions anglaise et allemande déjà existantes, ce journal internet en français est entièrement automatisé et compile des informations récoltées sur le web par des algorithmes. Ceux-ci procèdent au regroupement de tous les articles évoquant un même sujet, puis classent les histoires par rubrique, a expliqué à l'AFP Michael Schmitt, un des ingénieurs chargés de la conception de sites en langue étrangère. "Le résultat est qu'il est possible pour un même sujet d'avoir accès à de multiples points de vue", a déclaré M. Schmitt. Pour chaque information, le site propose au lecteur d'accéder directement, en cliquant sur le lien de la source, aux articles originaux de tous les médias qui l'ont abordée. Il mentionne, à côté de la source, l'ancienneté de l'article. En France, Google revendique 6,8 millions d'utilisateurs ce qui fait de lui le 3e moteur le plus utilisé, selon une enquête Nielsen NetRatings datant de mai. La maison-mère établie en Californie a refusé de dévoiler le montant investi pour le lancement de "news.google.fr".

Google : http://www.news.google.fr

Un gant intelligent pour cueillir les fruits au bon moment
Samedi, 02/08/2003 - 00:00

Inutile d'avoir les pouces verts pour faire de bonnes récoltes: un chercheur vient d'inventer un gant électronique capable de détecter instantanément la maturité et la teneur en sucre d'un fruit au moment où il s'en saisit. Créé par le Centre de machinisme agricole, du génie rural, et des eaux et forêts (CEMAGREF) de Montpellier (Hérault), dans le cadre d'un projet financé depuis 1998 par l'Union européenne et doté d'un budget de plus de 760.000 euros, cet outil n'existe encore qu'à l'état de prototype. "L'utilité pour les arboriculteurs, c'est que ce gant leur permet de savoir si le fruit est mûr, avant même la cueillette, sans avoir besoin de l'endommager. Après la récolte, il donne aussi la possibilité de faire le tri", explique à l'AFP Michel Crochon, l'un des concepteurs. Equipé de microcapteurs, il détermine le taux de sucre d'une pomme, d'une pêche ou d'un abricot, au moyen d'un spectre photométrique, qui traduit sa composition moléculaire en longueurs d'onde lumineuses. Un petit marteau, fixé sur l'outil, vient aussi légèrement tapoter le fruit, ce qui permet d'en analyser la fermeté et la maturité grâce à la résonance occasionnée par le choc. Enfin, l'écartement des doigts du gant permet bien sûr de préciser son calibrage, autre facteur essentiel lors de la récolte pour le producteur qui classe ainsi ses fruits en plusieurs catégories. "On pourrait imaginer un système tout simple avec une lumière rouge et une lumière verte sur le gant dans lequel on introduit les critères de maturité retenus par l'agriculteur. Si la lumière verte s'allume, on peut cueillir le fruit, sinon on attend", expose le chercheur montpellierain. Testé au "Domaine de l'Estagel", à Saint-Gilles dans le Gard, le gant n'a pas laissé insensible le premier producteur de pêches du département, avec une production annuelle de 15.000 tonnes. "Ce gant peut être un guide rassurant pour les récoltes. D'autant qu'il est de plus en plus difficile de trouver des cueilleurs compétents et qu'il faut faire des contrôles permanents", admet Henri-Paul, parfois obligé comme la plupart des arboriculteurs, de recruter parmi ses travailleurs saisonniers, des étudiants sans formation, afin de ramasser les fruits dans ses quelque 600 hectares de vergers. S'ils trouvent un industriel prêt à investir dans la standardisation de l'appareil, ses inventeurs promettent de le miniaturiser, ne serait-ce que pour dispenser les cueilleurs de porter sur le dos l'ordinateur encore relié à ce gant intelligent.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/030724/202/3bejr.html

Faire le choix des brevets ou de l'indépendance technologique de l'Europe?
Samedi, 02/08/2003 - 00:00

Le succès grandissant des solutions logicielles libres et ouvertes, et les applications de type GNU/Linux en particulier, offre depuis quelques mois à l'Europe, donc à la France, une occasion unique d'améliorer la rentabilité de ses industries du service ainsi que son indépendance technologique. Le contexte actuel est favorable : -volonté de modernisation des outils de l'administration grâce à l'internet, par exemple au moyen d'applications de dématérialisation des procédures (télé-déclarations et signature électronique) ; -prise de conscience collective d'une trop forte dépendance vis-à-vis de quelques éditeurs anglo-saxons dominants. Face à la toute puissance financière et industrielle d'éditeurs nord-américains, seule la voie des logiciels libres ouvre des perspectives aux Européens. Ce mode de réalisation de logiciels réduit les coûts, améliore l'adéquation et ne laisse pas de place à la contrainte d'ordinaire exercée par un éditeur, car il mutualise les efforts et leurs fruits. Ses premiers succès montrent l'intérêt de cette approche : les applications GNU/Linux sont devenues de véritables outils industriels et concurrencent de plus en plus efficacement certains produits vendus par Microsoft, là où tous les concurrents «traditionnels» ont échoué. De notre côté, nous avons mutualisé des projets de sécurité menés par le CEA, le GAN Patrimoine, un industriel du CAC 40, des ministères ainsi que plusieurs PME, afin de créer un ensemble de logiciels et savoir-faire dépassant aujourd'hui les logiciels anglo-saxons dans un domaine aussi sensible que celui de la sécurité informatique et des identités numériques. Les éditeurs américains, menacés par les premiers succès des logiciels libres, tentent de protéger leur position en imposant à l'Europe une loi sur les brevets logiciels semblable à celle que les États-Unis adoptèrent. «Le brevet servait à rentabiliser les efforts de R&D. Au lieu de servir l'innovation, il a été détourné pour miner le terrain et neutraliser les innovateurs gênants, en leur envoyant des avocats dans les pattes au moment d'une levée de fonds ou quand ils essaient de trouver des clients» analyse Jean-Michel Yolin, président de la section "Innovation" au ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie. Le 1er septembre 2003, la Commission européenne entérinera cette décision. Face au peu de mobilisation des acteurs français, seuls les "pro-brevets logiciels" seront là pour voter. A priori, il y a une volonté de passer la chose vite et discrètement. Or, ce cheval de Troie condamnerait rapidement toutes les initiatives visant à recréer une industrie du logiciel en Europe, entre autres parce que des entreprises américaines détiennent les trois quarts des brevets logiciels déposés illégalement en Europe depuis quelques années. La difficile résistance des clients européens aux récents aménagements des tarifs et licences des produits Microsoft, montrent à quel point ils en dépendent aujourd'hui. Un asservissement n'est pourtant pas inéluctable. Nos députés européens, conscients des enjeux et de leurs responsabilités, doivent à notre sens rejeter la proposition de directive visant à breveter le logiciel. Olivier Guilbert

