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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 585
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 17 Février 2011
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Egalement dans ce numéro
TIC
La NFC promise à un bel avenir dans le secteur du paiement mobile
Avenir
Besançon : un robot pour des opérations haut de gamme
Matière
Villes durables de demain : des solutions énergétiques intelligentes et écologiques
La molybdénite au coeur des transistors du futur ?
Vivant
Maladie génétique : une nouvelle technique à base d'ARN messager modifié
Soleil et vitamine D auraient un effet préventif à la sclérose en plaques
Vers un poropeptide chasseur-tueur de cancer
De nouveaux espoirs autour de la chirurgie foetale
Cancer: une nouvelle méthode de détection plus fiable et plus rapide
Recherche
Louis NÈGRE remet à Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET un rapport sur la structuration de la filière des véhicules décarbonés
L'innovation toujours en panne dans l'Union
Edito
L'accès rapide au très haut débit pour tous passe par la combinaison intelligente des technologies



Le gouvernement veut donner un coup d'accélérateur au développement de la fibre optique sur le territoire, un chantier où la France est à la traîne en termes d'infrastructures mais surtout en nombre d'abonnés, et où la couverture des zones reculées reste un défi majeur.

Le ministre de l'Industrie, Eric Besson, à l'occasion d'une visite chez France Télécom a fixé l'objectif de 2 millions de logements raccordés à la fibre optique à la fin de l'année 2011, soit le double du nombre de foyers raccordés au 31 décembre 2010. Eric Besson a annoncé que les engagements de couverture des opérateurs permettent de raccorder 60 % des foyers français dans un délai de 10 ans. Pour accélérer le déploiement dans les zones les moins denses, le Gouvernement va engager 2 milliards d’euros issus du programme des investissements d’avenir. "On comptait 800.000 foyers raccordés début 2010. Nous avons passé la barre du million en décembre 2010 et l'objectif du gouvernement est d'atteindre les deux millions au 31 décembre 2011", a-t-il annoncé.

Eric Besson a affirmé que même si l'objectif était "de couvrir l'ensemble du territoire, le déploiement va être progressif, car c'est normal qu'un opérateur commence à travailler là où la demande est importante". Aujourd'hui, un peu plus d'un million de foyers sont raccordables à la fibre optique, soit seulement 1,5 % des foyers, ce qui place la France au 15ème rang des pays européens, en matière d’accès à l’Internet à très haut débit, selon une étude de l’Idate (Institut de l’audiovisuel et des télécommunications en Europe).   En comptabilisant le système d’artères en fibre optique mais avec des  terminaisons en "coaxial" de Numericable , la France compte au total quelque six millions de foyers connectables à la fibre.

En outre, le taux de pénétration - le nombre d'abonnés par rapport aux foyers raccordés - reste particulièrement faible en France : environ huit pour cent, contre 65 % en Norvège, près de 40 % en Suède ou encore 30 % au Pays-Bas, souligne Roland Montagne, expert à l'Institut de l'audiovisuel et des télécoms en Europe.

Le 3 février, l'opérateur historique France Télécom a annoncé pour sa part qu'il comptait équiper en fibre optique un total de dix millions de foyers d'ici 2015, et 15 millions en 2020 (soit 60 % des foyers). Le groupe confirme ainsi sa promesse d'investir dans cette perspective deux milliards d'euros d'ici 2015 et précise qu'il en faudra "au moins autant" pour les années 2015-2020. Reste que 40 % des foyers français ne sont pas concernés par la grande vague d'équipement annoncée par France Télécom.

Eric Besson a indiqué que le gouvernement voyait "d'un bon oeil" la constitution de "sociétés communes entre opérateurs, de façon neutre et ouverte" pour mener à bien les projets d'infrastructure. Dans le cadre du grand emprunt, le gouvernement a alloué deux milliards d'euros pour les infrastructures numériques, dont 750 millions de subventions réservées aux zones peu denses et 250 millions aux zones les plus reculées. Mais ce coût de pouce n'est pas à la hauteur des enjeux car le coût global d'une desserte complète des foyers français en fibre optique est estimé à au moins 25 milliards d'euros.

En outre, face à l'accélération technologique en cours, avec l’avènement rapide de la 3D et des tablettes numériques, la croissance et  la dématérialisation des échanges économiques, ce n'est pas dans 15 ou 20 ans qu'il faut envisager le très haut débit pour tous mais d'ici 5 ans, si nous voulons rester dans la compétition cognitive mondiale. 