ZDNet : http://news.zdnet.fr/story/0,,t235-s2137139,00.html

BT va lancer un téléphone deux en un, à la fois fixe et mobile
Samedi, 02/08/2003 - 00:00

BT, le premier opérateur britannique de téléphonie fixe, teste un téléphone mobile doté de la technologie bluetooth qui permettra aux utilisateurs de basculer sur les réseaux fixes à leur domicile ou au bureau. Baptisé le "téléphone bleu", le combiné fabriqué par Ericsson permettra d'accéder à des réseaux fixes grâce à la technologie de transmission de données sans fil à courte distance. "Cela vous permettra d'utiliser votre mobile à la maison ou au bureau - le même appareil que vous utilisez quand vous êtes à l'extérieur - mais quand vous l'utiliserez à la maison ou au bureau, cela vous coûtera le prix d'un appel depuis un téléphone fixe", a expliqué le directeur des ventes au détail de BT, Pierre Danon, lors d'une télé-conférence. Danon a ajouté qu'à terme le combiné pourrait utiliser la technologie WiFi qui permet également des connexions sans fil courte distance à des lignes fixes. Le téléphone bleu sera soumis à d'autres tests avant la fin de l'année et son lancement commercial en Grande-Bretagne est prévu en mars ou avril 2004, a précisé Danon. BT n'a pas encore choisi l'opérateur mobile dont le réseau prendrait en charge le service, a déclaré un porte-parole du groupe. Ericsson a lancé le premier bluetooth dans les années 1990 pour remplacer les câbles entres les téléphones mobiles et des périphériques comme les écouteurs. Le fabricant de téléphones mobiles suédois a ensuite laissé un accès presque gratuit à la technologie qui a été adoptée par des centaines d'entreprises.

Reuters : http://fr.news.yahoo.com/030729/85/3bnx8.html

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Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Un nano-rotor électrique
Samedi, 02/08/2003 - 00:00

Une lame en or de 300 millionièmes de centimètre, posée sur un axe en nanotube de carbone, voilà à quoi ressemble le plus petit rotor électrique qui vient d'être fabriqué par des chercheurs américains. Il serait 2000 fois moins large que le diamètre d'un cheveu humain, d'après l'article publié dans la revue Nature du 24 juillet. Le rotor, conçu par Axel Zettl et ses collègues de l'université de Californie à Berkeley, repose sur un système d'électrodes en or qui entre en contact avec une structure en silicone et permet ainsi une rotation aisée. Le dispositif d'Axel Zettl , facile à utiliser dans n'importe quelles conditions, serait capable de fonctionner à très grande vitesse, et être ainsi utilisable dans un large éventail de systèmes électriques. À la différence de la plupart des dispositifs de même nature qui exigent un grand nombre d'instruments externes complexes, une faible tension suffit à faire fonctionner le rotor. La lame en or du rotor pourrait servir à diriger ou à aiguiller très rapidement des signaux lumineux. Nature : http://www.nature.com/nsu/030721/030721-8.html

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Matière
Matière et Energie
Avec la mémoire flash, les appareils mobiles misent sur la vidéo
Samedi, 02/08/2003 - 00:00

Les prix des mémoires flash, qui servaient surtout jusqu'à présent à stocker photos numériques et fichiers musicaux, sont désormais suffisamment abordables pour permettre le stockage de vidéo, incitant les fabricants à doter toutes sortes d'appareils portables d'écrans de taille confortable. L'américain Motorola proposera à la fin de l'année un téléphone mobile pouvant enregistrer des clips. En septembre, le japonais Sony commercialisera un ordinateur de poche capable d'enregistrer et de lire de la vidéo haute définition. De la taille d'une boîte d'allumettes, ces mémoires flash sont commercialisées sous des marques comme Memory Stick ou Compact Flash. Les cartes de 256 mégaoctets, une capacité suffisante pour stocker plusieurs disques ou un petit fichier vidéo, se vendent au détail 60 dollars (52,50 euros), celles d'un gigaoctet, ou plus - qui permettent de sauvegarder un film entier -, 225 dollars (197 euros) et leur prix baisse rapidement. Bien sûr, on peut visionner un film dans le creux de sa main avec un appareil qui n'est pas doté de mémoire flash. Les ordinateurs portables sont, par exemple, souvent déjà équipés d'un lecteur DVD. Mais ce qui rend la mémoire flash si intéressante, c'est qu'elle ne saute pas comme un CD et n'est pas constituée de différents éléments mobiles, une économie en termes d'énergie. Autre avantage, elle est également suffisamment petite pour être intégrée aux téléphones mobiles. En 2007, ces mémoires seront principalement destinées aux téléphones portables, selon une étude du cabinet Gartner. Motorola, deuxième fabricant mondial de téléphones mobiles, utilise déjà les mémoires flash pour offrir des combinés dotés de fonctions de localisation et de navigation GPS et capables de stocker davantage de pages Web pour les modèles disposant d'un accès internet haut débit. Vidéo et musique seront également conservées sur téléphones équipés de mémoires flash. "Ce sont de petits appareils, qui sont nécessairement limités par l'espace et la puissance, aussi la mémoire constitue-t-elle toujours un défi", explique Rob Shaddock, responsable des produits GSM/TDMA chez Motorola. "Comme ces mémoires se multiplient et que leur prix commence à diminuer, on observe des applications plus variées sur les appareils." Ces dernières années, on trouvait essentiellement des mémoires flash de 64 mégaoctets, une capacité suffisante pour stocker de la musique mais inadaptée à la vidéo. Avec l'apparition des cartes de plusieurs gigaoctets, la vidéo présente enfin un intérêt. Le nouvel assistant personnel Clié de Sony, qui fonctionne avec le système d'exploitation de Palm, suscite déjà un certain émoi - et pas seulement à cause de son prix: 699 dollars (611 euros). Le modèle UX-50, qui possède une puce Wi-Fi intégrée offrant une connexion sans fil à internet, peut enregistrer des films, les diffuser et stocker toutes sortes de données sur des cartes Memory Stick. Les investissements en mémoires flash devraient représenter 2,6 milliards de dollars (2,27 milliards d'euros) en 2003 et 4,5 milliards de dollars (3,93 milliards d'euros) en 2007, selon Gartner. Reste qu'elles sont concurrencées d'autres moyens de stockage, notamment les disques durs qui demeurent la manière la plus économique et la plus répandue de conserver une grande quantité de données. Les professionnels de l'électronique ont salué l'iPod d'Apple, petit appareil portable qui permet d'écouter de la musique, pour son disque dur d'une grande capacité mais minuscule. Archos, un fabricant californien d'électronique, vend une variante légèrement plus encombrante de l'iPod dont l'écran permet de visionner une vidéo.