Reste que, pour des raisons de coût, il ne serait pas réaliste, dans la crise actuelle, d'envisager à l'horizon 2015 une desserte en fibre optique de tous les foyers français car notre pays compte de vastes régions rurales à faible densité de population. C'est pourquoi, compte tenu de l'échec du déploiement du Wi Max en France, deux technologies devront venir compléter la fibre optique pour irriguer rapidement  l'ensemble du territoire en très haut débit.

La première est le satellite. Le satellite européen d'Eutelsat, Ka-Sat, lancé en décembre 2010 devrait permettre d'améliorer sensiblement la couverture en Internet haut débit de la France, de l'Europe et du bassin méditerranéen. Ka-Sat desservira plus d'un million de foyers en Europe et sur le pourtour méditerranéen. Cette solution sera commercialisée à partir de mai 2011 par une soixantaine de distributeurs en Europe. C’est une solution qui indubitablement conviendra très bien pour les nouveaux standards de l’image descendante de télévision (Haute Définition et 3 D) mais qu’en sera-t-il du « ping » pour les internautes pratiquant du jeu interactif ?

Le CNES souligne que "Ka-Sat est avant tout un satellite vraiment révolutionnaire, le plus avancé de sa catégorie, qui démontre le savoir faire de l'industrie européenne, et notamment de l'industrie française. » Mais le CNEs prépare déjà l'après Ka-Sat et affirme être en mesure de proposer du très haut débit par satellite dans 5 ans.

L'autre technologie qui viendra compléter le maillage à très haut débit du territoire est le Très Haut Débit sans fil en LTE (Long Term Evolution) 4G d'un débit maximum théorique de 150 Mb/s (70 Mb/s en utilisation sur le terrain). Orange et Lucent ont testé avec succès cette technologie très prometteuse en 2010 et l’ARCEP vient de délivrer l’autorisation à l'opérateur chinois ZTE pour l’utilisation temporaire et localisée à la zone du Futuroscope de la bande de fréquence 800 MHz afin de réaliser des expérimentations techniques et de préparer le déploiement des nouveaux réseaux mobiles à très haut débit de quatrième génération.

En combinant intelligemment ces trois technologies complémentaires, notre pays peut, d'ici 5 ans, s'il existe une véritable volonté politique, construire un véritable réseau à très haut débit fixe et mobile accessible à tous les foyers et associant la fibre optique, le satellite et la 4G. Nous devons donc nous donner les moyens de construire rapidement ce grand réseau si vital pour l'avenir de notre pays. 


TIC
Information et Communication
La NFC promise à un bel avenir dans le secteur du paiement mobile
Vendredi, 11/02/2011 - 08:33

La technologie NFC (near field communication, ou “technologie en champ proche”) deviendra l’un des standards du paiement mobile dans les quatre prochaines années, affirme Frost and Sullivan dans une étude. Selon les chiffres avancés par les analystes, ce sont plus de 860 millions de mobiles équipés de cette technologie qui seront vendus d’ici à 2015. A la fin de cette période, les appareils nomades embarquant ce moyen de communication seront même majoritaires dans ce marché. Ils compteront pour 53 % des appareils vendus. L’enquête relève que le total des paiements via les NFC sur les mobiles va atteindre 110 milliards de dollars en 2015, tous pays confondus.

Et plus de 40 milliards en Europe. Dans le détail, les analystes tablent sur un taux moyen de croissance par année (CAGR) proche de 120 % entre 2010 et 2015. “Les technologies NFC constitueront clairement la solution de référence pour le paiement mobile”, explique à L’Atelier Jean-Noël Georges, responsable chez Frost & Sullivan et auteur de l’étude. “Surtout quand on sait que le téléphone portable est le seul objet technologique qui, en cas d’oubli, pousse les gens à revenir chez eux. Le mobile touche toutes les générations”, souligne-t-ilAvant d’ajouter : “L’objectif aujourd’hui est de gagner la confiance des utilisateurs : leur faire comprendre qu’ils peuvent payer avec leur mobile”.

Par ailleurs, selon les analystes, tout un écosystème va prendre place, entre les fournisseurs de la technologie, les constructeurs de mobiles, les opérateurs de télécommunication ou encore les établissements financiers. L’un des signes annonciateurs du succès à venir de la technologie NFC est d’ailleurs l’intérêt manifesté par différentes entreprises ces dernières années. “De nombreuses sociétés se sont d’ores et déjà impliquées dans l’écosystème NFC”, indique le spécialiste. Et ce, avant même que le marché ne prenne une réelle ampleur. 