Reuters : http://fr.news.yahoo.com/030730/85/3bpxa.html

Capteurs solaires : les pistes de l'avenir
Samedi, 02/08/2003 - 00:00

EDF et Saint-Gobain se mettent, à leur tour, en quête d'un procédé économique pour convertir la lumière en électricité. Associés à l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) et au CNRS, les deux industriels français souhaitent commercialiser dans quelques années un nouveau type de photopile à base de diséléniure de cuivre et d'indium (CIS), un matériau susceptible de concurrencer le silicium, habituellement utilisé. L'annonce est une péripétie de plus dans l'histoire déjà fort mouvementée de l'énergie solaire. Cela fait plus de vingt ans que les scientifiques sont à la recherche de la technologie idéale ! L'«effet photovoltaïque» est connu depuis longtemps. Lorsqu'un photon, un «grain» de lumière, rencontre un atome de certains matériaux particuliers, dits semi-conducteurs, il a le pouvoir de mettre en mouvement un de ses électrons. Le flot de ces particules crée alors l'électricité. Pour réaliser des cellules photovoltaïques, les industriels ont aujourd'hui recours au silicium. Problème: pour que ces photopiles fonctionnent, elles doivent être réalisées en un matériau ultrapur comparable à celui des composants électroniques. Or le coût de cette matière première et celui de sa mise en forme comptent pour près de 40% dans le prix des cellules. Et, d'année en année, il est de plus en plus prohibitif. Aussi, scientifiques et ingénieurs ont aujourd'hui un objectif: diviser par deux le tarif facturé au consommateur, compris actuellement entre 2 et 3 euros le watt produit. Premier objectif: rendre moins chères et plus efficaces les technologies existantes. Le n° 1 français, Photowatt, propose d'augmenter la taille de ses cellules et cherche à déplacer vers l'arrière de la pile (le côté tournant le dos au soleil) les connexions électriques les reliant entre elles à l'intérieur d'un module. La fabrication est ainsi simplifiée et la production d'électricité augmentée «de quelques pour cent». Autre défi: économiser la matière première. Dans le procédé classique, le silicium est d'abord coulé dans des creusets pour façonner des lingots, qui seront eux-mêmes coupés en blocs, puis sciés en plaquettes. Au cours de ces opérations, plus de la moitié de la matière initiale est perdue et les creusets détruits. Plusieurs solutions sont à l'étude. Certains laboratoires travaillent à des systèmes pour fabriquer directement de fins rubans de silicium. D'autres (à l'Ecole nationale supérieure de chimie de Paris, par exemple) développent des méthodes pour purifier à faible coût le silicium métallurgique avec des «torches à plasma». En cours de construction à La Souterraine (Creuse), l'usine de la société Emix produira d'ici à la fin de l'année des plaquettes, grâce à un procédé mis au point par le laboratoire Madylam du CNRS, à Grenoble. Second objectif des scientifiques: développer industriellement la filière des cellules dites en «couches minces». Il s'agit ici de réduire d'au moins 10 fois l'épaisseur des photopiles afin d'en diminuer les coûts: de 3/10 à moins de 3/100 de millimètre. Le laboratoire Phase du CNRS (Strasbourg) travaille sur des méthodes permettant de cristalliser directement le matériau traditionnel sur une plaque de verre ou de céramique. Le Genec (Groupement énergies nouvelles de l'établissement de Cadarache) du CEA, à Grenoble, et l'Insa (Institut national des sciences appliquées), à Lyon, proposent, de leur côté, de réaliser cette opération sur un bloc de silicium dont la surface a été préalablement soumise à un bombardement de protons. L'étape de cristallisation étant mise en oeuvre sur un matériau fragilisé, la fine pellicule ainsi formée est facilement détachable.

Enfin, dernière voie explorée par les spécialistes de l'énergie solaire: celle des matériaux innovants. Bien qu'encore au stade du laboratoire en raison de leur faible rendement et durée de fonctionnement, des cellules entièrement réalisées en molécules organiques ou plastiques pourraient dans un avenir lointain envahir le marché. A la fois économiques et rapides à fabriquer, ces photopiles high-tech auraient l'avantage d'être de grande taille, biodégradables et... souples! Leur mise au point ouvrirait un champ d'application entièrement nouveau à l'énergie photovoltaïque. Les utilisations aujourd'hui envisagées vont du chargeur de batterie de téléphone portable aux codes-barres intelligents pour chariots de supermarché. Sans compter les peintures photovoltaïques, des produits qui, apposés aux murs, fourniraient de l'électricité grâce aux seuls rayons du soleil.

Express :

http://www.lexpress.fr/express/info/sciences/dossier/eolienne/dossier.asp?nom=

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Espace
Espace et Cosmologie
Première preuve directe de l'existence de l'énergie sombre
Samedi, 02/08/2003 - 00:00

L'énergie sombre ne peut plus se cacher. Des astronomes américains viennent de trouver la première preuve de son existence. En s'opposant à la gravitation, elle laisse une trace dans l'Univers. L'énergie sombre, qui constitue plus de 70 % de notre univers, reste un mystère. On sait seulement qu'elle agit comme une force de répulsion. Les astrophysiciens pensent que cette énergie apparaîtrait lors de l'extension d'une étoile, quand elle se transforme en supernova. Elle serait aussi à l'origine de l'expansion croissante de l'Univers. Ryan Screnton de l'université de Pittsburgh (Pennsylvanie) a découvert une trace laissée par cette énergie sombre, juste après le big-bang, en étudiant des micro-ondes cosmiques, appelées CMB. Jusqu'à présent, on pensait qu'elle n'existait que depuis 5 milliards d'années : ces travaux montrent qu'elle serait apparue quasiment en même temps que l'Univers. Normalement lorsqu'un photon, particule lumineuse qui se promène dans l'Univers, traverse de la matière, il gagne une certaine quantité d'énergie lorsqu'il s'en rapproche et la reperd en s'en éloignant. Les astronomes ont constaté que dans certaines zones de l'univers, non seulement les photons perdaient peu d'énergie mais en gagnaient. Selon les chercheurs, seule l'énergie sombre pourrait expliquer ce phénomène. Selon Ryan Screnton, cette découverte pourrait aussi constituer un élément supplémentaire en faveur de la théorie selon laquelle l'univers serait plat.

Nature : http://www.nature.com/nsu/030721/030721-5.html

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Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
Un gigantesque effet de serre menace depuis l'écorce terrestre
Samedi, 02/08/2003 - 00:00

Le manteau terrestre recèle un immense réservoir de carbone qui pourrait s'échapper dans l'atmosphère lors d'une éruption volcanique et éliminer une grande partie de la vie sur Terre, selon une étude de scientifiques allemands parue le 24 juillet dans l'hebdomadaire scientifique britannique Nature. Le manteau terrestre, formé de roches chaudes et pâteuses, est situé sous la croûte terrestre à une profondeur comprise entre 10 km et 2.900 km environ. Il renferme une quantité de carbone "gigantesque", comparée à celle combinée qui est stockée dans l'atmosphère, le sol et les océans, observe Hans Keppler de l'Université allemande de Tuebingen (centre). Une fuite de ce réservoir dans l'atmosphère, sous forme de gaz carbonique (CO2), provoquerait un gigantesque effet de serre, lui-même source d'un réchauffement incontrôlable de la planète. Pour déterminer la probabilité d'une telle catastrophe, il est impossible de faire des prélèvements de roches du manteau terrestre. M. Keppler et ses collègues ont donc recréé en laboratoire les conditions de pression (3,5 gigapascals) et de températures (environ 1.200 degrés Celsius) du manteau terrestre. Ils ont, à partir d'oxyde de magnésium et de dioxyde de silicium, fabriqué de l'olivine, minéral dominant avec les carbonates dans les roches à cette profondeur de la Terre. Le carbone, exposé à l'eau et l'olivine, ne s'est pas dissous dans la roche à l'exception d'une infime fraction. "S'il ne peut pas se fixer dans l'olivine, il ne peut raisonnablement se fixer que dans les carbonates", relève M. Keppler. Alors que l'olivine est capable de résister aux températures du manteau terrestre sans fondre, les carbonates ont un point de fusion beaucoup moins élevé. Ils pourraient se fissurer en cas d'éruption volcanique majeure et remonter à la surface de la Terre. "Dès que les carbonates seront remontés dans le manteau terrestre à une profondeur de 40 à 60 kilomètres, ils se décomposeront et relâcheront du carbone" qui à travers les fissures du globe passera dans l'atmosphère, explique M. Keppler. "Des phénomènes de ce genre, avec un changement brutal des concentrations de CO2 dans l'atmosphère, se sont déjà produits à diverses époques reculées de la Terre. Ils ont été accompagnés d'extinctions en masse d'espèces", relève-t-il. Ainsi, à la fin du permien, il y a quelque 245 millions d'années, 96 % des espèces vivant dans les océans et plus des trois quarts des espèces de vertébrés terrestres ont disparu. Un peu plus récemment, à la fin du triasique, il y a environ 208 millions d'années, la moitié des espèces du globe ont été éliminées soudainement.

Nature du 24-07-2003 :

http://www.nature.com/cgi-taf/DynaPage.taf?file=/nature/journal/v424/n6947/abs/n...

Des scientifiques réalisent une première mondiale en captant de l'eau de source dans la mer
Samedi, 02/08/2003 - 00:00

Une équipe de scientifiques est parvenue, le 24 juillet, à faire monter à la surface, en pleine mer, entre Menton et Vintimille (Italie), de l'eau de source captée à 36 m de profondeur, selon la société chargée du projet. L'opération, baptisée Nymphea, permettra de pomper dans les fonds marins jusqu'à 100 litres d'eau douce par seconde. "Le captage industriel d'une source sous-marine constituera une première mondiale qui a nécessité trois ans de recherche et de développement", a-t-il ajouté. L'existence de la source d'eau douce, en pleine mer, avait été découverte au début desannées 1980 à 800 m au large de la Mortola, en territoire italien. En 1999, Nymphea Water avait mené une première expérience de captage de la source. Filiale du groupe GEOCEAN, entrepreneur de travaux maritimes associé à la COMEX, Nymphea Water est spécialisée dans l'exploration et la production des sources d'eau douce sous-marines. "L'eau captée peut être rendue potable après un léger traitement mais telle qu'elle, elle pourra déjà être utilisée pour l'agriculture", a affirmé Thierry Carlin, directeur général de Nymphea Water. L'eau est captée à la base de la source par un tube en acier inoxydable, baptisé tulipe en raison de sa forme, qui a été fixé sur un socle par 36 m de profondeur, là où l'eau de source jaillit dans la mer. Une fois arrivée à la surface, elle se déversera, à l'extrémité de la tulipe, dans une vasque en forme de fleur ouverte en corolle. Dans un premier temps, l'eau de source pourra être récupérée en mer par des plaisanciers avant d'être, dans un délai qui reste à déterminer, acheminée par un pipeline sur la côte. Les maires de Menton, Jean-Claude Guibal, et de Vintimille, Giorgio Valfre, soucieux de développer et diversifier leurs ressources en eau, ont soutenu ce projet. La pose du socle sur les fonds marins a débuté le 15 juillet. Toutes les opérations sont réalisées à partir du navire océanographique Minibex de la Comex. Nymphea Water estime que "cette innovation technologique ouvre des perspectives considérables face aux pénuries en eau que connaissent de nombreux pays qui possèdent, souvent sans le savoir, cette richesse provenant du fond des mers".