Atelier

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Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Besançon : un robot pour des opérations haut de gamme
Lundi, 14/02/2011 - 12:20

À la pointe de la technologie, la clinique privée Saint-Vincent de Besançon est le premier établissement de Franche-Comté à se doter d’un robot chirurgical d’une extrême précision. Baptisé « Da Vinci S HD », le nouveau robot chirurgical a été installé le 15 décembre dernier à la clinique Saint-Vincent. L’établissement bisontin est le premier, public et privé confondu, de la région et le premier, privé, du Grand Est à se munir de ce robot qui offre la possibilité de réaliser de la vidéo chirurgie assistée par ordinateur avec pour objectif d’effectuer des opérations complexes d’une grande technicité qui pourraient même, à terme, être réalisées à distance.

« Notre établissement est engagé de longue date dans le traitement du cancer et dispose des autorisations de chirurgie pour les cancers du sein, digestif, ORL et urologie », explique la directrice de la clinique Saint-Vincent, Valérie Fakhoury. La première opération à l’aide du robot a d’ailleurs été effectuée début janvier pour une ablation de la prostate (urologie). Le patient, Serge Delagrange, 68 ans, dit « ne pas avoir hésité une seconde » quand le chirurgien lui a proposé d’être opéré avec cet appareil. L’intervention s’est très bien passée et le résultat est étonnant : pour seuls stigmates de l’opération, il a cinq petites cicatrices au niveau de l’abdomen. « Je suis entré à l’hôpital le dimanche, j’étais opéré le lundi matin et je sortais le samedi suivant. Je me suis remis très vite. Huit jours après l’intervention, je participais au repas des anciens de l’hôpital », raconte le retraité qui envisage de monter une association d’anciens malades « pour aider les nouveaux à bien choisir leur type d’opération ».

Le « Da Vinci S HD » permet de magnifier et d’agrandir la vision du champ opératoire, vu en trois dimensions, comme pour la vision humaine. La vision est donc la même que lors de la chirurgie ouverte mais, en plus, la zone opérée est grossie. « Par rapport à la vision en deux dimensions de la cœlioscopie traditionnelle, où le champ est écrasé, c’est une avancée considérable », explique Valérie Fakhoury. Autre atout : une précision extrême. Le chirurgien prend place derrière une console ergonomique qui transmet avec une très grande précision les mouvements de ses mains aux instruments portés par le robot. « Ce système permet de corriger les microtremblements des mains, ajoute la directrice, le geste est donc encore plus précis ».

De plus, les quatre bras robotisés possèdent sept degrés de liberté et 540 degrés de rotation, soit une maniabilité au-delà de la main humaine. Pour Marie-Céline Hintzy, l’un des quatre chirurgiens de la clinique déjà formés à l’utilisation du robot, cette technologie « apporte une qualité chirurgicale meilleure en terme de précision, les instruments reproduisant quasiment le mouvement des mains ». « S’il faut évaluer le bénéfice pour un patient d’utiliser ce robot, à terme on pourra pratiquer toutes les opérations chirurgicales », ajoute-t-elle. Au total, une quinzaine de professionnels de la clinique Saint-Vincent devraient être formés pour opérer avec le « Da Vinci S HD ».

Le Pays

^ Haut
Matière
Matière et Energie
Villes durables de demain : des solutions énergétiques intelligentes et écologiques
Mercredi, 16/02/2011 - 18:23

Les trottoirs de Toulouse éclairés avec l'énergie des piétons, la mairie de Valenciennes chauffée à 80 % grâce aux eaux usées, les livraisons réservées aux camionnettes électriques à Montpellier et Orléans... Peu à peu, les centre-villes durables de demain prennent forme. Près de 40 % de la facture d'électricité des communes vient en général de l'éclairage public. A Toulouse "l'objectif est de réduire de moitié le coût de l'éclairage dans la facture globale", souligne Alexandre Marciel, adjoint au maire.

En place depuis avril dernier, son concept novateur a retenu l'attention du forum fondateur du Réseau des centres-villes durables et de l'innovation, qui regroupe plus de 150 communes. L'énergie utilisée par les réverbères publics du projet de Toulouse est produite par les pas des piétons, jusqu'à 70 watts par personne, technique issue des discothèques aux Pays-Bas où elle était utilisée pour des lights-shows. De plus, des détecteurs de mouvement augmentent la puissance des lampes au passage des promeneurs, permettant de réduire l'éclairage au minimum.

"On économise 70 % d'énergie et on n'éclaire les trottoirs que pour les piétons qui passent", se félicite M. Marciel, et "ça contribue à la dépollution lumineuse." Réduire les gaz à effet de serre en ville oblige également à repenser la circulation des véhicules. Mise en œuvre à San Francisco, la géolocalisation des places de parking est expérimentée en France. Des capteurs dans la chaussée repèrent les places libres, consultables via téléphone portable ou panneaux numériques publics. Un progrès notable car 30 % de la circulation urbaine des voitures particulières s'effectue pour chercher à se garer.