AFP : http://fr.news.yahoo.com/030723/202/3bd39.html

Le réchauffement de la planète est "une arme de destruction massive"
Samedi, 02/08/2003 - 00:00

Le réchauffement de la planète est "une arme de destruction massive", "au moins aussi dangereuse que les armes chimiques, nucléaires ou biologiques, et donc que le terrorisme international", a affirmé lundi un scientifique britannique de renom dans le Guardian."562 tornades ont frappé les Etats-Unis en mai, tuant 41 personnes", souligne John Houghton, ancien président de l'Office britannique de météorologie et ex-vice-président du groupe de travail nommé par l'ONU pour réfléchir aux effets des changements climatiques. "Mais ce sont les pays en développement" qui sont les plus touchés, a insisté Sir Houghton, indiquant que "les températures en Inde avant la saison de la mousson ont atteint 49 degrés, supérieures de 5 degrés à la normale" cette année. "Quand cette vague de chaleur meurtrière a commencé à décliner, elle avait déjà tué 1.500 personnes, soit la moitié des morts lors des attaques du 11 septembre 2001 sur le World Trade Center", poursuit John Houghton dans son courrier au quotidien britannique. "Comme le terrorisme, cette arme ne connaît pas de frontière, elle peut frapper partout, sous n'importe quelle forme, insiste John Houghton. Les années 90 ont probablement été la décennie la plus chaude de ces 1.000 dernières années et 1998 l'année la plus chaude". Sir Houghton reconnaît que Tony Blair s'est fermement engagé, "en paroles du moins", face à cette menace, rappelant cette déclaration du Premier ministre britannique selon laquelle "il ne peut y avoir de réelle sécurité si la planète est ravagée par les effets du changement climatique". "Aujourd'hui, tout le monde sait que les Etats-Unis sont le premier pollueur mondial, avec un quart des émissions de gaz à effet de serre pour à peine un vingtième de la population mondiale", souligne Sir Houghton. "Mais le gouvernement américain, refusant d'assumer son rôle de première puissance mondiale, refuse de traiter ce problème sérieusement", accuse le scientifique britannique.

Guardian : http://politics.guardian.co.uk/green/story/0,9061,1007216,00.html

Le trou de la couche d'ozone en voie de stabilisation
Samedi, 02/08/2003 - 00:00

Des observations réalisées par des satellites de la Nasa confirment que le taux de diminution de la couche d'ozone constatée dans la haute atmosphère s'est réduit depuis 1997, un signe que la situation pourrait être en voie de stabilisation, a indiqué mardi l'agence spatiale américaine. En analysant les données recueillies par les satellites SAGE et HALOE, les scientifiques ont constaté que le trou de la couche d'ozone s'élargissait à un rythme moins important depuis 1997 dans les hautes couches de l'atmosphère (35 à 45 km d'altitude). Ces résultats, prochainement publiés dans la revue Journal of Geophysical Research, sont "la première indication que le taux de diminution de la couche d'ozone se réduit", affirme la Nasa, en soulignant que ce pourrait être "la première étape d'une reconstitution de la couche d'ozone". Ces données sont d'ailleurs conformes aux attentes des scientifiques, puisqu'elles correspondent à la diminution constatée dans l'atmosphère de la teneur en substances chimiques d'origine industrielle qui causent la destruction de l'ozone. En 1987, le Protocole de Montréal, un accord international visant à protéger la couche d'ozone, avait prévu l'élimination progressive des émissions de ces gaz industriels, en particulier les chlorofluorocarbures (CFC) et les halons.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/030729/202/3bomv.html

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Alzheimer : évitez le surpoids et mangez du poisson
Samedi, 02/08/2003 - 00:00

Une étude suédoise vient de montrer que le surpoids et les pathologies qui y sont associées (diabète, athérosclérose) constitue un important facteur de risque de maladie d'Alzheimer. L'étude a porté sur 392 adultes de plus de 70 ans et a montré qu'il existait une corrélation nette entre surpoids et risque d'Alzheimer. 93 personnes ont développé une maladie d'Alzheimer et la plupart de ces personnes présentaient un indice de masse corporelle égal ou supérieur à 28, c'est à dire proche de l'obésité. On considère ne effet qu'il y a surpoids quand l'IMC est supérieure à 25 et obésité quand cet indice est supérieur à 30. L'étude a montré que chaque point d'IMC en trop augmentait de 36% le risque de maladie d'Alzheimer. Les démences séniles affectent plus de 16 millions de personnes dans le monde et devraient concerner 34 millions de personnes en 2005, dont la moitié en Europe et aux USA. Bien qu'il existe une forte prédisposition génétique (une altération génétique spécifique multiplie par 16 le risque de démence), les chercheurs ont mis en évidence ces dernières années le rôle important de l'alimentation et de l'hygiène de vie dans la prévention contre ces démences contre lesquelles il n'existe pour l'instant aucun traitement efficace. Il semble ainsi que l'exercice physique et la consommation régulière de fruits et légumes et de vitamine E exercent un effet protecteur contre la maladie d'Alzheimer. Cette étude vient confirmer le rôle du surpoids dans l'apparition de ces démences.

Un autre étude américaine révélée le 21 juillet montre que les personnes âgées peuvent espérer diviser presque par deux le risque de développer la maladie d'Alzheimer en consommant du poisson une à deux fois par semaine, selon cette étude menée par le centre médical Saint-Luke de Chicago (Illinois, nord) pendant sept ans et sur plus de 800 personnes âgées d'au moins 65 ans, celles qui ont consommé du poisson au moins une fois par semaine ont eu 60% moins de chances de développer cette maladie que celles qui n'en ont pas consommé du tout ou rarement. Ces conclusions corroborent de précédentes études montrant une corrélation étroite entre les acides gras polysaturés omega-3 présents dans le poisson (et les cellules du cerveau) et les fonctions mentales. Des animaux de laboratoire dont la nourriture a été enrichie de ces acides gras ont fait montre d'une amélioration des fonctions nerveuses, de l'apprentissage et de la mémoire. "Nos conclusions suggèrent que la consommation au moins hebdomadaire de poisson peut réduire le risque de développer la maladie d'Alzheimer", écrit Martha Clare Morris, responsable de l'étude. Quelque 815 habitants de Chicago ont été soumis à cette étude entre 1993 et 2000. Aucune d'entre elles n'était malade au début de l'étude, mais 131 ont connu des désordres chroniques progressifs et une forme commune de démence pendant cette période.

Brève rédigée par @RT Flash

Nature : http://www.nature.com/nsu/030721/030721-2.html

Un régime végétarien pour réduire son cholestérol
Samedi, 02/08/2003 - 00:00

Un régime végétarien composé de légumes et de fruits pourrait réduire le taux de cholestérol aussi efficacement qu'un traitement médicamenteux, selon une étude canadienne publiée le 23 juillet 2003 dans le Journal of the American Medical Association. Pendant un mois, 46 hommes et femmes ayant un taux important de mauvais cholestérol ont été répartis en trois groupes. Le premier a conservé son régime alimentaire normal, le second a suivi un traitement médical, et enfin le dernier groupe s'est adapté à un régime végétarien spécifique, riche en fibres, en protéines, et stérols d'origine végétale. David Jenkins du département des sciences nutritionnelles de l'hôpital St Mickael de Toronto (Canada), et ses collègues ont constaté une diminution du taux de mauvais cholestérol de 30, 9 % chez les patients suivant le traitement thérapeutique, et de 29% chez ceux devenus «végétariens». Cette étude pourrait avoir des répercussions importantes sur la santé publique ; selon David Jenkins. En effet, il serait possible en modifiant son alimentation d'éviter le recours systématique à des médicaments.

Science&Avenir :

http://permanent.sciencesetavenir.com/sci_20030722.OBS3895.html

Le régime Atkins serait le moyen le plus rapide pour perdre du poids sans danger
Samedi, 02/08/2003 - 00:00

Un mois après la mort du Dr Robert Atkins, son régime amaigrissant, pourtant ridiculisé de son vivant, vient d'obtenir sa plus grande caution scientifique : deux études publiées dans le "New England Journal of Medicine" confirment son effet amaigrissant rapide, sans élévation du taux de cholestérol. Ces études soulignent que les personnes qui suivent le régime Atkins, riche en protéines et en graisses mais pauvre en hydrates de carbone (sucres lents), perdent deux fois plus de poids en six mois que celles qui suivent le régime standard, pauvre en graisses et recommandé par la plupart des autorités sanitaires. Le Dr Atkins, décédé le 17 avril à l'âge de 72 ans a pu se féliciter de son vivant de la lecture d'études plus courtes selon lesquelles, à la surprise des chercheurs, son régime était efficace et sans danger à court terme. Mais, bien que ces travaux aient été présentés au cours de conférences médicales, aucun jusque-là n'avait fait l'objet d'une publication dans une grande revue scientifique. L'une des deux nouvelles études a eté menée pendant six mois par le ministère des Anciens combattants; l'autre pendant un an par Gary Foster, qui a conduit le programme d'amaigrissement de l'école de médecine de l'Université de Pennsylvanie. Le livre du Dr Atkins a été vendu à 15 millions d'exemplaires, depuis sa parution en 1972, ce qui ne l'empêche pas d'être sans cesse critiqué, notamment par les médecins qui jugent que la graisse consommée en trop grande quantité est à l'origine d'une augmentation du cholestérol. En réalité, dans les deux études, les adeptes du régime Atkins présentent un meilleur taux de bon cholestérol et de triglycérides, ou plus généralement de graisse dans le sang. Aucune différence n'a été constatée concernant le mauvais cholestérol et l'hypertension artérielle. Les 132 personnes (hommes et femmes) de l'étude des anciens combattants avaient un poids de 129 kilos en moyenne au départ. Après six mois de régime, ils avaient perdu 5,8 kilos en moyenne avec le régimes Atkins et 1,9 kilo avec le régime sans graisse. Dans l'autre étude, les 63 personnes pesaient 98 kilos en moyenne au départ. Six mois après, le groupe Atkins avait perdu 6,9 kilos, contre 3,1 dans l'autre groupe. Un bémol toutefois: à la fin de l'année, les "Atkinsiens" avaient repris le tiers du poids perdu, alors que les autres n'en avaient repris que le cinquième. Mais ces différences n'étaient pas suffisamment significatives pour être directement liées au type de régime, a expliqué Gary Foster. Selon lui, la découverte importante, c'est que le régime de Atkins est le moyen le plus rapide pour perdre du poids sans danger. Mais aucune étude à l'heure actuelle ne permet de savoir s'il permet de maintenir son poids à long terme.

NEJM : http://content.nejm.org/

Cancer du colon : prédire l'efficacité de la chimiothérapie
Samedi, 02/08/2003 - 00:00

Une équipe internationale vient d'élaborer un test génétique capable d'évaluer a priori l'efficacité de la chimiothérapie chez un patient atteint d'un cancer du colon. Une maladie qui, rappelons-le, fait 16 000 victimes chaque année en France. Le Dr Steven Gallinger, oncologue au Mount Sinaï Hospital de Toronto, et son équipe composée de chercheurs américains et français ont prélevé puis examiné 570 échantillons de tissus cancéreux chez des patients souffrant d'un cancer du colon. Ils ont découvert que les malades qui présentaient une mutation génétique particulière au sein de la tumeur ne tiraient aucun bénéfice de la chimiothérapie. « D'une manière générale, la chimiothérapie est efficace dans 83% des cas » explique l'auteur. « Mais pour les 17% restants, elle n'apporte aucun bénéfice et peut même se révéler néfaste. Ce travail représente donc une véritable avancée, et un pas supplémentaire vers un traitement mieux individualisé de ces malades ».