A Rueil-Malmaison, en région parisienne, la mairie va plus loin. Depuis 4 mois les Rueillois peuvent repérer par téléphone en sortant de chez eux une voiture électrique à louer dans un rayon de 3 minutes à pied. Le GPS de l'auto donne ensuite le trajet le plus économe en énergie selon la topographie. "C'est un genre de bison futé local ciblé sur la capacité des batteries", précise Philippe d'Estaintot, adjoint au maire. Au prix de 9 euros l'heure et un abonnement mensuel de 10 EUR, une trentaine d'adhérents se sont lancés, permettant d'éviter l'émission de 10 tonnes de CO2. Les premiers utilisateurs s'en servent pour faire les courses mais la mairie vise aussi les employés des plus de 3.000 entreprises sur son territoire.

Dans les villes médiévales de Montpellier et Orléans, les camions empoisonnaient la vie. L'entrée des véhicules polluants de livraison n'est désormais autorisée que le matin. En journée, seules les petites voitures électriques peuvent livrer. On réfléchit à une ligne de tram-cargo et des plates-formes de portage communes pour les commerçants. Mais se pose un problème de place.

"A Valenciennes,  les énergies alternatives permettent de chauffer 80 % de l'Hôtel de Ville", raconte l'adjoint au maire Bernard Brouillet : on récupère la chaleur des eaux usées --entre 8 et 14 degrés -- venant des douches et machines à laver.

Avec les économies réalisées sur la facture de chauffage, la mairie va se payer une nouvelle isolation des murs. Lauréat du concours d'Architecture bas carbone d'EDF, Bruno Rollet, démarre actuellement à Vitry-sur-Seine, près de Paris, le chantier du "Candide", un immeuble de 29 logements sociaux dans la cité Balzac. Innovant à tous points de vue : chaleur thermique pompée dans la nappe phréatique, briques plutôt que béton, lumière naturelle dans les escaliers et parkings, jardin potager et aire de jeu sur le toit avec une éolienne. L'architecte avait proposé "que les enfants produisent de l'électricité sur le tourniquet, mais le maître d'ouvrage pensait que cela allait trop loin."

ca.actualites.yahoo.com

La molybdénite au coeur des transistors du futur ?
Lundi, 14/02/2011 - 12:10

Des chercheurs suisses ont fabriqué des transistors à partir de molybdénite, un minéral qui entre dans la composition des aciers. Ses propriétés électriques en feraient un matériau plus intéressant que le graphène. De par son faible coût de production et ses grandes facultés de résistance, le graphène paraît prometteur pour la conception de matériaux composites et d’éléments électroniques. Néanmoins, pour des applications de type transistor, il faut transformer le cristal afin qu’il devienne un bon conducteur. Et cette opération est complexe, ou nécessite des hauts niveaux d’énergie.

Les puces électroniques du futur ne seront probablement pas faites de silicium ou de graphène mais plutôt d'un matériau appelé molybdénite (MoS2). Une recherche financée par l'UE présentée dans la revue Nature Nanotechnology montre que la molybdénite est un excellent semi-conducteur pouvant être utilisé pour la fabrication de transistors plus petits et à meilleur rendement énergétique.

Le soutien pour ces travaux provient du projet quinquennal FLATRONICS («Electronic devices based on nanolayers»), une subvention de démarrage du Conseil européen de la recherche (CER) d'une valeur de 1,8 million d'euros allouée au professeur Andras Kiss du Laboratoire d'électronique et structures à l'échelle nanométrique (LANES) de l'École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), en Suisse, en 2009. Les subventions du CER sont financées au titre du programme Idées du septième programme-cadre (7e PC) de l'UE.

La molybdénite est un minéral que l'on trouve dans la nature. On l'utilise principalement comme élément d'alliage pour les aciers et en tant qu'additif dans les lubrifiants. Jusqu'à présent, on n'avait jamais exploré son potentiel en tant que semi-conducteur.

«C'est un matériau bidimensionnel très fin et son utilisation en nanotechnologie est relativement aisée», explique le professeur Kis, à la tête de cette étude. «Il a un réel potentiel dans la fabrication de petits transistors, de diodes électroluminescentes (LED) et de cellules solaires.»

Selon le professeur et ses collègues, la molybdénite offre plusieurs avantages par rapport au silicium, qui est beaucoup utilisé en électronique, et au graphène, matériel bidimensionnel le plus étudié et considéré comme le matériau électronique du futur.