NEJM : http://content.nejm.org/

Baisse des cancers en Europe
Samedi, 02/08/2003 - 00:00

Le nombre des cancers a baissé en Europe entre 1985 et 2000, avec 92.500 décès annuels de moins que prévu par les épidémiologistes, selon une étude publiée mardi dans la revue Annales d'Oncologie par le Pr Peter Boyle, qui met cette diminution au compte du programme européeen de lutte contre le cancer et aux mesures anti-tabac.Les Annals of Oncology sont publiées chaque mois par la société européenne d'oncologie médicale. Selon l'épidémiologiste Peter Boyle, la baisse atteindrait presque l'objectif de moins 15 % de décès que s'étaient fixé les auteurs du programme européen. Avant la mise en place de ce programme, les experts prévoyaient que le nombre des décès par cancer devait passer de 850.000 en 1985 à 1,O3 million en 2000. Selon le Pr Boyle, le total des décès par cancer ne devrait pas dépasser 940.000 morts au tournant du siècle, selon ses premiers calculs. "L'objectif de moins 15 % de décès en 2000 n'a pas été atteint mais la diminution enregistrée semble bien associée au programme, qui a permis d'éviter 92.500 morts par cancer", estime le Pr Boyle, directeur de la division épidémiologie et bio-statistiques de l'Institut Européen d'Oncologie de Milan (Italie). Seules l'Autriche et la Finlande atteignent réellement la proportion de moins 15 %, pour les hommes et pour les femmes. Cependant, la Grande-Bretagne, l'Italie et le Luxembourg s'en approchent et les deux premiers pays cités l'atteignent pour les hommes. Globalement, en Europe, la réduction des morts par cancer a été de 10 % chez les hommes et de 8 % chez les femmes. Le Portugal et la Grèce réalisent les plus faibles performances, avec des taux plus élevés que prévu, chez les hommes comme chez les femmes. Le risque relatif de décès par cancer en Europe est tombé à 11 % chez les hommes et à 10 % chez les femmes entre 1985 et 2000. Selon le Pr Boyle, à quelques exceptions près, la plupart des pays européens voient baisser leur mortalité globale par cancer et cette tendance devrait se poursuivre dans les années à venir. "Toutefois, a-t-il mis en garde, au cours de cette même période, le nombre des décès par cancers a augmenté de 12 % chez les hommes et de 9 % chez les femmes, ce qui signifie qu'il y a eu 90.000 morts de plus en 2000 qu'en 1985". "La bonne nouvelle, a-t-il ajouté est que l'augmentation a été moitié moins forte que prévu". Le travail du Pr Boyle a consisté à compiler toutes les données relatives à la mortalité par cancer dans les pays membres de l'Union européenne, auxquelles ont été ajoutées les données fournies par trois pays - Suède, Autriche et Finlande - qui n'étaient encore, en 1985, que candidats mais adhéraient déjà au programme européen de lutte contre le cancer. Par cancer, les résultats les plus spectaculaires portent sur le cancer de l'estomac, en baisse de 42 % chez les hommes et de 45 % chez les femmes. En revanche, pour le cancer du poumon, la baisse de 15 % constatée chez les hommes a été contre-balancée par une hausse de 32 % des décès chez les femmes. Cette augmentation due, selon les épidémiologistes, à une augmentation du tabagisme chez les femmes a été de plus 8 % en Grande-Bretagne, meilleur élève de l'Union européenne et de plus 84 % aux Pays-Bas, dernier de la classe. "Le fait que les femmes sont plus nombreuses à fumer et qu'elles fument de plus en plus est un échec majeur des politiques de santé publique et doit être un défi pour les années à venir", a commenté le Pr Boyle.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/030729/202/3bn7m.html

Un récepteur thyroïdien impliqué dans la régulation du poids
Samedi, 02/08/2003 - 00:00

Une substance chimique qui renforce l'efficacité d'une hormone thyroïdienne pourrait à terme devenir un médicament capable de favoriser l'amaigrissement et de diminuer le taux de cholestérol, sans pour autant entraîner les effets cardiaques spécifiques des extraits thyroïdiens habituels, selon une nouvelle étude américaine. Ces recherches encore préliminaires pourraient avoir de réelles implications dans les pays développés, fortement touchés par l'obésité. Les hormones thyroïdiennes sont connues pour stimuler la perte de poids, en agissant sur le métabolisme et en diminuant le taux de cholestérol. Mais elles entraînent des effets secondaires cardiaques importants, notamment une accélération du rythme cardiaque. L'activité de ces hormones est régulée par des substances chimiques, les récepteurs hormonaux. Une équipe de chercheurs dirigée par Gary Grover, chercheur chez le géant pharmaceutique Bristol-Myers Squibb, a ainsi annoncé avoir découvert comment stimuler seulement l'un de ces récepteurs, évitant ainsi les dangers des effets secondaires. Les travaux viennent d'être publiés dans l'édition en ligne des Annales de l'académie nationale des sciences. Le Dr Jules Hirsch, de l'Université Rockefeller, qui n'a pas participé à cette recherche, a jugé qu'elle représentait un réel espoir. "Des études à plus long terme menées sur des animaux sont toutefois nécessaires", a-t-il ajouté. Alors que la plupart des chercheurs spécialisés dans le traitement de l'obésité travaillent sur la régulation de la faim, Gary Grover cherche des moyens sans danger pour la santé d'augmenter la dépense d'énergie de l'organisme. "C'est réellement une nouvelle voie de recherche sur l'obésité", estime-t-il. L'objectif, selon lui, est de mettre au point un traitement administrable aux personnes obèses dont la thyroïde est normale. Les extraits thyroïdiens sont en effet réservés aux personnes souffrant d'insuffisance thyroïdienne. Il existe deux types de récepteurs qui facilitent l'action des hormones thyroïdiennes: les récepteurs A semblent être plus impliqués dans la régulation du rythme cardiaque, alors que les récepteurs B joueraient un rôle dans le contrôle du taux de cholestérol. Les chercheurs estiment que la substance découverte, baptisée KB-141, encourage davantage l'action des récepteurs B. Selon eux, la consommation d'oxygène de l'organisme, un facteur de mesure du métabolisme, est augmentée chez les animaux qui prennent du KB-141. Par ailleurs, les singes qui en reçoivent perdent 7% de leur poids en une semaine sans souffrir des effets secondaires cardiaques que provoquent les extraits thyroïdiens.