Le silicium est un matériau tridimensionnel, et par conséquent, plus volumineux que la molybdénite qui peut être fabriquée en monocouches. «Dans une couche de MoS2 d'une épaisseur de 0,65 nanomètre, les électrons peuvent se déplacer aussi facilement que dans une couche de silicium d'une épaisseur d'un nanomètre, mais il n'est pas encore possible de fabriquer une couche de silicium aussi fin qu'une monocouche de MoS2», explique le professeur Kiss.

De plus, les transistors en molybdénite consommeraient 100 000 fois moins d'énergie en état de veille que les transistors traditionnels en silicium. En effet, allumer et éteindre un transistor nécessite un semi-conducteur à «intervalle de bande». En physique, les «bandes» correspondent à l'énergie des électrons dans un matériau. Pour les semi-conducteurs, le terme «intervalle de bande» (ou encore «largeur de bande interdite») correspond aux espaces entre les bandes dépourvues d'électrons. Si cet espace est de taille moyenne, certains électrons peuvent traverser cet espace, offrant ainsi aux chercheurs le moyen de contrôler le comportement électrique du matériau et de le déconnecter. La molybdénite a une largeur de bande interdite de 1,8 électron/volt, ce qui en fait un matériau idéal pour la connexion et la déconnexion des transistors

Cette largeur de bande interdite donne également à la molybdénite un avantage sur le graphène, qui n'a pas de largeur de bande interdite à l'état vierge. Bien qu'il soit possible d'administrer cette propriété au graphène, cela complique le processus de fabrication et peut poser d'autres problèmes.

«Nos résultats constituent un énorme pas en avant vers la réalisation de l'électronique et de circuits intégrés en puissance de veille faible basé sur des matériaux bidimensionnels. Les monocouches de MoS2 étant des semi-conducteurs transparents et fins, elles offrent également beaucoup de nouvelles possibilités dans des domaines tels que la physique mésoscopique, la récupération d'énergie, l'optoélectronique», concluent les chercheurs.

Cordis

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Maladie génétique : une nouvelle technique à base d'ARN messager modifié
Mercredi, 16/02/2011 - 19:16

L'équipe de Carsten Rudolph de la Clinique de l'Université Ludwig Maximilian de Munich a démontré pour la première fois que des ARN messagers (ARNm) modifiés pouvaient être une alternative plus sûre à la thérapie génique traditionnelle à base d'ADN. Les résultats de leur étude sur des souris ont été publiés dans la revue "Nature Biotechnology" du 7 février 2011.

La thérapie génique traditionnelle, à base d'ADN transféré par des vecteurs viraux, est aujourd'hui un grand espoir pour les patients atteints de maladies génétiques. Cependant, elle peut présenter des effets secondaires graves, tels que l'apparition de leucémies ou de violentes réactions immunitaires. Des thérapies géniques sans vecteurs ont donc été inventées, mais elles restent jusqu'ici très peu efficaces. La nouvelle technologie à base d'ARNm modifié, nommée "Transkript-Therapie" (Thérapie transcriptionnelle) peut éviter ces inconvénients. "Grace à la modification chimique de l'ARNm, nous avons réussi à éviter l'activation typique du système immunitaire. Ainsi, aucune réaction inflammatoire n'est déclenchée", déclarait Carsten Rudolph. Contrairement à l'ARNm conventionnel, l'ARNm modifié peut ainsi être utilisé plusieurs fois et est, de plus, chimiquement stable. D'autre part, un effet peut d'ores et déjà être observé avec de petites quantités."

Cette nouvelle technologie pourrait donc déboucher sur de nouvelles méthodes thérapeutiques. En plus des maladies génétiques, les ARNm modifiés pourraient être utilisés directement pour faire produire des protéines thérapeutiques par les cellules touchées. Les chercheurs ont montré l'efficacité de cette méthode sur des modèles de souris. Une seule injection d'ARNm codant pour l'hormone érythropoïétine, qui stimule la formation de globules rouges, a augmenté significativement le nombre de ceux-ci après quatre semaines.

Le potentiel de la technologie a aussi été prouvé à travers une étude sur des souris portant un dysfonctionnement génétique partiel des poumons, caractérisé par le manque de protéine B du surfactant pulmonaire. Cette maladie aboutit normalement au décès du patient. Lorsque les souris modèles ont respiré régulièrement un aérosol contenant de l'ARNm codant pour la protéine B, les poumons sont restés fonctionnels jusqu'à la fin de l'étude. Le temps de survie des animaux a donc été significativement augmenté.

Carsten Rudolph entrevoit surtout des applications dans la médecine régénérative et dans le traitement des maladies du métabolisme. Il espère pouvoir montrer l'efficacité de cette technologie sur l'homme lors d'essais cliniques dans les prochaines années.

Bulletin électronique

"Expression of therapeutic proteins after delivery of chemically modified mRNA in mice", Nature Biotechnology - 07/02/2011 -

Soleil et vitamine D auraient un effet préventif à la sclérose en plaques
Mercredi, 16/02/2011 - 19:05

La sclérose en plaque est une maladie qui affecte le système nerveux central. Très invalidante, cette maladie touche plusieurs dizaines de milliers de personnes en France et la majorité des personnes touchées sont des femmes. Récemment, la revue Neurology a publié une étude provenant de l'Université nationale australienne.

Cette étude montrerait qu'une exposition au soleil régulière ainsi que la vitamine D pourraient réduire de plus de moitié le risque de contracter la maladie. Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs se sont penchés sur le cas de 216 Australiens présentant les premiers symptômes de la maladie.

En étudiant leur cas, ainsi que celui de 400 personnes saines, ils ont découvert que les personnes malades avaient été exposées de façon moins importante aux rayons ultra-violet. Si aucun lien de cause à effet a été mis au jour concernant l'apparition de la maladie et le manque de vitamine D (synthétisée par les rayons du soleil sur le corps, et présente dans la nourriture), les chercheurs expliquent tout de même que la vitamine D aide à être en bonne santé.

Science Daily

Vers un poropeptide chasseur-tueur de cancer
Mercredi, 16/02/2011 - 18:48

Des chercheurs de l’Institut de Biologie et Chimie des Protéines (CNRS/Université Lyon 1)  ont conçu une molécule qui perfore les mitochondries centrales énergétiques de toute cellule, donc  des cellules cancereuses. Les chercheurs se sont inspirés d’une protéine naturelle qui a le même rôle. Le cancer consiste dans la prolifération de cellules (tumorales) qui ne meurent pas alors que les cellules «  normales » sont programmées pour mourir. Une des voies de recherche pour lutter contre des tumeurs, consiste à provoquer  la mort des cellules tumorales non pas par des agents chimiques ou autres, mais en activant des mécanismes biologiques.

C’est cette voie prometteuse qu'a suivie l’équipe-projet POROS de l’Institut de Biologie et Chimie des Protéines (IBCP) de Lyon et leurs  travaux ont débouché sur un brevet et une publication dans la revue Journal of Cell Science le 18 janvier. Les « peptides tueurs » capables de déstabiliser les membranes biologiques ont été dérivés d’une protéine de mort cellulaire appartenant à une famille de régulateurs exerçant leur action au niveau de la mitochondrie.

Les chercheurs  ont montré que de tels fragments peptidiques pouvaient, en altérant directement l’intégrité des membranes mitochondriales, induire la libération de cytochrome c à partir de mitochondries purifiées. Ce mécanisme de perforation des mitochondries conduit irrémédiablement  à la mort des cellules. Un peptide synthétique particulièrement actif au niveau membranaire peut déclencher le suicide de cellules tumorales cultivées in vitro. Des expériences in vivo ont montré que ce peptide avait un puissant effet anticancéreux dans un modèle  implanté chez des souris atteintes de tumeurs du sein.

Ce poropeptide tueur fait partie d’une des familles les plus originales d’agents anticancéreux récemment découvertes. Il apparait comme une alternative aux peptides artificiels. Les peptides thérapeutiques sont mieux tolérés et s'éliminent plus facilement que les drogues conventionnelles,  ce qui permet de limiter les inconvénients liés au traitement. Il reste  beaucoup à faire avant d’arriver à une molécule utilisable en thérapie. Il faut réduire la taille de la molécule et savoir l’adresser pour qu’elle n’aille détruire que les cellules des tumeurs et non les tissus sains.  Les conjugués « chasseurs-tueurs » ainsi fabriqués seront capables de naviguer dans le sang, de reconnaître le site tumoral, d’être internalisés et d’induire  la mort des cellules.

CNRS

De nouveaux espoirs autour de la chirurgie foetale
Mercredi, 16/02/2011 - 18:31

Une étude clinique, publiée dans le New England Journal of Medecine, tendrait à prouver que, dans certains cas, le fait de pratiquer une opération sur un foetus permet d'obtenir de meilleurs résultats que si l'intervention avait été pratiquée sur un enfant né. Il semble que ce soit tout du moins le cas pour une malformation baptisée spina-bifida, et notamment pour sa forme la plus dévastatrice appelée myéloméningocèle. Une partie de la colonne vertébrale du foetus ne se referme pas autour de la moelle épinière, occasionnant souvent une série de handicaps, voire de paralysies chez l'enfant, qui, dans la plupart des cas, survit.