PNAS : http://www.pnas.org

Premiers essais sur l'homme d'un vaccin européen anti-sida
Samedi, 02/08/2003 - 00:00

Vingt-quatre volontaires, douze à Lausanne (Suisse) et douze à Londres, vont tester à partir de lundi un vaccin anti-sida développé par un consortium européen, EuroVacc, et financé par un programme de recherche de l'Union européenne. Le Centre hospitalier universitaire du canton de Vaud à Lausanne (CHUV), qui a fait cette annonce mercredi, a recruté les douze volontaires en Suisse. Le St Mary's Hospital - Imperial College de Londres a sélectionné les autres. Le candidat-vaccin, le NYVAC-C, est produit par Aventis Pasteur, la division "vaccins" du groupe pharmaceutique franco-allemand Aventis, précise le CHUV dans un communiqué. "Il s'agit d'un vaccin dirigé contre le sous-type C du virus le plus fréquent (Afrique du Sud, Inde, Chine ...) dans le monde et très expansionniste", a indiqué à l'AFP le Pr Marc Girard, coordonnateur de l'initiative européenne. Ce vaccin recombinant comporte un virus de la vaccine, hautement atténué, contenant des éléments de synthèse du VIH, les gènes (gag, pol, nef et env). Le consortium EuroVacc regroupe des scientifiques et médecins d'Allemagne, d'Espagne, de France, des Pays-Bas, d'Italie, du Royaume-Uni, de Suède et de Suisse, qui travaillent ensemble depuis plus de cinq ans et ont développé plusieurs vaccins potentiels. Le NYVAC-C est le premier à être testé sur l'homme. L'étude, dite de phase 1, évaluera la sûreté du vaccin et sa capacité à générer une réaction de défense immunitaire. Les volontaires des deux sexes, âgés de 18 à 55 ans, souhaitant faire avancer la recherche dans la lutte contre le sida, parmi lesquels des étudiants en médecine et des membres du corps médical, doivent être séronégatifs pour le VIH et ne pas présenter de risque de contracter l'infection. Ce candidat-vaccin est sûr, selon Le Pr Giuseppe Pantaleo, chef du Service d'immunologie et d'allergie du CHUV. "On n'injecte pas le virus du sida +vivant+, mais seulement des parties du virus synthétisées en laboratoire", a-t-il souligné en rappelant que 3.200 personnes dans le monde prennent part à des études similaires. Le premier bilan de ces essais sera dressé fin 2004, a précisé à l'AFP Séverine Burnet, directrice d'études du projet. En cas de résultats prometteurs, EuroVacc étudiera la combinaison de différents vaccins expérimentaux avant de passer à d'éventuels essais à grande échelle sur des sujets à risque.

AFP : http://www.caducee.net/afp/edit.asp?id_depeche=16835

Des plantes transgéniques pour dépolluer les sols
Samedi, 02/08/2003 - 00:00

En dotant les plantes d'un gène de levure, il est possible de les rendre plus résistantes aux métaux lourds. C'est la découverte effectuée par une équipe internationale de neuf chercheurs dans le cadre d'un programme du Fonds national suisse de la recherche scientifique (FNSR), a annoncé mardi l'Université de Neuchâtel, ce qui offre des perspectives intéressantes pour la dépollution des sols. Les chercheurs ont découvert que la levure contenait une protéine qui la rendait résistante au plomb et au cadmium, l'YCF1. Après avoir isolé le gène qui contrôle la production de cette protéine, ils l'ont inséré dans l'ADN d'une plante, l'arabette des dames. Les biologistes ont constaté que les plantes transgéniques ainsi obtenues produisaient une masse végétale deux fois plus importantes que leurs congénères dépourvues de ce gène, lorsqu'elles sont exposées à une concentration de plomb ou de cadmium. La protéine parvient en effet à protéger le végétal de ces éléments toxiques en favorisant leur accumulation dans une cavité spécifique de la cellule: la vacuole, qui joue un peu le rôle de poubelle pour les végétaux en stockant les substances nocives. Les plantes transgéniques accumulent par ailleurs trois fois plus de plomb et deux fois plus de cadmium que les autres. C'est une découverte importante pour la dépollution des sols. Il est en effet envisageable d'insérer ce gène dans des plantes de plus grande taille, comme le tabac et le tournesol, qui pourraient ainsi stocker plus efficacement les métaux lourds. Il suffirait ensuite de les récolter et de les brûler dans des fours spéciaux. La pollution des sols par les métaux lourds est problématique car ces substances toxiques ne se décomposent pas, mais s'accumulent dans le sol. Alors que l'excès de plomb peut causer des intoxications, le cadmium est une substance cancérigène même à faible dose qui se retrouve dans le tabac et souille les eaux usées.

AP : http://fr.news.yahoo.com/030722/5/3bbam.html

L'ATN, troisième molécule génétique ?
Samedi, 02/08/2003 - 00:00

L'ATN, acide thréonucléique, serait t-il la troisième molécule du monde génétique. Des chercheurs ont découvert que cette particule aurait des propriétés similaires à celles de l'ADN (acide désoxyribonucléique). C'est en tout cas ce que rapporte un article, publié dans le Journal of the Chemical Society. Cousin germain de l'ADN et de l'ARN (acide ribonucléique), l'ATN est constitué de thréose, un sucre moins complexe que le ribose ou le désoxyribose. En raison de cette simplicité, certains scientifiques estiment que si la nature avait dû choisir, l'ATN serait peut-être la première molécule génétique. Il y trois ans, Albert Eschenmoser et son équipe de l'institut fédéral suisse de Zurich avait synthétisé en laboratoire la première molécule d'ATN. Des chercheurs américains viennent de montrer qu'il était possible de créer un ATN double brin à l'image de celui de l'ADN qui forme l'hélice de Watson et Crick. Jack Szostak et ses collègues de l'hôpital général de Boston (Massachusetts) ont créé en laboratoire cette molécule hybride, en associant des nucléotides, avec du thréose. Ils ont en ensuite utilisé une enzyme qui est capable de lier les brins d'ADN ensemble. Bien que l'ATN soit légèrement différent, ils ont réussi à associer des brins complémentaires de cette nouvelle molécule. Selon les travaux du Pr Jack Szostak, l'ATN pourrait avoir des propriétés biologiques proches l'ADN. De nouvelles recherches sont nécessaires pour mieux comprendre cette nouvelle molécule.

Science&Avenir :

http://permanent.sciencesetavenir.com/sci_20030727.OBS4040.html

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