Il s'agit là du défaut congénital du système nerveux central le plus courant, même s'il demeure relativement rare. Il touche environ un nouveau-né sur deux mille. Avec les progrès de l'imagerie médicale, le spina-bifida peut désormais être détecté vers le sixième mois de grossesse. Dans la très grande majorité des cas, ce diagnostic prénatal aboutit à une interruption médicale de grossesse. L'étude américaine menée sous le contrôle du docteur Scott Adzick, patron de la chirurgie à l'hôpital des enfants de Philadelphie en Pennsylvanie, pourrait toutefois offrir de nouvelles perspectives aux enfants atteints par cette malformation. Pratiquer une correction chirurgicale du spina-bifida sur le foetus plutôt que sur le nouveau-né permettrait d'améliorer les chances de survie de l'enfant, mais aussi de réduire son handicap futur.

Pour établir ce constat, des médecins qui n'étaient pas informés du stade auquel les enfants avaient été opérés, ont suivi 158 bambins pendant au moins un an après l'intervention. Bilan : à un an, 83 % des enfants opérés après la naissance avaient dû se faire implanter un drain pour éliminer des excès de fluide dans le cerveau contre seulement 40 % des enfants opérés avant leur naissance. À deux ans et demi, les enfants opérés dans le ventre de leur mère avaient des fonctions motrices très nettement supérieures, de telle sorte qu'ils étaient deux fois plus nombreux à pouvoir marcher sans béquilles (42 % contre 21 %). Même si l'étude souligne que cette chirurgie foetale accroît les risques d'accouchement prématuré et de déchirure de la paroi utérine, ces résultats paraissent néanmoins très encourageants.

Le Point

Cancer: une nouvelle méthode de détection plus fiable et plus rapide
Mercredi, 16/02/2011 - 18:05

Sur les 52 000 nouveaux cas de cancers du sein diagnostiqués en France en 2010, 5 % étaient d’origine héréditaire, tout comme 6 % des 4 500 nouveaux cas de cancer de l’ovaire. Pour les détecter, les laboratoires français procèdent chaque année à environ 5 600 tests sur des femmes susceptibles de porter une prédisposition génétique au cancer du sein ou de l’ovaire. Une recherche complexe, longue, principalement à cause de la grande diversité des mutations possibles, mais également coûteuse.

L’Institut Curie vient de mettre au point une toute nouvelle technique de détection de prédisposition génétique aux cancers du sein et de l’ovaire. Baptisée EMMA, cette méthode est présentée comme plus fiable, plus rapide et plus économique.

Concrètement, comparée à la technique actuelle, celle-ci permet de détecter plus facilement des mutations encore inconnues sur les gènes BRCA1 et 2, les deux principaux gènes de prédisposition. Testée sur 1 525 patientes atteintes soit d’un cancer du sein soit d’une tumeur de l’ovaire, elle a déjà permis de « détecter une variation génétique qui avait échappé à la stratégie que nous utilisions jusque là », confirme le Professeur Dominique Stoppa-Lyonnet, de l’Institut Curie. Autre avantage : 7 jours suffisent à un technicien pour réaliser l'analyse génétique complète de 30 patientes, soit quatre fois moins de temps qu’avec la méthode actuelle. Le tout pour un coût deux fois moins important. Les résultats de la recherche ont été publiés dans l’édition en ligne de la revue scientifique Human Mutation.

"Tout d’abord, nous avons démontré que la technique EMMA était aussi fiable que celle que nous utilisions jusqu’à présent en routine (une technique de DHPLC)" explique Claude Houdayer. « La technique a permis de détecter une altération qui avait échappé à la stratégie de séquençage direct proposée par Myriad Genetics » ajoute Dominique Stoppa-Lyonnet.

En résumé, une solution très efficace pour les laboratoires de génétique comme celui de l’Institut Curie à Paris qui a réalisé 700 recherches de mutations en 2010. Les analyses génétiques occupent une place de plus en plus importante en cancérologie, que ce soit pour le diagnostic, le pronostic et les décisions thérapeutiques.

Curie

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Recherche
Recherche & Innovation, Technologies, Transports
Louis NÈGRE remet à Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET un rapport sur la structuration de la filière des véhicules décarbonés
Vendredi, 11/02/2011 - 09:01

Alors que les transports représentent plus du quart de nos émissions de gaz à effet de serre et une bonne partie des émissions de polluants atmosphériques, le véhicule décarboné représente un enjeu majeur pour lutter contre le changement climatique, réduire notre dépendance aux énergies fossiles et améliorer la qualité de l’air en ville.
 
Il constitue également une forte opportunité de croissance et d’emplois : les perspectives de marché sont de 20 à 50 Mds € en 2020 en Europe (dont 7,5 Mds € en France) et de 50 à 90 Mds € en 2030.
 
C’est pourquoi le Gouvernement a mis en place un plan ambitieux pour soutenir son développement. L’objectif est de voir circuler 2 millions de véhicules propres en 2020.
 
Les actions menées incluent notamment :
 
- le maintien en 2012 du bonus de 5 000 euros pour l’achat de véhicules émettant moins de 60 g de CO2/km, afin de favoriser la demande,
 
- un soutien au déploiement des infrastructures,
 
- la mobilisation de plus d’1 Md € pour financer les travaux de recherche et de développement, via notamment le programme PREDIT1, le fonds démonstrateur et les investissements d’avenir (programme véhicules du futur).
 
Le rapport remis le 28-01-2011 par Louis NÈGRE, sénateur, à la demande de la ministre de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, explore l’état des lieux des véhicules décarbonés et de sa représentation.
 
Il note que les acteurs sont nombreux et dans des secteurs peu habitués à travailler ensemble. Il recommande un renforcement de l’Etat-stratège pour porter ce projet industriel ambitieux, structurer la filière et assurer la pérennité de l’action publique.
 
Louis NÈGRE insiste aussi sur la nécessité de renforcer les instances de représentation de la filière au sein d’une seule structure associative qui serait l’interface du secteur, tant auprès de l’État que des autres institutions et du public. Une AVERE-France2 rénovée pourrait constituer cette structure, note le rapport.
 
Le ministère de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement souhaite la création d’une véritable filière du véhicule décarboné. L’émergence de cette filière est pour la France un enjeu industriel mais également un enjeu en termes d’emplois.
 
« Les véhicules décarbonés sont emblématiques du Grenelle de l’Environnement » a déclaré Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, « C’est un sujet d’écologie, qui permet de lutter contre le changement climatique et la pollution de l’air en ville, et c’est aussi un sujet de croissance, où la France a su concentrer sur son territoire les éléments stratégiques de la filière.
 
Le rapport de M. NÈGRE souligne avec pertinence qu’une coordination et une structuration renforcée de l’ensemble des acteurs sont nécessaires pour en tirer le meilleur potentiel pour notre pays, et je le remercie pour ses propositions constructives qu’il a su faire sur ce sujet important de société ».


Rapport

L'innovation toujours en panne dans l'Union
Vendredi, 11/02/2011 - 08:45

Selon le tableau de bord de l'Union de l'innovation (TBUI) 2010 publié le 1er février par la Commission européenne, l'Europe n'arrive pas à combler l'écart avec les Etats-Unis et le Japon, ses principaux concurrents. Sans oublier la Chine.

Au moins, l'Europe ne se voile pas la face. Avec la publication de son nouveau tableau de bord l'Union de l'innovation (TBUI) 2010, basé sur 25 nouveaux critères plus pertinents pour mesurer l'innovation dans ses 27 pays,  l'Union sait exactement où elle en est en la matière.

Et le constat est sans appel. L'Union n'arrive pas à combler l'écart avec ses principaux concurrents internationaux, les Etats-Unis et le Japon. Et si elle maintient son avance sur l'Inde et la Russie, force est de constater que le Brésil fait des progrès constants et que la Chine rattrape rapidement son retard. 

Côté européen, la Suède, le Danemark, la Finlande et l'Allemagne font partie des quelques bons élèves. Leurs performances dépassent de 20 % celle de la moyenne des 27. Pour les autres pays européens, ils sont au mieux suiveurs. La France en fait partie. Onzième, elle est même proche de la moyenne européenne.

Certains sont à la traine et sont appelés pudiquement « innovateurs modérés » ou « innovateurs modestes » pour les moins performants  comme la Bulgarie, la Lettonie, la Lituanie et la Roumanie.  

Performances des États membres de l’UE en matière d’innovation

Le classement varie peu par rapport aux années précédentes. Mais surtout le principal constat reste le même. C'est dans la catégorie «activités des entreprises» que l'UE27 est en retard. C'est le cas notamment en termes de co-publications public-privé, de dépenses de R&D des entreprises et, par rapport au Japon, de brevets PCT (traité de coopération en matière de brevets).

De plus, l'Union produit moins de brevets à impact élevé (c'est-à-dire engendrant des revenus importants provenant de pays tiers) et ne se positionne pas sur les secteurs à croissance élevée (high-tech par exemple).

S'il n'y a rien de vraiment nouveau dans ce tableau, il fournit quand même des détails, pays par pays. Et il aide à identifier clairement les leviers sur lesquels il faudrait agir : créer des conditions réglementaires plus favorables à l'investissement privé en R&D. Avec en premier lieu, la mise en place d'un brevet unique pour l'union. Ce serait un début. Mais ne résoudra surement pas tous les problèmes.

Usine Nouvelle

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